– Fission
La patience, il n’en manquait sûrement pas pour se laisser porter par le courant qui le draguait pourtant en des eaux qui ne lui correspondaient pas et provoquaient son déséquilibre. Qui dirait qu’il subissait sa vie n’aurait probablement pas tout faux, mais il ne voyait pas comment s’en dépêtrer. Quelle est la marge de manœuvre des enfants… Hjúki avait-il seulement la maturité pour exécuter les bouleversements alors terrés en ses rêves ? Si ce n’étaient que des lubies irréalistes… Les tourments étaient trop tranquilles, trop routiniers ; il n’avait pas connu la bousculade déclenchant le cri au changement. Il flottait dans la bouillie des Géants en attendant un prétendu moment opportun pour purifier et alléger ses respirations. Le fait de penser qu’il n’avait nulle part où aller s’il refusait de poser les pieds à nouveau dans la moindre institution était aussi un frein de taille. Trop exigeant et impérieux, sachant que renier et blâmer mais ignorant qu’approuver. Malheureusement, replonger dans le cadre académique l’avait renfermé et il était loin d’être capable de parler à cœur ouvert à Opa. Et puis, il serait ingrat de se plaindre auprès de son aïeul de ce dont il n’était pas responsable. Bref, il ruminait en s’inventant des plans d’évasion auxquels il ne croyait même pas ; rien de bien glorieux. Rien qui ne l’aide à transmettre une étincelle à une jeune enfant alors que la sienne était déjà bien arrosée.
« Qu’il ait été roi a sûrement assuré la transmission de son histoire, mais ce n’est pas son titre qui a vaincu. »
Couvrant un instant ses Perles-de-Nótt de ses mains, quelques respirations filèrent entre ses doigts avant qu’il ne rouvre la bouche, désemparé par le chapelet de questions qu’il n’avait pas la stature de gérer. Bien qu’étant son aîné, le jeune Anastase restait particulièrement inexpérimenté et ne détenait pas la sagesse des anciens puisant en un riche vécu.
« Je crains ne pas être un arbre à réponses. Peut-être que je suis comme le platane d’Ésope, son ombre protège de la touffeur solaire mais il ne produit pas les fruits attendus… Je ne sais pas, j’espère juste qu’une forme d’équilibre existe pour que les forces extérieures puissent être contrebalancées par les nôtres. »
Ironique qu’elle ait parlé de combattre les yeux fermés, songea Hjúki en écartant doucement ses phalanges pour élargir son champ de vision ; s’avérant ne pas être moins en interrogations que son interlocutrice.
« Nous pouvons nous affiner, nous affûter, aiguiser nos forces ; patienter jusqu’à être prêts. Mais alors, comment savoir que le temps est venu de se lever ? Vaut-il mieux être stratège et bien se préparer ou exploser d’un coup ? En revanche... »
L’adolescent était sceptique pour la suite. Dans la majorité des contes, le personnage qui souhaite changer le passé est mu d’un terrible égoïsme, prêt à mettre en péril d’autres existences et fils de vie pour assurer son ‘bonheur’ au lieu de le quêter dans le présent. Cela mène à l’échec d’un projet aussi désespéré, ou à des catastrophes ou paradoxes temporels. Changer le temps n’avait rien de bon enfant comme le laissaient croire certaines fictions. Ce monde est bien étrange, pourquoi le Temps n’appartenait-il pas à la trinité des interdits magiques, alors que l’Amour et la Mort en faisaient bien partie ? Il se souvenait pourtant avoir vu qu’en un univers magique imaginaire, manipuler Chronos revenait à briser un règle fondamentale de la magie. Cette fillette n’était sans doute pas aussi maléfique que les antagonistes de contes aigris cherchant à arracher leur confort au détriment de l’Équilibre mais elle entretenait de bien étranges projets.
« Ça dépend sûrement de la technologie et des conséquences sur le Temps. Est-ce que tout est permis mais la modification entraîne la création d’une réalité à part entière avec les nouveaux paramètres sans faire disparaître le déroulé initial ; est-ce que des forces invisibles interdisent toute altération pour éviter des effondrements ; est-ce que le changement procède à la réécriture de tout ce qui suit en effaçant ce qu’il s’était produit avant ? En tout cas, je ne crois pas qu’on puisse modifier notre passé, quoique tu veuilles changer, les répercussions iront bien au-delà de ta seule existence. Serais-tu disposée à renverser le cours de la vie de personnes tierces au profit de ta propre Histoire ? »
Pas tellement capable de se mettre à sa place car n’ayant jamais produit de telles idées, ses paroles avaient presque une touche de sermon. Ce n’était pas son rôle de la dissuader ou encourager ; de toute façon avec une unique relique magique restante, les risques de réalisation étaient quasiment nuls.
« Bien sûr, je n’y connais pas grand-chose ; seulement lu des récits de divers horizons évoquant le concept, qui m’ont appris que les réponses seraient plutôt dans la construction du présent que dans la déviation du passé… hum… un château d’Écosse se fait appeler Poudlard, mais je n’ai pas l’impression qu’il se laisse connaître si facilement. »
Distrait, il n’avait pas compris la portée de la question, si bien que par ‘connaître’ il s’était exprimé sur les secrets bien conservés et prodigués par son Architecte sans discuter le fait que le nom lui soit familier.
« Qu’il ait été roi a sûrement assuré la transmission de son histoire, mais ce n’est pas son titre qui a vaincu. »
Couvrant un instant ses Perles-de-Nótt de ses mains, quelques respirations filèrent entre ses doigts avant qu’il ne rouvre la bouche, désemparé par le chapelet de questions qu’il n’avait pas la stature de gérer. Bien qu’étant son aîné, le jeune Anastase restait particulièrement inexpérimenté et ne détenait pas la sagesse des anciens puisant en un riche vécu.
« Je crains ne pas être un arbre à réponses. Peut-être que je suis comme le platane d’Ésope, son ombre protège de la touffeur solaire mais il ne produit pas les fruits attendus… Je ne sais pas, j’espère juste qu’une forme d’équilibre existe pour que les forces extérieures puissent être contrebalancées par les nôtres. »
Ironique qu’elle ait parlé de combattre les yeux fermés, songea Hjúki en écartant doucement ses phalanges pour élargir son champ de vision ; s’avérant ne pas être moins en interrogations que son interlocutrice.
« Nous pouvons nous affiner, nous affûter, aiguiser nos forces ; patienter jusqu’à être prêts. Mais alors, comment savoir que le temps est venu de se lever ? Vaut-il mieux être stratège et bien se préparer ou exploser d’un coup ? En revanche... »
L’adolescent était sceptique pour la suite. Dans la majorité des contes, le personnage qui souhaite changer le passé est mu d’un terrible égoïsme, prêt à mettre en péril d’autres existences et fils de vie pour assurer son ‘bonheur’ au lieu de le quêter dans le présent. Cela mène à l’échec d’un projet aussi désespéré, ou à des catastrophes ou paradoxes temporels. Changer le temps n’avait rien de bon enfant comme le laissaient croire certaines fictions. Ce monde est bien étrange, pourquoi le Temps n’appartenait-il pas à la trinité des interdits magiques, alors que l’Amour et la Mort en faisaient bien partie ? Il se souvenait pourtant avoir vu qu’en un univers magique imaginaire, manipuler Chronos revenait à briser un règle fondamentale de la magie. Cette fillette n’était sans doute pas aussi maléfique que les antagonistes de contes aigris cherchant à arracher leur confort au détriment de l’Équilibre mais elle entretenait de bien étranges projets.
« Ça dépend sûrement de la technologie et des conséquences sur le Temps. Est-ce que tout est permis mais la modification entraîne la création d’une réalité à part entière avec les nouveaux paramètres sans faire disparaître le déroulé initial ; est-ce que des forces invisibles interdisent toute altération pour éviter des effondrements ; est-ce que le changement procède à la réécriture de tout ce qui suit en effaçant ce qu’il s’était produit avant ? En tout cas, je ne crois pas qu’on puisse modifier notre passé, quoique tu veuilles changer, les répercussions iront bien au-delà de ta seule existence. Serais-tu disposée à renverser le cours de la vie de personnes tierces au profit de ta propre Histoire ? »
Pas tellement capable de se mettre à sa place car n’ayant jamais produit de telles idées, ses paroles avaient presque une touche de sermon. Ce n’était pas son rôle de la dissuader ou encourager ; de toute façon avec une unique relique magique restante, les risques de réalisation étaient quasiment nuls.
« Bien sûr, je n’y connais pas grand-chose ; seulement lu des récits de divers horizons évoquant le concept, qui m’ont appris que les réponses seraient plutôt dans la construction du présent que dans la déviation du passé… hum… un château d’Écosse se fait appeler Poudlard, mais je n’ai pas l’impression qu’il se laisse connaître si facilement. »
Distrait, il n’avait pas compris la portée de la question, si bien que par ‘connaître’ il s’était exprimé sur les secrets bien conservés et prodigués par son Architecte sans discuter le fait que le nom lui soit familier.
– Fission
Ce n'est pas son titre qui l'a fait gagner. Peut-être bien que oui, mais...
- Être le dirigeant d'un peuple l'a obligé à gagner contre le Géant, rétorqua la fillette. Tout le monde croyait en lui, ou une majorité du peuple. Mais si nous sommes seul.e.s, que personne ne se soucie de nous... Qu'est ce qu'on peut-faire ?
Et elle continuait sans relâche à trouver un contre argument. Rétorquer, encore et toujours. Pourquoi ? Ce n'était pas pour la rassurer, c'était certain, mais peut-être parce que la peur qui la rongeait prenait bien trop le dessus sur elle; la peur se développait lentement en elle. Elizabeth pensait que les maîtres-mots du monde actuel n'était qu'autre que "force physique" et "force psychologique". Deux forces qu'elle ne possédait pas. Mais les possédera t-elle un jour ? Telle est la nouvelle question. Il fallait qu'elle travaille sur elle même, mais comment faire ? Elle n'avait que 8 petites années, et n'était qu'au début de son long périple. Et pourtant, elle voulait des réponses. Et elle voulait faire partir de ce qu'elle considérait comme la "normale" à ses yeux. Le garçon, malgré sa grande culture et sa philosophie, n'était pas un arbre à réponse. Ce n'était pas lui qui allait guider Elizabeth, en éclairant un peu plus ses lanternes. Il essayait seulement de lui tendre des allumettes, et de lui expliquer leur fonction. C'est comme cela que la fillette voyait cette conversation. Leurs pensées voguaient sur les flots déchaînés de la mer, et la couleur feu du soleil les attrapait telle une chasse aux papillons. Quand elle avait mentionné le Retourneur de Temps, l'adolescent lui expliqua, d'après ce qu'elle comprit, les risques encourus, et surtout les bénéfices qu'elle trouverait si elle venait à modifier le passé. C'est à dire, rien du tout.
- T'as raison... marmonna t-elle en se frottant les yeux. Qu'est ce qui m'a prit à vouloir changer le passé à l'aide de cet objet... maléfique ? Sûrement... Modifier le passé a des conséquences, c'est certains. Et c'est totalement hypocrite de ma part d'avoir dit ça... Faut juste que j'apprenne de mes erreurs pour par les recommencer et voilà...
Et pourquoi l'artefact magique avait-il été créé ? Il fallait demander à son fondateur, mais la réponse était évidente aux yeux de la petite fille: vouloir modifier le Temps. Mais le modifier n'apporte rien de bon, surtout qu'il faut respecter les règles inter-temporelles, c'est à dire ne pas rencontrer son soi du passé. Elizabeth réfléchie longuement avant de demander:
- Et si... Et si le fait de modifier le passé à l'aide du Retourneur de Temps pouvait sauver des dizaines de vie ? Enfin, des dizaines c'est beaucoup, mais disons que tu aurais la possibilité de sauver des vies en modifiant le passé... Tu considèrerais toujours ça comme hypocrite parce que tu sauves ces vies là, et pas celles de la semaine dernière disons... Ou justement c'est une bonne action ?
La réponse était ambigüe. Modifier le Temps profiterait toujours à quelqu'un et, au contraire, désavantagerait forcément une autre personne. Qualifier un objet dit "maléfique" comme "bon" serait assez difficile à accepter. Ou du moins pour Elizabeth. Lorsqu'il lui parla de Poudlard, elle en conclue qu'il n'avait pas bien cerné sa question. À ces mots, elle rectifia:
- Je veux dire... Est-ce que t'es scolarisé à Poudlard ? La magie et tout ce qui s'en suit... Tu en fais ?
Après sa réflexion quant au Retourneur de Temps et à Poudlard, Elizabeth en était presque sûre: il devrait être un sorcier, ou un cracmol. Ou alors, il devait probablement connaître la magie.
- Être le dirigeant d'un peuple l'a obligé à gagner contre le Géant, rétorqua la fillette. Tout le monde croyait en lui, ou une majorité du peuple. Mais si nous sommes seul.e.s, que personne ne se soucie de nous... Qu'est ce qu'on peut-faire ?
Et elle continuait sans relâche à trouver un contre argument. Rétorquer, encore et toujours. Pourquoi ? Ce n'était pas pour la rassurer, c'était certain, mais peut-être parce que la peur qui la rongeait prenait bien trop le dessus sur elle; la peur se développait lentement en elle. Elizabeth pensait que les maîtres-mots du monde actuel n'était qu'autre que "force physique" et "force psychologique". Deux forces qu'elle ne possédait pas. Mais les possédera t-elle un jour ? Telle est la nouvelle question. Il fallait qu'elle travaille sur elle même, mais comment faire ? Elle n'avait que 8 petites années, et n'était qu'au début de son long périple. Et pourtant, elle voulait des réponses. Et elle voulait faire partir de ce qu'elle considérait comme la "normale" à ses yeux. Le garçon, malgré sa grande culture et sa philosophie, n'était pas un arbre à réponse. Ce n'était pas lui qui allait guider Elizabeth, en éclairant un peu plus ses lanternes. Il essayait seulement de lui tendre des allumettes, et de lui expliquer leur fonction. C'est comme cela que la fillette voyait cette conversation. Leurs pensées voguaient sur les flots déchaînés de la mer, et la couleur feu du soleil les attrapait telle une chasse aux papillons. Quand elle avait mentionné le Retourneur de Temps, l'adolescent lui expliqua, d'après ce qu'elle comprit, les risques encourus, et surtout les bénéfices qu'elle trouverait si elle venait à modifier le passé. C'est à dire, rien du tout.
- T'as raison... marmonna t-elle en se frottant les yeux. Qu'est ce qui m'a prit à vouloir changer le passé à l'aide de cet objet... maléfique ? Sûrement... Modifier le passé a des conséquences, c'est certains. Et c'est totalement hypocrite de ma part d'avoir dit ça... Faut juste que j'apprenne de mes erreurs pour par les recommencer et voilà...
Et pourquoi l'artefact magique avait-il été créé ? Il fallait demander à son fondateur, mais la réponse était évidente aux yeux de la petite fille: vouloir modifier le Temps. Mais le modifier n'apporte rien de bon, surtout qu'il faut respecter les règles inter-temporelles, c'est à dire ne pas rencontrer son soi du passé. Elizabeth réfléchie longuement avant de demander:
- Et si... Et si le fait de modifier le passé à l'aide du Retourneur de Temps pouvait sauver des dizaines de vie ? Enfin, des dizaines c'est beaucoup, mais disons que tu aurais la possibilité de sauver des vies en modifiant le passé... Tu considèrerais toujours ça comme hypocrite parce que tu sauves ces vies là, et pas celles de la semaine dernière disons... Ou justement c'est une bonne action ?
La réponse était ambigüe. Modifier le Temps profiterait toujours à quelqu'un et, au contraire, désavantagerait forcément une autre personne. Qualifier un objet dit "maléfique" comme "bon" serait assez difficile à accepter. Ou du moins pour Elizabeth. Lorsqu'il lui parla de Poudlard, elle en conclue qu'il n'avait pas bien cerné sa question. À ces mots, elle rectifia:
- Je veux dire... Est-ce que t'es scolarisé à Poudlard ? La magie et tout ce qui s'en suit... Tu en fais ?
Après sa réflexion quant au Retourneur de Temps et à Poudlard, Elizabeth en était presque sûre: il devrait être un sorcier, ou un cracmol. Ou alors, il devait probablement connaître la magie.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
– Fission
*… obligé ?*, disait-elle. Cette gamine était partie pour ébranler sa résistance, n’ayant pas tellement envie de jouer encore longtemps au fleuret. Autant laisser couler plutôt que de tenter de lui expliquer pourquoi il ne croyait pas à ses arguments. Les images qui germaient en son esprit devaient être réglées sur une longueur d’onde trop distante pour qu’il persiste en avançant qu’il ne s’agissait pas seulement d’être responsable du destin d’un peuple mais que David le premier devait avoir la foi. Même si contrairement à ce roi, Hjúki ne pouvait clairement pas confirmer qu’il suffisait de compter sur quelque divinité pour piper les dés de son combat, alors son exemple arrivait de toute façon à ses limites. Avec la fatigue de fin de journée, le radotage devait guetter non loin ; et l’adolescent ne souhaitant pas renvoyer un tel portrait, mieux valait évincer certaines pulsions de contradiction. Si le début l’avait crispé, la remarque plus personnelle lui donnait néanmoins matière à réflexion. Seul… c’était précisément ainsi que l’enfant s’était figuré la situation. Évidemment, Opa demeurait et ne l’abandonnerait à dessein ; mais son Enkel se refusait à le charger des répercussions de ses propres erreurs voire de ses propres tourments. Certains chemins devaient être pris en solitaire, c’est tout. Ou bien ? Des circonstances appelleraient-elles à se lester des attaches…
« Je suis sûrement mal placé pour partager mes vues. Peut-être que je me trompe sur toute la ligne, mais ça me rassurerait de pouvoir compter sur moi, sans impliquer autrui. Je ne voudrais pas que quelqu’un peine à ma place. Sacrément égoïste, mais il est certain que je ne suis pas souverain. »
D’un autre côté, s’il se plaignait ou du moins se confiait de tout de ce qui lui faisait obstacle et des prisons qui l’étouffaient, c’était exactement parce que son Veilleur s’en souciait qu’il en souffrirait ; sans ne pouvoir y rien faire. Lui imposer l’effroi et l’impuissance ? Inenvisageable. Hjúki s’extirpera des travées de son initiative, c’est ainsi qu’elle se l’était toujours imaginé. Son verbiage n’offrait pas la clef à ses interrogations, mais tant pis. Un gosse n’avait de responsabilité actée à l’égard d’une semblable, surtout quand il était question de débattre d’impasses qui étaient après tout ce qu’elles étaient : point d’issue magique. Effectivement, le discours sur le Temps du jeune Anastase avait sûrement donné l’impression de morigéner plutôt que d’énoncer simplement des principes vaguement étudiés. Il fallait y être allé fort pour qu’elle utilise le terme de maléfique, à moins qu’elle n’ait en réalité déjà eu la conscience de cet aspect relatif aux manipulations évoquées, ne l’ayant omis que l’espace d’une fraction avant de se raisonner.
Une sagesse modérée, à l’entendre insister en questionnant tout de même l’existence de bonnes modifications. Son point de vue était peut-être radical, Hjúki n’avait pas à s’appesantir longuement pour décréter que même si des motifs pourraient paraître plus honorables que leurs voisins, il n’en était de plus légitimes que d’autres. N’avait-elle pas compris le principe d’Équilibre ? Empêche un meurtrier de décimer des milliers ; et un autre trouvera le moyen d’en abattre des dizaines de milliers en profitant pourquoi pas de cette concurrence éliminée. C’était si élémentaire et évident lorsqu’il y songeait, mais elle avait vraisemblablement besoin que ce soit dit à haute voix pour le considérer à sa tour. En soupirant, l’adolescent compléta la suite logique à ses hypothèses.
« Admettons que tu sauves bien tes dizaines de vie. Si parmi ces êtres qui survivent alors que ce n’était pas écrit l’un d’eux en grandissant devient tortionnaire, tyrannique, léthifère ou que sais-je encore de destructeur. Une personne à l’origine de l’anéantissement de bien plus de vies que cette dizaine rescapée, en somme. C’est un cas de figure parmi tant d’autres des conséquences d’une telle opération. Sur le long terme, impossible de prétendre ne pas faire encore plus de dégâts en croyant sauver quelqu’un. Tu ne peux pas renverser la balance comme ça et voler la Mort gratuitement, les vies perdues en un point seront récupérées ailleurs. Et même si je suis à Poudlard, faute de choix, ce n’est pas le genre de thème discuté dans leurs cours. Les récits de magie sont toujours plus instructifs. »
« Je suis sûrement mal placé pour partager mes vues. Peut-être que je me trompe sur toute la ligne, mais ça me rassurerait de pouvoir compter sur moi, sans impliquer autrui. Je ne voudrais pas que quelqu’un peine à ma place. Sacrément égoïste, mais il est certain que je ne suis pas souverain. »
D’un autre côté, s’il se plaignait ou du moins se confiait de tout de ce qui lui faisait obstacle et des prisons qui l’étouffaient, c’était exactement parce que son Veilleur s’en souciait qu’il en souffrirait ; sans ne pouvoir y rien faire. Lui imposer l’effroi et l’impuissance ? Inenvisageable. Hjúki s’extirpera des travées de son initiative, c’est ainsi qu’elle se l’était toujours imaginé. Son verbiage n’offrait pas la clef à ses interrogations, mais tant pis. Un gosse n’avait de responsabilité actée à l’égard d’une semblable, surtout quand il était question de débattre d’impasses qui étaient après tout ce qu’elles étaient : point d’issue magique. Effectivement, le discours sur le Temps du jeune Anastase avait sûrement donné l’impression de morigéner plutôt que d’énoncer simplement des principes vaguement étudiés. Il fallait y être allé fort pour qu’elle utilise le terme de maléfique, à moins qu’elle n’ait en réalité déjà eu la conscience de cet aspect relatif aux manipulations évoquées, ne l’ayant omis que l’espace d’une fraction avant de se raisonner.
Une sagesse modérée, à l’entendre insister en questionnant tout de même l’existence de bonnes modifications. Son point de vue était peut-être radical, Hjúki n’avait pas à s’appesantir longuement pour décréter que même si des motifs pourraient paraître plus honorables que leurs voisins, il n’en était de plus légitimes que d’autres. N’avait-elle pas compris le principe d’Équilibre ? Empêche un meurtrier de décimer des milliers ; et un autre trouvera le moyen d’en abattre des dizaines de milliers en profitant pourquoi pas de cette concurrence éliminée. C’était si élémentaire et évident lorsqu’il y songeait, mais elle avait vraisemblablement besoin que ce soit dit à haute voix pour le considérer à sa tour. En soupirant, l’adolescent compléta la suite logique à ses hypothèses.
« Admettons que tu sauves bien tes dizaines de vie. Si parmi ces êtres qui survivent alors que ce n’était pas écrit l’un d’eux en grandissant devient tortionnaire, tyrannique, léthifère ou que sais-je encore de destructeur. Une personne à l’origine de l’anéantissement de bien plus de vies que cette dizaine rescapée, en somme. C’est un cas de figure parmi tant d’autres des conséquences d’une telle opération. Sur le long terme, impossible de prétendre ne pas faire encore plus de dégâts en croyant sauver quelqu’un. Tu ne peux pas renverser la balance comme ça et voler la Mort gratuitement, les vies perdues en un point seront récupérées ailleurs. Et même si je suis à Poudlard, faute de choix, ce n’est pas le genre de thème discuté dans leurs cours. Les récits de magie sont toujours plus instructifs. »
– Fission
Le Temps était une chose abstraite bien étrange. Si la fillette devrait le définir, elle le verrait telle une personne écrivant une histoire. L'Histoire elle même. Modifier, ne serait-ce que quelques mots d'une phrase, bouleverserait le futur d'un nombre impensable de personnes. Mais quel est donc le véritable but du Retourneur de Temps ? Pourquoi un sorcier l'a t-il créé, sachant que, sans penser à la volonté de chacun et chacune, modifier l'Histoire reste, d'une certaine manière, démoniaque ? Le jeune garçon lui expliqua une des différentes possibilités, c'est-à-dire, sauver un futur tyran. La Mort était une créature invisible et invincible. Plus forte que la Vie elle même. L'une est éternelle tandis que l'autre est éphémère. Une loi de l'existence qui ne changera jamais. La fillette voulait déduire de l'explication du garçon une seule chose: le créateur ou la créatrice du Retourneur de Temps n'avait pas de bonnes attentions. Si ce dernier ou cette dernière en avait, il ou elle aurait songé à l'éventualité de sauver un tyran. Malheureusement, elle ne pouvait valider l'hypothèse, ne connaissant l'histoire du légendaire Retourneur de Temps.
- Tu en conclues que la personne qui l'a créé était méchante ? demanda la jeune Merrow en se laissant tomber lourdement par terre afin de s'allonger. Parce que je me dis que si elle avait de bonnes attentions, elle l'aurait pas créé... après, je sais pas, je connais pas la personne qui est à l'origine de la création du Retourneur de Temps...
Peut-être que l'inconnu en savait plus qu'elle. Il avait l'air de réfléchir longuement à des sujets tels qu'ils avaient abordé. Ce dernier avait enchaîné avec Poudlard, où, en quelques mots seulement, il avait réussi à attiser la curiosité de la jeune fille, au maximum, en moins de deux petites minutes. Les cheveux balayant le sol plein de poussières, elle bougeait la tête de gauche à droite, tout en regardant les nuages qui se baladaient dans le ciel, tel de simple passant dans une rue quelconque. Elle commençait à voguer au loin, en pensant à Poudlard. L'école de sorcellerie était un rêve (in)accessible pour la fillette. Depuis qu'elle connaissait l'existence de ce lieu magique, elle ne cessait d'y penser, mais ne voulait pas questionner son père, par peur de le déranger. C'était la même chose avec le jeune garçon qui se tenait à ses côtés. Des questions lui brûlaient les lèvres, mais elle n'osait pas les poser. Rien que le fait de savoir que les thématiques abordées en cours sont plus instructifs que leur discussion qui, selon elle, était extrêmement intéressante, ne faisait qu'aviver encore plus son excitation.
- Poudlard est un lieu qui regorge de secret, lâcha t-elle, le regard perdu dans le ciel. Mais une fois percé, tout le mythe disparait en un clin d'oeil, pouf !
Néanmoins, elle n'était pas totalement d'accord avec ce qu'elle venait de dire. Même si elle venait un jour à aller à Poudlard, elle regarderait toujours le château avec ses yeux étincelants, que ce soit à sa première année, ou septième année. Ou du moins, c'est ce qu'elle pensait. Son côté enfantin d'une fillette de 8 ans prenait souvent le dessus, surtout lorsqu'il était question de magie. La magie n'était pas une chose qui existait seulement dans les contes de fées.
- Comment tu vois Poudlard ? Enfin, qu'est ce que tu penses de Poudlard ? Ton avis a changé au cours du temps ? On évolue tous et toutes, c'est sûr, mais j'ai toujours eu peur d'évoluer en mal...
Elle avait chuchoté ces mots, comme pour elle. En réalité, elle souhaitait avoir le point de vue du garçon sur la question, mais elle avait peut-être parlé trop bas pour qu'il puisse l'entendre...
***
Excuse moi encore pour le délai ! Mon IRL commence à me submerger ><...
- Tu en conclues que la personne qui l'a créé était méchante ? demanda la jeune Merrow en se laissant tomber lourdement par terre afin de s'allonger. Parce que je me dis que si elle avait de bonnes attentions, elle l'aurait pas créé... après, je sais pas, je connais pas la personne qui est à l'origine de la création du Retourneur de Temps...
Peut-être que l'inconnu en savait plus qu'elle. Il avait l'air de réfléchir longuement à des sujets tels qu'ils avaient abordé. Ce dernier avait enchaîné avec Poudlard, où, en quelques mots seulement, il avait réussi à attiser la curiosité de la jeune fille, au maximum, en moins de deux petites minutes. Les cheveux balayant le sol plein de poussières, elle bougeait la tête de gauche à droite, tout en regardant les nuages qui se baladaient dans le ciel, tel de simple passant dans une rue quelconque. Elle commençait à voguer au loin, en pensant à Poudlard. L'école de sorcellerie était un rêve (in)accessible pour la fillette. Depuis qu'elle connaissait l'existence de ce lieu magique, elle ne cessait d'y penser, mais ne voulait pas questionner son père, par peur de le déranger. C'était la même chose avec le jeune garçon qui se tenait à ses côtés. Des questions lui brûlaient les lèvres, mais elle n'osait pas les poser. Rien que le fait de savoir que les thématiques abordées en cours sont plus instructifs que leur discussion qui, selon elle, était extrêmement intéressante, ne faisait qu'aviver encore plus son excitation.
- Poudlard est un lieu qui regorge de secret, lâcha t-elle, le regard perdu dans le ciel. Mais une fois percé, tout le mythe disparait en un clin d'oeil, pouf !
Néanmoins, elle n'était pas totalement d'accord avec ce qu'elle venait de dire. Même si elle venait un jour à aller à Poudlard, elle regarderait toujours le château avec ses yeux étincelants, que ce soit à sa première année, ou septième année. Ou du moins, c'est ce qu'elle pensait. Son côté enfantin d'une fillette de 8 ans prenait souvent le dessus, surtout lorsqu'il était question de magie. La magie n'était pas une chose qui existait seulement dans les contes de fées.
- Comment tu vois Poudlard ? Enfin, qu'est ce que tu penses de Poudlard ? Ton avis a changé au cours du temps ? On évolue tous et toutes, c'est sûr, mais j'ai toujours eu peur d'évoluer en mal...
Elle avait chuchoté ces mots, comme pour elle. En réalité, elle souhaitait avoir le point de vue du garçon sur la question, mais elle avait peut-être parlé trop bas pour qu'il puisse l'entendre...
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Excuse moi encore pour le délai ! Mon IRL commence à me submerger ><...
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
– Fission
Méchante ? L’enfant haussa un sourcil intrigué, ce n’était pas vraiment concordant avec ses conclusions, mais c’est ce qu’elle semblait croire. De toute façon, c’était un concept trop flou pour qu’il projette de s’y référer un jour, des adjectifs trop subjectifs pour être universels et ne se rapportant au mieux qu’à une perspective et non à l’être entier. C’était le jeu de bien des auteurs, de brouiller les pistes en narrant un souvenir par-ci, en infiltrant un ressenti par-là, pour en fin de compte être incapable de déterminer si un personnage serait attachant ou répugnant. Alors, non, il ne savait rien du caractère de la personne ayant voulu ou eu besoin de jouer avec le Temps et ne s’y était à vrai dire pas tellement intéressé. Que l’intention ait été égoïste, généreuse ou désespérée ; la création été née avec ses conséquences, voilà tout.
« Derrière n’importe quel objet magique l’inventivité humaine trouvera de quoi provoquer des dégâts ; que ce soit ce retourneur, une baguette, ou de simples herbes. Des myriades de façons de manipuler la réalité, peut-être qu’il en est des anodines. Sans connaître les circonstances ayant conduit ce personnage à croire requérir cette solution, impossible de juger de ses intentions. Était-ce en vue d’altérer un épisode bien précis, par intérêt pour la méta-magie, pour l’excitation de toucher aux frontières ? Comme un inventeur pourrait élaborer une arme redoutable et oublier volontairement le dernier rouage pour le frisson de la réflexion et de la conception. »
Si chaque personne restreignait ses créations dès qu’une sombre possibilité surgissait, peu d’œuvres des différents artisanats existeraient. À part à la limite l’image idéalisée de la Sphère dénuée d’aspérités qui s’est construite en l’esprit de Hjúki, il n’y avait point d’élément qui puisse se targuer d’une pure innocence et inoffensivité. S’il suivait les idées de la fillette, si ne pas s’empêcher d’agir à la moindre potentialité de néfaste était une attitude méchante ; alors tout le monde devait l’être. Ce n’était pas nécessairement faux, seulement du haut de ses quatorze ans, il ne se sentait pas assez conscient et posé pour lâcher un tel constat à voix haute. Il préférait laisser cette pensée flotter, accompagnée d’un doute. En soit, sans cette question, il n’aurait songé à une telle considération spontanément, c’était juste… une déviation. Les gens sont ce qu’ils sont, et puis voilà, nul besoin de questionner ce qui avait bien pu traverser leur esprit pour commettre ceci ou cela. Du moins le jeune Anastase n’était pas dans les conditions optimales pour se prêter volontiers à un tel jeu. En d’autres circonstances, qui sait si l’intérêt se serait éveillé ou non.
En se mangeant ensuite tout cette sorte d’excitation mêlée d’attentes autour de Poudlard, l’adolescent ne sut que répondre ni qu’en penser. Il n’avait pas spécialement envie d’être briseur de rêves, mais non plus de se montrer mensonger pour entretenir cette attraction d’enfant alors qu’elle était parfaitement absente en lui. Soupirant, il marmonna un commentaire qui l’avait traversé en découvrant les lieux.
« Hum… malheureusement je crains que notre chère Dédale n’ait emporté les secrets dans sa tombe ; alors nous faisons avec la surface de l’iceberg et nous y entassons. »
L’image n’était sans doute pas très reluisante, mais c’était son impression. Rowena n’avait pas pu construire un truc aussi fade, mais évidemment elle n’avait pas donné des plans et des conseils pour entretenir la vivance que pourrait avoir ce château qui apparaissait désormais comme une pierre aussi inerte que des ruines avant l’effondrement. Il s’en fichait des passages secrets, de la prétendue reconfiguration des salles, des reliques. Poudlard aurait pu être vivant, mais pour autant que ce qu’il avait perçu après ses premières années, il n’avait aucun Cœur, pas de pouls. Même Terre sur laquelle il était présentement posée avait plus de respiration ! Comment être vrai sans la heurter ? Sans être ‘méchant’ ?
« Le besoin d’un refuge est une triste réalité. En lisant les archives de presse et des témoignages, Harry Potter et Tom Jedusor aimaient tant Poudlard qu’ils auraient souhaité y vivre. Comme si le lieu était apprécié en contraste à la maltraitance familiale, à l’orphelinat. J’avais mon foyer, j’ai essayé de me persuader que le château m’apporterait ce qu’il m’y manquait… mais non. Lorsque nous n’en avons pas besoin, il enferme ; il ne m’a rien appris d’essentiel. C’est pour ça que je disais que les récits, même de fiction magique moldue, m’instruisaient plus que leurs cours. »
Ce n’est pas le genre de pavé qu’il aurait souhaité lui infliger à la face, et serré comme d’un remord, une tentative de rattrapage suivit.
« Poudlard a autant de visages que de regards portés sur lui. Le tien pourrait être absolument différent du mien mais… oui, je n’allais pas lui inventer des merveilles que je ne lui vois pas… désolé. »
« Derrière n’importe quel objet magique l’inventivité humaine trouvera de quoi provoquer des dégâts ; que ce soit ce retourneur, une baguette, ou de simples herbes. Des myriades de façons de manipuler la réalité, peut-être qu’il en est des anodines. Sans connaître les circonstances ayant conduit ce personnage à croire requérir cette solution, impossible de juger de ses intentions. Était-ce en vue d’altérer un épisode bien précis, par intérêt pour la méta-magie, pour l’excitation de toucher aux frontières ? Comme un inventeur pourrait élaborer une arme redoutable et oublier volontairement le dernier rouage pour le frisson de la réflexion et de la conception. »
Si chaque personne restreignait ses créations dès qu’une sombre possibilité surgissait, peu d’œuvres des différents artisanats existeraient. À part à la limite l’image idéalisée de la Sphère dénuée d’aspérités qui s’est construite en l’esprit de Hjúki, il n’y avait point d’élément qui puisse se targuer d’une pure innocence et inoffensivité. S’il suivait les idées de la fillette, si ne pas s’empêcher d’agir à la moindre potentialité de néfaste était une attitude méchante ; alors tout le monde devait l’être. Ce n’était pas nécessairement faux, seulement du haut de ses quatorze ans, il ne se sentait pas assez conscient et posé pour lâcher un tel constat à voix haute. Il préférait laisser cette pensée flotter, accompagnée d’un doute. En soit, sans cette question, il n’aurait songé à une telle considération spontanément, c’était juste… une déviation. Les gens sont ce qu’ils sont, et puis voilà, nul besoin de questionner ce qui avait bien pu traverser leur esprit pour commettre ceci ou cela. Du moins le jeune Anastase n’était pas dans les conditions optimales pour se prêter volontiers à un tel jeu. En d’autres circonstances, qui sait si l’intérêt se serait éveillé ou non.
En se mangeant ensuite tout cette sorte d’excitation mêlée d’attentes autour de Poudlard, l’adolescent ne sut que répondre ni qu’en penser. Il n’avait pas spécialement envie d’être briseur de rêves, mais non plus de se montrer mensonger pour entretenir cette attraction d’enfant alors qu’elle était parfaitement absente en lui. Soupirant, il marmonna un commentaire qui l’avait traversé en découvrant les lieux.
« Hum… malheureusement je crains que notre chère Dédale n’ait emporté les secrets dans sa tombe ; alors nous faisons avec la surface de l’iceberg et nous y entassons. »
L’image n’était sans doute pas très reluisante, mais c’était son impression. Rowena n’avait pas pu construire un truc aussi fade, mais évidemment elle n’avait pas donné des plans et des conseils pour entretenir la vivance que pourrait avoir ce château qui apparaissait désormais comme une pierre aussi inerte que des ruines avant l’effondrement. Il s’en fichait des passages secrets, de la prétendue reconfiguration des salles, des reliques. Poudlard aurait pu être vivant, mais pour autant que ce qu’il avait perçu après ses premières années, il n’avait aucun Cœur, pas de pouls. Même Terre sur laquelle il était présentement posée avait plus de respiration ! Comment être vrai sans la heurter ? Sans être ‘méchant’ ?
« Le besoin d’un refuge est une triste réalité. En lisant les archives de presse et des témoignages, Harry Potter et Tom Jedusor aimaient tant Poudlard qu’ils auraient souhaité y vivre. Comme si le lieu était apprécié en contraste à la maltraitance familiale, à l’orphelinat. J’avais mon foyer, j’ai essayé de me persuader que le château m’apporterait ce qu’il m’y manquait… mais non. Lorsque nous n’en avons pas besoin, il enferme ; il ne m’a rien appris d’essentiel. C’est pour ça que je disais que les récits, même de fiction magique moldue, m’instruisaient plus que leurs cours. »
Ce n’est pas le genre de pavé qu’il aurait souhaité lui infliger à la face, et serré comme d’un remord, une tentative de rattrapage suivit.
« Poudlard a autant de visages que de regards portés sur lui. Le tien pourrait être absolument différent du mien mais… oui, je n’allais pas lui inventer des merveilles que je ne lui vois pas… désolé. »
– Fission
Provoquer des dégâts. Chaque objet magique provoquait des dégâts. Le jeune homme n'avait pas tord. Il venait même de lui dire la vérité en face. Elizabeth n'y avait pas penser: la baguette magique était effectivement une arme pour se défendre mais également redoutable. Toutes les inventions étaient en partie maléfiques. Et certaines étaient totalement délétères, nuisibles. En y réfléchissant bien, la petite fille ne trouva aucune création totalement tutélaire, bienfaisante. Toutes étaient dotées d'une part de sombre en elles. Le garçon continua sur sa lancée en parlant de Poudlard, de sa vision des choses. Il parla d'un certain Dédale et d'iceberg. Elle ne voyait pas où il voulait en venir, mais continua de l'écouter sans l'interrompre. Il parla d'Harry Potter, un sorcier qu'Elizabeth avait déjà entendu parlé, ainsi que Tom Jedusor, son adversaire. Il ne voyait pas Poudlard comme la jeune fille. Pour lui, elle avait l'impression que c'était un lieu qui l'empêchait de s'épanouir convenablement, et que leurs cours n'étaient pas aussi instructifs que les livres moldus. Il finit par s'excuser, s'excuser de devoir peut être lui briser ses rêves ? Elizabeth resta silencieuse face à ses paroles: Poudlard restait une simple école en soit, comme sa maternelle et son élémentaire ?
- Tu dis que Poudlard est vu différemment selon telle ou telle personne c'est ça ? demanda t-elle en guise de réponse. Personnellement, si je me fis à ce que tu dis, je pense que ma vision des choses est... brouillée par l'avis des autres ? T'excuses pas, c'est toujours intéressant d'avoir des avis différents.
Le point de vue de l'inconnu ne l'avait pas touché plus que ça, cependant, elle resta songeuse. Qu'allait t-elle découvrir durant ses sept années d'étude dans la prestigieux école de magie ? Quelque chose qui n'allait que renforcer sa façon de voir Poudlard ou au contraire, briser ses rêves ? Sa grand-mère lui avait parlé de nombreuses fois de la magie de l'école. Elle lui avait raconté de nombreuses fois ses aventures dans le château, et Elizabeth s'y projetait. Mais personne n'a la même expérience, la sienne sera peut-être meilleure, ou malheureusement pire ? Elle fronça les sourcils et plongea son regard sur le sol caillouteux: ses parents lui avaient déjà parlé de leur expérience en tant qu'élève ? Concernant sa mère, c'était peu probable, elles ne parlaient jamais longtemps ensemble. Et son père... Jack Merrow était un homme occupé qui passait du temps avec sa fille en restant silencieux. En général, elle restait à ses côtés et l'observait, les lèvres fermées. Elizabeth connaissait simplement la maison à Poudlard de sa famille, sans plus. Elle releva la tête, regarda l'inconnu avec une touche de curiosité au coeur de ses pupilles. Et lui, à quelle maison était-il réparti ? Après son discours, elle pensa que ce n'était pas très polie de sa part de lui poser une telle question: elle ravivait probablement de mauvais souvenirs ?
- J'aurai mon propre avis dès que j'irai à Poudlard, continua t-elle. Si tu veux, on pourra en reparler d'ici là ? J'ai encore quelques années devant moi... et attendre ma manifestation magique aussi...
Une de ses peur les plus profonde et terrée au fond d'elle même. Elle ne comptait pas et ne voulait pas rester dans les écoles moldus. Surtout à cause de lui. D'après sa grand-mère, il lui restait encore pas mal de temps avant que sa magie ne soit visible, mais plus le temps passait, plus le peur la grignotait de l'intérieur. Elizabeth pensait que le coeur des conflits était simplement une question de génétique. Si une personne sorcière née dans une famille moldue, il est probable qu'elle soit reniée par sa propre famille et pas d'autre sorcier. Et si un cracmol venait à naître au sein d'une communauté sorcière... Il ne fallait mieux pas y penser... Elle se contenta de soupirer et de lâcher:
- Pourquoi tout le monde n'est pas sorcier, ou moldu ? Y a trop d'inégalités non ?
La vie elle même était injuste. Il ne fallait pas réfléchir très longtemps pour trouver une réponse.
- Tu dis que Poudlard est vu différemment selon telle ou telle personne c'est ça ? demanda t-elle en guise de réponse. Personnellement, si je me fis à ce que tu dis, je pense que ma vision des choses est... brouillée par l'avis des autres ? T'excuses pas, c'est toujours intéressant d'avoir des avis différents.
Le point de vue de l'inconnu ne l'avait pas touché plus que ça, cependant, elle resta songeuse. Qu'allait t-elle découvrir durant ses sept années d'étude dans la prestigieux école de magie ? Quelque chose qui n'allait que renforcer sa façon de voir Poudlard ou au contraire, briser ses rêves ? Sa grand-mère lui avait parlé de nombreuses fois de la magie de l'école. Elle lui avait raconté de nombreuses fois ses aventures dans le château, et Elizabeth s'y projetait. Mais personne n'a la même expérience, la sienne sera peut-être meilleure, ou malheureusement pire ? Elle fronça les sourcils et plongea son regard sur le sol caillouteux: ses parents lui avaient déjà parlé de leur expérience en tant qu'élève ? Concernant sa mère, c'était peu probable, elles ne parlaient jamais longtemps ensemble. Et son père... Jack Merrow était un homme occupé qui passait du temps avec sa fille en restant silencieux. En général, elle restait à ses côtés et l'observait, les lèvres fermées. Elizabeth connaissait simplement la maison à Poudlard de sa famille, sans plus. Elle releva la tête, regarda l'inconnu avec une touche de curiosité au coeur de ses pupilles. Et lui, à quelle maison était-il réparti ? Après son discours, elle pensa que ce n'était pas très polie de sa part de lui poser une telle question: elle ravivait probablement de mauvais souvenirs ?
- J'aurai mon propre avis dès que j'irai à Poudlard, continua t-elle. Si tu veux, on pourra en reparler d'ici là ? J'ai encore quelques années devant moi... et attendre ma manifestation magique aussi...
Une de ses peur les plus profonde et terrée au fond d'elle même. Elle ne comptait pas et ne voulait pas rester dans les écoles moldus. Surtout à cause de lui. D'après sa grand-mère, il lui restait encore pas mal de temps avant que sa magie ne soit visible, mais plus le temps passait, plus le peur la grignotait de l'intérieur. Elizabeth pensait que le coeur des conflits était simplement une question de génétique. Si une personne sorcière née dans une famille moldue, il est probable qu'elle soit reniée par sa propre famille et pas d'autre sorcier. Et si un cracmol venait à naître au sein d'une communauté sorcière... Il ne fallait mieux pas y penser... Elle se contenta de soupirer et de lâcher:
- Pourquoi tout le monde n'est pas sorcier, ou moldu ? Y a trop d'inégalités non ?
La vie elle même était injuste. Il ne fallait pas réfléchir très longtemps pour trouver une réponse.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
– Fission
Serrant très fortement les dents, il se demandait pourquoi il ne parvenait pas à faire preuve d’un peu plus de modération ; mais il était trop tard pour revenir sur ses portraits aux bords tranchants. Sûrement que reculer un peu de ses vues déformées par l’immersion engloutissante lui serait salutaire, mais son esprit ne daigne lui permettre une telle manœuvre ; et l’encre défensive continue à se propager pour troubler l’eau qu’il respire. Tant pis, il essaiera pour la suite un regard plus simple et dépouillé ; des visions moins polluantes. Ces considérations sur le château qui ne parvient à quitter les paroles pérorées de la petite arrachent de ses poumons un soupir qui se transforme en sifflement au travers de sa mâchoire scellée. Évidemment que chaque expérience serait différente ; il y a tant et rien à en penser. C’est ainsi que viennent les renouvèlements, tantôt dans l’inédit et tantôt tout au contraire dans la refaite actualisant des codes temporels sans ne rien toucher en profondeur. L’inertie et le mouvement sont à peine à un pas de distance. Souhaitant être sobre, sa pensée méditait ses tournures pour trouver ce ton, ce n’était pas immédiat. Sans compter cette petite miniature de son passé qui se mettait à jouer alors qu’elle n’avait été nullement commandée ; ça lui était juste assené à la gueule pour tuer son élan sans prévenir. Clairement, ça n’aidait pas, il n’avait rien à faire autant d’années arrière. Oui, il avait v{éc}u pire que Poudlard, mais actuellement voulait jeter ce contraste aux orties.
« Cet endroit est comparable à n’importe quel établissement ou internat scolaire. Le nom des disciplines change peut-être ; mais c’est le même fonctionnement, les mêmes mécaniques. Certains sont les rouages, d’autres le grain de sable ébranlant la machine, d’autres l’huile la fluidifiant, d’autres les scories écrasées par les tours implacables. Selon notre statut en cette institution, sans doute que chaque composant ou corps étranger voit de façon propre cet engrenage. »
Ses doigts posés sur le tissu appuyèrent pour dessiner des tours du château tout aussi emprisonnantes que pouvaient l’être les boucles de la machinerie. N’étant pas à sa place, l’adolescent n’était pas tellement en mesure de confirmer ou non l’altération de son opinion.
« Tu dois sûrement t’en rendre compte… plutôt, si tu prêtes attention, sentir comment tu accueilles ces avis externes, quelle est leur place par rapport à la tienne. Sûrement que savoir où nous sommes positionnés n’est pas si facile. »
Ses sourcils s’étaient élevés avant de retomber aussitôt en une variation indétectable représentant la minuscule décharge que lui avait provoqué la proposition de deviser de ce qu’elle pensera de Poudlard une fois sur place. Même en s’arrêtant un peu sur la silhouette de cette enfant, il était bien incapable de déterminer combien d’années avant l’échéance des onze ans. Trop pour qu’il parvînt à se projeter en ce futur hors de portée. ‘Si la pierre ne m’aura pas broyé d’ici là’ ; la dérision lui semblait de fort mauvais goût pour répondre. Cela ferait sens s’il était à peu près sûr de s’en tirer, pas si à l’inverse si la tentation de tout jeter à vau-l’eau ou le risque de partir en vrille étaient suffisamment présents pour s’accomplir potentiellement n’importe quand dans les années à venir. À tout moment Hjúki pouvait se jeter hors de l’Express pour rouler dans les champs, aspirant à un autre cadre.
« Pourquoi pas, si tu m’y trouves. »
C’était assez élusif pour ne rien signifier d’alarmant ; ne précisant pas si introuvable impliquerait son absence totale des lieux ou sa résidence en des recoins ardument accessibles, rien qui ne fût prévisible autant à l’avance. Ses propres manifestations d’enfance n’étaient pas datables avec exactitude, elles ne lui donnaient aucun indice temporel sur son évolution ; seulement il était ironique qu’elle attende cet évènement quand leur survenance avait pour ainsi dire tout gâché pour l’enfant qu’il était à l’époque et décuplé l’effet de désillusion quand il avait compris que la solution en laquelle il avait bêtement crue n’était que du vent voire une gifle sonnante d’air.
« Pour la plupart des moldus, tout le monde est moldu. Même en voulant partir d’un échantillon uniforme, je crois que des convergences auront toujours lieu en quelques générations. Je ne sais pas à partir de quand on détermine que c’est ‘trop’ mais… oui, je suppose que la disparité prend souvent son visage de l’inégalité. »
En dépit du besoin vital du Monde de détenir de multiples facettes, un étrange biais majoritaire tendait à n’en mettre en lumière qu’un fragment.
« Cet endroit est comparable à n’importe quel établissement ou internat scolaire. Le nom des disciplines change peut-être ; mais c’est le même fonctionnement, les mêmes mécaniques. Certains sont les rouages, d’autres le grain de sable ébranlant la machine, d’autres l’huile la fluidifiant, d’autres les scories écrasées par les tours implacables. Selon notre statut en cette institution, sans doute que chaque composant ou corps étranger voit de façon propre cet engrenage. »
Ses doigts posés sur le tissu appuyèrent pour dessiner des tours du château tout aussi emprisonnantes que pouvaient l’être les boucles de la machinerie. N’étant pas à sa place, l’adolescent n’était pas tellement en mesure de confirmer ou non l’altération de son opinion.
« Tu dois sûrement t’en rendre compte… plutôt, si tu prêtes attention, sentir comment tu accueilles ces avis externes, quelle est leur place par rapport à la tienne. Sûrement que savoir où nous sommes positionnés n’est pas si facile. »
Ses sourcils s’étaient élevés avant de retomber aussitôt en une variation indétectable représentant la minuscule décharge que lui avait provoqué la proposition de deviser de ce qu’elle pensera de Poudlard une fois sur place. Même en s’arrêtant un peu sur la silhouette de cette enfant, il était bien incapable de déterminer combien d’années avant l’échéance des onze ans. Trop pour qu’il parvînt à se projeter en ce futur hors de portée. ‘Si la pierre ne m’aura pas broyé d’ici là’ ; la dérision lui semblait de fort mauvais goût pour répondre. Cela ferait sens s’il était à peu près sûr de s’en tirer, pas si à l’inverse si la tentation de tout jeter à vau-l’eau ou le risque de partir en vrille étaient suffisamment présents pour s’accomplir potentiellement n’importe quand dans les années à venir. À tout moment Hjúki pouvait se jeter hors de l’Express pour rouler dans les champs, aspirant à un autre cadre.
« Pourquoi pas, si tu m’y trouves. »
C’était assez élusif pour ne rien signifier d’alarmant ; ne précisant pas si introuvable impliquerait son absence totale des lieux ou sa résidence en des recoins ardument accessibles, rien qui ne fût prévisible autant à l’avance. Ses propres manifestations d’enfance n’étaient pas datables avec exactitude, elles ne lui donnaient aucun indice temporel sur son évolution ; seulement il était ironique qu’elle attende cet évènement quand leur survenance avait pour ainsi dire tout gâché pour l’enfant qu’il était à l’époque et décuplé l’effet de désillusion quand il avait compris que la solution en laquelle il avait bêtement crue n’était que du vent voire une gifle sonnante d’air.
« Pour la plupart des moldus, tout le monde est moldu. Même en voulant partir d’un échantillon uniforme, je crois que des convergences auront toujours lieu en quelques générations. Je ne sais pas à partir de quand on détermine que c’est ‘trop’ mais… oui, je suppose que la disparité prend souvent son visage de l’inégalité. »
En dépit du besoin vital du Monde de détenir de multiples facettes, un étrange biais majoritaire tendait à n’en mettre en lumière qu’un fragment.
– Fission
Tandis que le garçon continuait de répondre à la fillette, cette dernière l'écoutait avec attention et réfléchissait toujours plus, même si elle ne comprenait pas toujours où en voulait venir l'adolescent: plus la discussion avançait, plus un mal de tête l'empêchait de suivre tout ce qu'il disait. Elle se massa les tempes dans l'espoir de faire partir sa migraine, mais elle était de plus en plus forte. Elizabeth décida de se lever et de faire les cents pas derrière lui en respirant un bon bol d'air frais: peut être que le fait de bouger un peu pourrait l'aider à se concentrer ? Maladroite comme elle l'était, elle se focalisait plus sur sa façon de marcher pour éviter de tomber, au lieu de se reconnecter à la discussion. Au bout de quelques pas, elle cessa de se déplacer et enchaîna:
- Je t'enverrai un hibou quand je serai à Poudlard alors ! Un le mois de septembre, et un autre vers la fin de l'année... Ça pourrait être intéressant de voir... l'évolution de ma pensée ? Ou plutôt l'évolution de ma façon de voir les choses ?
Elle ne savait pas en quelle année il était à Poudlard, donc pouvoir le recroiser dans le château durant sa première année, c'était probablement très peu probable. Envoyer un hibou était le moyen le plus sûr pour pouvoir communiquer. Elle se contenta de l'informer sans trop entrer dans les détails: c'était un inconnu, elle ne devait pas lui faire confiance aussi facilement.
- Si tout va bien... Je serai en première année à Poudlard dans un peu moins de 3 ans... En septembre 2045... Au fait, tu penses que ta vision des choses va évoluer d'ici là ? C'est pas quelque chose qu'on peut prévoir, mais est ce que tu crois encore en l'espoir ?
Personne n'avait parlé d'espoir, mais les mots de la fillette étaient sortis tout seul: essayait-elle de se rassurer d'une quelconque manière ? De ne pas briser ses rêves ? C'était fort probable.
***
Elizabeth avait disparu depuis plusieurs heures maintenant, et un sentiment étrange et désagréable gênait Meghan depuis de longues minutes: de l'inquiétude ? En marchant sur le sol caillouteux, elle secoua la tête: elle n'allait pas s'inquiéter pour elle, c'était impossible, cela était peut-être dû au fait que son fils et son mari étaient seul à Londres. Tandis qu'elle continuait sa marche à la recherche de sa fille, la femme essayait de se convaincre du mieux qu'elle pouvait: elle était seulement partie trouver la jeune Merrow pour s'assurer qu'elle était toujours en vie et que son mari n'allait pas entrer dans une colère noire pour négligence de sa part. Elle ne l'avait jamais vu véritablement s'énerver, mais lorsque quelqu'un ou quelque chose commençait à l'agacer, il était préférable de ne pas parler avec lui. En se souvenant bien des situations dans lesquelles Jack n'était pas de bonne humeur, Meghan arrivait plus ou moins à s'approcher de lui, mais un détail la froissait: Elizabeth arrivait à calmer l'homme rien qu'en l'étreignant. Selon l'ancienne Serdaigle, ce n'était pas de la jalousie, mais elle était simplement dérangée par le fait que son mari s'occupe d'avantage de sa fille que sa femme. Cela faisait plusieurs semaines qu'ils n'avaient pas dormi ensemble, soit à cause du travail de Jack, soit à cause de celui de Meghan. Cette dernière comptait sur les vacances pour renouer les liens, mais son époux l'avait "puni" à passer quelques jours avec sa fille. Elle s'arrêta en pleine marche, et écarquilla les yeux: mais oui, c'était ça ! Elle s'inquiétait de son propre sort si Jack venait à découvrir qu'elle avait laissé sa fille seule en pleine nature ! Elle n'était absolument pas préoccupée par le fait que sa fille avait disparu ! Soulagée d'avoir trouvée, selon elle, la véritable raison de son inquiétude, elle continua sa marche avant d'apercevoir une enfant aux cheveux noirs, debout, près d'un jeune garçon assis au sol. Après quelques secondes d'observation, Meghan comprit qu'elle avait enfin trouvé sa fille. Après un rapide coup d'oeil à sa montre, elle décréta que l'heure de partir était arrivée, et se contenta de crier tout en avançant vers la fillette:
- Elizabeth ! Elizabeth, c'est maman ! C'est l'heure d'y aller ! Ton père est sûrement en train de nous attendre !
C'était si facile de faire semblant de se soucier de sa fille, que la réaction d'Elizabeth intriguait légèrement sa mère.
___
Argh, vraiment désolée ! Retard impardonnable, pire que les autres...
Probablement avant (avant ?) dernier post pour ma part, tout dépendra de la réaction de ton protégé !
Toujours un plaisir d'écrire en ta compagnie au fait, merci à toi !
- Je t'enverrai un hibou quand je serai à Poudlard alors ! Un le mois de septembre, et un autre vers la fin de l'année... Ça pourrait être intéressant de voir... l'évolution de ma pensée ? Ou plutôt l'évolution de ma façon de voir les choses ?
Elle ne savait pas en quelle année il était à Poudlard, donc pouvoir le recroiser dans le château durant sa première année, c'était probablement très peu probable. Envoyer un hibou était le moyen le plus sûr pour pouvoir communiquer. Elle se contenta de l'informer sans trop entrer dans les détails: c'était un inconnu, elle ne devait pas lui faire confiance aussi facilement.
- Si tout va bien... Je serai en première année à Poudlard dans un peu moins de 3 ans... En septembre 2045... Au fait, tu penses que ta vision des choses va évoluer d'ici là ? C'est pas quelque chose qu'on peut prévoir, mais est ce que tu crois encore en l'espoir ?
Personne n'avait parlé d'espoir, mais les mots de la fillette étaient sortis tout seul: essayait-elle de se rassurer d'une quelconque manière ? De ne pas briser ses rêves ? C'était fort probable.
***
I - Tout briser ou retenter
Meghan Merrow
Reducio

Elizabeth avait disparu depuis plusieurs heures maintenant, et un sentiment étrange et désagréable gênait Meghan depuis de longues minutes: de l'inquiétude ? En marchant sur le sol caillouteux, elle secoua la tête: elle n'allait pas s'inquiéter pour elle, c'était impossible, cela était peut-être dû au fait que son fils et son mari étaient seul à Londres. Tandis qu'elle continuait sa marche à la recherche de sa fille, la femme essayait de se convaincre du mieux qu'elle pouvait: elle était seulement partie trouver la jeune Merrow pour s'assurer qu'elle était toujours en vie et que son mari n'allait pas entrer dans une colère noire pour négligence de sa part. Elle ne l'avait jamais vu véritablement s'énerver, mais lorsque quelqu'un ou quelque chose commençait à l'agacer, il était préférable de ne pas parler avec lui. En se souvenant bien des situations dans lesquelles Jack n'était pas de bonne humeur, Meghan arrivait plus ou moins à s'approcher de lui, mais un détail la froissait: Elizabeth arrivait à calmer l'homme rien qu'en l'étreignant. Selon l'ancienne Serdaigle, ce n'était pas de la jalousie, mais elle était simplement dérangée par le fait que son mari s'occupe d'avantage de sa fille que sa femme. Cela faisait plusieurs semaines qu'ils n'avaient pas dormi ensemble, soit à cause du travail de Jack, soit à cause de celui de Meghan. Cette dernière comptait sur les vacances pour renouer les liens, mais son époux l'avait "puni" à passer quelques jours avec sa fille. Elle s'arrêta en pleine marche, et écarquilla les yeux: mais oui, c'était ça ! Elle s'inquiétait de son propre sort si Jack venait à découvrir qu'elle avait laissé sa fille seule en pleine nature ! Elle n'était absolument pas préoccupée par le fait que sa fille avait disparu ! Soulagée d'avoir trouvée, selon elle, la véritable raison de son inquiétude, elle continua sa marche avant d'apercevoir une enfant aux cheveux noirs, debout, près d'un jeune garçon assis au sol. Après quelques secondes d'observation, Meghan comprit qu'elle avait enfin trouvé sa fille. Après un rapide coup d'oeil à sa montre, elle décréta que l'heure de partir était arrivée, et se contenta de crier tout en avançant vers la fillette:
- Elizabeth ! Elizabeth, c'est maman ! C'est l'heure d'y aller ! Ton père est sûrement en train de nous attendre !
C'était si facile de faire semblant de se soucier de sa fille, que la réaction d'Elizabeth intriguait légèrement sa mère.
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Argh, vraiment désolée ! Retard impardonnable, pire que les autres...
Probablement avant (avant ?) dernier post pour ma part, tout dépendra de la réaction de ton protégé !
Toujours un plaisir d'écrire en ta compagnie au fait, merci à toi !
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
– Fission
Apparemment, elle n’avait pas forcément compris que Hjúki sous-entendait une possibilité de décrochage ou fugue d’où on ne retrouverait pas. Encore relativement jeune, la conscience des trop nombreuses années devant lui le poussait à continuer d’encaisser mais il savait très bien qu’il suffisait de s’autoriser à lâcher prise sans se soucier des conséquences pour péter les plombs sévèrement. D’un autre côté, la solution du hibou réglerait probablement la difficulté à le retracer, que ce soit dans un trop grand bâtiment de sorcellerie ou carrément au sein du vaste monde où il serait allé se perdre quand sa soif de changement et d’échappée ne saura plus être contenu par la raison et l’auto-contenance à l’excès dont il s’enrobait. L’enfant n’était pas certain d’avoir capté si elle avait pour projet d’établir un échange suivi avec des réponses ou commentaires de sa part lorsqu’elle se décidera à le recontacter ; en effet il risquerait d’être devenu un presque adulte doté d’une mentalité et d’un regard formant une rupture particulièrement marquée avec la perspective d’une gamine à l’entrée de la période collège. Enfin, si le décalage était certain, en déterminer la nature et en quoi leurs vues différeraient était imprévisible, soit. Actuellement, le jeune Anastase était trop noyé dans un état d’esprit empreint de hargne aveugle à l’égard de Poudlard pour offrir une place plus clémente à la curiosité que la proposition lui suscitait en fond. Dans l’éventualité où il se forcerait pour des raisons qui lui étaient pour l’heure encore opaques à s’enfermer là-bas, la rentrée à laquelle la fillette faisait allusions correspondrait à l’ultime année de sa scolarité. Certes, mais à quoi bon ; à quoi tout cela le mènera-t-il ? Diable, il avait intérêt à bientôt se trouver un phare en ces eaux à la teinte d’un pur Onyx. En cet instant, Hjúki était comme anesthésié de tout ce qu’il aurait dû ou devrait ressentir, balloté par une situation qu’il n’avait pas l’énergie de gérer. L’adolescent n’avait rien de pertinent à confier, c’est pourquoi il opta pour une répartie rebondissant sur un pseudo mot d’esprit. Voilà tout ce qu’il parvint à énoncer sur son évolution à venir, sur ce fameux espoir dont il ignorait s’il était encore cultivé en quelque saillie de son être hermétique à sa propre sensibilité.
« Je l’espère ? »
Une exclamation provenant d’un timbre encore étranger à la conversation vint irriter son ouïe non préparée, poussant instinctivement Hjúki à se détourner d’un coup vers cette irrégularité qu’il lui fallait identifier avant de la classer ou d’y porter sa vigilance. Avec quelques secondes de retard par rapport au déroulement des faits, l’enfant fut en mesure de reconstituer les composantes de la scène ; en arrière-plan sa mémoire enregistra ce prénom qui désignait sûrement celle qui lui tenait compagnie mais son esprit se concentra par-dessus tout sur le paramètre familial qui entrait jeu dans l’interaction qui venait d’être initiée par cette femme. C’était si étrange d’entendre si proches les termes de ‘maman’ et ‘père’, de chercher de lire à travers des dynamiques auxquelles il n’avait jamais vraiment eu droit. Il était tout bonnement improbable que le jeune Anastase entende un jour cette suite de phrase. Ainsi, il existerait des cadres où l’emploi des titres était naturel, où se l’attribuer ne générait pas de questionnements ? Le souci étant que ses Spectres ne daignant s’adresser à lui que par écrit, il lui était impossible d’exploser et de leur hurler un bon coup qu’il ne tolérait pas qu’ils s’appellent ainsi, qu’il ne serait capable de leur accorder telle faveur. À la place, il bouillonnait dans son coin tandis que les familles à parents présents – physiquement du moins – attiraient spontanément son attention. La grande interrogation torturant son esprit étant : existe-t-il de bons parents, à défaut de parfaits ? Un enfant est-il en droit de juger des erreurs pardonnables ou non de ses responsables ? Se détachant de sa posture de spectateur, Hjúki flotta dans l’indécision : comment s’adresse-t-on à la mère d’une personne à peine croisée ? Il souffla avec maladresse.
« Mes excuses, je ne comptais pas retarder ou perturber vos plans. »
« Je l’espère ? »
Une exclamation provenant d’un timbre encore étranger à la conversation vint irriter son ouïe non préparée, poussant instinctivement Hjúki à se détourner d’un coup vers cette irrégularité qu’il lui fallait identifier avant de la classer ou d’y porter sa vigilance. Avec quelques secondes de retard par rapport au déroulement des faits, l’enfant fut en mesure de reconstituer les composantes de la scène ; en arrière-plan sa mémoire enregistra ce prénom qui désignait sûrement celle qui lui tenait compagnie mais son esprit se concentra par-dessus tout sur le paramètre familial qui entrait jeu dans l’interaction qui venait d’être initiée par cette femme. C’était si étrange d’entendre si proches les termes de ‘maman’ et ‘père’, de chercher de lire à travers des dynamiques auxquelles il n’avait jamais vraiment eu droit. Il était tout bonnement improbable que le jeune Anastase entende un jour cette suite de phrase. Ainsi, il existerait des cadres où l’emploi des titres était naturel, où se l’attribuer ne générait pas de questionnements ? Le souci étant que ses Spectres ne daignant s’adresser à lui que par écrit, il lui était impossible d’exploser et de leur hurler un bon coup qu’il ne tolérait pas qu’ils s’appellent ainsi, qu’il ne serait capable de leur accorder telle faveur. À la place, il bouillonnait dans son coin tandis que les familles à parents présents – physiquement du moins – attiraient spontanément son attention. La grande interrogation torturant son esprit étant : existe-t-il de bons parents, à défaut de parfaits ? Un enfant est-il en droit de juger des erreurs pardonnables ou non de ses responsables ? Se détachant de sa posture de spectateur, Hjúki flotta dans l’indécision : comment s’adresse-t-on à la mère d’une personne à peine croisée ? Il souffla avec maladresse.
« Mes excuses, je ne comptais pas retarder ou perturber vos plans. »
– Fission
Tandis qu'elle était en pleine conversation avec le jeune homme, la fillette entendit une voix familière qui la fit frissonner: sa mère. Que faisait-elle là ? Elle n'était pas dans la maison qu'elle avait loué pour le séjour ? Pourquoi venait-elle la chercher ? Elizabeth repassa les paroles de Meghan avant de comprendre qu'elles allaient enfin rentrer à Londres. La brune était perdue, surtout quand elle vit sa mère afficher un grand sourire: elle était jeune, elle ne savait démêler le vrai du faux, en l'occurrence, ici avec ce sourire qui paraissait si crédible. Elle n'eut pas le temps de lui répondre que l'inconnu s'excusa auprès de l'adulte. La jeune Merrow le regarda, légèrement intriguée, pensant qu'il n'avait rien fait; au contraire, ils avaient eu une discussion extrêmement intéressante même si elle n'avait pas compris certains points, et elle le remerciant intérieurement de tout son coeur. Avant qu'elle ne put ouvrir sa bouche, la blonde répondit, toujours souriante:
- Ne t'excuse pas ! Tu ne nous as en aucun cas retardé, ne t'en fais pas. Je suis contente que ma Elizabeth ait pu sympathisé, du moins je le suppose, avec toi. J'espère qu'elle ne t'as pas assommée avec ses questions, elle est un peu trop curieuse à mon goût.
Un rire clair et gracieux s'échappa de ses lèvres, mais la petite fille aux cheveux noirs était réellement perturbée: c'était la première fois qu'elle avait dit "ma Elizabeth", comme pour dire qu'elle... aimait sa fille ? Ne sachant comment réagir, elle se contenta de répondre à l'adresse de sa mère:
- J'arrive maman... Je dis juste au revoir au garçon...
Sa génitrice acquiesça, puis se retourna pour marcher lentement en direction d'un quelque part. Toujours perdue, la jeune Merrow se tourna vers le jeune homme, et lui marmonna:
- C'est... ma mère comme tu as pu le constater...
Elizabeth était jeune. Trop jeune pour remarquer le stratagème de sa mère. Elle pensait que le voyage en Irlande lui avait fait ouvert les yeux sur la façon dont elle se comportait avec elle. Qu'elle allait changer à l'avenir. Malheureusement, sa fille ne le savait pas, mais elle avait faux sur toute la ligne. Ce n'était qu'un masque qu'elle s'était créée. Elle n'avait en aucun cas compris la leçon, au contraire, cela la faisait rire. C'était vraiment inconcevable de la part d'une mère, mais pourtant c'était la réalité. Elizabeth se balança sur ses deux jambes avant de continuer:
- Elle est pas comme ça d'habitude... Elle est pas gentille avec moi d'habitude... Mais... Elle a peut être changé ?
La fillette avait beaucoup d'espoir, mais c'était dans ces moments là qu'il était inutile de croire en la petite flamme qui brillait encore malgré les ténèbres. Lorsque quelqu'un était pourri jusqu'au plus profond de lui-même, il était inutile de chercher à l'aider, car cela n'allait probablement jamais marcher. Pour les croyants, seul Dieu était en mesure de le sauver. Pour les autres... C'était le destin qui était le maître.
- Tu sais maintenant que je m'appelle Elizabeth, continua la fillette en sortant son crayon et un morceau de papier de sa poche. Tiens, si jamais tu comptes m'envoyer un hibou... Chez moi, ou à Poudlard dans 3 ans !
Elle avait écrit rapidement "Elizabeth Merrow, 31 Oakley Street, Chelsea, Londres". Ce n'était pas très sûr de donner ses coordonnées à un inconnu, mais pourtant, son instinct n'était pas sur la défensive. Peut-être parce qu'elle était encore trop naïve. Elle commença à reculer peu à peu, avant de terminer, un léger sourire aux lèvres, qui semblait triste:
- Je compte sur toi ! Je sais pas comment tu t'appelles, et je ne connais rien sur toi... Envoie moi un hibou à l'occasion, c'était super de parler avec toi !
À ces mots, Elizabeth trottina en direction de sa mère, pleine d'espoir: elle espérait d'une part que sa mère avait réellement changé, même en peu de jours, mais également que l'inconnu de la falaise lui enverrait un hibou un jour. Elle y croyait, et s'agrippait à cet espoir.
____
Fin du RP pour moi !
Encore désolée pour mon retard >< ! Merci d'avoir partager ce RP avec moi, il était vraiment très intéressant !
Au plaisir de te retrouver dans de prochains écrits, si l'occasion se présente !
- Ne t'excuse pas ! Tu ne nous as en aucun cas retardé, ne t'en fais pas. Je suis contente que ma Elizabeth ait pu sympathisé, du moins je le suppose, avec toi. J'espère qu'elle ne t'as pas assommée avec ses questions, elle est un peu trop curieuse à mon goût.
Un rire clair et gracieux s'échappa de ses lèvres, mais la petite fille aux cheveux noirs était réellement perturbée: c'était la première fois qu'elle avait dit "ma Elizabeth", comme pour dire qu'elle... aimait sa fille ? Ne sachant comment réagir, elle se contenta de répondre à l'adresse de sa mère:
- J'arrive maman... Je dis juste au revoir au garçon...
Sa génitrice acquiesça, puis se retourna pour marcher lentement en direction d'un quelque part. Toujours perdue, la jeune Merrow se tourna vers le jeune homme, et lui marmonna:
- C'est... ma mère comme tu as pu le constater...
Elizabeth était jeune. Trop jeune pour remarquer le stratagème de sa mère. Elle pensait que le voyage en Irlande lui avait fait ouvert les yeux sur la façon dont elle se comportait avec elle. Qu'elle allait changer à l'avenir. Malheureusement, sa fille ne le savait pas, mais elle avait faux sur toute la ligne. Ce n'était qu'un masque qu'elle s'était créée. Elle n'avait en aucun cas compris la leçon, au contraire, cela la faisait rire. C'était vraiment inconcevable de la part d'une mère, mais pourtant c'était la réalité. Elizabeth se balança sur ses deux jambes avant de continuer:
- Elle est pas comme ça d'habitude... Elle est pas gentille avec moi d'habitude... Mais... Elle a peut être changé ?
La fillette avait beaucoup d'espoir, mais c'était dans ces moments là qu'il était inutile de croire en la petite flamme qui brillait encore malgré les ténèbres. Lorsque quelqu'un était pourri jusqu'au plus profond de lui-même, il était inutile de chercher à l'aider, car cela n'allait probablement jamais marcher. Pour les croyants, seul Dieu était en mesure de le sauver. Pour les autres... C'était le destin qui était le maître.
- Tu sais maintenant que je m'appelle Elizabeth, continua la fillette en sortant son crayon et un morceau de papier de sa poche. Tiens, si jamais tu comptes m'envoyer un hibou... Chez moi, ou à Poudlard dans 3 ans !
Elle avait écrit rapidement "Elizabeth Merrow, 31 Oakley Street, Chelsea, Londres". Ce n'était pas très sûr de donner ses coordonnées à un inconnu, mais pourtant, son instinct n'était pas sur la défensive. Peut-être parce qu'elle était encore trop naïve. Elle commença à reculer peu à peu, avant de terminer, un léger sourire aux lèvres, qui semblait triste:
- Je compte sur toi ! Je sais pas comment tu t'appelles, et je ne connais rien sur toi... Envoie moi un hibou à l'occasion, c'était super de parler avec toi !
À ces mots, Elizabeth trottina en direction de sa mère, pleine d'espoir: elle espérait d'une part que sa mère avait réellement changé, même en peu de jours, mais également que l'inconnu de la falaise lui enverrait un hibou un jour. Elle y croyait, et s'agrippait à cet espoir.
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Fin du RP pour moi !
Encore désolée pour mon retard >< ! Merci d'avoir partager ce RP avec moi, il était vraiment très intéressant !
Au plaisir de te retrouver dans de prochains écrits, si l'occasion se présente !
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)