«Par la présente...»
Fin juin 2046
Profitant d'un moment entre tous les préparatifs de départs et les aux revoir plus moins difficiles, plus ou moins sincères d'ailleurs, Aliosus commençait à coucher sur le parchemin, installé sur un muret de la cour, dos à une colonne, une lettre qui n'était pas facile à écrire.
«Chère miss Loewy...»
Très mauvais départ, d'une part il n'estimait pas miss Loewy au point qu'elle lui soit chère, d'autre part, si c'était bien à cause d'elle qu'il écrivait, ce n'était pas à elle de s'adresser. Il doutait, pour ainsi dire, qu'elle connaisse même son nom, visage anonyme perdu parmi la foule des élèves insignifiants à ses yeux.
«Madame la directrice...» Voilà qui sonnait mieux. Et il n'allait pas adresser cette lettre à la directrice de Poudlard, mais à celle de Serpentard, après tout, miss Taylor se retrouverait devant le fait accomplit sans qu'elle n'ait grand chose à voir dans sa décision. Tout celà dépassait bien le cadre de la simple maison.
«Par la présente j'ai le regret de vous faire part de ma démission du poste de préfet de Serpentard.»
Il posa la plume. C'était écrit. Il sentit tout à la fois un fardeau s'envoler de ses épaules mais un poids nouveau se loger dans son estomac. Ce n'était pas tous les jours qu'on prenait ce genre de décisions. Fallait-il décrire les tenants et les aboutissants de cette démission ?
Cette décision mûrement réfléchie est prise depuis de nombreuses semaines maintenant, depuis que la direction de l'école s'est montrée complice, en fait, de l'ignoble tournoi organisé par ses ennemis, et plus encore depuis que sa lâcheté à été mise en contraste avec le courage extraordinaire qu'on fait preuve les membres du Conseil des Sorciers en refusant l'égémonie des Lignées du Nord mais au contraire, en contre attaquant avec vaillance et détermination, au péril de leur vie.
Comment, dans ces conditions, rester à un poste qui présume de représenter l'autorité de l'école et donc, le représentant de miss Loewy ? Comment assumer la tâche visant à faire respecter les valeur de cet établissement quand elles sont en vérité bafouées par les actes de celle qui devrait en être la gardienne ? Comment réussir à se convaincre que le modèle de Poudlard vaut la peine d'être appliqué alors que c'est en dehors de ses murs que l'on trouve le courage et le sacrifice ?
Il se sentait trembler, de colère mais aussi de peur, même après des semaines, le sentiment qu'il avait faillit perdre son père dans l'attaque de l'Académie des Arts Obscurs lui nouait la gorge. Et qu'avaient fait les professeurs de Poudlard ? Ils s'étaient assis et avait regardé les enfants de toutes les écoles du monde mourir sous leurs yeux.
Il chiffonna son parchemin. Il ne voulait pas étaler ses sentiments. Officiellement il démissionnerait donc sobrement en raison d'une «Hypocrisie manifeste entre les valeurs portées par Poudlard et la lâcheté de ses actes, hypocrisie incompatible avec mes propres convictions.»
Formules de politesses. Signature.
Voilà qui était fait. Il soupira, replia le parchemin et déplia un dragon de papier sur lequel il écrivit à Irisia qu'il la rejoindrait en salle commune dans quelques minutes. Il dessina deux yeux en encre de Chine et la créature commença à battre des ailes avant de s'envoler vers sa destinataire. Aliosus, lui, prit un peu de temps pour ne rien faire, à profiter de l'ombre de la cour de la tour de l'horloge.
Profitant d'un moment entre tous les préparatifs de départs et les aux revoir plus moins difficiles, plus ou moins sincères d'ailleurs, Aliosus commençait à coucher sur le parchemin, installé sur un muret de la cour, dos à une colonne, une lettre qui n'était pas facile à écrire.
«Chère miss Loewy...»
Très mauvais départ, d'une part il n'estimait pas miss Loewy au point qu'elle lui soit chère, d'autre part, si c'était bien à cause d'elle qu'il écrivait, ce n'était pas à elle de s'adresser. Il doutait, pour ainsi dire, qu'elle connaisse même son nom, visage anonyme perdu parmi la foule des élèves insignifiants à ses yeux.
«Madame la directrice...» Voilà qui sonnait mieux. Et il n'allait pas adresser cette lettre à la directrice de Poudlard, mais à celle de Serpentard, après tout, miss Taylor se retrouverait devant le fait accomplit sans qu'elle n'ait grand chose à voir dans sa décision. Tout celà dépassait bien le cadre de la simple maison.
«Par la présente j'ai le regret de vous faire part de ma démission du poste de préfet de Serpentard.»
Il posa la plume. C'était écrit. Il sentit tout à la fois un fardeau s'envoler de ses épaules mais un poids nouveau se loger dans son estomac. Ce n'était pas tous les jours qu'on prenait ce genre de décisions. Fallait-il décrire les tenants et les aboutissants de cette démission ?
Cette décision mûrement réfléchie est prise depuis de nombreuses semaines maintenant, depuis que la direction de l'école s'est montrée complice, en fait, de l'ignoble tournoi organisé par ses ennemis, et plus encore depuis que sa lâcheté à été mise en contraste avec le courage extraordinaire qu'on fait preuve les membres du Conseil des Sorciers en refusant l'égémonie des Lignées du Nord mais au contraire, en contre attaquant avec vaillance et détermination, au péril de leur vie.
Comment, dans ces conditions, rester à un poste qui présume de représenter l'autorité de l'école et donc, le représentant de miss Loewy ? Comment assumer la tâche visant à faire respecter les valeur de cet établissement quand elles sont en vérité bafouées par les actes de celle qui devrait en être la gardienne ? Comment réussir à se convaincre que le modèle de Poudlard vaut la peine d'être appliqué alors que c'est en dehors de ses murs que l'on trouve le courage et le sacrifice ?
Il se sentait trembler, de colère mais aussi de peur, même après des semaines, le sentiment qu'il avait faillit perdre son père dans l'attaque de l'Académie des Arts Obscurs lui nouait la gorge. Et qu'avaient fait les professeurs de Poudlard ? Ils s'étaient assis et avait regardé les enfants de toutes les écoles du monde mourir sous leurs yeux.
Il chiffonna son parchemin. Il ne voulait pas étaler ses sentiments. Officiellement il démissionnerait donc sobrement en raison d'une «Hypocrisie manifeste entre les valeurs portées par Poudlard et la lâcheté de ses actes, hypocrisie incompatible avec mes propres convictions.»
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Voilà qui était fait. Il soupira, replia le parchemin et déplia un dragon de papier sur lequel il écrivit à Irisia qu'il la rejoindrait en salle commune dans quelques minutes. Il dessina deux yeux en encre de Chine et la créature commença à battre des ailes avant de s'envoler vers sa destinataire. Aliosus, lui, prit un peu de temps pour ne rien faire, à profiter de l'ombre de la cour de la tour de l'horloge.
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