Le crépuscule du soir
avec @Cinead Reid
Le mercredi 3 octobre 2046
Au moment du coucher de soleil
4ème année
Le soleil est en train de tomber quand j'emprunte le pont couvert avec ma cousine. Cette après-midi libre m'a permis de prendre un grand bol d'air, et pour être grand, il l'était. S'il n'a pas plu aujourd'hui, le ciel gris souffle un vent de tous les sorciers. Tellement que j'ai été forcée de porter une écharpe. Ma cousine aussi, a mis son écharpe aux couleurs de la maison verte. Elle qui n'aime pas en mettre ! J'ai décidé de passer l'après-midi à m'entraîner avec elle près du Cromlech. Si j'évite de passer trop de temps avec elle, pour ne pas devenir trop intime avec elle et ne pas exploser de nerfs, elle reste une bonne cible pour m'entraîner aux sortilèges d'attaque. Mais je dois dire qu'elle met mes nerfs à rude épreuve. Elle ne cesse de parler, elle ne cesse de critiquer tous les sorciers qu'elle croise, elle ne cesse d'être ce qu'elle est.
Je souffle enfin, les rayons oranges du coucher du soleil sur le visage, le nez dans mon écharpe rayée rouge. Jane marche à mes côtés en silence, alors que nous traversons le pont couvert. Cet endroit m'apaise, et il semble faire taire ma pipelette de cousine. Je souris presque gaiement, cachée dans la laine. Ma main se serre sur ma baguette pour vérifier qu'elle est toujours là alors que la lumière faiblit doucement tout autour de nous. Mes yeux vont sur le paysage qui s'étend à droite puis retournent devant moi.
« Vivement que l'on rentre, j'ai froid. »
Me dit Jane, grelottante. J'hausse les épaules pour lui répondre : une technique que j'utilise souvent pour répondre à ses banalités. Moi, les banalités, je ne les dis pas, je les pense.
Finalement, on pose le pied dans la cour de la tour de l'horloge. Elle se dessine sous nos yeux, sa fontaine et les imposants phœnix recouverts de lierre apparaissent clairement, alors que la faible lumière orangée se diffuse à travers la cour carrée. Sans concerter ma cousine, j'avance en direction de la fontaine pour terminer la promenade. Je ne regarde pas derrière moi mais j'entends les pas de Jane me rattraper dans mon dos pour marcher sur mes talons. D'autres sorciers marchent dans le couloir qui encadre la cour et la rumeur des discussions s'élève.
Je dépasse la fontaine en ralentissant pour faire un tour autour d'elle, les yeux tout autour de la structure. Mes yeux se baladent sur la cour mais je ne vois pas mon camarade de Serpentard assis au bord de la fontaine. En revanche, je sens bien la pression de la main de ma cousine sur mon bras.
« Viens, on rentre.
‒ Je veux faire le tour avant.
‒ Non pas la peine, viens.
‒ Pourquoi ? »
Alors que nous sommes arrêtées devant la fontaine, la main de ma cousine toujours sur mon bras, je réalise que son regard inquiet est posé derrière moi. Les sourcils froncés, je me retourne pour voir. Je tombe sur Reid. Il est assis au bord de la fontaine mais ne lève pas les yeux sur nous.
« Pour rien, viens. »
Ajoute froidement Jane. Un petit sourire perce sur mes lèvres alors que je réalise quelque chose. Jane a probablement peur de Reid. Je l'ai déjà vue réagir comme ça pour ne pas croiser le regard d'un sixième année de Serpentard : il l'avait reprise à table la veille. J'en déduis rapidement que Reid a fait une remarque à Jane récemment, et cela ne m'étonne pas vraiment. Je ne le connais pas beaucoup, mais nous sommes de plus en plus souvent partenaires en classe. Je l'apprécie et jusqu'à maintenant le respecte. Cela risque d'aller en s'améliorant s'il met Jane dans cet état. Alors, et pour me venger de son insupportable parlote et de sa grande impolitesse, je me tourne complètement vers Reid et avance vers lui en tirant Jane avec moi.
« Non ! Elle dit tout bas.
‒ Reid ! Tu as passé une bonne après-midi ? Je demande gaiement. »
Le mercredi 3 octobre 2046
Au moment du coucher de soleil
4ème année
Le soleil est en train de tomber quand j'emprunte le pont couvert avec ma cousine. Cette après-midi libre m'a permis de prendre un grand bol d'air, et pour être grand, il l'était. S'il n'a pas plu aujourd'hui, le ciel gris souffle un vent de tous les sorciers. Tellement que j'ai été forcée de porter une écharpe. Ma cousine aussi, a mis son écharpe aux couleurs de la maison verte. Elle qui n'aime pas en mettre ! J'ai décidé de passer l'après-midi à m'entraîner avec elle près du Cromlech. Si j'évite de passer trop de temps avec elle, pour ne pas devenir trop intime avec elle et ne pas exploser de nerfs, elle reste une bonne cible pour m'entraîner aux sortilèges d'attaque. Mais je dois dire qu'elle met mes nerfs à rude épreuve. Elle ne cesse de parler, elle ne cesse de critiquer tous les sorciers qu'elle croise, elle ne cesse d'être ce qu'elle est.
Je souffle enfin, les rayons oranges du coucher du soleil sur le visage, le nez dans mon écharpe rayée rouge. Jane marche à mes côtés en silence, alors que nous traversons le pont couvert. Cet endroit m'apaise, et il semble faire taire ma pipelette de cousine. Je souris presque gaiement, cachée dans la laine. Ma main se serre sur ma baguette pour vérifier qu'elle est toujours là alors que la lumière faiblit doucement tout autour de nous. Mes yeux vont sur le paysage qui s'étend à droite puis retournent devant moi.
« Vivement que l'on rentre, j'ai froid. »
Me dit Jane, grelottante. J'hausse les épaules pour lui répondre : une technique que j'utilise souvent pour répondre à ses banalités. Moi, les banalités, je ne les dis pas, je les pense.
Finalement, on pose le pied dans la cour de la tour de l'horloge. Elle se dessine sous nos yeux, sa fontaine et les imposants phœnix recouverts de lierre apparaissent clairement, alors que la faible lumière orangée se diffuse à travers la cour carrée. Sans concerter ma cousine, j'avance en direction de la fontaine pour terminer la promenade. Je ne regarde pas derrière moi mais j'entends les pas de Jane me rattraper dans mon dos pour marcher sur mes talons. D'autres sorciers marchent dans le couloir qui encadre la cour et la rumeur des discussions s'élève.
Je dépasse la fontaine en ralentissant pour faire un tour autour d'elle, les yeux tout autour de la structure. Mes yeux se baladent sur la cour mais je ne vois pas mon camarade de Serpentard assis au bord de la fontaine. En revanche, je sens bien la pression de la main de ma cousine sur mon bras.
« Viens, on rentre.
‒ Je veux faire le tour avant.
‒ Non pas la peine, viens.
‒ Pourquoi ? »
Alors que nous sommes arrêtées devant la fontaine, la main de ma cousine toujours sur mon bras, je réalise que son regard inquiet est posé derrière moi. Les sourcils froncés, je me retourne pour voir. Je tombe sur Reid. Il est assis au bord de la fontaine mais ne lève pas les yeux sur nous.
« Pour rien, viens. »
Ajoute froidement Jane. Un petit sourire perce sur mes lèvres alors que je réalise quelque chose. Jane a probablement peur de Reid. Je l'ai déjà vue réagir comme ça pour ne pas croiser le regard d'un sixième année de Serpentard : il l'avait reprise à table la veille. J'en déduis rapidement que Reid a fait une remarque à Jane récemment, et cela ne m'étonne pas vraiment. Je ne le connais pas beaucoup, mais nous sommes de plus en plus souvent partenaires en classe. Je l'apprécie et jusqu'à maintenant le respecte. Cela risque d'aller en s'améliorant s'il met Jane dans cet état. Alors, et pour me venger de son insupportable parlote et de sa grande impolitesse, je me tourne complètement vers Reid et avance vers lui en tirant Jane avec moi.
« Non ! Elle dit tout bas.
‒ Reid ! Tu as passé une bonne après-midi ? Je demande gaiement. »
Dernière modification par Adaline Macbeth le 6 oct. 2021, 08:44, modifié 1 fois.
Animagus renard polaire
Post ASPIC
Post ASPIC
Le crépuscule du soir
Assis sur la margelle, j'écoute les sons qui m'entourent.
D'abord, le bruissement des feuilles de lierre qui frémissent dans le vent vigoureux de l'automne. Puis, le clapotis cristallin de l'eau qui couvre le son du pendule de l'horloge dont le balancement émet un léger froissement dans l'air. Enfin, les bribes de voix qui ricochent sous les voûtes des galeries du cloître. Fermant les yeux, mon visage à demi enfouit sous mon écharpe de laine, je me récite les noms inscrits sur les colonnes auxquelles je tourne le dos, une liste qui me ramène à la devise de ma famille.
Je me souviens des actes du passé.
Dans ce lieu, à cet instant, cette simple phrase prend tout son sens et je me prends à rêver qu'aucun acte futur ne viendra alourdir à nouveau les couloirs du temps quand une voix enjouée viens me tirer de mes pensées.
"Reid ! Tu as passé une bonne après-midi ?"
Ouvrant les yeux, je découvre, à ma grande surprise, le visage d'Adaline Macbeth. Cette apparition inattendue me laisse perplexe.
Tiens en voilà des manières bien amicales... Ca cache quelque chose.
Normalement, je devrais bien connaître ma visiteuse puisqu'elle fait partie de ma promotion depuis maintenant quatre ans. Cependant, il n'en est rien. Et à bien y penser, les raisons m'échappent. Peut être ses excellentes notes qui m'ont rendus plus d'une fois jaloux. Ou bien cette manière d'appeler les gens par leur nom de famille. A moins que ce ne soit simplement parce qu'elle est à Gryffondor. Bref, une chose est sûre, sa façon de m'aborder ici, de la sorte me met un peu sur le qui-vive d'autant plus qu'elle n'est pas seule. Mais sur l'instant, je ne parviens pas à mettre un nom sur celle qui l'accompagne pourtant vêtue des couleurs de ma maison et qui semble se cacher dans son dos.
"Ada... euh, Macbeth. Ca va ? J'étais dans mes pensées et je ne vous ai pas vues arriver."
Pris au dépourvu, je lui sers un sourire pour excuser mon air confus, puis reprenant mes esprits, je réponds innocemment :
"Mon après midi ? Et bien studieuse et plutôt correcte. On a pas mal de devoirs dont celui de divination qui m'a pris beaucoup de temps mais j'ai quand même trouvé deux heures pour me promener. Et là, tu vois j'attendais le crépuscule avant de rentrer pour le diner. Et toi ? Enfin... et vous ?
Curieux, je me redresse afin de mieux voir celle qui se cache derrière Adaline. Sa chevelure d'un blond caractéristique ne m'est pas inconnue mais ce qui m'intrigue c'est ce besoin qui pousse l'inconnue à vouloir rester à couvert.
@Adaline Macbeth
5ème année RP en 2047/2048
D'abord, le bruissement des feuilles de lierre qui frémissent dans le vent vigoureux de l'automne. Puis, le clapotis cristallin de l'eau qui couvre le son du pendule de l'horloge dont le balancement émet un léger froissement dans l'air. Enfin, les bribes de voix qui ricochent sous les voûtes des galeries du cloître. Fermant les yeux, mon visage à demi enfouit sous mon écharpe de laine, je me récite les noms inscrits sur les colonnes auxquelles je tourne le dos, une liste qui me ramène à la devise de ma famille.
Je me souviens des actes du passé.
Dans ce lieu, à cet instant, cette simple phrase prend tout son sens et je me prends à rêver qu'aucun acte futur ne viendra alourdir à nouveau les couloirs du temps quand une voix enjouée viens me tirer de mes pensées.
"Reid ! Tu as passé une bonne après-midi ?"
Ouvrant les yeux, je découvre, à ma grande surprise, le visage d'Adaline Macbeth. Cette apparition inattendue me laisse perplexe.
Tiens en voilà des manières bien amicales... Ca cache quelque chose.
Normalement, je devrais bien connaître ma visiteuse puisqu'elle fait partie de ma promotion depuis maintenant quatre ans. Cependant, il n'en est rien. Et à bien y penser, les raisons m'échappent. Peut être ses excellentes notes qui m'ont rendus plus d'une fois jaloux. Ou bien cette manière d'appeler les gens par leur nom de famille. A moins que ce ne soit simplement parce qu'elle est à Gryffondor. Bref, une chose est sûre, sa façon de m'aborder ici, de la sorte me met un peu sur le qui-vive d'autant plus qu'elle n'est pas seule. Mais sur l'instant, je ne parviens pas à mettre un nom sur celle qui l'accompagne pourtant vêtue des couleurs de ma maison et qui semble se cacher dans son dos.
"Ada... euh, Macbeth. Ca va ? J'étais dans mes pensées et je ne vous ai pas vues arriver."
Pris au dépourvu, je lui sers un sourire pour excuser mon air confus, puis reprenant mes esprits, je réponds innocemment :
"Mon après midi ? Et bien studieuse et plutôt correcte. On a pas mal de devoirs dont celui de divination qui m'a pris beaucoup de temps mais j'ai quand même trouvé deux heures pour me promener. Et là, tu vois j'attendais le crépuscule avant de rentrer pour le diner. Et toi ? Enfin... et vous ?
Curieux, je me redresse afin de mieux voir celle qui se cache derrière Adaline. Sa chevelure d'un blond caractéristique ne m'est pas inconnue mais ce qui m'intrigue c'est ce besoin qui pousse l'inconnue à vouloir rester à couvert.
@Adaline Macbeth
Dernière modification par Cinead Reid le 13 oct. 2021, 15:19, modifié 1 fois.
5ème année RP en 2047/2048
Le crépuscule du soir
Voilà ce qu'elle me fait. Je passe une après-midi avec elle et je ne pense plus qu'à me venger de ce qu'elle me fait subir, le cœur lourd. Cette fille me rend folle, quand elle me parle de toutes les fois où elle répond à un professeur et où je ne pense qu'à la réputation de mon nom, de toutes les fois où elle se fait reprendre par un sixième année sans manquer une réflexion sur son physique. Mais le pire, c'est quand elle me fait la liste des né-moldus de sa promotion. Je ne supporte pas son racisme, qu'elle copie sur son foutu père. Je serre les dents discrètement parce qu'en plus de devoir écouter ses horreurs, je ne peux pas montrer que je suis en désaccord. C'est toujours trop dangereux pour moi. Et je crois que je n'aurais plus jamais l'occasion de lui faire confiance. Alors tout ce que je peux faire c'est encaisser en silence, filer dans ma salle commune pour l'éviter, la mettre mal à l'aise sans que ce ne soit trop évident.
Alors voilà ce qu'elle me fait. L'air guilleret sur mon visage et le ton de ma voix qui s'envole sont de sa faute. Je n'aurais pas l'air si joyeuse si je ne savais pas le malaise que ça lui procure. Mon sourire est presque mesquin alors que les yeux de Reid se posent sur moi. Il ne faiblit pas en l'entendant parler.
En oubliant le jeu que je joue, le vent frappant mon visage découvert, je réalise que je m'intéresse à ce que dit Reid. Je me surprends à hocher la tête attentivement.
C'est la poigne de ma cousine sur mon bras qui me ramène au jeu d'actrice que je dois jouer pour continuer à l'embêter. Peut-être même que cela me vaudra une soirée sans elle, je pense en imaginant la scène qu'elle me fera quand nous aurons quitté les radars de son camarade vert. Elle ne me tire plus, elle se contente d'exercer une pression sur mon bras de plus en plus forte. Je pourrais presque entendre ses mâchoires grincer alors qu'elle glisse tout bas entre ses dents :
« On devrait aller manger. »
Je remarque finalement qu'elle ne se tient pas à côté de moi mais qu'elle se cache dans mon dos. En me retournant furtivement, mes billes brunes tombent sur son visage toujours plus inquiet. Les connexions se font dans mon cerveau : elle se cache parce qu'elle ne veut pas être reconnue. Chouette, je pense en cachant un sourire satisfait. Je passe mon bras, en me défaisant de son étreinte, pour le passer dans son dos et la faire avancer à ma hauteur.
Je connais Jane. Elle ne voudra pas perdre la face de cette manière, en fuyant ou en se cachant encore maintenant qu'elle a été bien vue. Elle préférera garder ce qu'elle appelle sa dignité quitte à confronter un ennemi. Cela m'arrange.
« Mon après-midi aussi a été studieuse. Nous nous sommes entraînés aux sortilèges d'attaque toute l'après-midi. N'est-ce pas Jane ?
‒ Oui. »
Ma cousine, les yeux sur le sol, me réponds à peine. Je n'ai même pas commenté l'après-midi de Reid, bien trop pressée de faire intervenir Jane. Mon cœur est toujours vengeur alors que je décide de promener mes yeux sur la fontaine puis sur l'horizon comme si je m'apprêtais à faire un monologue. Je ne bouge pas d'un poil, en attendant que Reid brise à nouveau le silence du vent qui s'engouffre dans la cour, la lumière de plus en plus faible du ciel orangé qui commence à se faire avaler par la nuit.
Alors voilà ce qu'elle me fait. L'air guilleret sur mon visage et le ton de ma voix qui s'envole sont de sa faute. Je n'aurais pas l'air si joyeuse si je ne savais pas le malaise que ça lui procure. Mon sourire est presque mesquin alors que les yeux de Reid se posent sur moi. Il ne faiblit pas en l'entendant parler.
En oubliant le jeu que je joue, le vent frappant mon visage découvert, je réalise que je m'intéresse à ce que dit Reid. Je me surprends à hocher la tête attentivement.
C'est la poigne de ma cousine sur mon bras qui me ramène au jeu d'actrice que je dois jouer pour continuer à l'embêter. Peut-être même que cela me vaudra une soirée sans elle, je pense en imaginant la scène qu'elle me fera quand nous aurons quitté les radars de son camarade vert. Elle ne me tire plus, elle se contente d'exercer une pression sur mon bras de plus en plus forte. Je pourrais presque entendre ses mâchoires grincer alors qu'elle glisse tout bas entre ses dents :
« On devrait aller manger. »
Je remarque finalement qu'elle ne se tient pas à côté de moi mais qu'elle se cache dans mon dos. En me retournant furtivement, mes billes brunes tombent sur son visage toujours plus inquiet. Les connexions se font dans mon cerveau : elle se cache parce qu'elle ne veut pas être reconnue. Chouette, je pense en cachant un sourire satisfait. Je passe mon bras, en me défaisant de son étreinte, pour le passer dans son dos et la faire avancer à ma hauteur.
Je connais Jane. Elle ne voudra pas perdre la face de cette manière, en fuyant ou en se cachant encore maintenant qu'elle a été bien vue. Elle préférera garder ce qu'elle appelle sa dignité quitte à confronter un ennemi. Cela m'arrange.
« Mon après-midi aussi a été studieuse. Nous nous sommes entraînés aux sortilèges d'attaque toute l'après-midi. N'est-ce pas Jane ?
‒ Oui. »
Ma cousine, les yeux sur le sol, me réponds à peine. Je n'ai même pas commenté l'après-midi de Reid, bien trop pressée de faire intervenir Jane. Mon cœur est toujours vengeur alors que je décide de promener mes yeux sur la fontaine puis sur l'horizon comme si je m'apprêtais à faire un monologue. Je ne bouge pas d'un poil, en attendant que Reid brise à nouveau le silence du vent qui s'engouffre dans la cour, la lumière de plus en plus faible du ciel orangé qui commence à se faire avaler par la nuit.
Animagus renard polaire
Post ASPIC
Post ASPIC
Le crépuscule du soir
Attiré par le déclin du jour, je détourne mon regard et observe la lumière orange qui transperce les fenêtres en ogives. Crève cœur, c'est à ça que je songe, un besoin totalement égoïste. J'aurais dû me sentir flatté de l'intérêt d'Adaline. Une sang-pur. Une Macbeth qui plus est. Oui, j'aurai dû si, à cet instant, je ne m'étais mis à regretter le spectacle que j'allais ignorer.
Las ! Je reviens à l'agitation qui me fait face. Clairement, la situation ressemble à une mascarade. La Gryffondor est plus attachée à me présenter sa compagne que de s'enquérir de mes envies. Cela ne m'étonne pas plus que ça, la fille est plutôt distante d'ordinaire. Ce n'est pas son style d'aller au-devant des gens. Et puis maintenant que je connais l'identité de l'autre, je devine une sorte de stratagème qui se tisse devant mes yeux.
Jane Macbeth... j'aurais dû m'en douter.
Les deux filles portent le même nom mais pour le reste le jeu des ressemblances devient vite celui des sept erreurs. La chevelure épaisse et brune d'Adaline nouée sous la nuque contraste fortement avec la blondeur peroxydée de Jane, le nez aquilin avec le nez retroussé et les prunes noirs et sages avec ceux d'acier froid. Mais les différences ne sont pas seulement physiques.
La blonde est une véritable peste. Combien de fois, ce petit nez retroussé, cette propension à donner son avis, à juger, pire... à se moquer m'ont irrité ? Jane Macbeth, piteuse effarouchée. Alors, tu te souviens comme moi du jour où je t'ai menacé d'un sort de Langue de plomb. C'est de moi que tu te caches ? C'est de moi que tu as peur ?
Et toi, que cherches-tu, Adaline ?
Je voulais savoir, parce qu'il me manquait un maillon dans cette situation. Et je la savais trop intelligente pour ne pas imaginer que son attitude cachait quelque chose qui m'échappait encore. J'optais donc pour l'ironie :
"Ah... Bonsoir Jane. Je vois que tu t'es trouvé un chaperon. Excellent choix. (pause) "Des sortilèges d'attaque ? Vous vous sentez menacée ?"
Adaline Macbeth
5ème année RP en 2047/2048
Las ! Je reviens à l'agitation qui me fait face. Clairement, la situation ressemble à une mascarade. La Gryffondor est plus attachée à me présenter sa compagne que de s'enquérir de mes envies. Cela ne m'étonne pas plus que ça, la fille est plutôt distante d'ordinaire. Ce n'est pas son style d'aller au-devant des gens. Et puis maintenant que je connais l'identité de l'autre, je devine une sorte de stratagème qui se tisse devant mes yeux.
Jane Macbeth... j'aurais dû m'en douter.
Les deux filles portent le même nom mais pour le reste le jeu des ressemblances devient vite celui des sept erreurs. La chevelure épaisse et brune d'Adaline nouée sous la nuque contraste fortement avec la blondeur peroxydée de Jane, le nez aquilin avec le nez retroussé et les prunes noirs et sages avec ceux d'acier froid. Mais les différences ne sont pas seulement physiques.
La blonde est une véritable peste. Combien de fois, ce petit nez retroussé, cette propension à donner son avis, à juger, pire... à se moquer m'ont irrité ? Jane Macbeth, piteuse effarouchée. Alors, tu te souviens comme moi du jour où je t'ai menacé d'un sort de Langue de plomb. C'est de moi que tu te caches ? C'est de moi que tu as peur ?
Et toi, que cherches-tu, Adaline ?
Je voulais savoir, parce qu'il me manquait un maillon dans cette situation. Et je la savais trop intelligente pour ne pas imaginer que son attitude cachait quelque chose qui m'échappait encore. J'optais donc pour l'ironie :
"Ah... Bonsoir Jane. Je vois que tu t'es trouvé un chaperon. Excellent choix. (pause) "Des sortilèges d'attaque ? Vous vous sentez menacée ?"
Adaline Macbeth
5ème année RP en 2047/2048
Le crépuscule du soir
C’est une véritable mascarade qui s’anime à la vue de tous, dont je suis indéniablement le personnage principal même si j’aimerais que ce soit ma cousine. La scène qui abrite ce théâtre n’est autre que la cour carrée et les spectateurs sont divers : la fontaine et ses majestueux phœnix, l’horloge, Reid. Ce n’est pas dans mes habitudes de me donner en spectacle mais une force pousse les mouvements de mes mains et exagère le ton de ma voix. La vengeance me fait sourire quand le seul réel spectateur humain devient acteur - a-t-il saisi le stratagème au milieu de cette ridicule mascarade ?
Ses mots sont tranchants et je sais qu’ils touchent Jane Macbeth et son ego foutrement surdimensionné. Un seul coup d’œil sur le côté me suffit à apercevoir le visage crispé de la blonde. Elle ne répond rien mais je connais ce visage et je vois ses lèvres se pincer.
« Un chaperon… oui, c’est ça ! »
Je réponds en ricanant. Grâce à ce nouvel acteur dans la danse théâtrale qui prend place avec pour seul but d’humilier la cousine, je donne un grand coup. Je me persuade que Reid est mon complice et me permet de lui adresser un sourire en coin que Jane ne verra certainement pas.
Quelque chose se passe sans que je ne le voie venir. Brusquement, le bras que j’ai passé dans son dos et qui est venu se poser sur son épaule - c’est pour dire à quel point je prends ce rôle à cœur - est dégagé. Elle m’envoie un coup d’épaule et je me vois dans l’obligation de ramener mon bras à moi. Jane Macbeth et sa chevelure platine, ses yeux glaciers et son visage déformé par une émotion aussi proche de la honte que de la colère fait un pas en avant.
« Ah. Bonsoir Reid. On essaie simplement de ne pas être aussi minables que toi. »
Elle lance fièrement. Son visage est toujours déformé par cette émotion étrange alors que sa voix est parfaitement calme. Un frisson parcoure mon dos alors que je réalise que j’ai réveillé le monstre qui est en elle, qui sommeille sous sa crinière brillante et qui se repose dans ses yeux bleus, qui se cache même dans ses poings fermés. Ce n’est pas ce que je voulais voir, je réalise avec horreur : je voulais que ce monstre se recroqueville sur lui-même en suppliant de le laisser tranquille. Reid est un quatrième année tout de même !
Je ne pipe pas mot, la bouche entrouverte. Figée par la stupeur comme frappée par un sortilège de stupéfixion.
Les rideaux se sont-ils brusquement refermés sur la scène ?
Ses mots sont tranchants et je sais qu’ils touchent Jane Macbeth et son ego foutrement surdimensionné. Un seul coup d’œil sur le côté me suffit à apercevoir le visage crispé de la blonde. Elle ne répond rien mais je connais ce visage et je vois ses lèvres se pincer.
« Un chaperon… oui, c’est ça ! »
Je réponds en ricanant. Grâce à ce nouvel acteur dans la danse théâtrale qui prend place avec pour seul but d’humilier la cousine, je donne un grand coup. Je me persuade que Reid est mon complice et me permet de lui adresser un sourire en coin que Jane ne verra certainement pas.
Quelque chose se passe sans que je ne le voie venir. Brusquement, le bras que j’ai passé dans son dos et qui est venu se poser sur son épaule - c’est pour dire à quel point je prends ce rôle à cœur - est dégagé. Elle m’envoie un coup d’épaule et je me vois dans l’obligation de ramener mon bras à moi. Jane Macbeth et sa chevelure platine, ses yeux glaciers et son visage déformé par une émotion aussi proche de la honte que de la colère fait un pas en avant.
« Ah. Bonsoir Reid. On essaie simplement de ne pas être aussi minables que toi. »
Elle lance fièrement. Son visage est toujours déformé par cette émotion étrange alors que sa voix est parfaitement calme. Un frisson parcoure mon dos alors que je réalise que j’ai réveillé le monstre qui est en elle, qui sommeille sous sa crinière brillante et qui se repose dans ses yeux bleus, qui se cache même dans ses poings fermés. Ce n’est pas ce que je voulais voir, je réalise avec horreur : je voulais que ce monstre se recroqueville sur lui-même en suppliant de le laisser tranquille. Reid est un quatrième année tout de même !
Je ne pipe pas mot, la bouche entrouverte. Figée par la stupeur comme frappée par un sortilège de stupéfixion.
Les rideaux se sont-ils brusquement refermés sur la scène ?
Animagus renard polaire
Post ASPIC
Post ASPIC
Le crépuscule du soir
Le sourire complice de la Gryffondor ne lui avait pas échappé. Adaline lui rabattait sous le nez une proie comme gage d'un festin offert en partage. Cinead aurait pu encore choisir et dédaigner une prise facile fruit d'un d'un combat inégal, deux contre un mais, acculée, Jane avait sorti ses griffes, décidant elle même de son sort. Sa réplique cinglante clôturait brutalement le premier acte. Derrière le rideau, nos trois protagonistes basculaient déjà dans un autre décor, passant de l'estrade à l'arène poussiéreuse qu'une lutte sans pitié promettait d'abreuver de sang la terre battue.
Petite garce, tu crois que me traiter de minable va t'aider à te sentir mieux ?
Portant instinctivement la main vers la poche qui renfermait sa baguette, Cinead trouva la garde en noyer. Il sentait la pression de ses mâchoires écraser ses deux rangées de prémolaires. Un regard rapide vers Adaline lui confirma que cette dernière n'avait pas vu le coup partir. C'était donc à lui de réagir le premier.
Cinead se retenait de lui jeter un sort, là, sur le champ, le Mutismus qu'il lui avait déjà promis. Le règlement disait bien que "L’usage de la magie sur autrui devait se limiter au plus strict consentement". N'avait elle pas consentie en ne prenant pas garde de son avertissement ? Non... "Hors supervision d’un professeur, nul usage de la magie pour nuire à autrui n’est autorisé."
Foutu règlement...
Au comble de sa frustration, il se dressa de toute sa stature, avançant pour se placer à quelques centimètres de la perfide et toisant la gamine, il menaça :
"Tu devrais te méfier des minables de mon espèce, Jane. Ils ne sont pas toujours enclin à respecter les règlements. Encore un mot de ce genre et je te noue la langue pour de bon."
@Adaline Macbeth
5ème année RP en 2047/2048
Petite garce, tu crois que me traiter de minable va t'aider à te sentir mieux ?
Portant instinctivement la main vers la poche qui renfermait sa baguette, Cinead trouva la garde en noyer. Il sentait la pression de ses mâchoires écraser ses deux rangées de prémolaires. Un regard rapide vers Adaline lui confirma que cette dernière n'avait pas vu le coup partir. C'était donc à lui de réagir le premier.
Cinead se retenait de lui jeter un sort, là, sur le champ, le Mutismus qu'il lui avait déjà promis. Le règlement disait bien que "L’usage de la magie sur autrui devait se limiter au plus strict consentement". N'avait elle pas consentie en ne prenant pas garde de son avertissement ? Non... "Hors supervision d’un professeur, nul usage de la magie pour nuire à autrui n’est autorisé."
Foutu règlement...
Au comble de sa frustration, il se dressa de toute sa stature, avançant pour se placer à quelques centimètres de la perfide et toisant la gamine, il menaça :
"Tu devrais te méfier des minables de mon espèce, Jane. Ils ne sont pas toujours enclin à respecter les règlements. Encore un mot de ce genre et je te noue la langue pour de bon."
@Adaline Macbeth
5ème année RP en 2047/2048
Le crépuscule du soir
Je me sens effrayée. Je vois ce monstre d’orgueil grandir et sous mes yeux et de mon propre fait. Jane est comme un spectre gonflé par les piques qu’on lui lance, une ombre qui se nourrit du malheur des autres, une bouche qui crache du venin noir. Voilà comment je vois ma cousine, à un pas devant moi, alors qu’un frisson coule encore le long de mon échine et je le sens presque descendre jusque dans mes pieds. Ma poitrine est serrée alors que je réalise avec horreur, les yeux écarquillés, que j’ai sous-estimé le manque de patience de ce monstre. Ce monstre n’est jamais aussi gros, d’ailleurs, c’est ce qui a dupé ma vigilance. Aurais-je fait beaucoup plus attention si j’avais su que Jane Macbeth n’était pas intimidée par un quatrième année de Serpentard ? Et si j’avais su à quel point encaisser les piques la rendait plus forte ? Je ne sais pas. Le voile de la vengeance qui flouait et mes yeux et ma jugeote m’aurait certainement empêché d’agir plus intelligemment.
Et voila que le théâtre, ses rideaux, ses spectateurs s’est transformé. Une arène, des fauves et des spectateurs qui veulent du sang. Non, ce ne sont ni les phœnix ni les clapotis de la fontaine qui exigent du sang en vérité, mais les élèves qui se sont arrêtés dans le couloir carré. Ils chuchotent, se penchent l’un vers l’autre, pointent du doigt Reid quand il se lève.
J’ai provoqué tout ça.
Mais je ne peux rien faire. Trop bête, je pense, je suis trop bête. La colère de Jane Macbeth n’est pas quelque chose que je peux contrôler en réalité. Mais ce n’est pas ce que j’ai voulu ! Je pense, je crie dans ma tête, en voyant Reid avaler les centimètres qui le sépare de ma cousine, en n’en laissant qu’une poignée pour respirer. Je voulais qu’elle ai honte, je voulais qu’elle rabatte son caquet, je voulais qu’elle soit ridicule.
La réplique de Reid est bien trouvée, mais je penserais à cela plus tard certainement, l’esprit figé et les pensées occupées par une seule idée : qu’est-ce que je suis bête.
Jane Macbeth est comme un poison. Insidieuse. Ses effets se font ressentir bien après l’exposition. Et ça fait douze ans que je m’expose à ce poison, en subit les conséquences, m’en éloigne pour récupérer et recommence. Aujourd’hui, un aperçu de tout le cercle : j’ai passé la journée avec ma cousine, j’ai eu envie de me venger et voilà que je réalise déjà mon erreur. Mon erreur est plus grande encore que les autres fois, elle implique quelqu’un, un camarade, et un de ceux que j’aime bien.
Je vois les longs cheveux blonds de Jane bouger dans son dos, alors qu’elle secoue la tête en ricanant froidement. C’est elle qui sort sa baguette la première pour la poser sur la joue de Reid. Les règles importent peu à ma perfide cousine, je le sais, je le crains.
« Mais qui dégaine même pas sa baguette en premier. Vas-y, fais moi taire. »
Elle dit tout aussi froidement. Je sais qu’elle est énervée, mais ça ne se voit que sur son visage toujours crispé.
Je m’imagine sortir ma baguette à mon tour, la placer dans le dos de ma cousine et lui lancer un sortilège de blocage pour l’immobiliser. Avant de lui exposer ses vérités au visage. Mais je n’en fais rien.
Il y a une ombre bien plus grande et bien plus menaçante au-dessus de ma tête.
Et voila que le théâtre, ses rideaux, ses spectateurs s’est transformé. Une arène, des fauves et des spectateurs qui veulent du sang. Non, ce ne sont ni les phœnix ni les clapotis de la fontaine qui exigent du sang en vérité, mais les élèves qui se sont arrêtés dans le couloir carré. Ils chuchotent, se penchent l’un vers l’autre, pointent du doigt Reid quand il se lève.
J’ai provoqué tout ça.
Mais je ne peux rien faire. Trop bête, je pense, je suis trop bête. La colère de Jane Macbeth n’est pas quelque chose que je peux contrôler en réalité. Mais ce n’est pas ce que j’ai voulu ! Je pense, je crie dans ma tête, en voyant Reid avaler les centimètres qui le sépare de ma cousine, en n’en laissant qu’une poignée pour respirer. Je voulais qu’elle ai honte, je voulais qu’elle rabatte son caquet, je voulais qu’elle soit ridicule.
La réplique de Reid est bien trouvée, mais je penserais à cela plus tard certainement, l’esprit figé et les pensées occupées par une seule idée : qu’est-ce que je suis bête.
Jane Macbeth est comme un poison. Insidieuse. Ses effets se font ressentir bien après l’exposition. Et ça fait douze ans que je m’expose à ce poison, en subit les conséquences, m’en éloigne pour récupérer et recommence. Aujourd’hui, un aperçu de tout le cercle : j’ai passé la journée avec ma cousine, j’ai eu envie de me venger et voilà que je réalise déjà mon erreur. Mon erreur est plus grande encore que les autres fois, elle implique quelqu’un, un camarade, et un de ceux que j’aime bien.
Je vois les longs cheveux blonds de Jane bouger dans son dos, alors qu’elle secoue la tête en ricanant froidement. C’est elle qui sort sa baguette la première pour la poser sur la joue de Reid. Les règles importent peu à ma perfide cousine, je le sais, je le crains.
« Mais qui dégaine même pas sa baguette en premier. Vas-y, fais moi taire. »
Elle dit tout aussi froidement. Je sais qu’elle est énervée, mais ça ne se voit que sur son visage toujours crispé.
Je m’imagine sortir ma baguette à mon tour, la placer dans le dos de ma cousine et lui lancer un sortilège de blocage pour l’immobiliser. Avant de lui exposer ses vérités au visage. Mais je n’en fais rien.
Il y a une ombre bien plus grande et bien plus menaçante au-dessus de ma tête.
Animagus renard polaire
Post ASPIC
Post ASPIC
Le crépuscule du soir
Si j'avais su, je ne me serais montré moins imprudent. Je sentais la pointe de sa baguette sur ma joue. Serait elle assez sotte pour me jeter un sort ? Songeait elle, comme moi, aux risques qu'elle encourait à enfreindre le règlement ? J'en doutais. Jane m'apparaissait maintenant sous son vrai jour. Ce n'était plus la petite fille cachait derrière sa cousine. C'était Jane Macbeth, la méchanceté incarnée. Une guêpe qui savait que son salut ne valait que si elle piquait la première. Le venin coulait dans ses mots et dans ses gestes, cette capacité à faire du tort avant que les autres ne lui en fassent.
Les traits de son visage trahissaient sa perte de sang froid. La colère lui avait donné l'initiative. Une positon de force certes mais momentanée. Cinead savait qu'il pouvait encore changer la donne s'il ne cédait pas à la panique., s'il ne reculait pas.
La fille, perfide, guidée par sa volonté de transgression, venait de faire sa première erreur. Là devant témoin, elle menaçait ouvertement de sa baguette un élève. Il lui fallait tirer parti de son geste. Pas en tentant de la résonner. Non, s'il voulait la briser, ce n'était qu'en la poussant à l'irréparable. Il devait l'inciter à lui faire du mal :
"Maintenant que ta baguette est sortie, quel sort vas tu me lancer ? As tu réfléchi ? Pourquoi pas un Maléfice cuisant ou le Sortilège de conjonctivite ?" J'attendais sa réponse. "Ah ! Tu ne sais pas. Tu n'as pas réfléchi. Prends ton temps, je ne ferai rien. Je veux que tu choisisses bien et te voir réussir... C'est facile de sortir sa baguette mais quand il s'agit de vraiment blesser quelqu'un, ce n'est plus la même chose. Pourtant, j'ai l'impression que pour toi, ce n'est pas un problème. Tu as envie et tu vas le faire, n'est ce pas Jane ?"
Tout en renforçant la pression de ma joue sur sa baguette, je la défiais du regard. Je voulais tellement qu'elle le fasse, qu'elle aille au bout de ce que je n'avais pas eu la bêtise de faire. A ce moment là, ce n'était plus qu'elle et moi. Adaline, la cours, les autres élèves n'existaient plus. Nous étions dans un duel, le sort contre le verbe, la folie contre la raison. J'insistais :
"Vas y. Tu n'auras pas d'autres occasions, Jane. C'est maintenant ou jamais. Alors vas y... VAS-Y !!!"
Je m'étais mis à hurler. Je voulais plus que tout qu'elle se décide à me lancer son sort, que celui ci soit à son image : violent et malveillant.
5ème année RP en 2047/2048
Les traits de son visage trahissaient sa perte de sang froid. La colère lui avait donné l'initiative. Une positon de force certes mais momentanée. Cinead savait qu'il pouvait encore changer la donne s'il ne cédait pas à la panique., s'il ne reculait pas.
La fille, perfide, guidée par sa volonté de transgression, venait de faire sa première erreur. Là devant témoin, elle menaçait ouvertement de sa baguette un élève. Il lui fallait tirer parti de son geste. Pas en tentant de la résonner. Non, s'il voulait la briser, ce n'était qu'en la poussant à l'irréparable. Il devait l'inciter à lui faire du mal :
"Maintenant que ta baguette est sortie, quel sort vas tu me lancer ? As tu réfléchi ? Pourquoi pas un Maléfice cuisant ou le Sortilège de conjonctivite ?" J'attendais sa réponse. "Ah ! Tu ne sais pas. Tu n'as pas réfléchi. Prends ton temps, je ne ferai rien. Je veux que tu choisisses bien et te voir réussir... C'est facile de sortir sa baguette mais quand il s'agit de vraiment blesser quelqu'un, ce n'est plus la même chose. Pourtant, j'ai l'impression que pour toi, ce n'est pas un problème. Tu as envie et tu vas le faire, n'est ce pas Jane ?"
Tout en renforçant la pression de ma joue sur sa baguette, je la défiais du regard. Je voulais tellement qu'elle le fasse, qu'elle aille au bout de ce que je n'avais pas eu la bêtise de faire. A ce moment là, ce n'était plus qu'elle et moi. Adaline, la cours, les autres élèves n'existaient plus. Nous étions dans un duel, le sort contre le verbe, la folie contre la raison. J'insistais :
"Vas y. Tu n'auras pas d'autres occasions, Jane. C'est maintenant ou jamais. Alors vas y... VAS-Y !!!"
Je m'étais mis à hurler. Je voulais plus que tout qu'elle se décide à me lancer son sort, que celui ci soit à son image : violent et malveillant.
5ème année RP en 2047/2048
Le crépuscule du soir
Le ciel orangé commence à se faire progressivement recouvrir par un bleu plus sombre et la luminosité décroît à vue d’œil. Les couloirs qui entourent la cour s’assombrissent et disparaîtront bientôt dans la pénombre naissante. La scène se ressert petit à petit sur la fontaine dont l’eau reflète les derniers éclats du soleil. Le crépuscule du soir est en train de s’éteindre et avec lui la scène change de visage.
La bouche scellée, j’écoute la tirade de Reid. Le public semble l’écouter aussi car les murmures qui s’élevaient depuis le couloir, toujours plus nombreux, ce sont brusquement tu.
Qu’est-ce que va faire Jane ? Est-ce qu’elle va défier l’autorité pour fermer le clapet de son adversaire ? Est-ce qu’elle va lancer un sortilège à un élève plus grand qu’elle ? Est-ce qu’elle va déclencher un duel ? Est-ce qu’elle va risquer une punition pour flatter son ego ? Je crois que Jane n’est pas bête, loin de là. Mais elle ne sait pas, et moi non plus, si son père pourra faire quelque chose pour elle si elle enfreint le règlement de l’école. Je me demande vraiment ce qu’elle va faire.
Je sursaute en entendant Reid lui crier de le faire. Je suis crispée, loin d’être prête à réagir, même pas sur le point d’agir. Je sais que je ne peux pas faire un seul pas de travers, aucun écart ne m’est permis sous le radar de ma cousine et par extension de mon oncle encore plus terrible. Alors je ne fais rien, toujours rien, parce qu’il n’y a rien que je puisse faire. Lancer un sortilège à Jane ? Ce serait la pire chose que je puisse faire. Lancer un sortilège à Reid ? Je risque quand même une sanction et je n’en ai même pas envie. Attraper Jane par le col et lui demander de ne pas faire des bêtises ? Ce serait encore le choix le plus sage d’entre tous ceux qui s’offrent à moi.
Alors que je me torture à l’intérieur de ma tête, de son côté, ma cousine a une tout autre réaction. Si elle ne répond pas tout de suite, cela ne l'empêche pas de rire. Juste en dessous de la voix de Reid s'élève le rire cristallin du démon. Mais elle rit nerveusement, je le sais parce que je connais par cœur ses rires moqueurs et j'ai même déjà entendu ses rires joyeux et ça ne ressemble pas du tout à ça. Je crois qu'elle pourrait briser du verre avec un rire pareil. Son adversaire ne peut pas le voir, mais le poing qui ne tient pas sa baguette tremble. Il peut le sentir bientôt ! Sa baguette aussi tremble sous le coup de sa colère.
« On ne se mouille pas à c'que je vois... »
Elle grince entre ses dents. Je l'entends à peine, tant sa voix est filtrée par ses dents serrées par ses deux mâchoires contractées. Elle est dos à moi, mais je peux presque voir ses muscles saillants sur son visage presque squelettique, il me fait peur parfois.
Ma main parvient à glisser jusque dans la poche de ma robe de sorcier pour aller trouver ma baguette. Je l'empoigne fermement sans pour autant être capable de pouvoir la brandir, et encore moins de pouvoir l'utiliser. Je me demande ce qu'elle va faire, le souffle court. Je crois qu'elle va utiliser un stratagème pour frapper un grand coup, j'imagine bien un Fumos fumeux pour cacher une agression tout aussi fumeuse.
« Mobilicorpus ! »
Lance-t-elle brusquement, en faisant un pas en arrière, manquant de me bousculer, sa baguette pointée sur la poitrine de son adversaire, prête à faire le mouvement qui l'enverra valser si son sortilège est réussi. Je ne suis pas sûre qu'elle réussisse, est la première chose qui me vient en tête en l'entendant prononcer la formule. C'est un sortilège d'un niveau plus élevé qu'elle, et si elle est douée en sortilèges, elle n'est pas assez travailleuse. La surprise me fait sortir ma baguette, armée, prête à réagir. Quelle idée de tenter un sortilège qu'elle ne maîtrise pas ? C'est certainement l'humiliation qu'elle peut infliger à son adversaire en réussissant qui se cache derrière son choix.
La bouche scellée, j’écoute la tirade de Reid. Le public semble l’écouter aussi car les murmures qui s’élevaient depuis le couloir, toujours plus nombreux, ce sont brusquement tu.
Qu’est-ce que va faire Jane ? Est-ce qu’elle va défier l’autorité pour fermer le clapet de son adversaire ? Est-ce qu’elle va lancer un sortilège à un élève plus grand qu’elle ? Est-ce qu’elle va déclencher un duel ? Est-ce qu’elle va risquer une punition pour flatter son ego ? Je crois que Jane n’est pas bête, loin de là. Mais elle ne sait pas, et moi non plus, si son père pourra faire quelque chose pour elle si elle enfreint le règlement de l’école. Je me demande vraiment ce qu’elle va faire.
Je sursaute en entendant Reid lui crier de le faire. Je suis crispée, loin d’être prête à réagir, même pas sur le point d’agir. Je sais que je ne peux pas faire un seul pas de travers, aucun écart ne m’est permis sous le radar de ma cousine et par extension de mon oncle encore plus terrible. Alors je ne fais rien, toujours rien, parce qu’il n’y a rien que je puisse faire. Lancer un sortilège à Jane ? Ce serait la pire chose que je puisse faire. Lancer un sortilège à Reid ? Je risque quand même une sanction et je n’en ai même pas envie. Attraper Jane par le col et lui demander de ne pas faire des bêtises ? Ce serait encore le choix le plus sage d’entre tous ceux qui s’offrent à moi.
Alors que je me torture à l’intérieur de ma tête, de son côté, ma cousine a une tout autre réaction. Si elle ne répond pas tout de suite, cela ne l'empêche pas de rire. Juste en dessous de la voix de Reid s'élève le rire cristallin du démon. Mais elle rit nerveusement, je le sais parce que je connais par cœur ses rires moqueurs et j'ai même déjà entendu ses rires joyeux et ça ne ressemble pas du tout à ça. Je crois qu'elle pourrait briser du verre avec un rire pareil. Son adversaire ne peut pas le voir, mais le poing qui ne tient pas sa baguette tremble. Il peut le sentir bientôt ! Sa baguette aussi tremble sous le coup de sa colère.
« On ne se mouille pas à c'que je vois... »
Elle grince entre ses dents. Je l'entends à peine, tant sa voix est filtrée par ses dents serrées par ses deux mâchoires contractées. Elle est dos à moi, mais je peux presque voir ses muscles saillants sur son visage presque squelettique, il me fait peur parfois.
Ma main parvient à glisser jusque dans la poche de ma robe de sorcier pour aller trouver ma baguette. Je l'empoigne fermement sans pour autant être capable de pouvoir la brandir, et encore moins de pouvoir l'utiliser. Je me demande ce qu'elle va faire, le souffle court. Je crois qu'elle va utiliser un stratagème pour frapper un grand coup, j'imagine bien un Fumos fumeux pour cacher une agression tout aussi fumeuse.
« Mobilicorpus ! »
Lance-t-elle brusquement, en faisant un pas en arrière, manquant de me bousculer, sa baguette pointée sur la poitrine de son adversaire, prête à faire le mouvement qui l'enverra valser si son sortilège est réussi. Je ne suis pas sûre qu'elle réussisse, est la première chose qui me vient en tête en l'entendant prononcer la formule. C'est un sortilège d'un niveau plus élevé qu'elle, et si elle est douée en sortilèges, elle n'est pas assez travailleuse. La surprise me fait sortir ma baguette, armée, prête à réagir. Quelle idée de tenter un sortilège qu'elle ne maîtrise pas ? C'est certainement l'humiliation qu'elle peut infliger à son adversaire en réussissant qui se cache derrière son choix.
Dernière modification par Adaline Macbeth le 31 oct. 2021, 09:42, modifié 1 fois.
Animagus renard polaire
Post ASPIC
Post ASPIC
Le crépuscule du soir
Jane l'avait fait. Sans trembler, par fierté ou témérité, cela importait peu. Elle venait de franchir le rubicon et, ce qui importait le plus maintenant, c'était les conséquences de cet acte.
Instantanément, il sentit son corps devenir plus léger. D'abord ses bras, puis ses jambes et enfin tout son être se souleva délicatement. Comme porté par la poussée d'une eau invisible, il se mettait à flotter doucement au dessus du sol. C'était étrange et pas désagréable, si cela avait été en d'autres circonstances.
Bien que difficile à lancer sur un corps animé, le Sortilège de marionnette n'était pas un sort très puissant. Il n'entravait pas les mouvements de la victime. Pourtant Cinead ne chercha ni à résister ni à se débattre. Il savait qu'il se trouvait dans une posture peu avantageuse et gesticuler n'aurait pas arrangé la situation. Jane tenait sa victoire et l'humiliation qu'elle infligeait à un quatrième année devait la réjouir au plus au point. Mais Cinead ne voulait pas, non plus, lui donner de quoi satisfaire son plaisir. Il attendait simplement la suite du supplice qu'elle comptait lui infliger en lévitant presqu'un mètre au dessus du sol. Les murmures de réactions des élèves amassés dans le cloître commençaient à lui parvenir.
Allez y, regardez bien. N'en perdez pas une miette.
Au fond de lui, il n'en menait pas large. Une gamine, exécrable, était en train de le ridiculiser aux yeux de tous et il en était presque, lui, le responsable. Cette fin de journée était devenue son martyre. De son côté, Adaline, aphone, venait de sortir sa baguette. Cinead lui lança un regard soutenu accompagné un non de la tête presqu'imperceptible.
Ne fait pas ça Adaline. Range cette baguette. Ne fout pas tout en l'air.
"Le sortilège de marionnette... un choix pas banal. Je m'attendais à autre chose. En fait, je m'attendais surtout à ce que tu fasses comme moi... que tu ne sois pas capable d'enfreindre le règlement mais j'avais tort."
Cinead espérait maintenant que quelque chose ou que quelqu'un, en dehors d'Adaline viendrait le sortir de ce faux pas.
Allé, envoyez moi un préfet, un prof, le concierge... même la chute d'un gramomagique ferait l'affaire.
5ème année RP en 2047/2048
Instantanément, il sentit son corps devenir plus léger. D'abord ses bras, puis ses jambes et enfin tout son être se souleva délicatement. Comme porté par la poussée d'une eau invisible, il se mettait à flotter doucement au dessus du sol. C'était étrange et pas désagréable, si cela avait été en d'autres circonstances.
Bien que difficile à lancer sur un corps animé, le Sortilège de marionnette n'était pas un sort très puissant. Il n'entravait pas les mouvements de la victime. Pourtant Cinead ne chercha ni à résister ni à se débattre. Il savait qu'il se trouvait dans une posture peu avantageuse et gesticuler n'aurait pas arrangé la situation. Jane tenait sa victoire et l'humiliation qu'elle infligeait à un quatrième année devait la réjouir au plus au point. Mais Cinead ne voulait pas, non plus, lui donner de quoi satisfaire son plaisir. Il attendait simplement la suite du supplice qu'elle comptait lui infliger en lévitant presqu'un mètre au dessus du sol. Les murmures de réactions des élèves amassés dans le cloître commençaient à lui parvenir.
Allez y, regardez bien. N'en perdez pas une miette.
Au fond de lui, il n'en menait pas large. Une gamine, exécrable, était en train de le ridiculiser aux yeux de tous et il en était presque, lui, le responsable. Cette fin de journée était devenue son martyre. De son côté, Adaline, aphone, venait de sortir sa baguette. Cinead lui lança un regard soutenu accompagné un non de la tête presqu'imperceptible.
Ne fait pas ça Adaline. Range cette baguette. Ne fout pas tout en l'air.
"Le sortilège de marionnette... un choix pas banal. Je m'attendais à autre chose. En fait, je m'attendais surtout à ce que tu fasses comme moi... que tu ne sois pas capable d'enfreindre le règlement mais j'avais tort."
Cinead espérait maintenant que quelque chose ou que quelqu'un, en dehors d'Adaline viendrait le sortir de ce faux pas.
Allé, envoyez moi un préfet, un prof, le concierge... même la chute d'un gramomagique ferait l'affaire.
Dernière modification par Cinead Reid le 8 nov. 2021, 12:50, modifié 1 fois.
5ème année RP en 2047/2048