À nos crayons
«Elob ne s'était pas imaginé qu'en prenant la place du régisseur du gouverneur d'Uccinus, il serait l'interlocuteur privilégié des partenaires commerciaux de la planète, y compris des ambassadeurs aliens, et y compris ceux à la présence la plus perturbante...»
Perturbé, le quatrième année l'était en cet automne. Il doutait chaque jour un peu de sa décision de démissionner de son poste de préfet, surtout depuis qu'il s'inquiétait franchement des capacités de Kelly à remplir les obligations du rôle. Kelly, Kelly et son badge, Kelly et son livre, Kelly et... ses madeleines. Non mais franchement, des madeleines ? C'était vraiment ça qui lui tenait à cœur ? Tiens en parlant de cœur, il y en avait une qui semblait balancer intérieurement. Yesenia Cooper, sa jeune amie, qui sous le patronage du septième année Walsh, subissait de bien vile influences. Ou irait son cœur ? Les plaisanteries c'était une chose, certes, mais en être rendu à vouloir torturer et tuer un animal de compagnie, il y avait un monde. Cœur pur ou cœur noir la troisième année ? Et que pensait-elle des madeleines ? Et ce jour là de juin dernier, avait-elle voulu qu'il l'embrasse ?
Bloblotant dans la salle de bain de son dortoir, Aliosus laissait aller son esprit au fil des bulles. Et a quoi pouvait ressembler un ambassadeur d'une civilisation non humaine ? Il en ferait un dessin... Dessin ? Par Merlin il allait être en retard ! Il sauta de l'eau et alla se sécher afin de vite se mettre au dessin.
Dans la cour, sentant le froid sur ses cheveux encore mouillé, il pu apprécier le trait sûr et épuré d'Élicia, dans un personnage à la pose bien élaborée.
Perturbé, le quatrième année l'était en cet automne. Il doutait chaque jour un peu de sa décision de démissionner de son poste de préfet, surtout depuis qu'il s'inquiétait franchement des capacités de Kelly à remplir les obligations du rôle. Kelly, Kelly et son badge, Kelly et son livre, Kelly et... ses madeleines. Non mais franchement, des madeleines ? C'était vraiment ça qui lui tenait à cœur ? Tiens en parlant de cœur, il y en avait une qui semblait balancer intérieurement. Yesenia Cooper, sa jeune amie, qui sous le patronage du septième année Walsh, subissait de bien vile influences. Ou irait son cœur ? Les plaisanteries c'était une chose, certes, mais en être rendu à vouloir torturer et tuer un animal de compagnie, il y avait un monde. Cœur pur ou cœur noir la troisième année ? Et que pensait-elle des madeleines ? Et ce jour là de juin dernier, avait-elle voulu qu'il l'embrasse ?
Bloblotant dans la salle de bain de son dortoir, Aliosus laissait aller son esprit au fil des bulles. Et a quoi pouvait ressembler un ambassadeur d'une civilisation non humaine ? Il en ferait un dessin... Dessin ? Par Merlin il allait être en retard ! Il sauta de l'eau et alla se sécher afin de vite se mettre au dessin.
Dans la cour, sentant le froid sur ses cheveux encore mouillé, il pu apprécier le trait sûr et épuré d'Élicia, dans un personnage à la pose bien élaborée.
Reducio
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À nos crayons
VENDREDI 12
Les créatures du monde de Gwendalavir étaient pour la plupart assez étranges. La première qu'Élicia en avait dessiné une ce mois-ci, c'était le Raïs. Un minimum intelligent, capable de se battre et vivant en peuple plus ou moins organisé, il était hideux. Enfin, de son point de vue.
La créature du jour n'était pas bien plus belle. Un marcheur.
"C'était une monstrueuse araignée haute de près d'un mètre, à la gueule encadrée de deux très longs tentacules semblables à des fouets"
Ce passage était la première apparition d'un marcheur dans la saga. Il était venu attaquer Ewilan chez elle, avant même qu'elle parte pour son monde d'origine. Il s'en était fallu de peu qu'elle se fasse tuer, mais avait éviter le dard grâce à ses bons réflexes en se jetant au sol.
Le deuxième passage, un peu plus loin, était lors de la rencontre avec un nouveau personnage important, alors qui les sauvait d'une attaque non pas d'un marcheur, mais de trois.
"Immobiles, les monstres étaient encore impressionnants. Ils possédaient huit pattes, mais là s'arrêtait toute véritable ressemblance avec des araignées. Leurs corps étaient couverts d'une carapace sombre et huileuse et leurs deux tentacules les différenciaient de tout animal connu. A leur extrémité, un dard de plusieurs centimètres laissait suinter un liquide blanchâtre, certainement du venin."
Les marcheurs étaient des créatures dotés de la capacité de faire le grand pas - se téléporter d'un monde à l'autre - ce qui était le cas de très rare humains et créatures. Ils étaient dressés par une autre espèce intelligente, les Ts'liches, afin d'être utilisé dans les missions visant à tuer à distance.
C'est avec l'image de la rencontre des personnages suite à l'attaque des marcheurs qu'elle pensa alors qu'elle rejoignait le point de rendez vous, tout sourire.
Reducio

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Red hair, the crown you never take off
À nos crayons
«Tout était à ce point sacré dans les forces d'élite de l'Empereur, que la moindre pièce d'équipement, le moindre morceau d'armure, chaque arme, du couteau de combat au Saint Purificateur était béni, oint d'huile et encensé par les serfs du Chapitre lors de grandes cérémonies qui précédaient le déploiement des ailes de la Mort, du Courroux de l'Empereur. Chacun de ces soldats était l'incarnation de Sa Justice devant être rendue, ils seraient sans pitié et ils ne connaitraient pas la peur.»
La génnitrique était un sujet que n'avait pas très bien compris Aliosus. Il en avait déduis qu'il s'agissait des connaissances moldus concernant le fait que l'uns soient blonds et les autres bruns, les uns grands et les autres petits. Une sorte d'étude pour essayer de prévoir à l'avance ce que donneraient comme enfant un couple donné. Il comprenait d'ailleurs un peu mieux l'article sur Miss Montmort, peut être irait-il lui demander des précisions sur certaines choses. Les moldus avaient-ils vraiment ce pouvoir, de prédire l'avenir d'une certaine façon ? Et pouvaient-ils mettre à profit cette connaissance pour élever une sorte de surhomme, comme dans ses romans ? S'il devait en juger par les livres qu'il avait récemment parcouru, peut être bien que oui, mais sans doute pas avant un moment.
Les moldus sont en mouvement, ils cherchent, ils trouvent, ils bougent. Leur infériorité les conditionne à vouloir s'élever. Si les sorciers restaient les bras ballant, à se reposer sur leurs acquis, ils finiraient en bien mauvaise posture, Aliosus commençait à en être certain.
Il aurait bien voulu en discuter le jour même, mais pas avec Elicia, c'était un sujet trop délicat aux vues du contexte. A la place il la félicita pour son araignée à tentacules.
«Elle me fait penser à l'affreuse araignée de compagnie de ma cousine Aiobhe, Tsato... Tschatuaga... Elle lui a donné un nom du genre, assez compliqué. Je ne sais pas comment elle fait, elle la garde même dans ses cheveux...»
La génnitrique était un sujet que n'avait pas très bien compris Aliosus. Il en avait déduis qu'il s'agissait des connaissances moldus concernant le fait que l'uns soient blonds et les autres bruns, les uns grands et les autres petits. Une sorte d'étude pour essayer de prévoir à l'avance ce que donneraient comme enfant un couple donné. Il comprenait d'ailleurs un peu mieux l'article sur Miss Montmort, peut être irait-il lui demander des précisions sur certaines choses. Les moldus avaient-ils vraiment ce pouvoir, de prédire l'avenir d'une certaine façon ? Et pouvaient-ils mettre à profit cette connaissance pour élever une sorte de surhomme, comme dans ses romans ? S'il devait en juger par les livres qu'il avait récemment parcouru, peut être bien que oui, mais sans doute pas avant un moment.
Les moldus sont en mouvement, ils cherchent, ils trouvent, ils bougent. Leur infériorité les conditionne à vouloir s'élever. Si les sorciers restaient les bras ballant, à se reposer sur leurs acquis, ils finiraient en bien mauvaise posture, Aliosus commençait à en être certain.
Il aurait bien voulu en discuter le jour même, mais pas avec Elicia, c'était un sujet trop délicat aux vues du contexte. A la place il la félicita pour son araignée à tentacules.
«Elle me fait penser à l'affreuse araignée de compagnie de ma cousine Aiobhe, Tsato... Tschatuaga... Elle lui a donné un nom du genre, assez compliqué. Je ne sais pas comment elle fait, elle la garde même dans ses cheveux...»
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SAMEDI 13
Alors que le milieu du mois approchait, Élicia se plaisait de plus en plus à dessiner chaque jour, et à redécouvrir pour la millième fois ses livres préférés, en retombant, lors de ses recherches d'idées, sur des passages qu'elle aimait particulièrement.
Après avoir fait ses devoirs, elle s'installa sur son lit et prit le deuxième livre de la saga. Elle le feuilleta un instant, puis s'arrêta à une page, et lu le chapitre. Toujours aussi beau et émouvant, elle sentit un frisson parcourir son dos. Puis elle tourna de nouveau, et tomba sur le Dragon. Avec un sourire satisfait, elle lu le passage, et récupéra son matériel de dessin.
Dans ce monde, il n'y avait qu'un dragon. Le Dragon, puisqu'il n'avait pas d'autre nom. Grand, majestueux, c'était l'une des deux créatures les plus intelligentes de Gwendalavir, dont le pouvoir était infini. Il était doté de la capacité d'aller où il le voulait, même dans l'Imagination, qui était pourtant une dimension spéciale puisqu'on y accédait par la pensée.
"Haut de vingt-mètres alors que ses pattes étaient toujours repliées sous lui, une immense plaire d'aile couchée sur son dos, une gueule garnie de crocs aussi grands qu'un homme, le Gardien était un dragon"
C'était la première fois qu'il apparaissait dans la saga, alors qu'Ewilan s’apprêtait à accomplir sa première mission. La première fois qu'elle avait été confrontée à lui, la première fois qu'il lui avait parlé.
De toute les créatures dans la saga, avec la Dame, le Dragon était sa préférée. La rousse avait toujours aimé les dragons dans toutes les histoires qu'elle avait lu, et rêvait de pouvoir en voir en vrai. Depuis qu'elle avait su qu'ils existaient réellement, elle les trouvaient encore plus incroyable et donnerait tout pour en approcher un. Même si c'était dangereux.
Après avoir représenter le Dragon, elle fit les ombres, sans mettre de couleur, ayant peur de le gâcher. Puis elle attendit l'heure de rendez-vous avec Aliosus, sur-excitée à l'idée de lui montrer le nouveau dessin, dont elle était fière.
Reducio

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À nos crayons
Peu d'inspiration ce jour là, page blanche, aucune scène romanesque, aucun personnage frappant ne lui venait à l'esprit pour poser ses crayons et lui donner corps. Il essaya péniblement de se représenter une chasseuse de prime, ce genre de profession étant courant dans l'univers impitoyable de ses livres, mais sans détail, il n'alla pas bien loin. Non décidément il n'était pas bien satisfait de son travail du jour. Ah, il verrait bien demain...
Au moins ça ne lui avait pas pris trop de temps et il pu profiter de son samedi. D'abord en allant se promener dans le parc avec Irisia, profiter des flamboyances automnales des arbres, en s'avançant sur ses devoirs et en diversifiant ses lectures. S'il avait encore habité à Tipp, il aurait chargé ses bagages de nombreux ouvrages du cabinet de son père en vidant certaines étagères, mais deux fois par mois, grâce aux sorties à Pré au Lard, Aliosus pouvait rendre visite à ses parents et il n'y manquait pas. Là, il avait tout le loisir de rendre à Magnus les ouvrages lus et en prendre d'autres, c'était une sorte de bibliothèque privée où il trouvait des ouvrages inaccessibles dans celle de monsieur O'Lake. Sangs et Larmes, histoires des désillusions du XXème siècle lui avait beaucoup appris sur l'Histoire continentale des sorciers, les événements ayant permis l'ascension de Grindelwald, et sur les différences entre celui-ci et Voldemort. Le livre avait été passionnant pour Aliosus qui était sorti de sa vision anglo-centrée, il avait pris beaucoup de notes.
Il prit aussi le temps de rester un peu plus avec Elicia ce jour là, elle avait croqué un magnifique dragon et Aliosus était admiratif des volumes et de la maitrise de l'angle de vue. C'était l'occasion de parler un peu de technique, de faire le point à presque mi parcours sur ce petit défi amical. La journée était finalement allé de mieux en mieux.
Au moins ça ne lui avait pas pris trop de temps et il pu profiter de son samedi. D'abord en allant se promener dans le parc avec Irisia, profiter des flamboyances automnales des arbres, en s'avançant sur ses devoirs et en diversifiant ses lectures. S'il avait encore habité à Tipp, il aurait chargé ses bagages de nombreux ouvrages du cabinet de son père en vidant certaines étagères, mais deux fois par mois, grâce aux sorties à Pré au Lard, Aliosus pouvait rendre visite à ses parents et il n'y manquait pas. Là, il avait tout le loisir de rendre à Magnus les ouvrages lus et en prendre d'autres, c'était une sorte de bibliothèque privée où il trouvait des ouvrages inaccessibles dans celle de monsieur O'Lake. Sangs et Larmes, histoires des désillusions du XXème siècle lui avait beaucoup appris sur l'Histoire continentale des sorciers, les événements ayant permis l'ascension de Grindelwald, et sur les différences entre celui-ci et Voldemort. Le livre avait été passionnant pour Aliosus qui était sorti de sa vision anglo-centrée, il avait pris beaucoup de notes.
Il prit aussi le temps de rester un peu plus avec Elicia ce jour là, elle avait croqué un magnifique dragon et Aliosus était admiratif des volumes et de la maitrise de l'angle de vue. C'était l'occasion de parler un peu de technique, de faire le point à presque mi parcours sur ce petit défi amical. La journée était finalement allé de mieux en mieux.
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DIMANCHE 14
Cette fois ci, l'envie et l'inspiration n'étaient pas au rendez-vous. Ça faisait deux semaines que le défi avait commencé, deux semaines que chaque jour elle dessinait une nouvelle chose. Personnage, créature, objet, paysage...tout y était passé. De tous ceux qu'elle avait fait, ses préférés restaient, pour le moment, le navire Aline du jeudi sept, et le dragon du treize. Les deux en noir et blanc au final. Ceux pour lesquels elle y avait mis tout son coeur, prête à réussir le mieux possible. Et c'était le cas. Ses dessins en couleur avaient plus de vie, comme lui avait dit Aliosus, mais ceux qui transmettaient le plus de force, c'était ceux qui n'avait pas de couleur. Il y avait une puissance impossible à définir, à déterminer, qui se dégageait d'eux sans qu'elle puisse se l'expliquer. Mais c'était ses préférés, ses fiertés, et les regarder en les admirant et se demandant comment elle avait réussi ses merveilles, si c'était bien elle qui les avait fait, lui suffisait.
Ce jour là, elle préféra passer du temps avec ses amis avant de se mettre à dessiner. C'est seulement en voyant l'heure tourner qu'elle alla se balader, seule avec Smi' - sa boursouflette - afin de tenter de trouver une idée de dessin à faire. Hors de question qu'elle loupe un jour de défi. Et même si c'était pas le plus beau qu'elle ferait, elle ferait de son mieux et y ajouterait de la couleur.
Son sac à l'épaule, et s'assit près d'un massif de fleurs, et les admira un moment. Puis vint dans sa tête l'image un petit bouquet, créer par Ewilan depuis l'Imagination, alors que la jeune fille était en examen et que son professeur lui avait demandé de représenter dans les moindres détails le bouquet de roses de cristal qu'il avait créer devant elle. Et qu'elle avait réussi à recopier à la perfection.
S'emparant alors de son crayon, elle dessina le premier croquis, puis corrigea les traits, continua jusqu'à finir la couleur.
Enfin elle partit rejoindre le Serpentard, laissant seule sa boursouflette, qui retrouverait son chemin sans elle.
Toujours souriante, elle l'attendit et lui montra son dessin avec une petite moue, peu convaincue.
J'ai fait ça, mais j'étais pas super inspirée...Et toi, qu'est-ce que tu as dessiné aujourd'hui ?
Reducio

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À nos crayons
«Les grandes familles de Navigateurs étaient un pilier de l'Empire, c'était les seuls sorciers qui n'étaient pas totalement réduit en esclavages. En réalité c'était même le contraire, ils possédaient un pouvoir pratiquement sans aucune mesure. Issus des lignées les plus pures de Sorciers, tout le but des servant des Navis Nobilite comme on les appelait, était de conserver leur don magique et surtout l'Occlumancie, la Legilimancie et leurs variations permettant de projeter son esprit à travers l'espace pour assurer la navigation spatiale.»
Ça, ça c'était perturbant. La préservation du sang pur passant par l'alliance avec des moldus, et de fait, cautionner la traque, la torture, les sévices, la quasi moisson des âmes des sorciers et leur mise en esclavage ? Il y avait quelque chose qui n'allait pas c'était certain. Pouvait-on placer la survie de son sang au dessus d'absolument toutes les valeurs, au point de trahir, de renier ?
Plus il avançait, plus il se surprenait de la portée tout à fait concrète et réelle de ces romans. Cela ne parlait pas de cas abstraits, mais appelait bien à la réflexion quotidienne. A cause de cela il passait presque plus de temps à réfléchir aux concepts, à approfondir certains sujets, certains concepts... Pour quelques chapitres, c'était une grande masse de connaissance qu'Aliosus se voyait emmagasiner à côté. Il devrait parler de tout ça à Macbeth, il était certain que ça l'intéresserait.
«Elles sont très bien tes roses, dessiner des fleurs c'est affreusement difficile, j'en sais quelque chose. Tes traits sont très surs et tu as très bien géré les différentes épaisseurs, tu n'as pas démérité Élicia.»
Ça, ça c'était perturbant. La préservation du sang pur passant par l'alliance avec des moldus, et de fait, cautionner la traque, la torture, les sévices, la quasi moisson des âmes des sorciers et leur mise en esclavage ? Il y avait quelque chose qui n'allait pas c'était certain. Pouvait-on placer la survie de son sang au dessus d'absolument toutes les valeurs, au point de trahir, de renier ?
Plus il avançait, plus il se surprenait de la portée tout à fait concrète et réelle de ces romans. Cela ne parlait pas de cas abstraits, mais appelait bien à la réflexion quotidienne. A cause de cela il passait presque plus de temps à réfléchir aux concepts, à approfondir certains sujets, certains concepts... Pour quelques chapitres, c'était une grande masse de connaissance qu'Aliosus se voyait emmagasiner à côté. Il devrait parler de tout ça à Macbeth, il était certain que ça l'intéresserait.
«Elles sont très bien tes roses, dessiner des fleurs c'est affreusement difficile, j'en sais quelque chose. Tes traits sont très surs et tu as très bien géré les différentes épaisseurs, tu n'as pas démérité Élicia.»
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LUNDI 15
De nouveau, c’est lors de son heure d’étude qu’elle prit un petit temps pour dessiner. C’était une façon de se concentrer, faire un petit dessin dans le coin d’un parchemin, si bien que la plupart de ses parchemins de cours étaient presque tous orné d’un petit dessin, parfois même pas achevé. Et ce jour là, alors que son esprit était totalement ailleurs et qu’elle n’arrivait pas à se motiver à faire son devoir de Défense Contre les Forces du Mal, son regard bleu cobalt tomba sur une petite pièce d’argent sur le bureau de son voisin, qu’elle ne connaissait pas. Une petite mornille avec sa petite gravure dessus qui représentait un animal fantastique. S’aidant alors de ce qu’elle avait vu, l’idée de dessiner les pièces Alavarienne lui vint en esprit, saisissante. Elle n’avait pas les livres sur elle, mais se souvenait à peu près de la description : les pièces Alavariennes étaient de forme triangulaire, avec en leur centre un trou en étoile. C’était le nombre de branche à l’étoile qui déterminait la valeur de la monnaie et pas son matériau, une pièce d’or avait la même valeur qu’une pièce d’argent si celles-ci avait la même étoile à six branches, par exemple. Enfin, c’est comme ça qu’elle le voyait. Dans le monde réel, c’était l’or qui avait la valeur la plus importante. Du moins, chez les sorciers. Les moldus, eux, avaient un système différent, qui n’était d’ailleurs pas le même partout sur le globe. Comment bien s’emmêler les baguettes…
Élicia gribouilla les premiers traits, gomma afin que le premier croquis soit pas trop brouillon. Puis, réalisant qu’une seule pièce ne suffisait pas, elle en fit deux autres, différentes. Enfin concentrée sur ce qu’elle faisait, elle se força à se remettre à son travail, se promettant que dès qu’elle aurait fini, elle irait dans son dortoir pour finaliser sa représentation, en couleur. Comme ça, en plus d’avoir fait sa participation du jour au défi, cela l’avait aidé à se concentrer pour son travail, qu’elle put finir avant d’aller manger, prête à filer finir son dessin avant de rejoindre Aliosus.
Reducio

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«Une nuée de servants s'agitaient autour de chaque Croisés afin de les préparer au combat, parmi eux, les écuyers peinant sous le poids des armes, des casques et des plastrons...»
Ah, ça ça lui parlait. Ayant passé ses jeunes années irlandaises à apprendre à survivre aux corvées, il se projetait bien dans ce rôle ingrat. Repriser les vêtements, recoudre les boutons, astiquer l'argenterie, nettoyer les lustres et les foyers de cheminées, désherber le parc, déneiger l'allée... A chaque fois, ses parents prenaient le temps de lui expliquer que les moldus avaient eux aussi à faire ce genre de choses, sans que la magie ne leur vienne en aide. C'était ainsi que, lorsqu'il fut en âge de tenir une baguette et d'apprendre ses premiers sorts, il avait pris conscience du fossé entre moldu et sorciers, pratiquement aussi large et infranchissable qu'entre humain et animal. La méthode n'avait pas été spécialement bienveillante, il en convenait, et il avait de très mauvais souvenirs d'aiguilles, de balais et de pelle à neige, mais à long terme, cela lui avait forgé le caractère. Accessoirement, à chaque vacances, il était de nouveau privé, physiquement depuis que le Conseil des sorciers avait décrété leur confiscation, de sa baguette, et revenait à l'état de forçât bien qu'ayant grandi, tout cela ne lui semblait plus si pénible.
Et puis, il avait aussi des bons côtés, comme avoir appris à cuisiner avec sa mère. Il gardait un meilleur souvenir des gâteaux aux pommes qu'au vidage des poulets, mais tout de même.
Ses pensées reparties dans ses souvenirs, il fini sans trop s'en rendre compte un dessin dont il était assez content, il avait hâte de le montrer à Elicia.
Ah, ça ça lui parlait. Ayant passé ses jeunes années irlandaises à apprendre à survivre aux corvées, il se projetait bien dans ce rôle ingrat. Repriser les vêtements, recoudre les boutons, astiquer l'argenterie, nettoyer les lustres et les foyers de cheminées, désherber le parc, déneiger l'allée... A chaque fois, ses parents prenaient le temps de lui expliquer que les moldus avaient eux aussi à faire ce genre de choses, sans que la magie ne leur vienne en aide. C'était ainsi que, lorsqu'il fut en âge de tenir une baguette et d'apprendre ses premiers sorts, il avait pris conscience du fossé entre moldu et sorciers, pratiquement aussi large et infranchissable qu'entre humain et animal. La méthode n'avait pas été spécialement bienveillante, il en convenait, et il avait de très mauvais souvenirs d'aiguilles, de balais et de pelle à neige, mais à long terme, cela lui avait forgé le caractère. Accessoirement, à chaque vacances, il était de nouveau privé, physiquement depuis que le Conseil des sorciers avait décrété leur confiscation, de sa baguette, et revenait à l'état de forçât bien qu'ayant grandi, tout cela ne lui semblait plus si pénible.
Et puis, il avait aussi des bons côtés, comme avoir appris à cuisiner avec sa mère. Il gardait un meilleur souvenir des gâteaux aux pommes qu'au vidage des poulets, mais tout de même.
Ses pensées reparties dans ses souvenirs, il fini sans trop s'en rendre compte un dessin dont il était assez content, il avait hâte de le montrer à Elicia.
Reducio
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MARDI 16
Aujourd'hui, pas de paysage, ni d'objet ou de créature, mais un être humain.
Élicia avait pris un de ses livres au pif, sans regarder, et l'avait ouvert, toujours au hasard. Elle était tombé sur un des premiers chapitre, alors que son idole était encore qu'une petite enfant. C'était le moment où elle se faisait recueillir, adopter par deux frères. Des Petits.
"L'un et l'autre coiffés d'un étonnant chapeau fait d'écorce et de lierre vivace, vêtus de feuilles souples assemblées par des liens de chanvre, ils possédaient des visages avenants aux joues rouges et rebondies, des yeux pareils à des villes d'émeraude et un nez rond aussi imposant qu'écarlate."
Les Petits était un peuple qui vivait dans une immense forêt, à l'Ouest de Gwendalavir. Loin des Hommes et des Raïs, ils vivaient en paix et connaissaient très peu la notion de danger. Toujours heureux et en paix, ils passaient leur journée à s'occuper avec leurs activités préférées, comme cueillir des framboises ou tenter de surprendre les clochinettes. C'était des tout petits bonhomme, d'environ un mètre. Le plus grand d'entre eux était le chef, le grand Boulouakoulouzek, qui dépassait de cinquante centimètres le plus grand des Petits. Il vivait dans le plus gros et grand arbre de la Forêt, où était aussi gardé le joyau aux milles facettes.
La rousse commença à dessiner Oukilip, l'un des deux frères, en souriant. C'était amusant de dessiner un petit bonhomme habillé de feuilles avec un visage tout rond, et rieur. Sans oublier les framboises qu'elle avait mis dans ses mains, pour le représenter le plus possible. Parce que les deux frères en étaient totalement accro, que ce soit nature, en tarte ou en alcool.
Elle mit ensuite un peu de couleur pour pour y mettre un peu de vie, puis le rangea, impatiente de retrouver Aliosus. C'est qu'elle s'y était habituée à ces petits rendez-vous, et qu'elle y prenait goût...
Reducio

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