13 oct. 2021, 02:20
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
Parrrrler, ne jamais arrêter de parler, pour ne pas perdre le contrôle du fil de la conversation.

Ava hochait légèrement la tête à l'adresse de Leo, « Je crois que votre génération a besoin de sorciers capables de se défendre. Ne le penses-tu pas ? » Une fois le signe positif perçu du côté de la jeune rousse, Ava ajouterait, d'un air complice : « Et puis, les compétences d'Auror sont précieuses pour affronter le Dominion et les opportunités. » Après le gigot mariné à l'accompagnement savamment sélectionné, c'était le temps de la mousse à la framboise et Ava mêlait le sourire que lui procurait le fait de proposer sa spécialité, celle qui laisserait une trace mémorable de la maison des Tramontane à ses visiteurs, à celui d'évoquer ce thème qui lui tenait à coeur, une jeunesse ambitieuse, aux hautes aspirations.

Jacob se raidit sensiblement à l'évocation du Dominion. Sa gorge se noua. Parler, parler, parler, pour éviter de voir arriver les sujets. Pourquoi s'était-il seulement arrêté de parler ? Maintenant, ils étaient doués pour parler, ça y est, ils allaient convaincre le monde que là-bas n'était que qu'"ordre et beauté, luxe, calme et volupté", légèreté, douceur et succès.

Trevor enchaîna : « Et défendre des valeurs. ». Il leva un regard perçant sur son fils qui accusait en les décomposant leurs désaccords. Puis finit par trouver celui de Leo : « Prouver ta valeur, Leo, qui sait, dans un Dominion. » Un sourire flamboyant de fierté se fixa sur le visage du père de famille. Oui, Leo ferait partie de sa famille, pas de doute, il lui souhaitait donc de connaître des évènements éclatants qui sauraient mettre en valeur ses mérites et ses qualités. Il lui souhaitait ainsi le meilleur en toute sincérité.

Jacob aurait voulu parler, il savait ce que ça faisait d'être coincé dans l'alternative rendre fier ou être vrai et fâcher, et refusait d'y voir Leo intriquée, mais maintenant que l'enchaînement de répliques était huilé, il ne pouvait plus en placer une, il n'y avait plus qu'à essuyer. Il jeta un regard infiniment désolé à Leo, alors que cela continuait. Il ne pouvait même pas lui dire : ils ne sont pas comme ça au naturel. Ils étaient comme ça au naturel.

Ava rebondit, avec cette finesse dans son ton qui lui donnait une élévation certaine : « Il est toujours important de saisir les opportunités, n'est-ce pas ? » Elle avait ce ton qui savait séduire dans la voix, et acquiesçerait d'un petit air complice quand Leo hocherait la tête, presque maternel, conseil d'une mère à sa fille. Qui ne pouvait reconnaître qu'il était important de saisir les opportunités ? Mais décidément Trevor pensait que sa femme minimisait le mérite de sa famille : « Le Dominion n’était pas une opportunité, mais la chance d’une vie. » Ava tournait toujours sa chevalière, regardant son mari et son intensité, elle ajouta tout en nuances, sa moue légèrement plissée en un joli sourire pour Leo : « En effet, mon époux a raison, l’esprit de compétition met toujours en valeur les talents. Mais tu le sais, en tant que capitaine de quidditch. » Trevor avait la confiance dans la voix, Ava l'art de trouver la confiance des autres, les mots tout en équilibre, comme son repas.

La délicieuse mousse framboise avait pour Jacob ce goût acide, il la vit un instant se brouiller avant de fermer fortement les yeux salés. Encore une goutte d'Adam qui s'est fait emprisonner par les Moldus pour avoir volé sur leur territoire et de Moldus pourvus d'infériorité et le menu de l'insensibilité serait complet. Il rouvrit les yeux sur sa mousse, ce n'était pas terminé.

Ava saisit sa cuillère d’un geste délicat et tendit un regard très doux à Leo. L'accueillir pour la première fois était une occasion qui s'assortissait d'une attention toute particulière : « Et le temps de Poudlard est un temps privilégié pour se faire connaître. Je suis certaine que ce poste prestigieux de capitaine t’ouvrira des portes. » Son ton de confidence sur son expérience, d'une voix affable, contrastait avec le ton direct de son mari. Trevor pensait que sa femme appuyait trop sur la propre volonté des jeunes : « Les grandes familles sorcières transmettent heureusement ce sens de l'ambition à leurs enfants. » Il avait ces expressions faciales fières qui disaient : par conséquent, Leo, tu n'as pas de souci à te faire.

Le regard du père sur Jacob débordait à cet instant de fierté post-Dominion qui se voyait encore lorsqu'il traversa celui de Leo. Et Ava de donner raison comme à son habitude à son mari en posant son regard avec délicatesse sur Leo : « Oui, toi, moi, mes quatre fils, nous avons la chance d'avoir connu le cadre privilégié d'une éducation sorcière. C'est un privilège dont nous pouvons nous montrer dignes. Je crois que nous le savons toutes deux. » C'était un signe de rapprochement, entre la plus jeune et la maîtresse de maison, ce nous élégant et doux. Une femme âgée qui ainsi osait élever la plus jeune à ses côtés. Trevor trouvait pourtant, certes, sa femme un peu trop indirecte, pour dire la vérité sur la différence qui était une inégalité entre sorciers et moldus.

La gorge complètement nouée, Jacob avait enfin terminé cette mousse, avalée au plus promptement qu'il le pouvait, à grande difficulté, qui lui avait semblé durer une éternité.

Quand Ava demanda si Leo souhaitait partager le thé, le regard vide de Jacob se porta sur Leo, s'éclaira à sa vue, alors qu'il mettait sa force pour le conforter : *on monte se laver les dents ?*. Rincer leur langage, leurs paroles, tout ce qu'ils avaient prononcé. Un mot sur les Sang-Pur ou le Conseil en plus et c'aurait été la toiture sur la maison de la honte. Quel que soit le choix de Leo, il suivrait ce qu'elle dirait et répondrait automatiquement d'une voix au timbre cassé et retenu en repartant du dîner : « Père, Mère, je vous souhaite de même une très agréable soirée. ». Et eux souhaiteraient à Leo d' « admirer Cambridge » comme elle le désirait.

Jacob sourit sincèrement à Leo quand ils furent en haut des escaliers : « Après s'être lancés dans le vide avec "une grande voile suspendue par quelques fils" et avoir crié la vérité, on peut même passer un dîner avec mes parents, hein ? » Il passa une main sur l'épaule de Leo par réflexe de solidarité, glissant doucement un baiser sur son front. Juste pour rappeler que grandir dans un environnement sorcier ou moldu, on s'en fichait, et que, avec ou sans Dominion, il l'aimait. « Je te prête une veste pour sortir ? »

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

14 oct. 2021, 08:52
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
La main de Jacob sur mon épaule, je passe les bras autour de sa taille pour le serrer un moment contre moi, toujours un peu assommée par la tournure qu'a pris la discussion. "C’est tellement frustrant de pas pouvoir dire les choses comme on veut." J'ai besoin d'air frais, de pouvoir respirer sans avoir l'impression d'étouffer dans une conversation. Vivement qu'on sorte, juste les deux.

L’impression d’être à l’aise à table que j’aie ressentie à un moment était, comme je n'ai pas tardé à le constater, qu’une vaste illusion. Le "tu as raison Ava" sincèrement souriant de toute à l'heure me semble lointain. Prise au piège par la tournure de la discussion. Les mots des parents me reviennent encore maintenant. "Prouver ta valeur, Leo." Pardon ? Je déglutis. Je vois. Ma valeur reste encore à prouver.Dans un Dominion." Un. Dominion. Comme si ça courait les rues. Je ne comprends pas comment il est possible de souhaiter un nouveau Dominion à qui que ce soit. Bien sûuur, le Dominion c'est ce qu'il y a de plus banal, pas du tout terrifiant, pas du tout traumatisant. Banal dans ses répercutions, mais ce qu'il y a de plus glorieux en même temps : la " chance d’une vie," comme il a dit. Le regard regard empli de fierté auquel je n'ai que pu répondre par un sourire de plus en plus crispé. Je me suis contentée de ne répondre que lorsqu'on m'a explicitement mon avis. "N'est-ce pas ?" J'aurais voulu dire non. Non à tout ce qu'ils ont dit sur la fierté du Dominion, aux preuves à faire pour être reconnu, aux "grandes familles sorcières transmettent heureusement ce sens de l'ambition à leurs enfants" qui me paraît être un ambition forcée dans une certaine direction. Sauf que j'avais l'impression qu'à chaque fois que j'aurais aimé répondre "non", les phrases étaient tournées de manière qu’il n’y ait qu'une seule réponse possible étant "oui. " Parce que je "le sais, en tant que capitaine de quidditch." Au-secours ! Incapable d'appuyer ce qu'ils disent parce que je ne suis pas d'accord, incapable pourtant de les contredire, sous le regard délicatement encourageant d’aller dans son sens d’Ava donnant l’impression que le "oui" était la réponse naturellement juste.

Le pire dans tout ça, c'est que j'ai bien vu que Jacob est devenu de plus en plus renfermé, de plus en plus taiseux. J'ai perçu toute l'insensibilité avec laquelle des sujets comme le Dominion ont été abordés. Et leur indifférence vis-à-vis de ce qu'il pouvait ressentir. J'aurais aimé pouvoir manoeuvrer la discussion dans une direction plus plaisante, pas uniquement pour mon confort à moi mais surtout pour éviter cette situation-là à Jacob. Mais la vérité est que face aux deux adultes, j'y suis pas arrivée. J'ai même pas réussi à essayer. Pas juste pour ne pas les contrarier, mais parce que leurs phrases ne m'en ont pas laissé la possibilité. Que j’ai pas osé glisser de “mais” face à un mur de paroles convaincu et solide de chaque côté qui ne me laisse aucun choix sur la direction à emprunter.

Et puis finalement cette remarque sur "le cadre privilégié d'une éducation sorcière. C'est un privilège dont nous pouvons nous montrer dignes. Je crois que nous le savons toutes deux." J'ai eu l'impression d'enfin retrouver une prise ferme à laquelle m'accrocher pour résister. Quelque chose à laquelle je ne peux pas juste répondre "oui" parce qu’au-delà de déformer ma réelle pensée, ce serait juste mentir. Alors doucement, le regard allant de l’un à l’autre, j’ai expliqué : "Je suis née-sorcière uniquement sur papier. J'ai grandi chez mes grands-parents moldus." Au moins, ça c’est dit. De toute manière, ça aurait fini par se savoir, inutile de tenter de le cacher. Alors voilà, pas d'éducation privilégiée de laquelle me montrer digne, pour moi. Navrée si ça vous déçoit, mais j'en ai pas honte. Inutile de préciser que j'ai décliné le thé.

Enveloppée dans une veste un peu grande mais dans laquelle je me sens à l'aise parce que c'est celle de Jacob et qu'elle donne légèrement l'impression d'être entourée de ses bras - en moins bien, bien sûr, mais en réconfortant quand même, je tiens sa main alors qu’on parcourt les rues de la ville, le regard levé sur les facades des bâtiments qu’il me montre. Quand Jacob évoque les Night Climbers of Cambridge, je suis parcourue d’un léger frisson, en m’imaginant l’adrénaline qu’à dû être celle ressentie par d’autres en grimpant à ces mêmes murs et ces mêmes toits que je regarde maintenant d’en-bas. Je ressens une sorte de reconnaissance mêlée d’empathie envers ces étudiants qui ont eu l’audace d’escalader les bâtiments de leur ville et Université.

"Ça leur donne des airs de Gryffondor, tu trouves pas ?"

Je profite d’un instant d’arrêt pour me glisser entre les bras de Jacob, approcher mon visage du sien pour murmurer entre deux baisers :

"Tu nous imagines ? Après avoir crié la vérité depuis un parapente, la crier sur les toits ?"

Ça ne sonne pas particulièrement réaliste, mais la pensée me fait sourire. L’image de Jacob et moi nous hissant sur à la force de nos bras quelque part en haut de notre propre école, défiant gravité et règlement, Night Climbers of Hogwarts.

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin

14 oct. 2021, 17:43
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
"And all the roads we have to walk are winding" [1]

Elle est jolie, ta silhouette qui frissonne, Leo. De celles qui retiennent le regard, de celles qui ne font pas que passer, de celles qu'on aimerait retenir et approcher. Approcher : ce que tu fais, d'ailleurs : "Hé". C'est l'été des sensations rouges je crois. Le sourire contre ta chevelure rousse, douce, le souffle contre le rouge du contact de tes lèvres, les joues un peu rougies peut-être, aussi. Je passe mes mains dans ton dos pour te tenir doucement lors du baiser. *Tu me diras si c'est inconfortable pour toi ?* Attention Leo, quand tu embrasses, la silhouette frissonnante, c'est un bien-être contagieux. C'est un peu comme si en touchant nos lèvres, nous nous étions transmis un sourire. Et le regard échangé ne laisse aucun doute sur ce que j'en ai pensé.

Je comprends à ta proximité que ce sera un moment pour nous deux. On reparlera de ce qu'il s'est passé ce soir plus tard, on aura tout le temps de l'évoquer après cette soirée, que les rayons commencent à dorer. De l'or des Gryffondor, tu crois ? Un peu plus loin, je montre avec malice ce blason de l'université de Cambridge : des lions dans le rouge et le doré. "Définitivement un petit air de famille Gryffondor." acquiescé-je.

Mes pas calés sur les tiens, un bras passé sur tes épaules, je pointe de l'autre tous ces bâtiments d'universités, à gauche et à droite. Si j'avais été Moldu ou Cracmol... c'est peut-être là que j'aurais étudié ? ou ceux que j'aurais escaladé comme un night climber, qui sait. J'aimais cette idée, en nous nommant ces universités, d'une vie à côté. Je la voyais aussi dans les lieux de fête, les lieux de vie, tous ces lieux où l'on pouvait partager, sans être sur son lieu d'études en simultané, quelques moments privés. Après les regards sur un certain collier de l'an dernier, j'avais changé et j'estimais ce concept de privé, tout à fait étranger au château écossais où d'habitude tous deux on habitait sous les regards toute la nuit et toute la journée.

Ma géographie n'était pas la géométrie statique de lignes de toitures figées, ma géographie se vivait. C'était l'espace parcouru avec la mobilité d'un regard de cocher avide d'explorer, l'envie de découverte de Jack Sparrow ou de l'aventurier de western prêt à s'élancer au grand galop. En première année, ma géographie, c'était les vadrouilles dans le château. A l'aube de ma cinquième année, j'aspirais à plus grand que le château gris sombre, à plus loin, à l'inexploré. Ces hautes tours de Cambridge par conséquent me plaisaient, alors que leurs pierres claires réfléchissaient les rayons dorés du soleil du soir, les mêmes rayons que les pierres sombres de Poudlard absorbaient.

Et cette lumière ocre qui se répandait me plaisait encore plus en éclairant les peaux de reflets. Et une peau en particulier. Celle que je regardais, où la lumière dessinait de mouvants effets sur les motifs des taches de rousseur. Ta peau, Leo. C'est bien simple : tu rayonnes. Tu disais que j'étais ton Wonderwall [1]. A parcourir ta peau avec ce regard dans lequel se lit ce soupçon d'attirance qu'en amitié l'on ne se connait pas, on eût pu dire que tu étais mon Wonderland. Et par-delà les "toits", c'est toi que j'entendais, toi qui m'intéressais, toi vers laquelle mon regard revenait.

Je crierais si tu le voudrais et j'hochais la tête : je me voyais très volontiers crier à tes côtés, et je croyais fort en de nombreux autres moments partagés - mais en de certains instants, comment te dire aussi mes yeux dans les tiens que ta présence déjà me suffisait ? Que muette ou en train de crier, un moment avec toi serait un moment que j'aimerais ?


Reducio
[1] Ta référence, chère Leo :wise:

Blason de l'université de Cambridge
Image

... je sais bien que "tick" c'est cocher pas dans ce sens, mais je suis parti du français :wink3:

Edit : et je me rends compte que la couleur des bâtiments à Cambridge ce n'est peut-être pas spontané, je pense à ça (non éclairé, à imaginer avec les couleurs dorées d'une soirée) :
Image

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

14 oct. 2021, 23:19
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
Je ne peux m'imaginer de sentiment plus agréable que celui que tu m'offres depuis quelques temps mais que je ressens de manière particulièrement intense en cet instant : l'impression d'être aimée. Ou plutôt, savoir que ce n'est pas qu'une impression. Le sentiment d'être aimée, vraiment aimée. Ton souffle que je sens filer entre mes boucles gonfle mon coeur de plaisance. Tes mains qui glissent dans mon dos m'étreignent dans une sensation de sécurité, de confiance mais aussi d'attrait pour ta proximité. J'aime voir tes joues se hâler de ce léger voile rosé et j'avoue que ça me plaît de constater que d'une manière ou d'une autre, c'est moi qui suis à l'origine de ce rougissement. Je ne vois pas mes propres joues, mais je sens la chaleur irradier de mon visage - à moins que ce ne soit celle de ton souffle sur ma peau, celle de ton corps à proximité en cette soirée d'été qui commence tout juste à lentement se rafraichir avec la progressive disparition du soleil derrière les bâtiments, ou simplement celle des derniers rayons de soleil qui nous atteignent de leur chaude lumière ? Dans tous les cas, je ne doute pas que tu puisses prétendre faire exactement le même effet sur moi. Il suffit de voir comment je te revoie ton sourire. Et quand tu me souris et que je te souris, quand tu me regardes ainsi et que je te regarde aussi, j'ai juste envie de recommencer et t'embrasser une nouvelle fois.

On continue notre chemin. Je les aime bien, ces lions du blason de l'université que tu me montres. Lions sur fond rouge et or, qui rappellent le blason de notre maison. Le notre de lion me fait déjà parfois sourire par sa représentation, une représentation qui date de je ne sais pas trop quand mais il y a très longtemps, je crois. A douze ans, en arrivant à Poudlard et en le voyant pour la première fois, si on m'avait donné un parchemin avec deux options à cocher : lion ou pas lion, je crois que j'aurais hésité un instant. Mais les quatre félins que je vois ici ont décidément une coiffure encore plus particulière. Remarque, ça leur donne quelque chose de mignon, un air un peu inoffensif malgré leurs quatre griffes sorties.

"Regarde, avec leur patte levée, ils donnent presque l'impression de nous saluer !"

Mais au fond, c'est pas si important les apparences, non ? Quoique, je ne sais pas. Je sens que même si ce n'est pas le plus important, j'ai envie de te plaire. Parce que toi, parmi tout ce que je ressens pour toi, je te trouve aussi beau. Quand je sens tes yeux parcourir mon visage avec ce regard-là, ça me donne le sentiment agréable d'être jolie. En tout cas, de l'être pour toi. Et l'être à tes yeux me suffit largement.

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin

15 oct. 2021, 03:06
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
Je souris des yeux à ce que tu dis : des lions qui font coucou. Une nuance espiègle passe dans mon regard, tournant la tête comme pour me remettre à leur place : "Et tu crois que si c'était un blason sorcier qui parlait, ils auraient dit quoi en nous voyant ?". Encore quelques noms un peu clinquants en les prononçant pour te les présenter - King's College, Queens' College : il n'y aurait ni collège-cocher ni collège-pirate parmi les universités décidément - et le petit tour du quartier terminé, revenir sur les rives ombrées de la Cam à tes côtés.


***
Les silences.
Il est des silences pesants, des silences inquiétants, des silences furieux, des silences qui coupent comme pas deux. Des silences dignes de Trevor Tramontane.

Il est des silences imposés. Celui de chaque repas avec mes parents à côté.

Mais ce silence-là n'est ni pesant ni imposé, ce silence-là est plein de présence. Ce silence quand nous remontons les escaliers de la maison à pas de loup après le cliquetis de la clé dans la porte d'entrée, c'est un silence de confiance. En vérité, en remontant avec souplesse les marches, je me rends compte que cela nécessite énormément de confiance le silence. Quand on n'est pas à l'aise avec quelqu'un, on le nomme "blanc" et il rime vite avec "vide" et "gênant".

Peut-être que rester bouche fermée avec quelqu'un sans combler le trou avec un casque de musique moldu ou en plaçant l'attention ailleurs, c'est comme rester les yeux fermés en sa présence, on sait qu'il ne nous fera pas de mal. C'est fou quand même d'arriver sous cet angle à un degré de proximité plus grand avec sa copine, certes très proche amie depuis plus de deux ans qu'avec ses propres parents, ceux qui nous ont élevé pendant onze ans.


***
Nous sommes devant la porte de la chambre que tu occupes.

"Je peux rester avec toi ?" J'appuie un regard prolongé, interrogateur et si tu me laisses entrer, je te rassure du regard : "Je viens seulement quelques minutes, parler, ne t'inquiète pas." Attends, je m'assieds juste sur le bord du lit. Voilà.

Je pose mon regard sur le tien, avec cette intensité des sujets importants : "Mes parents. C'est compliqué. Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas normales. Le rêve d'ascension sociale chez eux, c'est maladif. Nous sommes de classe moyenne. Point. Ils ont un de ces tabous sur le mot "moyen"." [1] Ils essayaient de le cacher par tous les mots et tous les objets. Le costume de Jack Sparrow ne mentait pas : il disait qu'il était un pirate et il l'assumait. Tout ce que faisaient mes parents était costume, mais costume-déguisement, pour cacher la vérité, pas l'assumer. Mais le costume-déguisement de riche Sang-Pur cliché leur collait tellement à la peau, ils l'avaient tellement désiré, qu'ils ne savaient de mois en mois plus s'en détacher. Cela faisait maintenant presque quatre ans qu'ils étaient tous deux seuls à la maison, à auto-entretenir leur costume-déguisement, toujours plus puissant, toujours plus convaincant. Une armure-déguisement.

"On n'a pas deux familles. Ils sont ma famille, je leur serai fidèle jusqu'au bout. Je ne serai jamais celui qui les critiquera. Pas devant un autre que toi. Ces gens-là, ils m'ont nourri, ils m'ont élevé." Là, j'hausse un peu le ton. Ce qui va suivre est ce que je veux souligner : "Mais quoiqu'il arrive je serai toujours de ton côté. C'est ce qui compte le plus pour moi. Leo. Tu n'as aucun souci à te faire. On est têtus comme des Gryffons, non ?"

Je reprends mon ton bas, cherchant toujours ton regard : "Tu sais, je crois que ma détermination de Gryffondor a deux côtés.
... Le côté têtu parce que j'y suis obligé. Parce qu'il faut tenir tête pour avoir un peu de liberté. Ca, c'est mes parents qui me l'ont donné. Jamais, jamais, je ne voudrais être Auror. Ni la filière, ni le métier. Hors de ma vue, les chemins tout tracés. Je veux travailler sur le monde moldu.
... Et le deuxième côté, le côté têtu parce qu'on veut se battre de toutes nos forces pour ce à quoi on tient. Ce qu'on aime. Celle qu'on aime. Et ça je crois que c'est ton côté."


Mon sourire s'accroît un peu. "Ce qui est agréable avec toi, Leo, c'est qu'on crie en parapente ou qu'on chuchote dans la nuit, on se sent bien avec toi. A sa place, tu vois. Je vais prendre cette potion pour éviter de crier ou de frapper de l'autre côté du mur - je ne vais pas te réveiller - mais je penserai avec le sourire à toi en me réveillant. Les journées avec toi, c'est naturellement génial."

Je pose un regard sur toi en finissant de parler, faisant encore un peu résonner mes paroles en pensées : cette journée avec toi était géniale, j'ai hâte de la suite.


Reducio
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[1] pour comprendre le personnage, on trouve exactement ce même rejet de ce qui est moyen chez Jacob. Il s'est juste déplacé : pas du tout dans le domaine ethno-économique comme ses parents (zéro envie de se distinguer par son statut de sang et son statut socio-économique) mais dans le domaine moral. Je crois qu'il y a une surcompensation chez le fils de l'absence d'empathie des parents. Et c'est peut-être même cette haute exigence qu'il place en lui-même vis-à-vis de ce qu'il doit à ses proches qui fait qu'il a tant de mal à extérioriser ses blessures (se placer dans la position où ses proches le soutiennent plutôt que l'inverse) en plus de la difficulté à se mettre dans une position de vulnérabilité naturelle au vu de l'environnement familial qui ne l'amène vraiment pas à s'ouvrir. Bref, je ne pouvais pas lui faire penser quelque chose dont il n'est pas conscient - mais c'est le point qui sera traité en thérapie pour le sortir de l'ornière de ce manque d'extériorisation du traumatisme qui l'empêche de cicatriser dans le contexte post-Dominion.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

16 oct. 2021, 10:22
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
J’ouvre la porte de la chambre, suis du regard Jacob que je laisser passer avant d'entrer à sa suite. Je me détourne un moment pour refermer la porte derrière nous - pour que malgré nous voix baissées, le bruit soit atténué, mais aussi pour délimiter du reste de la maison un espace à nous deux, où on peut s'écouter sans se préoccuper de l’extérieur. Lançant un sourire doux par-dessus mon épaule, je glisse : “Je ne m’inquiète pas, tu sais,” puis je traverse la chambre pour m’installer sur le rebord du lit à côté de lui. Je te connais, Jacob, je te fais entièrement confiance. Ce n’est pas parce qu’on est dans une pièce avec la porte fermée que je ferais mieux de sortir un casque de sécurité ! Je sais qu’avec toi, il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

Je ne sais pas tellement quoi dire, à propos de ses parents. Je ne suis pas la mieux placée pour parler d’histoires de famille. Chez moi, c’est une composition peut-être un peu étrange mais très simple à la fois : Gran’Ma, Gran’Da et moi, c’est tout. Pas besoin de plus, on est très bien juste les trois. Même si ce n'est pas grand chez nous et que notre manière de parler est radicalement opposée à celle recherchée par les parents Tramontane. C’est assez incroyable, à bien y penser, la manière de laquelle en Grande-Bretagne un accent - au delà des inflexions propres à la région, réfléchit clairement la couche sociale dans laquelle évolue quelqu’un. Parfois, en parlant, tu sais avant même de connaitre le nom de ton interlocuteur de quel environnement il vient. J'imagine bien que je ne suis pas ce qu'il y a de plus bénéfique pour l'image sociale de la famille Tramontane.

Doucement, j'ironise: "C'est déjà ça : avec mon "modeste", au moins je n'entre pas dans le tabou du "moyen.""

Si l'ascension sociale était un jeu de l'échelle, me fréquenter ne serait certainement pas une échelle facilitant l'arrivée tout en haut. Et je sais que sur beaucoup de questions, mes opinons divergent de celles des parents de Jacob. Pourtant...

Jacob, tu sais que tu n’as aucun choix à faire entre ta famille et moi. C’est toi qui as ma loyauté. Comme ta famille a ta fidélité, ce n’est pas moi qui vais m’interposer. Ou alors uniquement à tes côtés en tant que têtue supplémentaire pour te soutenir dans ce que tu veux.

Fort comme Jacob et Leo, hein ?

A table... je suis désolée. J'ai vu comment ça t'a blessé, j'ai pas réussi à empêcher...

Ça me fait mal de le voir ou de le savoir souffrir. Que ce soit à cause de paroles et l'absence d'empathie sur un sujet comme le Dominion - subtilité partout sauf pour cette chose, la plus importante pourtant, on dirait - ou que ce soit à cause de cauchemars la nuit. Même si ça implique prendre une potion anti-rêves. C'est un peu triste comme idée, de noyer tous les beaux rêves qu'on pourrait faire dans les effets d'une potion. Mais si elle lui évite des tourments... c'est le plus important. Je le regarde d'un sourire encourageant :

"Un jour on va réussir à te débarrasser de cette potion. Parole de Gryffondor déterminée."

En attendant, savoir qu'il est le dernier que je vois le soir avant d'aller dormir et le premier que je verrai demain en me réveillant a déjà de quoi faire sourire sincèrement.

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin

16 oct. 2021, 17:02
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
"Se débarrasser de cette potion", cela sonne profond. « On est les rois des potions, hein, entre toi à la St-Valentin et moi après tout cela ? » L'ironie un peu piquante partagée fait parfois du bien, quand elle allège le mal dont on parle, mine de rien.

*Ne t’inquiète pas, à table, j’ai l’habitude. C’est juste usant à 10 ou à 16 ans cette sensation d’impuissance répétée et de plaie toujours retournée, mais on se relève toujours plus fort. Je ne les aurais jamais, mais ils ne m’auront pas plus. Je ne quitterai pour aucun prix mes positions. Même s'ils arrivent à me faire venir des larmes de rage, de déception, d'impuissance, de tristesse traumatique aussi, même s'ils savent toujours où frapper, ce que je veux ne bougera pas. Même sans Adam et Simon pour équilibrer les dîners, même si je dois tenir ma volonté en silence, eh bien je la tiendrai. Devant toi, je pensais qu’ils se retiendraient un peu. Peine perdue. Un seul dîner sans pour retrouver dès le deuxième leurs sujets préférés, ils n'auront pas fait long feu sans leurs idées.*

Mais ce n'est pas tout à fait mon point à ce moment. « C’est moi qui suis désolé, je n’ai pas pu, pas su les retenir de dire ce qu'ils ont dit. Bien sûr, avec notre détermination, on traversera tout, potion compris. » Il y avait des motifs clichés que je détestais, mes Serpentard de parents à illustrer l'amour des apparences de leur maison, mais la profonde détermination des Gryffons, c’était un cliché auquel tenir avec fierté, un cliché salvateur pour s'y identifier.

Mais tu tiens un rôle particulier, Leo, ce n'est pas que par la détermination d'alliés que nous sommes liés. On traversera tout « par amour, aussi. » Et si je clarifie cette question de mes parents, c'est pour être certain qu'elle ne te blesse pas et ne mette pas de barrière entre nous. Et c'est en pensant à toi, à nous, tous les deux, que je voulais l'évoquer sans filtre regard à regard, yeux à yeux.

Mon regard suit un peu ton corps avant de s’en aller. J'ai envie de t’embrasser, de… Cette forme de ta silhouette que tracent tes habits, Leo. Raaah, c'est compliqué. Je passe un rapide baiser sur ton front avant de me lever pour doucement avancer vers la sortie de la chambre. Je souris à l'embrasure de la porte : finalement comme une boussole se réoriente toujours vers le Nord, mon sourire se réoriente toujours vers toi.



Reducio
Et je profite lâchement du jour "boussole" pour représenter l'espace et être à égalité d'info, Leo, si on les déplace ^^ :

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Le pâté de maisons sorcières dont fait partie la maison des Tramontane proche à la fois de pôles sportifs (signalés en vert) et de pôles plus sérieux (en gris), universitaires. Il me fallait le jardin botanique à proximité aussi (RP avec Megan). Dès lors, depuis la maison de Jacob, si on part à gauche le long de la Cam, c’est la ballade urbaine vue la veille ; et si on part à droite le long de la Cam, on est à Grantchester Meadows (il y a le clip de la chanson de même nom des Pink Floyd pour se le figurer).

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

16 oct. 2021, 23:24
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
La porte de la chambre s’est refermée sur un Jacob souriant. Je dois avouer que maintenant que je suis confortablement allongée sous la couverture, je sens la fatigue jusqu'à là confinée dans un coin de mon corps et restée tout à fait ignorée commencer à se répandre dans mes membres, doucement embuer ma tête. Mais au lieu de fermer les yeux pour espérer m'endormir, cela fait... je sais pas trop, peut-être une dizaine de minutes que je regarde le plafond. Je crois que je suis en train de sourire un peu bêtement toute seule, dans l'obscurité de la chambre.

Si je plissais les yeux et regarderais avec concentration, peut-être que je pourrais distinguer la silhouette de quelques meubles, obscurité se détachant sur obscurité. Mais immobile, détendue, les paupières mi-closes, c'est autre chose que je vois devant moi - les images colorées correspondant à des scènes de ces dernières heures qui se relayent dans mon esprit. Ça fait un peu plus d'une journée et demie que je suis ici et j'ai l'impression que le temps passe tellement vite, en même temps que j'ai l'impression d'avoir déjà vécu tellement de choses suffisamment importantes pour en garder des souvenirs vifs pendant longtemps. Cette même journée et demie, si je l'avais passée sans Jacob à la maison, n'aurait certainement pas tardé à se confondre dans mon esprit avec plein d'autres journées similaires - pas forcément ennuyeuses mais tranquilles et sans relief. Sans ces pics d'adrénaline qu'on ressent en s'élançant dans le ciel en parapente. Sans ces instants de découverte où je rencontre avec curiosité les endroits où a grandi mon copain. Sans ces regards échangés dont la palette des lueurs les teignant va de malicieux à aimant. Sans ce sentiment de bien-être tantôt paisible que je ressens quand je suis appuyée contre Jacob, épaules entourées de son bras tandis qu’on est tranquillement posés devant un film, tantôt mêlé de vagues de plaisir plus intenses, vibrantes, presque enivrantes, quand l’attention entière se porte sur nos corps qui s’étreignent, quand ce se sont ses lèvres qui parcourent ma peau, les miennes la sienne ou les deux qui se trouvent en même temps.

Guidée par la boussole de l’instinct qui ne réfléchit pas et se laisse aller au gré de ce qui vient, je navigue mentalement à-travers la galerie d’images qui se relayent puis reviennent. Je ne sais pas exactement quand et sur quelle image mes paupières se sont fermées lorsque le sommeil m’a finalement emportée, mais ça ne peut que avoir été quelque chose de plaisant.

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin

17 oct. 2021, 14:39
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
Quelque part dans les vapes, entre le sommeil et le réveil. Je commence à me douter que ce n’est pas la réalité. Moi, en train de discuter avec la version sorcière et animée des lions de l’université de Cambridge que Jacob a imaginé hier. Eux qui tentent de me convaincre de leur organiser un échange avec le lion de Gryffondor pour "voir comment c’est d’orner un autre blason." "Expérience professionnelle", comme ils disent, pour "élargir leurs horizons". Je tente de leur expliquer que ce n’est pas à moi de décider. Je sais pas où est Jacob, je crois que je l’attends. Une histoire de clé oubliée dans le Magicobus ? Bizarre, il me semble pourtant qu’on était chez lui tous les deux, juste avant. Je sais plus trop. Les lions qui commencent à taper du pied de frustration, argumentant que ce ne serait "que pour quelques temps," moi qui tente de leur faire comprendre que ce n'est pas là la question. Toc toc. Eh mais il est marrant le bruit qu'ils font, pas du tout menaçant.

"...Leo..." Attendez, je reviens, on m’appelle. Sa voix. Je la reconnais, c'est la voix de Jacob. Enfin, il va pouvoir m'aider à faire entendre raison aux quatre félins. Toc toc. Hein ? Mais... Oh ! Je réalise que c'est bien Jacob, mais que ce ne sont pas les lions tapant du pied. C'est Jacob qui toque à la porte de ma chambre pour me réveiller. En fait, ils ont carrément disparu, les lions, et avec eux le problème de l'étrange discussion. J'ai souvent un peu de mal à percuter quand je ne suis pas encore entièrement éveillée. Mais là, une fois le tri entre imagination et réalité fait, je bondis hors du lit, tout à fait réveillée. Je traverse rapidement la chambre pour abaisser la poignée.

La porte s'ouvre sur Jacob évidemment, mais j'affiche un air faussement surpris, tandis que je m'appuie contre l'encadrement, une main sur la hanche.
Du regard, je le balaie de haut en bas puis en sens inverse jusqu'à retrouver ses yeux, mimant l'air de celle qui se trouve soudainement face à une personne qui lui plait. Le regard joueur, je demande :

"Eh bien, que puis-je faire pour vous ? "

Je sais bien que je n’arriverai pas à rester sérieuse très longtemps, je sens déjà le sourire tanquin-malicieux venir. En même temps, avec ma tête de qui vient tout juste de se réveiller après avoir parlé à des lions têtus, dans mon T-shirt bien trop grand, assez long pour m’arriver un peu au-dessus des genoux et suffisamment large pour que j’aurais pu y entrer deux fois, je ne dois de toute manière pas avoir l’air très crédible.

Un peu plus tard, je désigne ce qui me fait office de pyjama :

C’est pas crocodile mais je pense que je ferais quand même mieux de me changer avant qu’on y aille.

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin

17 oct. 2021, 18:33
 Inktober   Cambridge   Privé  A l'encre de l'été  L.G 
Les tenues.
Cela faisait partie des grands mystères féminins. Déjà, pourquoi le sujet était d'abord féminin ? Les filles avaient tout autant besoin de tenues confortables que les garçons, non ? Dans un dortoir de garçons pas de Serpentard, les garçons passaient rapidement l'étape préparation le matin. Et Jacob aimait bien ce petit caractère spontané, naturel, ébouriffé des coupes des camarades du cinquième étage, simples, pas guindés, décontractés. Cela donnait aux Gryffons un petit air de liberté, d'anti-conformisme qui le faisait sourire. Il en était même venu à se demander si sa coupe désordonnée le jour de sa première rentrée avait été sentie par le Choixpeau et avait fait qu'il n'avait pas été dans la maison des garçons peignés comme son père l'avait été.

Ensuite venait l'appréciation sur la tenue. Et là, ça pouvait être terrible, parce que l'usage voulait que l'avis sur la tenue se reporte sur le goût de celle qui l'avait choisie et donc sur celle qui l'avait choisie. Il le savait. Alors que parfois, c'était juste la tenue qui ne mettait pas en valeur le beau corps qu'elle cachait et le fait de ne pas aimer la tenue était juste une manière de dire qu'on estimait le corps plus que le tissu qui le couvrait. De toute façon, il trouvait bien nul de cacher son avis et se méfiait de ceux qui en plusieurs années passaient leur temps à dire oui - parce que dans ce cas il y avait bien des moments où ils mentaient. On ne pouvait pas être d'accord sur tout. Sinon on se répèterait dans les discussions et ce ne serait pas non plus intéressant.

Mais il essayait, quand cela touchait les apparences de ceux qu'il aimait, de dire oui ou non sans percuter trop violemment la sensibilité de ses proches. Non, ta tenue tape-à-l'oeil ne me plaît pas, on ne voit que cette apparence, on ne te voit plus toi ; ou : non, cette tenue tape-à-l'oeil ne nous laisse plus rien à deviner, et on aime le mystère, aussi ; et pas : elle ressemble à un rideau de douche. Ou si, mais avec ce regard malicieux qui exprime l'affection par-delà le désaccord. En l'occurrence, la tenue de Leo était consensuelle et il put se contenter de lui sourire de ce grand sourire assorti du plaisir de la retrouver.

Hop, ni une ni deux, transportée sur mes bras en descendant les escaliers. Avantage de la taille et de l'âge à peine utilisé. Viouuuum, les escaliers à tes côtés. Atterrissage en douceur les pieds sur le carrelage de la cuisine. *Juste pour vérifier qu'une capitaine de quidditch sait voler ?* Ton regard retrouvé, le sourire malicieux toujours imprimé : "Bah, pour le pyjama crocodile que j'aimais petit, tout est dans l'audace du choix, dans l'humour aussi. C'est un repousse-tristesse. Tu ne peux pas être dans un pyjama-crocodile sans sourire face à un miroir, impossible. C'est trop ridicule pour ne pas arracher un sourire."

Il répondit sur le même "vous" qu'elle lui donnait : "Ohoh, vous changer ? En quelle tenue, s'il vous plaît ?" Il ouvrit le frigo à la recherche des jus. "Laisse-moi deviner."

"Tu vas laisser tes cheveux au vent. Je crois ne te les avoir jamais vu attachés, non ? Tu vas opter pour des vêtements amples mystérieux." Hum, il ne l'avait que rarement vu en vêtements moulants. Jusque-là il pensait avoir juste. Il leva un sourcil amusé pour la suite de la devinette, plus hasardeuse : "Peut-être un peu de rouge audace pour compléter le choix du confort ?" En termes d'audace gryffone, il pourrait de son côté repasser, en tee-shirt et short, mais. Il n'allait pas non plus aller courir avec une canne de style et un chapeau-melon.

"On se fait un cocktail pour avoir de l'énergie avant de te changer et partir ? Faudrait pas que tes bras perdent de leur vitalité pour le cognard..." Il posa le shaker sur la table. "Tiens, il est à toi !" Il sortit suffisamment de types de boissons pour qu'elle trouve de quoi muscler ses bras si elle le souhaitait.

Bras, jambes, resteraient les abdos. Ils n'auraient qu'à trouver quelques blagues sur lesquelles rire, ce serait un bon début.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)