Le Livre du Prince
Mulciber et Regulus marchaient devant eux sans échanger un seul mot, à côté de lui Rosier aussi restait silencieux. Il sentait bien qu’il y avait un drôle de malaise et qu’il avait du commettre une bévue lors du dîner, mais il avait beau se remmémorer encore et encore ce qu’il avait dis, il ne voyait rien… Ils traversèrent la salle commune, Mulciber et Regulus rejoinrent Falley et Lestrange qui parlaient près du feu. A peine entré dans leur dortoir, Rosier s’assit sur une chaise et le darda de son regard mécontent.
— Il me semblait que tu voulais être fidèle à la plus noble partie de ton Sang Severus…
Severus s’assit sur son lit.
— Oui… Pourquoi ?
— Il faut faire attention à ses fréquentations quand on a ce genre d’ambition… Qu’est-ce qu’il y a exactement entre toi et cette… Evans ?
Severus rougit de gêne.
— Euh… Rien. On travaille ensemble sur les potions c’est tout…
Rosier plissa les yeux. T’es sûr ? Lâcha t-il d’un ton froid.
Severus réfléchit rapidement et trouva une solution idoine pour se dépêtrer de ce guêpier… Il soupira et se passa une main sur le visage.
— Écoute… Evans est à Gryffondor et elle est amie avec ce Lupin qui traîne avec Potter… Tu sais ce que je pense de Potter je crois ? Eh bien je suis sûr que derrière ses grands airs de moralisateur héroïque il brise le règlement… Si j’arrivais à trouver comment, peut-être que je pourrais nous en débarrasser... Lily me parle de lui et de son petit gang parfois.
Rosier le scruta d’un regard intelligent et calculateur.
— Tu te sert d’elle pour avoir des infos si j’ai bien compris ? Histoire de faire renvoyer Potter ?
Severus hocha la tête.
— Il y a quelque chose de plus insista Rosier, j’ai bien vu comment tu regardais cette Sang-de-Bourbe...
Severus se servit de ses notions balbutiantes d’occlumancie pour étouffer l’élan de rancoeur que lui causa l’insulte contre Lily, il garda un air neutre en se concentrant sur l’excuse qu’il pourrait jeter à Rosier pour expliquer ça…
— Elle est agréable à regarder… Mulciber aussi la regardait. Aubrey aussi.
Rosier sourit et hocha la tête.
— C’est sûr que… Elle est pas mal pour une Sang-de-Bourbe concéda t-il en semblant se détendre, mais oublie pas ce que je t’ai dis. Si tu traînes avec ce genre de personnes tu vas te fermer des portes.
— Je me sers juste d’elle assura Severus en vrillant Rosier d’un regard plus assuré qu’il n’était réellement.
— Bien, ça va alors accorda le Sang-pur en s’étirant, c’est acceptable de les utiliser.
Severus se coucha tranquillement sur son lit et ouvrit son manuel avancé de potion pour clore la discussion. Maintenant il comprenait ce que Lily devait ressentir lorsque ses amis lui reprochaient de traîner avec lui. Un étrange désarroi lui enserra les tripes, jusque là tout c’était plutôt bien passé. Il parvenait enfin à se faire sa place à Serpentard, il était en bon terme avec les Sang-purs, Slughorn l’avait invité à rejoindre son club très sélecte, il avait Lily… Il avait l’impression que la situation allait vite se compliquer.
Lily.
Une tristesse poisseuse infusa dans ses veines, il passait moins de temps avec elle en ce moment. Parfois il se demandait ce qui se produirait s’il lui montrait son Patronus pour qu’elle voit… Elle comprendrait, elle adorait ce sortilège c’était son préféré. Elle avait tout lu sur le sujet. Si elle voyait la Biche argentée, elle comprendrait qu’il l’aimait. Mais… Si elle ne voulait plus lui parler après ça ? Peut-être que Potter avait raison après tout… Comment une fille comme Lily, aussi belle, intelligente et populaire pouvait-elle..? Lui il était si sombre, si maladroit, si laid… Il n’avait aucune chance.
Il lui fallait plus de temps. Le temps de gagner de l’influence et du respect, de devenir un sorcier reconnu pour sa puissance. Il fallait qu’il arrive au niveau de Lily. Et alors peut-être...
— Il me semblait que tu voulais être fidèle à la plus noble partie de ton Sang Severus…
Severus s’assit sur son lit.
— Oui… Pourquoi ?
— Il faut faire attention à ses fréquentations quand on a ce genre d’ambition… Qu’est-ce qu’il y a exactement entre toi et cette… Evans ?
Severus rougit de gêne.
— Euh… Rien. On travaille ensemble sur les potions c’est tout…
Rosier plissa les yeux. T’es sûr ? Lâcha t-il d’un ton froid.
Severus réfléchit rapidement et trouva une solution idoine pour se dépêtrer de ce guêpier… Il soupira et se passa une main sur le visage.
— Écoute… Evans est à Gryffondor et elle est amie avec ce Lupin qui traîne avec Potter… Tu sais ce que je pense de Potter je crois ? Eh bien je suis sûr que derrière ses grands airs de moralisateur héroïque il brise le règlement… Si j’arrivais à trouver comment, peut-être que je pourrais nous en débarrasser... Lily me parle de lui et de son petit gang parfois.
Rosier le scruta d’un regard intelligent et calculateur.
— Tu te sert d’elle pour avoir des infos si j’ai bien compris ? Histoire de faire renvoyer Potter ?
Severus hocha la tête.
— Il y a quelque chose de plus insista Rosier, j’ai bien vu comment tu regardais cette Sang-de-Bourbe...
Severus se servit de ses notions balbutiantes d’occlumancie pour étouffer l’élan de rancoeur que lui causa l’insulte contre Lily, il garda un air neutre en se concentrant sur l’excuse qu’il pourrait jeter à Rosier pour expliquer ça…
— Elle est agréable à regarder… Mulciber aussi la regardait. Aubrey aussi.
Rosier sourit et hocha la tête.
— C’est sûr que… Elle est pas mal pour une Sang-de-Bourbe concéda t-il en semblant se détendre, mais oublie pas ce que je t’ai dis. Si tu traînes avec ce genre de personnes tu vas te fermer des portes.
— Je me sers juste d’elle assura Severus en vrillant Rosier d’un regard plus assuré qu’il n’était réellement.
— Bien, ça va alors accorda le Sang-pur en s’étirant, c’est acceptable de les utiliser.
Severus se coucha tranquillement sur son lit et ouvrit son manuel avancé de potion pour clore la discussion. Maintenant il comprenait ce que Lily devait ressentir lorsque ses amis lui reprochaient de traîner avec lui. Un étrange désarroi lui enserra les tripes, jusque là tout c’était plutôt bien passé. Il parvenait enfin à se faire sa place à Serpentard, il était en bon terme avec les Sang-purs, Slughorn l’avait invité à rejoindre son club très sélecte, il avait Lily… Il avait l’impression que la situation allait vite se compliquer.
Lily.
Une tristesse poisseuse infusa dans ses veines, il passait moins de temps avec elle en ce moment. Parfois il se demandait ce qui se produirait s’il lui montrait son Patronus pour qu’elle voit… Elle comprendrait, elle adorait ce sortilège c’était son préféré. Elle avait tout lu sur le sujet. Si elle voyait la Biche argentée, elle comprendrait qu’il l’aimait. Mais… Si elle ne voulait plus lui parler après ça ? Peut-être que Potter avait raison après tout… Comment une fille comme Lily, aussi belle, intelligente et populaire pouvait-elle..? Lui il était si sombre, si maladroit, si laid… Il n’avait aucune chance.
Il lui fallait plus de temps. Le temps de gagner de l’influence et du respect, de devenir un sorcier reconnu pour sa puissance. Il fallait qu’il arrive au niveau de Lily. Et alors peut-être...
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Severus posa son dictionnaire de latin appliqué sur la table et nota un nouvel essai de la formule de son sort… C’était un peu trop éloigné du véritable usage du sort à son goût mais il commençait à désesperer, il n’aurait jamais pu croire qu’un simple sort offensif soit si complexe à créer. Ça faisait des semaines qu’il y travaillait. Il répéta la formule mentalement, ça sonnait bien, restait plus qu’à… Il balaya la salle commune des yeux, la lumière vert sombre du lac obscurci par l’hiver donnait une atmosphère feutré à la salle, les légers bourdonnements de conversations étaient réconfortants et agréables.
Il avisa Falley, Rosier et Regulus qui discutaient dans les meilleurs fauteuils près de la cheminée et sourit d’avance face à l’idée qui naissait dans son esprit. Son choix se porta sur un duo de Sang-mêlés de deuxième année, deux garçons assez chahuteurs qui avaient plusieurs fois manqué de respect à la hiérarchie puriste de Serpentard. Severus fit coulisser sa baguette de sa manche, répéta la gestuelle de son sort d’un mouvement souple du poignet et…
« Levicorpus » pensa t-il en visant l’un des deuxième année.
Le garçon jeta un cri paniqué et se retrouva pendu par une cheville la tête en bas. Severus ricana et l’attention générale se focalisa sur le deuxième année cramoisie suspendu dans les airs.
— Libère le ! hurla son ami en apercevant Severus.
Severus plissa les yeux hostilement, de quel droit ce petit insolent lui donnait t-il des ordres ? Il était plus vieux que lui, il lui devait le respect.
— Quoi ? On est jaloux ? susurra t-il d’un ton menaçant.
Severus laissa sa proie s’écraser au sol et relança le sort à l’autre. Il savoura quelques secondes l’enivrante sensation de pouvoir que lui procura le sort. Le garçon était complètement impuissant, sous son contrôle, il avait beau se tortiller et l’injurier, il ne pouvait rien faire. Severus le laissa tomber d’un bref liberacorpus, satisfait de lui avoir donné une leçon.
— C’est quoi ce sort Severus ? demanda Falley d’un air très interréssé.
— Je viens de l’inventer répondit-il en tentant de dissimuler sa fierté, j’avais besoin de vérifier s’il marchait.
— Espèce de pourri ! S’indigna l’insolent deuxième année en aidant son ami à s’asseoir sur une chaise. Il semblait un peu assomé.
Severus n’eût pas le temps d’intervenir cette fois.
— De quel droit tu nous interromps sale Sang-de-Bourbe ? S’écria Regulus en se levant.
— Je suis pas un Sang-de-Bourbe Regulminus ! Répliqua le deuxième année, je suis un Sang-mêlé comme lui dit-il en désignant Severus, et je vaut bien mieux que des fumiers dans ton style !
Regulus dévisagea Severus d’un air étonné. Un rayon de lumière rouge passa entre eux deux et heurta le garçon en pleine poitrine, il hurla quelques secondes en se roulant par terre avant que le sort ne cesse. Severus dévisagea Mulciber. Le Sang-Pur dardait le petit Sang-Mêlé d’un regard glacial en tournant sa baguette entre ses doigts.
— La prochaine fois c’est pas un Doloris que tu prendras grinça t-il, à ta place je ferai attention. T’as un frère à Gryffondor et une petite sœur à Poufsouffle, MacFallan. Tu voudrais pas qu’ils aient des accidents quand même ?
Le garçon tremblant pâlit brusquement, son ami l’aida à se relever et ils claupinèrent ensemble vers leurs dortoirs d’un pas pressé. Severus se concentra sur la lumière verte, la fraîcheur de la pièce, les crépitements du feu, emplissant son cerveau d’informations sensorielles neutres pour chasser les relents de peur qu’avaient provoqué l’attaque brutale de Mulciber sur un sorcier du même Sang que lui. Un impardonnable en plus. La situation avait un tantinet dérapé...
— J’aimerai beaucoup que tu m’apprennes ton sort reprit Rosier avec un regard étincelant de convoitise en s’asseyant à sa table.
— Moi aussi ajouta Falley en s’installant précipitemment à côté d’eux.
Severus sourit fièrement, ravi de l’intérêt que lui portaient ses camarades. Il leur expliqua rapidement la gestuelle et la nécessité d'utiliser un sortilège informulé pour que le sort fonctionne, quelques minutes plus tard, les élèves de première année qui venaient d’arriver se retrouvèrent à leur tour pendu par les chevilles, au plus grand amusement des Sang-purs.
Il avisa Falley, Rosier et Regulus qui discutaient dans les meilleurs fauteuils près de la cheminée et sourit d’avance face à l’idée qui naissait dans son esprit. Son choix se porta sur un duo de Sang-mêlés de deuxième année, deux garçons assez chahuteurs qui avaient plusieurs fois manqué de respect à la hiérarchie puriste de Serpentard. Severus fit coulisser sa baguette de sa manche, répéta la gestuelle de son sort d’un mouvement souple du poignet et…
« Levicorpus » pensa t-il en visant l’un des deuxième année.
Le garçon jeta un cri paniqué et se retrouva pendu par une cheville la tête en bas. Severus ricana et l’attention générale se focalisa sur le deuxième année cramoisie suspendu dans les airs.
— Libère le ! hurla son ami en apercevant Severus.
Severus plissa les yeux hostilement, de quel droit ce petit insolent lui donnait t-il des ordres ? Il était plus vieux que lui, il lui devait le respect.
— Quoi ? On est jaloux ? susurra t-il d’un ton menaçant.
Severus laissa sa proie s’écraser au sol et relança le sort à l’autre. Il savoura quelques secondes l’enivrante sensation de pouvoir que lui procura le sort. Le garçon était complètement impuissant, sous son contrôle, il avait beau se tortiller et l’injurier, il ne pouvait rien faire. Severus le laissa tomber d’un bref liberacorpus, satisfait de lui avoir donné une leçon.
— C’est quoi ce sort Severus ? demanda Falley d’un air très interréssé.
— Je viens de l’inventer répondit-il en tentant de dissimuler sa fierté, j’avais besoin de vérifier s’il marchait.
— Espèce de pourri ! S’indigna l’insolent deuxième année en aidant son ami à s’asseoir sur une chaise. Il semblait un peu assomé.
Severus n’eût pas le temps d’intervenir cette fois.
— De quel droit tu nous interromps sale Sang-de-Bourbe ? S’écria Regulus en se levant.
— Je suis pas un Sang-de-Bourbe Regulminus ! Répliqua le deuxième année, je suis un Sang-mêlé comme lui dit-il en désignant Severus, et je vaut bien mieux que des fumiers dans ton style !
Regulus dévisagea Severus d’un air étonné. Un rayon de lumière rouge passa entre eux deux et heurta le garçon en pleine poitrine, il hurla quelques secondes en se roulant par terre avant que le sort ne cesse. Severus dévisagea Mulciber. Le Sang-Pur dardait le petit Sang-Mêlé d’un regard glacial en tournant sa baguette entre ses doigts.
— La prochaine fois c’est pas un Doloris que tu prendras grinça t-il, à ta place je ferai attention. T’as un frère à Gryffondor et une petite sœur à Poufsouffle, MacFallan. Tu voudrais pas qu’ils aient des accidents quand même ?
Le garçon tremblant pâlit brusquement, son ami l’aida à se relever et ils claupinèrent ensemble vers leurs dortoirs d’un pas pressé. Severus se concentra sur la lumière verte, la fraîcheur de la pièce, les crépitements du feu, emplissant son cerveau d’informations sensorielles neutres pour chasser les relents de peur qu’avaient provoqué l’attaque brutale de Mulciber sur un sorcier du même Sang que lui. Un impardonnable en plus. La situation avait un tantinet dérapé...
— J’aimerai beaucoup que tu m’apprennes ton sort reprit Rosier avec un regard étincelant de convoitise en s’asseyant à sa table.
— Moi aussi ajouta Falley en s’installant précipitemment à côté d’eux.
Severus sourit fièrement, ravi de l’intérêt que lui portaient ses camarades. Il leur expliqua rapidement la gestuelle et la nécessité d'utiliser un sortilège informulé pour que le sort fonctionne, quelques minutes plus tard, les élèves de première année qui venaient d’arriver se retrouvèrent à leur tour pendu par les chevilles, au plus grand amusement des Sang-purs.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Severus gratta délicatement la neige immaculée autours de la tige séchée, il avait besoin d’aconit pour sa potion de l’oeil vif mais ce n’était pas la saison pour en ramasser normalement… Le sol était gelé, la couche de neige qu’il venait de retirer pour atteindre la terre glacée faisait au moins une vingtaine de centimètre, mais il pouvait quand même tenter. Peut-être qu’un léger incendio…
SPLASH ! Severus lâcha un petit cri surpris en recevant une énorme boule de neige sur la tête. Il se retourna et fusilla la responsable des yeux.
— Tu m’as pas demandé de sortir dans le parc pour gâcher des racines de je-ne-sais-quoi j’espère ? gronda Lily en croisant les bras.
Elle ne se rendait sans doute pas compte que son bonnet à pompon rouge et or décrédibilisait totalement cette attitude sérieuse.
— Je regardais juste bougonna t-il en se relevant et en se secouant pour enlever la neige qui parsemait ses cheveux.
Lily était en train de ramasser une nouvelle boule de neige, un air malicieux éclairant son joli visage, Severus dégaina sa baguette et d’un geste vif il lui envoya un petit amas de neige dessus. La Gryffondore lâcha un cri de surprise aigu et tomba à la renverse dans la poudreuse. Severus se figea, son coeur se serra d’apréhension et il courut vers elle.
— Lil ?! Lil ça va ?
Il arriva vite à sa hauteur. SPLASH ! Il reçut une nouvelle boule de neige en pleine tête et grogna alors que Lily éclatait de rire. Cette nouvelle attaque ô combien déloyale précipita le début des hostilités et ils passèrent l’heure suivante à se courir après comme des enfants en se lançant des boules de neige. Finalement Lily faucha Severus et ils roulèrent tous les deux dans la neige grise. Le Serpentard capitula à ce moment précis, exténué mais les veines remplies d’allégresse comme chaque fois qu’il passait du temps avec Elle.
— Je suis gelé ! s’écria Lily en claquant des dents, elle lui attrapa le bras et se colla contre lui.
Ils entrèrent dans le hall chaud avec soulagement.
— C’est de ta faute rétorqua Severus en deserrant son écharpe, c’était sensé être une simple balade mais faut toujours que tu transformes tout en bagarre…
Elle lui lança un grand sourire et chercha sa baguette dans sa poche en ronchonnant après ses doigts engourdis. Severus détacha son regard amusé de Lily et balaya le hall des yeux, il s’aperçut que Potter était figé un peu plus loin et les regardait d’un œil hagard. Leurs regards se rencontrèrent et le Serpentard haussa un sourcil narquois, Lily toujours accroché à son bras était trop occupé à se battre pour enlever ses gants trempés, elle ne l’avait pas vu. Potter plissa les yeux et une haine flamboyante dansa dans ses yeux, miroir parfaite de celle qui brûlait dans les yeux noirs de Severus. Lily lui colla ses gants dans les mains détournant son attention de son rival.
— Il faut qu’on se sèche vite dit-elle en lançant des sortilèges de séchages à ses cheveux et à ses vêtements, sinon on va attraper la crève. Ce serait dommage de rater encore une semaine, hein Sev ? S’amusa t-elle.
— M’en parle pas, je viens juste de finir de rattraper tous les cours bougonna t-il en lui rendant ses gants.
Il releva les yeux juste à temps pour apercevoir Potter tourner les talons aux côtés de ses trois compères. Il avait envie de ricaner. La tête qu’avait fait Potter en voyant Lily collé contre lui, c’était… Très satisfaisant. Il grimaça en recevant les sortilèges de séchages de Lily.
— J’aurai pu me débrouiller tout seul Lil…
Elle haussa les épaules.
— On se retrouve en Potions ? demanda t-elle.
Il eût un pincement au coeur, il ne voulait pas qu’elle parte déjà…
— D’accord, à tout à l’heure.
Elle sourit, lui fit un signe de main et disparut dans l’escalier. Severus prit lentement le chemin des cachots. Il n’aimait pas du tout la façon dont il se sentait en ce moment. Le moindre regard ou mot de Lily agissait sur son coeur, il se serrait, se pinçait quand elle partait… C’était tellement désagréable. Mais c’était encore pire quand il la retrouvait ou qu’elle lui souriait, là cette abomination d’organe dansait la gigue et martelait contre ses côtes comme un alliéné. Il avait beau essayer de travailler là-dessus il n’arrivait pas à garder le contrôle de ces réactions agaçantes. Cette ignoble maladie avait l’air de s’aggraver. Il grimaça à cette idée. Heureusement il avançait en Occlumancie, il parvenait à gérer ce qu’il montrait, à vider son esprit et à détourner ses idées souplement pour mentir avec fluidité… Rosier avait gobé son mensonge sur Lily. Ça avait été si simple de déformer la vérité...
Il repensa à cette idée dangereuse et illusoire d’avouer à Lily… Mais c’était une idée détestable, il avait trop à perdre… Aucune chance non. Il décida plutôt de doubler les exercices d’Occlumancie : Personne ne devait s’en apercevoir.
SPLASH ! Severus lâcha un petit cri surpris en recevant une énorme boule de neige sur la tête. Il se retourna et fusilla la responsable des yeux.
— Tu m’as pas demandé de sortir dans le parc pour gâcher des racines de je-ne-sais-quoi j’espère ? gronda Lily en croisant les bras.
Elle ne se rendait sans doute pas compte que son bonnet à pompon rouge et or décrédibilisait totalement cette attitude sérieuse.
— Je regardais juste bougonna t-il en se relevant et en se secouant pour enlever la neige qui parsemait ses cheveux.
Lily était en train de ramasser une nouvelle boule de neige, un air malicieux éclairant son joli visage, Severus dégaina sa baguette et d’un geste vif il lui envoya un petit amas de neige dessus. La Gryffondore lâcha un cri de surprise aigu et tomba à la renverse dans la poudreuse. Severus se figea, son coeur se serra d’apréhension et il courut vers elle.
— Lil ?! Lil ça va ?
Il arriva vite à sa hauteur. SPLASH ! Il reçut une nouvelle boule de neige en pleine tête et grogna alors que Lily éclatait de rire. Cette nouvelle attaque ô combien déloyale précipita le début des hostilités et ils passèrent l’heure suivante à se courir après comme des enfants en se lançant des boules de neige. Finalement Lily faucha Severus et ils roulèrent tous les deux dans la neige grise. Le Serpentard capitula à ce moment précis, exténué mais les veines remplies d’allégresse comme chaque fois qu’il passait du temps avec Elle.
— Je suis gelé ! s’écria Lily en claquant des dents, elle lui attrapa le bras et se colla contre lui.
Ils entrèrent dans le hall chaud avec soulagement.
— C’est de ta faute rétorqua Severus en deserrant son écharpe, c’était sensé être une simple balade mais faut toujours que tu transformes tout en bagarre…
Elle lui lança un grand sourire et chercha sa baguette dans sa poche en ronchonnant après ses doigts engourdis. Severus détacha son regard amusé de Lily et balaya le hall des yeux, il s’aperçut que Potter était figé un peu plus loin et les regardait d’un œil hagard. Leurs regards se rencontrèrent et le Serpentard haussa un sourcil narquois, Lily toujours accroché à son bras était trop occupé à se battre pour enlever ses gants trempés, elle ne l’avait pas vu. Potter plissa les yeux et une haine flamboyante dansa dans ses yeux, miroir parfaite de celle qui brûlait dans les yeux noirs de Severus. Lily lui colla ses gants dans les mains détournant son attention de son rival.
— Il faut qu’on se sèche vite dit-elle en lançant des sortilèges de séchages à ses cheveux et à ses vêtements, sinon on va attraper la crève. Ce serait dommage de rater encore une semaine, hein Sev ? S’amusa t-elle.
— M’en parle pas, je viens juste de finir de rattraper tous les cours bougonna t-il en lui rendant ses gants.
Il releva les yeux juste à temps pour apercevoir Potter tourner les talons aux côtés de ses trois compères. Il avait envie de ricaner. La tête qu’avait fait Potter en voyant Lily collé contre lui, c’était… Très satisfaisant. Il grimaça en recevant les sortilèges de séchages de Lily.
— J’aurai pu me débrouiller tout seul Lil…
Elle haussa les épaules.
— On se retrouve en Potions ? demanda t-elle.
Il eût un pincement au coeur, il ne voulait pas qu’elle parte déjà…
— D’accord, à tout à l’heure.
Elle sourit, lui fit un signe de main et disparut dans l’escalier. Severus prit lentement le chemin des cachots. Il n’aimait pas du tout la façon dont il se sentait en ce moment. Le moindre regard ou mot de Lily agissait sur son coeur, il se serrait, se pinçait quand elle partait… C’était tellement désagréable. Mais c’était encore pire quand il la retrouvait ou qu’elle lui souriait, là cette abomination d’organe dansait la gigue et martelait contre ses côtes comme un alliéné. Il avait beau essayer de travailler là-dessus il n’arrivait pas à garder le contrôle de ces réactions agaçantes. Cette ignoble maladie avait l’air de s’aggraver. Il grimaça à cette idée. Heureusement il avançait en Occlumancie, il parvenait à gérer ce qu’il montrait, à vider son esprit et à détourner ses idées souplement pour mentir avec fluidité… Rosier avait gobé son mensonge sur Lily. Ça avait été si simple de déformer la vérité...
Il repensa à cette idée dangereuse et illusoire d’avouer à Lily… Mais c’était une idée détestable, il avait trop à perdre… Aucune chance non. Il décida plutôt de doubler les exercices d’Occlumancie : Personne ne devait s’en apercevoir.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Severus contourna les Gryffondors aux côté de Rosier, croisant le regard haineux de Potter avec désintérêt. Il ne savait pas ce qui le contrariait le plus, qu’il traîne avec Rosier ou qu’il continue à passer une bonne partie de son temps libre avec Lily ? Bizarrement, depuis que le levicorpus avait envahi toute l’école, Potter semblait se méfier encore plus de lui, comme s’il savait que c’était son sortilège. Toutefois il n’avait pas vraiment l’occasion de mettre ses menaces à exécution puisque Severus partageait méthodiquement son temps libre entre Rosier et Lily. Il était trop prudent pour prendre les menaces de Potter à la légère, la dernière fois il avait cru que l’autre allait le noyer à coup de Récurvite… Quand il devait être seul désormais il préférait la salle commune à la bibliothèque, peu enclin à risquer de croiser les Maraudeurs par accident.
Severus devait bien admettre en rétrospective qu’il avait fait une erreur en enseignant son sort aux Sang-purs, ces idiots n’avaient pas tardé à l’enseigner à tous leurs amis et le sort avait gagné si vite en popularité qu’après deux semaines seulement, toutes les Maisons s’en servaient à tout bout de champs… Régulièrement Severus apercevait des élèves se faire pendre par la cheville au milieu d’un couloir. Ça l’agaçait que sa création soit traité avec autant d’irrévérence. C’était la dernière fois qu’il commetait l’erreur de partager ses créations.
— On rejoint les autres à la salle commune ? Proposa Rosier.
Severus hocha la tête et suivit son ami vers les cachots. Dans la salle commune, Mulciber et Avery était engagé dans une partie de Bavboule bien avancé s’il en jugeait par leurs dégaines poisseuses, sur le canapé Falley était encore plongé dans un livre sur les détraqueurs et Regulus griffonait avec concentration sur un parchemin, entouré de grimoires dans un coin éloigné de la pièce.
— Qui gagne ? S’enquit Rosier en jetant un œil aux bavboules.
— Moi. Comme d’habitude répondit Mulciber avec un sourire, je reste invaincu.
Il échappa un petit soupir d’ennui.
— J’ai jamais jouer aux bavboules commenta Severus avec intérêt.
Mulciber l’observa quelques secondes, même s’il semblait avoir pris sur lui pour le tolérer, le Sang-Pur évitait autant que possible d’adresser la parole à l’indigne Sang-Mêlé qu’était Severus. Toutefois il semblait très tenté d’acquérir un nouvel adversaire dans son jeu favori. Il haussa les épaules.
— Je peux t’apprendre si tu veux, mais je te préviens faut se sallir les mains ajouta t-il avec une étincelle défiante dans les yeux.
Severus haussa les épaules.
— Pas de problème, j’aurai qu’à prendre une douche après rétorqua t-il calmement.
— Tu nous accompagnes Rosier ?
Le Sang-pur grimaça.
— Euh non… J’ai un devoir très important de... Runes balbutia t-il avec empressement, je dois le finir pour demain.
Avery récupéra ses Bavboules et Mulciber en prêta quelques unes à Severus, il lui expliqua rapidement les règles du jeu et le Serpentard soupira intérieurement. Ça avait l’air d’être un jeu particulièrement débile. Il allait être nul et se retrouver couvert de cette immondice gluante. Mais au moins ça allait l’aider à s’intégrer. Ce qu’il faut pas faire pensa t-il en recevant son premier jet verdâtre en plein visage, provoquant l’hilarité des deux Sang-purs. Il occluda sa contrariété et son ennui, gardant son objectif bien en tête pour se donner du coeur à l’ouvrage.
Severus discutait avec Rosier du dernier devoir de Potion, le Sang-pur ne comprenait pas pourquoi il n’avait pas obtenu un O comme lui… Comme si quelques mois de travail allaient le propulser au même niveau que Severus qui étudiait les potions et s’entraînait avec acharnement depuis sa première année. Toutefois, Severus restait calme et neutre dans ses explications, tenant absolument à préserver son amitié avec le Sang-pur. Grâce à l’aide de Severus, Rosier s’était finalement pris d’un réel intérêt pour les cours et ils discutaient souvent des leçons ensemble. Severus s’était aperçu avec surprise que le Sang-Pur manquait simplement de discipline mais qu’il était pourtant très intelligent. Mulciber et Avery que la conversation semblait ennuyer, prirent de l’avance et marchèrent devant en chuchotant et en ricanant. Il ne comprit pas pourquoi au début, trop absorbé par ses explications pour être attentif à son environnement. Puis Mulciber haussa la voix.
— Et Mary c’est vrai que t’es la fille de Tête-à-Bosses ? Il a du prendre un coup de trop sur la calbasse pour épouser une sale Sang-de-Bourbe…
Severus aperçut Mary, la meilleure amie de Lily, il grimaça en la voyant toiser le Sang-pur avec une inconscience toute Gryffondore…
— Et toi il paraît que ta mère en avait tellement marre de toi qu’elle t’a confié à un vieil elfe gâteux… Il t’a échappé dans l’escalier ou il t’a bercé trop près du mur ?
Avery ricana en lançant un regard avide à Mulciber.
— Comment oses tu me parler comme ça ?! S’écria l’autre Sang-pur d’un air furibond.
— Tu crois que tu me fais peur ? Répliqua la lionne, ici on vaut que ce dont on est capable et toi tout ce que tu sais faire c’est insulter les autres pour des prétextes débiles. Mon sang est aussi rouge que le tien, sauf que moi je suis pas consanguine !
Severus et Rosier échangèrent un regard sombre en voyant Mulciber rougir et une veine palpiter sur son front.
— Ah oui ? Susurra t-il d’une voix assourdit par la cruauté, voyons de quoi nous sommes capable alors...
Mulciber fouetta l’air d’un mouvement de baguette complexe. Mary eut à peine le temps de mettre son bras devant son visage avant d’être heurté par le sortilège violacé.
Ses cheveux se redressèrent sur sa tête et ils s’épaissirent jusqu’à former une tignasse sifflante de Serpents furieux. Elle hurla alors que l’un des serpents lui mordait le poignet, elle se roula par terre en hurlant de manière hystérique.
— Ton épouvantard c’était un Serpent si j’ai bonne mémoire ? commenta Mulciber d’une voix cruellement moqueuse.
Avery explosa de rire tandis que Mary hurlait à s’en arracher la gorge en se roulant par terre au milieu des sifflements des Serpents. Rosier atrappa le bras de Severus et s’engoufra précipitamment dans le couloir voisin. Il n’eût que le temps d’apercevoir Brûlopot fondre vers la jeune fille aussi vite que son claupinement le lui permettait avant que le mur gris ne lui masque la scène.
— 2O points en moins pour Serpentard et une semaine de retenue Mulciber ! Hurla le Professeur. Avery deux heures de retenues pour vous êtes contenté de rire comme un imbécile au lieu d’aider une camarade en danger ! Mary ? Ça va allé…
Tout ce que Severus parvint à entendre ensuite c’est le sanglot désespéré et les cris terrifiés de la lionne. Il s’aperçut qu’il tremblait et occluda de toutes ses forces pour garder un air aussi digne et plein de Sang-froid que Rosier qui marchait à grand pas près de lui.
Severus devait bien admettre en rétrospective qu’il avait fait une erreur en enseignant son sort aux Sang-purs, ces idiots n’avaient pas tardé à l’enseigner à tous leurs amis et le sort avait gagné si vite en popularité qu’après deux semaines seulement, toutes les Maisons s’en servaient à tout bout de champs… Régulièrement Severus apercevait des élèves se faire pendre par la cheville au milieu d’un couloir. Ça l’agaçait que sa création soit traité avec autant d’irrévérence. C’était la dernière fois qu’il commetait l’erreur de partager ses créations.
— On rejoint les autres à la salle commune ? Proposa Rosier.
Severus hocha la tête et suivit son ami vers les cachots. Dans la salle commune, Mulciber et Avery était engagé dans une partie de Bavboule bien avancé s’il en jugeait par leurs dégaines poisseuses, sur le canapé Falley était encore plongé dans un livre sur les détraqueurs et Regulus griffonait avec concentration sur un parchemin, entouré de grimoires dans un coin éloigné de la pièce.
— Qui gagne ? S’enquit Rosier en jetant un œil aux bavboules.
— Moi. Comme d’habitude répondit Mulciber avec un sourire, je reste invaincu.
Il échappa un petit soupir d’ennui.
— J’ai jamais jouer aux bavboules commenta Severus avec intérêt.
Mulciber l’observa quelques secondes, même s’il semblait avoir pris sur lui pour le tolérer, le Sang-Pur évitait autant que possible d’adresser la parole à l’indigne Sang-Mêlé qu’était Severus. Toutefois il semblait très tenté d’acquérir un nouvel adversaire dans son jeu favori. Il haussa les épaules.
— Je peux t’apprendre si tu veux, mais je te préviens faut se sallir les mains ajouta t-il avec une étincelle défiante dans les yeux.
Severus haussa les épaules.
— Pas de problème, j’aurai qu’à prendre une douche après rétorqua t-il calmement.
— Tu nous accompagnes Rosier ?
Le Sang-pur grimaça.
— Euh non… J’ai un devoir très important de... Runes balbutia t-il avec empressement, je dois le finir pour demain.
Avery récupéra ses Bavboules et Mulciber en prêta quelques unes à Severus, il lui expliqua rapidement les règles du jeu et le Serpentard soupira intérieurement. Ça avait l’air d’être un jeu particulièrement débile. Il allait être nul et se retrouver couvert de cette immondice gluante. Mais au moins ça allait l’aider à s’intégrer. Ce qu’il faut pas faire pensa t-il en recevant son premier jet verdâtre en plein visage, provoquant l’hilarité des deux Sang-purs. Il occluda sa contrariété et son ennui, gardant son objectif bien en tête pour se donner du coeur à l’ouvrage.
Severus discutait avec Rosier du dernier devoir de Potion, le Sang-pur ne comprenait pas pourquoi il n’avait pas obtenu un O comme lui… Comme si quelques mois de travail allaient le propulser au même niveau que Severus qui étudiait les potions et s’entraînait avec acharnement depuis sa première année. Toutefois, Severus restait calme et neutre dans ses explications, tenant absolument à préserver son amitié avec le Sang-pur. Grâce à l’aide de Severus, Rosier s’était finalement pris d’un réel intérêt pour les cours et ils discutaient souvent des leçons ensemble. Severus s’était aperçu avec surprise que le Sang-Pur manquait simplement de discipline mais qu’il était pourtant très intelligent. Mulciber et Avery que la conversation semblait ennuyer, prirent de l’avance et marchèrent devant en chuchotant et en ricanant. Il ne comprit pas pourquoi au début, trop absorbé par ses explications pour être attentif à son environnement. Puis Mulciber haussa la voix.
— Et Mary c’est vrai que t’es la fille de Tête-à-Bosses ? Il a du prendre un coup de trop sur la calbasse pour épouser une sale Sang-de-Bourbe…
Severus aperçut Mary, la meilleure amie de Lily, il grimaça en la voyant toiser le Sang-pur avec une inconscience toute Gryffondore…
— Et toi il paraît que ta mère en avait tellement marre de toi qu’elle t’a confié à un vieil elfe gâteux… Il t’a échappé dans l’escalier ou il t’a bercé trop près du mur ?
Avery ricana en lançant un regard avide à Mulciber.
— Comment oses tu me parler comme ça ?! S’écria l’autre Sang-pur d’un air furibond.
— Tu crois que tu me fais peur ? Répliqua la lionne, ici on vaut que ce dont on est capable et toi tout ce que tu sais faire c’est insulter les autres pour des prétextes débiles. Mon sang est aussi rouge que le tien, sauf que moi je suis pas consanguine !
Severus et Rosier échangèrent un regard sombre en voyant Mulciber rougir et une veine palpiter sur son front.
— Ah oui ? Susurra t-il d’une voix assourdit par la cruauté, voyons de quoi nous sommes capable alors...
Mulciber fouetta l’air d’un mouvement de baguette complexe. Mary eut à peine le temps de mettre son bras devant son visage avant d’être heurté par le sortilège violacé.
Ses cheveux se redressèrent sur sa tête et ils s’épaissirent jusqu’à former une tignasse sifflante de Serpents furieux. Elle hurla alors que l’un des serpents lui mordait le poignet, elle se roula par terre en hurlant de manière hystérique.
— Ton épouvantard c’était un Serpent si j’ai bonne mémoire ? commenta Mulciber d’une voix cruellement moqueuse.
Avery explosa de rire tandis que Mary hurlait à s’en arracher la gorge en se roulant par terre au milieu des sifflements des Serpents. Rosier atrappa le bras de Severus et s’engoufra précipitamment dans le couloir voisin. Il n’eût que le temps d’apercevoir Brûlopot fondre vers la jeune fille aussi vite que son claupinement le lui permettait avant que le mur gris ne lui masque la scène.
— 2O points en moins pour Serpentard et une semaine de retenue Mulciber ! Hurla le Professeur. Avery deux heures de retenues pour vous êtes contenté de rire comme un imbécile au lieu d’aider une camarade en danger ! Mary ? Ça va allé…
Tout ce que Severus parvint à entendre ensuite c’est le sanglot désespéré et les cris terrifiés de la lionne. Il s’aperçut qu’il tremblait et occluda de toutes ses forces pour garder un air aussi digne et plein de Sang-froid que Rosier qui marchait à grand pas près de lui.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
La lumière qui tombait de la fenêtre jetait des reflets cuivrés sur sa flamboyante chevelure, c’était envoûtant. Un pli concentré entre les yeux, elle faisait courir sa plume sur le parchemin d’un geste fluide, sa peau laiteuse avait l’air douce, si douce… Et si on regardait bien il y avait comme de minuscules tâches de rousseur qui saupoudraient son joli petit nez…
— James ?
Il reçut un coup de coude brutal dans les côtes.
— Aïeuuh ! Geignit-il en se tournant vers Sirius, le fusillant des yeux d’un air scandalisé.
Sirius soupira.
— Ça fait dix minutes que je galère avec cette carte débile, aide-moi ou je sens que je vais lancer un incendio…
James jeta un dernier coup d’oeil à Lily qui discutait maintenant joyeusement avec Rémus quelques tables plus loin puis il observa la carte.
— Et ben quoi ? Elle est complète maintenant non ? Reste sans doute des passages à trouver mais sinon…
— Nan mais je te parle du sort d’effacement dont on discutait hier avec Rémus s’agaça Sirius.
— Ah. Euh...
Il saisit un des bouquins de sortilège entassés devant lui, le feuilleta avec ennui et croisa le regard mort d’ennui de Sirius. Les livres c’était pas leur trucs ni à l’un ni à l’autre. Ils préféraient réviser la veille pour le lendemain et mettre les choses en pratique, ça marchait tout aussi bien et c’était moins pénible, moins prise de tête inutile. Il releva les yeux et son regard s’éclaira en apercevant Lily.
Il se leva avec empressement.
— Je vais demander à Evans dit-il d’un air revigoré.
Il s’approcha prudemment de la table et attendit qu’elle relève la tête.
— Désolé de te déranger en pleine révision mais euh… Comme tu es la meilleure de la classe en sortilège, je me demandais si tu connaissais des sorts qu’on a pas encore apprit ?
Elle plissa les yeux d’un air suspicieux.
— Oui… Pour quoi faire au juste ?
Il sourit.
— J’aimerai pouvoir cacher le contenu d’un parchemin avec un sort… Le genre tu vois qui permet de rendre temporairement l’encre invisible ou de donner l’air d’un texte banal… Tu vois ce que je veux dire ?
Elle réfléchit au problème d’un air intéressé.
— Je connais pas de sort de ce style mais je crois que j’ai lu un livre qui parlait de ça y a quelques temps...
Elle roula sa plume entre ses doigts pensivement pendant que James lançait un regard fier à Rémus. Ils avaient une conversation cordiale ! Pour une fois Evans ne lui hurlait pas dessus ! Miracle. Il passa de l’ennui mortel à l’euphorie. Le lycanthrope sourit et secoua la tête en replongeant dans ses notes.
— Severus ! s’écria la rousse avec enthousiasme.
Le sang de James se figea dans ses veines et il suivit Lily des yeux alors qu’elle se précipitait dans un rayonnage. Une poigne glaciale lui serra le coeur. Il ne voyait pas le Serpentard mais il était sûr qu’il n’était pas à plus d’une dizaine de mètres d’eux, à la table éloignée vers les rayonnages de potions sans doute. Il s’assit à côté de Rémus dos à la direction qu’avait emprunté Lily.
— Hey Lunard chuchota James en se penchant vers lui, qu’est-ce qu’ils disent ?
Rémus soupira bruyamment, il n’aimait pas qu’ils lui demandent de profiter de ces anomalies de lycanthrope qu’étaient son ouïe et son odorat particulièrement sensible... Il fronça tout de même les sourcils d’un air concentré.
— Elle lui demande ton livre… Il est en train de lui dire qu’il ne l’a pas encore fini…
Rémus sourit.
— Et maintenant ?
Le lycanthrope haussa les épaules et balaya l’air de la main.
— … Il lui rendra ce soir et il demande pourquoi elle en a besoin.
Mouais. Lunard avait l’air de faire un peu de rétention d’infos quand même...
James serra le poing, comment Lily pouvait-elle encore parler à cette raclure ? Sale mage noir. D’ailleurs pourquoi avait-il un livre sur les sortilèges de dissimulation au juste hein ? Il avait une de ces envies de lui écraser son poing sur le nez à ce sale rampant. Comme il l’avait toujours dis Servilus était un mage noir et tout le monde commençait à s’en rendre compte maintenant que ce sale graisseux passait son temps avec les puristes de Serpentard, les suivant comme un chien et singeant leur arrogance d’élitiste à gerber... Son père était Auror, il lui parlait souvent des problèmes que causaient les parents de Rosier et de Mulciber alors James savait parfaitement aux pieds de quel raclûre ces sorciers-là rampaient…
— Y a un problème ? s’enquit Evans en se rasseyant à table avec eux.
James aperçut le regard d’avertissement de Rémus et serra les lèvres un instant mais…
— Tu parles encore à ce sale raciste après ce que son copain Mulciber a fait à Mary ? Demanda t-il agressivement.
Lily se redressa sur sa chaise et le fusilla des yeux.
— Je parle à qui je veux. Sev n’a rien fait de mal lui, et il m’a promit de me trouver le livre dont t’as besoin…
— Comme c’est gentil. Il sait que c’est pour moi ? La provoqua t-il moqueusement.
La rousse ouvrit la bouche, ne dit rien et rougit brusquement. Quelques secondes interminables s’écoulèrent avant qu’elle ne le fusille d’un regard glacial.
— Rémus te transmettra le livre quand je l’aurai. Retourne à ton vif d’or ou a ton miroir Potter mais tiens toi loin de moi.
James se leva si brusquement que sa chaise émit un râclement sonore puis il retourna à la table de Sirius. Il se figea une seconde avec stupeur en apercevant son meilleur ami empoigner son frère, les deux frères avaient l’air de se disputer violemment. Regulus se dégagea de la poigne de Patmol d’un geste sec.
— … Famille moi dit Regulus, ça devrait être ton rôle si t’étais pas un sale égoïste irresponsable. Tu ne penses qu’à t’amuser et à provoquer notre Mère comme un gamin !
— Et toi tu obéis comme un gentil fils à sa Maman, tu fais quoi le jour où elle te demande de sauter d’une falaise pour l’honneur des Black ?
Un silence lourd enfla entre les deux frères, puis un éclat cruel illumina le regard glacé de Sirius.
— Elle mettra la tête de Kreattur avec les autres tu sais ? ajouta t-il méchamment.
Regulus grimaça à cette pique avec un mouvement de recul prononcé, il contempla son frère d’un air dégoûté et haineux. James arriva à leur hauteur.
— Un problème Regulus ? Demanda t-il d’un ton faussement aimable.
Le Serpentard le toisa froidement.
— Rien qui te concerne Potter.
Il échangea un nouveau regard haineux avec Sirius et tourna les talons. James aperçut l’air contrarié et sombre de Patmol et lui proposa une partie de Quidditch pour se défouler et oublier tous ces problèmes agaçants. Ils en avaient tous les deux besoin, les Serpentards avaient vraiment un don pour pourrir tout ce qu’ils approchaient...
— James ?
Il reçut un coup de coude brutal dans les côtes.
— Aïeuuh ! Geignit-il en se tournant vers Sirius, le fusillant des yeux d’un air scandalisé.
Sirius soupira.
— Ça fait dix minutes que je galère avec cette carte débile, aide-moi ou je sens que je vais lancer un incendio…
James jeta un dernier coup d’oeil à Lily qui discutait maintenant joyeusement avec Rémus quelques tables plus loin puis il observa la carte.
— Et ben quoi ? Elle est complète maintenant non ? Reste sans doute des passages à trouver mais sinon…
— Nan mais je te parle du sort d’effacement dont on discutait hier avec Rémus s’agaça Sirius.
— Ah. Euh...
Il saisit un des bouquins de sortilège entassés devant lui, le feuilleta avec ennui et croisa le regard mort d’ennui de Sirius. Les livres c’était pas leur trucs ni à l’un ni à l’autre. Ils préféraient réviser la veille pour le lendemain et mettre les choses en pratique, ça marchait tout aussi bien et c’était moins pénible, moins prise de tête inutile. Il releva les yeux et son regard s’éclaira en apercevant Lily.
Il se leva avec empressement.
— Je vais demander à Evans dit-il d’un air revigoré.
Il s’approcha prudemment de la table et attendit qu’elle relève la tête.
— Désolé de te déranger en pleine révision mais euh… Comme tu es la meilleure de la classe en sortilège, je me demandais si tu connaissais des sorts qu’on a pas encore apprit ?
Elle plissa les yeux d’un air suspicieux.
— Oui… Pour quoi faire au juste ?
Il sourit.
— J’aimerai pouvoir cacher le contenu d’un parchemin avec un sort… Le genre tu vois qui permet de rendre temporairement l’encre invisible ou de donner l’air d’un texte banal… Tu vois ce que je veux dire ?
Elle réfléchit au problème d’un air intéressé.
— Je connais pas de sort de ce style mais je crois que j’ai lu un livre qui parlait de ça y a quelques temps...
Elle roula sa plume entre ses doigts pensivement pendant que James lançait un regard fier à Rémus. Ils avaient une conversation cordiale ! Pour une fois Evans ne lui hurlait pas dessus ! Miracle. Il passa de l’ennui mortel à l’euphorie. Le lycanthrope sourit et secoua la tête en replongeant dans ses notes.
— Severus ! s’écria la rousse avec enthousiasme.
Le sang de James se figea dans ses veines et il suivit Lily des yeux alors qu’elle se précipitait dans un rayonnage. Une poigne glaciale lui serra le coeur. Il ne voyait pas le Serpentard mais il était sûr qu’il n’était pas à plus d’une dizaine de mètres d’eux, à la table éloignée vers les rayonnages de potions sans doute. Il s’assit à côté de Rémus dos à la direction qu’avait emprunté Lily.
— Hey Lunard chuchota James en se penchant vers lui, qu’est-ce qu’ils disent ?
Rémus soupira bruyamment, il n’aimait pas qu’ils lui demandent de profiter de ces anomalies de lycanthrope qu’étaient son ouïe et son odorat particulièrement sensible... Il fronça tout de même les sourcils d’un air concentré.
— Elle lui demande ton livre… Il est en train de lui dire qu’il ne l’a pas encore fini…
Rémus sourit.
— Et maintenant ?
Le lycanthrope haussa les épaules et balaya l’air de la main.
— … Il lui rendra ce soir et il demande pourquoi elle en a besoin.
Mouais. Lunard avait l’air de faire un peu de rétention d’infos quand même...
James serra le poing, comment Lily pouvait-elle encore parler à cette raclure ? Sale mage noir. D’ailleurs pourquoi avait-il un livre sur les sortilèges de dissimulation au juste hein ? Il avait une de ces envies de lui écraser son poing sur le nez à ce sale rampant. Comme il l’avait toujours dis Servilus était un mage noir et tout le monde commençait à s’en rendre compte maintenant que ce sale graisseux passait son temps avec les puristes de Serpentard, les suivant comme un chien et singeant leur arrogance d’élitiste à gerber... Son père était Auror, il lui parlait souvent des problèmes que causaient les parents de Rosier et de Mulciber alors James savait parfaitement aux pieds de quel raclûre ces sorciers-là rampaient…
— Y a un problème ? s’enquit Evans en se rasseyant à table avec eux.
James aperçut le regard d’avertissement de Rémus et serra les lèvres un instant mais…
— Tu parles encore à ce sale raciste après ce que son copain Mulciber a fait à Mary ? Demanda t-il agressivement.
Lily se redressa sur sa chaise et le fusilla des yeux.
— Je parle à qui je veux. Sev n’a rien fait de mal lui, et il m’a promit de me trouver le livre dont t’as besoin…
— Comme c’est gentil. Il sait que c’est pour moi ? La provoqua t-il moqueusement.
La rousse ouvrit la bouche, ne dit rien et rougit brusquement. Quelques secondes interminables s’écoulèrent avant qu’elle ne le fusille d’un regard glacial.
— Rémus te transmettra le livre quand je l’aurai. Retourne à ton vif d’or ou a ton miroir Potter mais tiens toi loin de moi.
James se leva si brusquement que sa chaise émit un râclement sonore puis il retourna à la table de Sirius. Il se figea une seconde avec stupeur en apercevant son meilleur ami empoigner son frère, les deux frères avaient l’air de se disputer violemment. Regulus se dégagea de la poigne de Patmol d’un geste sec.
— … Famille moi dit Regulus, ça devrait être ton rôle si t’étais pas un sale égoïste irresponsable. Tu ne penses qu’à t’amuser et à provoquer notre Mère comme un gamin !
— Et toi tu obéis comme un gentil fils à sa Maman, tu fais quoi le jour où elle te demande de sauter d’une falaise pour l’honneur des Black ?
Un silence lourd enfla entre les deux frères, puis un éclat cruel illumina le regard glacé de Sirius.
— Elle mettra la tête de Kreattur avec les autres tu sais ? ajouta t-il méchamment.
Regulus grimaça à cette pique avec un mouvement de recul prononcé, il contempla son frère d’un air dégoûté et haineux. James arriva à leur hauteur.
— Un problème Regulus ? Demanda t-il d’un ton faussement aimable.
Le Serpentard le toisa froidement.
— Rien qui te concerne Potter.
Il échangea un nouveau regard haineux avec Sirius et tourna les talons. James aperçut l’air contrarié et sombre de Patmol et lui proposa une partie de Quidditch pour se défouler et oublier tous ces problèmes agaçants. Ils en avaient tous les deux besoin, les Serpentards avaient vraiment un don pour pourrir tout ce qu’ils approchaient...
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Severus mit le point final à son devoir d’Arithmancie et balaya la salle commune d’un vague coup d’oeil, il n’y avait presque personne, Mulciber et Avery étaient en colle, Rosier était à l’entraînement et Merlin seul savait où étaient les autres. Il n’y avait que des deuxième années et ils se tenaient soigneusement à l’autre bout de la pièce. Severus ouvrit son livre de magie noire et examina un schéma qu’il trouvait réellement fascinant, il hésitait encore à se lancer dans la confection de ce sort mais il avait envie de créer quelque chose de spécial. Un sort unique, puissant et sombre qu’il ne partagerait avec personne et qui deviendrait son arme ultime… Sa Signature. Le mur de la salle commune coulissa et Regulus entra dans la pièce, irradiant de colère. Il croisa le regard de Severus et un rictus déforma ses lèvres. Il traversa la salle pour le rejoindre.
— Salut lui dit Severus.
— Snape répondit Regulus en s’asseyant à sa table.
— Tout va bien ? S’enquit Severus en observant les gestes raides et fébriles du Sang-pur alors qu’il sortait ses affaires de son sac.
Regulus grimaça.
— J’ai croisé mon frère avant le déjeuner…
— Ah.
Il n’imaginait pas ce que ça devait être d’avoir un frère tel que Sirius, Regulus lui ressemblait beaucoup physiquement mais sinon ils étaient aussi différent l’un de l’autre que le jour et la nuit. A bien des égards Regulus avait plus de point commun avec lui qu’avec son frère...
— D’ailleurs j’ai aussi croisé son abruti de copain reprit le Sang-pur, et ta Sang-de-Bourbe…
Severus fronça les sourcils et releva la tête de son livre.
— Lily était avec Potter ? S’étonna t-il.
— Ouais ils étaient attablés tous ensemble, on dirait qu’elle s’est trouvé quelqu’un d’autre que toi pour faire ses devoirs ajouta t-il d’un air désinvolte.
Il releva les yeux de son parchemin et croisa le regard vide de Severus, son visage était impassible.
— Tant mieux pour toi Severus ajouta t-il cordialement, ça plaît pas à certains de nos amis que tu fréquentes des Sang-de-Bourbes tu sais…
Il attendit une réponse mais Snape haussa simplement un sourcil, toujours aussi stoïque et son regard toujours aussi vide. Finalement le Sang-mêlé haussa les épaules d’un air désintéressé et replongea avec concentration dans la lecture de ce livre verdâtre qu’il traînait partout. Son calme agaça Regulus dont l’esprit était à vif à cause de la journée excécrable qu’il passait, il nota les propriétés des Bézoards d’un coup de plume énervée, manquant trouer son devoir de potion. Après s’être disputé avec son frère ce matin, il avait subit l’entraînement de Quidditch de Wilkes et les insultes de Rosier une bonne partie de l’après-midi… D’une, Evan semblait oublié qu’il n’était pas le capitaine de leur équipe et de deux, il oubliait que c’était lui qui leur avait fait perdre le dernier match en attrapant le vif d’or alors que c’était SON rôle à LUI normalement… Espèce de prétentieux irréfléchi et égoïste.
— Salut lui dit Severus.
— Snape répondit Regulus en s’asseyant à sa table.
— Tout va bien ? S’enquit Severus en observant les gestes raides et fébriles du Sang-pur alors qu’il sortait ses affaires de son sac.
Regulus grimaça.
— J’ai croisé mon frère avant le déjeuner…
— Ah.
Il n’imaginait pas ce que ça devait être d’avoir un frère tel que Sirius, Regulus lui ressemblait beaucoup physiquement mais sinon ils étaient aussi différent l’un de l’autre que le jour et la nuit. A bien des égards Regulus avait plus de point commun avec lui qu’avec son frère...
— D’ailleurs j’ai aussi croisé son abruti de copain reprit le Sang-pur, et ta Sang-de-Bourbe…
Severus fronça les sourcils et releva la tête de son livre.
— Lily était avec Potter ? S’étonna t-il.
— Ouais ils étaient attablés tous ensemble, on dirait qu’elle s’est trouvé quelqu’un d’autre que toi pour faire ses devoirs ajouta t-il d’un air désinvolte.
Il releva les yeux de son parchemin et croisa le regard vide de Severus, son visage était impassible.
— Tant mieux pour toi Severus ajouta t-il cordialement, ça plaît pas à certains de nos amis que tu fréquentes des Sang-de-Bourbes tu sais…
Il attendit une réponse mais Snape haussa simplement un sourcil, toujours aussi stoïque et son regard toujours aussi vide. Finalement le Sang-mêlé haussa les épaules d’un air désintéressé et replongea avec concentration dans la lecture de ce livre verdâtre qu’il traînait partout. Son calme agaça Regulus dont l’esprit était à vif à cause de la journée excécrable qu’il passait, il nota les propriétés des Bézoards d’un coup de plume énervée, manquant trouer son devoir de potion. Après s’être disputé avec son frère ce matin, il avait subit l’entraînement de Quidditch de Wilkes et les insultes de Rosier une bonne partie de l’après-midi… D’une, Evan semblait oublié qu’il n’était pas le capitaine de leur équipe et de deux, il oubliait que c’était lui qui leur avait fait perdre le dernier match en attrapant le vif d’or alors que c’était SON rôle à LUI normalement… Espèce de prétentieux irréfléchi et égoïste.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Les yeux rivés sur la gestuelle du sort de découpe Severus occludait avec une concentration de plomb. Il utilisait ça un peu trop souvent en ce moment, depuis deux semaines il passait la plupart de ses journées avec des migraines atroces... Mais c’était nécessaire. Regulus semblait se calmer à côté de lui, il se concentrait de plus en plus sur son devoir de potion, visiblement apaisé par le travail. Severus lui, n’arrivait pas à se concentrer, il se demandait encore et encore : pourquoi Lily traînait-elle avec Potter ? Regulus avait-il menti ? Mais pour quoi faire ? Non le Sang-pur avait eu l’air content de lui apprendre ce qu’il pensait être une bonne nouvelle… Le coeur de Severus se serra douloureusement, est-ce qu’elle avait fini par céder à l’aura fallacieuse de Potter le grand joueur de Quidditch ? Non… Elle ne pouvait pas, elle était trop intelligente… Il ne parvenait pas à chasser le doute et la peur de son esprit et dissimuler son tourment intérieur derrière un masque d’indifférence lui vrillait désagréablement la tête, il avait l’impression que son cerveau pulsait dans sa boîte crânnienne…
Ça devait faire une demi-heure que Regulus travaillait silencieusement à côté de lui, ça ne serait pas suspect s’il s’éclipsait maintenant. Il se leva fluidement et rejoint le dortoir. La première chose qu’il fit c’est farfouiller dans le vieux sac de cuir dans lequel il stockait ses potions. Il mit la main sur une des fioles de potion contre la migraine qu’il avait faite quelques semaines plus tôt et l’avala d’un trait. Il ne lui restait que deux flacons et il s’autorisait un flacon seulement par jour… Severus ramassa son dictionnaire de latin appliqué et nota quelques préfixes sur un parchemin pour son nouveau sort en s’asseyant sur son lit… Il se frotta les yeux et pressa ses paupières jusqu’à voir danser des éclats lumineux devant ses yeux. Il n’arrivait pas à se concentrer. Encore cette maudite maladie, il avait l’impression d’être l’esclave de ses sensations et des reflux de douleur et d’espoir qui écumaient chacun leur tour ses veines. Et s’il avouait à Lily ? Est-ce que ça l’empêcherait de tomber dans les bras de ce bellâtre décérébré de Potter ? L’idée d’attendre gentiment était insupportable. Pourquoi ne lui avait-elle pas dis qu’elle parlait à Potter d’ailleurs ? Pourquoi se cachait-elle ? Ça ne ressemblait pas à sa Lily. Il soupira. Il se sentait ridicule et désespéré d’avoir si peu de contrôle sur lui-même. La porte grinça derrière lui et il fit mine de plancher sur son livre.
— Encore en train de réviser ? s’étonna Rosier.
— Non, je travaille sur autre chose répondit Severus en relevant les yeux vers lui.
Le Sang-pur secoua la tête et posa son balai près de son lit, il retira ses surrobes de Quidditch boueuses.
Severus regarda l’heure et se rappela qu’il devait ramener un livre à Lily, ça lui ferait l’occasion… Et si elle le rejetait tant pis. Tout serait fini, il se retrouverait seul mais il ne se sentirait plus tiraillé entre l’espoir que peut-être... Et la peur. Il en avait marre de ce truc qui foisonnait en lui et jouait avec son coeur et ses entrailles, il voulait juste du silence et ne plus rien ressentir. Il voulait contrôler. Avouer c’était la meilleure chose à faire. Elle le rejetterait et fin de l’histoire. Ils resteraient peut-être amis. La décision était prise, Severus se redressa comme un ressort, chercha le livre de dissimulation sorcière qu’elle voulait dans la pile de livre près de son lit et s’apprêta à sortir.
Rosier lui attrapa le bras.
— Ne me dis pas que tu vas voir ta Sang-de-Bourbe ? Grinça t-il.
Severus dégagea son bras avec mauvaise humeur.
— C’est pas parce qu’on est amis que tu dois épier chacun de mes actes.
Une lueur de surprise traversa le regard glacé du Sang-Pur et un rictus glissa sur ses lèvres.
— On n’est pas amis Severus, on s’entraide répliqua t-il avec une franchise tranchante. Si tu fais les mauvais choix et que tu deviens plus nuisible qu’utile il n’y aura plus d’entraide. Crois moi je n’aurai aucune hésitation à t’abandonner si tu devenais un fardeau...
Severus le dévisagea, dissimulant rapidement la déception amère que lui causait cette pique. Pas ami. Juste de l’entraide… Oui les amis c’était pour les autres comme tout le reste, lui il n’avait rien. Que Lily. Cette prise de conscience brutale ranima sa colère, il la canalisa fluidement vers la discussion, décidé à rabattre le caquet de ce sale traitre de fils à papa...
Un sourire cruel fleurit sur ses lèvres.
— Tant que je suis meilleur que toi en Défense et en Potion et qu’il te faut l’autorisation de Papa pour jouer au Quidditch, je te suis utile Rosier répliqua t-il froidement, va materner quelqu’un d’autre.
Le Sang-Pur eût un petit mouvement de recul, visiblement surpris par sa verve, peut-être même blessé avec un peu de chance... Non les Sang-purs étaient tous d’une insensibilité notable. Severus profita de l’étonnement de son camarade pour quitter la pièce d’un air confiant, une envie de meurtre enragée brûlant dans son ventre.
Sale journée.
Ça devait faire une demi-heure que Regulus travaillait silencieusement à côté de lui, ça ne serait pas suspect s’il s’éclipsait maintenant. Il se leva fluidement et rejoint le dortoir. La première chose qu’il fit c’est farfouiller dans le vieux sac de cuir dans lequel il stockait ses potions. Il mit la main sur une des fioles de potion contre la migraine qu’il avait faite quelques semaines plus tôt et l’avala d’un trait. Il ne lui restait que deux flacons et il s’autorisait un flacon seulement par jour… Severus ramassa son dictionnaire de latin appliqué et nota quelques préfixes sur un parchemin pour son nouveau sort en s’asseyant sur son lit… Il se frotta les yeux et pressa ses paupières jusqu’à voir danser des éclats lumineux devant ses yeux. Il n’arrivait pas à se concentrer. Encore cette maudite maladie, il avait l’impression d’être l’esclave de ses sensations et des reflux de douleur et d’espoir qui écumaient chacun leur tour ses veines. Et s’il avouait à Lily ? Est-ce que ça l’empêcherait de tomber dans les bras de ce bellâtre décérébré de Potter ? L’idée d’attendre gentiment était insupportable. Pourquoi ne lui avait-elle pas dis qu’elle parlait à Potter d’ailleurs ? Pourquoi se cachait-elle ? Ça ne ressemblait pas à sa Lily. Il soupira. Il se sentait ridicule et désespéré d’avoir si peu de contrôle sur lui-même. La porte grinça derrière lui et il fit mine de plancher sur son livre.
— Encore en train de réviser ? s’étonna Rosier.
— Non, je travaille sur autre chose répondit Severus en relevant les yeux vers lui.
Le Sang-pur secoua la tête et posa son balai près de son lit, il retira ses surrobes de Quidditch boueuses.
Severus regarda l’heure et se rappela qu’il devait ramener un livre à Lily, ça lui ferait l’occasion… Et si elle le rejetait tant pis. Tout serait fini, il se retrouverait seul mais il ne se sentirait plus tiraillé entre l’espoir que peut-être... Et la peur. Il en avait marre de ce truc qui foisonnait en lui et jouait avec son coeur et ses entrailles, il voulait juste du silence et ne plus rien ressentir. Il voulait contrôler. Avouer c’était la meilleure chose à faire. Elle le rejetterait et fin de l’histoire. Ils resteraient peut-être amis. La décision était prise, Severus se redressa comme un ressort, chercha le livre de dissimulation sorcière qu’elle voulait dans la pile de livre près de son lit et s’apprêta à sortir.
Rosier lui attrapa le bras.
— Ne me dis pas que tu vas voir ta Sang-de-Bourbe ? Grinça t-il.
Severus dégagea son bras avec mauvaise humeur.
— C’est pas parce qu’on est amis que tu dois épier chacun de mes actes.
Une lueur de surprise traversa le regard glacé du Sang-Pur et un rictus glissa sur ses lèvres.
— On n’est pas amis Severus, on s’entraide répliqua t-il avec une franchise tranchante. Si tu fais les mauvais choix et que tu deviens plus nuisible qu’utile il n’y aura plus d’entraide. Crois moi je n’aurai aucune hésitation à t’abandonner si tu devenais un fardeau...
Severus le dévisagea, dissimulant rapidement la déception amère que lui causait cette pique. Pas ami. Juste de l’entraide… Oui les amis c’était pour les autres comme tout le reste, lui il n’avait rien. Que Lily. Cette prise de conscience brutale ranima sa colère, il la canalisa fluidement vers la discussion, décidé à rabattre le caquet de ce sale traitre de fils à papa...
Un sourire cruel fleurit sur ses lèvres.
— Tant que je suis meilleur que toi en Défense et en Potion et qu’il te faut l’autorisation de Papa pour jouer au Quidditch, je te suis utile Rosier répliqua t-il froidement, va materner quelqu’un d’autre.
Le Sang-Pur eût un petit mouvement de recul, visiblement surpris par sa verve, peut-être même blessé avec un peu de chance... Non les Sang-purs étaient tous d’une insensibilité notable. Severus profita de l’étonnement de son camarade pour quitter la pièce d’un air confiant, une envie de meurtre enragée brûlant dans son ventre.
Sale journée.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Il chercha à la bibliothèque, dans leur laboratoire… Il chercha dans la Grande Salle où une cinquantaine d’élèves travaillaient éparpillés sur les grandes tables… Lily n’était pas là. Et ça aggravait sa colère de ne pas savoir où elle était. Au deuxième étage il observa le parc par la fenêtre, il y avait un endroit près d’un vieux marronnier où elle aimait venir avec ses copines… Mais elle n’était toujours pas là. Severus soufla d’exaspération, la peur commençait à se mêler à la colère et rendait sa marche nerveuse, il traversa le hall à grand pas vif et rejoint le parc. Et si Lily était encore avec Potter ?
Il eût à peine mis un pied sur le chemin gravilloné qui s’éloignait vers Pré-au-lard, qu’un éclat de rire lui chatouilla l’oreille. C’était le sien. Il l’aperçut près du lac à l’ombre d’un buisson verdoyant. Elle était encore avec ses idiotes de copines. Il se figea avec hésitation, une puissante envie de battre en retraite se levait en lui. Il fallait qu’il se dépêche d’aller la voir avant de perdre une nouvelle fois courage. Il approcha lentement du groupe de filles, elles étaient encore plus nombreuses qu’avant, Alice et Marlène s’étaient joint à Mary, Lily et une autre Gryffondor plus âgée… Emmeline Vance ?
Lily lui tournait le dos, ses cheveux roux étincelaient sous le soleil vif cascadant au creux de ses reins comme un fleuve de feu, Severus s’approcha et croisa le regard de Mary qui faisait face à Lily. Le visage de la lionne se décomposa quand elle l’aperçut et elle le héla d’une voix hostile.
— Qu’est-ce que tu veux toi ? Demanda t-elle sèchement.
Lily se retourna avec surprise et sourit en l’apercevant.
— Je… Je peux te parler quelques minutes demanda t-il en se tordant les mains, son coeur paniqué battait contre ses côtes et il se sentait très vulnérable sous les regards de harpies de ce troupeau de Gryffondor.
Lily sembla remarquer son malaise, elle fronça les sourcils.
— Y a un problème Sev ?
— Ouais il a perdu son shampoing et il veut le tien se moqua Marlène avant d’éclater de rire.
Alice et Emmeline pouffèrent. Severus rougit de honte et occluda férocement sa peur et sa colère pour ne pas perdre le contrôle de lui-même.
— Arrêtez ça gronda Lily en fusillant ses amies des yeux.
Elle se releva.
— Pourquoi tu lui parles ? s’énerva Mary, c’est qu’un sale Serpentard bizarroïde ! Tu sais ce que James en pense non ?
— On t’a pas demandé ton avis à toi ! cingla Severus.
Mary haussa les sourcils.
— Oh mais il parle ! Quoi tu laisses pas Lily prendre ta défense comme d’hab…
— Arrêtez de vous disputer ! Trancha Lily.
— … Ah bah si en fait reprit Mary d’un air provoquant.
— La ferme ! Hurla Severus, la ferme sale idiote de Sang-de-bourbe ! Retourne à tes potions de beauté et fiche moi la paix !
Mary pâlit brusquement et un silence tendu s’abattit sur le groupe. Severus les poings serrés et une douleur implosive vissée dans le crâne ne parvenait plus à occluder. Lily le dévisagea quelques secondes de plus et se râcla douloureusement la gorge.
— Qu’est-ce que tu viens de dire ? De… De quoi est-ce que tu l’a traité là ?
— Lil… Viens s’il te plaît.
— DE QUOI TU VIENS DE LA TRAITER SEVERUS ?
— Je… Il se frotta anxieusement les yeux et déglutit, submergé de détresse, viens Lil… Faut que… que je… Te parle.
— Sang-de-bourbe hein ? Répéta t-elle avec un sanglot dans la voix.
— Je le disais pas pour toi Lil… Je…
Il la supplia du regard de comprendre mais les yeux verts baignés de larmes luisaient d’un éclat de trahison déçue qui l’acheva. Il tourna brusquement les talons et courut, sortant du chemin pour se réfugier dans le parc, le plus loin possible du regard vert.
Il eût à peine mis un pied sur le chemin gravilloné qui s’éloignait vers Pré-au-lard, qu’un éclat de rire lui chatouilla l’oreille. C’était le sien. Il l’aperçut près du lac à l’ombre d’un buisson verdoyant. Elle était encore avec ses idiotes de copines. Il se figea avec hésitation, une puissante envie de battre en retraite se levait en lui. Il fallait qu’il se dépêche d’aller la voir avant de perdre une nouvelle fois courage. Il approcha lentement du groupe de filles, elles étaient encore plus nombreuses qu’avant, Alice et Marlène s’étaient joint à Mary, Lily et une autre Gryffondor plus âgée… Emmeline Vance ?
Lily lui tournait le dos, ses cheveux roux étincelaient sous le soleil vif cascadant au creux de ses reins comme un fleuve de feu, Severus s’approcha et croisa le regard de Mary qui faisait face à Lily. Le visage de la lionne se décomposa quand elle l’aperçut et elle le héla d’une voix hostile.
— Qu’est-ce que tu veux toi ? Demanda t-elle sèchement.
Lily se retourna avec surprise et sourit en l’apercevant.
— Je… Je peux te parler quelques minutes demanda t-il en se tordant les mains, son coeur paniqué battait contre ses côtes et il se sentait très vulnérable sous les regards de harpies de ce troupeau de Gryffondor.
Lily sembla remarquer son malaise, elle fronça les sourcils.
— Y a un problème Sev ?
— Ouais il a perdu son shampoing et il veut le tien se moqua Marlène avant d’éclater de rire.
Alice et Emmeline pouffèrent. Severus rougit de honte et occluda férocement sa peur et sa colère pour ne pas perdre le contrôle de lui-même.
— Arrêtez ça gronda Lily en fusillant ses amies des yeux.
Elle se releva.
— Pourquoi tu lui parles ? s’énerva Mary, c’est qu’un sale Serpentard bizarroïde ! Tu sais ce que James en pense non ?
— On t’a pas demandé ton avis à toi ! cingla Severus.
Mary haussa les sourcils.
— Oh mais il parle ! Quoi tu laisses pas Lily prendre ta défense comme d’hab…
— Arrêtez de vous disputer ! Trancha Lily.
— … Ah bah si en fait reprit Mary d’un air provoquant.
— La ferme ! Hurla Severus, la ferme sale idiote de Sang-de-bourbe ! Retourne à tes potions de beauté et fiche moi la paix !
Mary pâlit brusquement et un silence tendu s’abattit sur le groupe. Severus les poings serrés et une douleur implosive vissée dans le crâne ne parvenait plus à occluder. Lily le dévisagea quelques secondes de plus et se râcla douloureusement la gorge.
— Qu’est-ce que tu viens de dire ? De… De quoi est-ce que tu l’a traité là ?
— Lil… Viens s’il te plaît.
— DE QUOI TU VIENS DE LA TRAITER SEVERUS ?
— Je… Il se frotta anxieusement les yeux et déglutit, submergé de détresse, viens Lil… Faut que… que je… Te parle.
— Sang-de-bourbe hein ? Répéta t-elle avec un sanglot dans la voix.
— Je le disais pas pour toi Lil… Je…
Il la supplia du regard de comprendre mais les yeux verts baignés de larmes luisaient d’un éclat de trahison déçue qui l’acheva. Il tourna brusquement les talons et courut, sortant du chemin pour se réfugier dans le parc, le plus loin possible du regard vert.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
A peine entrée dans les appartements de Slughorn, Lily échangea sa place avec Regulus pour ne pas être à côté de Severus, elle se trouva donc entre Slughorn et Damoclès. Black s’assit à côté de lui d’un air crispé, perturbé sans doute d’avoir adressé la parole à une Sang-de-Bourbe. Severus passa le repas à broyer du noir, Rosier à côté de lui parlait stratégie de Quidditch avec Londubat et le bourdonnement d’éloges incessant que les deux sportifs échangeaient sur leurs équipes préférées l’assomait. Regulus parlait avec Slughorn et Aubrey à propos d’histoire de la magie. Lily et Damoclès étaient plongés dans une discussion passionnée d’il-ne-savait-quoi et interragissaient ensemble comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde…
Severus essayait tant bien que mal de contenir et d’étouffer la fureur brûlante qui embrasait ses veines et lui donnait envie de tester son ébauche de sort offensif sur cet imbécile de Serdaigle. Il grimaça. Le sort était encore un brin volatile, il fallait qu’il affine la gestuelle pour que la puissance soit plus modulable… Lily lança un regard admiratif au Serdaigle et hocha la tête d’un air concentré. Severus avait l’impression que quelque chose s’écrasait et se liquéfiait dans sa poitrine, Lily semblait éviter de regarder dans sa direction volontairement. Il occluda avec détermination pour ne pas laisser la détresse s’afficher sur ses traits.
A la fin du dîner, Severus traîna près des étagères surchargées de bibelots et de photos de Slughorn, attendant patiemment que Lily, Slughorn et Damoclès finissent de s’extasier sur le caractère des Sombrals et les innombrables propriétés de leur crin. Tous les autres s’étaient déjà éclipsés. Il leur jeta un bref coup d’oeil, ils semblaient en avoir encore pour un moment et avoir complètement oublié sa présence. Severus écarquilla les yeux en apercevant un petit présentoir à potion rempli de flacons de cristal. Il saisit un flacon dont le liquide doré et sirupeux lui fit tressauter le coeur d’anticipation, il tourna le flacon et lut « Felix Felicis ». Jetant un bref coup d’oeil par dessus son épaule pour vérifier qu’il était toujours aussi transparent, le Serpentard glissa la fiole dans sa poche. Un élan d’adrénaline très plaisant lui glissa dans les veines mais il occluda méthodiquement son excitation et se dirigea vers la sortie d’un pas calme. Slughorn l’aperçut et sembla se rappeler du couvrefeu, il les pressa de partir avant d’avoir des problèmes.
Severus s’arrangea pour intercepter Lily qui continuait de parler avec Damoclès comme s’il était le seul humain doué de parole à des kilomètres.
— Lil ? Interrompit t-il, je peux te dire un truc ?
Lily lui jeta un regard contrarié alors qu'il vrillait ses yeux verts avec avidité. Ça faisait trois jours qu’il ne lui avait pas parlé. Alors qu’elle gardait le silence, il sentit la détresse et la supplication envahir son regard et son visage. Une lueur plus douce s’alluma dans le regard de Lily et elle soupira.
— J’aimerai beaucoup qu’on en reparle à l’occasion dit-elle au Serdaigle avec enthousiasme, t’as des heures libres demain ?
— Je finis à 14h annonça le Serdaigle.
— Ok on se rejoint à la bibliothèque après mon cours de potions alors, à 16h ça te va ?
— D’accord à demain lâcha t-il en lançant un regard indéchiffrable à Severus.
Lily l’observa partir et déglutit en se retournant vers Severus, elle arborait encore cette expression d’agacement déçu qu’elle traînait depuis quelques jours à chaque fois qu’elle posait les yeux sur lui.
— Qu’est-ce qu’il y a Sev ?
Il pinça les lèvres, agacé qu’elle lui parle avec ce ton sec après avoir été si gentille avec l’autre abruti.
— J’ai le livre que tu voulais dit-il en sortant un petit livre de sa poche, celui sur les dissimulations sorcières…
Lily lui lança un regard glacial et croisa les bras hostilement. Il soupira.
— Écoute Lil, j’avais passé une sale journée quand j’ai… Dis ce que j’ai dis à Mary. Je suis désolé.
— C’est pas auprès de moi qu’il faut s’excuser rétorqua la rousse, Mary en a pleuré quand on est rentré à Gryffondor tu sais ? C’est horrible ce que tu lui as dis…
— Ce que je lui ai dis ? S’indigna Severus, je voulais juste te parler et elle m’a insulté, s’est foutu de moi… Il souffla de contrariété en s’apercevant qu’il se plaignait comme un enfant. Écoute Lil on s’en fiche de cette histoire…
— Ah bon ? Feula Lily avec un regard étincelant d’hostilité.
— Tu… Tu sais bien que tes copines ne m’aiment pas balbutia t-il, perdant doucement le contrôle de ses angoisses. J’avais un truc à te dire et…
— Vas-y dis alors, je suis fatigué et j’ai envie d’aller me coucher.
Severus croisa le regard vert inflexible et sentit quelques chose tombait en lui, comme s’il venait de perdre tout courage et toute dignité. Présentement, il se sentait prêt à ramper à ses pieds pour qu’elle arrête de l’ignorer et de l’éviter, pour qu’ils soient juste amis comme d’habitude.
— C’est rien… Juste s’il te plaît… Je ne pensais pas ce que j’ai dis. Je te le jure.
— Tu devrais pas traîner avec Mulciber et sa clique répondit Lily, ça te rend différent. T’aurais jamais dis quelque chose comme ça avant de les fréquenter Sev. C’est eux qui pensent ce genre d’horreur débile, pas toi.
— Je suis vraiment désolé Lil insista t-il en la suppliant du regard.
Elle l’observa un long moment puis elle eût un sourire triste et le serra dans ses bras. La douleur qui avait écrasé son coeur cessa brusquement et il respira de nouveau librement alors que les cheveux parfumés de Lily lui chatouillaient le nez.
Severus essayait tant bien que mal de contenir et d’étouffer la fureur brûlante qui embrasait ses veines et lui donnait envie de tester son ébauche de sort offensif sur cet imbécile de Serdaigle. Il grimaça. Le sort était encore un brin volatile, il fallait qu’il affine la gestuelle pour que la puissance soit plus modulable… Lily lança un regard admiratif au Serdaigle et hocha la tête d’un air concentré. Severus avait l’impression que quelque chose s’écrasait et se liquéfiait dans sa poitrine, Lily semblait éviter de regarder dans sa direction volontairement. Il occluda avec détermination pour ne pas laisser la détresse s’afficher sur ses traits.
A la fin du dîner, Severus traîna près des étagères surchargées de bibelots et de photos de Slughorn, attendant patiemment que Lily, Slughorn et Damoclès finissent de s’extasier sur le caractère des Sombrals et les innombrables propriétés de leur crin. Tous les autres s’étaient déjà éclipsés. Il leur jeta un bref coup d’oeil, ils semblaient en avoir encore pour un moment et avoir complètement oublié sa présence. Severus écarquilla les yeux en apercevant un petit présentoir à potion rempli de flacons de cristal. Il saisit un flacon dont le liquide doré et sirupeux lui fit tressauter le coeur d’anticipation, il tourna le flacon et lut « Felix Felicis ». Jetant un bref coup d’oeil par dessus son épaule pour vérifier qu’il était toujours aussi transparent, le Serpentard glissa la fiole dans sa poche. Un élan d’adrénaline très plaisant lui glissa dans les veines mais il occluda méthodiquement son excitation et se dirigea vers la sortie d’un pas calme. Slughorn l’aperçut et sembla se rappeler du couvrefeu, il les pressa de partir avant d’avoir des problèmes.
Severus s’arrangea pour intercepter Lily qui continuait de parler avec Damoclès comme s’il était le seul humain doué de parole à des kilomètres.
— Lil ? Interrompit t-il, je peux te dire un truc ?
Lily lui jeta un regard contrarié alors qu'il vrillait ses yeux verts avec avidité. Ça faisait trois jours qu’il ne lui avait pas parlé. Alors qu’elle gardait le silence, il sentit la détresse et la supplication envahir son regard et son visage. Une lueur plus douce s’alluma dans le regard de Lily et elle soupira.
— J’aimerai beaucoup qu’on en reparle à l’occasion dit-elle au Serdaigle avec enthousiasme, t’as des heures libres demain ?
— Je finis à 14h annonça le Serdaigle.
— Ok on se rejoint à la bibliothèque après mon cours de potions alors, à 16h ça te va ?
— D’accord à demain lâcha t-il en lançant un regard indéchiffrable à Severus.
Lily l’observa partir et déglutit en se retournant vers Severus, elle arborait encore cette expression d’agacement déçu qu’elle traînait depuis quelques jours à chaque fois qu’elle posait les yeux sur lui.
— Qu’est-ce qu’il y a Sev ?
Il pinça les lèvres, agacé qu’elle lui parle avec ce ton sec après avoir été si gentille avec l’autre abruti.
— J’ai le livre que tu voulais dit-il en sortant un petit livre de sa poche, celui sur les dissimulations sorcières…
Lily lui lança un regard glacial et croisa les bras hostilement. Il soupira.
— Écoute Lil, j’avais passé une sale journée quand j’ai… Dis ce que j’ai dis à Mary. Je suis désolé.
— C’est pas auprès de moi qu’il faut s’excuser rétorqua la rousse, Mary en a pleuré quand on est rentré à Gryffondor tu sais ? C’est horrible ce que tu lui as dis…
— Ce que je lui ai dis ? S’indigna Severus, je voulais juste te parler et elle m’a insulté, s’est foutu de moi… Il souffla de contrariété en s’apercevant qu’il se plaignait comme un enfant. Écoute Lil on s’en fiche de cette histoire…
— Ah bon ? Feula Lily avec un regard étincelant d’hostilité.
— Tu… Tu sais bien que tes copines ne m’aiment pas balbutia t-il, perdant doucement le contrôle de ses angoisses. J’avais un truc à te dire et…
— Vas-y dis alors, je suis fatigué et j’ai envie d’aller me coucher.
Severus croisa le regard vert inflexible et sentit quelques chose tombait en lui, comme s’il venait de perdre tout courage et toute dignité. Présentement, il se sentait prêt à ramper à ses pieds pour qu’elle arrête de l’ignorer et de l’éviter, pour qu’ils soient juste amis comme d’habitude.
— C’est rien… Juste s’il te plaît… Je ne pensais pas ce que j’ai dis. Je te le jure.
— Tu devrais pas traîner avec Mulciber et sa clique répondit Lily, ça te rend différent. T’aurais jamais dis quelque chose comme ça avant de les fréquenter Sev. C’est eux qui pensent ce genre d’horreur débile, pas toi.
— Je suis vraiment désolé Lil insista t-il en la suppliant du regard.
Elle l’observa un long moment puis elle eût un sourire triste et le serra dans ses bras. La douleur qui avait écrasé son coeur cessa brusquement et il respira de nouveau librement alors que les cheveux parfumés de Lily lui chatouillaient le nez.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
James se tourna vers Sirius qui marchait lentement à côté de lui.
— Alors ? Demanda t-il d’un air concentré et sérieux.
Sirius posa le doigt sur la carte qu’il tenait ouverte devant lui.
— Il est au troisième étage, dans le couloir du chevalier du Catogan.
James sourit.
— C’est vraiment une tuerie ce sort d’homonculus Patmol ricana t-il avec satisfaction.
— Je sais je sais Corn’, je suis un génie répondit Sirius en relevant la tête de sa carte.
Ils échangèrent un regard complice.
— Quand on aura placé le sort de verrouillage ce sera encore mieux affirma James, Evans a filé le livre dont on avait besoin à Rémus hier…
Son regard s’assombrit et il se tût au milieu de la phrase, l’air morose.
— On fait quoi quand on l’aura chopé ? S’enquit Sirius.
Un éclat dangereux s’alluma derrière les lunettes rondes.
— On lui fait payer. Mary en a assez bavé après ce que ce salaud de Mulciber lui a fait la semaine dernière. Il faut qu’ils arrêtent de s’en prendre à elle et de l’insulter maintenant…
Sirius hocha la tête, une expression sombre déformant son visage pâle.
— Ils ont renié Andromeda dimanche dernier souffla t-il, parce qu’elle est tombé amoureuse d’un moldu… Je croyais qu’y avait que ma harpie de mère qui croyait vraiment à ces conneries de Sang-pur mais toute la famille est atteinte on dirait… Ils ont tous perdu la boussole j’ai l’impression. C’est de pire en pire depuis que le Lord leur monte la tête...
— Pas tous répliqua James alors qu’ils grimpaient d’un pas leste l’escalier du deuxième étage. On a jamais été comme ça chez moi. Les Longdubat non plus...
Sirius dévisagea son meilleur ami.
— Je te parle des Serpentards là Corn’, tous des pourris de puristes… Le Lord c’en était un aussi quand il était ici d’ailleurs...
Ils se turent en apercevant une silhouette sombre qui ployait sous une pile de gros grimoires au bout du couloir. Le rideau de cheveux gras noirâtre caractéristique suffit à James pour le reconnaître et sentir un élan de haine furieuse se déployer en lui. Sirius jeta un œil à la carte avant de la ranger négligemment dans la poche arrière de son pantalon.
— Personne à la ronde gronda t-il d’une voix assourdit par l’adrénaline vengeresse.
Ils accélèrèrent le pas en même temps sans prendre la peine de se consulter. James sortit sa baguette de la poche arrière de son jean d’un geste désinvolte et lança le croquenjambe en informulé. Servilus sembla se faire faucher net et il s’étala de tout son long sur les dalles grises dans un bruit de dégringolade et de papier froissé alors qu’il échappait ses bouquins.
— Quel maladroit j’hallucine s’écria Sirius avec une mauvaise foi enjouée, j’ai jamais vu un boulet pareil nulle part ailleurs !
Servilus se retourna brusquement et pâlit en les apercevant.
— Eh quoi tu dis rien ? Demanda James, t’as pas un commentaire à faire sur notre sang Servilus ? Ah j’oubliais tu t’en prends qu’aux filles...
— Il aime bien se cacher derrière aussi ajouta Sirius, mais Evans commence à en avoir marre de ta sale face graisseuse j’ai l’impression…
Servilus resta figé par terre, tétanisé.
— Oh oh débile, toi comprendre qu’on t’as parlé ? Se moqua Sirius en secouant la main devant son visage pour le faire réagir.
— C’est Slughorn qui m’a demandé ces livres balbutia stupidement le graisseux.
— On s’en fout de tes bouquins pourris s’énerva James, t’aurais pas du insulter Mary.
Servilus resta immobile, toujours assis par terre. Ça agaçait James qu’il ne sorte pas sa baguette comme d’habitude et qu’il ne réponde pas… Sale mage noir, qu’est-ce qu’il mijotait encore ? Le rampant releva ses petits yeux sournois vers lui et grimaça.
— Elle m’avait insulté grinça t-il d’une voix hésitante.
— Et alors ? Cracha Sirius.
James leva sa baguette et après une brève hésitation sur le sort adapté, il visa le bras gauche de Servilus et pensa de toute ses forces la formule. Le rayon de lumière orange fusa et Servilus hurla de douleur en recevant le sort cuisant.
— C’est moins drôle de les recevoir les maléfices hein ? Cracha Sirius.
— De quoi tu te plains ? Ajouta James, avec ça on voit ce que t’es vraiment, sale graine de Mangemort. T’en prends plus jamais à une des nôtres ordonna t-il, tu t’en prends à un Gryffondor tu nous attaques tous Servilus. Et t’approches plus d’Evans, c’est ton dernier avertissement.
Le graisseux ne répondit pas, pelotonné contre le mur son bras brûlé rabattu contre son torse, il tremblait et reniflait, la tête baissée. Ses cheveux crasseux cachaient son visage. James donna une petite tape à l’épaule de Patmol et après avoir échangé un bref coup d’oeil, ils tournèrent les talons.
— Alors ? Demanda t-il d’un air concentré et sérieux.
Sirius posa le doigt sur la carte qu’il tenait ouverte devant lui.
— Il est au troisième étage, dans le couloir du chevalier du Catogan.
James sourit.
— C’est vraiment une tuerie ce sort d’homonculus Patmol ricana t-il avec satisfaction.
— Je sais je sais Corn’, je suis un génie répondit Sirius en relevant la tête de sa carte.
Ils échangèrent un regard complice.
— Quand on aura placé le sort de verrouillage ce sera encore mieux affirma James, Evans a filé le livre dont on avait besoin à Rémus hier…
Son regard s’assombrit et il se tût au milieu de la phrase, l’air morose.
— On fait quoi quand on l’aura chopé ? S’enquit Sirius.
Un éclat dangereux s’alluma derrière les lunettes rondes.
— On lui fait payer. Mary en a assez bavé après ce que ce salaud de Mulciber lui a fait la semaine dernière. Il faut qu’ils arrêtent de s’en prendre à elle et de l’insulter maintenant…
Sirius hocha la tête, une expression sombre déformant son visage pâle.
— Ils ont renié Andromeda dimanche dernier souffla t-il, parce qu’elle est tombé amoureuse d’un moldu… Je croyais qu’y avait que ma harpie de mère qui croyait vraiment à ces conneries de Sang-pur mais toute la famille est atteinte on dirait… Ils ont tous perdu la boussole j’ai l’impression. C’est de pire en pire depuis que le Lord leur monte la tête...
— Pas tous répliqua James alors qu’ils grimpaient d’un pas leste l’escalier du deuxième étage. On a jamais été comme ça chez moi. Les Longdubat non plus...
Sirius dévisagea son meilleur ami.
— Je te parle des Serpentards là Corn’, tous des pourris de puristes… Le Lord c’en était un aussi quand il était ici d’ailleurs...
Ils se turent en apercevant une silhouette sombre qui ployait sous une pile de gros grimoires au bout du couloir. Le rideau de cheveux gras noirâtre caractéristique suffit à James pour le reconnaître et sentir un élan de haine furieuse se déployer en lui. Sirius jeta un œil à la carte avant de la ranger négligemment dans la poche arrière de son pantalon.
— Personne à la ronde gronda t-il d’une voix assourdit par l’adrénaline vengeresse.
Ils accélèrèrent le pas en même temps sans prendre la peine de se consulter. James sortit sa baguette de la poche arrière de son jean d’un geste désinvolte et lança le croquenjambe en informulé. Servilus sembla se faire faucher net et il s’étala de tout son long sur les dalles grises dans un bruit de dégringolade et de papier froissé alors qu’il échappait ses bouquins.
— Quel maladroit j’hallucine s’écria Sirius avec une mauvaise foi enjouée, j’ai jamais vu un boulet pareil nulle part ailleurs !
Servilus se retourna brusquement et pâlit en les apercevant.
— Eh quoi tu dis rien ? Demanda James, t’as pas un commentaire à faire sur notre sang Servilus ? Ah j’oubliais tu t’en prends qu’aux filles...
— Il aime bien se cacher derrière aussi ajouta Sirius, mais Evans commence à en avoir marre de ta sale face graisseuse j’ai l’impression…
Servilus resta figé par terre, tétanisé.
— Oh oh débile, toi comprendre qu’on t’as parlé ? Se moqua Sirius en secouant la main devant son visage pour le faire réagir.
— C’est Slughorn qui m’a demandé ces livres balbutia stupidement le graisseux.
— On s’en fout de tes bouquins pourris s’énerva James, t’aurais pas du insulter Mary.
Servilus resta immobile, toujours assis par terre. Ça agaçait James qu’il ne sorte pas sa baguette comme d’habitude et qu’il ne réponde pas… Sale mage noir, qu’est-ce qu’il mijotait encore ? Le rampant releva ses petits yeux sournois vers lui et grimaça.
— Elle m’avait insulté grinça t-il d’une voix hésitante.
— Et alors ? Cracha Sirius.
James leva sa baguette et après une brève hésitation sur le sort adapté, il visa le bras gauche de Servilus et pensa de toute ses forces la formule. Le rayon de lumière orange fusa et Servilus hurla de douleur en recevant le sort cuisant.
— C’est moins drôle de les recevoir les maléfices hein ? Cracha Sirius.
— De quoi tu te plains ? Ajouta James, avec ça on voit ce que t’es vraiment, sale graine de Mangemort. T’en prends plus jamais à une des nôtres ordonna t-il, tu t’en prends à un Gryffondor tu nous attaques tous Servilus. Et t’approches plus d’Evans, c’est ton dernier avertissement.
Le graisseux ne répondit pas, pelotonné contre le mur son bras brûlé rabattu contre son torse, il tremblait et reniflait, la tête baissée. Ses cheveux crasseux cachaient son visage. James donna une petite tape à l’épaule de Patmol et après avoir échangé un bref coup d’oeil, ils tournèrent les talons.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.