Le Serpent et la Fleur
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Des bruit de chaussures se firent entendre. Dos à l'entrée de la cour, Elena tourna légèrement la tête. Son manuel tomba de ses mains pour venir se noyer dans l'eau. *Merde !* pensa-t-elle. L'arrivée inopportune de Erza McGowan n'était pas une bonne chose, pas pour Elena. Elle laissa, malgré elle, les feuilles de son ouvrage se décoller et flotter sur la surface tandis que l'encre disparaissait peu à peu.
Elle agrippa sa besace sans l'ombre d'une hésitation, sa respiration s'accélérait tout comme son cœur qui était prêt à bondir de sa poitrine. Elle se faufila derrière un petit muret, tapis dans l'ombre, se demandant ce qu'elle était en train de faire. Persuadée que le Serpent la suivait, elle continua d'avancer d'un pas rapide bien que bruyant. Elle ne faisait que faire des tours et des tours en dessous des grandes arches de pierre et plus l'absence de réponse de la part du Serpent se faisait sentir, plus ses mains tremblaient. Instinctivement, elle sortir sa baguette magique de sa poche prête à en faire usage si cela était nécessaire. L'écossaise n'arrivait plus à relativiser et à se poser les réelles bonnes questions : était-ce utile ? Était-ce bien elle ? Pourquoi tant de hâte de sa part alors qu'il n'y avait potentiellement aucun danger ?
La rouquine s'adossa contre la pierre mordant sa gencive jusqu'à ce que saignement s'ensuive. Tout ce qu'elle souhaitait était de ne pas avoir à lui rendre des comptes. Ce souvenir était encore chaud dans sa mémoire, ce souvenir dans les toilettes où elle avait été pris par surprise par deux harpies de la maison des verts. Ces dernières n'avaient pas été tendres — et c'était un euphémisme — avec la Gryffondor. Mais l'une d'elles restait gravée dans sa mémoire comme sur du marbre et il était impossible de l'effacer : Erza, Erza McGowan. Elena avait surmonté bien des peurs durant ces années dans l'école de sorcellerie, mais Erza était bien différente de ses autres angoisses, elle était pire.
Le Serpent et la Fleur
?/09/2046 ● Cour de la tour de l'horloge ● IIIe Année
Je prend une grande bouffée d'air. *Enfin* ! Je n'ai qu'une envie, c'est partir loin d'ici, pour m'évader. Même si je préfère de loin Poudlard au Manoir, j'ai parfois l'impression d'être emprisonnée ici. Bon, être dans les cachots n'aide pas, mais je ne trouve pas que c'est ce qui fait le pire. Les cours sont terminés, enfin pour aujourd'hui. Tout va recommencer demain, et après-demain, encore et encore. J'aimerai pouvoir ne rien faire du tout de toute la journée. Être seule avec le Silence. Je ne sais pas vraiment quoi faire avant le dîner. Je sature des cours, et je n'ai pas vraiment envie de descendre en salle commune. Alors je pense que rester ici est la meilleure solution. J'aime bien ce lieu. J'aime son ambiance, j'aime écouter le bruit de l'eau de la fontaine s'écouler, j'aime regarder le corbeau nous scruter du haut de son arbre. Je me souviens avoir rencontré un garçon de Poufsouffle ici même. Cela me donne envie de me rassoir à place où j'étais, lorsque nous avons parlé. Sans lever les yeux du sol, je m'avance. Je ne vois pas la rousse s'enfuir en abandonnant son manuel dans l'eau...
Je m'assois, et c'est seulement à ce moment là que je remarque un manuel, laissé à l'abandon dans l'eau. *C... que... quoi* ? Je le repêche, et je réalise que cela ne fait pas longtemps qu'il est là. Je l'ouvre, afin de voir à qui il appartient, et mon cœur s'arrête net. *Elena*. Le nom qui est écrit à la plume à l'intérieur est celui d'Elena. Je ne savais pas s' il valait mieux me mettre à pleurer, à hurler, ou les deux. Je me repassais en boucle la scène de l'an passé. Moi qui l'attaque. Emma horrifiée. Elena mortifiée. Est-ce réellement moi qui lui ai fait ça ? Une larme coule. Est-ce vraiment moi qui l'ai attaquée ? Une autre descend le long de ma joue. Est-ce vraiment moi qui ai fait peur à ma propre amie ? Une troisième parviens à ma bouche. Le manuel m'échappe des mains, et je le baisse pour le ramasser. Il faut que je lui répare, et que je lui rende. Je range les feuilles qui sont tombées à l'intérieur, en les rangeant par numéro, puis j'avise. Il n'est pas comme nœuf, il est encore humide, mais c'est déjà plus présentable.
À présent il me faut trouver la rouge. Est-elle encore seulement ici ? A-t-elle eu le temps de quitter la cour, vers le parc ? À voir. J'ouvre la bouche, et je cris d'une voix qui se perd dans l'Infini...
- Elenaaa... ! J'suis désolée. Tellement désolée. J'veux juste m'excuser. M'excuser, et puis t'rendre ton manuel. J'suis désolée...
J'ai si peur que la rousse ne croit pas ma sincérité. J'ai peur que cette fois-ci, voyant ma faiblesse, elle échange les rôles, et s'attaque à moi. Va-t-elle se venger ? De toute manière, je ne pourrais pas riposter, je n'en aurais pas la force. Alors elle décidera de mon sort.
@Elena Corbeau
Erza est totalement perdue
Erza est totalement perdue
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049 • Avatar par Brillantes Écailles
Le Serpent et la Fleur
D'un coin de l'œil, elle aperçut la Serpentard ramasser son manuel trempé dont les pages étaient froissées. Au grand désespoir de la rouquine, Erza parvint à en tirer son prénom. Le cœur bâtant tel un marteau dans sa poitrine, elle priait pour qu'une quelconque personne arrive de la porte. Malheureusement, l'attente insoutenable la fit réaliser que personne ne dénierait à venir. Son souffle cadencé, elle haussa la voix :
« Je t'interdis de t'approcher de moi, Serpent ! Je n'ai aucun respect pour ta personne et tes excuses bidons n'y changeront rien ! » s'exclama-t-elle
Elena resta en retraite derrière le muret. Cela devait sembler bien hilarant vue de loin, la petite fille de quatorze ans qui craignait une autre de ses camarades. Bien évidemment, sans contexte cette querelle semblait juste ridicule et futile. Pourtant ce n'était pas le cas, pas pour Elena. Ce n'était pas juste un règlement de comptes entre deux adolescentes aux hormones au plafond mais un véritable affront qui se voulait être réglé et oublié. Erza McGowan était une sorcière dont Elena avait retenu plusieurs choses. Non pas ses yeux remplit de malice et de mépris ni son allure qui faisait froid dans le dos mais son antipathie et la violence dont elle avait fait preuve ce jour-là. Parfois, la Gryffone se demandait encore comment une personne telle qu'elle avait pu être digne d'étudier à Poudlard, cette prestigieuse école n'avait pas besoin d'un Serpent.
Le propre Epouventard d'Elena était un serpent aux crocs aiguisés et aussi pointus qu'un couteau. Sa peur et sa colère contre ces reptiles avaient influencés ses sentiments et - par ce biais - sa magie.
« Je-Je n'ai pas peur de toi et je serais-rais totalement ca-capable de me servir à nouveau de ma ba-baguette s'il le faut ! » bredouilla-t-elle d'un ton indécis.
*Jamais tu ne connaitras la joie de te faire pardonner et tu auras cette honte qui trainera avec toi comme un boulet enchainé à ton pied jusqu'à la fin de ta scolarité. * pensa-t-elle de son esprit noirci par la vengeance.
*J'ai envie qu'elle souffre et qu'elle ressente ce que j'ai pu ressentir.* songea-t-elle. Le simple fait que cette idée lui ait traversé l'esprit la repulsa durant quelques instants. Ce n'était pas elle mais peut-être qu'elle continuait encore à se chercher. Erza fut le Serpent et Elena la petite Fleur fragile et les rôles semblaient s'inverser ce qui la faisait jubiler. L'écossaise se dégoutait elle-même par moments parce qu'elle avait des pensées sombres et viles. La haine avait pris le dessus, elle n'était plus maitresse de rien. Elle se repassait la scène en boucle et en boucle jusqu'à ce qu'elle en mémorise chaque détail jusqu'à l'eau du robinet qui fuyait et qui émettait alors un bruit rythmé, jusqu'aux fissures perpendiculaires du miroir de droite.
La main d'Elena tremblait, sa baguette entre ses doigts rongés n'attendait qu'un signal pour faire ce qu'elle avait à faire et malgré sa détermination, elle continuait à hésiter.
« Je t'interdis de t'approcher de moi, Serpent ! Je n'ai aucun respect pour ta personne et tes excuses bidons n'y changeront rien ! » s'exclama-t-elle
Elena resta en retraite derrière le muret. Cela devait sembler bien hilarant vue de loin, la petite fille de quatorze ans qui craignait une autre de ses camarades. Bien évidemment, sans contexte cette querelle semblait juste ridicule et futile. Pourtant ce n'était pas le cas, pas pour Elena. Ce n'était pas juste un règlement de comptes entre deux adolescentes aux hormones au plafond mais un véritable affront qui se voulait être réglé et oublié. Erza McGowan était une sorcière dont Elena avait retenu plusieurs choses. Non pas ses yeux remplit de malice et de mépris ni son allure qui faisait froid dans le dos mais son antipathie et la violence dont elle avait fait preuve ce jour-là. Parfois, la Gryffone se demandait encore comment une personne telle qu'elle avait pu être digne d'étudier à Poudlard, cette prestigieuse école n'avait pas besoin d'un Serpent.
Le propre Epouventard d'Elena était un serpent aux crocs aiguisés et aussi pointus qu'un couteau. Sa peur et sa colère contre ces reptiles avaient influencés ses sentiments et - par ce biais - sa magie.
« Je-Je n'ai pas peur de toi et je serais-rais totalement ca-capable de me servir à nouveau de ma ba-baguette s'il le faut ! » bredouilla-t-elle d'un ton indécis.
*Jamais tu ne connaitras la joie de te faire pardonner et tu auras cette honte qui trainera avec toi comme un boulet enchainé à ton pied jusqu'à la fin de ta scolarité. * pensa-t-elle de son esprit noirci par la vengeance.
*J'ai envie qu'elle souffre et qu'elle ressente ce que j'ai pu ressentir.* songea-t-elle. Le simple fait que cette idée lui ait traversé l'esprit la repulsa durant quelques instants. Ce n'était pas elle mais peut-être qu'elle continuait encore à se chercher. Erza fut le Serpent et Elena la petite Fleur fragile et les rôles semblaient s'inverser ce qui la faisait jubiler. L'écossaise se dégoutait elle-même par moments parce qu'elle avait des pensées sombres et viles. La haine avait pris le dessus, elle n'était plus maitresse de rien. Elle se repassait la scène en boucle et en boucle jusqu'à ce qu'elle en mémorise chaque détail jusqu'à l'eau du robinet qui fuyait et qui émettait alors un bruit rythmé, jusqu'aux fissures perpendiculaires du miroir de droite.
La main d'Elena tremblait, sa baguette entre ses doigts rongés n'attendait qu'un signal pour faire ce qu'elle avait à faire et malgré sa détermination, elle continuait à hésiter.
Très inspiré, je ne te laisse aucun répit !
Le Serpent et la Fleur
?/09/2046 ● Cour de la tour de l'horloge ● IIIe Année
La peur augmente au fur et à mesure que j'attend la réponse d'Elena. Je l'entend enfin, et je me retiens de m'écrouler. Ce que je redoutais est arrivé. Elle me *hait*. Et jamais elle ne me pardonnera l'horreur que je lui ai faite subir l'année dernière. Je déglutis plusieurs dizaines de fois en cherchant quoi lui répondre, mais elle ne me laisse pas le temps de parler, puisqu'elle continue. Cette fois-ci, son ton était bredouillant. Bredouillant, mais elle, au moins, elle parvenait à parler. Je sens qu' les rôles étaient en train de s' inverser. *J'vais devenir la victime et elle le monstre*. C'est pourtant ce que j'essaye d'arrêter !
Je marche lentement en la cherchant. J'entends que sa voix biens d'ici, mais où peut-elle être cachée. J'ai le choix. Soit je redeviens comme avant, soit j'essaye de changer. *Changer ou Rester*. Nouvelle déglutition. Je crois qu'il *faut* que je change. Sinon, jamais je ne pourrais parvenir à être aimée. J'ouvre la bouche, et dis d'une voix aussi faible qu'elle :
- Elena... Je te comprend, mais s' il te plait, écoute ce que j'ai à te dire. Libre à toi de continuer à me haïr ensuite, ou même à me faire subir ce que je t'ai fait subir, mais écoute moi. Je t'en supplie.
Étais-je en train de perdre l'esprit ? Avais-je vraiment supplié la rouge et or ? En tout cas, c'était ce que mes paroles laissaient entendre. Je cherchais à présent mes Mots. Comment lui dire que j'avais changé. Que je voulais changer. La seule manière qui me venait à l'esprit était de dire la Vérité. Devais-je tout lui dire ? Peut-être. C'était à voir en fonction de ce que ma bouche ferait sortir. Alors, en me dépêchant pour éviter qu'elle ne me fuit, je me met à lui raconter.
- Je pense qu'il faut que je te raconte tout. Jamais je ne me pardonnerai ce que j'ai fait, mais, après tout, ce qui est fait est fait, alors je suis en devoir d'aller de l'avant, si je veux changer. L'année dernière, j'allais très mal. Vraiment. Tout allait mal, et j'ai pensé que me trouver quelque chose pour faire passer ma colère, mes doutes, mes peurs, tout, serait une bonne chose, et j'ai choisi inconsciemment les nés-moldus. Tu n'es pas la seule à qui j'ai... enfin que j'ai... Les Mots se bloquent. Je n'arrive plus à parler. Qu'étais-je en train de dire ? Sans y repenser, je tente de poursuivre. J'ai perdu beaucoup. Je crois que les seules personnes que j'aimais si parties. Je ne t'empêche pas de te réjouir, si tu veux imaginer qu'elles sont parties à cause de moi, si tu le penses. Mais ces personnes me manquent terriblement. Elles me manquent...
Je ne peux plus poursuivre. Je tombe à genoux sur le sol, et les larmes salées viennent se mêler au goût de bile contenu dans ma bouche. Je suis pitoyable. Désespérément pitoyable. Cela m'arrache presque un sourire. Comment suis-je passée d'une Gamine haineuse et violente à cette fillette fêlée et faible ? Est-ce moi ? J'ai l'impression d'avoir disparu pour toujours depuis trop longtemps. Que la vrai moi hurle à en crever pour ressortir des fond de l'océan. Mais cette Voix, personne ne l'entend...
Alors là on l'a complètement perdue...
Je n'arrive moi-même plus à la comprendre...
Elena va-t-elle venir à sa rescousse, d'une manière ou d'une autre ?
Hâte de voir la réaction de ta protégée !
Je n'arrive moi-même plus à la comprendre...
Elena va-t-elle venir à sa rescousse, d'une manière ou d'une autre ?
Hâte de voir la réaction de ta protégée !
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Le Serpent et la Fleur
Elena sentait les larmes lui monter aux yeux. Elle priait pour ne pas se retrouver dans une position où elle serait de nouveau cette petite fille qui craignait le Serpent. Pourquoi ne pas profiter de cette supériorité dont elle avait le droit aujourd'hui ? Pourquoi ne pas enfin se venger de cette harpie avait de prendre peur et de rebrousser chemin ?
Le discours d'Erza lui rappela tant une autre élève avec qui Elena avait eu un jugement abrupt. On lui avait montré que les gens pouvaient changer et elle y avait cru jusqu'à ce jour dans les toilettes. Elena ne voulait plus se faire avoir, elle ne voulait plus à nouveau espérer et attendre que quelqu'un d'autre vienne lui planter un couteau aiguisé dans le dos.
« T'as pas l'air de comprendre ce que les personnes comme moi peuvent ressentir face à des personnes comme toi. On choisi pas cette vie et si en plus des abrutis sont là pour nous le rappeler chaque jour...Il est hors de question que je continue à croire que vous changez. Personne ne peut changer à ce point. » affirma-t-elle sous un ton sec et sérieux.
Elena tenta de ravaler son rire à l'entente de ses justifications. Je n'y crois pas, je n'y crois pas, je n'y crois pas... pensait-elle en secouant frénétiquement sa tête de gauche à droite. La peur d'être une seconde fois prise au dépourvue la rendait exécrable. La Gryffondor craignait de devoir la pardonner et elle comptait s'en empêcher coute que coute car elle était obstinée à croire que cela n'était qu'une autre manipulation de la part d'Erza.
« Tu crois que j'allais bien ? Tu crois que tous les élèves allaient bien ? Tu penses que c'était une raison valable pour envoyer un serpent me mordre le bras juste parce que mes deux parents n'ont pas de pouvoir magique ? »
Après tout, quelle différence cela faisait ? Était-elle moins forte comme les anti-moldus se plaisaient à le dire ? Non pensa-t-elle. Elena avait aujourd'hui l'opportunité de pouvoir montrer à Erza que les préjugés sur son statut de sang étaient infondés, qu'ils avaient tort. La Gryffone était prête à tout pour que la vérité soit rétablie.
« Tais-toi ! » cria-t-elle en tendant sa baguette dans la lumière. Elle fit un geste brusque, sans réellement le vouloir, et un éclair jaillit de sa baguette venant briser en quelques morceaux une dalle tout près d'elle. Erza devait surement connaitre sa position après ce boucan.
Elena sentait que son énervement s'atténuait peu à peu ; lancer accidentellement un jet magique sur le sol l'avait presque apaisé ; comme un thermomètre chauffé à bloc qu'on aurait déposer sur un pain de glace. L'extériorisation de ses émotions via sa baguette magique était une chose assez nouvelle qu'elle avait elle-même du mal à cerner. Ce fut si bref et si rapide ; elle aurait juré que un frisson parcourut son corps frêle, un frisson d'effroi.
La fillette balaya de la main une petite larme qui coulait le long de sa joue rouge de colère. Ses reniflements se faisaient discrets pour ne pas attirer l'attention - bien que c'était peine perdue à présent - et elle déglutissait beaucoup trop de fois pour ne pas fondre en larmes.
Le discours d'Erza lui rappela tant une autre élève avec qui Elena avait eu un jugement abrupt. On lui avait montré que les gens pouvaient changer et elle y avait cru jusqu'à ce jour dans les toilettes. Elena ne voulait plus se faire avoir, elle ne voulait plus à nouveau espérer et attendre que quelqu'un d'autre vienne lui planter un couteau aiguisé dans le dos.
« T'as pas l'air de comprendre ce que les personnes comme moi peuvent ressentir face à des personnes comme toi. On choisi pas cette vie et si en plus des abrutis sont là pour nous le rappeler chaque jour...Il est hors de question que je continue à croire que vous changez. Personne ne peut changer à ce point. » affirma-t-elle sous un ton sec et sérieux.
Elena tenta de ravaler son rire à l'entente de ses justifications. Je n'y crois pas, je n'y crois pas, je n'y crois pas... pensait-elle en secouant frénétiquement sa tête de gauche à droite. La peur d'être une seconde fois prise au dépourvue la rendait exécrable. La Gryffondor craignait de devoir la pardonner et elle comptait s'en empêcher coute que coute car elle était obstinée à croire que cela n'était qu'une autre manipulation de la part d'Erza.
« Tu crois que j'allais bien ? Tu crois que tous les élèves allaient bien ? Tu penses que c'était une raison valable pour envoyer un serpent me mordre le bras juste parce que mes deux parents n'ont pas de pouvoir magique ? »
Après tout, quelle différence cela faisait ? Était-elle moins forte comme les anti-moldus se plaisaient à le dire ? Non pensa-t-elle. Elena avait aujourd'hui l'opportunité de pouvoir montrer à Erza que les préjugés sur son statut de sang étaient infondés, qu'ils avaient tort. La Gryffone était prête à tout pour que la vérité soit rétablie.
« Tais-toi ! » cria-t-elle en tendant sa baguette dans la lumière. Elle fit un geste brusque, sans réellement le vouloir, et un éclair jaillit de sa baguette venant briser en quelques morceaux une dalle tout près d'elle. Erza devait surement connaitre sa position après ce boucan.
Elena sentait que son énervement s'atténuait peu à peu ; lancer accidentellement un jet magique sur le sol l'avait presque apaisé ; comme un thermomètre chauffé à bloc qu'on aurait déposer sur un pain de glace. L'extériorisation de ses émotions via sa baguette magique était une chose assez nouvelle qu'elle avait elle-même du mal à cerner. Ce fut si bref et si rapide ; elle aurait juré que un frisson parcourut son corps frêle, un frisson d'effroi.
La fillette balaya de la main une petite larme qui coulait le long de sa joue rouge de colère. Ses reniflements se faisaient discrets pour ne pas attirer l'attention - bien que c'était peine perdue à présent - et elle déglutissait beaucoup trop de fois pour ne pas fondre en larmes.
Aie, aie, aie, ça va pas être simple c't'affaire !
Le Serpent et la Fleur
?/09/2046 ● Cour de la tour de l'horloge ● IIIe Année
Une tâche se forme sur la dalle de pierre en dessous de moi, causée par mes larmes. J'ai trop pleuré. *Le sel de mes Larmes*. Pourquoi faut-il toujours que tout se finisse mal avec moi ? Je n'aurais pas du. Je n'aurais jamais du. Ni avec elle, ni avec Sophie, ni avec Lily et Alicia, ni avec aucuns d'entres-eux. Je ne suis qu'un monstre.
Les paroles qu'elle me jette viennent tout droit se planter dans mon cœur, le fissurant encore un peu plus. *On ne choisi pas cette vie*. Cette phrase me frappe d'autant plus. *Personne ne peut changer à ce point*. Celle-ci m'estorque un sourire à la fois ironique et triste. Elle a sûrement raison. Dans une semaine, je voudrais à nouveau les martyriser, eux et leurs semblables.
Mes oreilles se mettent à bourdonner, si fort que je plaque mes deux mains dessus. Rien n'y fait. Je pleure de plus belle. Qu'est-il en train de m'arriver ? Est-ce la fin définitive de ma vie ? *Non* ! Elena poursuit en me coupant la parole et me renvoie au centuple ce que je lui ai fait subir, par la simple force de sa voie. Je prie pour que personne ne vienne maintenant dans la cour, je ne veux pas qu'on me voit dans cet état là. J'entends alors une formule être prononcée, et le bruit d'un sort vient marteler le sol. *Elle veut me prouver qu'elle sait se servir de la magie comme moi*. Pourquoi ne veut-elle pas me croire ! Je n'ai pas la force de sécher mes larmes, mais je parviens à me lever. Il faut que j'aille la voir, si je veux qu'elle puisse constater. Il FAUT qu'elle me croit. Sinon, personne ne le fera. Je n'ai pas envie de m'excuser auprès de Sophie, puisqu'elle m'a aussi attaquée, mais Lily, il le faudra aussi. Elena va décider pour moi... Je sais que si je ne parviens pas à la convaincre de ma sincérité --- pour une fois --- je ne pourrais pas le faire avec Lily.
Je me dirige vers sa position, presque chancelante. Les larmes et mes paroles m'ont happées toute mon énergie, si bien que j'ai l'impression
que je vais m'écrouler sur le sol. Je la vois enfin. Elle se terre derrière un poteau, alors je m'arrête. Je suis à peut-être deux mètres d'elle, mais en plus, il y a un poteau entre nous. Je vois une de ses mèches rousses dépasser, ce qui m'arrache une autre larme. De derrière, on dirait presque Julie, en plus âgée...
- Je sais plus quoi faire pour que tu comprennes que je suis sincère. Est-ce que cela sert vraiment à quelque chose de me rapeller les horreurs que j'ai commises ? Si tu le penses, fais-le. Ai le courage si qualificatif de ta maison de me faire subir ce que tu as subi. Je suis prête à endurer.
Ma voix a repris un ton normal. Je lui ai parlé avec un ton presque sévère. Je veux qu'elle le fasse. J'ai séché mes larmes, repris mes esprits. J'ai l'impression d'être devenue un fantôme. Que j'ai, rien qu'avec cette discussion, pris cent ans. *Allez Elena* ! Je prie pour qu'elle le fasse. C'est peut-être le seul moyen pour qu'elle me croit.
Erza commence vraiment à faire n'importe quoi... 
C'est toujours un plaisir d'écrire cette Danse avec toi

C'est toujours un plaisir d'écrire cette Danse avec toi
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049 • Avatar par Brillantes Écailles
Le Serpent et la Fleur
Elena continuait de brandir sa baguette avec fermeté malgré les explications d'Erza. Toutes ses paroles semblaient si réelles, si plausibles et pourtant Elena sentait comme une corde l'empêchant d'avancer et de tout lui pardonner. La Gryffondor ne savait plus qu'elle était son souhait à présent ; faire du mal à Erza ou fuir le plus loin possible, loin de cette histoire qui prenait des proportions démesurées.
La rouge finit par sortir de sa cachette, se montrant alors au grand jour ; des reflets roux qui se reflétaient sur sa chevelure auburn et les joues encore humides et chaudes. Elle s'avança vers Erza, le cœur battant à toute allure. Se retrouver à quelques mètres d'elle lui était encore troublant. Elena secouait ses mains moites qui tremblaient comme des feuilles. La troisième année soupira avant de ranger sa baguette dans sa iconique besace en cuir.
« Le courage c'est aussi décider de ne rien faire du tout. » annonça-t-elle sereinement, la tête regardant les pavés.
Elena refusait de choisir la solution de facilité. Celle qui lui couterait surement une sanction qui plus est. Malgré son désir de vengeance, il était hors de question qu'elle s'abaisse à la violence et aux gens comme Erza. Il était certes difficile de ne pas succomber à la brutalité mais Elena voyait plus loin que le bout de son nez, elle s'imaginait les répercutions de ses actes.
« J'suis pas comme toi et je ne veux pas l'être. Ca ne m'apaisera pas de te faire du mal... »ajouta-t-elle.
Elle fit une courte pause puis déglutit. Elena faillit balbutier mais elle respira un grand coup, vainquant sa peur ; la peur du Serpent.
«...ce qui m'apaisera, c'est de savoir que tu ne referas plus jamais ça. À personne. » ordonna-t-elle alors que les larmes lui montaient aux yeux.
La Gryffondor arborait une posture presque hautaine. Il y a quelques années de cela, jamais elle n'aurait pu faire preuve d'autant d'autorité et de courage mais Poudlard avait forgé son caractère et l'avait endurci plus qu'elle ne l'aurait souhaité. Ce qui était fait, était fait. Maintenant, l'unique chose qui ferait dénouer la gorge d'Elena serait l'approbation de sa camarade. Combien de gens as-tu fais souffrir Erza, est-ce que tu le regrettes vraiment...?pensa-t-elle durant une fraction de seconde.
Comment un statut de sang pouvait amener à de telles altercations ? Que représentait le sang par rapport à une vie entière ? Elena n'avait pas de réponse. Sa seule présence à Poudlard avait pour but d'apprendre à utiliser ce don qui lui avait été offert. Il lui était toujours difficile de l'accepter ; une vie normale aurait été tellement mieux...
Peut-être que les choses s'arrangent au final...
Plaisir partagé
La rouge finit par sortir de sa cachette, se montrant alors au grand jour ; des reflets roux qui se reflétaient sur sa chevelure auburn et les joues encore humides et chaudes. Elle s'avança vers Erza, le cœur battant à toute allure. Se retrouver à quelques mètres d'elle lui était encore troublant. Elena secouait ses mains moites qui tremblaient comme des feuilles. La troisième année soupira avant de ranger sa baguette dans sa iconique besace en cuir.
« Le courage c'est aussi décider de ne rien faire du tout. » annonça-t-elle sereinement, la tête regardant les pavés.
Elena refusait de choisir la solution de facilité. Celle qui lui couterait surement une sanction qui plus est. Malgré son désir de vengeance, il était hors de question qu'elle s'abaisse à la violence et aux gens comme Erza. Il était certes difficile de ne pas succomber à la brutalité mais Elena voyait plus loin que le bout de son nez, elle s'imaginait les répercutions de ses actes.
« J'suis pas comme toi et je ne veux pas l'être. Ca ne m'apaisera pas de te faire du mal... »ajouta-t-elle.
Elle fit une courte pause puis déglutit. Elena faillit balbutier mais elle respira un grand coup, vainquant sa peur ; la peur du Serpent.
«...ce qui m'apaisera, c'est de savoir que tu ne referas plus jamais ça. À personne. » ordonna-t-elle alors que les larmes lui montaient aux yeux.
La Gryffondor arborait une posture presque hautaine. Il y a quelques années de cela, jamais elle n'aurait pu faire preuve d'autant d'autorité et de courage mais Poudlard avait forgé son caractère et l'avait endurci plus qu'elle ne l'aurait souhaité. Ce qui était fait, était fait. Maintenant, l'unique chose qui ferait dénouer la gorge d'Elena serait l'approbation de sa camarade. Combien de gens as-tu fais souffrir Erza, est-ce que tu le regrettes vraiment...?pensa-t-elle durant une fraction de seconde.
Comment un statut de sang pouvait amener à de telles altercations ? Que représentait le sang par rapport à une vie entière ? Elena n'avait pas de réponse. Sa seule présence à Poudlard avait pour but d'apprendre à utiliser ce don qui lui avait été offert. Il lui était toujours difficile de l'accepter ; une vie normale aurait été tellement mieux...
Peut-être que les choses s'arrangent au final...
Plaisir partagé
Le Serpent et la Fleur
?/09/2046 ● Cour de la tour de l'horloge ● IIIe Année
J'ai peur, terriblement peur. Est-ce vraiment moi ? Moi qui ai été si virulente dans mes prises de positions sur les né-moldus, moi qui ai fais du *mal* à certains né-moldus, moi qui ai été monstrueuse, est-ce moi, qui là, veut se faire pardonner ? *Moi, moi, moi* ! Je ne suis pas la pire, mais je suis pire. J'aurais pu garder mes idées pour moi, mais il a fallu que j'aille le faire savoir à des *inconnus* qui n'avaient rien demandés.
Elle sort de sa cachette; je tremble. *Enfin* elle se décide à passer à l'acte. *Courage. Rien faire*. Ais-je bien entendu ? Ais-je bien vu sa baguette être rangée dans sa besace ? J'admire sa sérénité. Pourquoi est-ce que je continue à trembler bon sang !
– Tu... je... Pourquoi Elena ?
Je suis perdue. Je ne comprend pas sa réaction, et... je n'ai pas le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'elle enchaîne. *Plus jamais*. Dois-je encore promettre ? Je le veux, mais puis-je le faire ? J'ai déjà trop promis, et je suis persuadée que ça ne s'arrêtera pas là.
– Je le jure. Je le jure sur ma vie, sur la tienne, sur toutes les Vies du monde entier !
Tout comme pour elle, mes yeux s'embuent et je m'assois lentement pour m'empêcher de tomber.
– J'te l'jure Elena. J'te l'jure.
Ma voix s'est comme baissée, presque murmurée. Je ferme les yeux pour cacher mes larmes, et je baisse encore plus la tête. La cour est toujours aussi déserte, et j'espère qu'elle va le rester, he veux finir cette discussion quelle qu'en soit l'issue, je veux *savoir*. *Savoir* si elle me pardonne, ou si elle continuera à me voir comme le pire monstre. *Son* monstre. Je veux pas que ça recommence comme avec ma mère. Être sur le point de se réconcilier... et puis repartir de façon encore pire. Je la hais. Elle me comprend pas. – la comprends-tu seulement Erza McGowan ?
J'éjecte ma mère de mes pensées, et j'essaye de réfléchir. Je veux tant qu'elle comprenne que j'ai changé, que je veux devenir *meilleure*, parvenir à aimer les *nés-moldus*, ou du moins certains. J'ai gâché trop de choses à cause de ça. J'ai bien failli perdre Lydia à cause de mes pulsions anti né-moldu avant de la perdre totalement le dernier jour. *Encore une fois adieu ma Lydia*. Je parle comme si je la possédais, mais c'est tout le contraire. Moi, je veux lui appartenir, j'aurai voulu partir avec elle, ne plus la quitter, mais je suis restée. Maintenant, il faut *avancer*, avec Ella, le Quidditch, April, et d'autres. Puisque je ne peux plus vivre pour elle seule, alors je vis pour d'autres.
Désolé pour le retard...
Je suis partagée entre de la pitié et de l'incompréhension pour Erza...
Je suis partagée entre de la pitié et de l'incompréhension pour Erza...
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049 • Avatar par Brillantes Écailles
Le Serpent et la Fleur
Un soupir s'échappa de ses lèvres, ce n'était pas de l'exaspération, son soupir se voulait rassurant. Pas pour Erza mais pour elle. Elena en venait à se demander si cette image d'elle, hautaine et confiante, lui correspondait vraiment. Si elle se regardait, se reconnaîtrait-elle ? Cela lui semblait venir d'une autre réalité, une vision d'elle-même qu'elle n'aurait jamais pu envisager ; et pourtant, elle ressentait bien une pointe de satisfaction qui émanait de son esprit. La rouquine retint presque un rictus sournois. Une fois délecter de cette scène, elle s'installa à côté de la Serpentard, pour qu'elles soient à une hauteur égale. La tête vers les pavées, elle partagea avec sa camarade ce silence confus. Même pas un acquiescement ou un regard, juste le silence.
Elle finit par briser l'atmosphère pesante en balbutiant quelques mots qu'elle n'aurait pas pu prononcer il y a quelques mois.
« Ce qui m'agace encore plus c'est de savoir que vous avez sans doute raison. »
Elle laissa de nouveau un silence, peut-être pour développer un sentiment de curiosité envers Erza ou juste pour déglutir et retenir ses larmes.
« Avant toi, j'adorais mon monde au point que j'affirmais détester celui-ci. Mais maintenant je sais que je disais ça juste parce que je voulais m'enterrer dans ma honte. C'est vraiment...,silence de nouveau,nul d'être comme moi. Je déteste être une sorcière mais ce que je déteste encore plus c'est de devoir être une sorcière qui a grandi sans le savoir. J'ai été embarqué dans ce bazar sans avoir mon mot à dire. Et j'en veux à toute ma foutue ascendance de ne pas avoir laissé une trace de ce que j'étais vraiment. »
Sa voix devenait saccadée, elle tentait de camoufler sa peine en reniflant comme une enfant. Sa gorge nouée put enfin se détendre pour laisser échapper des geignements qu'elle avait gardés enfouis trop longtemps. Les larmes déferlèrent sur ses joues rosies par le froid. Elle les avait sans doute retenu trop longtemps. Dans un premier temps, elle se sentit apaisés de pouvoir enfin extérioriser toute cette tristesse qui trainait avec elle comme un boulet à la cheville. Mais ensuite, elle regretta d'avoir dû le faire à côté d'Erza...
« C'est pour ça qu'on est faible, qu'on est surement des sorciers illégitimes et aussi qu'on est des abrutis en magie. » affirma-t-elle entre deux sanglots.
L'humiliation était trop grande, elle remonta ses genoux vers sa poitrine pour y laisser tomber sa tête qui la faisait souffrir à cause de ces incessants coups qui martelaient les parois de son esprit. Tout lui revint comme une trainée de poudre qu'elle aurait prise en plein visage : ses parents ignorants, l'homme roux de ses rêves, le serpent dans les toilettes... Même les souvenirs les plus heureux ne semblaient pas décider à dissimuler les mauvais.
Elle finit par briser l'atmosphère pesante en balbutiant quelques mots qu'elle n'aurait pas pu prononcer il y a quelques mois.
« Ce qui m'agace encore plus c'est de savoir que vous avez sans doute raison. »
Elle laissa de nouveau un silence, peut-être pour développer un sentiment de curiosité envers Erza ou juste pour déglutir et retenir ses larmes.
« Avant toi, j'adorais mon monde au point que j'affirmais détester celui-ci. Mais maintenant je sais que je disais ça juste parce que je voulais m'enterrer dans ma honte. C'est vraiment...,silence de nouveau,nul d'être comme moi. Je déteste être une sorcière mais ce que je déteste encore plus c'est de devoir être une sorcière qui a grandi sans le savoir. J'ai été embarqué dans ce bazar sans avoir mon mot à dire. Et j'en veux à toute ma foutue ascendance de ne pas avoir laissé une trace de ce que j'étais vraiment. »
Sa voix devenait saccadée, elle tentait de camoufler sa peine en reniflant comme une enfant. Sa gorge nouée put enfin se détendre pour laisser échapper des geignements qu'elle avait gardés enfouis trop longtemps. Les larmes déferlèrent sur ses joues rosies par le froid. Elle les avait sans doute retenu trop longtemps. Dans un premier temps, elle se sentit apaisés de pouvoir enfin extérioriser toute cette tristesse qui trainait avec elle comme un boulet à la cheville. Mais ensuite, elle regretta d'avoir dû le faire à côté d'Erza...
« C'est pour ça qu'on est faible, qu'on est surement des sorciers illégitimes et aussi qu'on est des abrutis en magie. » affirma-t-elle entre deux sanglots.
L'humiliation était trop grande, elle remonta ses genoux vers sa poitrine pour y laisser tomber sa tête qui la faisait souffrir à cause de ces incessants coups qui martelaient les parois de son esprit. Tout lui revint comme une trainée de poudre qu'elle aurait prise en plein visage : ses parents ignorants, l'homme roux de ses rêves, le serpent dans les toilettes... Même les souvenirs les plus heureux ne semblaient pas décider à dissimuler les mauvais.
Total impro sur ce post
Désolé pour ce retard plume.
Désolé pour ce retard plume.
Le Serpent et la Fleur
Les battements de mon cœur ne cessent de s'accélérer. J'ai l'impression que le monde n'existe plus, désormais, il n'y a plus que nous deux, au centre de cette cour. Je remercie mon corps de s'être assis, je sais que je n'aurai pas tenu dans le cas contraire. C'est comme si je pesais trop lourd pour supporter mon propre poids. *C'est just' la culpabilité qui s'abat sur tes épaules*. Alors que je m'attendais à de nouvelles représailles, Elena prend place à mes côtés. *J'croyais qu'elle avait peur de moi*... À vrai dire, je n'y comprend plus rien. Il y a encore quelques mois, elle me détestait — à juste titre — et me craignait sûrement, vu le regard qu'elle m'avait lancé, ce jour-là, dans les toilettes, alors qu'à présent elle s'assoit — d'elle-même — à mes côtés me surprend quelque peu. Je sèche mes larmes et me prépare à l'écouter. Ses paroles me surprennent encore plus encore. *Nous, avoir raison* ? Que désigne exactement ce *nous* ? Le silence commence à s'installer, mais je sens bien qu'elle n'attend pas de réponse de ma part, du moins pas encore. Les reniflements de ma camarade ne me gênent aucunement, jusqu'à ce qu'Elena ne puisse plus retenir ses larmes. Mes doigts rippent sur le bord de la fontaine. Comment suis-je sensée réagir ? Je ne sais pas consoler les autres. Comment font les gens pour consoler les autres ? Je me rappelle avoir vu des gens se faire des câlins... Ne sachant pas quoi faire d'autre, je me tourne légèrement vers elle, et passe mes bras autour d'elle, avant de laisser tomber ma tête sur son épaule. Désormais, c'est à moi de parler, je le sais bien.
— T'as pas à ressentir ça Elena. C'est moi l'abruti. J'ai rejeté ma haine sur toi, sur les autres nés-moldu simplement parce qu'en moi, je bouillonait, et qu'il fallait que je passe cette colère sur quelqu'un. T'as pas à te détester. Si quelqu'un doit se détester, y a qu'moi qui mérite une telle haine. Qu'on m'rende ce que j'ai donné.
Alors que la Gryffone continuait à pleurer toutes les larmes de son corps, elle finit par ajouter quelques mots. *Faible*. N'a-t-elle que ce qualificatif pour se désigner ? Relâchant mon étreinte, Elena s'empresse de se recroqueviller sur elle-même. J'aimerai lui hurler tant de choses, la secouer dans tous les sens, mais je ne bouge plus, je ne parle plus. Que pense-t-elle en ce moment même ?
— J'crois pas ce que tu dis. Je le crois plus. Y a juste des abrutis, comme moi avant, qui pense ça, mais c'est à cause d'leur foutue éducation d'merde, c'est tout. La plupart le penserait pas vraiment si...
*Si quoi* ? Je ne saurais même pas dire. Je crois qu'il faut accepter qu'ils sont des sorciers, et qu'ils le sont peut-être même plus, dans le sens où la magie est arrivée de façon inouïe sur eux. Le sang sorcier qui coule dans mes veines n'est du qu'à l'héritage de ma mère et de sa famille avant. Elena, elle, le tient d'un miracle de l'univers, ou peut-être d'un ancêtre, peut-importe, c'est définitivement plus classe.
— T'as pas à ressentir ça Elena. C'est moi l'abruti. J'ai rejeté ma haine sur toi, sur les autres nés-moldu simplement parce qu'en moi, je bouillonait, et qu'il fallait que je passe cette colère sur quelqu'un. T'as pas à te détester. Si quelqu'un doit se détester, y a qu'moi qui mérite une telle haine. Qu'on m'rende ce que j'ai donné.
Alors que la Gryffone continuait à pleurer toutes les larmes de son corps, elle finit par ajouter quelques mots. *Faible*. N'a-t-elle que ce qualificatif pour se désigner ? Relâchant mon étreinte, Elena s'empresse de se recroqueviller sur elle-même. J'aimerai lui hurler tant de choses, la secouer dans tous les sens, mais je ne bouge plus, je ne parle plus. Que pense-t-elle en ce moment même ?
— J'crois pas ce que tu dis. Je le crois plus. Y a juste des abrutis, comme moi avant, qui pense ça, mais c'est à cause d'leur foutue éducation d'merde, c'est tout. La plupart le penserait pas vraiment si...
*Si quoi* ? Je ne saurais même pas dire. Je crois qu'il faut accepter qu'ils sont des sorciers, et qu'ils le sont peut-être même plus, dans le sens où la magie est arrivée de façon inouïe sur eux. Le sang sorcier qui coule dans mes veines n'est du qu'à l'héritage de ma mère et de sa famille avant. Elena, elle, le tient d'un miracle de l'univers, ou peut-être d'un ancêtre, peut-importe, c'est définitivement plus classe.
Après tout ce temps me voici enfin...
J'espère que mon Pas te plait
J'espère que mon Pas te plait
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049 • Avatar par Brillantes Écailles
