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«Parmi la kirielle de collèges différents au sein de l'Eclesiarchie de l'Empire, l'un des moins puissants et pourtant l'un des plus nombreux était le Ministorum Supplicant qui regroupaient les millions et les millions de prieurs, pleureurs, lamentateurs, indispensables au culte mais peu féru de coordination, d'organisation et donc, de jeux de puissances dont les autres organisations étaient friandes. Les Supplicants étaient entièrement dévoués à la demande divine de destruction des sorciers.»

La foi était quelque chose de très abstrait pour Aliosus. Il n'avait pas été élevé dedans, au sens propre du moins. Son père, Magnus, n'avait jamais fait preuve de démonstration d'une quelconque croyance en dehors de quelques exclamations allemandes telles que "Gott in Himmel" par exemple, à part cela, si spiritualité il y avait chez lui, elle était discrète et ne correspondait pas à celles que le jeune garçon connaissait. En revanche chez sa mère, Willow, la spiritualité était une certitude, mais là non plus, ni culte, ni dogme chez elle. Chez Willow, la croyance en quelque chose d'indicible, de plus grand et d'enveloppant se traduisait par une somme de comportements qui faisaient maintenant partie d'elle. Sa façon de regarder un arbre, un cadavre d'animal au pied d'une pierre levée, un brouillard inhabituel un matin d'été, un orage foudroyant, une tempête, deux bonnes nouvelles tombant en même temps, tout pouvait être considéré à l'aune d'un grand plan dont elle seule semblait être consciente.

Lorsque Elicia lui montra son Oukilip, ce personnage à la bonhommie rayonnante, avec ses joues rouges et ses yeux gourmands, contrastait décidément beaucoup avec son propre dessin au point qu'Aliosus en fut un peu gêné. Est-ce qu'il n'allait pas paraître un peu étrange aux yeux de la Pufsouffle ?

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«La diversion d'Elob avait réussie : les patrouilles de gardes de la Maison Noble se mirent rapidement en branle et bientôt le carrefour fut bouclé. Bientôt la situation serait revenue à la normale, mais entre temps il aurait eu le temps de s'infiltrer dans les jardins de la résidence. A partir de là, il resterai encore les serviteur de sécurité, mais Elob préférait ne pas trop y penser....»

Une résidence de noble moldu vivant au quarante et unième millénaire, à quoi cela pouvait-il ressembler ? Des hautes spires en verre et en métal ? Un "bounker" - il avait appris ce mot lors de son passage à Lübeck deux an auparavant - difficile de se représenter ça. Après quelques esquisses il abandonna, trop influencé par l'architecture de son environnement direct, à Poudlard.

Après avoir posé ses crayons pour dessiner un garde, en s'amusant à piocher entre des iconographies médiévales et modernes très moldues, il se replongea dans certains souvenirs d'Allemagne. L'un d'eux était le très élégant fiacre qui les amenèrent, ses parents et lui, au domaine Nerrah. Ce fiacre avait été un choc esthétique pour le jeune garçon, ses courbes élégantes, son raffinement, la douceur des cuirs et la fermeté des coussins rebondis dans lesquels ils s'était abandonné avec un plaisir non feint. Le trajet avec été une introduction à univers fascinant, quand bien même il avait eu beaucoup de mal à se retirer du fiacre, il fallait dire que la première partie du voyage avait été beaucoup plus fatigante, à balai, au dessus de la mer.

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MERCREDI 17

Ce qui était bien avec ce défi du mois, autre le fait de tenir un mois entier à faire un dessin par jour, ce qui pouvait vite devenir lassant et fatiguant, c'était l'idée de progression. C'est en essayant qu'on pouvait se rater, et en se ratant qu'on progressait. Et dans le dessin, c'était pas une question d'erreur, mais de façon de dessiner, avec l'imagination ou avec modèle. Un dessin réussit, c'était pour elle un dessin où l'on pouvait comprendre facilement ce qui était représenter.

Ce jour là, elle avait envie de dessiner quelque chose en rapport avec les marchombres. En cherchant dans ses souvenirs des livres, elle tomba sur une idée, abstraite, qu'elle aimait beaucoup. Il fallait savoir que chez les marchombres, certains pouvaient passer une espèce de concours, appelé l'Ahn-Ju où les élèves étaient surveillés par un jury qui leur faisait passer tout un tas d'épreuves dangereuses de leur choix pour tester leur capacités. Si ce "concours" était réussi, l'élève avait le droit de solliciter la greffe. Il fallait ensuite qu'il se rende dans un lieu secret, connu des marchombres et de très peu d'autres gens, qui lui permettrait, ou non de la recevoir. La greffe était unique à chacun, elle leur correspondait parfaitement. Et bien souvent, les marchombres qui l'avaient reçu la gardaient secrète.
La difficulté du dessin était le fait que la greffe était une chose abstraite, mais pourtant Élicia trouva vite son idée, qu'elle dessina rapidement. Sans trouver sa représentation très belle, elle s'en contentait, et la mit en couleur.

C'est en réfléchissant à quelle greffe pourrait lui correspondre qu'elle rejoignit son ami, déjà arrivé au point de rendez-vous.

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JEUDI 18

Une créature, cette fois. Et pas n'importe laquelle ! Une des créatures intelligentes de Gwendalavir, pire ennemi de l'empire, mais heureusement en voie d'extinction. Les T'slichs. Ces créatures horribles et puissantes, qui avaient failli renverser l'Empire grâce à leur ruse. A chaque fois, il s'en était fallu de peu, et les Alavariens s'en étaient tiré grâce à de grand Dessinateur, comme Merwyn et Ewilan. Doté du pouvoir de l'Imagination et capable de faire des choses que même les Dessinateurs ne pouvaient pas, ils ne pouvaient néanmoins pas faire le grand pas - c'est à dire passer d'un monde à l'autre. Mais ce n'était pas tout, il n'y avait pas que leurs capacités qui étaient impressionnantes.

"Une silhouette gigantesque se matérialisa devant eux, croisement incertain d'une mente religieuse géante et d'un lézard non moins démesuré qui se serait tenu debout sur ses pattes arrière. Un des avant-bras de l'être hybride, prolongé au-delà de sa main par une lame osseuse à l'aspect redoutable, s'abattit en un meurtrier arc de cercle"
[...]"La créature, haute de plus de deux mètres, était drapée dans une étoffe constituée d'anneaux métaliques entrelacés. Ses yeux immenses aux pupilles verticales brillaient d'un éclat sauvage et maléfique, tandis que sa gueule aux crocs acérés sortait un sifflement inhumain que Camille comprit pourtant clairement"

Un frisson parcourut le dos d'Élicia alors qu'elle commençait à dessiner les premiers traits de la bête. Heureusement, elle était imaginaire, parce que l'idée de se retrouver devant l'un de ses rares membres encore en vie lui plaisait très peu. Elle prit son temps, chercha au plus loin de son imagination pour trouver une image nette de ce qu'elle imaginait, et tenta tant bien que mal de le reproduire. C'était vraiment facile de dessiner d'imagination...
En tout cas, elle était sûre que ce dessin plairait à Aliosus, c'était tout à fait le genre de créature affreuse et flippante qu'il aimait dessiner, bien qu'il le fasse magnifiquement bien d'ailleurs. Il avait un style particulier, mais la rousse l'aimait bien et appréciait de converser avec lui sur leurs styles différents.

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Je l'ai fait avec modèle j'avoue :sweatingbullets:

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«Je hais ces abominations, pensa Elob, alors qu'il arrivait dans les couloirs froids et blancs de la demeure, il vit au loin la silhouette massive du premier serviteur de sécurité. Des millénnaires auparavant, l'Humanité avait faillit être exterminée par les robots pensant, aussi étaient ils prohibés désormais. On utilisait à la place une sorte d'hybride terrifiant : les serviteurs. Ils étaient autrefois humains, mais condamnés pour divers crimes, ils étaient lobotomisés et transformés en machines. Sans doute un des pires sort auquel on puisse cauchemarder. Ces moldus étaient fous. Celui au bout du couloir émergeait d'une trappe circulaire. Son visage disparaissait un cerebro-casque garnis de trois lentilles en guise d'yeux, et à la place d'un de ces bras, un canon Anihilator.»

S'il y avait une chose qu'il fallait admettre à propos des moldus, c'est qu'ils ne dirigeaient pas aveuglément leur haine que sur les sorciers, en fait, les sorciers étaient plutôt une sorte d'excuse pour se mettre d'accord et, pour une fois, ne pas se haïr les uns et les autres. Car les atrocités commises ces derniers siècles l'étaient belles et bien contre eux-mêmes. Peut être, pensa Aliosus, que c'était du à la taille de la population moldues, bien trop importante pour être unie. On lui répliquerait bien sûr - il débattait souvent ainsi seul, il aimait cet exercice - que les sorciers eux même pouvaient être coupables de bien des crimes envers d'autres sorciers. Mais cela n'avait évidemment rien à voir, puisque les dissensions sorciéro-sorcières avaient pour socle... les moldus. Toujours eux...

C'est pensif qu'il découvrit le dessin d'Elicia. Qui lui parla beaucoup, il aimait l'élégance mortelle de la créature et le fit bien savoir à sa comparse.

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VENDREDI 19

En regardant tout ses dessins du mois dans son carnet le matin même en se réveillant, Élicia constata qu'elle avait fait presque que des créatures, et quelques objets. Et seulement deux paysages, l'Œil d'Otolep, et le Lac Chen. Et aujourd'hui, c'est ce qu'elle voulait faire : un nouveau paysage. Elle réfléchit pendant quelques minutes à ce qu'elle allait faire. La Forêt Maison ? Non, trop compliqué. Les montagnes de l'Est alors, où s'était passé l'un de ses moments favoris ? Pas assez intéressant à dessiner. Puis elle pensa au dessin qu'elle avait fait deux jours plus tôt : la greffe. La rousse savait quoi dessiner : le Rentaï.

Après l'Ahn-Ju, les apprentis marchombres devaient ce rendre dans ce lieu peu connu afin d'obtenir - ou pas - la greffe. Ce lieu secret était le Rentaï, une montagne qui se trouvait au sud est de l'empire, dans le Désert des Murmures - dont seuls les marchombres connaissaient la raison du nom.

"Au-delà du sommet de la falaise, la masse du Rentaï les surplombait, écrasante de verticalité et de silence. Il se dégageait de la montagne ocre une solennité presque effrayante, une force qui ramenait l'être humain à sa véritable dimension. Minuscule.

On ne distinguait aucun signe de vie le long des couloirs de pierre ou des éboulis, et les traces de végétation qu'elle avait aperçues de loin étaient, de près, parfaitement invisibles. Pas de sentiers ou d'indications sur un chemin à suivre. Un monde de rochers, de silence et de solitude.
"

Une fois arrivé au pied de la montagne, les marchombres comprennaient immédiatement ce qu'ils avaient à faire. Grimper. Et seulement au bout d'un moment de solitude et de plaisir d'escalade qu'un murmure, comme magique, soufflait aux oreilles des marchombres. Pour certains, il était agressif, violent, et pour d'autres, doux et harmonieux. Encourageant pour l'un, décourageant pour l'autre. C'était de ce murmure que venait le nom du désert.

La jeune fille finit son dessin, pas très fière. Elle aurait pu faire mieux, mais se rattraperait plus tard. Plus qu'à attendre le rendez vous quotidien avec Aliosus.

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«Les Marais-chers étaient une Guilde énigmatique parmi les serfs environnementaux qui récoltaient péniblement de quoi nourrir la population des cités ruches de Vars. Ils s'équipaient de leurs longs masques pour ne pas respirer les émanations toxiques, enfilaient gants et cuissardes qui ne fondraient pas instantanément s'ils tombaient dans les miasmes liquides, et chaussaient enfin les hautes échasses métalliques, pour aller chasser ou cueillir tout ce qui pouvait être être rendu chimiquement comestible, avant de le placer dans leur panier dorsal. Pour cela ils étaient équipés du traditionnel fauchoir en mâchoire d'un animal disparu depuis des éons, lorsque les océans de la planète avaient été détruits par les travaux de géoformation.»

Enfin, le week end... La semaine avait été bien chargée, le temps qu'il prenait avec plaisir pour lire ou dessiner empiétait malgré tout sur son planning et comme il ne pouvait pas passer outre ses devoirs, son temps de sommeil avait été un peu réduit. Une semaine ça allait, mais il en était au dix neuvième jour de dessin, et il savait que c'était une période compliquée. Il suffisait qu'il rate un seul jour, par fatigue, par flemme, et ce sera très difficile de reprendre. Aussi ne se laissait-il pas le choix, ce petit rituel ne devait pas être optionnel, voilà tout.

Terminant de représenter tous les éléments de la descriptions des Marais-chers, pour une fois que ça semblait facile, il alla rencontrer Elicia.
«Tu ne t'es vraiment pas facilité la vie, chapeau pour avoir été assez obstinée pour dessiner quelque chose d'aussi compliqué que des montagnes. Je peux te le dire, j'ai déjà essayé et je m'y suis cassé les dents...»

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SAMEDI 20

Ilfasidrel. Le joyau au milles facettes, déjà mentionné quelques jours plus tôt. Après le poignard d’Ewilan et les roses de cristal, Élicia s’était rendu compte qu’elle aimait bien, voir adorait dessiner des objets de cristal. C’était une nouvelle technique qu’elle avait essayé avec le poignard, et qu’elle avait refait avec les roses. Pas forcément des premiers exemples faciles, mais leurs résultats lui plaisait et elle avait envie de retenter l’expérience. Alors elle s’était installée dehors, assise dans l’herbe face au lac, sous son arbre favori. Son écharpe jaune et noire autour du cou pour la protéger du froid de l’hiver qui commençait à pointer son nez dehors malgré la mi-octobre, elle était emmitouflée dans sa cape d’hiver.
Le joyau était décrit comme aussi gros qu’un poing, taillé en forme de poire, et d’un magnifique bleu. Outre son apparence, il avait des pouvoirs magiques. Déjà, il permettait aux Petits d’utiliser la magie grâce à des sorts qui puisaient leur source dans son énergie. Ensuite, plus tard, on apprenait qu’il s’agissait d’une pierre graphe, ces petits pierres extrêmement rares et précieuse qu’on ne trouvait que sur l’île des Alines, au sud du continent. Ces petites pierres taillées en billes, qui servaient de protéger les grandes cités de l’Empire, et pour certaines de les cacher aux yeux de tous...ou de les trouver.

Elle commença à dessiner un rapide croquis, et parti vite dans ses pensées. En regardant le lac, alors qu’un courant d’air froid essayait d’atteindre sa nuque sans succès, elle s’imagina le lac en hiver. Bien sûr, elle l’avait déjà vu, avec la neige qui recouvrait le parc d’une belle nappe blanche et féerique. Peut être que cette année là, le lac gèlera entièrement, de sorte à ce qu’ils puissent marcher sur la glace ? Et pourquoi pas du patin, ça serait génial ! Ou des bonhommes de neige sur la rive, et des batailles de boules de neige. Une idée germa dans son esprit, alors qu’elle s’imaginait envoyer des boules de neige enchantées sur des victimes, au choix. Il fallait qu’elle donne son idée à Brett, il apprécierait sûrement...après tout, il était toujours présent pour faire des farces aux autres, donc autant profiter de l’hiver pour en faire quelques unes...A réfléchir. Et puis si l’hiver approchait, les fêtes aussi, notamment Noël ! C’était toujours une des périodes de l’année que la rousse aimait beaucoup, l’ambiance était aux festivités, c’était joyeux et doux...avec les chansons de la choral et les biscuits préparés par les elfes de maison.
C’est avec ces belles images en tête qu’elle finit son dessin, et rentra vite se mettre au chaud en salle commune sur l'un des fauteuils devant le cheminée, si ils n'étaient pas tous déjà occupés.

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«Allez fait pas ton timide, l'vieux Klak a forcément un truc qui t'intéresse... Lho ? Stimm ? Ferro-carbu ?»

Ça n'était pas évident de ne dessiner que des personnages. Il avait l'habitude de varier les années précédentes, avec des objets inanimés, de la nature, des paysages, mais là ça n'était pas évident de se tenir à son planning. Il ronchonnait un peu lorsque cela le frappa.
« Enfin je veux dire je ne crois pas avoir déjà vu ton sourire »

La phrase lui revint subitement.
Elle avait été prononcée par Kelly, sa remplaçante au poste de préfet à la rentrée, une jeune rousse de troisième année qu'il avait rencontré un peu plus d'un an auparavant, lorsque, dans une serre, elle s'était rendu compte qu'elle était gravement en retard au cours de monsieur Lynch. Ça aurait du lui mettre la puce à l'oreille, déjà à ce moment là elle semblait facilement perdue. Ça ne s'était pas arrangé en un an.

Est-ce qu'il était trop sérieux ? Trop rigide ? Était-ce vrai qu'il ne souriait jamais ? Ça paraissait absurde, il savait que ce n'était pas vrai. Il souriait quand il était en présence d'Irisia. Quand il était dans ses bras, quand plus rien d'autre ne comptait. Il souriait aussi quand il devinait le petit jeu malicieux de Yesenia, qu'il arrivait à déjouer ses ruses, dans un petit moment de complicité. Il souriait aussi lorsqu'il retrouvait Elicia et qu'ils discutaient simplement de dessin.

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DIMANCHE 21

"La Citadelle était vertigineuse.
Elle se dressait sur un piton rocheux qui surplombait la plaine, ses hautes murailles se fondant parfaitement avec les dalles verticales qu'elles prolongeaient. Trois tours puissantes se lançaient à l'assaut du ciel, tandis qu'une quatrième, couronnée d'un dôme de cristal, semblait l'atteindre.
"

La Citadelle se trouvait au nord de l'empire, dans les Marches du Nord, près des Frontières de Glaces, qu'elle devait surveiller pour éviter toute intrusion ennemis sur le territoire de Gwendalavir. Elle était habitée par le peuple des Frontaliers, fils et filles du grand et célèbre Merwyn Ril'Avalon - connu dans notre monde sous le nom de Merlin -, et avait comme caractéristique connu d'empêcher tout Dessinateur d'utiliser l'Imagination, à part dans la Vigie, le dôme de verre de la quatrième tour, prévu à cet usage.

Élicia essaya tant bien que mal d'imaginer l'architecture de la Citadelle en s'aidant de Poudlard. Comme le château, la Citadelle avait des tours, quoique moins. Et elle avait des remparts également. Elle fit un premier croquis, l'effaça, recommença, effaça de nouveau, peu convaincue. Elle abandonna sa comparaison avec l'école, puis elle relu le passage du livre et ferma les yeux pour voir avec plus de netteté. Déjà, le piton rocheux. Ensuite, les remparts. Puis les tours, la Vigie, et enfin le bâtiment principale. Cette fois-ci, sa représentation était mieux, même si pas incroyable. Elle le mit vite en couleur, pas très fière, mais ça ferait l'affaire. Et en attendant de retrouver son ami, la rousse commença à réfléchir à son dessin du lendemain. Il devrait être rapide à faire, puisqu'elle n'aurait pas beaucoup de temps pour le dessiner...

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