Solo Écosse RPG+ Ricochets...

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Jeudi 18 Avril 2041, Dans l'après-midi
Écosse, Ile de Skye


Tu marches.
Pieds nus, dans l'herbe haute.
C'est bientôt la fin des vacances.
Et tu le sais, demain tu repars pour Londres
Ça sera la fin des vacances avec tes grands-parents.
Le retour à la ville.
Alors aujourd'hui, tu veux profiter un maximum de la nature.

- Je vais me promener ! Dis-tu joyeusement à ta grand-mère qui est entrain de débarrasser la table.

Et tu pars en sautillant.
L'herbe fraiche.
Le soleil brillant.
Le vent doux.
Le bruissement des arbres.
Le piaillement des oiseaux.
Le grondement lointain de la rivière.
C'est une association de la nature si belle.
Que tu aimes tant.
Qui te fais rêver et vivre.
Être heureuse.
Pour toi, c'est bien dommage que tu habites en ville.
Mais au moins, tu passes presque toutes tes vacances chez tes grands-parents, entouré de la nature.

Tu te baisses doucement.
Et tu bout des doigts, tu récupères délicatement une fleur.
Un coquelicot.
Rouge sang.
Des pétales délicates.
Tu le glisse dans le cheveux, te faisant sourire un peu plus.

Enfin, le champs s’arrête.
Il laisse place à la forêt.
Celle que tu connais si bien.
Tu l'as déjà traversé dans tout les sens malgré ton jeune âge.
Tu l'as connait si bien.
Mais jamais tu ne te lasseras de la regarder.
De la parcourir.

Tu passes à couvert.
Le soleil dans les feuilles fait refléter les sous-bois d'une lumière magique.
C'est si beau, si lumineux.
Vraiment merveilleux.

Tu n'as jamais compris les personnes qui préfère la ville.
Certes c'est pratique.
Tout y est réunis.
Magasins, musées, bars, restaurants, cinémas, bibliothèques, écoles en tous genres, diverses types d'entreprises, transports en communs...
Plein de choses rapprochées mais tu y trouves tant de défauts aussi.
Il y a la pollution, le bruit incessant des véhicules dans les rues jusqu'à très tard le sort et dès très tôt le matin, les petits appartements...
Et puis il manque aussi plein de chose importante.
La nature principalement.
Les arbres, les oiseaux, les fleurs...
Et une chose.
Le calme.
C'est moment à laisser le vent dans tes cheveux.
A profiter simplement.
C'est un moment si simple qui manque dans une ville.

Pourtant, tu sais bien que si tu habites à Londres c'est pour le travaille de tes parents.
Ta mère qui était déjà sur place.
Et ton père qui voyait son entreprise déménager vers la ville avec ses salariés.
Et puis, tu aimes bien Londres malgré tout.
Il y a tes amis, ta vie.

Une branche s'enfonce alors dans ton bras.
Elle te sort de tes pensées.
Tu la retire délicatement.
Et tu continues ton chemin dans la forêt.

Que faire ?
Rien.
Observer la nature.
C'est tout ce qui te vient à l'esprit est tu apprécies cette perspective.
Simplement se laisser aller.
Ne rien prévoir et découvrir au moment venu.
C'est tout.
C'est simple et ça te va.

Tu continues donc de marcher.
Toujours un peu plus loin entre les arbres.
Un peu plus profondément dans la nature.
Tu n'as pas vraiment de bute.
Juste profiter.
Peut-être iras-tu à l'Étoile ?
Probablement.
Tu verras bien.

Tu sens alors une présence sur ton avant bras.
Tu regardes et...
Un papillon.
Bleu lapis-lazuli.
Blanc neige.
Noir de jais.
Des ailes frêles.
Presque translucide.
Une tête délicate.
Tu montes ton bras au niveau de tes yeux.
Tu l'admires une dernière fois.
Et tu lui souffles délicatement pour l’inciter à s'envoler.

Tu repars en marchant.
Toujours un peu plus loin.
Les arbres deviennent de plus en plus proche alors que tu t'enfonces.
C'est plus fouillis.
Tu es obligée de te baisser par moment.
Ou d’escalader un monticule de pierre, un tronc d'arbre...
Ça ne te déranges absolument pas.
Tu aimes bien.
Enfin, tu aperçois une tache plus foncé à travers les branches.
L'Étoile.
Ta cabane.
Celle que tu as construite il y a un peu moins d'un an*.
Elle t'apparait un peu plus nettement.
Pourtant, tu n'as pas envie de t'y arrêter aujourd'hui.
Tu souhaites plutôt du changement.
Mais quoi ?
C'est une bonne question.

TEMPORAIREMENT DISPARUE DE PFR
#PouffyFamily - Membre de la RASA

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Ne sachant trop que faire, tu continues d'avancer.
Tu t'enfonces un peu plus dans les fourrées.
Les arbres et la végétations se font plus denses au milieu de la forêt.
Plus le moindre chemin se détachent.
Tu es obligée de te le créer par tes propres moyens.
Mais ça ne te déranges pas au fond.
Tu fais juste attention à ne pas te faire mal avec les ronces ou les branches qui dépassent.

C'est alors que le bruit de la petite rivière te parvient.
L'écoulement de l'eau contre les rochers.
La chute du ruisseaux entre les fourrées.
Le chemin que ces gouttes réunies tracent dans la forêt.

Tu décides alors d'aller y faire un tour.
Ni une ni deux, tu te repères au bruit de l'eau.
Elle n'est pas loin et il ne te faut pas plus de dix minutes pour rejoindre le cour d'eau.
Il s'écoule tranquillement ne faisant pas vraiment attention à la nature qui l'entoure.

Sans un mot, tu défais tes lassées et hôtes tes chaussures.
Tes pieds désormais nus viennent rejoindre l'herbe qui pousse aux abords du ruisseau.
Les brins viennent chatouiller tes pieds mais ça ne te dérange pas.
T’avançant, tu sens le passage de l'herbe douce aux cailloux qui forment le lit de la petite rivière.
Polis par le passage de l'eau, les galets ne te dérangent pas et ne font pas mal à ton pieds. Ils sont agréablement doux.

A mesure que tu t'approches, l'eau vient lécher tes orteils.
Ça te rafraichit et ton corps est parcours d'un léger frisson rapidement disparu.
D'un geste machinale, tu te mets à la recherche d'un galet.
Une idée à germé dans ton esprit et tu es bien décidée à trouver ce qu'il te faut.
*Doit bien avoir un galet plat dans cette rivière quand même !*
Heureusement, il ne te faut pas beaucoup plus de temps pour trouver ce qu'il te faut.

Le caillou plat dans ta main gauche, tu essayes de te concentrer.
Tu n'as jamais fait de ricochets et tu es un peu hésitante sur la manière de tenir le galet dans ta main pour que cela fonctionne.
Aussi, tu tentes de la positionner comme ça te semble le plus logique avant de le lancer au dessus de l'eau.
Le résultat n'est pas très concluant car à peine a-t-il touché l'eau qui s'y enfonce pour ne plus jamais ressortir.
T'attendant à ne pas réussir du premier coup, tu cherches rapidement un autre galet et réitère ton lancé.
Le résultat est le même.
Mais même si une moue dubitative est venue se dessiner sur ton visage tu réessayes une nouvelle fois.

Après plusieurs lancés plus ou moins foireux, tu arrives enfin à faire rebondir le galet trois fois d’affilées avant qu'il ne rejoigne les autres au fond de la rivière.
Un sourire apparait alors sur ton visage.
Ce n'est pas grand chose mais tu es plutôt contente de toi.

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