La Tragédie de Macbeth PV


Ce rp a pour thème la pièce de théâtre Macbeth et la manière dont Lydia peut la résumer à Adaline. Mieux vaut ne pas lire ce rp si vous ne voulez pas vous spoiler intégralement l'histoire.
(Ah et interdit de se servir de ce rp pour réussir un contrôle de lecture au lieu de lire le livre. A l'élève qui fait ça : Diphda te voit et ira pondre ses œufs dans ton lit.)


samedi 10 novembre 2046,
Table de Gryffondor, 15h
@Adaline Macbeth


PREMIÈRE SORCIÈRE
Quand nous réunirons-nous de nouveau toutes les trois, en coup de tonnerre, en éclair ou en pluie ?

ACTE I, SCENE I



Elle attendait avec impatience de voir si Adaline viendrait. Lydia lui avait laissé un mot la veille pour lui proposer quelque chose. Le concept était simple : la brunette avait récupéré à la bibliothèque du Petit Salon de Serdaigle la pièce de théâtre Macbeth. Elle l’avait ouverte en pensant à sa camarade et les pages semblaient avoir son odeur.

Il lui avait semblé tout naturel d’informer Adaline de sa lecture. Elle avait écrit dans son petit mot qu’elle voulait bien, chaque jour, lui résumer une petite partie de l’œuvre. Le rendez-vous était à la table de Gryffondor, 15h pétantes. Lydia s’y présenta à l’heure, son livre serré contre sa poitrine. Elle aperçut la Gryffondor et marcha vers elle avec empressement ; elle avait hâte de commencer un projet commun et de partager tout ce qu’elle découvrait, mot après mot, page après page.

« Hello, c’est chouette que tu sois venue ! »

Elle se servit d’un verre de jus de citrouille. C’était drôle tout de même que toutes deux portent le nom d’un personnage de littérature. Des bouquins cultes, qui plus est. Devait-on l’interpréter comme une preuve de leur compatibilité ? Lydia garda cette question pour plus tard et ouvrit le livre.

« La pièce commence avec des sorcières, un peu clichées mais bon Shakespeare devait pas bien s’y connaître alors on lui pardonne. Elles sont trois et se disent que ce s’rait sympa de rencontrer un dénommé Macbeth sur la bruyère, avant le coucher du soleil. »

Les créatures parlaient ensuite du beau qui est finalement affreux ; Lydia avait du mal à être d’accord avec elle mais sentait que le sens lui échappait.

« Après Duncan – le roi – se rend avec d’autres gens dans un camp de soldat. Il y rencontre un combattant blessé qui lui parle de la bataille et on découvre après qu’il y avait un traître dans le camp (il s’appelle Cadwor) et que Macbeth est le véritable héros.
Ledit Macbeth arrive avec son copain Banquo et les sorcières clichées leur font des prédictions à tous les deux. Macbeth deviendra thane – gentilhomme – de Cadwor puis roi et Banquo aura des enfants rois. Ils sont stupéfaits car les sorcières transplanent et leur première prédiction se réalise puisqu’on informe Macbeth de son nouveau titre.
»

Elle but une gorgée de jus de citrouille et regarda son interlocutrice en espérant ne pas l’avoir assommée d’informations.


MACBETH
Si la chance veut me faire roi, eh bien ! la chance peut me couronner sans que je m'en mêle.

ACTE I, SCENE III

#5d9686
entre en 5ème année RP -
post-pause

La Tragédie de Macbeth PV
Le samedi 10 novembre 2046,
Un peu avant 15h,

4ème année


C’est la note que j’ai reçu hier qui m’a fait venir ici, dans la Grande Salle, au lieu d’aller me terrer dans la bibliothèque. J’aime beaucoup ça, m’enfermer à la bibliothèque pendant toute une après-midi. Mais cette petite note, écrite d’une main de préfète comme une douce injonction, a attiré mon attention bien plus que la bibliothèque ne peut le faire aujourd’hui. Alors je suis venue, avant l’heure qui était écrite sur le morceau de papier, pour travailler sur un devoir en attendant ma correspondante. Holmes.

Tiens, la voilà qui arrive et je n’ai toujours pas commencé à rédiger la première question de ce devoir de Potions. Il faut dire que l’annonce des échanges inter-écoles magiques occupe encore tout mon esprit - cela devrait s’estomper bientôt et mon cœur devrait battre à un rythme normal aussitôt.

En voyant arriver la préfète, la correspondante, l’amie, je ferme mon manuel de potions et pose ma plume, même si elle ne m’a pas servie. Je la regarde venir s’asseoir à côté de moi avec un sourire, et je réponds avec un sourire plus large pour lui dire que, bien sûr, je suis venue. Mon attention est complètement hameçonnée : comment cela pourrait-il en être autrement pour une pièce de théâtre qui porte mon nom ? Alors oui, je suis venue un peu par vanité, mais quelque part, c’est une bonne occasion de parler de quelque chose d’interessant avec cette fille qui, je crois, est digne d’être appelée amie. Et puis, je n’ai jamais lu de théâtre ! Bien que ma grand-mère m’a déjà emmenée en voir, à Cambridge, chez les moldus.

Je la regarde ouvrir le livre avec intérêt, les sourcils levés, et concentre mon attention sur ses mots aussi vite qu’elle se met à parler. Elle débite, Holmes, et elle est difficile à suivre. Cela pourrait m’énerver, de l’entendre parler autant et aussi vite. Mais, d’abord, c’est Holmes et puis l’histoire qu’elle me raconte est intéressante et plutôt que d’avoir envie de lui dire de ralentir ou même de se taire, j’ai plutôt envie de lui poser tout un tas de questions. Il faut dire qu’elle me donne des noms de personnages sans les décrire ou même les introduire ! Que l’histoire qu’elle me raconte n’a pas l’air de commencer quand elle me la raconte !

La conteuse s’arrête pour boire un verre et semble attendre mon retour. Les questions sont prêtes à jaillir de ma bouche quand je me penche un peu plus vers elle.

« Comment s’appellent les sorcières ? Est-ce que ça se passe en Angleterre ? Les sorcières connaissent déjà ce Macbeth ? D’où viennent les sorcières ? »

Je marque une pause en guettant la réaction, avant de décider de ne pas lui laisser le répit de me répondre. Pas par vengeance mutine, mais parce que les questions veulent encore sortir et je ne suis pas certaine de pouvoir les retenir plus longtemps. Alors je les laisse aller.

« Duncan est le roi de quoi ? À quoi il ressemble ? Pourquoi y avait-il une bataille ? Macbeth est un soldat ? Et Cadwor, qu’est-ce qu’il est ? Macbeth et son ami arrivent où ? Dans le camp de soldats ou sur la bruyère ? Et Macbeth, à quoi il ressemble ? Les sorcières ont le don de voyance alors ? Qui annonce à Macbeth qu’il devient roi ? Et combien de temps après la prédiction des sorcières ? »

Cette fois, je termine ma tirade de questions et avec le souffle court. Mais j’en ai un tas moi, de questions, et il me faut des réponses.

Animagus renard polaire
Post ASPIC

La Tragédie de Macbeth PV
Macbeth prenait cette lecture au sérieux. Vraiment au sérieux. Elle avait posé en tout quinze questions sur un tout petit passage. Lydia inspira. Elle aimait bien parler de ses lectures mais n’avait pas l’habitude d’être aussi précise et minutieuse. Son interlocutrice aurait pu franchement l’ennuyer par son caractère tatillon cependant la brunette en était touchée. La voir intéressée, passionnée presque, réchauffait son cœur.

« Les sorcières n’ont pas de nom et tout se passe en Ecosse – pas loin d’ici, j’imagine. On n’a pas de détail sur les trois magiciennes. »

Second tour de réponses.

« Duncan est le roi d’Ecosse, je ne crois pas qu’on ait de détails sur son physique. Avec son armée et l’Irlande ils affrontent la Norvège, juste pour des questions de pouvoir. »

La guerre était vraiment une chose étrange, Lydia n’y comprenait rien et n’en voyait pas l’intérêt, même stratégique.

« Macbeth est un général et Cawdor un thane : meilleure version du général. Le reste je t’avoue que je sais plus trop, avoua-t-elle à contrecœur. »
Elle voulut cependant finir en montrant qu’elle connaissait son sujet :
« Mais Macbeth est pas encore roi pour le moment ! J’imagine que les sorcières ont le don de voyance du coup. »

_____


Dimanche 11 novembre 2046,
Table de Gryffondor, 13h


LADY MACBETH
[...] je ne sens plus dans le présent que l'avenir.

ACTE I, SCENE V


Lendemain, même semaine, même endroit. Lydia s'était dépêchée de déjeuner et avait lu attentivement la pièce la veille, en se concentrant. Shakespeare n’était pas des plus simples et elle s’était forcée à revenir sur le texte au moins une fois ; il fallait qu’elle finisse le premier acte en étant au clair sur ce qu’il se passait.

Elle s’enquit de la journée d’Adaline puis, une fois que la gryffonne lui avait répondu, commença son compte-rendu.

« Il y a pas mal de dialogues sur Macbeth, ce qu’il faut retenir c’est que tout le monde l’apprécie (dont Duncan, qui est donc le roi et le supérieur du héros). L'ancien thane de Cawdor s'est fait exécuter pour trahison.
Maintenant, le personnage de Lady Macbeth entre en jeu : franchement elle fait peur ! Elle paraît super déterminée à ce que son mari devienne roi – pour la gloire, l’ambition et la fortune j’imagine – et, alors que Duncan se rend à un dîner chez eux, le couple projette de l’assassiner. Le premier acte se finit avec Macbeth qui doute de sa capacité à faire un meurtre mais sa femme l’y oblige presque et il est finalement résolu à commettre ce crime.
»

La brunette devant elle serait-elle capable, un jour, de cette force froide et terrifiante que possédait cette Lady ? Espérons que non...

MACBETH
Un visage faux doit cacher ce que sait un cœur faux.

ACTE I, SCENE VII

#5d9686
entre en 5ème année RP -
post-pause

La Tragédie de Macbeth PV
Le dimanche 11 novembre 2046,
A l'heure du rendez-vous,
Dans la grande salle,



Hier, j'ai posé tout un tas de questions à Holmes sur sa lecture. Pas une seule seconde j'ai eu peur que cela l'ennuie, pas une seule ! C'est en retournant à mes devoirs que les souvenirs frais de ce moment me sont revenus et que je me suis rendue compte. J'ai posé beaucoup de questions, non ? Pourtant Holmes a répondu à toutes mes questions et avec une maîtrise impressionnante ! Ce n'était bien sûr pas pour vérifier qu'elle avait fait ses devoirs de lectrice que j'ai posé tant de questions, mais elle aurait réussi brillamment une évaluation de lecture !

Et finalement, ce moment que j'ai passé avec la préfète bleue, la petite fille qui m'a demandé des conseils en Soins aux Créatures Magiques, n'ont fait que resserrer nos liens. Je me sens plus proche d'elle encore.

Alors c'est avec un sourire timide que j'entre dans la grande salle pour honorer notre rendez-vous. Jusqu'à ce que ma camarade bleue termine de lire la pièce de théâtre qui porte joliment mon nom, nous nous retrouverons ici tous les jours pour qu'elle me raconte ce qu'elle a lu. C'est un arrangement qui me convient bien et une distraction fort agréable !

Je découvre Holmes assise à la table de Gryffondor, la tête en l'air (comme elle en a l'habitude) et un livre dans la main. Le même air insouciant sur le visage, je m'autorise à l'observer en silence alors que mon sourire s'élargit de sa propre volonté. Quand les yeux de la brune se posent sur moi, je fais en sorte que mon sourire devienne un peu plus poli. Tout de suite je lui adresse un signe de la main et je m'assieds à ses côtés.

Ma journée est bonne, je réponds sans lui retourner la question. Ce n'est pas parce que ça ne m'intéresse pas, non, c'est parce que je suis trop impatiente de savoir ce qu'il se passe ensuite dans La Tragédie de Macbeth.

La suite de l'histoire est intéressante.

Intéressante oui, je ne dirais pas qu'elle est flippante parce que je ne suis plus une enfant et que je sais que ce n'est qu'une histoire. Je ne peux pas nier pourtant que la force qui anime Lady Macbeth est terrifiante et je suis persuadée qu'elle existe vraiment. Finalement, je comprends que les histoires puissent faire peur, la ligne entre la fiction et la réalité est après tout très maigre.

« Tu crois que c'est la gloire, le pouvoir ou l'argent qui est le plus dangereux ? »

Les yeux dans le vague, je me pose la question à moi-même. Je ne pourrais certainement pas trouver la réponse tout de suite ou dans les jours voire les semaines qui viennent. C'est une question qui nécessite de faire des expériences et de discuter avec des esprits fins. J'en connais quelques-uns, je pense, avec un sourire aussi vague que mon regard.

« Alors c'est Lady Macbeth qui mène la danse ? Je me demande bien si Macbeth commettra ce meurtre... »

J'ajoute toujours aussi vaguement.

Quoiqu'elle réponde, je ne manquerais pas de discuter avec elle de sa réponse. Je n'oublierais pas non plus de la remercier pour cette lecture qu'elle me partage alégrement et qu'elle rend d'autant plus intéressante. Je lui dirais encore à quel point je suis impatiente de connaître la suite et l'inviterais à la lire au plus vite avant de la remercier encore.

Animagus renard polaire
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