14 oct. 2021, 15:49
 RP+  Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Plume d'@Elowen Livingstone, pour le meilleur et le... Non, juste pour le meilleur.

Samedi 2 juin 2046
Hall — Poudlard
5ème année



Cette nuit, j’ai rêvé de la maison. Ce qui est étonnant n’est pas le rêve en lui-même mais le fait que je m’en souvienne. Cela fait des mois que je ne me rappelle pas de mes rêves. La nuit, dès lors que je m’endors, je sombre dans un gouffre obscur qui ne contient ni pensée ni émotion. Une bulle de bonheur, donc. Je n’en abuse jamais parce que la vraie vie ne se situe pas dans le sommeil, non, c’est en étant éveillée que l’on avance. Je trouve les rêves ennuyeux. Je déteste que mon esprit soit capable d’inventer certaines choses et surtout qu’il puisse m’induire en erreur ; parce que c’est que je l’ai cru, moi, j’ai cru que j’étais à la maison, dans ma chambre, et quand je me suis réveillée, qu’ai-je vu ? Mon dortoir jaune et j’ai entendu la respiration de mes camarades, rien de très réjouissant là-dedans. J’ai même senti mon coeur se serrer, comme si la maison me manquait. La maison me manque-t-elle ? Peut-être. Depuis que j’ai rêvé, je suis nostalgique.

Calmar le calmar était dans mon rêve. Ma peluche aux longues tentacules sortait du coffre dans lequel je l’ai rangé la dernière fois que je l’ai vu. Elle avait de grands yeux violet. Étrange, n’est-ce pas, puisque Calmar n’a pas les yeux violet mais enfin bon, les rêves c’est un peu comme les romans, ça raconte n’importe quoi, ça ment et en plus c’est incohérent. Calmar-aux-yeux-violet est sorti de son coffre lentement, tentacule par tentacule ; il était très grand, trop grand et une fois dans la chambre il prenait quasiment toute la place, du lit jusqu’à la trappe de sortie, en passant par la fenêtre obstruée par l’une de ses ventouses. Moi, j’étais quelque part près de ma bibliothèque, toute seule. Je ne pouvais rien faire, ni bouger ni parler, pourtant j’aurais bien aimé demander à Calmar ce qu’il faisait là. Impossible. Et le calmar grossissait, grossissait toujours plus ! Mais je n’avais pas peur. J’étais là en tant que spectatrice. Je regardais, il grossissait. Et ses yeux étaient braqués sur moi, ses yeux violet, violet comme la couleur préférée d’Elowen. Elle était présente dans mon rêve sans l’être. Était-elle réellement là ou était-ce seulement le reflet de mes pensées ? Impossible de le savoir. Mais quand je regardais Calmar dans les yeux, Elowen se cachait quelque part par là.

Et je me suis réveillée.
Quel intérêt de rêver si c’est pour rêver de choses aussi inutiles et incohérentes ? Je ne comprends pas. J’ai perdu un temps fou, ce matin, à songer à ce rêve. Une perte de temps. Cela m’a agacé. Et depuis, je suis nostalgique. Cela aussi m’a agacé. Je n’arrive à détourner mes pensées de la Maison. De ma chambre. Pour la première fois depuis des mois, je n’ai pas envie d’être là où je suis. Penser à la Maison me fait penser à mes parents, à mes frères. J’ai bien envie d’être parmi eux, d’aller me balader en forêt, de m’incruster dans la chambre de Narym sans lui demander son avis, juste pour m’asseoir près de lui et le regarder corriger ses copies. Ou descendre dans le bureau de papa, attraper un livre au hasard et le feuilleter pendant que l’homme travaille. Oui, j’ai bien envie de faire tout cela, moi. Mais je suis coincée ici, au château, et j’ai beau songer à ma chambre, la seule chose qui m’entoure est la pierre froide du château.

C’est en l’apercevant dans la Grande Salle que certains détails de mon rêve me reviennent, comme la couleur des yeux de Calmar le calmar. Elowen, flamboyante avec sa chevelure de feu, sort du réfectoire en compagnie de son horrible Sildnir. Comme à chaque fois que je les vois ensemble, la colère me fait serrer les poings. Cette fois-ci cependant elle est très vite remplacée par une soudaine envie : moi aussi je veux être près d’elle. Oui, tout à coup c’est la seule chose que je désire. En plus, une idée fait son nid dans mon esprit ; je dois montrer quelque chose à Elowen et je dois le faire maintenant.

Sildnir est une peste. Toujours là près de la Serdaigle. Et pourquoi ? Et de quel droit ? Et moi, alors ? N’ai-je plus ma place près d’Elowen maintenant que l’Inconnue est là ? Parfois, je vais voir Elowen quand elle est avec la blonde et j’exige de passer un moment rien qu’avec elle — juste pour me prouver que la rousse est capable de dégager son amie pour moi. Et elle l’est. D’autres fois, je dis à Elowen ses quatre vérités, parce qu’innocente comme elle est, elle ne se rend pas compte que Sildnir profite d’elle : « C’est pas pour toi qu’elle reste, c’est juste parce qu’elle sait pas où aller, pourquoi tu t’en rends pas compte ? Ça m’saoule qu’elle t’utilise comme ça. J’me tire. J’reviendrais quand t’auras compris qu’elle a rien d’sincère. » À vrai dire, je ne sais pas ce qu’il se passe dans la tête de la blonde mais je me persuade que ce n’est rien de très gentil. De toute façon, elle ne parle jamais, elle se contente de regarder les gens avec ses yeux flippants et de coller Elowen qui n’est pas censée coller une autre personne que moi.

Aujourd’hui, je suis nostalgique. Je n’ai pas envie de m’énerver, juste envie de passer un moment avec Elowen. Je ne cherche pas à savoir pourquoi, je ne cherche pas à comprendre. J’ai envie d’être près d’elle, et alors ? J’ai envie de l’embrasser, aussi. J’ai envie de l’emmener avec moi et que l’on ne soit que toutes les deux, comme ça j’aurais l’impression que personne d’autre que moi ne compte pour elle et je sais que cela me fera me sentir bien.

Je traverse le hall pour rattraper les deux filles. Je les contourne et me plante devant elles. Je jette un regard noir à Sildnir avant de me tourner vers Elowen.

« Tu viens ? »

Mon coeur rate un battement quand je plonge dans son regard. J’ai beau avoir passé plein de temps avec elle ces derniers temps, c’est toujours la même chose quand je suis près d’elle. Elle me fait quelque chose là, à l’intérieur. Quand je suis devant elle, je me sens toute petite. Non pas qu’elle soit très imposante physiquement, non. Ça se situe à un autre niveau. Il y a une force qui se dégage d’elle, une force qui prend toute la place, qui me remplit entièrement. Quand elle me regarde dans les yeux, je me sens maladroite et gênée. J’ai une conscience trop forte de mon corps. Aujourd’hui, cela ne manque pas. Je sens mes mains devenir moites et ma bouche s’assécher. Je déglutis et pour retrouver un semblant de contenance, je dresse le menton. Hors de question que je la laisse me troubler, nom de Merlin. Surtout pas devant Sildnir.

« J’veux t’montrer un truc super important. »

Important, c’est assez relatif. Ce qui est important, c’est surtout le fait que j’ai décidé que ça allait se passer maintenant alors ça doit se passer maintenant.

Je me détourne et fais quelques pas en direction des grands escaliers. Je me retourne avant de toucher la première marche, incapable d’avancer plus loin si elle ne vient pas avec moi. Bordel, mon corps fait n’importe quoi ; entend-elle mon coeur qui bat la chamade, ce grand idiot ?

« Viens, » murmuré-je.

Une vague envie de tendre le bras vers elle. Complètement idiote, cette envie. Je cache mes mains dans mes poches ; pour ne pas être tentée, certes, mais également pour qu’Elowen ne le soit pas non plus. Elle me le fait, parfois, m’attraper la main sans me prévenir. Mais moi, je n’en ai pas envie, aujourd’hui. Si elle fait ça, je ne serais plus capable de me concentrer. En même temps, ce serait une bonne façon de montrer à Sildnir qu’Elowen m’appartient à moi et pas à elle. Je jette un regard à la blonde avant de sortir ma main gauche de ma poche et de la tendre à la Serdaigle, doigts tendus dans sa direction — *attrape-là, s’il-te-plaît*.

27 oct. 2021, 13:19
 RP+  Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Juste pour le meilleur ! 🧡

Avec @Aelle Bristyle,
Lieu encore inconnu,
Matin du samedi 2 juin 2046,
5ème année RP


Le soleil est haut dans le ciel, les oiseaux gazouillent, le réveil est délicieux bien qu'un peu trop matinal à mon goût. En ouvrant les yeux, j'observe mon dortoir comme si je le découvrais pour la première fois. Certaines de mes camarades sommeillent toujours, d'autres, allongées sur leur lit, la mine sérieuse, se creusent les méninges pour résoudre un devoir un peu trop compliqué pour elles. Ce sont bien des Serdaigle elles, au lieu d'aller demander de l'aide, ou juste de prendre leur petit-déjeuner avant d'entreprendre quoi que ce soit, il faut qu'elles plongent leur nez dans un bouquin. Elles me dépriment, alors je tourne la tête.

Le petit rat Ecco fait sa vie, tout tranquille, profitant de ce rare moment de répit où il n'est pas forcé de se cacher pour échapper aux chats de cette pièce. Les chats ne lui veulent absolument aucun mal, depuis le temps le rongeur devrait l'avoir compris, et pourtant il est toujours aussi craintif et aussi adorable. Il a le museau plongé dans une gamelle vide, c'est à se demander ce qu'il y farfouille. Je lève les yeux à la recherche d'Alyona pour lui poser la question mais je ne la trouve pas. Curieuse, j'enfile mon gros pull violet et sors des draps. Je caresse la minuscule créature, un sourire au lèvre, avant de lui proposer une des super croquettes de Chaussette ; il refuse ma proposition, je ne comprends pas pourquoi. @Alyona Farrow

A présent bel et bien éveillée, je saute dans mes pantoufles et descends dans la Grande Salle pour croquer dans une bonne demi-douzaine de pancakes au sirop d'érable - il y en a souvent le samedi matin. Sildnir est déjà attablée alors c'est tout naturellement que je m'assois à ses côtés. « T'as bien dormi ? » « T'as fait des rêves rigolos ? »« Tu veux qu'on fasse quoi aujourd'hui ? » « Au lieu de t'apprendre à parler anglais tu voudrais pas que je tente de t'apprendre à danser ? On se fait une initiation au zouk après le repas ? » Autant de questions fusent entre mes lèvres, je suis amusée de planifier une journée aussi chouette que celle qui se profile.

Nous nous levons elle et moi quand tu débarques dans mon champs de vision. Tiens, je n'ai pas encore pensé à toi ce matin, c'est rare ! Heureuse de te voir, je m'approche en sautillant. Ton ton est avenant, je sais que nous ne nous disputerons pas aujourd'hui, tu as envie de me voir et ça me fait plaisir. Cela fait quelques jours que je n'avais plus de tes nouvelles, je me demandais si tu allais finir par revenir ; et évidemment que tu reviens, tu tiens à moi, je tiens à toi, quoi de plus logique ?

« J'arrive ! Sildou peut venir ? On avait prévu d'aller danser le zouk sous le regard du Soleil ! »

Tu surenchéris et je commence à comprendre que ma petite sœur de cœur ne sera pas la bienvenue. Je lui jette un regard embêté, elle semble comprendre et se retire.

« Attends ! »

Je lui cours après et lui fais un énorme câlin.

« Je te raconterai tout, promis ! Et dès qu'on a fini avec Alma, toi et moi on va danser. Ça a l'air d'être vraiment très important, alors je crois que je dois y aller... »

Ça m'enquiquine vraiment d'abandonner ainsi mon amie, de la faire sentir de trop, de lui montrer qu'il y a plus important qu'elle à mes yeux, mais qu'y puis-je ? Je me rattrape comme je peux auprès d'elle puis retourne à tes côtés, Aelle, et glisse ma paume dans le creux de la tienne, comme tu me le demandes. Nos doigts entremêlés me font me sentir forte, je serre ta main du plus fort que je peux pour te montrer à quel point je n'ai pas envie que tu me lâches, je suis bien, très bien même.

« C'est bon, j'suis prête, j'te suis ! Tu m'emmènes où ? C'est une surprise ? »

20 ANS - Employée dans une boutique de runes - #8C6A8E
JE NE SUIS PAS UN HIBOU UNE PLUME

27 oct. 2021, 21:53
 RP+  Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
D’un point de vue extérieur, je donne certainement l’impression d’avoir avalé un souafle : mon visage se tord dans tous les sens quand Elowen s’éloigne pour aller se jeter dans les bras de la blonde. Il se tord encore plus violemment que lorsqu’elle a osé me demander si Sildnir pouvait nous accompagner. Elle ? Venir avec nous ? Alors que je vais lui montrer quelque chose de très personnel et de très intime ? Elle se fout de ma gueule, n’est-ce pas ? Heureusement que la fausse-Serdaigle s’est éloignée, semblant comprendre par elle-même qu’elle n’était pas la bienvenue près de nous et qu’elle ne le sera jamais. Finalement, nous allons peut-être pouvoir en faire quelque chose.

Elowen revient près de moi et glisse ses doigts dans les miens. J’hésite à la repousser et à lui reprocher l’étreinte qu’elle a osé faire à l’autre fille devant moi. Je pourrais lui dire : « Tu crois que tu peux faire des câlins à d’autres personnes que moi ? » mais je crois que je vais m’abstenir parce que j’ai vraiment envie de lui montrer ce que j’ai en tête et aussi parce que je suis épuisée de me battre à chaque fois qu’elle enroule ses bras autour d’une personne n’étant pas moi. J’aurais bien l’occasion de le lui reprocher une autre fois. Et si je ne dis rien, c’est peut-être aussi parce que sa main s’accroche très fort à la mienne, comme si elle n’avait vraiment pas envie de me lâcher, et moi ça me fait quelque chose à l’intérieur. Ça me fait trembler, un peu. Mais c’est seulement parce que c’est nouveau, tout ça, et que même si ça fait des mois que nous nous voyons elle et moi, je ne suis pas encore habituée à avoir une main inconnue dans la mienne.

Après avoir lancé un dernier regard à la blonde, secrètement heureuse de l’abandonner là et d’amener avec moi Elowen, je tire cette dernière derrière moi pour lui faire grimper les escaliers. Nous allons devoir monter haut, très haut !

« Évidemment que c’est une surprise, alors je vais rien te dire. Ce sera bien mieux que de danser le… » Qu'a-t-elle dit, déjà ? « ... le zouk, si tu veux mon avis. J’sais pas ce que c’est, le zouk, mais c’est sûr que c’est moins bien que ce que j’ai en tête. »

Je me demande pourquoi j’ai eu cette envie, soudainement. L’envie de présenter à Elowen quelque chose qui compte beaucoup, pour moi. Une chose qui me manque et à laquelle je pense souvent avec un petit pincement au coeur. C’est un peu idiot pour une jeune femme de seize ans de penser à ce genre de choses mais ce qui est bien avec Elowen c’est que je n’ai pas à avoir honte de ça. Je suis à peu près sûre qu’elle va beaucoup aimer ma surprise et qu’elle aura même conscience de son importance.

La façon dont mon coeur bat est perturbante. Le seul fait de marcher près de cette fille et de tenir sa main dans la mienne le fait battre à un rythme complètement fou. Il s’affole dans tous les sens et fait n’importe quoi. Ça me trouble. Je n’arrive même pas regarder Elowen. Raison de plus pour continuer à marcher sans m’arrêter ; quand on marche, on ne regarde pas, c’est évident. Et ne pas la regarder m’évitera de perdre le fil de mes pensées. Ne pas perdre le fil de mes pensées m’empêchera de me ridiculiser. J’ai remarqué à plusieurs reprises que lorsque je suis en sa présence, il m’arrive de ne plus savoir très bien comment penser. Un peu comme lorsque je suis avec Gabryel. Je le regarde et je perds le fil. Je la regarde et je perds le fil. Il s’en faudrait de peu pour que je préfère ne pas parler du tout pour me contenter de l’embrasser. Je n’aime pas ça du tout. Aelle Bristyle qui préfère rouler des pelles à une fille plutôt que discuter et d’avoir d’intenses et passionnantes conversations ? C’est étrange, c’est bizarre. Cela me rappelle Aodren et sa foutue petite amie. J’ai toujours détesté les voir s’embrasser. Quand je me plains, ils disent qu’ils sont amoureux et que je dois l’accepter. Comme s’il fallait être amoureux pour embrasser quelqu’un.
Faut-il être amoureux pour embrasser quelqu’un ?
Oh Merlin, pourquoi est-ce que je songe à tout cela maintenant ?
Penser à autre chose, je dois penser à autre. Ou je vais finir par me poser des questions complètement idiotes comme *est-ce que j’suis amoureuse d’elle ?* — non, non, je refuse de penser à cela maintenant. Je dois changer de sujet. Changer de sujet dans ma propre tête. Bordel.

« Et c’est… Tu… »

J’ai un soudain coup de chaud. Mes doigts gigotent contre les siens. Ai-je vraiment les doigts moites ?

« Qu’est-ce que tu sais de la Salle sur demande, dis ? demandé-je soudainement, le regard braqué sur mes pieds, alors que nous dépassons le premier étage. Tu connais, hein ? »

Une seconde trop tard, je me rends compte que cette phrase rend complètement caduque mon envie de garder secrète notre destination. Bah, me dis-je, elle ne pourra de toute façon pas deviner ce que j’ai réellement en tête. Si elle ne connaît pas cette salle, je préfère lui expliquer ce qu'il en est sur le chemin plutôt qu’avoir à le faire devant la pièce en question. Et c’est une très bonne façon de faire prendre à mes pensées un autre chemin, n’est-ce pas ?

28 oct. 2021, 10:49
 RP+  Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
La Salle sur Demande !! :wow:

Bien mieux que de danser le zouk… est-ce seulement possible ? Tu ne devines pas comme cela me ravit, c’est que la surprise que tu m’as préparée va être vraiment extraordinaire alors ! Je trépigne d’impatience mais tente de garder mon calme et de marcher droit, sans sautiller, je sais que tu n’aimes pas quand je fais ça, tu me trouves un peu bizarre. Ça me peine que tu n’assumes pas tout chez moi mais je préfère mille fois te plaire et te convenir plutôt que t’inspirer de la répulsion ou de la honte. Tant que tu m’acceptes sous une de mes formes, même la moins naturelle, ça me convient tu sais ? Ce qui compte, c’est que l’on soit ensemble au fond, pas forcément que l’on soit soi-même, ça n’apporte rien de bon à notre relation d’être soi-même.

« J’ai trop hâte de savoir ! »

Et grimpent grimpent mes petits pieds sur les marches des escaliers, tu m’entraînes dans les hauteurs, ma respiration s’accélère, tu escalades cette tour terriblement vite et je peine à suivre. Haletante, je te somme de faire une pause, le temps d’un instant, je ne veux pas faire déshonneur à ta surprise et débarquer en nages devant elle. Dès que j’ai repris mes esprits, je retourne attraper ta main et cette fois-ci je te guide et monte, sans même savoir où nous allons devoir nous arrêter. De temps en temps je te jette des regards absolument pas furtifs, te croquant des yeux en priant Merlin pour que tu ne remarques rien. Tes cheveux glissés derrière tes oreilles ne sont pas bien dociles, quelques mèches rebelles ont décidé de n’en faire qu’à leur tête et de coiffer le haut de ton visage de leur présence. Ça m’amuse de savoir que tu n’accordes que peu d’importance à ton apparence et que, malgré ça, tu es toujours aussi sublimissime, la magnificence c’est tout naturel chez toi on dirait. J’aime vraiment beaucoup te regarder, ça me donne envie de t’embrasser très très fort, et tu sais j’aime beaucoup t’embrasser. Enfin, quand tu m’embrasses toi plutôt. Je prends rarement cette initiative, je crains de t’importuner à chaque fois, que tu te fâches, que tu me repousses, alors je prends sur moi et attends que de ton côté tu aies envie de décider de venir coller tes lèvres aux miennes.

Tu interromps ma rêver – comme bien souvent d’ailleurs –, avec une question pour le moins inattendue.

« La Salle sur Demande ? C’est là qu’on va ? Mais, elle est encore ouverte ? Je croyais que c’était une légende moi, qu’elle avait été fermée ou juste effacée des plans. Oui oui, bien sûr que je connais, j’y suis juste jamais allée. Je sais que c’est un endroit qui s’ouvre quand on a vraiment besoin de lui. Qu’il prend l’apparence d’un peu tout ce que l’on veut, que d’autres que nous ne verront jamais la même chose, et que c’est une cachette parfaite quand on veut échapper à un professeur ou séquestrer un elfe de maison… Euh, fais pas gaffe à la fin de ma phrase, j’avais lu ça dans un livre l’année dernière et ça m’avait un peu traumatisée. »

Mon petit cœur bat très vite, je suis de plus en plus excitée et me demande vraiment ce que tu vas me montrer. Un truc important… important pour toi ? pour nous ? pour la magie ? Est-ce que tu as un nouvel espèce de familier que tu as recueilli et que tu soignes ?

20 ANS - Employée dans une boutique de runes - #8C6A8E
JE NE SUIS PAS UN HIBOU UNE PLUME

28 oct. 2021, 21:48
 RP+  Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Comme prévu, ma phrase suffit à attirer son attention et me détourne donc des étranges pensées qui tournent dans mon esprit. Je braque mon regard sur la rousse pour m’aider à reprendre pied, la main toujours accrochée à la sienne, grimpant toujours plus haut dans les étages.

Avec Elowen, tout va toujours très vite, tout s’enchaîne très rapidement, surtout ses paroles. Elle parle de tout un tas de choses à la fois, s’emmêle les pinceaux, passe d’un sujet à l’autre avec une facilité déconcertante et est incapable de structurer son discours. Au départ, c’était un peu compliqué de la suivre. Je ne voyais pas toujours très bien où elle voulait en venir. Avec le temps, j’ai pris l’habitude de mettre de côté ce qui ne comptait pas, ce qui n’avait pas d’importance dans la conversation — finalement, c’est plus de la moitié de ses mots qui passe à la trappe, ainsi ne reste que l’essentiel et c’est beaucoup plus facile de comprendre ce qu’elle essaie de me dire. Je fais un peu la même chose avec son comportement. J’essaie de ne pas voir tous ses gestes parasites. Les bras qui se lèvent et qui s’agitent, les sourires inopportuns, les pas chassés, ce genre de choses. Elowen, elle est incapable de marcher droit ou de se tenir sagement assise quelque part. Il faut toujours qu’elle s’agite, qu’elle bouge. Comme s’il y avait une force qui se cachait dans son corps et qui ne demandait qu’à s’exprimer. C’est assez étrange. Cela me perturbe. Parfois, quand je la regarde, je me rends compte que ce n’est pas elle que je regarde mais ses gestes parasites. Ce n’est pas comme quand je la regarde et que j’en oublie de penser, parce que ses yeux se sont enfoncés dans les miens ou parce que mon regard a accroché son joli sourire et que ça m’a perturbé. Non, ce n’est pas pareil.

À l’écouter et à la voir, il est évidement que ma future surprise a déjà fait son petit effet. Cela me rend très fière, j’en dresse le menton à outrance et peut-être même qu’un sourire suffisant étire mes lèvres. Cela ne m’empêche pas de lui envoyer un regard un peu perplexe lorsque j’entends la fin de sa phrase. Séquestrer un elfe de maison ? Certes, la Salle sur demande serait parfaite pour cela mais dans l’imaginaire commun n’est-il pas plutôt déplacé de vouloir séquestrer un être vivant, qu’il soit elfe ou humain ? Bah, qu'importe ; comme elle dit, je ne dois pas faire attention à ce qu'elle dit. C'est bien qu'elle ait conscience de dire des conneries aussi grosses que le calmar — elle apprendra peut-être à se réguler, avec le temps. Même si je ne suis pas bien certaine de le souhaiter.

« On va dans la Salle sur demande, oui, répété-je. Mais c’est pas du tout une légende, hein, et elle risque pas d’être effacée de quoi que ce soit. »

Il n’y a qu’elle pour être capable de m’expliquer ce qu’est la Salle sur demande tout en arguant qu’il s’agit d’une légende. Elle a le savoir et la bêtise en même temps. La plupart du temps, cela m’agace, mais aujourd’hui je préfère en sourire.

L’air de rien, mes doigts se resserrent autour de ceux de la Serdaigle et, d’un geste adroit du bras, je la tire vers moi. Je n’ai nulle intention de me rapprocher d’elle, bien que sa proximité soudaine me trouble au point que j’en grimace légèrement. Non, je veux seulement la faire ralentir pour la dépasser. J’accélère le pas, juste un peu, pour me retrouver devant elle. Voilà, ainsi je me sens beaucoup plus à l’aise. Je préfère être devant elle plutôt qu’elle soit devant moi. C’est qu’en l’ayant dans mon dos, je peux éviter ses regards. Mais quand elle est devant moi, comment faire ? Elle se retourne toute les dix secondes et son regard se fracasse contre le mien. Je perds totalement l’esprit, moi, quand elle me regarde de cette façon. Elowen, elle a quelque de très grand en elle. Elle a une présence qui n’est pas très impressionnante mais qui en impose. Quand je la vois comme ça, je me souviens d’elle assise sur les escaliers, juste avant que je l’embrasse pour la première fois. Elle était assise, j’étais debout, et pourtant j’avais l’impression d’être toute petite. Je me souviens particulièrement bien de ce moment. Je me suis senti démunie.

Une fois arrivée au septième étage, je fais une pause sur le palier le temps de retrouver ma respiration. Le temps, surtout, que la Serdaigle retrouve la sienne. Ses joues sont toutes rouges et son souffle est court. J’en profite pour ôter mes doigts des siens, essuyer ma paume sur ma cape et glisser mes mains tout au fond de mes poches. Les contacts physiques, c'est comme les baisers. C'est bien mais il ne faut pas en abuser.

« Allez, on est plus très loin, dis-je en reprenant ma marche. La salle est cachée en face de la tapisserie de Barbanas le Follet. »

Je m’arrête brutalement, prise d'une crainte soudaine. Je me retourne, ma cape tournoyant autour de moi, et me dresse devant Elowen.

« Tu gardes ça pour toi, hein ? la préviens-je, le regard sévère. Ce qu’il y a de bien avec la Salle sur demande, c’est qu’la plupart des gens savent pas où elle est. Alors faut pas qu’tu cries son emplacement sur tous les toits, c’est clair ? Je te fais confiance pour qu’tu dises rien, ça me ferait pas plaisir de croiser tout un tas d’cons à chaque fois que je veux y aller, ok ? »

Je fronce légèrement les sourcils, pour bien montrer que c’est important, tout ça, et que cela me déplairait réellement qu’elle dévoile mon secret à toutes ses nombreuses connaissances. Le pire serait évidemment qu’elle en parle à sa blonde. Je ne le supporterais pas.

« J’y vais souvent pour m’entraîner, insisté-je. J’connais son existence d’puis quelques années. C’est Narym et Zak qui m’ont dit où elle était. Mes frères. »

30 oct. 2021, 09:40
 RP+  Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Petit avertissement, sujet sensible évoqué : dépendance affective.
Restez vous-même s'il vous plaît, je vous assure qu'on ne
doit pas renier qui l'on est pour quelqu'un <3.



Tu as l'air diablement fière de toi et de ton petit effet. Si j'en crois le sourire un tantinet arrogant que tu arbores, je dirais que je totalement à côté de la plaque dans mes suppositions, je ne crois plus que tu te mettes à me présenter un secret que tu n'as montré à absolument personne. Je pense plutôt que tu nous as planifié un dîner aux chandelles. Certes, nous ne sommes encore que le matin, mais tu sais à quel point j'adore manger, tu sais comme j'aime les petites attentions romantiques, les gestes d'affection, la tendresse, j'en suis sûre, tu as tout prévu pour que l'on passe un moment magique, tu vas me faire ta déclaration d'amour, oh, Aelle si tu savais comme j'ai hâte ! A présent que j'ai compris, j'accélère l'allure, il n'y a plus un instant à perdre, je veux que ce moment arrive, et qu'il arrive tout de suite. Depuis le temps que j'attends que tu me témoignes ce genre de chose, que tu fasses un effort pour faire une chose qui à moi me plaît, que tu t'ouvres... Moi, je te dis souvent des mots d'amour. Je trépigne, hystérique, je suis fin prête à entendre cette expression sortir de ta bouche !

Tu me parles d'une voix plus que charmeuse, ou du moins c'est ainsi que je la perçois. Tu me révèles sur le ton de la confidence un des plus gros mystères de Poudlard, l'emplacement d'une salle de légende qui me fait rêver depuis des lustres et des bougies. Sagement, je hoche la tête, les yeux grand ouverts, parée à découvrir la tapisserie dont tu me parles. Je vais la fixer plusieurs secondes pour la retrouver si j'en ai envie un jour.

Et puis, tu récupères cet air supérieur et tu me parles un peu brutalement, me faisant redescendre de mon petit nuage. Je prends un peu peur, mes sourcils s'abaissent.

« Non non promis je dis rien. »

J'aime pas quand tu me parles comme ça, ça me donne l'impression que tu ne me fais pas confiance, que je ne suis qu'une gamine à qui on donne des ordres. Mais bon, tu es ainsi, il va falloir que je m'y fasse, que j'accepte cette partie de toi. Au fond de moi, j'ai raison d'agir ainsi. Le cœur a ses raisons que la raison ignore, hein, comme on dit. Je suis bien prête à supporter cela si ça nous rapproche, je suis même prête à essayer d'aimer ton besoin d'autorité, à m'écraser un peu plus tant que ça te plaît. Tout faire pour ne pas te mettre en rogne. Tout faire pour profiter de l'instant présent, tant qu'il dure, tant que tu ne m'as pas encore repoussée. Tu finis toujours par revenir, je sais bien, alors je ne devrais pas m'en faire, nous aurons plein d'autres moments merveilleux. Simplement... je préfère quand t'es proche de moi. Je me sens rassurée, plus complète, comme si ton absence m'enlevait une partie de moi. Je crois qu'il faut bien l'avouer, je dépends de toi, mes joies sont liées aux tiennes, mes angoisses se révèlent lorsque tu n'es pas là, quand tu es là je vis, quand tu ne l'es pas je meurs, et ainsi va le train-train quotidien.

« Je vais rien dire, comme ça ce sera notre endroit mignon qu'à toutes les deux ! Non non, pas de cons, aucun, nous on n'en veut pas. »

Autre détail, je ne veux plus, je ne me sens plus, je ne ressens plus, nous faisons ces choses-là, ensemble, que tu sois d'accord ou non. Je ne fais plus rien seule quand tu es dans les parages, nous sommes tellement connectées que le nous prend toute la place. Ça me rassure de me dire que tu es assez droite dans tes bottes pour nous guider, pour ordonner, vouloir, parce que moi quand t'es là je sais plus faire tous ces trucs-là.

« Wow, mais c'est trop bien d'avoir des frères comme ça, les miens m'ont rien appris de tout ça. Tu t'entraînes à faire quoi, en fait ? »

Je suis bavarde d'habitude, mais là je sais pas, je préfère te laisser parler. D'ordinaire égocentrique, je déblatère toujours des heures durant sur des détails inutiles de mon existence... mais pas là. J'ai pas grand chose à dire, en fait.

« On entre ? »

20 ANS - Employée dans une boutique de runes - #8C6A8E
JE NE SUIS PAS UN HIBOU UNE PLUME

31 oct. 2021, 01:30
 RP+  Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Mon regard s’adoucit, un sourire m’étire les lèvres.

« Bien, » dis-je tout simplement quand Elowen me confirme qu’elle ne racontera rien à personne.

Je sais qu’elle fera ce que je lui demande. Je la connais. Cela ne signifie pas que j’ai confiance en elle, non, mais quand elle me dit quelque chose en général elle le fait. C’est assez rassurant, d’ailleurs. La plupart du temps, je sais que je dois faire attention à ce que je lui raconte. Ce n’est pas tant qu’elle n’est pas une personne de confiance mais elle parle tellement et elle parle à tant de monde que je ne suis jamais certaine qu’elle ne répétera pas quelque chose qu’elle est censée garder secret. C’est pour cela, par exemple, qu’elle ne sait pas grand chose d’Erza ou de la façon dont Zikomo est arrivé dans ma vie, c’est pour cela qu’elle ignore totalement la provenance de ma baguette magique — et Merlin, c’est aussi pour cela que je ne risque pas de lui dire que je suis détentrice de la dernière goutte d’Élixir.

« Je m’entraîne à devenir plus puissante, continué-je sur le ton de l’évidence pour répondre à sa question. Je perfectionne mes sortilèges. »

Entre autre.
Le reste, elle n’a pas besoin de le savoir.

Je serais presque tentée de lui dire que mes frères sont bien plus sympas que les siens mais je m’abstiens. Ce n’est pas tout à fait vrai. La plupart du temps, Zakary est un connard qui n’a aucune conscience de la notion d’intimité, après tout.

Je jette à Elowen un petit regard en coin avant de m’approcher du pan de mur qui cache la Salle sur demande. Mon coeur bondit dans ma poitrine, comme souvent quand je suis avec elle. Ce n’est pas grand chose, ce n’est pas très important, ce n’est même pas flagrant, mais voilà, il y a certaines choses chez Elowen qui me font cet effet-là. Sa voix, par exemple, ou tout simplement ses sourires. J’aime la regarder bouger. Elle est toujours si naturelle, Elowen. Comme quand elle se met soudainement à danser ou qu’elle tourne à toute allure sur elle-même, pour le plaisir. Elle resplendit de liberté. Ce n’est pas quelque chose que j’ai l’habitude de voir. Les gens ne sont-ils pas censé bien se comporter en toute circonstance ? Peut-être mais elle n’est pas comme cela. C’est pour cela aussi qu'il m'arrive d'être mal à l’aise et un peu inquiète en sa présence. Je ne sais jamais ce qu’elle va faire avant qu’elle ne le fasse. Je n’arrive pas à prévoir ses comportements et moins encore ses paroles. Avec elle, la surprise est quotidienne. Elle me surprend toujours, quoi qu’elle fasse. Je ne crois pas m’être déjà ennuyée en sa présence. On dirait qu’elle a toujours une idée qui atterrit dans sa tête, c’est sans fin, ça tourne en boucle dans ce crâne-là.

Je me place devant le mur qui fait face à la tapisserie de Barnabas le Follet. Avant de me concentrer, je tourne la tête vers la Serdaigle.

« Il faut penser très fort à ce tu veux puis passer trois fois devant le mur. Il faut vraiment se concentrer pour que ça marche, précisé-je sur un ton professoral, c’est important. Tu vas voir, je vais te montrer un endroit que j’aime beaucoup. »

Puis je ferme les yeux, j'essaie d’oublier qu’elle se tient tout près de moi et me concentre sur cet endroit que je veux qu’elle découvre. Je le visualise dans ses moindres détails, je le connais par coeur. Je sens même son odeur, j’ai l’impression d’y être. Tout est toujours calme, là-bas. C’est mon repaire, c’est mon antre, la plupart du temps personne ne vient m’embêter quand j’y suis. Je peux y faire tout ce que je veux, ne plus contrôler les expressions de mon visage, ne plus retenir mes larmes ou mes rires, je peux être moi-même sans honte, sans rougir, sans me retenir. Même à Poudlard je ne me sens pas aussi libre. Je ne me sens pas moi-même, pas même au sein de mon alcôve, dans le dortoir des filles. Non, rien n’est comme dans cette pièce que je vais faire apparaître.

Je passe trois fois devant le pan de mur en répétant très fort dans mon esprit ce que je désire le plus au monde. Actuellement, il n’y a qu’une seule chose qui fait vibrer mon coeur : montrer cet endroit à Elowen. Je ne sais pas exactement pourquoi, pourquoi maintenant, pourquoi elle ? Je n’ai jamais voulu montrer cet endroit à personne, pas même à Thalia. Je n’y ai jamais pensé. Mais aujourd’hui, j’ai bien envie de partager ça avec Elowen. Ce lieu qui me manque. J’aurais pu venir ici toute seule pour me ressourcer, pour avoir l’impression d’être chez moi, mais non, je ne veux pas être toute seule. J’ai besoin de partager ça avec quelqu’un. Avec quelqu’un qui en a quelque chose à faire, de tout ça, quelqu’un à qui je vais pouvoir raconter tout plein de souvenirs parce que je sais qu’elle m’écoutera et qu’elle sera réellement intéressée.

Quand j’ouvre les yeux, une porte en bois toute simple est apparue sur le mur. Un sourire grandit sur mon visage ; je l’offre sans honte à la rousse, mon excitation et ma joie se mélangeant tout à l’intérieur de moi.

« Rentre ! Vas-y ! »

Et je pénètre dans la pièce à sa suite, prenant soin de refermer la porte derrière nous.

19 nov. 2021, 15:22
 RP+  Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Tu t'entraînes à devenir plus puissante... puissante comment ? Tu es déjà une super élève, tu sais, tu brilles de talent et chaque chose que ta baguette touche explose et projette ta puissance aux quatre coins de la pièce. Je t'ai vue te servir de ta baguette et je t'admire pour cela. Elle t'obéit au doigt et à l’œil, tu grandis, rapetisses les objets, les envoies valser, et d'un mouvement de pupilles tu diriges tout comme tu l'entends. La magie se conforme à tes désirs, de quelle puissance supplémentaire as-tu donc besoin, Aelle ? Et puis, écoute-moi, écoute-moi te dis-je, la puissance, on s'en fout, c'est pas ça qui t'apportera ce que tu attends le plus. Je veux que tu entendes ce que mon esprit te crie, mais mon visage est renfermé, rien ne sort d'entre mes lèvres, je te regarde, hoche la tête.

Après tout, qui suis-je pour t'imposer quoi que ce soit, pour te conseiller ? Tu es bien libre d'agir comme tu l'entends, et ma place de petite-amie ne me donne en rien le droit d'avoir des choses à redire sur ta façon d'être. Nous sommes deux personnes différentes, c'est tout. Mon avis, on s'en cogne tant que le chemin que tu suis toi te convient. J'avoue avec une pointe de gêne que la puissance m'attire aussi, parfois, rarement. Je veux maîtriser les runes. Je veux être importante. Pas crainte, loin de là, juste admirée, que l'on se fie à moi, que l'on ait besoin de mon aide, je veux percer les mystères des runes antiques car ça m'intéresse, évidemment, mais aussi parce que cela me différencierait des autres.

« Moi, ma baguette, j'en ai rien à secouer. Je l'ai toujours sur moi mais je pourrais la briser que ça changerait rien. T'façon, je sais pas m'en servir. Quand tu seras puissante, tu nous protégeras pour deux du coup ? »

Je m'approche de toi, toujours un peu plus près à chaque instant qui passe, et note soigneusement toutes tes indications dans ma tête. Ok, faut se concentrer. Penser. Visualiser.

« Ça ressemble drôlement aux cinq étapes du lancer des sortilèges. J'espère que j'arriverai à y accéder quand même quand j'aurai plus Scylla, ma baguette. »

Une chose qui m'a marquée, c'est ces fameuses étapes. @Eleanor Perkins avait tellement insisté sur leur importance que je crois que jamais je ne pourrai les oublier. Je l'aimais beaucoup, cette profe. La nouvelle, je la connais pas, je sais juste que j'aimais énormément Miss Perk', elle était douce, patiente, gentille, et puis drôlement jolie, autant appeler un Sphinx un Sphinx. Je fronce les sourcils - ce n'est pas le moment de penser à ça, Aellette s'apprête à me dévoiler un lieu qui compte pour elle. Ce qui compte pour toi compte pour moi, c'est pas ça qu'ils disent, eux, les grands ? En tout cas, ça y ressemble.

Devant nous, une porte. Elle est toute simple, pas forcément majestueuse, en tout cas ce qui est certain c'est qu'elle ne respire pas la puissance. Pas de gravures sophistiquées, pas de créatures sculptées, aucune trace d'or ou de pierre précieuse sur le cadre, la poignée est toute bête, je ne sais pas à quoi je m'attendais mais pas à ça. Ainsi, un lieu que tu aimes est un lieu simple, Aelle ? Je lève vers toi un œil interrogateur, et me prends ton sourire éclatant en pleine gueule. T'es belle quand tu souris, tu le sais, ça ? Je fonds. Il est pour moi ou pour la porte, ce geste ? Pas pour moi... si ? Tu as l'air si fière de toi, si accomplie, et à la fois confiante, tu ne doutes pas un seul instant du fait de me montrer l'endroit, j'en suis estomaquée.

« Oui, j'y vais. Je hum... Merci. Ca compte beaucoup pour moi que tu me présentes la pièce qu'il y a derrière. Bon, à tous les coups je vais regretter ce que je viens de dire, ça va être une salle de torture derrière haha ! Oui euh, ok, j'ai compris, j'arrête de dire des bêtises. Bref, merci. »

Je t'attrape la main à nouveau, dépose mon autre sur la poignée, pousse la porte, disparais dans la pénombre de ce lieu inconnu au bataillon, toi sur les talons.


=> Suite dans la Salle sur Demande.

Image

20 ANS - Employée dans une boutique de runes - #8C6A8E
JE NE SUIS PAS UN HIBOU UNE PLUME