Le Livre du Prince
Severus passa le doigt le long de l’énorme rayure qui serpentait sur la table, perdu dans ses pensées. Il releva les yeux et écouta quelques secondes les élugubrations ineptes de Binns puis son regard dériva vers Lily, elle sourit à quelqu’un sur sa gauche, le Serpentard crispa brusquement la mâchoire en apercevant le sourire que James lui rendait de l’autre bout de la classe. Sale bellâtre arrogant. Comment pouvait-elle sourire à ce crétin ?
Elle lui avait pourtant assuré hier encore que Potter n’était qu’un voyou arrogant, ils s’étaient encore disputé à propos des Sang-purs que Severus fréquentait. Elle était tellement pénible avec sa morale illogique… Mulciber n’était pas plus cruel que Potter. Pourtant monsieur le héros de Quidditch tout lui semblait permis, même Lily semblait devenir aveugle à ses défauts en ce moment à ce stupide fanfaron, lui il pouvait s’en prendre aux autres sans reproches… Les Gryffondors avaient tous les droits ici, et après on venait blâmer les Serpentards pour leur attitude puriste… Tsss. Severus se remémora honteusement la façon dont il avait balbutié à propos de Potter et l’expression étonnée et inquiète qu’avait arboré Lily… Foutue maladie qui lui faisait complètement perdre le contrôle de lui-même. Il ne devait pas laisser la situation dégénérée, il était temps d'agir.
Après le déjeuner Severus se glissa dans une alcôve un peu en retrait depuis laquelle il apercevait les portes de la Grande Salle. Il resta patiemment terré dans l’ombre en tournant sa baguette entre ses doigts, les élèves sortaient par petits groupes bavards mais toujours pas de Potter. Puis des éclats de voix plus forts que les autres passèrent les portes. C’était Potter et sa petite bande évidemment. Encore en train de faire les intéressant et de parler aussi fort que s’ils étaient les maîtres des lieux, Severus pointa sa baguette vers Potter avec concentration, ce fanfaron à la noix faisait encore le malin avec son vif d’or.
Il allait bientôt le perdre son air de contentement imbécile.
Lily et ses idiotes de copines sortirent à l’instant où il amorça le sort, Parfait. Il pensa la formule du sort pour le lancer en informulé... Pettigrow sautilla en se triturant les mains et passa devant Potter juste au mauvais moment, le sort le heurta de plein fouet. Il lança un petit cri aigu pitoyable. Le Gryffondor se retrouva pendu par une cheville, le teint grisâtre et deux chaussettes dépareillées bien visible au dessus de ses jambes grasses poilues. Sirius fit quelques pas dans le hall et scruta les environs d’un regard perçant et coléreux alors que James rassurait Peter en cherchant sa baguette pour lever le sortilège. Avant qu’il en ait le temps, Peter hoqueta bruyamment et vomit tout son déjeuner sur les dalles grises. Les filles hurlèrent de dégoût en s’écartant et Severus profita de la diversion pour se glisser dans le couloir le plus proche. Black avait déjà manqué le tuer ce mois-ci, il préférait éviter de lui donner une nouvelle chance dans l’immédiat.
Sirius aperçut le Serpentard s’enfuir et plissa les yeux férocement mais avant qu’il n’ait le temps de se lancer à sa poursuite, Lily posa sa main sur son torse pour l’arrêter. Elle lui promit de s’en occuper elle-même. Le Sang-pur faillit la rembarrer mais en apercevant la détermination justicière éclairer le regard vert, la même qu’il trouvait si agaçante, il renonça. Ils ne seraient pas trop de deux. Il hocha la tête raidement. Qu’elle s’occupe de son rampant, il trouverait autre chose de son côté plus tard…
— Liberacorpus ! S’écria James derrière lui.
Le Serpentard lâcha un juron furieux en rentrant aux cachots. Comment ce petit cancrelat pouvait-il avoir autant de chance imméritée ?! Toujours ! Il avait tout. Même le hasard semblait de son côté ! Injustice. Mais il allait y remédier. Il se glissa dans sa chambre et se jeta sur son sac de potions, il reçut une violente décharge électrique en y touchant et siffla de douleur. Severus grogna en secouant sa main et leva le sort de protection. Il avait surpris Mulciber le nez dans sa valise quelques jours plus tôt et ça l’avait contrarié.
Les Sang-purs étaient sans foi ni loi et son petit trafic de potions les rendait paradoxalement serviable et amicaux d’un côté mais sournois et avide de l’autre, ils auraient bien volontiers pillé ses réserves s’il n’avait pas mis en place ces nouvelles précautions. Mais qu’importe, ça le forçait à être prudent au moins. Il fouilla son sac de potion, leva la protection supplémentaire qu’il avait posé sur une petite pochette intérieur et en extrait la fiole ciselée. Il admira le fluide dorée pensivement. Et si il utilisait son Felix Felicis pour faire renvoyer Potter ? Est-ce que ça valait le coup d’utiliser son précieux Joker pour se débarrasser de ce pourri ?
Elle lui avait pourtant assuré hier encore que Potter n’était qu’un voyou arrogant, ils s’étaient encore disputé à propos des Sang-purs que Severus fréquentait. Elle était tellement pénible avec sa morale illogique… Mulciber n’était pas plus cruel que Potter. Pourtant monsieur le héros de Quidditch tout lui semblait permis, même Lily semblait devenir aveugle à ses défauts en ce moment à ce stupide fanfaron, lui il pouvait s’en prendre aux autres sans reproches… Les Gryffondors avaient tous les droits ici, et après on venait blâmer les Serpentards pour leur attitude puriste… Tsss. Severus se remémora honteusement la façon dont il avait balbutié à propos de Potter et l’expression étonnée et inquiète qu’avait arboré Lily… Foutue maladie qui lui faisait complètement perdre le contrôle de lui-même. Il ne devait pas laisser la situation dégénérée, il était temps d'agir.
Après le déjeuner Severus se glissa dans une alcôve un peu en retrait depuis laquelle il apercevait les portes de la Grande Salle. Il resta patiemment terré dans l’ombre en tournant sa baguette entre ses doigts, les élèves sortaient par petits groupes bavards mais toujours pas de Potter. Puis des éclats de voix plus forts que les autres passèrent les portes. C’était Potter et sa petite bande évidemment. Encore en train de faire les intéressant et de parler aussi fort que s’ils étaient les maîtres des lieux, Severus pointa sa baguette vers Potter avec concentration, ce fanfaron à la noix faisait encore le malin avec son vif d’or.
Il allait bientôt le perdre son air de contentement imbécile.
Lily et ses idiotes de copines sortirent à l’instant où il amorça le sort, Parfait. Il pensa la formule du sort pour le lancer en informulé... Pettigrow sautilla en se triturant les mains et passa devant Potter juste au mauvais moment, le sort le heurta de plein fouet. Il lança un petit cri aigu pitoyable. Le Gryffondor se retrouva pendu par une cheville, le teint grisâtre et deux chaussettes dépareillées bien visible au dessus de ses jambes grasses poilues. Sirius fit quelques pas dans le hall et scruta les environs d’un regard perçant et coléreux alors que James rassurait Peter en cherchant sa baguette pour lever le sortilège. Avant qu’il en ait le temps, Peter hoqueta bruyamment et vomit tout son déjeuner sur les dalles grises. Les filles hurlèrent de dégoût en s’écartant et Severus profita de la diversion pour se glisser dans le couloir le plus proche. Black avait déjà manqué le tuer ce mois-ci, il préférait éviter de lui donner une nouvelle chance dans l’immédiat.
Sirius aperçut le Serpentard s’enfuir et plissa les yeux férocement mais avant qu’il n’ait le temps de se lancer à sa poursuite, Lily posa sa main sur son torse pour l’arrêter. Elle lui promit de s’en occuper elle-même. Le Sang-pur faillit la rembarrer mais en apercevant la détermination justicière éclairer le regard vert, la même qu’il trouvait si agaçante, il renonça. Ils ne seraient pas trop de deux. Il hocha la tête raidement. Qu’elle s’occupe de son rampant, il trouverait autre chose de son côté plus tard…
— Liberacorpus ! S’écria James derrière lui.
Le Serpentard lâcha un juron furieux en rentrant aux cachots. Comment ce petit cancrelat pouvait-il avoir autant de chance imméritée ?! Toujours ! Il avait tout. Même le hasard semblait de son côté ! Injustice. Mais il allait y remédier. Il se glissa dans sa chambre et se jeta sur son sac de potions, il reçut une violente décharge électrique en y touchant et siffla de douleur. Severus grogna en secouant sa main et leva le sort de protection. Il avait surpris Mulciber le nez dans sa valise quelques jours plus tôt et ça l’avait contrarié.
Les Sang-purs étaient sans foi ni loi et son petit trafic de potions les rendait paradoxalement serviable et amicaux d’un côté mais sournois et avide de l’autre, ils auraient bien volontiers pillé ses réserves s’il n’avait pas mis en place ces nouvelles précautions. Mais qu’importe, ça le forçait à être prudent au moins. Il fouilla son sac de potion, leva la protection supplémentaire qu’il avait posé sur une petite pochette intérieur et en extrait la fiole ciselée. Il admira le fluide dorée pensivement. Et si il utilisait son Felix Felicis pour faire renvoyer Potter ? Est-ce que ça valait le coup d’utiliser son précieux Joker pour se débarrasser de ce pourri ?
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Severus sourit en griffonnant sa nouvelle création dans son livre de potion. Il avait tellement hâte de tester ça…
— T’es encore en train de défigurer ce pauvre livre ? Demanda Lily à côté de lui.
— Je ne le défigure pas, je le corrige.
Elle jeta un coup d’oeil sceptique au livre.
— Tu corriges les antidotes ?
— Non je n’ai pas encore étudié ça, j’ai juste corrigé les premières potions, les autres sont un peu trop avancées pour l’instant. C’est juste un mémo pour autre chose ça…
— Pour quoi ? Un truc de magie noire encore ?
Severus la dévisagea avec surprise sans rien dire. Elle le regardait de nouveau avec cette déception dans le regard, il détestait qu’elle le regarde comme ça.
Il projeta timidement son esprit vers elle comme le livre de Legilimancie le préconisait et une image flasha à son esprit, un souvenir. Elle le regardait lui de l’autre bout de la Grande Salle, il était seul à la table de Serpentard, l’air triste et vulnérable, un bandage couvrait son avant-bras gauche, il se pencha vers son assiette et ses cheveux noirs tombèrent devant son visage dissimulant son expression. Il cilla et déglutit en laissant le souvenir se dissiper dans son esprit, elle avait pitié de lui. Ce souvenir dégoulinait d’une pitié écoeurante…
Elle glissa lentement une mèche derrière son oreille et soupira.
— Écoute Sev je dis pas ça méchamment mais… Je t’ai vu attaquer James tout à l’heure et…
— James ? Répéta t-il en plissant les yeux.
— … Et c’était stupide continua t-elle comme si elle n’avait jamais été interrompu, franchement je sais pas ce que t’as en ce moment mais je trouve que t’es sur une mauvaise pente… Tu te dopes au philtre d’euphorie…
Il grimaça.
— … Tu traînes avec des gens comme Mulciber, t’es secret avec moi et tu te laisses totalement absorber par tes mystérieuses recherches…
— J’ai toujours été comme ça Lil grogna t-il, et en plus les BUSE sont la semaine prochaine, il faut que je révise.
— Nan Sev, je te jure que non. Avant t’aurais jamais attaqué ce pauvre Peter comme tu l’as fait ce midi…
— Cet imbécile devrait arrêter de coller Potter. C’est de sa faute si…
Elle lâcha un petit cri outré en croisant les bras.
— C’est ça ton excuse ? Mais sérieux Sev tu te rends compte que ce que tu fais c’est mal ou non ?
— Mal ? S’indigna t-il, tu disais pas ça quand c’était moi qui prenais des maléfices et des insultes devant tout Poudlard !
— Si. Je disais exactement la même chose si tu te souviens.
Severus ferma calmement son livre et le glissa dans sa poche en se levant.
— J’ai pas besoin de ton aide Lil affirma t-il, je peux me défendre tout seul.
— Sev…
Il baissa les yeux et sortit de leur laboratoire rapidement. Il avait vraiment besoin de s’éloigner de ses sermons blessants et injustes. De sa pitié. Pourquoi ne comprenait-elle pas ? Elle était trop stricte avec cette absurdité de Morale c’était ça son problème. Elle ne voyait pas qu’on pouvait faire de grandes choses si on savait tordre les règles, elle ne voyait pas que la magie noire n’était pas foncièrement mauvaise. Les Sang-purs comme Mulciber avaient des idéaux, ils voulaient seulement que les Sorciers puissent mieux vivre, cesser de se cacher et d’avoir peur comme des nuisibles coincés entre les murs de ces créatures inférieures et malfaisantes qu’étaient les moldus…
Un grondement guttural résonna entre les murs humides des cachots et Severus se figea, l’image d’un énorme loup-garou flashant devant ses yeux. Il tourna la tête avec terreur. Mais ce n’était pas un loup-garou. C’était un énorme chien noir qui, babines retroussées et poil hérissé, avançait vers lui d’un pas retenu menaçant. Le Sinistros. Severus se heurta contre le mur et s’enfuit en courant, il fonça vers le mur qui menait à Serpentard juste devant lui et cria le mot de passe avant de s’engouffrer si vite dans la salle commune qu’il renversa Regulus au passage.
— Snape ! Ça va pas la tête ! S’écria Black en se relevant et en s’époustant d’un air contrarié.
— Désolé je… Je… Il reprit son souffle un instant. Je viens de… De tomber sur le Sinistros.
Rosier éclata de rire.
— Tu devrais y aller doucement avec tes potions Severus, ça te donne des hallucinations.
Tous les Sang-purs de la salle commune ricanèrent et Severus secoua la tête, complètement exaspéré. Il fonça vers sa chambre. Il en avait sa claque de ce ramassis d’imbéciles. Valait mieux s’en tenir à ses livres et à ses chaudrons. Il se laissa tomber sur son lit et plongea la main dans sa poche à la recherche de son livre… Il écarquilla les yeux puis tâta nerveusement toutes ses poches. Le Serpentard échappa un petit gémissement de désespoir et se laissa tomber sur son lit, complètement abattu : il avait perdu son manuel avancé de potion.
— T’es encore en train de défigurer ce pauvre livre ? Demanda Lily à côté de lui.
— Je ne le défigure pas, je le corrige.
Elle jeta un coup d’oeil sceptique au livre.
— Tu corriges les antidotes ?
— Non je n’ai pas encore étudié ça, j’ai juste corrigé les premières potions, les autres sont un peu trop avancées pour l’instant. C’est juste un mémo pour autre chose ça…
— Pour quoi ? Un truc de magie noire encore ?
Severus la dévisagea avec surprise sans rien dire. Elle le regardait de nouveau avec cette déception dans le regard, il détestait qu’elle le regarde comme ça.
Il projeta timidement son esprit vers elle comme le livre de Legilimancie le préconisait et une image flasha à son esprit, un souvenir. Elle le regardait lui de l’autre bout de la Grande Salle, il était seul à la table de Serpentard, l’air triste et vulnérable, un bandage couvrait son avant-bras gauche, il se pencha vers son assiette et ses cheveux noirs tombèrent devant son visage dissimulant son expression. Il cilla et déglutit en laissant le souvenir se dissiper dans son esprit, elle avait pitié de lui. Ce souvenir dégoulinait d’une pitié écoeurante…
Elle glissa lentement une mèche derrière son oreille et soupira.
— Écoute Sev je dis pas ça méchamment mais… Je t’ai vu attaquer James tout à l’heure et…
— James ? Répéta t-il en plissant les yeux.
— … Et c’était stupide continua t-elle comme si elle n’avait jamais été interrompu, franchement je sais pas ce que t’as en ce moment mais je trouve que t’es sur une mauvaise pente… Tu te dopes au philtre d’euphorie…
Il grimaça.
— … Tu traînes avec des gens comme Mulciber, t’es secret avec moi et tu te laisses totalement absorber par tes mystérieuses recherches…
— J’ai toujours été comme ça Lil grogna t-il, et en plus les BUSE sont la semaine prochaine, il faut que je révise.
— Nan Sev, je te jure que non. Avant t’aurais jamais attaqué ce pauvre Peter comme tu l’as fait ce midi…
— Cet imbécile devrait arrêter de coller Potter. C’est de sa faute si…
Elle lâcha un petit cri outré en croisant les bras.
— C’est ça ton excuse ? Mais sérieux Sev tu te rends compte que ce que tu fais c’est mal ou non ?
— Mal ? S’indigna t-il, tu disais pas ça quand c’était moi qui prenais des maléfices et des insultes devant tout Poudlard !
— Si. Je disais exactement la même chose si tu te souviens.
Severus ferma calmement son livre et le glissa dans sa poche en se levant.
— J’ai pas besoin de ton aide Lil affirma t-il, je peux me défendre tout seul.
— Sev…
Il baissa les yeux et sortit de leur laboratoire rapidement. Il avait vraiment besoin de s’éloigner de ses sermons blessants et injustes. De sa pitié. Pourquoi ne comprenait-elle pas ? Elle était trop stricte avec cette absurdité de Morale c’était ça son problème. Elle ne voyait pas qu’on pouvait faire de grandes choses si on savait tordre les règles, elle ne voyait pas que la magie noire n’était pas foncièrement mauvaise. Les Sang-purs comme Mulciber avaient des idéaux, ils voulaient seulement que les Sorciers puissent mieux vivre, cesser de se cacher et d’avoir peur comme des nuisibles coincés entre les murs de ces créatures inférieures et malfaisantes qu’étaient les moldus…
Un grondement guttural résonna entre les murs humides des cachots et Severus se figea, l’image d’un énorme loup-garou flashant devant ses yeux. Il tourna la tête avec terreur. Mais ce n’était pas un loup-garou. C’était un énorme chien noir qui, babines retroussées et poil hérissé, avançait vers lui d’un pas retenu menaçant. Le Sinistros. Severus se heurta contre le mur et s’enfuit en courant, il fonça vers le mur qui menait à Serpentard juste devant lui et cria le mot de passe avant de s’engouffrer si vite dans la salle commune qu’il renversa Regulus au passage.
— Snape ! Ça va pas la tête ! S’écria Black en se relevant et en s’époustant d’un air contrarié.
— Désolé je… Je… Il reprit son souffle un instant. Je viens de… De tomber sur le Sinistros.
Rosier éclata de rire.
— Tu devrais y aller doucement avec tes potions Severus, ça te donne des hallucinations.
Tous les Sang-purs de la salle commune ricanèrent et Severus secoua la tête, complètement exaspéré. Il fonça vers sa chambre. Il en avait sa claque de ce ramassis d’imbéciles. Valait mieux s’en tenir à ses livres et à ses chaudrons. Il se laissa tomber sur son lit et plongea la main dans sa poche à la recherche de son livre… Il écarquilla les yeux puis tâta nerveusement toutes ses poches. Le Serpentard échappa un petit gémissement de désespoir et se laissa tomber sur son lit, complètement abattu : il avait perdu son manuel avancé de potion.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Severus examina le questionnaire avec attention, répétant dans sa tête les réponses qu’il avait rédigé pour être sûr que tout était parfait. La copie était rendu mais ça le rassurait de vérifier mentalement. Il sentait les odeurs fleuries du parc et le soleil estival qui lui tapait sur la nuque, mais il restait focalisé sur son parchemin ne se dirigeant qu’avec le flou de sa vision. Il ne s’inquiétait pas vraiment de réussir les autres examens mais celui-là était particulier. C’était sa matière préférée, il voulait que sa copie soit absolument parfaite. Il s’arrêta sous l’ombre du grand chêne puis après une ultime relecture, il rangea le parchemin dans son sac, prêt à rentrer à Serpentard pour réviser l’examen d’arithmancie qu’il aurait demain. Il aperçut du coin de l’oeil deux silhouettes s’approcher de lui d’un pas déterminé... Il dégaina aussitôt sa baguette.
— Expelliarmus ! S’écria Potter.
Sa baguette lui échappa des mains et il n’eût pas le temps de réagir avant de recevoir le maléfice d’entrave de Black. Il heurta douloureusement le sol et se débattit contre les cordes invisibles, son sang battait à ses tempes et une fureur haineuse flamba dans ses veines alors qu’il entendait les rires et les moqueries autours de lui.
— Attends un peu gronda t-il en imaginant le visage arrogant de son ennemi lacéré, il allait le réduire en miette, fini les demi-mesures...
— Qu’est-ce qu’il faut attendre ? Se moqua Black.
Il ne parvenait pas à occluder, ni même à empêcher la haine viscérale de sortir de sa bouche à travers les pires insultes qu’il connaissait.
Il reçut le récurvite de James sans avoir entendu ce qu’il avait dis et hoqueta, du savon plein la bouche. Le visage du binoclard, il le voyait strié et sanguinolant, il voyait le sang imprégner sa petite chemise blanche à ce sale fils de riche prétentieux. Dès qu'il aurait récupéré sa baguette... Il inspira de l’eau savoneuse et toussa... Le sort cessa brusquement. Il entendit vaguement la voix de Lily, encore à le défendre comme s’il n’était qu’un faiblard incapable. Sang-de-Bourbe. Il sentit les cordes invisbles se desserrer, les Gryffondors se chamaillaient sans plus lui prêter attention, il rampa vers sa baguette. Il allait le réduire en miette ce sale hypocryte arrogant. Découper ce coq à binocles en rondelle.
— Attention ! Cria Black.
Severus lança le SectumSempra à la même seconde, mais le maléfice frôla simplement Potter ne laissant qu’une coupure minuscule sur sa joue. La haine décupla dans ses veines, toujours cette chance injuste ! Même le hasard était avec Potter. Il n’eût pas le temps de relancer le sort, il se retrouva pendu par la cheville. Par son propre sort. La fureur et la haine battaient dans ses veines et il les attisait pour empêcher la détresse de l’envahir, il la sentait juste là sous la surface, prête à le faire éclater en sanglot de honte et de détresse. Il tomba par terre et se cogna violemment la tête sur le sol dur. Les sons s'étouffèrent et un sifflement désagréable lui vrilla douloureusement les oreilles mais il lutta contre la douleur et se releva, il allait réduire Potter en charpille. Le petrificus totalus de Black le heurta et il retomba par terre dans une nouvelle décharge douloureuse. Il entendit Lily hurler qu’on le laisse tranquille mais ça ne fit qu’augmenter sa rage. Elle avait pitié. Arrête de me défendre idiote ! pensa t-il rageusement.
— Alors, libère-le du maléfice ! Insista Lily.
Potter leva le sort dans un acte de pseudo noblesse écoeurante. Severus tangua sur ses pieds un brin assomé, il se releva.
— Et voilà, dit Potter d’une voix dédaigneuse. Tu as de la chance qu’Evans ait été là, Servilus.
— Je n’ai pas besoin de l’aide d’une sale petite Sang-de-Bourbe comme elle ! Hurla t-il, à bout de nerf.
Il croisa le regard vert blessé stupéfait de Lily et son coeur se rattatina sur lui-même mais la haine furibonde qui brûlait en lui était incontrôlable, son visage resta de marbre.
— Très bien, dit-elle froidement. Je ne m’en mêlerai plus, à l’avenir. Et, si j’étais toi, je laverais mon caleçon, Servilus.
Severus reçut le coup de poignard du nom insultant avec stupeur et resta stupidement abasourdi. Il n’entendit pas ce que lui ordonait Potter, il ne comprit pas la dispute des deux Gryffondors, il gardait les yeux fixés sur Lily alors que la détresse rinçait doucement les vestiges de sa haine. Elle tourna les talons après avoir envoyer Potter paître. Severus gardait les yeux rivés sur elle, ses projets de meurtre oubliés. Sang-de-Bourbe. Il l’avait traité Elle de Sang-de-Bourbe… Non il fallait qu’il la rattrape… Il reçut un nouveau levicorpus.
— Qui veut me voir enlever le caleçon de Servilo ? Entendit-il à travers le brouillard de douleur et de détresse.
Un soupir de résignation morbide résonna dans son esprit.
— Expelliarmus ! S’écria Potter.
Sa baguette lui échappa des mains et il n’eût pas le temps de réagir avant de recevoir le maléfice d’entrave de Black. Il heurta douloureusement le sol et se débattit contre les cordes invisibles, son sang battait à ses tempes et une fureur haineuse flamba dans ses veines alors qu’il entendait les rires et les moqueries autours de lui.
— Attends un peu gronda t-il en imaginant le visage arrogant de son ennemi lacéré, il allait le réduire en miette, fini les demi-mesures...
— Qu’est-ce qu’il faut attendre ? Se moqua Black.
Il ne parvenait pas à occluder, ni même à empêcher la haine viscérale de sortir de sa bouche à travers les pires insultes qu’il connaissait.
Il reçut le récurvite de James sans avoir entendu ce qu’il avait dis et hoqueta, du savon plein la bouche. Le visage du binoclard, il le voyait strié et sanguinolant, il voyait le sang imprégner sa petite chemise blanche à ce sale fils de riche prétentieux. Dès qu'il aurait récupéré sa baguette... Il inspira de l’eau savoneuse et toussa... Le sort cessa brusquement. Il entendit vaguement la voix de Lily, encore à le défendre comme s’il n’était qu’un faiblard incapable. Sang-de-Bourbe. Il sentit les cordes invisbles se desserrer, les Gryffondors se chamaillaient sans plus lui prêter attention, il rampa vers sa baguette. Il allait le réduire en miette ce sale hypocryte arrogant. Découper ce coq à binocles en rondelle.
— Attention ! Cria Black.
Severus lança le SectumSempra à la même seconde, mais le maléfice frôla simplement Potter ne laissant qu’une coupure minuscule sur sa joue. La haine décupla dans ses veines, toujours cette chance injuste ! Même le hasard était avec Potter. Il n’eût pas le temps de relancer le sort, il se retrouva pendu par la cheville. Par son propre sort. La fureur et la haine battaient dans ses veines et il les attisait pour empêcher la détresse de l’envahir, il la sentait juste là sous la surface, prête à le faire éclater en sanglot de honte et de détresse. Il tomba par terre et se cogna violemment la tête sur le sol dur. Les sons s'étouffèrent et un sifflement désagréable lui vrilla douloureusement les oreilles mais il lutta contre la douleur et se releva, il allait réduire Potter en charpille. Le petrificus totalus de Black le heurta et il retomba par terre dans une nouvelle décharge douloureuse. Il entendit Lily hurler qu’on le laisse tranquille mais ça ne fit qu’augmenter sa rage. Elle avait pitié. Arrête de me défendre idiote ! pensa t-il rageusement.
— Alors, libère-le du maléfice ! Insista Lily.
Potter leva le sort dans un acte de pseudo noblesse écoeurante. Severus tangua sur ses pieds un brin assomé, il se releva.
— Et voilà, dit Potter d’une voix dédaigneuse. Tu as de la chance qu’Evans ait été là, Servilus.
— Je n’ai pas besoin de l’aide d’une sale petite Sang-de-Bourbe comme elle ! Hurla t-il, à bout de nerf.
Il croisa le regard vert blessé stupéfait de Lily et son coeur se rattatina sur lui-même mais la haine furibonde qui brûlait en lui était incontrôlable, son visage resta de marbre.
— Très bien, dit-elle froidement. Je ne m’en mêlerai plus, à l’avenir. Et, si j’étais toi, je laverais mon caleçon, Servilus.
Severus reçut le coup de poignard du nom insultant avec stupeur et resta stupidement abasourdi. Il n’entendit pas ce que lui ordonait Potter, il ne comprit pas la dispute des deux Gryffondors, il gardait les yeux fixés sur Lily alors que la détresse rinçait doucement les vestiges de sa haine. Elle tourna les talons après avoir envoyer Potter paître. Severus gardait les yeux rivés sur elle, ses projets de meurtre oubliés. Sang-de-Bourbe. Il l’avait traité Elle de Sang-de-Bourbe… Non il fallait qu’il la rattrape… Il reçut un nouveau levicorpus.
— Qui veut me voir enlever le caleçon de Servilo ? Entendit-il à travers le brouillard de douleur et de détresse.
Un soupir de résignation morbide résonna dans son esprit.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
James donna un grand coup de pied dans le bouquin tout usé qui traînait dans la poussière devant lui, projetant le livre au milieu du couloir. Trois jours depuis qu’il avait donné à Servilus ce qu’il méritait et Evans ne voulait toujours pas lui parler. Cette fille était vraiment incompréhensible et ça le mettait en rogne qu’elle l’évite comme ça. Tout se passait si bien pourtant : c’était l’été, l’année scolaire était fini et il pouvait voler tous les jours grâce au temps somptueux, tout serait absolument parfait si Evans acceptait enfin de sortir avec lui.
Il fronça les sourcils en atteignant le petit livre dans lequel il avait tapé et le ramassa. Manuel avancé de préparation de Potion lut-il. Ça devait être un livre d’ASPIC. Il tourna les pages et grimaça, le livre était atrocement raturé, une espèce d’écriture indéchiffrable recouvrait chaque centimètre de papier blanc entre le texte. L’écriture était étrangement familière mais il ne se souvenait pas où il l’avait déjà vu. Il tomba sur la formule du levicorpus au détour d’une page et sourit en repensant à Servilus en caleçon devant tout Poudlard. Ça devait être le bouquin d’un septième année, peut-être même que c’était l’inventeur de cette formule super amusante. L’auteur de ces corrections s’était arrêté après une cinquantaine de pages laissant le dernier quart du livre vierge, il avait peut-être eu la flemme de gribouiller sur le reste du bouquin ?
James parcourut les escaliers en feuilletant distraitement le livre mais le levicorpus était la seule formule drôle de ce torchon. Le reste concernait les potions et c’était la matière qu’il détestait le plus au monde. Sans compter que l’écriture était d’une laideur exaspérante, toute étriquée et rabougrie, indéchiffrable. Arrivé en haut de l’escalier du cinquième étage près de la salle commune des Serdaigles, James s’accouda à la rambarde, il observa le ballet des escaliers quelques secondes en réfléchissant puis il jeta un dernier regard méprisant au livre et le balança dans le vide comme s’il s’était agis d’un sac poubelle malodorant.
Le livre heurta une rambarde et ricocha dans un bruit de feuilles froissées, il tomba à côté de l’escalier d’en dessous in extremis et finit sa course sur le crâne d’un élève au deuxième étage.
— Outch ! S’écria Avery en se frottant le crâne sans comprendre d’où venait le coup qu’il venait de prendre. Il regarda en l’air mais ne vit rien. Puis il aperçut le livre à ses pieds et le ramassa, il lança un nouveau regard aux escaliers au dessus de lui en grognant d’un air excédé.
Le Sang-pur étudia la couverture misérable du vieux livre quelques secondes, avant qu’un éclair de compréhension le heurte brusquement. Sacré coup de chance ! Un sourire matois glissa sur ses lèvres et il empocha le livre en rebroussant aussitôt chemin vers les cachots.
Severus était avachi dans sa chambre tout seul, la tête posée sur sa main dans une pose tout à fait dépressive. Il relança le sort et la biche argentée atterrie devant lui. Il soupira bruyamment, le coeur lourd. La biche s’approcha de lui avec élégance le couvant de son regard doucereux, il tendit la main vers elle, mais elle se dissipa avant qu’il ne puisse la toucher. Demain il rentrait à l’Impasse du tisseur. Il n’aurait pas son livre pour supporter l’ennui et le manque de magie des vacances d’été. Il n’aurait pas Lily. La façon dont elle le regardait désormais était presque pire que la façon dont les Sang-purs le regardaient avant. Comme quoi on ne pouvait vraiment pas tout avoir… La porte s’ouvrit brusquement et il tourna son regard mort vers Avery.
— Tu vas être content Snape, j’ai trouvé un truc.
— Ah ?
— Tu sais le truc pour lequel tu pleurniches depuis une semaine ?
Lily ? Se demanda t-il mentalement, c’était absurde mais c’était la seule chose qui l’intéressait. Même les excuses n’avaient rien fait, d’habitude elle comprenait mais là ils avaient passé une ligne, un point de non-retour… Quelque chose avait changé. Pourquoi ne comprenait-elle pas que c’était la colère qui avait parlé, pas lui ? Un mur infranchissable s’était construit entre eux, et si vite… C’était à pleurer. A part un retourneur de temps…
Avery sortit un livre de sa poche et le secoua d’un air satisfait. Son livre. Severus se redressa aussitôt sur sa chaise.
— Trouver c’est garder sourit malicieusement Avery, enfin normalement. Mais comme c’est pas mon truc les potions et qu’il est hors de question que je me promène avec un livre défoncé de seconde main : je te le rend.
Il tendit le livre à Severus mais avant qu’il n’ait eu le temps de le prendre, le Sang-pur le ramena vers lui d’un geste désinvolte.
— Quoi que… Je veux un truc en échange. Après tout je te l’ai ramené quand même, c’est… Gentil de ma part, non ?
Severus haussa un sourcil, plongea la main dans sa poche et lui tendit une fiole.
— Merci Avery, tu es un ami très précieux sussura t-il en glissant la fiole de potion d’euphorie dans sa main alors qu’il récupérait son livre.
— J’te l’fais pas dire répondit le Sang-pur avant de quitter les lieux d’un air triomphant.
Severus caressa affectueusement la couverture de son livre, le pauvre semblait avoir gagné quelques éraflures supplémentaires dans l’intervalle. Il l’ouvrit délicatement et tomba sur la recette extrêmement corrigé du philtre d’euphorie. Un rictus glissa sur ses lèvres, au moins il avait réussi à se faire accepter des Sang-purs de Serpentard. Ils le considéraient comme l’un des leurs désormais.
Il prit sa plume et inscrivit fièrement sur la dernière page : ce livre appartient au Prince de Sang-Mêlé.
Il fronça les sourcils en atteignant le petit livre dans lequel il avait tapé et le ramassa. Manuel avancé de préparation de Potion lut-il. Ça devait être un livre d’ASPIC. Il tourna les pages et grimaça, le livre était atrocement raturé, une espèce d’écriture indéchiffrable recouvrait chaque centimètre de papier blanc entre le texte. L’écriture était étrangement familière mais il ne se souvenait pas où il l’avait déjà vu. Il tomba sur la formule du levicorpus au détour d’une page et sourit en repensant à Servilus en caleçon devant tout Poudlard. Ça devait être le bouquin d’un septième année, peut-être même que c’était l’inventeur de cette formule super amusante. L’auteur de ces corrections s’était arrêté après une cinquantaine de pages laissant le dernier quart du livre vierge, il avait peut-être eu la flemme de gribouiller sur le reste du bouquin ?
James parcourut les escaliers en feuilletant distraitement le livre mais le levicorpus était la seule formule drôle de ce torchon. Le reste concernait les potions et c’était la matière qu’il détestait le plus au monde. Sans compter que l’écriture était d’une laideur exaspérante, toute étriquée et rabougrie, indéchiffrable. Arrivé en haut de l’escalier du cinquième étage près de la salle commune des Serdaigles, James s’accouda à la rambarde, il observa le ballet des escaliers quelques secondes en réfléchissant puis il jeta un dernier regard méprisant au livre et le balança dans le vide comme s’il s’était agis d’un sac poubelle malodorant.
Le livre heurta une rambarde et ricocha dans un bruit de feuilles froissées, il tomba à côté de l’escalier d’en dessous in extremis et finit sa course sur le crâne d’un élève au deuxième étage.
— Outch ! S’écria Avery en se frottant le crâne sans comprendre d’où venait le coup qu’il venait de prendre. Il regarda en l’air mais ne vit rien. Puis il aperçut le livre à ses pieds et le ramassa, il lança un nouveau regard aux escaliers au dessus de lui en grognant d’un air excédé.
Le Sang-pur étudia la couverture misérable du vieux livre quelques secondes, avant qu’un éclair de compréhension le heurte brusquement. Sacré coup de chance ! Un sourire matois glissa sur ses lèvres et il empocha le livre en rebroussant aussitôt chemin vers les cachots.
Severus était avachi dans sa chambre tout seul, la tête posée sur sa main dans une pose tout à fait dépressive. Il relança le sort et la biche argentée atterrie devant lui. Il soupira bruyamment, le coeur lourd. La biche s’approcha de lui avec élégance le couvant de son regard doucereux, il tendit la main vers elle, mais elle se dissipa avant qu’il ne puisse la toucher. Demain il rentrait à l’Impasse du tisseur. Il n’aurait pas son livre pour supporter l’ennui et le manque de magie des vacances d’été. Il n’aurait pas Lily. La façon dont elle le regardait désormais était presque pire que la façon dont les Sang-purs le regardaient avant. Comme quoi on ne pouvait vraiment pas tout avoir… La porte s’ouvrit brusquement et il tourna son regard mort vers Avery.
— Tu vas être content Snape, j’ai trouvé un truc.
— Ah ?
— Tu sais le truc pour lequel tu pleurniches depuis une semaine ?
Lily ? Se demanda t-il mentalement, c’était absurde mais c’était la seule chose qui l’intéressait. Même les excuses n’avaient rien fait, d’habitude elle comprenait mais là ils avaient passé une ligne, un point de non-retour… Quelque chose avait changé. Pourquoi ne comprenait-elle pas que c’était la colère qui avait parlé, pas lui ? Un mur infranchissable s’était construit entre eux, et si vite… C’était à pleurer. A part un retourneur de temps…
Avery sortit un livre de sa poche et le secoua d’un air satisfait. Son livre. Severus se redressa aussitôt sur sa chaise.
— Trouver c’est garder sourit malicieusement Avery, enfin normalement. Mais comme c’est pas mon truc les potions et qu’il est hors de question que je me promène avec un livre défoncé de seconde main : je te le rend.
Il tendit le livre à Severus mais avant qu’il n’ait eu le temps de le prendre, le Sang-pur le ramena vers lui d’un geste désinvolte.
— Quoi que… Je veux un truc en échange. Après tout je te l’ai ramené quand même, c’est… Gentil de ma part, non ?
Severus haussa un sourcil, plongea la main dans sa poche et lui tendit une fiole.
— Merci Avery, tu es un ami très précieux sussura t-il en glissant la fiole de potion d’euphorie dans sa main alors qu’il récupérait son livre.
— J’te l’fais pas dire répondit le Sang-pur avant de quitter les lieux d’un air triomphant.
Severus caressa affectueusement la couverture de son livre, le pauvre semblait avoir gagné quelques éraflures supplémentaires dans l’intervalle. Il l’ouvrit délicatement et tomba sur la recette extrêmement corrigé du philtre d’euphorie. Un rictus glissa sur ses lèvres, au moins il avait réussi à se faire accepter des Sang-purs de Serpentard. Ils le considéraient comme l’un des leurs désormais.
Il prit sa plume et inscrivit fièrement sur la dernière page : ce livre appartient au Prince de Sang-Mêlé.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Après avoir passé les pires vacances de toute son existence, Severus retrouva Poudlard avec bonheur. Il avait l’impression douloureuse à chaque grandes vacances qu’on le chassait de sa vraie Maison. Pourdlard était si familier, il pouvait être lui-même ici alors que chez les moldus… Il avait passé les trois-quart de l’été à travailler sous le grand Saule, il révisait ses cours, étoffait les notes de son manuel avancé de Potions, il avait même tenté de faire une potion en plein air... Mais un couple de vieux moldus l’avait interrompu.
Il avait balancé le chaudron dans la rivière avant qu’ils ne le voient et ça l’avait presque autant écoeuré d’avoir gâché tous ces ingrédients onéreux que de devoir aller récupérer son chaudron dans la vase puante. Maudits moldus stupides. Il avait un peu espéré tomber sur Lily par inadvertance mais il ne l’avait pas vu une seule fois de tout l’été. A croire qu’elle n’avait pas posé un orteil hors de chez elle par peur de le croiser. Qu’importe, Septembre avait fini par le libérer de son ennui et maintenant qu’il pouvait travailler sur ses petits projets en toute liberté, il ne pensait plus du tout à la rousse.
Severus fronça les sourcils en relisant pour la troisième fois la page qu’il étudiait. Il n’était pas sûr de comprendre l’élaboration d’un antidote sur mesure. Il fallait dissocier les différents éléments du poison mais aussi comprendre la délicate synergie qui les liait, sinon l’antidote serait inefficace à cause des lois de Golpalott. Ça c’était limpide. Mais la page de calcul compliqué qui suivait, permettant de trouver le contre-poison par une sorte de rétro-ingénierie tatônnante, devait mettre des lustres à appliquer…
Severus s’imaginait mal se lancer dans un calcul d’Arithmancie aussi complexe alors que la victime d’un empoisonnement convulsait sur le tapis à ses pieds… Il râtura le tableau de correspondance sur la page de droite, aucune utilité pratique. Ce ramassis d’idioties ne lui servirait à rien. Il soupira et ferma son Manuel de Potion avancé d’un geste impatient, laissant son regard traîner dans la salle commune pour se distraire. En face de lui, Rosier travaillait sur le devoir de Sortilège que Flitwick leur avait donné à faire la veille. Le Sang-pur était plus amical que jamais avec lui depuis qu’il ne traînait plus avec Lily, ils passaient presque tout leur temps libre ensemble. Le regard de Severus tomba sur la Gazette abandonné près de son ami.
— Je peux te l’emprunter ? demanda t-il en désignant le journal.
Rosier releva vaguement les yeux vers lui et fit un geste désinvolte qui signifiait sans doute « à ta guise ». Le Prince de Sang-Mêlé parcourut vaguement les titres et il eût un petit pincement au coeur en voyant un nom familier dans un hommage posthume. Il tourna rapidement les pages pour tomber sur l’entrefilet concerné.
Le Serpentard se rappela le Saule près de la rivière, le soleil et le son coulant de l’eau et du chant des oiseaux...
— Allez Sev t’as forcément un avis… T’en penses quoi de l’article ? demanda Lily en relevant les yeux vers lui.
— Je pense que, il chercha le nom de l’auteur de l’article, que Dorcas Meadows ne va pas vivre vieux plaisanta t-il.
— Sérieux Sev ! s’agaça t-elle, c’est inquiétant qu’ils comparent ça aux idées de Grindelwald !
Il déglutit et secoua la tête pour chasser le souvenir. Lily c’était fini. De toute façon c’était mieux comme ça, c’était mal vu de fréquenter des Sang… Des Nés-moldus.
Il avait balancé le chaudron dans la rivière avant qu’ils ne le voient et ça l’avait presque autant écoeuré d’avoir gâché tous ces ingrédients onéreux que de devoir aller récupérer son chaudron dans la vase puante. Maudits moldus stupides. Il avait un peu espéré tomber sur Lily par inadvertance mais il ne l’avait pas vu une seule fois de tout l’été. A croire qu’elle n’avait pas posé un orteil hors de chez elle par peur de le croiser. Qu’importe, Septembre avait fini par le libérer de son ennui et maintenant qu’il pouvait travailler sur ses petits projets en toute liberté, il ne pensait plus du tout à la rousse.
Severus fronça les sourcils en relisant pour la troisième fois la page qu’il étudiait. Il n’était pas sûr de comprendre l’élaboration d’un antidote sur mesure. Il fallait dissocier les différents éléments du poison mais aussi comprendre la délicate synergie qui les liait, sinon l’antidote serait inefficace à cause des lois de Golpalott. Ça c’était limpide. Mais la page de calcul compliqué qui suivait, permettant de trouver le contre-poison par une sorte de rétro-ingénierie tatônnante, devait mettre des lustres à appliquer…
Severus s’imaginait mal se lancer dans un calcul d’Arithmancie aussi complexe alors que la victime d’un empoisonnement convulsait sur le tapis à ses pieds… Il râtura le tableau de correspondance sur la page de droite, aucune utilité pratique. Ce ramassis d’idioties ne lui servirait à rien. Il soupira et ferma son Manuel de Potion avancé d’un geste impatient, laissant son regard traîner dans la salle commune pour se distraire. En face de lui, Rosier travaillait sur le devoir de Sortilège que Flitwick leur avait donné à faire la veille. Le Sang-pur était plus amical que jamais avec lui depuis qu’il ne traînait plus avec Lily, ils passaient presque tout leur temps libre ensemble. Le regard de Severus tomba sur la Gazette abandonné près de son ami.
— Je peux te l’emprunter ? demanda t-il en désignant le journal.
Rosier releva vaguement les yeux vers lui et fit un geste désinvolte qui signifiait sans doute « à ta guise ». Le Prince de Sang-Mêlé parcourut vaguement les titres et il eût un petit pincement au coeur en voyant un nom familier dans un hommage posthume. Il tourna rapidement les pages pour tomber sur l’entrefilet concerné.
Le regard de Severus se voila légèrement, il se rappelait d’où il connaissait ce nom, il en avait plaisanté avec Lily l’année dernière en lisant un des articles de la sorcière…« Nous avons le regret de vous annoncer le décès de l’une de nos éminentes consœur, Mrs Dorcas Meadows. La journaliste était connu pour ses positions politiques anti-mangemorts véhémentes, elle avait notamment publié un article provocateur - et dont les sources étaient discutables - la semaine dernière, remettant en cause la Pureté du Sang de Vous-Savez-Qui lui-même. Les circonstances de sa mort sont plutôt obscures, son corps a été retrouvé dans sa maison carbonisée. On ne sait pas encore si l’incendie est d’origine criminelle mais les Aurors ont déclaré que l’incident était « hautement suspect ». Une cérémonie d’hommage aura lieu Vendredi prochain à Godric’s Hollow. »
Le Serpentard se rappela le Saule près de la rivière, le soleil et le son coulant de l’eau et du chant des oiseaux...
— Allez Sev t’as forcément un avis… T’en penses quoi de l’article ? demanda Lily en relevant les yeux vers lui.
— Je pense que, il chercha le nom de l’auteur de l’article, que Dorcas Meadows ne va pas vivre vieux plaisanta t-il.
— Sérieux Sev ! s’agaça t-elle, c’est inquiétant qu’ils comparent ça aux idées de Grindelwald !
Il déglutit et secoua la tête pour chasser le souvenir. Lily c’était fini. De toute façon c’était mieux comme ça, c’était mal vu de fréquenter des Sang… Des Nés-moldus.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Severus se tourna vers Avery qui commatait sur le fauteuil voisin.
— T’es au courant de la mort d’une opposante de la Cause ? Une journaliste appelée Dorcas meadows ?
Avery grimaça.
— Non j’en sais rien, mon père veut rien me raconter sur la Cause, il dit que je ne suis pas encore prêt…
— Moi je suis au courant lâcha Regulus en posant sa plume et en les toisant d’un air supérieur depuis la table voisine, ma cousine Bellatrix y était…
— Menteur ! cracha Mulciber, mon père m’a dit qu’il n’y avait que les Mangemorts les plus dévoués à la Cause.
— Bellatrix est l’une des mangemorts les plus fidèles du Lord contra Regulus, elle m’a dit dans son hibou d’hier qu’ils avaient beaucoup de travail en ce moment et que la Cause progressait à pas de géant. Elle a dit qu’ils rentraient juste d’une sortie durant laquelle ils s’étaient occupé d’une « Traîtresse à son Sang ». Elle a précisé qu’elle utilisait son poste à la Gazette pour calomnier le Lord sur ordre de Dumbledore. Apparemment le Lord l’a carrément tué lui-même…
— Pourtant c’est vraiment un Sang-mêlé renchérit Avery d’un air savant.
Il semblait vouloir prouver qu’il était mieux informé sur la Cause que n’importe qui. Severus haussa un sourcil d’un air ennuyé et joua avec le Bézoard qu’il traînait partout avec lui depuis quelques jours, semblant se désintéresser de la conversation. Il tendit discrètement l’oreille, fasciné par ces ragôts.
— Sale Menteur ! Renchérit Mulciber, le Seigneur des Ténèbres est le descendant de Salazar lui-même, mon père m’a assuré qu’il en avait eu la preuve. D’ailleurs il parle Fourchelang, crétin !
— Peut-être mais c’est un Sang-Mêlé mon père me l’a dit, il a dit que c’était pour ça que le Lord avait changé son nom, pour désavouer la partie crasseuse de son sang…
— Comment oses tu raconter des immondices pareilles sur notre Maître ?! Hurla Mulciber en se relevant si brutalement que sa chaise s’écrasa bruyamment sur les dalles grises.
Avery le dévisagea méchamment.
— Même s’il est un Sang-Mêlé ça ne l’empêche pas d’être le sorcier le plus puissant de notre génération intervint Severus, on ne devrait même pas parler de son Sang. C’est ce qu’il fait qui compte et il va nous libérer de la tyrannie des Moldus…
Mulciber tourna son regard étincelant de fureur vers Severus et eût une grimace de dégoût.
— Nous ? Tu n’es qu’un fils de Sang-de-Bourbe, Snape. Tu ne rentreras jamais dans la Cause avec ton sang crasseux. Tu as déjà de la chance qu’on t’accepte à Serpentard à cause de tes quelques gouttes de Sang de Prince.
Severus observa calmement Mulciber, le regard indéchiffrable.
— J’ai beau n’être qu’un Prince de Sang-Mêlé, j’en sais plus que n’importe qui ici sur les potions, la création de sortilège et la Magie Noire. N’oublie pas qui a créé le Levicorpus dont tu uses avec tant de plaisir sur des filles né-moldus, Mulciber. Oui, un Prince de Sang-mêlé tel que moi sera sans doute bien plus utile au Seigneur des Ténèbres qu’un Sang-pur aussi impulsif que toi. Si impulsif qu’il n’est même pas capable de suivre une petite stratégie de Quidditch plus de deux minutes…
— Qu’est-ce que tu connaîs au Quidditch le Sang-de-Bourbe ? Cracha Falley avant que Mulciber n’ait eu le temps de réagir.
Mulciber ramassa sa chaise et se rassit raidement, les poings crispés.
La Sang-pure toisait Severus avec mépris, assise à la même table que Regulus. Il esquissa un rictus narquois sans rien dire. Elle ne s’aperçut même pas qu’il effleurait son esprit, il sentit la Haine de la Sang-pure mais derrière il s’aperçut de sa jalousie, elle le Haïssait d’être meilleur qu’elle. Une image flasha dans l’esprit du legilimens, elle saisissait sa baguette et lui lançait un Doloris avec un plaisir infini. Elle en avait tellement envie que Severus serra discrètement sa baguette, prêt à se défendre. Elle aussi elle était impulsivement stupide comme Mulciber, si prévisible et facile à lire. Ces deux-là avait subis un tour de consanguinité de trop à son avis. Ça leur avait fait griller les neurones dès le berceau…
— Arrête de te marrer Snape feula la Sang-pure en attrapant sa baguette.
— Stop gronda Rosier en levant enfin le nez de son devoir, il balaya le groupe d’un regard contrarié, on est dans le même camps.
— Rien n’est moins sûr rétorqua Mulciber sans quitter Severus des yeux.
Severus croisa son regard et entendit une pensée « Aucun Sang-de-Bourbes n’est fiable, sale rebu inutile, juste bon à servir d’esclave. Je vais te faire bouffer ton sourire sale crasseux... ».
— Si c’est sûr répliqua calmement Rosier. Severus a fait le ménage dans son entourage et il est des nôtres. Maintenant arrêtez de vous comporter comme des gamins, la Cause n’est pas un jeu. On va changer le monde, c’est une grande responsabilité pas un travail pour des gamins immatures qui se chamaillent pour savoir qui Papa préfère.
— Papa ? Demanda Avery sans comprendre.
Rosier balaya l’air d’un geste las et laissa le silence enfler. Severus l’observa reprendre la rédaction de son devoir avec une pointe d’admiration, il avait toujours admiré le sang-froid du Sang-pur. Il utilisa l’occlumancie pour aspirer la contrariété qu’il avait éprouvé lors de la dispute et recommença à jouer avec son Bézoard pensivement. Le Seigneur des ténèbres était un Sang-mêlé, comme lui. Un grand mage noir, puissant, respecté.
Une étincelle avide traversa le regard noir.
— T’es au courant de la mort d’une opposante de la Cause ? Une journaliste appelée Dorcas meadows ?
Avery grimaça.
— Non j’en sais rien, mon père veut rien me raconter sur la Cause, il dit que je ne suis pas encore prêt…
— Moi je suis au courant lâcha Regulus en posant sa plume et en les toisant d’un air supérieur depuis la table voisine, ma cousine Bellatrix y était…
— Menteur ! cracha Mulciber, mon père m’a dit qu’il n’y avait que les Mangemorts les plus dévoués à la Cause.
— Bellatrix est l’une des mangemorts les plus fidèles du Lord contra Regulus, elle m’a dit dans son hibou d’hier qu’ils avaient beaucoup de travail en ce moment et que la Cause progressait à pas de géant. Elle a dit qu’ils rentraient juste d’une sortie durant laquelle ils s’étaient occupé d’une « Traîtresse à son Sang ». Elle a précisé qu’elle utilisait son poste à la Gazette pour calomnier le Lord sur ordre de Dumbledore. Apparemment le Lord l’a carrément tué lui-même…
— Pourtant c’est vraiment un Sang-mêlé renchérit Avery d’un air savant.
Il semblait vouloir prouver qu’il était mieux informé sur la Cause que n’importe qui. Severus haussa un sourcil d’un air ennuyé et joua avec le Bézoard qu’il traînait partout avec lui depuis quelques jours, semblant se désintéresser de la conversation. Il tendit discrètement l’oreille, fasciné par ces ragôts.
— Sale Menteur ! Renchérit Mulciber, le Seigneur des Ténèbres est le descendant de Salazar lui-même, mon père m’a assuré qu’il en avait eu la preuve. D’ailleurs il parle Fourchelang, crétin !
— Peut-être mais c’est un Sang-Mêlé mon père me l’a dit, il a dit que c’était pour ça que le Lord avait changé son nom, pour désavouer la partie crasseuse de son sang…
— Comment oses tu raconter des immondices pareilles sur notre Maître ?! Hurla Mulciber en se relevant si brutalement que sa chaise s’écrasa bruyamment sur les dalles grises.
Avery le dévisagea méchamment.
— Même s’il est un Sang-Mêlé ça ne l’empêche pas d’être le sorcier le plus puissant de notre génération intervint Severus, on ne devrait même pas parler de son Sang. C’est ce qu’il fait qui compte et il va nous libérer de la tyrannie des Moldus…
Mulciber tourna son regard étincelant de fureur vers Severus et eût une grimace de dégoût.
— Nous ? Tu n’es qu’un fils de Sang-de-Bourbe, Snape. Tu ne rentreras jamais dans la Cause avec ton sang crasseux. Tu as déjà de la chance qu’on t’accepte à Serpentard à cause de tes quelques gouttes de Sang de Prince.
Severus observa calmement Mulciber, le regard indéchiffrable.
— J’ai beau n’être qu’un Prince de Sang-Mêlé, j’en sais plus que n’importe qui ici sur les potions, la création de sortilège et la Magie Noire. N’oublie pas qui a créé le Levicorpus dont tu uses avec tant de plaisir sur des filles né-moldus, Mulciber. Oui, un Prince de Sang-mêlé tel que moi sera sans doute bien plus utile au Seigneur des Ténèbres qu’un Sang-pur aussi impulsif que toi. Si impulsif qu’il n’est même pas capable de suivre une petite stratégie de Quidditch plus de deux minutes…
— Qu’est-ce que tu connaîs au Quidditch le Sang-de-Bourbe ? Cracha Falley avant que Mulciber n’ait eu le temps de réagir.
Mulciber ramassa sa chaise et se rassit raidement, les poings crispés.
La Sang-pure toisait Severus avec mépris, assise à la même table que Regulus. Il esquissa un rictus narquois sans rien dire. Elle ne s’aperçut même pas qu’il effleurait son esprit, il sentit la Haine de la Sang-pure mais derrière il s’aperçut de sa jalousie, elle le Haïssait d’être meilleur qu’elle. Une image flasha dans l’esprit du legilimens, elle saisissait sa baguette et lui lançait un Doloris avec un plaisir infini. Elle en avait tellement envie que Severus serra discrètement sa baguette, prêt à se défendre. Elle aussi elle était impulsivement stupide comme Mulciber, si prévisible et facile à lire. Ces deux-là avait subis un tour de consanguinité de trop à son avis. Ça leur avait fait griller les neurones dès le berceau…
— Arrête de te marrer Snape feula la Sang-pure en attrapant sa baguette.
— Stop gronda Rosier en levant enfin le nez de son devoir, il balaya le groupe d’un regard contrarié, on est dans le même camps.
— Rien n’est moins sûr rétorqua Mulciber sans quitter Severus des yeux.
Severus croisa son regard et entendit une pensée « Aucun Sang-de-Bourbes n’est fiable, sale rebu inutile, juste bon à servir d’esclave. Je vais te faire bouffer ton sourire sale crasseux... ».
— Si c’est sûr répliqua calmement Rosier. Severus a fait le ménage dans son entourage et il est des nôtres. Maintenant arrêtez de vous comporter comme des gamins, la Cause n’est pas un jeu. On va changer le monde, c’est une grande responsabilité pas un travail pour des gamins immatures qui se chamaillent pour savoir qui Papa préfère.
— Papa ? Demanda Avery sans comprendre.
Rosier balaya l’air d’un geste las et laissa le silence enfler. Severus l’observa reprendre la rédaction de son devoir avec une pointe d’admiration, il avait toujours admiré le sang-froid du Sang-pur. Il utilisa l’occlumancie pour aspirer la contrariété qu’il avait éprouvé lors de la dispute et recommença à jouer avec son Bézoard pensivement. Le Seigneur des ténèbres était un Sang-mêlé, comme lui. Un grand mage noir, puissant, respecté.
Une étincelle avide traversa le regard noir.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
— Bienvenue dans votre premier cours d’ASPIC de potion ! s’exclama joyeusement Slughorn alors que les élèves entraient sagement en classe.
Le Professeur observa les élèves s’asseoir.
— Non mettez vous un par table je vous prie, désormais vous travaillerez seul.
Severus échangea un regard avec Rosier et se décala pour s’installer sur la table de travail voisine. Il balaya la classe des yeux alors que chaque élève s’installait calmement un par table et croisa malencontreusement le regard vert. Lily détourna rapidement le regard et son coeur se serra. Il occluda sa peine et se concentra sur les explications redondantes que donnait Slughorn, à moitié perdu dans ses pensées.
— … inquiétez pas. Pour rendre l’exercice plus stimulant et vous motiver un peu j’ai préparé un petit quelque chose.
Severus releva la tête et aperçut vaguement une petite fiole dans la main du Professeur.
— Celui qui aura le Philtre de mort Vivante le plus abouti remportera cette fiole.
— Qu’est-ce que c’est monsieur ? S’enquit Rosier avec intérêt.
— Un philtre d’amour peut-être… Ou une fiole de Felix Felicis ? Peut-être que c’est juste une potion de sommeil sans rêve ? Ce sera la surprise répondit le Professeur d’un air mystérieux.
Severus haussa un sourcil. Il ne s’intéressait à aucune des potions mentionnées. Le flacon de Felix Felicis qu’il avait volé à Slughorn attendait encore bien gentiment qu’il trouve une occasion intéressante pour l’utiliser et le reste était inutile, il savait le confectionner lui-même au besoin. Son regard dériva comme de lui-même vers Lily et il aperçut l’enthousiasme sur son visage. Elle du sentir son regard car elle tourna les yeux vers lui. Il haussa un sourcil et eût un rictus. Hors de question qu’elle gagne. La rousse plissa les yeux et une étincelle de défi crépita au fond du regard vert. Une image flasha dans l’esprit de Severus péchée dans l’esprit de la rousse, Lily se voyait obtenir une Felix Felicis et l’utiliser pour aider Alice. Elle détourna les yeux avant qu’il n’en voit plus. Aucun Gryffondor ne bénéficierait de quoi que ce soit s’il pouvait l’empêcher. "Ça devient intéressant" pensa t-il. Son ennui se dissipa légèrement à l’idée de faire enrager la rousse et de s’en prendre indirectement aux lions.
La classe sembla galvanisée par la compétition que venait de mettre en place Slughorn. La salle était parfaitement silencieuse si on omettait les bruits de préparation et de chaudron bouillonnant, la tension était presque palpable. Severus se focalisa sur son chaudron. Cette potion lui avait donné beaucoup de mal l’année dernière, il l’avait refaite tellement de fois… Jusqu’à ce que chaque étape s’ancre dans son esprit. Il ne sortit même pas son livre. Il enchaîna les préparations dans l’ordre optimal qu’il avait établi.
D’abord il aligna soigneusement les poudres dans l’ordre où il les verserait dans le chaudron, puis il mit l’armoise à infuser pour prendre de l’avance. Quand le chaudron fût à la bonne température, il ajouta les poudres et mélangea en alternant les tours, sa technique lui fit gagner quelques minutes elle était tellement plus efficace… Il travaillait comme un automate. Il s’attela bientôt aux crochets de Serpent, les écrasant soigneusement alors que son chaudron bouillonait.
A chaque temps de pause il jetait une regard alentours et tentait de cacher son amusement, ses camarades suaient et s’échinaient sur leur chaudron, le visage tordu et inquiet. L’étape des fêves sopophoriques fût la plus drôle à observer. Quelques fèves traversèrent la pièce, Falley manqua se couper un doigt… Severus se sentait tellement supérieur, il était meilleur qu’eux tous. Tellement meilleur qu’il n’avait même pas le moindre doute sur sa victoire. Une victoire qui ne l’intéressait même pas d’ailleurs. Ce qu’il voulait c’était surtout que Lily perde.
Il jeta un regard à la rousse dont les cheveux hirsutes formaient une sorte d’halo de feu, elle avait l’air perplexe et grimaçait devant son chaudron, un sourire moqueur glissa sur ses lèvres malgré lui. Slughorn avait beau dire qu’elle était sa meilleure élève, Severus savait que ce n’était pas le cas, c’était lui le meilleur en potion. Il était meilleur parce qu’il travaillait plus et parce qu’il était plus flexible qu’elle, il savait adapter les recettes et trouver les raccourcis. Elle, son intransigeance et sa propension à suivre les instructions aveuglément l’handicapait. Elle était pourtant si intelligente, si belle… Son rictus moqueur se fâna et il déglutit. Maudite maladie incontrôlable…
Severus éteint le feu sous son chaudron bien avant que Slughorn n’ordonne aux élèves d’arrêter la préparation où ils en étaient.
Le Professeur commença par inspecter les chaudrons du côté gauche de la classe, celui où se trouvaient majoritairement les Gryffondors et les Poufsoufles. Il gratifia le chaudron de Lily d’une foule de compliments enthousiastes et la rousse envoya une oeillade fière et défiante à Severus. Il haussa à nouveau un sourcil d’un air narquois, parfaitement calme. Slughorn complimenta Rosier puis il écarquilla les yeux en contemplant le chaudron de Severus.
— Par Merlin Severus ! La couleur est parfaite, il remua vaguement la potion avec la louche et lâcha un petit cri stupéfait. Je n’ai jamais vu un chaudron de Philtre de Mort Vivante aussi parfait ! Jamais de toute ma carrière !
Severus inclina la tête d’un air humble alors que Slughorn le déclarait victorieux, il lança un regard de côté à Lily, il voulait voir la petite ride contrariée entre ses yeux, la voir tordre son petit nez comme elle faisait toujours quand quelque chose l’embêtait. Mais la rousse lui lança un regard neutre et reprit sa conversation avec Mary d’un air indifférent. Le Serpentard détourna le regard, quelque chose s’écrasa dans sa poitrine et il reçut la fiole de Slughorn avec un désintérêt ennuyé. Falley lui lança un regard flamboyant de Haine depuis le premier rang. Slughorn lui avait dis que sa potion était la troisième meilleure de la classe, pensant sans doute qu’elle s’en réjouirait. Mais la Serpentarde ne supportait même pas d’être deuxième, alors être derrière un Sang-Mêlé et une né-moldue…
Severus sortit du cours raidement et s’éloigna de la cohue d’élève d’un pas vif, il s’engouffra dans la pièce voisine où se trouvait l’ancien laboratoire de potion qu’il avait partagé avec Lily. Le Serpentard posa sa besace sur le bureau poussiéreux comme il en avait l’habitude puis il observa la petite fiole ciselée que lui avait offert Slughorn. Un ricanement rauque débordant d’amertume lui échappa brutalement. Il reconnaissait la substance nacrée. Sa voix s’étrangla dans un gémissement douloureux et il jeta la fiole contre le mur de toutes ses forces.
Elle s’y écrasa dans un éclat aigu, laissant une tache nacrée sur le mur noir de moisissure. Aussitôt l’odeur fleurie des cheveux de Lily se répandit dans la pièce, lui rappelant douloureusement toutes les fois où il l’avait serré dans ses bras. Encore cette maladie méprisable ! Et Elle qui… Même pas un regard ! Encore cette indifférence insupportable comme s’il n’était pas plus matériel que le Baron Sanglant ! Severus lança un Assurdiato sur la porte et hurlant de rage il dévasta la salle de classe, fracassant les chaises et les tables à la moldue.
Le Professeur observa les élèves s’asseoir.
— Non mettez vous un par table je vous prie, désormais vous travaillerez seul.
Severus échangea un regard avec Rosier et se décala pour s’installer sur la table de travail voisine. Il balaya la classe des yeux alors que chaque élève s’installait calmement un par table et croisa malencontreusement le regard vert. Lily détourna rapidement le regard et son coeur se serra. Il occluda sa peine et se concentra sur les explications redondantes que donnait Slughorn, à moitié perdu dans ses pensées.
— … inquiétez pas. Pour rendre l’exercice plus stimulant et vous motiver un peu j’ai préparé un petit quelque chose.
Severus releva la tête et aperçut vaguement une petite fiole dans la main du Professeur.
— Celui qui aura le Philtre de mort Vivante le plus abouti remportera cette fiole.
— Qu’est-ce que c’est monsieur ? S’enquit Rosier avec intérêt.
— Un philtre d’amour peut-être… Ou une fiole de Felix Felicis ? Peut-être que c’est juste une potion de sommeil sans rêve ? Ce sera la surprise répondit le Professeur d’un air mystérieux.
Severus haussa un sourcil. Il ne s’intéressait à aucune des potions mentionnées. Le flacon de Felix Felicis qu’il avait volé à Slughorn attendait encore bien gentiment qu’il trouve une occasion intéressante pour l’utiliser et le reste était inutile, il savait le confectionner lui-même au besoin. Son regard dériva comme de lui-même vers Lily et il aperçut l’enthousiasme sur son visage. Elle du sentir son regard car elle tourna les yeux vers lui. Il haussa un sourcil et eût un rictus. Hors de question qu’elle gagne. La rousse plissa les yeux et une étincelle de défi crépita au fond du regard vert. Une image flasha dans l’esprit de Severus péchée dans l’esprit de la rousse, Lily se voyait obtenir une Felix Felicis et l’utiliser pour aider Alice. Elle détourna les yeux avant qu’il n’en voit plus. Aucun Gryffondor ne bénéficierait de quoi que ce soit s’il pouvait l’empêcher. "Ça devient intéressant" pensa t-il. Son ennui se dissipa légèrement à l’idée de faire enrager la rousse et de s’en prendre indirectement aux lions.
La classe sembla galvanisée par la compétition que venait de mettre en place Slughorn. La salle était parfaitement silencieuse si on omettait les bruits de préparation et de chaudron bouillonnant, la tension était presque palpable. Severus se focalisa sur son chaudron. Cette potion lui avait donné beaucoup de mal l’année dernière, il l’avait refaite tellement de fois… Jusqu’à ce que chaque étape s’ancre dans son esprit. Il ne sortit même pas son livre. Il enchaîna les préparations dans l’ordre optimal qu’il avait établi.
D’abord il aligna soigneusement les poudres dans l’ordre où il les verserait dans le chaudron, puis il mit l’armoise à infuser pour prendre de l’avance. Quand le chaudron fût à la bonne température, il ajouta les poudres et mélangea en alternant les tours, sa technique lui fit gagner quelques minutes elle était tellement plus efficace… Il travaillait comme un automate. Il s’attela bientôt aux crochets de Serpent, les écrasant soigneusement alors que son chaudron bouillonait.
A chaque temps de pause il jetait une regard alentours et tentait de cacher son amusement, ses camarades suaient et s’échinaient sur leur chaudron, le visage tordu et inquiet. L’étape des fêves sopophoriques fût la plus drôle à observer. Quelques fèves traversèrent la pièce, Falley manqua se couper un doigt… Severus se sentait tellement supérieur, il était meilleur qu’eux tous. Tellement meilleur qu’il n’avait même pas le moindre doute sur sa victoire. Une victoire qui ne l’intéressait même pas d’ailleurs. Ce qu’il voulait c’était surtout que Lily perde.
Il jeta un regard à la rousse dont les cheveux hirsutes formaient une sorte d’halo de feu, elle avait l’air perplexe et grimaçait devant son chaudron, un sourire moqueur glissa sur ses lèvres malgré lui. Slughorn avait beau dire qu’elle était sa meilleure élève, Severus savait que ce n’était pas le cas, c’était lui le meilleur en potion. Il était meilleur parce qu’il travaillait plus et parce qu’il était plus flexible qu’elle, il savait adapter les recettes et trouver les raccourcis. Elle, son intransigeance et sa propension à suivre les instructions aveuglément l’handicapait. Elle était pourtant si intelligente, si belle… Son rictus moqueur se fâna et il déglutit. Maudite maladie incontrôlable…
Severus éteint le feu sous son chaudron bien avant que Slughorn n’ordonne aux élèves d’arrêter la préparation où ils en étaient.
Le Professeur commença par inspecter les chaudrons du côté gauche de la classe, celui où se trouvaient majoritairement les Gryffondors et les Poufsoufles. Il gratifia le chaudron de Lily d’une foule de compliments enthousiastes et la rousse envoya une oeillade fière et défiante à Severus. Il haussa à nouveau un sourcil d’un air narquois, parfaitement calme. Slughorn complimenta Rosier puis il écarquilla les yeux en contemplant le chaudron de Severus.
— Par Merlin Severus ! La couleur est parfaite, il remua vaguement la potion avec la louche et lâcha un petit cri stupéfait. Je n’ai jamais vu un chaudron de Philtre de Mort Vivante aussi parfait ! Jamais de toute ma carrière !
Severus inclina la tête d’un air humble alors que Slughorn le déclarait victorieux, il lança un regard de côté à Lily, il voulait voir la petite ride contrariée entre ses yeux, la voir tordre son petit nez comme elle faisait toujours quand quelque chose l’embêtait. Mais la rousse lui lança un regard neutre et reprit sa conversation avec Mary d’un air indifférent. Le Serpentard détourna le regard, quelque chose s’écrasa dans sa poitrine et il reçut la fiole de Slughorn avec un désintérêt ennuyé. Falley lui lança un regard flamboyant de Haine depuis le premier rang. Slughorn lui avait dis que sa potion était la troisième meilleure de la classe, pensant sans doute qu’elle s’en réjouirait. Mais la Serpentarde ne supportait même pas d’être deuxième, alors être derrière un Sang-Mêlé et une né-moldue…
Severus sortit du cours raidement et s’éloigna de la cohue d’élève d’un pas vif, il s’engouffra dans la pièce voisine où se trouvait l’ancien laboratoire de potion qu’il avait partagé avec Lily. Le Serpentard posa sa besace sur le bureau poussiéreux comme il en avait l’habitude puis il observa la petite fiole ciselée que lui avait offert Slughorn. Un ricanement rauque débordant d’amertume lui échappa brutalement. Il reconnaissait la substance nacrée. Sa voix s’étrangla dans un gémissement douloureux et il jeta la fiole contre le mur de toutes ses forces.
Elle s’y écrasa dans un éclat aigu, laissant une tache nacrée sur le mur noir de moisissure. Aussitôt l’odeur fleurie des cheveux de Lily se répandit dans la pièce, lui rappelant douloureusement toutes les fois où il l’avait serré dans ses bras. Encore cette maladie méprisable ! Et Elle qui… Même pas un regard ! Encore cette indifférence insupportable comme s’il n’était pas plus matériel que le Baron Sanglant ! Severus lança un Assurdiato sur la porte et hurlant de rage il dévasta la salle de classe, fracassant les chaises et les tables à la moldue.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Severus poussa les pommes de terre dans son assiette d’un air las, à côté de lui Mulciber et Avery se prenaient encore la tête à propos de la Cause. Le regard du Serpentard dériva vers la table des lions, Potter était penché vers Lily, il lui murmurait quelque chose à l’oreille en souriant. Elle lui donna une bourrade et lui lança un sourire éclatant avant de quitter la table. Severus grimaça. Il n’aurait pas du hésiter si longtemps à utiliser son Felix Felicis, il l’aurait utilisé contre Potter et ce sale bellâtre arrogant n’aurait pas eu l’occasion d’aveugler Lily avec son numéro de joueur de Quidditch adulé. Au pire il aurait juste été renvoyé. Dans le meilleur des cas il mangerait les mandragores par la racine. Mais c’était trop tard maintenant, Lily ne lui pardonnerait jamais l’insulte qu’il lui avait jeté en pleine face…
— Severus je peux te parler ?
Severus releva ses yeux morts vers Rosier et hocha la tête en lui emboîtant le pas sans avoir touché à son assiette. Le Sang-pur le conduisit jusqu’aux cachots et entra dans une salle désaffectée éloignée de la salle commune. Il fronça les sourcils et s’installa à une table l’air étrangement grave. Severus s’assit en face de lui avec indifférence.
— Je sais que tu ne te préoccupes pas de ce que les gens disent de toi Severus, mais je crois que c’est important que je te le dise… Depuis quelques jours il y a beaucoup de rumeurs sur toi. Comme quoi ce serait ta Sang-de-Bourbe qui ferait tes devoirs à ta place par exemple et que vous ne feriez que semblant d’être fâché… Mais j’ai aussi entendu une rumeur plus inquiétante comme quoi tu ne serais pas vraiment un Prince mais un Sang-de-Bourbe comme elle.
— C’est faux grogna Severus, il sentit la Haine remuer en lui face à ces calomnies stupides et inacceptables.
Rosier lui lança un regard agacé.
— Je sais bien que c’est faux. Mais tu devrais t’en occuper rapidement, ça va nuire à ta réputation à la longue. Les gens ne se préoccuperont pas de vérifier si c’est vrai ou faux et c’est toujours plaisant de casser du sucre sur le dos de quelqu’un. D’autant plus si c’est quelqu’un qui réussit…
Severus soupira et se frotta les yeux en posant ses coudes sur ses cuisses d’un air abattu, il était fatigué.
— T’as une idée de qui c’est ?
— Non. C’est Avery qui m’en a parlé mais c’est sûr que c’est pas lui, il a rien contre toi. Celui qui te charge comme ça doit vraiment avoir une dent contre toi…
Severus releva lentement la tête, il savait dans quel esprit il avait vu une Haine assez féroce pour alimenter ce genre de campagne diffamatoire…
— Severus je peux te parler ?
Severus releva ses yeux morts vers Rosier et hocha la tête en lui emboîtant le pas sans avoir touché à son assiette. Le Sang-pur le conduisit jusqu’aux cachots et entra dans une salle désaffectée éloignée de la salle commune. Il fronça les sourcils et s’installa à une table l’air étrangement grave. Severus s’assit en face de lui avec indifférence.
— Je sais que tu ne te préoccupes pas de ce que les gens disent de toi Severus, mais je crois que c’est important que je te le dise… Depuis quelques jours il y a beaucoup de rumeurs sur toi. Comme quoi ce serait ta Sang-de-Bourbe qui ferait tes devoirs à ta place par exemple et que vous ne feriez que semblant d’être fâché… Mais j’ai aussi entendu une rumeur plus inquiétante comme quoi tu ne serais pas vraiment un Prince mais un Sang-de-Bourbe comme elle.
— C’est faux grogna Severus, il sentit la Haine remuer en lui face à ces calomnies stupides et inacceptables.
Rosier lui lança un regard agacé.
— Je sais bien que c’est faux. Mais tu devrais t’en occuper rapidement, ça va nuire à ta réputation à la longue. Les gens ne se préoccuperont pas de vérifier si c’est vrai ou faux et c’est toujours plaisant de casser du sucre sur le dos de quelqu’un. D’autant plus si c’est quelqu’un qui réussit…
Severus soupira et se frotta les yeux en posant ses coudes sur ses cuisses d’un air abattu, il était fatigué.
— T’as une idée de qui c’est ?
— Non. C’est Avery qui m’en a parlé mais c’est sûr que c’est pas lui, il a rien contre toi. Celui qui te charge comme ça doit vraiment avoir une dent contre toi…
Severus releva lentement la tête, il savait dans quel esprit il avait vu une Haine assez féroce pour alimenter ce genre de campagne diffamatoire…
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
Severus prit son temps. Il étudia plusieurs livres de magie noire, tous les châtiments qu’il y trouvait lui semblaient disproportionnés. Il fallait que l’humiliation soit publique pour que ça ait un maximum d’impact et que les autres n’ai pas envie de réitérer ce genre de manque de respect. Il était temps qu’ils comprennent tous qu’il était un Prince, qu’il était de leur rang qu’importe son Sang-Mêlé. Finalement après une semaine de recherche supplémentaire dans son livre de création de sortilège, il arrêta son choix sur une punition adéquate. Il lui faudrait aussi confectionner un petit breuvage pour agrémenter le tout avec quelque chose de plus… Visuel.
Le timing ne fût pas vraiment en sa faveur par la suite, les cours de sixième année étaient plus exigeant et il y avait beaucoup de devoirs. Sa proie n’était pas souvent à portée et quand c’était le cas il avait le plus souvent des devoirs à rédiger ou des leçons à réviser. Il ne pouvait pas non plus se permettre d’agir hors de la salle commune de Serpentard sans quoi il aurait de gros problèmes, Dumbledore avait été très clair en début d’année : si un seul élève lançait un sortilège de magie noire à Poudlard c’était le renvoi assuré. Il avait aussi donné un avertissement sur les affrontements idéologiques : il serait intransigeant face aux pugilats quelque soit le bord défendu. Le conflit et la terreur qui s’emparaient doucement du monde sorcier avec la montée du Seigneur des Ténèbres devait rester dehors. Poudlard resterait une zone neutre.
Potter et sa bande les avaient dévisagé avec une hostilité bridée. Mulciber et Rosier avaient pesté à voix basse contre les illusions du vieux fou. Mais depuis le début de l’année malgré la tension palpable qui régnait au château, particulièrement dans les classes de Serpentard/Gryffondor, il n’y avait eu aucun incident notable. Severus n’avait pas eu un seul problème, il n’avait subit aucune insulte de la part des Maraudeurs depuis la rentrée. Lily et sa bande d’idiotes ricannantes passaient énormément de temps avec les Maraudeurs, quelques Poufsouffles et Serdaigles se joignaient régulièrement à ce groupe. En face il y avait la bande de Mulciber dans laquelle il se trouvait lui-même, quelques Sang-purs de Serdaigle et de Poufsouffle traînaient régulièrement avec eux. Dumbledore avait peut-être réussi à empêcher les affrontements directs mais ça n’empêchait pas les camps d’être clairement défini au sein de l’école.
Pourquoi fallait-il que Lily soit de l’autre côté ?
Severus grimaça et força ses pensées à revenir à la salle commune. Il détacha ses yeux de la page sur laquelle il rêvassait depuis près d’une heure et aperçut enfin sa proie. Elle avait du rentrer pendant qu’il réfléchissait. Il promena son regard sur les visages alentours, les petits Sang-mêlés qu’il avait bousculé l’année dernière travaillaient dans un coin en silence. Mulciber et toute la bande de Sang-pur avec qui il traînait désormais étaient près de la cheminée à discuter ragôts puristes. Regulus était appuyé nonchalamment contre le manteau de la cheminée, Falley assise dans le fauteuil le plus proche de lui riait fort.
Une excitation malsaine fusa dans les veines de Severus, c’était le moment idéal. Il glissa la fiole qu’il avait préparé dans sa manche et tourna sa baguette entre ses doigts. Son regard glissa vers les troisième années et il croisa le regard apeuré de MacFallan, « Pitié Merlin… Que ce taré n’essaye pas un nouveau sort sur moi… », la légilimancie était devenu un réflexe… Severus détourna le regard, il occluda son amusement et se leva félinement.
Le timing ne fût pas vraiment en sa faveur par la suite, les cours de sixième année étaient plus exigeant et il y avait beaucoup de devoirs. Sa proie n’était pas souvent à portée et quand c’était le cas il avait le plus souvent des devoirs à rédiger ou des leçons à réviser. Il ne pouvait pas non plus se permettre d’agir hors de la salle commune de Serpentard sans quoi il aurait de gros problèmes, Dumbledore avait été très clair en début d’année : si un seul élève lançait un sortilège de magie noire à Poudlard c’était le renvoi assuré. Il avait aussi donné un avertissement sur les affrontements idéologiques : il serait intransigeant face aux pugilats quelque soit le bord défendu. Le conflit et la terreur qui s’emparaient doucement du monde sorcier avec la montée du Seigneur des Ténèbres devait rester dehors. Poudlard resterait une zone neutre.
Potter et sa bande les avaient dévisagé avec une hostilité bridée. Mulciber et Rosier avaient pesté à voix basse contre les illusions du vieux fou. Mais depuis le début de l’année malgré la tension palpable qui régnait au château, particulièrement dans les classes de Serpentard/Gryffondor, il n’y avait eu aucun incident notable. Severus n’avait pas eu un seul problème, il n’avait subit aucune insulte de la part des Maraudeurs depuis la rentrée. Lily et sa bande d’idiotes ricannantes passaient énormément de temps avec les Maraudeurs, quelques Poufsouffles et Serdaigles se joignaient régulièrement à ce groupe. En face il y avait la bande de Mulciber dans laquelle il se trouvait lui-même, quelques Sang-purs de Serdaigle et de Poufsouffle traînaient régulièrement avec eux. Dumbledore avait peut-être réussi à empêcher les affrontements directs mais ça n’empêchait pas les camps d’être clairement défini au sein de l’école.
Pourquoi fallait-il que Lily soit de l’autre côté ?
Severus grimaça et força ses pensées à revenir à la salle commune. Il détacha ses yeux de la page sur laquelle il rêvassait depuis près d’une heure et aperçut enfin sa proie. Elle avait du rentrer pendant qu’il réfléchissait. Il promena son regard sur les visages alentours, les petits Sang-mêlés qu’il avait bousculé l’année dernière travaillaient dans un coin en silence. Mulciber et toute la bande de Sang-pur avec qui il traînait désormais étaient près de la cheminée à discuter ragôts puristes. Regulus était appuyé nonchalamment contre le manteau de la cheminée, Falley assise dans le fauteuil le plus proche de lui riait fort.
Une excitation malsaine fusa dans les veines de Severus, c’était le moment idéal. Il glissa la fiole qu’il avait préparé dans sa manche et tourna sa baguette entre ses doigts. Son regard glissa vers les troisième années et il croisa le regard apeuré de MacFallan, « Pitié Merlin… Que ce taré n’essaye pas un nouveau sort sur moi… », la légilimancie était devenu un réflexe… Severus détourna le regard, il occluda son amusement et se leva félinement.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Le Livre du Prince
— … Bellatrix lui a fait regretter son manque de respect. Il a du passer la semaine entière comme ça avant que Narcissa ait pitié et ne le libère ricana Falley, leur sœur était furieuse quand elle l’a apprit.
Severus se planta près du canapé, la Sang-pure tourna la tête vers lui et grimaça en voyant que c’était lui.
— Ah Severus, justement on parlait de tes semblables.
Quelques Sang-purs ricanèrent.
— Mes semblables ? S’enquit-il d’un air désinvolte.
Regulus le dévisagea hargneusement.
— Oui tu sais les Sang-de-Bourbes insista Falley d’un ton provocateur.
Un rictus méprisant tordit les lèvres de Severus.
— C’est bien ce que je pensais. Alors c’est toi hein ? Feula t-il d’une voix assourdi par la colère.
— C’est moi quoi ? S’agaça t-elle.
Severus lui lança un regard glacial.
— Mon pauvre tu…
— Tais-toi ordonna t-il en lançant son maléfice d’un coup de baguette vif, on a assez entendu ta sale langue de vipère pour aujourd’hui.
La Sang-pure porta une main à sa bouche d’un air alarmé alors que les Sang-purs se redressaient tous de leurs sièges nerveusement. Rosier fit un geste pour leur demander de se rasseoir et glissa un mot à l’oreille de Mulciber. Le Sang-pur jeta un regard alentours et se rassit lentement, bientôt imité par les autres.
— Qu’est-ce que tu lui as fait ?! Hurla Regulus en tombant à genoux devant Falley, il examina son visage d’un air paniqué.
— Je l’ai fait taire. Temporairement pour l’instant.
Regulus bondit sur ses pieds et tira sa baguette. Leurs regards se fracassèrent l’un contre l’autre, Severus sentit le doloris naître dans l’esprit du Sang-pur et attaqua aussitôt avec SectumSempra. Le sort rougeâtre fusa de sa baguette et lézarda la main de Black d’une profonde coupure. Il lâcha sa baguette en jurant, la main dégoulinante de Sang. Severus lui lança aussitôt le levicorpus et se tourna vers Falley qui tentait vainement des contresorts informulés pour décoller sa langue de son palais.
— Tu n’aurais pas du colporter tous ses mensonges sur moi Falley ! grogna t-il en débouchant la fiole de sa main libre.
Elle écarquilla les yeux de surprise alors qu’il propulsait le contenu de la fiole vers elle. La flaque de liquide noir jaillit du flacon comme une ombre vivante et se glissa dans ses narines, dans sa bouche et dans ses yeux. Severus leva le Blocklang, il voulait qu’elle puisse hurler. Il laisssa Regulus retomber comme un fêtu de paille sur les dalles froides pour admirer son œuvre.
— Tiens je t’ai donné de quoi comprendre ce que fait un Détraqueur puisque tu les aimes tant que ça cracha t-il en s’écartant d’elle.
Falley toussa compulsivement comme si elle se noyait.
La Sang-pure cessa de tousser et releva la tête, elle pâlit en fixant quelque chose sur le mur nu, son regard dériva comme si la chose marchait vers elle. Elle ramassa quelque chose d’invisible dans ses cheveux et hurla. Elle se leva si vite qu’elle passa par dessus le bras de son fauteuil et s’étala par terre, elle se releva aussitôt et courut vers la sortie en hurlant de terreur sans cesser d’agiter les bras autours de sa tête.
— Falley ! Hurla Regulus en se redressant maladroitement, sa main blessée serrée contre son torse.
La porte claqua, elle était déjà partie.
— Sale Sang-de-Bourbe ! Explosa t-il en se tournant vers Severus, c’était pas elle qui parlait sur ton dos, c’était moi ! Qu’importe que tu saches toutes ses choses, on ne change pas son Sang ! Tu es le fils d’un Sang-de-Bourbe, tu n’auras jamais le Sang-pur… C’est un fait ! Tu ne devrais même pas être ici, Salazar Serpentard ne voulait pas de gens comme toi dans sa Maison !
— Et toi tu n’as pas l’étoffe d’un Sang-pur Black, tu colportes des ragôts tel une ménagère moldue comme ton dégénéré de frère. Et un simple… Prince de Sang-Mêlé tel que moi parvient à te battre en duel comme si tu n’étais pas plus qu’un moldu…
Regulus serra sa baguette dans son poing gauche, ses yeux lançaient des Avada. Severus le fixait de son regard mort, concentré, il avait le Sectumsempra sur le bout de la langue. Il rêvait que cet imbécile l’attaque pour le découper en tranches bien saignantes… Mais dans l’esprit du Sang-pur la haine vengeresse s’affaissa et laissa place à l’inquiétude qu’il éprouvait pour Falley, l’inquiétude mua en un sentiment plus prégnant et invasif, Severus grimaça de dégoût et cilla pour rompre le lien de légilimancie comme s’il s’était brûlé. Il détestait viscéralement cette émotion abjecte, cette maladie aliénante. Regulus le dépassa en lui heurtant violemment l’épaule et partit à la recherche de sa petite-amie.
Un instant de silence tomba sur la pièce après que le mur d’entrée se soit refermé dans un grondement paresseux.
Severus s’assit calmement sur le fauteuil que Falley venait d’abandonner et joua pensivement avec le Bézoard qu’il avait dans la poche, ignorant fermement les regards perplexes et méfiants que lui jetaient les Sang-purs. Rosier souriait dans sa moustache. Avery qui avait l’air gêné par le silence relança la conversation. La discussion reprit lentement son cours comme si rien ne s’était produit.
Résultat mitigé et un peu décevant pensa Severus en réfléchissant, ce n’était pas fini…
Severus se planta près du canapé, la Sang-pure tourna la tête vers lui et grimaça en voyant que c’était lui.
— Ah Severus, justement on parlait de tes semblables.
Quelques Sang-purs ricanèrent.
— Mes semblables ? S’enquit-il d’un air désinvolte.
Regulus le dévisagea hargneusement.
— Oui tu sais les Sang-de-Bourbes insista Falley d’un ton provocateur.
Un rictus méprisant tordit les lèvres de Severus.
— C’est bien ce que je pensais. Alors c’est toi hein ? Feula t-il d’une voix assourdi par la colère.
— C’est moi quoi ? S’agaça t-elle.
Severus lui lança un regard glacial.
— Mon pauvre tu…
— Tais-toi ordonna t-il en lançant son maléfice d’un coup de baguette vif, on a assez entendu ta sale langue de vipère pour aujourd’hui.
La Sang-pure porta une main à sa bouche d’un air alarmé alors que les Sang-purs se redressaient tous de leurs sièges nerveusement. Rosier fit un geste pour leur demander de se rasseoir et glissa un mot à l’oreille de Mulciber. Le Sang-pur jeta un regard alentours et se rassit lentement, bientôt imité par les autres.
— Qu’est-ce que tu lui as fait ?! Hurla Regulus en tombant à genoux devant Falley, il examina son visage d’un air paniqué.
— Je l’ai fait taire. Temporairement pour l’instant.
Regulus bondit sur ses pieds et tira sa baguette. Leurs regards se fracassèrent l’un contre l’autre, Severus sentit le doloris naître dans l’esprit du Sang-pur et attaqua aussitôt avec SectumSempra. Le sort rougeâtre fusa de sa baguette et lézarda la main de Black d’une profonde coupure. Il lâcha sa baguette en jurant, la main dégoulinante de Sang. Severus lui lança aussitôt le levicorpus et se tourna vers Falley qui tentait vainement des contresorts informulés pour décoller sa langue de son palais.
— Tu n’aurais pas du colporter tous ses mensonges sur moi Falley ! grogna t-il en débouchant la fiole de sa main libre.
Elle écarquilla les yeux de surprise alors qu’il propulsait le contenu de la fiole vers elle. La flaque de liquide noir jaillit du flacon comme une ombre vivante et se glissa dans ses narines, dans sa bouche et dans ses yeux. Severus leva le Blocklang, il voulait qu’elle puisse hurler. Il laisssa Regulus retomber comme un fêtu de paille sur les dalles froides pour admirer son œuvre.
— Tiens je t’ai donné de quoi comprendre ce que fait un Détraqueur puisque tu les aimes tant que ça cracha t-il en s’écartant d’elle.
Falley toussa compulsivement comme si elle se noyait.
La Sang-pure cessa de tousser et releva la tête, elle pâlit en fixant quelque chose sur le mur nu, son regard dériva comme si la chose marchait vers elle. Elle ramassa quelque chose d’invisible dans ses cheveux et hurla. Elle se leva si vite qu’elle passa par dessus le bras de son fauteuil et s’étala par terre, elle se releva aussitôt et courut vers la sortie en hurlant de terreur sans cesser d’agiter les bras autours de sa tête.
— Falley ! Hurla Regulus en se redressant maladroitement, sa main blessée serrée contre son torse.
La porte claqua, elle était déjà partie.
— Sale Sang-de-Bourbe ! Explosa t-il en se tournant vers Severus, c’était pas elle qui parlait sur ton dos, c’était moi ! Qu’importe que tu saches toutes ses choses, on ne change pas son Sang ! Tu es le fils d’un Sang-de-Bourbe, tu n’auras jamais le Sang-pur… C’est un fait ! Tu ne devrais même pas être ici, Salazar Serpentard ne voulait pas de gens comme toi dans sa Maison !
— Et toi tu n’as pas l’étoffe d’un Sang-pur Black, tu colportes des ragôts tel une ménagère moldue comme ton dégénéré de frère. Et un simple… Prince de Sang-Mêlé tel que moi parvient à te battre en duel comme si tu n’étais pas plus qu’un moldu…
Regulus serra sa baguette dans son poing gauche, ses yeux lançaient des Avada. Severus le fixait de son regard mort, concentré, il avait le Sectumsempra sur le bout de la langue. Il rêvait que cet imbécile l’attaque pour le découper en tranches bien saignantes… Mais dans l’esprit du Sang-pur la haine vengeresse s’affaissa et laissa place à l’inquiétude qu’il éprouvait pour Falley, l’inquiétude mua en un sentiment plus prégnant et invasif, Severus grimaça de dégoût et cilla pour rompre le lien de légilimancie comme s’il s’était brûlé. Il détestait viscéralement cette émotion abjecte, cette maladie aliénante. Regulus le dépassa en lui heurtant violemment l’épaule et partit à la recherche de sa petite-amie.
Un instant de silence tomba sur la pièce après que le mur d’entrée se soit refermé dans un grondement paresseux.
Severus s’assit calmement sur le fauteuil que Falley venait d’abandonner et joua pensivement avec le Bézoard qu’il avait dans la poche, ignorant fermement les regards perplexes et méfiants que lui jetaient les Sang-purs. Rosier souriait dans sa moustache. Avery qui avait l’air gêné par le silence relança la conversation. La discussion reprit lentement son cours comme si rien ne s’était produit.
Résultat mitigé et un peu décevant pensa Severus en réfléchissant, ce n’était pas fini…
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.