Comme un fantôme
i was still a child | 04 octobre 2046, interlude entre deux cours
TW : Menstruation/Anxiété
Si vous n'êtes pas à l'aise avec ces sujets, je vous déconseille de lire ce rp
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Je me suis sentie affreuse toute la journée. Pas affreuse dans le sens de laide, quoique je ne devais pas être magnifique à voir, mais affreuse dans le sens malade. Mais pas au point d'aller à l'infirmerie et encore moins de manquer les cours. Surtout pas le cours de vol. Mais mon état empirait. Et ce n'était pas pour me rassurer. J'avais incroyablement mal au ventre et j'étais courbaturée de partout, comme quand je revenais de mes premiers entrainements de Quidditch. C'était terrible. Et je ne savais pas du tout ce qui m'arrivais. J'avais pourtant fais attention lors du cours de ne pas me pousser trop, sachant très bien que je n'étais pas au top de ma forme. *Argg, ça m'énerve !* J'étais en colère et ma seule envie était de me recroqueviller sur le sol et pleurer. Pourquoi ? Aucune idée ! J'avais mal au ventre, mal au bas du dos, mal à la tête. J'avais envie de crier sur tout le monde et de pleurer jusqu'à me tarir de l'intérieur. Je ne m'étais jamais sentie ainsi et ça me faisait paniquer. Pas un très bon mélange au final. J'espérais que personne ne me tombe dessus, sinon je ne sais pas comment j'aurais réagi. Bien, mal ? Merlin seul le sait.
C'était l'heure du repas, mais je n'avais pas faim. Et non, ce n'était pas ma peur irraisonnable de la grande salle et de la foule qui s'y trouvait qui parlait. Enfin, pas que. *Pas aujourd'hui dû moins* J'avais beaucoup trop mal au ventre pour manger quoi que ce soit. Tant pis, je n'aurais pas à me faufiler discrètement avant tout le monde pour voler quelques trucs me servant de diner comme j'en avais pris l'habitude depuis le début de l'année. Alors comme à mon habitude, je pris la direction de la bibliothèque, mon livre terminé à la main. J'avais l'intention de l'échanger pour quelque chose de nouveau, de frais. Quelque chose qui me changerait d'habituellement.
Mais alors que je tournais le coin du couloir, quelque chose de mouillé s'étendit entre mes cuisses. *C'est quoi ça encore ?!* Manquait plus qu'à ce que ma vessie devienne défectueuse. Vraiment, best journée ever. Les joues rouges de hontes, j'ai brusquement changé de direction, essayant de retenir ma panique augmentant à chaque pas qui me séparait de la salle de bain. *Foutue vie de merde* Les mains tremblantes, je pousse donc la porte de la pièce, espérant que personne n'y était déjà et que personne n'entrerait dans les minutes suivantes.
Sans délicatesse, j'ouvre une cabine et je la referme brusquement, faisant claquer ma porte avant de pousser le verrou. Mon livre maintenant au sol, je retire ma jupe et mes collants, avant de prendre une grande inspiration et de descendre ma culotte. Du rouge. Qu'est-ce que du rouge faisait sur mon sous-vêtement ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il faut tout le temps que ce genre de chose incompréhensible arrive à moi ! C'était pas suffisant que Maman soit morte, hein ? C'était pas suffisant de me laisser complètement seule à Poudlard ? Pas suffisant de me doter de cette foutue anxiété ? Pas suffisant. Pas suffisant. Mais qu'est-ce qu'elle craint ma putain d'vie ! Et puis fallait qu'à tout ça s'ajoute un foutue saignement de merde. C'tait pas s'ffisant.
Une larme de frustration roule sur ma joue alors que je renifle bruyamment, faisant résonner le son sur les parois de la salle. *J'fais quoi moi maintenant ?* C'était beaucoup trop honteux d'aller à l'infirmerie pour ça. Je ne savais même pas ce qui m'arrivait. Est-ce que j'allais en mourir ? Peut-être que j'étais gravement malade et c'était la seule manière que mon corps avait trouvé pour me le dire. Et si je ne pouvais plus remonter sur un balai ? Faire du sport tout court ? Et si. Peut-être. J'essayais de me calmer avec de grande inspiration, mais rien ne fonctionnait. Gé.Ni.Al.
-Et merde...
Ce n'était qu'un souffle, mais ce dû être assez fort pour qu'une camarade dont j'ignorais l'existence m'entende.
C'était l'heure du repas, mais je n'avais pas faim. Et non, ce n'était pas ma peur irraisonnable de la grande salle et de la foule qui s'y trouvait qui parlait. Enfin, pas que. *Pas aujourd'hui dû moins* J'avais beaucoup trop mal au ventre pour manger quoi que ce soit. Tant pis, je n'aurais pas à me faufiler discrètement avant tout le monde pour voler quelques trucs me servant de diner comme j'en avais pris l'habitude depuis le début de l'année. Alors comme à mon habitude, je pris la direction de la bibliothèque, mon livre terminé à la main. J'avais l'intention de l'échanger pour quelque chose de nouveau, de frais. Quelque chose qui me changerait d'habituellement.
Mais alors que je tournais le coin du couloir, quelque chose de mouillé s'étendit entre mes cuisses. *C'est quoi ça encore ?!* Manquait plus qu'à ce que ma vessie devienne défectueuse. Vraiment, best journée ever. Les joues rouges de hontes, j'ai brusquement changé de direction, essayant de retenir ma panique augmentant à chaque pas qui me séparait de la salle de bain. *Foutue vie de merde* Les mains tremblantes, je pousse donc la porte de la pièce, espérant que personne n'y était déjà et que personne n'entrerait dans les minutes suivantes.
Sans délicatesse, j'ouvre une cabine et je la referme brusquement, faisant claquer ma porte avant de pousser le verrou. Mon livre maintenant au sol, je retire ma jupe et mes collants, avant de prendre une grande inspiration et de descendre ma culotte. Du rouge. Qu'est-ce que du rouge faisait sur mon sous-vêtement ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il faut tout le temps que ce genre de chose incompréhensible arrive à moi ! C'était pas suffisant que Maman soit morte, hein ? C'était pas suffisant de me laisser complètement seule à Poudlard ? Pas suffisant de me doter de cette foutue anxiété ? Pas suffisant. Pas suffisant. Mais qu'est-ce qu'elle craint ma putain d'vie ! Et puis fallait qu'à tout ça s'ajoute un foutue saignement de merde. C'tait pas s'ffisant.
Une larme de frustration roule sur ma joue alors que je renifle bruyamment, faisant résonner le son sur les parois de la salle. *J'fais quoi moi maintenant ?* C'était beaucoup trop honteux d'aller à l'infirmerie pour ça. Je ne savais même pas ce qui m'arrivait. Est-ce que j'allais en mourir ? Peut-être que j'étais gravement malade et c'était la seule manière que mon corps avait trouvé pour me le dire. Et si je ne pouvais plus remonter sur un balai ? Faire du sport tout court ? Et si. Peut-être. J'essayais de me calmer avec de grande inspiration, mais rien ne fonctionnait. Gé.Ni.Al.
-Et merde...
Ce n'était qu'un souffle, mais ce dû être assez fort pour qu'une camarade dont j'ignorais l'existence m'entende.
@Eryne O'Kieran, comme promis 
Dernière modification par Élina Clarke le 19 nov. 2021, 04:02, modifié 2 fois.
-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
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Comme un fantôme
TW : mention de complexes (poitrine)
Je soupirai, lissai ma chemise, recouvrant presque entièrement ma jupe noire, puis tirai la chasse et défis le verrou de la cabine, tandis qu’une autre porte claquait, pas très loin. Je parcourus les quelques pas me séparant des lavabos et laissai couler l’eau en me frottant les mains. Le jeudi était une journée assez longue, et commençait en force avec un dense bloc de quatre heures de potions. Enfin, cette matière n’était pas pour me déplaire ! Cette année, les cours me plaisaient même encore plus qu’en première et en deuxième. Peut-être même qu’elle arrivait juste après la botanique dans ma notation… Peut-être.
Et on avait à peine une pause d’une heure et demi pour récupérer, avant d’être reparti.es pour toute l’après-midi… Heureusement que je n’avais que trois heures d’astronomie et de sortilèges. Des matières plutôt simples… J’avais à peine eu le temps de finir mon devoir d’astro’ pendant le repas, et j’avais couru vers les toilettes les plus proches de la Grande Salle.
Secouant mes mains à l’air libre et éclaboussant les alentours, je regrettai les toilettes moldues, avec les machines pour se sécher les mains. Beaucoup plus pratique que s’essuyer sur une jupe toute neuve et propre. Tiens, maintenant que j’étais en face d’un miroir je pouvais en profiter pour me recoiffer – l’état de mes cheveux après autant d’heures en une couette mal faite était catastrophique. Il fallait juste que j’attende que mes doigts se sèchent…
Un murmure me fit tourner la tête, localisant en quelques secondes la seule cabine fermée à double-tour. À ce volume là, impossible d’être sûre de ce que j’avais entendu, mais il me semblait que c’était bien un juron qui était parvenu à mes oreilles. Mes lèvres se tordant en une grimace, j’eus un élan de compassion envers la camarade enfermée dans cet endroit : j’avais l’impression de m’entendre dans mes pires jours. J’espérais de tout cœur qu’elle allait bien – et qu’elle n’avait besoin de rien.
Me tournant de nouveau vers le miroir, j’agitai une dernière fois mes mains et les portai à mes cheveux. Il me restait encore une bonne heure avant mes cours de l’après-midi – qui n’étaient pas très sportifs – et c’était bien plus agréable de me déplacer, sans de longues mèches battant mon visage. J’optai pour un chignon rapide, attaché avec l’élastique… Mince. J’avais oublié mon sac sur les dalles de ma cabine. J’y retournai au pas de course et revins me placer devant le miroir, sortant un élastique noir de l’une des poches. Une fois les cheveux enroulés au sommet de mon crâne, je les transperçai avec ma baguette, dont je coinçai le bout avec l’élastique. Parfait.
Je reculai des quelques pas pour me jeter un coup d’œil, et lissai de nouveau ma chemise. Pourquoi, même les habits les plus larges, ne suffisaient pas à me *couvrir* ? Je fermai un peu mes côtes, avançant mes épaules et creusant mon torse. Aïe. C’était très inconfortable comme position. Je relâchai mon corps et soupirai en voyant de nouveau le contour de ma poitrine émerger sous le pull. Pas moyen de la faire disparaître. L’année passée, j’étais à peine au courant que j’en avais une, et voilà que je voulais la dissimuler à cette rentrée. Je tirai l’une des bretelles de ma brassière et soupirai de nouveau. *Serait p’t-être temps de l’accepter*
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Comme un fantôme
Je contemplais le devant de ma cabine, me demandant ce que je pouvais bien faire. Je n'avais pas vraiment d'option devant moi. Sortir et faire comme si de rien était avant de courir jusqu'à mon dortoir ? *Impossible* C'était un plan pour que ma jupe se retrouve toute tâché et que l'école entière soit au courant de mon... problème. Rester ici jusqu'à la fin de mes jours ? *Envisageable, mais impossible* Miss Priddy allait forcément remarquer mon absence au cours et là, tout le monde se demandera la raison et BOUM ! Même la direction sera au courant. Il ne restait que celle d'essayer d'absorber le plus de liquide rouge possible, de laisser un petit bout de papier dans le fond de ma culotte en espérant que ça passe.
Alors rapidement, c'est ce que je fis. Essayant de calmer les tremblements de mes mains, je détachais un bout de papier du distributeur de la cabine et essuya du mieux que je pouvais mon sous-vêtement avant de laisser un morceau propre dans celui-ci. Lâchant un gros soupir, je finis par me relever, remis mes collants et ma jupe non sans m'assurer que rien ne paraissait sur les deux tissus, et déverrouilla la porte pour me retrouver face au reflet d'Eryne. *Et merde* Pas que je n'avais pas envie de voir mon amie, mais là, maintenant, je n'avais envie de voir personne, pas même Laurence et encore moins Lahya. Pas que la jaune était désagréable à côtoyer, loin de la, mais bon, journée de merde voulait dire attitude de merde et je n'avais pas envie qu'elle me voit ainsi. Les yeux plus grands que la tête, je tente un léger sourire dans sa direction, mais en voyant mon propre reflet dans la glace, je voyais bien que ça ressemblait davantage à une grimace. Et puis ma tête, j'étais terrible à voir avec mes mèches qui partaient dans tout les sens et les cernes qui perlaient sous mes yeux.
J'étais immobile et je n'arrivais pas à trouver quoi faire. Si seulement, si seulement ça avait été quelqu'un que je ne connaissais pas. J'aurais simplement pu me laver les mains et quitter en vitesse sans plus de blabla. Mais là, je devais me forcer à discuter en guise de politesse. *J'déteste la politesse* Lentement, réfléchissant toujours à toute vitesse au bon comportement à adopter, je m'approche des lavabos et je finis par m'arrêter sur une option. La salutation. Simple et efficace, exactement ce qu'il me fallait.
-Salut. Passé une bonne journée ?
Et voilà, devoir social réussi. Avant de me rendre compte qu'elle allait certainement me retourner la question et que répondre par l'affirmative ne serait qu'un gros mensonge évident. Mais malgré tout, je gardai mon sourire, espérant la convaincre du contraire. Avec des gestes calculés, signe de mon malaise, j'ouvris le robinet du lavabos et entrepris de me laver les mains. Jamais je n'aurais cru être aussi passionnée par du savon sur mes doigts. J'avais bien l'intention d'éviter le regard de mon amie jusqu'à ce que les salutations d'usages soient passés. Ensuite, j'aurais tout le loisir de fuir aussi rapidement que possible. Et ce même si je savais pertinemment que nous allions passer notre prochain cours dans la même pièce et qu'il y avait de forte chance pour que nous interagissions ensemble. Et alors, ce sera étrange par ma faute parce que je ne sais pas comment agir avec les autres dès qu'il y a une variable de plus à prendre en compte.
*Ahhh* Il fallait que je calme le flot de pensée qui tourbillonnait en moi. Je ne m'aidais pas en continuant ainsi. Les mains agrippé à ma jupe, j'essayais de contrôler les tremblements de mes membres sans grand succès, attendant juste qu'Eryne me réponde.
Alors rapidement, c'est ce que je fis. Essayant de calmer les tremblements de mes mains, je détachais un bout de papier du distributeur de la cabine et essuya du mieux que je pouvais mon sous-vêtement avant de laisser un morceau propre dans celui-ci. Lâchant un gros soupir, je finis par me relever, remis mes collants et ma jupe non sans m'assurer que rien ne paraissait sur les deux tissus, et déverrouilla la porte pour me retrouver face au reflet d'Eryne. *Et merde* Pas que je n'avais pas envie de voir mon amie, mais là, maintenant, je n'avais envie de voir personne, pas même Laurence et encore moins Lahya. Pas que la jaune était désagréable à côtoyer, loin de la, mais bon, journée de merde voulait dire attitude de merde et je n'avais pas envie qu'elle me voit ainsi. Les yeux plus grands que la tête, je tente un léger sourire dans sa direction, mais en voyant mon propre reflet dans la glace, je voyais bien que ça ressemblait davantage à une grimace. Et puis ma tête, j'étais terrible à voir avec mes mèches qui partaient dans tout les sens et les cernes qui perlaient sous mes yeux.
J'étais immobile et je n'arrivais pas à trouver quoi faire. Si seulement, si seulement ça avait été quelqu'un que je ne connaissais pas. J'aurais simplement pu me laver les mains et quitter en vitesse sans plus de blabla. Mais là, je devais me forcer à discuter en guise de politesse. *J'déteste la politesse* Lentement, réfléchissant toujours à toute vitesse au bon comportement à adopter, je m'approche des lavabos et je finis par m'arrêter sur une option. La salutation. Simple et efficace, exactement ce qu'il me fallait.
-Salut. Passé une bonne journée ?
Et voilà, devoir social réussi. Avant de me rendre compte qu'elle allait certainement me retourner la question et que répondre par l'affirmative ne serait qu'un gros mensonge évident. Mais malgré tout, je gardai mon sourire, espérant la convaincre du contraire. Avec des gestes calculés, signe de mon malaise, j'ouvris le robinet du lavabos et entrepris de me laver les mains. Jamais je n'aurais cru être aussi passionnée par du savon sur mes doigts. J'avais bien l'intention d'éviter le regard de mon amie jusqu'à ce que les salutations d'usages soient passés. Ensuite, j'aurais tout le loisir de fuir aussi rapidement que possible. Et ce même si je savais pertinemment que nous allions passer notre prochain cours dans la même pièce et qu'il y avait de forte chance pour que nous interagissions ensemble. Et alors, ce sera étrange par ma faute parce que je ne sais pas comment agir avec les autres dès qu'il y a une variable de plus à prendre en compte.
*Ahhh* Il fallait que je calme le flot de pensée qui tourbillonnait en moi. Je ne m'aidais pas en continuant ainsi. Les mains agrippé à ma jupe, j'essayais de contrôler les tremblements de mes membres sans grand succès, attendant juste qu'Eryne me réponde.
-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
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Comme un fantôme
Mon reflet me rendit un sourire dépité et haussa les épaules. Oui, un jour. Peut-être. Lointain. On verrait bien. Je remontai un peu le col et me baissai pour attraper le sac posé à mes pieds, quand un cliquetis résonna derrière moi. Je sursautai et me tendis, comme si on avait actionné un ressort m’obligeant à me redresser immédiatement. Alerte : être humain sortant de la cabine. Tous mes muscles se contractèrent sous l’effet de la surprise et mon dos se courba, faisant de nouveau rentrer mes côtes et ma poitrine paraître plus plate. Maudit réflexe.
Mes yeux cherchèrent l’élève qui m’avait interrompue en pleine réflexion sur le miroir, et je fus encore plus surprise de croiser le regard Élina. Élina ? Une minute, c’était bien Élina qui se tenait derrière moi ? Le temps sembla se suspendre tandis que je la détaillais sur le mur en glace et elle faisait de même, toujours en silence. Je ne pus passer outre son regard effrayé, sa peau si pâle et creusée par des cernes, et son corps tout tendu, agrippée à ses vêtements. Épuisée et marchant comme un robot vers le lavabo, comme si elle avait préféré ne jamais me croiser ici.
*Ça va ?*
J’essayais de reprendre un air normal alors qu’elle s’approchait de moi et calmer les battements de mon cœur, encore affolés par son apparition. Elle m’adressa quelques mots en se penchant vers l’eau, et j’essayai de ne pas paraître pétrifiée dans cette position si inconfortable, le cou coincé entre mes épaules.
– Euhh, heeey, Élina haha, ça va ?
La salutation la plus nulle de toute l’année. Raté. Qu’allait-elle penser de ce que je venais de dire, maintenant ? J’étais totalement en train de me ridiculiser. Au. Secours. Elle venait de me poser la même question en plus, argh argh argh.
– Ah euh, oui, chouette journée, merci ! je ne savais même plus si jamais vraiment passé une bonne matinée ou si c’était automatique de répondre ça. Et toi ? Ça va ?
Troisième fois que je posais cette question, peut-être ? J’étais. Vraiment. Un. Cas. Pourquoi les dalles gelées des toilettes ne pouvaient pas m’avaler, me faire disparaître d’ici et apparaître à l’étage d’en dessous ? Hein ? Pourquoi ? Il fallait que je rebondisse, tout de suite, ne pas rester sur des mots balbutiés avec mes joues pourpres. Qu’est-ce que je pouvais dire ? Je devais gagner du temps. Je me baissai de nouveau pour récupérer mon sac à terre de passer une des bretelles au-dessus de mon bras avant de faire de nouveau face au miroir.
Meubler la conversation. Maintenant. Pourquoi étais-je aussi peu douée pour mener une conversation et faire disparaître la gêne de mon visage ? Lydia savait faire ça, elle. J’avais presque l’impression qu’elle était à l’aise avec tout le monde ou dans toutes les situations, comparée à moi au moins. Surtout avec son rôle de préfète ; c’était une préfète badass, elle, pas une fille qui ne savait même pas s’adresser à une *amie*. Gneuh.
Mes yeux cherchèrent l’élève qui m’avait interrompue en pleine réflexion sur le miroir, et je fus encore plus surprise de croiser le regard Élina. Élina ? Une minute, c’était bien Élina qui se tenait derrière moi ? Le temps sembla se suspendre tandis que je la détaillais sur le mur en glace et elle faisait de même, toujours en silence. Je ne pus passer outre son regard effrayé, sa peau si pâle et creusée par des cernes, et son corps tout tendu, agrippée à ses vêtements. Épuisée et marchant comme un robot vers le lavabo, comme si elle avait préféré ne jamais me croiser ici.
*Ça va ?*
J’essayais de reprendre un air normal alors qu’elle s’approchait de moi et calmer les battements de mon cœur, encore affolés par son apparition. Elle m’adressa quelques mots en se penchant vers l’eau, et j’essayai de ne pas paraître pétrifiée dans cette position si inconfortable, le cou coincé entre mes épaules.
– Euhh, heeey, Élina haha, ça va ?
La salutation la plus nulle de toute l’année. Raté. Qu’allait-elle penser de ce que je venais de dire, maintenant ? J’étais totalement en train de me ridiculiser. Au. Secours. Elle venait de me poser la même question en plus, argh argh argh.
– Ah euh, oui, chouette journée, merci ! je ne savais même plus si jamais vraiment passé une bonne matinée ou si c’était automatique de répondre ça. Et toi ? Ça va ?
Troisième fois que je posais cette question, peut-être ? J’étais. Vraiment. Un. Cas. Pourquoi les dalles gelées des toilettes ne pouvaient pas m’avaler, me faire disparaître d’ici et apparaître à l’étage d’en dessous ? Hein ? Pourquoi ? Il fallait que je rebondisse, tout de suite, ne pas rester sur des mots balbutiés avec mes joues pourpres. Qu’est-ce que je pouvais dire ? Je devais gagner du temps. Je me baissai de nouveau pour récupérer mon sac à terre de passer une des bretelles au-dessus de mon bras avant de faire de nouveau face au miroir.
Meubler la conversation. Maintenant. Pourquoi étais-je aussi peu douée pour mener une conversation et faire disparaître la gêne de mon visage ? Lydia savait faire ça, elle. J’avais presque l’impression qu’elle était à l’aise avec tout le monde ou dans toutes les situations, comparée à moi au moins. Surtout avec son rôle de préfète ; c’était une préfète badass, elle, pas une fille qui ne savait même pas s’adresser à une *amie*. Gneuh.
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Pourquoi fallait-elle qu'elle prenne autant de temps pour répondre à une simple question. Je savais qu'elle était comme ça Eryne. Et habituellement, c'était loin de me déranger comme j'avais le même problème, mais aujourd'hui, j'avais seulement envie de partir le plus loin possible et me retrouver seule. Mais déjà que j'avais certains comportements étranges aux yeux des autres, je ne voulais pas en plus acquérir la réputation d'une fille incapable de parler à ses amis. *Aller, répond qu'on en finisse de ce moment malaisannnnnt*
Alors que je lavais mes mains avec l'attention la plus total, je jetais un coup d’œil à mon amie, essayant de ne pas avoir l'air de trop la dévisager. Après, c'était de sa faute si elle était dans une position des plus étranges, ça avait vachement pas l'air confortable. À sa réponse beaucoup trop forcé pour avoir l'air naturel, mon anxiété se calme légèrement. Au moins, je n'étais pas la seule pas du tout à l'aise dans cette situation. Puis elle me répondit une deuxième fois, en me reposant une deuxième fois la même question. Était-elle au courant qu'elle parlait en double ? *Bonne question*
Hochant simplement la tête pour ne pas trahir le gros mensonge que parler aurait provoqué. Est-ce que ça va ? C'était une question tellement inutile sachant que tout le monde répondait toujours par l'affirmative alors même que c'était tout le contraire qu'ils avaient envie de dire. Je détestais cette question et pourtant, je n'arrivais pas à trouver mieux pour meubler une conversation. Vraiment, j'étais quelque chose.
Bon, maintenant, mes devoirs d'amie était fait. Est-ce que je pouvais partir comme ça, sans rien ajouter ? On était là, l'une en face de l'autre et aucune ne réussissait à trouver quoi dire. J'avais mal au ventre, mal au dos, mal partout. Mes pensées tournaient en rond dans ma tête, à quoi bon me forcer à rester ici. Et pourtant, une hésitation restait en moi. *Est-ce que... est-ce que j'peux lui d'mander si ça lui est déjà arrivée ?* Ça serait trop étrange comme question. Dis Eryne, t'as déjà saignée d'entre les cuisses ? Euh non. Mais peut-être de manière plus subtile du genre, si elle avait déjà eu mal au ventre à cet endroit précis ? Ouais, c'était bon ça.
-Dis euh..., ça t'es déjà arrivée d'avoir euh... mal au ventre là ? demandais-je en pointant mon bas de bidon qui me faisait affreusement souffrir.
J'avais le corps tout tendu, si jamais elle montrait un quelques signes de malaise ou de jugement, j'étais prête à prendre mes jambes à mon coup.
Alors que je lavais mes mains avec l'attention la plus total, je jetais un coup d’œil à mon amie, essayant de ne pas avoir l'air de trop la dévisager. Après, c'était de sa faute si elle était dans une position des plus étranges, ça avait vachement pas l'air confortable. À sa réponse beaucoup trop forcé pour avoir l'air naturel, mon anxiété se calme légèrement. Au moins, je n'étais pas la seule pas du tout à l'aise dans cette situation. Puis elle me répondit une deuxième fois, en me reposant une deuxième fois la même question. Était-elle au courant qu'elle parlait en double ? *Bonne question*
Hochant simplement la tête pour ne pas trahir le gros mensonge que parler aurait provoqué. Est-ce que ça va ? C'était une question tellement inutile sachant que tout le monde répondait toujours par l'affirmative alors même que c'était tout le contraire qu'ils avaient envie de dire. Je détestais cette question et pourtant, je n'arrivais pas à trouver mieux pour meubler une conversation. Vraiment, j'étais quelque chose.
Bon, maintenant, mes devoirs d'amie était fait. Est-ce que je pouvais partir comme ça, sans rien ajouter ? On était là, l'une en face de l'autre et aucune ne réussissait à trouver quoi dire. J'avais mal au ventre, mal au dos, mal partout. Mes pensées tournaient en rond dans ma tête, à quoi bon me forcer à rester ici. Et pourtant, une hésitation restait en moi. *Est-ce que... est-ce que j'peux lui d'mander si ça lui est déjà arrivée ?* Ça serait trop étrange comme question. Dis Eryne, t'as déjà saignée d'entre les cuisses ? Euh non. Mais peut-être de manière plus subtile du genre, si elle avait déjà eu mal au ventre à cet endroit précis ? Ouais, c'était bon ça.
-Dis euh..., ça t'es déjà arrivée d'avoir euh... mal au ventre là ? demandais-je en pointant mon bas de bidon qui me faisait affreusement souffrir.
J'avais le corps tout tendu, si jamais elle montrait un quelques signes de malaise ou de jugement, j'étais prête à prendre mes jambes à mon coup.
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