Livre-moi tes secrets
Dix décembre de l'an deux-mille-quarante-six — Volière
TW — Mort
Le froid glacial de l'hiver envahit la tour Ouest lorsque je pénètre dans la Volière. *Pourquoi est-ce qu'il l'ont mise aussi loin* ? Je claque la porte derrière moi et essuie mes pieds glacés — et ensevelis par la neige — sur le paillasson. J'enlève mon manteau, et le dépose sur le bord de la fenêtre fermée. Cela fait quelque jours que j'ai vu Fred à Pré au Lard, et un peu moins que l'on s' est revus dans la salle sur Demande. Depuis, je ne fais qu'y repenser. Il s' est passé tellement de choses ces derniers jours que je suis complètement perdue moi-même. Maintenant, il faut aller de l'avant, en commençant par la lettre pour Maman. Suis-je seule dans cette pièce ? Je jette un regard de tous les côtés, et je repère la présence de quelqu'un. Je reconnaîtrait cette silhouette entre milles, *Lexa Queen*. Je ne la connais pas personnellement, si ce n'est qu'elle s' est ramenée devant Carry au même moment que moi lors du retour de Carry en salle commune. Et puis, on est de la même promo... *Merde*. Moi qui voulais être seule pour écrire *tranquillement* ma lettre, c'est fichu. D'ailleurs, que tient-elle dans les mains ? Un foutu parchemin... Celui d'Aristid. J'en suis sûre. C'est le même sur lequel il m'a écrit toutes ces lettres. Je n'hésite pas une seule seconde à m'approcher de la blonde :
— Lexa ? Tu... C'est une lettre d'Aristid ? Ou d'Hannah
Je me demande bien comment une fille comme Queen a pu autant se rapprocher de personnes telles Aristid et Hannah. Elle, je ne l'ai pas vraiment connue, mais si elle ressemble à Aristid, mon très cher Aristid, alors j'aimerai bien savoir comment elles sont devenues proches. D'ailleurs, j'ai vu qu'il y avait aussi le nom de *Bristyle*, et c'est ce qui m'a le plus choqué. Elle n'aime personne d'autre qu'elle même, alors je la vois mal se lier d'amitié avec *Hardhocke*... Peut-être Hannah est elle vraiment différente d'Aristid ? C'est une possibilité, sachant qu'il est si vivant, tandis qu'elle... Même mentalement je ne peux pas m'avouer la vérité. Est-ce ça ? Être confronté à une chose, une situation tellement grave que notre Être nous empêche d'y croire ? Possible. Je suis vraiment heureuse qu'Aristid ai voulu m'inviter. Pas que j'ai eu vraiment envie d'y aller, mais qu'aurais-je voulu faire si j'avais été à sa place ? Impossible, je n'aurais pas survécu. Fred, Fred, je l'aime tant. Pas comme Ivy. Pas comme Lydia. Pas comme Zoey. Je l'aime par le sang. Je l'aime par notre héritage. Je lui suis liée. Il m'est lié. Peut-être importe si ce n'est pas grammaticalement correct, moralement cette expression prend tout son sens pour moi.
Sans demander son avis à Queen, je m'assied près d'elle. Je reconnais l'écriture d'Aristid. Ma main se crispe sur le bord du banc.
@Lexa Queen, dis moi s' il y a quoi que ce soit que tu veuilles modifier.
Dis moi si tu souhaites un autre titre
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Dernière modification par Erza McGowan le 19 déc. 2021, 21:27, modifié 3 fois.
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Livre-moi tes secrets
TW - mort
Je relis la lettre d’Aristid, encore une fois. Hannah est décédée. Il y a quelques jours, elle semblait aller bien. Et puis non, en fait. Hannah n’allait pas bien.
Pourquoi n’est-elle plus là ? Je n’en sais rien. Une grippe trop sévère, un accident de voiture. Ou pire encore. C’était volontaire, peut-être.
Moi aussi, j’aimerais mourir. Pourquoi je ne le fais pas ? Parce que la mort me révulse autant que la vie. Mais si je partais, je ne m’en rendrais pas compte. Et mon dégout ne prendrait pas possession de moi.
Assise au sol, les jambes repliées sur ma poitrine, je relis encore, et encore sa lettre. Hannah est décédée ce matin. Je fais partie des personnes auxquelles elle tenait. Malgré les erreurs que j’ai commises à son égard, Hannah tenait à moi. Malgré l’espace que j’ai mis entre nous, Hannah tenait à moi. Malgré le temps que j’ai mis à réaliser à quel point sa présence m’était importante, Hannah tenait à moi.
Et je l’ai laissé partir. Fatalement. Sans même savoir que je la laissais partir. C’est comme regarder un oiseau s’envoler innocemment, sans pense rune seule seconde qu’on ne le reverrais plus jamais. C’est comme si j’avais creusé sa tombe de mes mains sales et honteuses. Comme si j’étais la voiture qui était responsable. Le virus qui l’avait contaminé.
Quand j’entends mon prénom, je ne daigne pas lever la tête. Si quelqu’un reconnait la lettre, alors cette personne comprends ce que je ressens. Le silence. L’envie de hurler, de mes poumons, de mon cœur, de mon cerveau. L’envie de quitter ce stupide château et de trouver la maison ou Hannah est partie, pour me convaincre que c’est faux, qu’elle est toujours là, en train de lire des livres Moldus qu’elle aimait tant. Tous nos jours parfaits. Je l’ai lu, dès que j’ai pu le trouver.
Elle s’assied à côté de moi. Je la reconnais, c’est Erza. On a plusieurs cours ensemble. Je dois l’avoir croisée un jour quand Carry était revenue dans la salle commune.
- Tu connaissais bien Hannah ? je lui demande dans un murmure, à peine audible.
Ma voix est si faible qu’elle ne m’a surement pas entendue. Cette lettre à le don de me détruire. Comme les années ont détruites Hannah. Comme la maladie. Ou le virus. Ou le voiture. Les larmes se mêlent à la froideur de mes joues, se collent à mes cheveux, et redoublent, encore et encore. Hannah. *Hannah, Hannah, Hannah.* J’avais envie de le hurler. « HANNAH » Hannaaaah. Sous toutes ces formes, sous tous les différents changements, sous toutes les Hannah que j’ai connue, elle était la seule personne de ce monde à ne pas mériter ça. Elle méritait une santé excellente que les cancéreux admireraient. Elle méritait de vivre des centaines d’années, et encore d’autres centaines d’années. Elle méritait de voir l’apogée de la vie, d’être l’apogée de la vie. Hannah méritait. Elle méritait ce que je ne méritais pas. Ce qu’Antonn et Dawn ne méritaient pas - ce que les meilleurs Êtres de ma vie ne méritaient pas, autrement dit -.
Mais Hannah ne méritait certainement pas ce destin tragique. Ce destin larmoyant, triste, regretté. Ce départ inexpliqué. Peut-être que parler à ses parents de sa maladie l’aurait aidée. Peut-être qu’elle se rendait à un rendez-vous pour vivre mieux avec. Peut-être même qu’elle l’avait fait. Je ne le saurais jamais. Maintenant, je n’ai plus que mes larmes pour imaginer une Hannah qui mange à mes côtés. Qui rit, vit, qui lit. Mais Hannah est partie.
Couleur RP : #274e13
5ème année [48-49] - filière sciences
Lexa Queen, ou le trèfle à 4 feuilles vivant de Maiy Lewis
Je relis la lettre d’Aristid, encore une fois. Hannah est décédée. Il y a quelques jours, elle semblait aller bien. Et puis non, en fait. Hannah n’allait pas bien.
Pourquoi n’est-elle plus là ? Je n’en sais rien. Une grippe trop sévère, un accident de voiture. Ou pire encore. C’était volontaire, peut-être.
Moi aussi, j’aimerais mourir. Pourquoi je ne le fais pas ? Parce que la mort me révulse autant que la vie. Mais si je partais, je ne m’en rendrais pas compte. Et mon dégout ne prendrait pas possession de moi.
Assise au sol, les jambes repliées sur ma poitrine, je relis encore, et encore sa lettre. Hannah est décédée ce matin. Je fais partie des personnes auxquelles elle tenait. Malgré les erreurs que j’ai commises à son égard, Hannah tenait à moi. Malgré l’espace que j’ai mis entre nous, Hannah tenait à moi. Malgré le temps que j’ai mis à réaliser à quel point sa présence m’était importante, Hannah tenait à moi.
Et je l’ai laissé partir. Fatalement. Sans même savoir que je la laissais partir. C’est comme regarder un oiseau s’envoler innocemment, sans pense rune seule seconde qu’on ne le reverrais plus jamais. C’est comme si j’avais creusé sa tombe de mes mains sales et honteuses. Comme si j’étais la voiture qui était responsable. Le virus qui l’avait contaminé.
Quand j’entends mon prénom, je ne daigne pas lever la tête. Si quelqu’un reconnait la lettre, alors cette personne comprends ce que je ressens. Le silence. L’envie de hurler, de mes poumons, de mon cœur, de mon cerveau. L’envie de quitter ce stupide château et de trouver la maison ou Hannah est partie, pour me convaincre que c’est faux, qu’elle est toujours là, en train de lire des livres Moldus qu’elle aimait tant. Tous nos jours parfaits. Je l’ai lu, dès que j’ai pu le trouver.
Elle s’assied à côté de moi. Je la reconnais, c’est Erza. On a plusieurs cours ensemble. Je dois l’avoir croisée un jour quand Carry était revenue dans la salle commune.
- Tu connaissais bien Hannah ? je lui demande dans un murmure, à peine audible.
Ma voix est si faible qu’elle ne m’a surement pas entendue. Cette lettre à le don de me détruire. Comme les années ont détruites Hannah. Comme la maladie. Ou le virus. Ou le voiture. Les larmes se mêlent à la froideur de mes joues, se collent à mes cheveux, et redoublent, encore et encore. Hannah. *Hannah, Hannah, Hannah.* J’avais envie de le hurler. « HANNAH » Hannaaaah. Sous toutes ces formes, sous tous les différents changements, sous toutes les Hannah que j’ai connue, elle était la seule personne de ce monde à ne pas mériter ça. Elle méritait une santé excellente que les cancéreux admireraient. Elle méritait de vivre des centaines d’années, et encore d’autres centaines d’années. Elle méritait de voir l’apogée de la vie, d’être l’apogée de la vie. Hannah méritait. Elle méritait ce que je ne méritais pas. Ce qu’Antonn et Dawn ne méritaient pas - ce que les meilleurs Êtres de ma vie ne méritaient pas, autrement dit -.
Mais Hannah ne méritait certainement pas ce destin tragique. Ce destin larmoyant, triste, regretté. Ce départ inexpliqué. Peut-être que parler à ses parents de sa maladie l’aurait aidée. Peut-être qu’elle se rendait à un rendez-vous pour vivre mieux avec. Peut-être même qu’elle l’avait fait. Je ne le saurais jamais. Maintenant, je n’ai plus que mes larmes pour imaginer une Hannah qui mange à mes côtés. Qui rit, vit, qui lit. Mais Hannah est partie.
Dernière modification par Lexa Queen le 19 déc. 2021, 13:44, modifié 1 fois.
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5ème année [48-49] - filière sciences
Lexa Queen, ou le trèfle à 4 feuilles vivant de Maiy Lewis
Livre-moi tes secrets
Je n'ai pas l'habitude de ressentir de l'empathie pour les gens, qui plus est si je ne les connais pas vraiment, mais j'ai promis. Je me suis promis de changer. D'arrêter de rire en voyant un Gamin chialer dans son coin. D'arrêter de sourire lorsqu'on m'appelle à l'aide, puis de passer mon chemin. J'ai promis. Alors quand je vois la mine défaite de Queen, je me dis que j'ai du me tromper sur toute la ligne. Elle était proche d'Hannah. Ça se voit. Ça se sent. Je pourrais inventer une histoire comme quoi elle n'a pas à s' en vouloir, et puis qu'elle l'aimait. De tout son cœur. Sauf que ça, je n'en sais rien. *Plus de mensonge*. J'ai promis. J'ai dit, et je veux tenir ma promesse.
Je pourrais aussi lui parler de mes problèmes. Peut-être est-ce que ça lui permettra d'oublier les siens ? Non. Je dois lui parler, sans me brider parce que l'on veut parler de la vérité. Je dois lui parler de ce qui sortira de ma bouche. Tous les Mots qui passeront mes lèvres, je veux qu'ils sortent. Penchée, le regard vers le sol, et serrant mon parchemin, je m'apprête à reprendre lorsque Lexa — C'est décidé, je vais arrêter de l'appeler par son nom de famille — ouvre la bouche. *Non*. Je pourrais simplement répondre par ce mot.
— À vrai dire... non. Trois mots supplémentaires. — J'connaissais son frère. Il a un an de moins que nous, j'l'avais rencontré en Septembre, l'année dernière. Après, on a décidé d's' écrire des lettres.
En vérité, Aristid n'était que le demi-frère d'Hannah, mais c'était plus simple de dire ça. Et puis, j'étais au fond de moi persuadée qu'il la considérait comme une sœur pour lui.
Je repensais à la raison pour laquelle j'avais du venir ici, à la Volière. *La lettre pour Maman*. Et dire que je n'avais même pas commencé à l'écrire... C'était assez urgent. Je ne savais pas vraiment par où la commencer. Qui était-ce ? L'homme qu'elle aimait. Je ne le connaissais pas. En plus de ça, était-ce sur qu'elle l'aimait ? L'aimait-elle comme elle avait aimé mon père ? À cette pensée, j'esquisse un moue de dégoût. Ce n'est pas un père. Personne ne mérite d'avoir un père comme lui. Je déglutis. Si elle veut se remarier, je veux qu'elle l'aime vraiment. *Comme j'aime Ivy*. Je souris en pensant à la douce aiglonne. Sourire mi-triste mi-joyeux. Je veux que lui aussi il l'aime. Et qu'il nous aime, Fred et moi. En somme, c'est compliqué.
Je devrai à tout prix écrire cette lettre, pour préserver ce qui pouvait l'être. *Maman et moi*. J'ai toujours rêvé, en voyant des mères embrasser leurs enfants, leur sourire. Je n'ai jamais eu droit à cela. Mon sourire disparaît. Lorsque c'était mon anniversaire, je rêvait de faire une fête, en invitant d'autres enfants de mon âge, et pouvoir souffler des bougies, ouvrir des cadeaux. Je n'ai jamais reçu autre chose que des livres, de la part de ma mère. Seul Fred faisait quelque chose.
— Lexa, t'as d'jà rêvé de vivre dans une autre famille ?
C'était sorti tout seul, je n'avais pas vraiment réfléchi. Tant pis, après tout, nous venions de parler de la mort. Je me demandais bien ce qui m'étais passé par la tête, à vouloir parler de ma famille. Je n'en avais presque jamais parlé. Je m'étais un peu confiée à Lydia, c'est vrai, mais il s' était passé tant de choses, que je n'avais pas pu tout lui dire. Je crois que j'avais besoin de quelqu'un à qui parler de tout ça, et il se trouve que c'était Lexa Queen.
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Je pourrais aussi lui parler de mes problèmes. Peut-être est-ce que ça lui permettra d'oublier les siens ? Non. Je dois lui parler, sans me brider parce que l'on veut parler de la vérité. Je dois lui parler de ce qui sortira de ma bouche. Tous les Mots qui passeront mes lèvres, je veux qu'ils sortent. Penchée, le regard vers le sol, et serrant mon parchemin, je m'apprête à reprendre lorsque Lexa — C'est décidé, je vais arrêter de l'appeler par son nom de famille — ouvre la bouche. *Non*. Je pourrais simplement répondre par ce mot.
— À vrai dire... non. Trois mots supplémentaires. — J'connaissais son frère. Il a un an de moins que nous, j'l'avais rencontré en Septembre, l'année dernière. Après, on a décidé d's' écrire des lettres.
En vérité, Aristid n'était que le demi-frère d'Hannah, mais c'était plus simple de dire ça. Et puis, j'étais au fond de moi persuadée qu'il la considérait comme une sœur pour lui.
Je repensais à la raison pour laquelle j'avais du venir ici, à la Volière. *La lettre pour Maman*. Et dire que je n'avais même pas commencé à l'écrire... C'était assez urgent. Je ne savais pas vraiment par où la commencer. Qui était-ce ? L'homme qu'elle aimait. Je ne le connaissais pas. En plus de ça, était-ce sur qu'elle l'aimait ? L'aimait-elle comme elle avait aimé mon père ? À cette pensée, j'esquisse un moue de dégoût. Ce n'est pas un père. Personne ne mérite d'avoir un père comme lui. Je déglutis. Si elle veut se remarier, je veux qu'elle l'aime vraiment. *Comme j'aime Ivy*. Je souris en pensant à la douce aiglonne. Sourire mi-triste mi-joyeux. Je veux que lui aussi il l'aime. Et qu'il nous aime, Fred et moi. En somme, c'est compliqué.
Je devrai à tout prix écrire cette lettre, pour préserver ce qui pouvait l'être. *Maman et moi*. J'ai toujours rêvé, en voyant des mères embrasser leurs enfants, leur sourire. Je n'ai jamais eu droit à cela. Mon sourire disparaît. Lorsque c'était mon anniversaire, je rêvait de faire une fête, en invitant d'autres enfants de mon âge, et pouvoir souffler des bougies, ouvrir des cadeaux. Je n'ai jamais reçu autre chose que des livres, de la part de ma mère. Seul Fred faisait quelque chose.
— Lexa, t'as d'jà rêvé de vivre dans une autre famille ?
C'était sorti tout seul, je n'avais pas vraiment réfléchi. Tant pis, après tout, nous venions de parler de la mort. Je me demandais bien ce qui m'étais passé par la tête, à vouloir parler de ma famille. Je n'en avais presque jamais parlé. Je m'étais un peu confiée à Lydia, c'est vrai, mais il s' était passé tant de choses, que je n'avais pas pu tout lui dire. Je crois que j'avais besoin de quelqu'un à qui parler de tout ça, et il se trouve que c'était Lexa Queen.
J'adore cette Danse
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Livre-moi tes secrets
J’avais seulement dix ans quand j’ai rencontré Hannah. À ce moment-là, je m’imaginais passer ma vie à ces côtés, que cette soirée nous lierait. Son secret m’a ouvert à elle, et je ne me suis jamais ouverte à elle de la même manière. Je ne savais rien d’elle, juste qu’elle était malade. Peut-être qu’elle se soignait, qu’elle en avait parlée à ses parents, qu’elle s’acceptait et vivait avec.
Ou peut-être qu’elle était si malheureuse qu’elle ne pouvait même plus réussir à vivre avec.
Quand elle me répondit qu’elle ne connaissait que son frère, mon cœur se referma. J’avais cru qu’elle pouvait comprendre ma peine. Qu’Hannah et elle étaient amies — bien plus que je ne l’était — et que, peut-être, on pouvait se soutenir. Mais non, elle n’était qu’une étrangère. Elle n’écrivait que des lettres à son frère — je ne savais même pas qu’elle en avait un —.
Je hoche seulement la tête, pour toute réponse. J’aurais bien aimée avoir une relation comme ça avec Hannah. L’innocence du mensonge dans des lettres. Je n’avais jamais eu de mal à cacher ce que je pensais à Elfie, pourquoi m’éloigner d’Hannah avait été si simple ?
Est-ce que j’ai déjà rêvé de vivre dans une autre famille ? Oui. Qui ne le veux pas ? Même lorsque notre famille est la plus idéale, l’Humain trouvera toujours un moyen de rêver d’une autre. Une expression Moldue dit que l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Je crois que je l’ai lu dans le livre d’Hannah. Tous nos jours parfaits.
- Qui ne rêve pas d’une autre famille ?
Hannah avait une famille elle aussi.
Que je ne connaissais pas.
La preuve, je ne savais même pas qu’elle avait un frère. Je ne savais rien d’elle. Strictement rien. Erza devait peut-être en savoir plus. Devait sûrement en savoir plus. Je pourrais demander à Swann. Je pourrais aussi demander à Alyona, ou Aelle. Je ne la connais même pas. Comment demander à un inconnu de me parler d’un autre inconnu ?
sentiment partagé
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5ème année [48-49] - filière sciences
Lexa Queen, ou le trèfle à 4 feuilles vivant de Maiy Lewis
Ou peut-être qu’elle était si malheureuse qu’elle ne pouvait même plus réussir à vivre avec.
Quand elle me répondit qu’elle ne connaissait que son frère, mon cœur se referma. J’avais cru qu’elle pouvait comprendre ma peine. Qu’Hannah et elle étaient amies — bien plus que je ne l’était — et que, peut-être, on pouvait se soutenir. Mais non, elle n’était qu’une étrangère. Elle n’écrivait que des lettres à son frère — je ne savais même pas qu’elle en avait un —.
Je hoche seulement la tête, pour toute réponse. J’aurais bien aimée avoir une relation comme ça avec Hannah. L’innocence du mensonge dans des lettres. Je n’avais jamais eu de mal à cacher ce que je pensais à Elfie, pourquoi m’éloigner d’Hannah avait été si simple ?
Est-ce que j’ai déjà rêvé de vivre dans une autre famille ? Oui. Qui ne le veux pas ? Même lorsque notre famille est la plus idéale, l’Humain trouvera toujours un moyen de rêver d’une autre. Une expression Moldue dit que l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Je crois que je l’ai lu dans le livre d’Hannah. Tous nos jours parfaits.
- Qui ne rêve pas d’une autre famille ?
Hannah avait une famille elle aussi.
Que je ne connaissais pas.
La preuve, je ne savais même pas qu’elle avait un frère. Je ne savais rien d’elle. Strictement rien. Erza devait peut-être en savoir plus. Devait sûrement en savoir plus. Je pourrais demander à Swann. Je pourrais aussi demander à Alyona, ou Aelle. Je ne la connais même pas. Comment demander à un inconnu de me parler d’un autre inconnu ?
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