Se poser les bonnes questions Privé

Mi novembre 2046
4ème année
Par un après midi sans soleil.
Avec @Rufus Williams

Pok. Pok. Pok. Le bout de mon crayon (une merveilleuse invention moldue) tapote mon cahier (une invention moldue tout aussi merveilleuse). Je suis originellement venue ici profiter de l'air frais avant que cela ne devienne impossible, surtout que c'est excellent pour la concentration, l'air froid.
Mais pas cette fois. J'essayais de rédiger un devoir, pour je ne sais même plus quelle quelle matière, mais mes pensées divaguent complètement. Regardez. Cette robe jaune, là bas, elle me repenser au match dernier. Aux triches, à la bagarre, a mes joues cramoisies en voyant deux garçons échanger un baiser. En voyant Eoin aussi.
Pok, pok, pok. Je repense aussi au manque de fair-play des Griffes (ça date de la prise de capitanat de Leo Ginger, pas vrai ?). Et à toutes ces...sensations... quand Eoin s'est penché vers moi. Merlin, pourquoi ai-je perdu contenance ? Non mais sincèrement, pourquoi j'ai presque senti mes jambes se dérober sous moi quand il s'est approché ? Et quand il m'a souri en début de match. J'aurais pu m'effondrer, tellement mon coeur battait vite. Je n'avais pas couru, pourtant !
Des cheveux blonds apparaissent dans mon champ de vision. D'un blond pas très loin de celui du capitaine de mon équipe. Je soupire, un sourire idiot aux lèvres. C'est qu'il a de beaux cheveux. Et de beaux yeux verts. Verts, comme des émeraudes. C'est magnifique, les émeraudes. Je n'en possède pas, moi, mais Mère si. Et ce sont de très belles pierres. Nobles, et...
Pokpokpok. J'arrête mon mouvement. Concentre toi, Awena, bon sang ! Je souffle. Essaye de relire l'intitulé de ma dissertation. Ah. C'était du vol. Donc. Histoire du Quidditch. Donc. Euh. Bon, passons à autre chose. Euh. Sortilèges ?
Je me demande bien ce qu'Eoin prépare pour nous au prochain entrainement, par contre.
"Ah, Merlin !" Je laisse tomber mon crayon qui roule au loin et me tiens la tête, avant de passer les mains sur mon visage. Non, mais bon sang, que m'arrive-t-il ?!

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Fehu




Petite rune perdue au milieux d'Enfants Resistants et Libres.

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Rufus, comme un fantôme, marchait lentement dans la cour de l'horloge dont l'ombre, telle un doigt moralisateur, couvrait l'endroit d'une obscurité partielle. Il était habillé de son uniforme noir ainsi que d'une cape d'hiver, noire elle aussi. A son sac se balançait un bocal contenant une flamme bleue dont la lumière éclairait faiblement autour de lui. Cette petite lumière bleue la suivant lui donnait un petit air de Jack Ô'Lantern, dans cette journée d'hiver où le soleil ne semblait pas vouloir montrer le bout de son nez.
Dans cette après-midi sombre, il s'était rendu dans la cour dans l'espoir que le froid mordant dissuade les élèves d'y venir et ainsi, profiter d'un calme d'église et d'une paix royale. Grâce à la chaleur de sa flamme, il pouvait sereinement se poser dans un coin noir et retravailler ses cours en toute tranquillité, ou même s'entraîner à quelques sortilèges discrets. La solitude voulue était agréable, mais, hélas, il semblerait que ce ne soit pas pour aujourd'hui. En effet il constata qu'un ou deux élèves empantouflés, encapuchonnés, emmitouflés, bien couverts en somme, bravaient le froid pour travailler. Il décida de les ignorer et de passer son chemin, pour continuer lentement vers le recoin sombre plus loin pour s'assoir en paix.

Cependant, il crut reconnaître, penché sur ses notes d'un air contrarié, un visage assez familier. Ce devait sûrement être Fehu. Il la voyait de moins en moins souvent, de part le fait qu'il se rendait assez peu régulièrement au QG du MERLIN. En effet, des petites "guerres de territoire" avaient lieu de temps en temps, aux quatre coins du château, mais Rufus prenait soin de rester en dehors, du moins tant que cela ne l'impactait pas directement. Mais en général, les élèves plus jeunes avaient le bon sens de ne pas provoquer les élèves de sixième et septième année. Il était donc tranquille.
Il n'avait pas envie de lui parler. Le souvenir de sa dernière rencontre était un peu flouté par son utilisation du sortilège d'allégresse. Il en avait abusé pendant quelques temps. Tout ce dont il se souvenait était qu'elle ne lui avaient pas plus le moins du monde, mais qu'il avait réfléchi à ce sujet. Sans se souvenir de quoi précisément, il était certain qu'il n'avait pas envie de la ravoir, à moins qu'elle lui apporte un certain divertissement, ce dont il doutait fortement. Par conséquent, lorsqu'il passa près d'elle, il continua sans ralentir l'allure mais il prit soin, tout de même, de lui lâcher un « Bonjour. » discret.

Alors qu'il s'apprêtait à s'éloigner avant d'être importuné, il entendit un bruit vers le sol. Il baissa lentement les yeux et soupira en voyant un stylo. *Flemme*. Il l'envoya du pied vers l'arrière -la direction de Fehu- puis continua son chemin.

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Formateur du MERLIN et fou à temps partiel.

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Le bruit caractéristique de mon crayon roulant vers moi me fait lever la tête. Je le rattrape alors qu'il passe près de moi, prêt à me dépasser, avant de le regarder un instant.
"Merci beaucoup."
Je regarde avec un peu plus d'attention la personne qui vient de me dépasser. On dirait Rufus Williams. Ca fait un moment que je ne l'ai pas vu. Je regarde encore mon crayon un instant, le faisant tourner entre les doigts de ma main droite sans vraiment le voir. Maintenant que j'y pense, Maléfice se fait rare au QG. Et je suis certaine de ne pas l'avoir vu depuis un moment sur le terrain d'entrainement non plus. Ni même dans la Grande Salle. Il n'est pas spécialement le genre de garçon a être discret.
Mais il est né-moldu. Contrairement à moi qui suis née-sorcière, au sang suffisamment sorcier, et non pur, et qui ai encore une certaine liberté de mouvement, il y a eu quelques incidents, récemment. Mais ça ne colle toujours pas. Est-ce en rapport avec ses parents ? Est-ce cela qui le rend aussi... fantomatique ?
Ce n'est pas à moi de poser ces questions. Ni a lui, ni a moi.
"Rufus ? Dis moi... Lorsque tu penses a quelqu'un sans arrêt, qu'est ce que cela signifie ?"
J'ai l'impression que le monde s'arrête. Je porte ma main libre a mon visage. Je ne sais pas ce qui m'a prise. Pourquoi je lui en parle ? Et d'abord je ne pense pas à lui sans arrêt, si ?
Par Escalibur, je sens que le sixième année va rire. Et je ne sais pas si je rirai aussi. J'essaie de sauver les apparences en restant impassible, presque comme une statue de cire en le regardant.

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Fehu




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La journée de Rufus avait commencé au plus mal. De le matin, le hibou de Monty lui était parvenu. Il était des plus maussade, le genre de lettre que l’on a envie de jeter au feu avant même de les lire. En somme, il devrait passer Noël seul. Le nouvel an avec ses amis n’avait pas l’air de se profiler au mieux, et la perspective d’être obligé de rester avec sa bouteille devant la télévision au nouvel an était tout à fait charmante. Mais de toute manière, que ce soit ce prétexte ci ou un autre, l’humeur massacrante de Rufus était d’une simplicité lassante à déclencher.

Il voyait le chemin se dessiner sous la lueur bleue de la flamme, et savait que Célia au fur et à mesure de ses pas basculait dans l’obscurité. Rufus continuait son chemin mais alors, quelques mots lancés délicatement s’accrochèrent à son oreille.
Il se retourna, et leva un sourcil. A la lueur de la flamme, il crut apercevoir une expression horrifié, comme si une main invisible avait tiré de sa bouche chaque mot contre sa volonté. Le temps d’un battement de cil, le visage de Célia devint neutre, impassible. Il approcha le bocal contenant la flamme bleue de son visage afin de l’éclairer pour mieux le scruter.
Quelle étrange question, balancé avec une gêne notable. Pourquoi lui demandait-elle cela à lui. Il était de notoriété publique que Rufus était connu pour être si gentil, si aimable au quotidien, munie d’une bienveillance légendaire, un vrai homme de cœur… Mais bon. Il hésitait à ne rien dire, la regarder bizarrement puis partir pour cultiver le gène en elle et ainsi jouir du merveilleux silence que cela apportait. Tentant d'être vache.
D'un autre côté, pourquoi manquer une occasion de se mettre de bonne humeur en jouant un peu avec sa gêne ? Rufus voyait en cet un instant un bon moyen de passer le temps, et, faute de mieux, il se dit qu'il devait le saisir.

« Je vois que t'as les hormones qui travaillent. Si tu sors ton plus beau sourire il se posera les mêmes question profite en. Lâcha-t-il dans un "hum", ce genre de semblant de rire que l'on a devant un meme d'internet. »

Sérieusement, dans ces robes hyper-large de sorcière et de sorcier, la beauté d'un corps était beaucoup moins appréciable que chez les jeunes moldu.e.s. *Perver Va....* Peut-être, n'empêche que lui il était content de son côté. La belle Maggy....

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Evidemment, le sixième année ne m'a pas ignorée. C'aurait été trop beau. Mon regard oscille entre le visage de Rufus, enfin ses yeux, qui me scrutent façon légillimens et le bocal avec sa flamme bleutée. Une invention d'Hermione Granger, il me semble. Elle l'a inventée alors qu'elle était encore jeune.
Evitons de rêvasser, parcontre. Oui, c'est plus simple d'essayer d'ignorer le regard inquisiteur de Maléfice, mais ce n'est pas une bonne idée. Et si je lui retournais la pareille ? Ca devrait le déstabiliser.
Et c'est un peu un échec, je l'ai regardé avec le regard d'un enfant qu'on accuse pour rien, mais qui sait qu'il aurait pu commettre ce dont on l'accuse. Ne me regarde pas comme ça ! Mais je ne dis rien.
C'est lui qui brise le silence, et me fait froncer les sourcils. "Les hormones, elles travaillent toujours, n'est ce pas ? Je veux dire, l'insuline et le glucagon en sont, pas vrai ?" J'ai encore lu un livre a leur sujet, récemment. Il a été écrit par une moldue médecin dont les enfants sont sorciers et qui essayait ainsi de leur expliquer son travail, si différent de celui d'un médicomage. C'est drôle, touchant et très très instructif.
"Mon sourire a rien à voir avec du glucose, tu sais..." Mon ton est toujours aussi bougon.
Et là, une pensée émerge dans mon esprit. Neala, elle souriait sans arrêt aux garçons, l'année passée... Est ce qu'elle aussi, ses hormones travaillaient ? Enfin, si, oui, evidemment, autrement elle aurait pas pu faire ces loopings l'an dernier...

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Fehu




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Fehu leva les yeux vers Rufus ce qui lui donna un air d'enfant qu'on interrogeait sur sa dernière bêtise, mais ce n'était certainement pas ce qu'elle voulait faire paraître. Il plissa un peu plus les yeux et laissa dans le coin droit de sa bouche apparaître ce qui ressemblait vaguement à un sourire, une sorte de tic semblable à la contraction des muscles lors d'une électrisation. *C'était sûr.* Jouer avec les gens était drôle, bien sûr plus ils sont intelligents et plus le jeu est difficile, ce qui le rend encore plus intéressant. Rufus devait faire durer un peu la chose, puisqu'il était dedans, autant s'amuser.
Insuline ? Glucagon ? Rufus se souvenait vaguement de ces noms. Ils faisaient partie de l'étude de cas des cellules du foie dans un des cours qu'il avait lu en biologie, à force de garder les vieux cahiers de son frère. C'était pour prouver que certaines cellules du corps humain étaient spécialisées. En l’occurrence, ces hormones sont produites par les cellules du foie pour réguler le taux de sucre dans le sang, enfin, de mémoire. Son père parlait beaucoup, il avait voulu essayer de convertir ses enfants à la médecine. "Une valeur sûre" "Un des plus vieux métiers du monde, il en faudra toujours". Ce n'aurait pas été étonnant que son père lui en ait parlé un jour. Célia-Awena avait quelques connaissances apparemment, peut-être avait elle la logique qui allait avec, cela aurait rajouté un peu de piment au jeu.
Il ignora sa première question, aucune réponse ne lui venait en tête, enfin, aucun utile au jeu.

« C'en est en effet, mais je parlais plutôt de sérotonine, d'ocytocine et d'œstradiol. On va dire que c'est le genre de substances qui te feront faire n'importe quoi. Lui murmura-t-il sur un ton de secret »

Dur de réussir à placer des sous-entendus pour la prendre pour une idiote en toute subtilité. Il ne connaissait pas ses limites, peut-être qu'il la surestimait...

« Je m'en doute un peu, ça doit plutôt être du ressort de Cyrano de Bergerac. Répondit-il d'un ton entendu »

Si ce terrain là ne lui disait rien, il continuerait là dessus pour rire d'elle à son insu. Peut-être que l'activité pouvait paraître couarde, et fourbe, mais c'était pourtant une chose assez drôle avec les plus jeunes ou les idiots. En revanche, si elle comprenait la supercherie, elle monterait dans son estime tandis que lui-même serait déçu d'un jeu avorté de cette manière.

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Je continue à me questionner. Les hormones aussi travaillaient Neala ? Ah non, je ne veux pas être aussi peut élégante que cela. A faire des clins d'œil intempestifs, et à sourire aux garçons comme ça. Non, non, non, je refuse catégoriquement.
Je m'apprêtais à faire la remarque à haute voix quand Rufus me murmure sur un ton de conspirateur qu'il ne parlait pas de ces hormones là. Sérotonine, ocytocine, oestra... Attendez. Je les connais aussi, ces trois là. Des substances qui me feront faire n'importe quoi ? Attendez... Non. Non, non non, je ne suis pas une chatte en chaleur, non non non non non, et re non. Encore moins Neala l'insupportable, non.
La mention à Cyrano enfonce le clou. Je pense directement à la scène du baiser, et à Cyrano despérément amoureux de Roxanne. Mes joues deviennent aussi rouges qu'une tomate. Pas que mes joues, mon visage entier. Je suis actuellement rouge, avec des yeux noirs et des cheveux noirs. Morgane, que-ce que je dois déteindre dans le paysage actuellement !
Je fixe le sol. Donc. Donc. Euh... je ne sais même plus penser droit, génial.
Mais... Je dois avouer que ça colle. Un peu. Je... Si ça ne tenait qu'à moi, je passerais tout mon temps avec lui. Ou alors, au moins, à l'écouter parler, dire n'importe quoi. Ou le regarder. Mais en même temps, cela me donne presque le vertige, parfois. Et penser à lui me fait souvent sourire. Un peu trop souvent. Comme dans les livres, en effet.
"Tu veux dire que je suis peut-être... Je ne saurais dire ce mot là. Ni le penser. Mais il le faut quand même. Je pense. amoureuse ?. Une pause. Tu crois que je devrais lui dire ? Toujours aussi rouge, je lève timidement les yeux vers le sixième année. Avant de reprendre "Et s'il me rejette ? Je suis plus jeune que lui... Tu accepterais des avances d'une fille plus jeune d'un an, toi ?"
Je ne sais pas pourquoi je lui demande à lui... Peut être parceque qu'il me fait souvent réfléchir ?

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Fehu




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Rufus eut l'impression que Célia-Awena s'empourprait comme une coupe de vin qu'on remplissait. Plus le rouge lui montait et plus le rire gagnait Rufus, jusqu'au point où une dernière phrase l'acheva. Elle lui avait posé la question avec tant de spontanéité que c'en était trop pour lui.
Rufus était certain qu'il y avait bien une vingtaine de personnes plus proches de cette fille, et qui avaient assez de temps à perdre pour le passer à écouter les mots de cœur de cette gamine. Aussi, Rufus étant naturellement connu comme certainement le plus attentionné et aimable des élèves de sa promo, venir lui parler de ceci semblait tout à fait logique. Elle s'imagine quoi celle là ? pensa-t-il. Rufus décida de mettre un terme à la conversation tant que celle-ci l'amusait encore. Car il le savait, l'indifférence que lui procurait les histoires de cœur de Mrs Fournier mènerait indubitablement à un ennui profond au crépuscule de cette conversation.

« Je ne suis ni voyant, ni legilimens. J'en sais rien et je m'en fiche un peu je t'avoue. Lui lâcha-t-il en cherchant dans sa poche d'un geste machinal un bonbon.»

Fizwizbiz. Pourquoi pas. Il déchira machinalement l'emballage et le glissa dans sa bouche en entendant d'une oreille les paroles lointaines de Fehu. Il commença à flotter légèrement -l'effet du bonbon-, lui faisant gagner quelques centimètres de plus par rapport à la jeune Serdaigle. De cette hauteur, il croyait voir Célia en bas d'une falaise. Si loin, que ses questions ne représentaient qu'un écho par delà le bruit des vagues.

« Oui je l'ai déjà fait. L'âge pour certains c'est juste un chiffre. Répondit-il d'un ton las. »

Bon. Il fallait rapidement la faire réagir, histoire de passer plus de 20 minutes ici; il avait pas que ça à faire. Visiblement, la cour n'était plus bon endroit où se reposer. Il se calerait dans sa chambre. Il prit Célia-Awena par les épaules pour lui faire faire un demi-tour.

« Allez hop hop hop c'est fini on ferme les portes. Toi tu vas rejoindre ton prince et moi je vais piquer un somme. Lui-prescrit-il. »

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Si l'amour m'est inconnu (enfin, peut être plus vraiment maintenant, peut-être, j'ai encore du mal à imaginer être amoureuse), la franchise brutale sans filtre, mais avec plein (trop ?) de désinvolture de Rufus, je connais. Au moins, ce n'est pas étrange.
Je regarde le sixième année fouiller dans sa poche, et essaye de réprimer le souvenir de sa baguette qui apparaît de nulle part sur ma gorge. Je ne crains rien aujourd'hui.
"Pas faux. j'admets doucement. Il n'est pas voyant, et ne peut pas m'aider. Même s'il semble s'y interesser. Je l'ai déjà vu regarder au fond d'une tasse, il essayait peut être de trouver le sinistros ?
Lorsqu'il se met a léviter et devenir plus grand que moi (déjà qu'il me dépassait de dix bons centimètres, avec son mètre 80 a vue de nez), je me lève pour ne pas me déboiter le cou et ainsi finir au club des chasseurs sans tête. "Pas juste" je bougeonne. Avant de perdre mon air bougeon. Il a déjà accepté des avances d'une fille plus jeune ? Cette fille, Maggy, en quelle année est elle déjà ?
Avant de pouvoir m'en souvenir, Maléfice me prend par les épaules (mon espace privéééééééé !) et me fait pivoter sur moi même. Mon carnet et mon crayon sont dans des mains, j'obtempère donc sans résistance
"C'est pas mon prince" je murmure. Mais mon capitaine d'équipe, je me garde d'ajouter. "Nous ne sommes pas tous aussi directs que toi." j'ajoute, encore dans ma barbe.
Je me dirige vers le château.
"Merci" Sans explications, ni rien. S'il ne sait pas pourquoi je le remercie, tant pis pour lui.

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