Ouragan d'orgueil
Je crois que j'ai touché un point sensible. Oui, c'est ça. Cette fille connaît Delphillia, et il semblerait même qu'elles se connaissent plutôt bien. *Un mal pour un bien*. La personne que je recherche est donc certainement Delphillia, mais la Grande va enfin arrêter d'être aussi sûre d'elle. Il faut absolument que je conserve tout mon sang-froid, sinon c'est sur que je ne parviendrais pas gagner le combat. J'ai hâte. J'ai hâte parce que je sens que ce n'est pas terminé, toute cette histoire. Il nous en reste, des choses à nous dire. Je ne sais pas quand est-ce qu'elle sortiront, ni où, mais j'avoue que je crois que ça n'a pas d'importance. Je veux la voir trembler. Je veux voir le dégoût s' étendre sur son visage lorsqu'elle aura compris . *J'te l'avais dit. Ta fierté te tuera*. Bon, je vais peut-être un peu loin, mais oui, je crois qu'elle ne sortira pas aussi fière qu'elle l'était, quelques minutes auparavant.
Pourquoi reste-t-elle muette ? Mes paroles m'ont-elles tant brusquée que ça ? Je me demande bien qui l'aime. Sûrement Alienor, vu leurs caractères proches, et ça me fait sourire. Si j'ai réussi à provoquer un tel choc sur *Bristyle*, alors ça veut dire que je pourrais *sauver l'honneur*, en inscrivant un point dans mon combat contre *Delphillia*. Elle mène deux à zéro, mais je le jure, je me rattraperai. Je lui montrerais que, je ne suis pas aussi *stupide* que ça. Je lui parlerai de *Bristyle*. Cette fois, je serais prête. C'est moi qui la prendrai par surprise. Un sourire joyeux traverse mes lèvres. Cette fois, je suis maîtresse de mon jeu.
Pourquoi reste-t-elle muette ? Je ne comprend pas. Économiserai-t-elle son souffle, ou simplement choisit-elle avec soin ses mots ? Je ne sais pas, et je n'ai pas envie de savoir. Enfin si, mais pas maintenant. J'ai envie qu'elle me dise quelque chose, qu'elle me réponde. Son silence me pèse, et je sens qu'elle voudrais dire des choses, ou bien faire quelque chose, mais qu'elle ne sait pas *quoi*. Je n'aurais pas imaginé un instant qu'elle ne sache pas quoi faire. Elle, la Grande, la Fière, l'Intouchable. C'était donc du vent. Un masque, et maintenant, il est tombé, *pour moi*. Et dire que j'ai eu peur, *à un moment*, en pensant à ce qu'elle pourrait me faire. J'ai envie de rire. Je me retiens, en voyant sa main crispée sur *quelque chose*. Ce serait bête de mourir, ou que sais-je encore, alors que je suis si proche de quelque chose que j'attend avec impatience. Soudain, elle tourne les talons, et s'en va. Vite. Mon cœur s' est sûrement arrêté un instant. *C'est tout* ? Je cligne des yeux, croyant voir une illusion. Non. C'est impossible. *Fais vite. Elle va tourner, et ce s' ra fini*. La Voix me ramène à la raison. Il faut que j'arrête. Il faut que je l'arrête.
___ Alors c'est tout ? C'est tout ? Tu fais pitié. T'es lâche, et en plus de ça t'es faible. Si j't'énervais vraiment, t'aurais pas laissé tomber. Tu verras, j'irai la voir, qu'tu l'veuille ou non, et j'te l'jure, c'est pas fini. J'vais pas lâcher l'affaire, t'entendra encore parler d' moi. Alors, à bientôt Bristyle !
J'avais parlé haut et fort, pour être sûre qu'elle m'ait entendue. Peu importe qu'elle fasse demi tour ou non, Ça continuerai même après ça. J'aurais aimé que Carry soit au courant de ce qu'il venait de se passer, parce que je pense qu'elle aurait pu être fière de moi. Je souris encore. Je ne comprend pas vraiment tout ce qu'il vient de se passer, mais tant pis. Je crois que j'ai compris l'essentiel, alors c'est tout ce qui importe. Je me fiche de l'avis qu'elle a de moi, du moment qu'elle ne va pas voir Delphillia avant moi. En fait... même de ça je m'en fiche. Je suis pratiquement sûre qu'Alienor ne lui dira pas grande chose de plus qu'à moi, alors j' m'en fout.
Je m'en vais à mon tour, dans la direction opposée, l'oreille aux aguets, au cas où elle déciderait de faire machine arrière. Mon sourire satisfait aux lèvres, je regarde droit devant moi, mes pupilles prêtent à transpercer n'importe quoi...
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Pourquoi reste-t-elle muette ? Mes paroles m'ont-elles tant brusquée que ça ? Je me demande bien qui l'aime. Sûrement Alienor, vu leurs caractères proches, et ça me fait sourire. Si j'ai réussi à provoquer un tel choc sur *Bristyle*, alors ça veut dire que je pourrais *sauver l'honneur*, en inscrivant un point dans mon combat contre *Delphillia*. Elle mène deux à zéro, mais je le jure, je me rattraperai. Je lui montrerais que, je ne suis pas aussi *stupide* que ça. Je lui parlerai de *Bristyle*. Cette fois, je serais prête. C'est moi qui la prendrai par surprise. Un sourire joyeux traverse mes lèvres. Cette fois, je suis maîtresse de mon jeu.
Pourquoi reste-t-elle muette ? Je ne comprend pas. Économiserai-t-elle son souffle, ou simplement choisit-elle avec soin ses mots ? Je ne sais pas, et je n'ai pas envie de savoir. Enfin si, mais pas maintenant. J'ai envie qu'elle me dise quelque chose, qu'elle me réponde. Son silence me pèse, et je sens qu'elle voudrais dire des choses, ou bien faire quelque chose, mais qu'elle ne sait pas *quoi*. Je n'aurais pas imaginé un instant qu'elle ne sache pas quoi faire. Elle, la Grande, la Fière, l'Intouchable. C'était donc du vent. Un masque, et maintenant, il est tombé, *pour moi*. Et dire que j'ai eu peur, *à un moment*, en pensant à ce qu'elle pourrait me faire. J'ai envie de rire. Je me retiens, en voyant sa main crispée sur *quelque chose*. Ce serait bête de mourir, ou que sais-je encore, alors que je suis si proche de quelque chose que j'attend avec impatience. Soudain, elle tourne les talons, et s'en va. Vite. Mon cœur s' est sûrement arrêté un instant. *C'est tout* ? Je cligne des yeux, croyant voir une illusion. Non. C'est impossible. *Fais vite. Elle va tourner, et ce s' ra fini*. La Voix me ramène à la raison. Il faut que j'arrête. Il faut que je l'arrête.
___ Alors c'est tout ? C'est tout ? Tu fais pitié. T'es lâche, et en plus de ça t'es faible. Si j't'énervais vraiment, t'aurais pas laissé tomber. Tu verras, j'irai la voir, qu'tu l'veuille ou non, et j'te l'jure, c'est pas fini. J'vais pas lâcher l'affaire, t'entendra encore parler d' moi. Alors, à bientôt Bristyle !
J'avais parlé haut et fort, pour être sûre qu'elle m'ait entendue. Peu importe qu'elle fasse demi tour ou non, Ça continuerai même après ça. J'aurais aimé que Carry soit au courant de ce qu'il venait de se passer, parce que je pense qu'elle aurait pu être fière de moi. Je souris encore. Je ne comprend pas vraiment tout ce qu'il vient de se passer, mais tant pis. Je crois que j'ai compris l'essentiel, alors c'est tout ce qui importe. Je me fiche de l'avis qu'elle a de moi, du moment qu'elle ne va pas voir Delphillia avant moi. En fait... même de ça je m'en fiche. Je suis pratiquement sûre qu'Alienor ne lui dira pas grande chose de plus qu'à moi, alors j' m'en fout.
Je m'en vais à mon tour, dans la direction opposée, l'oreille aux aguets, au cas où elle déciderait de faire machine arrière. Mon sourire satisfait aux lèvres, je regarde droit devant moi, mes pupilles prêtent à transpercer n'importe quoi...
Je crois effectivement qu'une fin se profile, en tout cas j'ai vraiment pris plaisir à écrire cette Danse.
J'ai hâte de voir ce qui arrivera dans leur futur, si tu souhaites l'écrire bien sur.
@Alienor Delphillia, puisque je crois que nous avons un RP à écrire, je te mentionne pour que tu ais plus d'infos sur ce qu'il s' est passé.
J'ai hâte de voir ce qui arrivera dans leur futur, si tu souhaites l'écrire bien sur.
@Alienor Delphillia, puisque je crois que nous avons un RP à écrire, je te mentionne pour que tu ais plus d'infos sur ce qu'il s' est passé.
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Ouragan d'orgueil
J'aurais aimé être capable de rester insensible. Persister dans mon ignorance, briller par mon silence. Parce qu'après tout si elle réagit avec une telle véhémence c'est bien parce que ma réaction ou mon absence de réaction lui fait quelque chose. Ça l'atteint. Je devrais me taire. Je devrais rester stoïque. M'en aller, disparaître sans un mot pour lui montrer qu'elle aura beau brasser de l'air et déblatérer comme elle le fait, cela n'aura jamais aucune incidence sur moi. Pour lui montrer qu'elle n'est pas suffisamment importante pour me toucher de quelque façon que ce soit. Je devrais faire plein de choses. Et pourtant, je ne fais rien de tout cela.
Ses paroles me brutalisent d'une manière que je peine à comprendre. Elles m'atteignent très fort et me coupent le souffle. J'ai l'impression, comme tout à l'heure, que si elle se permet une telle arrogance et un tel irrespect, c'est parce qu'elle croit être en position de force. Elle, cette enfant. C'est elle qui me dérange, qui vient m'emmerder avec ses questions... Et elle pense être en position de force ? Avoir le droit de me parler de la sorte ? Ce n'est pas tant parce que je suis son aînée que son arrogance me dérange. C'est parce que je refuse que qui que ce soit me parle de la sorte. Je refuse que l'on cherche à m'écraser. Que l'on insiste et que l'on me reproche mon refus de répondre. Je refuse que cette fille me pense à son service, ce qu'elle fait. *Bordel*. Prise de conscience soudaine. C'est ce qu'elle fait.
Il y a une demi-seconde de battement durant laquelle j'ai clairement conscience que je suis en train de prendre une mauvaise décision. Je sais exactement ce que je vais faire, je me visualise en train de le faire et je sais que ce n'est pas la chose à faire, je sais pertinemment bien que je perds le contrôle en agissant ainsi. Cela dure une demi-seconde. Dans l'instant qui suit, j'oublie tout cela pour me persuader que mon comportement est le seul à avoir dans cette situation. Pour reprendre le contrôle sur la discussion et sur ce sale véracrasse qui ose se considérer comme une élève de ce château.
Je fais demi-tour, ma cape claquant contre mes jambes ; mon regard l'accroche instantanément. Elle est de dos, elle s'éloigne. Si sûre d'elle, si fière, certainement. Elle n'est pas une Serpentard, c'est une putain de Gryffondor : irréfléchie, idiote et sanguine. Tout ce que je déteste. Le talon de mes bottines résonne sur la pierre du couloir. Je m'approche rapidement, peu importe qu'elle se retourne ou non. Je m'approche, le coeur irradiant de colère, le visage figé dans une expression froide. J'avale les mètres qui nous séparent, pleinement inconsciente de mes propres agissements et tellement persuadée que je contrôle absolument tout ce qu'il se passe. Mon coeur est tout froid. J'ai envie de lui exploser le crâne.
Je me plante devant elle. Elle est à moins d'un mètre de distance, je la domine de toute ma taille. Je plonge mes yeux dans les siens.
« Répète ce que tu viens dire. »
C'est une demande, un ordre, un défi, une supplique. C'est une voix dans laquelle ne transparaît pas grand chose. Je ne sais pas ce que j'attends. J'ai envie qu'elle répète pour me donner l'occasion de me venger, qu'elle se mette à pleurer pour me sentir puissante, qu'elle s'excuse pour lui dire que je n'accepte pas son pardon, qu'elle s'enfonce plus encore dans la bouse de dragon pour être certaine, certaine que c'est bien elle qui est en tort et pas moi. Mais surtout, j'ai envie de la réduire à un état non identifiable, j'ai envie de voir la peur faire briller son regard — cette peur sera le respect que je recherche depuis le début de la conversation, en vain.
Un calme particulier m'envahit. Le calme précédant la tempête. Je sens crépiter au bout de mes doigts la présence agréable et familière de ma magie. C'est discret, c'est subtil. C'est agréable. Je perds peu à peu conscience de mon corps pour ressentir cet effet. Peu importe mes bras qui tremblent, peu importe la colère qui gronde dans mon coeur. J'ai la magie dans la peau et une conscience éclairée de ce que je peux en faire actuellement, à cette minute précise, à cet endroit, devant cette personne.
À aucun moment je n'oublie que se trouve encore serré entre mes doigts le bois si familier de ma baguette magique.
Tu connais cet état d'entre-deux, Plume ? Quand on oscille au bord d'un gouffre, que l'on tangue sans savoir si l'on doit pencher pour telle ou telle décision ? Aelle est au bord de ce gouffre et cela m'effraie.
La fin ne se profile donc pas encore, on dirait ! Mais ravie, en tout cas, qu'Erza ait compris qu'il s'agissait d'Ali et non d'Aelle. Quant au futur nous n'y sommes pas encore mais j'aimerais l'écrire quoi qu'il arrive, évidemment.
Ses paroles me brutalisent d'une manière que je peine à comprendre. Elles m'atteignent très fort et me coupent le souffle. J'ai l'impression, comme tout à l'heure, que si elle se permet une telle arrogance et un tel irrespect, c'est parce qu'elle croit être en position de force. Elle, cette enfant. C'est elle qui me dérange, qui vient m'emmerder avec ses questions... Et elle pense être en position de force ? Avoir le droit de me parler de la sorte ? Ce n'est pas tant parce que je suis son aînée que son arrogance me dérange. C'est parce que je refuse que qui que ce soit me parle de la sorte. Je refuse que l'on cherche à m'écraser. Que l'on insiste et que l'on me reproche mon refus de répondre. Je refuse que cette fille me pense à son service, ce qu'elle fait. *Bordel*. Prise de conscience soudaine. C'est ce qu'elle fait.
Il y a une demi-seconde de battement durant laquelle j'ai clairement conscience que je suis en train de prendre une mauvaise décision. Je sais exactement ce que je vais faire, je me visualise en train de le faire et je sais que ce n'est pas la chose à faire, je sais pertinemment bien que je perds le contrôle en agissant ainsi. Cela dure une demi-seconde. Dans l'instant qui suit, j'oublie tout cela pour me persuader que mon comportement est le seul à avoir dans cette situation. Pour reprendre le contrôle sur la discussion et sur ce sale véracrasse qui ose se considérer comme une élève de ce château.
Je fais demi-tour, ma cape claquant contre mes jambes ; mon regard l'accroche instantanément. Elle est de dos, elle s'éloigne. Si sûre d'elle, si fière, certainement. Elle n'est pas une Serpentard, c'est une putain de Gryffondor : irréfléchie, idiote et sanguine. Tout ce que je déteste. Le talon de mes bottines résonne sur la pierre du couloir. Je m'approche rapidement, peu importe qu'elle se retourne ou non. Je m'approche, le coeur irradiant de colère, le visage figé dans une expression froide. J'avale les mètres qui nous séparent, pleinement inconsciente de mes propres agissements et tellement persuadée que je contrôle absolument tout ce qu'il se passe. Mon coeur est tout froid. J'ai envie de lui exploser le crâne.
Je me plante devant elle. Elle est à moins d'un mètre de distance, je la domine de toute ma taille. Je plonge mes yeux dans les siens.
« Répète ce que tu viens dire. »
C'est une demande, un ordre, un défi, une supplique. C'est une voix dans laquelle ne transparaît pas grand chose. Je ne sais pas ce que j'attends. J'ai envie qu'elle répète pour me donner l'occasion de me venger, qu'elle se mette à pleurer pour me sentir puissante, qu'elle s'excuse pour lui dire que je n'accepte pas son pardon, qu'elle s'enfonce plus encore dans la bouse de dragon pour être certaine, certaine que c'est bien elle qui est en tort et pas moi. Mais surtout, j'ai envie de la réduire à un état non identifiable, j'ai envie de voir la peur faire briller son regard — cette peur sera le respect que je recherche depuis le début de la conversation, en vain.
Un calme particulier m'envahit. Le calme précédant la tempête. Je sens crépiter au bout de mes doigts la présence agréable et familière de ma magie. C'est discret, c'est subtil. C'est agréable. Je perds peu à peu conscience de mon corps pour ressentir cet effet. Peu importe mes bras qui tremblent, peu importe la colère qui gronde dans mon coeur. J'ai la magie dans la peau et une conscience éclairée de ce que je peux en faire actuellement, à cette minute précise, à cet endroit, devant cette personne.
À aucun moment je n'oublie que se trouve encore serré entre mes doigts le bois si familier de ma baguette magique.
Tu connais cet état d'entre-deux, Plume ? Quand on oscille au bord d'un gouffre, que l'on tangue sans savoir si l'on doit pencher pour telle ou telle décision ? Aelle est au bord de ce gouffre et cela m'effraie.
La fin ne se profile donc pas encore, on dirait ! Mais ravie, en tout cas, qu'Erza ait compris qu'il s'agissait d'Ali et non d'Aelle. Quant au futur nous n'y sommes pas encore mais j'aimerais l'écrire quoi qu'il arrive, évidemment.
Ouragan d'orgueil
Mon sourire satisfait disparaît rapidement lorsque j'entend un bruit de bottes qui m'est désormais familier. *Bristyle*. J'ai donc su être assez percutante pour qu'elle fasse demi-tour... Ça m'étonnerait qu'elle se soit trompée de chemin sous le coup de l'émotion. J'entend son souffle, comme si elle avait approché son visage de mes oreilles, pour que j'entende chacune de ses respirations. Je crois — non je suis sure et certaine — qu'elle fulmine intérieurement, et qu'elle va bientôt exploser. *La bombe est lancée*. Je l'ai poussée à bout. Quelqu'un de *sensé* n'aurait pas rebroussé chemin pour revenir voir une *Petite Gamine Insupportable*. Je ne cille pas. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis répété cette phrase aujourd'hui. Je dois sûrement ma survie et ma victoire à ça. Non, je ne crois pas qu'elle ai une chance de reprendre l'avantage. Pour une fois, je suis *trop* sereine pour perdre. Je n'imaginais jamais dire cette phrase un jour, mais comme le dit le dicton; *l'impossible est possible*. Je ne me retourne pas vers Elle, si elle souhaite parler, je l'attend, je ne briserai pas le Silence pour rien.
Elle passe devant moi, me faisant signe qu'elle ne me laissera pas passer et elle plonge ses yeux dans les miens. Je soutient son regard, mais j'ai l'impression qu'elle transperce tout mon être avec ses iris. Mon visage ne laisse passer aucune émotion, je l'analyse elle. Que compte-t-elle me faire ? Il y a trop de gens ici pour qu'elle tente quoi que ce soit. D'un geste discret, je vérifie que ma baguette est toujours accessible, plongée dans ma robe verte et argent. *Juste au cas où* me dis-je pour me rassurer. Je ne la connais pas, et je ne sais pas de quoi elle est capable. Si elle a cru être *l'amie de Carry* à un moment, c'est forcément pour une bonne raison. Elle est peut-être aussi impulsive et borné que Carry au final. *Répète ce que tu viens de dire*. Est-elle en train de me donner un ordre ? Comment veut-elle que je réponde à sa question, alors qu'elle sait très bien que les mots sont sortis tout seul, instinctivement et qu'il me serait impossible de les ressortir exactement de la même manière ? Elle veut me faire tomber, me pousser depuis le bord du gouffre pour que je tombe. Chuter en beauté. Je vois déjà son sourire satisfait d'avoir gagné, sans une once de remord. *Je crois qu'elle est pire que Delphillia finalement*. Je ne montre pas à quel point je suis décontenancée. Bristyle me réserve bien des surprises on dirait...
— Ne fais pas la sourde oreille Bristyle... Mais si tu veux que je répète, j'accepte avec bienveillance de gâcher ma salive pour une fille comme toi.
C'est ma seule chance. Si je veux l'écraser, il faut que je sois encore plus folle qu'elle. Peu importe qu'elle croit que je sois suicidaire ou juste bien trop fière pour m'arrêter, le résultat sera le même.
— J'ai dit que t'étais lâche. T'es lâche et t'es faible en prime. Ah oui, j'ai oublié de dire que t'étais pire que moi niveau impulsivité. Tu bats tous les records.
J'arbore à présent un sourire satisfait. Bridtyle n'a qu'à bien se tenir, je suis gonflée à bloc, prête à gagner un deuxième round...
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Elle passe devant moi, me faisant signe qu'elle ne me laissera pas passer et elle plonge ses yeux dans les miens. Je soutient son regard, mais j'ai l'impression qu'elle transperce tout mon être avec ses iris. Mon visage ne laisse passer aucune émotion, je l'analyse elle. Que compte-t-elle me faire ? Il y a trop de gens ici pour qu'elle tente quoi que ce soit. D'un geste discret, je vérifie que ma baguette est toujours accessible, plongée dans ma robe verte et argent. *Juste au cas où* me dis-je pour me rassurer. Je ne la connais pas, et je ne sais pas de quoi elle est capable. Si elle a cru être *l'amie de Carry* à un moment, c'est forcément pour une bonne raison. Elle est peut-être aussi impulsive et borné que Carry au final. *Répète ce que tu viens de dire*. Est-elle en train de me donner un ordre ? Comment veut-elle que je réponde à sa question, alors qu'elle sait très bien que les mots sont sortis tout seul, instinctivement et qu'il me serait impossible de les ressortir exactement de la même manière ? Elle veut me faire tomber, me pousser depuis le bord du gouffre pour que je tombe. Chuter en beauté. Je vois déjà son sourire satisfait d'avoir gagné, sans une once de remord. *Je crois qu'elle est pire que Delphillia finalement*. Je ne montre pas à quel point je suis décontenancée. Bristyle me réserve bien des surprises on dirait...
— Ne fais pas la sourde oreille Bristyle... Mais si tu veux que je répète, j'accepte avec bienveillance de gâcher ma salive pour une fille comme toi.
C'est ma seule chance. Si je veux l'écraser, il faut que je sois encore plus folle qu'elle. Peu importe qu'elle croit que je sois suicidaire ou juste bien trop fière pour m'arrêter, le résultat sera le même.
— J'ai dit que t'étais lâche. T'es lâche et t'es faible en prime. Ah oui, j'ai oublié de dire que t'étais pire que moi niveau impulsivité. Tu bats tous les records.
J'arbore à présent un sourire satisfait. Bridtyle n'a qu'à bien se tenir, je suis gonflée à bloc, prête à gagner un deuxième round...
On peut dire que je m'attendais à tout sauf ça, quand j'ai débuté la Danse, mais je crois que ça devais se passer ainsi.
Je crois que ma protégée prend un peu trop la confiance, j'ai peur qu'elle se brûle rapidement les ailes...
Malgré cela, je crois qu'elle survivra quoi qu'il arrive, Aelle n'est qu'un combat parmi tant d'autres pour Erza.
Je crois que ma protégée prend un peu trop la confiance, j'ai peur qu'elle se brûle rapidement les ailes...
Malgré cela, je crois qu'elle survivra quoi qu'il arrive, Aelle n'est qu'un combat parmi tant d'autres pour Erza.
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Ouragan d'orgueil
« Ne fais pas la sourde oreille, Bristyle… »
Mon souffle se bloque dans ma gorge. La voix de la fille me parait lointaine, auréolée d’un brouillard qui m’empêche d’en saisir toutes les subtilités ; j’entends les mots, je les reconnais mais je ne les comprends. Ou plutôt, je ne souhaite pas les comprendre. La seule chose que je ressens, et je la ressens avec une force dévastatrice, ce sont mes émotions. Je ne sais pas exactement d’où elles viennent. Je ne comprends pas comment ni pourquoi une fille comme elle, une inconnue, une gamine parvient à me faire ressentir des choses aussi fortes. Je sais qu’elle n’est rien pour moi, demain elle n’existera plus dans mon esprit, elle aura disparu, Autre parmi les Autres. Mais aujourd’hui se mélangent dans ma tête mes souvenirs liés à Delphillia, Harrison, Loewy, je me souviens de ma rage de la semaine passée, quand j’ai tout détruit dans la Salle sur demande, je me souviens du bien fou que la libération de ma magie m’a fait. Plonger toute entière dans ma colère, dans ma rage… Merlin, je doute avoir connu chose plus agréable de toute ma vie… Et aujourd’hui, aujourd’hui il y quelque chose qui grandit dans mon corps, quelque chose qui se fiche d’être dans un couloir fréquenté, au beau milieu de l’école, à une heure à laquelle un professeur peut aisément tomber sur nous.
« Mais si tu veux que je répète… »
Arrête, s’il-te-plait.
J’ai vaguement conscience des battements de mon coeur qui ralentit. Auparavant si rapide, le rythme devient languissant. Lent. Lourd. Chaque coup m’enfonce plus loin encore dans la rage ahurissante qui me coupe peu à peu du monde.
« … j’accepte avec bienveillance de gâcher ma salive pour… »
La chaleur me dévore. Elle ne provient pas de mon corps, ni même de mes émotions. Ma magie grouille à l’intérieur de moi, je la sens là, tout contre ma peau, c’est difficile à décrire. Comme si elle voulait s’échapper. Je transpire ma magie. C’est désagréable. Ou agréable. Je ne sais plus très bien. Je sais que mes doigts sont moites autour du bois de ma baguette magique ; ils me démangent, j’ai envie de la brandir, de crier un sortilège et de me libérer de ce poids invisible qui m’enferme dans ma prison de colère.
« J’ai dit que t’étais lâche. »
Elle n’arrête pas, bordel. Et plus elle parle, plus j’oublie la raison pour laquelle je suis censée me contrôler, me contenir. Plus j’oublie pourquoi je ne devrais pas céder à mes pulsions. Et plus je prends conscience que je n’ai aucune envie de résister, absolument aucune envie. J’oscille au bord d’un étrange gouffre. Que dois-je suivre ? Mes envies ou ma raison ? Cette dernière me dicte de me retenir, surtout après que Carry Harrison ait été rappelée à mon bon souvenir — je n’ai que douloureusement conscience que les punitions de Kristen Loewy peuvent être douloureuses. Ma vieille peur geint encore au fond de ma tête, la peur qui tenaillait la Aelle de Troisième année : *elle peut t’faire ce qu’elle veut, te virer dès qu’elle en aura envie, dès que tu déconneras* — mes précédentes conversations avec la grande femme ne me permettent pas d’oublier cette vieille peur, peu importe que nous ne soyons plus une élève et sa directrice depuis un certain temps. Et à côté de ça… À côté de ça, j’ai tellement de mal à résister à cette colère qui s’élève dans mon coeur. J’ai envie de me lâcher, j’en ai assez de me retenir. De retenir mes pensées. *... lui faire du mal*. De museler mes envies. *... la faire…*. De refuser de regarder en face… *acuo* … la couleur que prend… *exploser en mille* … mes envies… *morceaux sanguinolents*.
« Aelle… »
C’est tellement injuste ! J’ignore aisément la toute petite voix de Zikomo qui murmure à mon oreille. C’est injuste que je doive me contenir, me contrôler alors que cette petite merdeuse l’ouvre exprès pour me faire sortir de mes gonds ! Pourquoi devrais-je contrôler ma magie, m’empêcher de lui lancer le sortilège que j’ai en tête alors qu’elle ne fait rien pour se retenir, elle ? C’est injuste !
Au bout de mon bras, ma baguette crépite doucement et remonte le long de ma peau un long frisson glacé qui fait se tordre d’angoisse, ou d’envie, mes entrailles.
« Aelle ! »
La voix de Zikomo se fait plus pressante. Je l’ignore, encore. Alors le Mngwi saute de mon épaule et atterrit sur la pierre du château, si loin de moi. Ce n’est pas la frustration qui le fait fuir, je le sais. C’est ma magie. Il la sent, évidemment qu’il la sent. Du coin de l’oeil, je le vois qui tourne en rond, inquiet, les oreilles plaquées sur le crâne. Il n’a pas le temps d’intervenir. Qu’aurait-il dit, de toute façon ? Mon vieil ami n’a jamais rien pu m’ordonner. Tout au plus me conseille-t-il, quand je prends soin de l’écouter. Mais il n’a jamais pu m’interdire quoi que ce soit, jamais pu me contrôler, et n’a d’ailleurs jamais tenté de le faire, Merlin merci. Aujourd’hui, il se contente de s’éloigner, parce qu’il sait très bien ce qui va arriver.
Et qui arrive effectivement.
Un mouvement fluide et ma baguette se retrouve pointé sur la Serpentard. Alors je souffle, le regard braqué dans le sien, le sortilège que j’ai en tête depuis quelques secondes :
« Acu… »
Une pensée soudaine, comme un coup dans l’estomac : le souvenir d’une baguette qui se brise en deux. Mon souffle s’active comme une vieille locomotive et pour la seconde fois, mon regard se tourne vers Zikomo qui m’observe avec une crainte que je ne connais que trop bien. La crainte de me voir faire quelque chose que je risque de regretter. Mes mâchoires se serrent l’une contre l’autre, si fort qu’une douleur explose dans mes dents. Je ramène mon regard noirci par mon monstre de rage sur ma victime et laisse mon esprit prendre une direction bien moins dangereuse et bien moins agréable aussi, ce genre de direction que ne permet pas d’apaiser la grande colère qui gronde en moi et qui permet encore moins de repaître ce monstre qui a besoin de violence pour s'endormir.
« Silencio. »
Simple, efficace, frustrant.
« Fais attention, grogné-je d’une voix blanche, rendue grave par ma colère et sifflante par le foutu mal que j’ai à me contrôler. La prochaine fois, tu ne t’en sortiras pas aussi bien. Je te le jure, insisté-je en m’approchant d’un pas d’elle, enfonçant mes yeux dans les siens comme si je pouvais les lui arracher par ma seule volonté, manque-moi encore une seule fois de respect et tu le regretteras. »
Et je me détourne une nouvelle fois, incapable de faire autrement que de choisir la fuite parce que si je ne fuis pas, je vais repartir en arrière et lui exploser le crâne, peu importe comment je le fais. Mon corps entier tremble, mon esprit frissonne. J’ai envie d’exploser, j’en ai besoin. Je pense à la Salle sur demande qui a déjà été témoin une fois d’une explosion de ce genre — c’était si agréable. Mais si Delphillia mérite que j’explose de la sorte, c’est Delphillia après tout, cette gamine ne le mérite absolument pas. Alors j’essaie de tout ravaler, de tout consigner à l’intérieur de moi. Mais pour le moment, je tremble encore, pour le moment je n’y arrive pas. Déjà m’enfuir.
J’entends les pattes de Zikomo qui gambadent dans mon dos. Il me rejoint mais garde le silence et ne grimpe pas sur mon épaule. Je crois que mon comportement lui déplaît. Et je crois que je n’en ai absolument rien à faire.
Je m'excuse pour cet aberrant retard et te remercie pour le défi qu'a été l'écriture de ce texte !
Erza est complètement inconscience et Aelle carrément flippante — rien ne va.
Mon souffle se bloque dans ma gorge. La voix de la fille me parait lointaine, auréolée d’un brouillard qui m’empêche d’en saisir toutes les subtilités ; j’entends les mots, je les reconnais mais je ne les comprends. Ou plutôt, je ne souhaite pas les comprendre. La seule chose que je ressens, et je la ressens avec une force dévastatrice, ce sont mes émotions. Je ne sais pas exactement d’où elles viennent. Je ne comprends pas comment ni pourquoi une fille comme elle, une inconnue, une gamine parvient à me faire ressentir des choses aussi fortes. Je sais qu’elle n’est rien pour moi, demain elle n’existera plus dans mon esprit, elle aura disparu, Autre parmi les Autres. Mais aujourd’hui se mélangent dans ma tête mes souvenirs liés à Delphillia, Harrison, Loewy, je me souviens de ma rage de la semaine passée, quand j’ai tout détruit dans la Salle sur demande, je me souviens du bien fou que la libération de ma magie m’a fait. Plonger toute entière dans ma colère, dans ma rage… Merlin, je doute avoir connu chose plus agréable de toute ma vie… Et aujourd’hui, aujourd’hui il y quelque chose qui grandit dans mon corps, quelque chose qui se fiche d’être dans un couloir fréquenté, au beau milieu de l’école, à une heure à laquelle un professeur peut aisément tomber sur nous.
« Mais si tu veux que je répète… »
Arrête, s’il-te-plait.
J’ai vaguement conscience des battements de mon coeur qui ralentit. Auparavant si rapide, le rythme devient languissant. Lent. Lourd. Chaque coup m’enfonce plus loin encore dans la rage ahurissante qui me coupe peu à peu du monde.
« … j’accepte avec bienveillance de gâcher ma salive pour… »
La chaleur me dévore. Elle ne provient pas de mon corps, ni même de mes émotions. Ma magie grouille à l’intérieur de moi, je la sens là, tout contre ma peau, c’est difficile à décrire. Comme si elle voulait s’échapper. Je transpire ma magie. C’est désagréable. Ou agréable. Je ne sais plus très bien. Je sais que mes doigts sont moites autour du bois de ma baguette magique ; ils me démangent, j’ai envie de la brandir, de crier un sortilège et de me libérer de ce poids invisible qui m’enferme dans ma prison de colère.
« J’ai dit que t’étais lâche. »
Elle n’arrête pas, bordel. Et plus elle parle, plus j’oublie la raison pour laquelle je suis censée me contrôler, me contenir. Plus j’oublie pourquoi je ne devrais pas céder à mes pulsions. Et plus je prends conscience que je n’ai aucune envie de résister, absolument aucune envie. J’oscille au bord d’un étrange gouffre. Que dois-je suivre ? Mes envies ou ma raison ? Cette dernière me dicte de me retenir, surtout après que Carry Harrison ait été rappelée à mon bon souvenir — je n’ai que douloureusement conscience que les punitions de Kristen Loewy peuvent être douloureuses. Ma vieille peur geint encore au fond de ma tête, la peur qui tenaillait la Aelle de Troisième année : *elle peut t’faire ce qu’elle veut, te virer dès qu’elle en aura envie, dès que tu déconneras* — mes précédentes conversations avec la grande femme ne me permettent pas d’oublier cette vieille peur, peu importe que nous ne soyons plus une élève et sa directrice depuis un certain temps. Et à côté de ça… À côté de ça, j’ai tellement de mal à résister à cette colère qui s’élève dans mon coeur. J’ai envie de me lâcher, j’en ai assez de me retenir. De retenir mes pensées. *... lui faire du mal*. De museler mes envies. *... la faire…*. De refuser de regarder en face… *acuo* … la couleur que prend… *exploser en mille* … mes envies… *morceaux sanguinolents*.
« Aelle… »
C’est tellement injuste ! J’ignore aisément la toute petite voix de Zikomo qui murmure à mon oreille. C’est injuste que je doive me contenir, me contrôler alors que cette petite merdeuse l’ouvre exprès pour me faire sortir de mes gonds ! Pourquoi devrais-je contrôler ma magie, m’empêcher de lui lancer le sortilège que j’ai en tête alors qu’elle ne fait rien pour se retenir, elle ? C’est injuste !
Au bout de mon bras, ma baguette crépite doucement et remonte le long de ma peau un long frisson glacé qui fait se tordre d’angoisse, ou d’envie, mes entrailles.
« Aelle ! »
La voix de Zikomo se fait plus pressante. Je l’ignore, encore. Alors le Mngwi saute de mon épaule et atterrit sur la pierre du château, si loin de moi. Ce n’est pas la frustration qui le fait fuir, je le sais. C’est ma magie. Il la sent, évidemment qu’il la sent. Du coin de l’oeil, je le vois qui tourne en rond, inquiet, les oreilles plaquées sur le crâne. Il n’a pas le temps d’intervenir. Qu’aurait-il dit, de toute façon ? Mon vieil ami n’a jamais rien pu m’ordonner. Tout au plus me conseille-t-il, quand je prends soin de l’écouter. Mais il n’a jamais pu m’interdire quoi que ce soit, jamais pu me contrôler, et n’a d’ailleurs jamais tenté de le faire, Merlin merci. Aujourd’hui, il se contente de s’éloigner, parce qu’il sait très bien ce qui va arriver.
Et qui arrive effectivement.
Un mouvement fluide et ma baguette se retrouve pointé sur la Serpentard. Alors je souffle, le regard braqué dans le sien, le sortilège que j’ai en tête depuis quelques secondes :
« Acu… »
Une pensée soudaine, comme un coup dans l’estomac : le souvenir d’une baguette qui se brise en deux. Mon souffle s’active comme une vieille locomotive et pour la seconde fois, mon regard se tourne vers Zikomo qui m’observe avec une crainte que je ne connais que trop bien. La crainte de me voir faire quelque chose que je risque de regretter. Mes mâchoires se serrent l’une contre l’autre, si fort qu’une douleur explose dans mes dents. Je ramène mon regard noirci par mon monstre de rage sur ma victime et laisse mon esprit prendre une direction bien moins dangereuse et bien moins agréable aussi, ce genre de direction que ne permet pas d’apaiser la grande colère qui gronde en moi et qui permet encore moins de repaître ce monstre qui a besoin de violence pour s'endormir.
« Silencio. »
Simple, efficace, frustrant.
« Fais attention, grogné-je d’une voix blanche, rendue grave par ma colère et sifflante par le foutu mal que j’ai à me contrôler. La prochaine fois, tu ne t’en sortiras pas aussi bien. Je te le jure, insisté-je en m’approchant d’un pas d’elle, enfonçant mes yeux dans les siens comme si je pouvais les lui arracher par ma seule volonté, manque-moi encore une seule fois de respect et tu le regretteras. »
Et je me détourne une nouvelle fois, incapable de faire autrement que de choisir la fuite parce que si je ne fuis pas, je vais repartir en arrière et lui exploser le crâne, peu importe comment je le fais. Mon corps entier tremble, mon esprit frissonne. J’ai envie d’exploser, j’en ai besoin. Je pense à la Salle sur demande qui a déjà été témoin une fois d’une explosion de ce genre — c’était si agréable. Mais si Delphillia mérite que j’explose de la sorte, c’est Delphillia après tout, cette gamine ne le mérite absolument pas. Alors j’essaie de tout ravaler, de tout consigner à l’intérieur de moi. Mais pour le moment, je tremble encore, pour le moment je n’y arrive pas. Déjà m’enfuir.
J’entends les pattes de Zikomo qui gambadent dans mon dos. Il me rejoint mais garde le silence et ne grimpe pas sur mon épaule. Je crois que mon comportement lui déplaît. Et je crois que je n’en ai absolument rien à faire.
Je m'excuse pour cet aberrant retard et te remercie pour le défi qu'a été l'écriture de ce texte !
Erza est complètement inconscience et Aelle carrément flippante — rien ne va.
Ouragan d'orgueil
TW — Mention de mort dans le dernier paragraphe
Mes paroles font l'effet que j'espérais, même plus je crois. Mon sourire s'agrandit. Je suis donc *capable* de tenir tête à une élève plus âgée, je suis *capable* d'effrayer si je veux, je suis *capable* de faire ce que je veux si l'envie m'en prend, sans me laisser intimider par une fillette comme elle. Peut-être que je suis *folle*, peut-être pas, en tout cas je *vie*. Je m'extrait enfin de cette Peur qui m'animait, maintenant je suis dure, forte, je résiste à tout. *Y compris à toi Bristyle*. Je la vois s'étouffer mentalement — je sens qu'elle n'en peut plus — au fur et à mesure que je débite mes paroles. Je veux qu'elle s'étouffe physiquement, qu'elle voit que je ne suis pas n'importe qui. Je suis là pour la battre, l'écraser. J'ai oublié — ou presque — la vraie raison de ma présence dans ce couloir, la raison pour laquelle je suis venue voir Bristyle, et je ne sais plus pourquoi je l'insulte. Je suis là, un point c'est tout.
Soudain, je perçois une lueur nouvelle dans les yeux d'Aelle. *Qu'est-ce que*... J'ai l'impression qu'un changement est en train de s'opérer en elle. Je vois ses lèvres bouger et elle commence à prononcer quelque chose mais s'arrête avant... *qu'il ne soit trop tard visiblement*. Une de ses créatures trop bizarre lui hurle son prénom, sûrement pour lui ordonner d'arrêter, mais d'arrêter *quoi* ? Bordel je dois savoir. Quelle est cette étrange expression qu'elle arbore, j'ai l'impression que le contrôle que j'exerçais il y a quelques secondes sur la situation n'est plus qu'un souvenir lointain. Je commence à paniquer. Si je ne contrôle plus la situation, Bristyle va pouvoir redevenir elle-même — à moins que sa vraie nature soit d'être soumise aux plus jeunes... Je me sens mal tout d'un coup. *Ne le montre pas*. Je réalise alors quel sortilège Bristyle voulait me lancer. *Acuo*. Le sortilège qui provoque une douleur cuisante, atroce. *Elle est tarée cette fille par Merlin* ! J'hurle alors :
— T'es vraiment tarée comme fille ! Loewy aurait du t'...
Ma voix se bloque, j'ai l'impression que mes lèvres sont collées deux à deux.
— ... !
Aucun son ne sort. *Silencio*. C'est donc ce qu'elle a dit. *Silencio*. Comme Loewy. Sont-elles proches ? *Silencio, silencio, silencio* ! Je ne peux plus parler bordel ! Je ne peux plus l'injurier, lui hurler toutes les horreurs que je pense à son égard, tous les sentiments que j'éprouve au plus profond de moi. *Silencio*. Je prend conscience qu'elle a honte, terriblement honte que quelqu'un ose lui cracher la vérité en face, *pour une fois*. Elle a honte d'entendre la vérité de la bouche d'une petite idiote comme moi, alors elle me musèle. Oui, proche de Loewy. Comme notre *chère directrice*, elle ne veut pas entendre la vérité, elle préfère un joli mensonge. *Joli*, pas vraiment mais c'est sûrement mieux ainsi, pensent-elles. Je n'en crois pas un mot. *La vérité blesse*. Foutaises ! C'est avec la vérité qu'on avance, je l'ai vu maintes et maintes fois. *Dire la vérité n'arrange rien tu vois bien*... Tais-toi ! Elles auraient pu rajouter ça, mais leur orgueil, leur fierté les en empêchent sûrement.
Bristyle me tourne une fois de plus le dos. Elle s'en va. Elle s'en va comme une *lâche*. *Lâche, lâche, lâche* ! J'aimerai tant lui hurler encore et encore qu'elle n'est qu'une lâche, mais non, cette folle m'en empêche. Je serre si fort mes poings que mes ongles pénètrent dans mes paumes, je voudrais hurler une fois de plus mais c'est impossible. *Ahhhhhhhhhh* ! Hurler sans bruit. Je ne sais pas si ça m'aidera mais tant pis. Maintenant, je dois m'occuper d'elle. Je ne peux pas la laisser partir comme ça, pas san faire une dernière chose. Il y a bien d'autres moyens d'action autre que la parole. *Force*. Oui c'est ça, la force... Je suis puissante à ma façon. Peut-être pas aussi musclée qu'Alienor mais au moins autant que Bristyle. *Ne me sous-estime pas* que j'aurais du lui dire. Alors je cours, je cours pour la rattraper. Je me pointe devant elle le regard en feu, totalement inconsciente et sans réfléchir je lui envoie mon poing dans la figure.
*Crac*. La douleur me parcourt la main toute entière. J'ai vraiment du frapper trop fort. Je cligne des yeux, prenant alors conscience de ce que j'ai fait. Je. L'ai. Frappée. Je l'ai *abîmée*. Elle, la parfaite Aelle Bristyle, j'ai brisé son faciès si parfait en apparence. Non pas qu'elle soit réellement belle, juste le fait que j'ai abattu — à mon avis — ce rideau de perfection qu'elle s' était créé. Je plaque ma main contre ma bouche. *Force*. Pour le coup... j'y suis allée fort c'est certain. *Bordel casse toi avant qu'un préfet ou qu'un prof s' ramène* ! La survie. Je cligne à nouveau des yeux : deux choix s' offrent à moi. La fuite ou l'affrontement. La vie certaine ou la mort incertaine. J'ai vu de quoi elle était capable. *Au pire*, je dirais que je me défendait, que c'est elle qui a commencé — ce qui est vrai accessoirement — et j'essaierai de m'expliquer lorsqu'on m'aura délivrée de ce bordel de sortilège qui m'empêche de parler.
Cette discussion va trop loin, c'est certain. *Discussion* ? C'est une baston plutôt. *Acuo*. Cette fois c'est sur elle va sauter le pas. Mais, que vais-je faire quand je ne pourrais pas crier — alors que la souffrance minime comparée à ce qui pourrait m'arriver — lorsque je souffrirait le martyr ? *Je vais mourir*. Mes pieds restent collés au sol, m'obligeant sûrement à choisir la seconde option. *Je vais mourir* ! Je ne sais plus si j'ai peur ou si c'est autre chose. Mon cœur bat plus vite que jamais c'est vrai, mais est-ce de la *peur* ? Je n'en suis pas sûre. Je ne suis sûre de rien à présent. Je crois même que toutes mes suppositions n'existent plus, tout mon monde est en suspension. Il n'y a plus qu'Aelle et moi dans ce monde. Moi et Aelle. Liées dans notre mort. La Mort. Ce n'est pas la première — et sûrement pas la dernière — fois que j'y pense, *sérieusement*. Aelle est capable de me tuer, j'en suis persuadée à présent. *J'veux, j'veux pas mourir*... Je fourre ma main blessée dans ma poche dans laquelle se trouve ma baguette, et je me tiens prête à dégainer, faisant abstraction au fait que ma main saigne... *Montre lui qui est la plus forte* ! Non. Je ne veux pas, je veux juste *Vivre*.
À mon tour de m'excuser pour le retard...
Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas ce qui est en train de se passer mais j'ai peur. J'ai peur pour ma Gamine, j'ai peur de la suite, mais en même tant j'ai hâte.
Promet moi de ne pas trop abîmer ma Gamine s' il te plait... Elle est résistante, mais je crois que ça la dépasse complètement...
Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas ce qui est en train de se passer mais j'ai peur. J'ai peur pour ma Gamine, j'ai peur de la suite, mais en même tant j'ai hâte.
Promet moi de ne pas trop abîmer ma Gamine s' il te plait... Elle est résistante, mais je crois que ça la dépasse complètement...
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Ouragan d'orgueil
TW : Description graphique (sang, violence physique). Violence, pensées violentes.
Ma tête part violemment en arrière.
La douleur explose au niveau de mon menton et de mes lèvres. Ça pulse comme un putain de coeur là-dedans. À chaque battement, ma peau semble s’étirer et s’écrabouiller. *Bordel*. C’est le vide complet dans mon esprit. Une lande déserte sur laquelle ne souffle pas le moindre vent. Je devine plus que je ne sens mon bras qui se lève, mes doigts qui tâtent ma peau ; je grimace au contact et gémis malgré moi, fermant les yeux pour épargner au monde la venue des larmes. La tête baissée dans la main, tenue à l’écart du monde par la barrière de mes paupières, mon esprit recommence doucement à balbutier. Je ne pense pas grand chose. Je me sens seulement complètement perdue. J’aimerais disparaître, disparaître en un claquement de doigts, transplaner très loin d’ici, à la maison, dans un endroit ou rien ni personne ne peux m’attendre. J’aimerais être seule, s’il-vous-plait, pour ne plus subir l’injustice de cette vie.
*C’est pas juste…*.
Première pensée concrète. Je relève doucement les yeux et tombe dans un océan aux reflets chatoyants. C’était donc elle, la Serpentard ? Les morceaux du puzzle s’assemblent rapidement et le résultat final ne fait qu’accentuer ma pensée. Pourquoi ? C’est tellement injuste ! Elle est venue jusqu’ici malgré le sortilège qui lui scelle les lèvres et m'a balancé son poing dans la gueule. Mes yeux dégringolent jusqu’à sa main, celle qui cache sa bouche, avant de tomber plus bas encore, sur ces phalanges rouges — la couleur parle d’elle-même, ces phalanges sont coupables de m’avoir percutée et envoyé un coup comme on me l’a rarement fait. La boule dans ma gorge s’intensifie et je déglutie péniblement.
Il se passe tout un tas de choses là-dedans. Tout un tas d’émotions enflent et grouillent. Mon coeur est un dépotoir dans lequel se mêlent frustration et colère, rage et peine. Des émotions visqueuses qui serpentent et s’entremêlent, qui se mélangent et se nourrissent mutuellement jusqu’à devenir une masse compacte et tremblante qui se loge tout à l’intérieur de mon ventre. Et alors je la sens qui s’insinue perfidement vers ma conscience. Je la laisse venir. Je la laisse s’installer. Ce n’est pas une rage explosive. Elle est sourde, silencieuse. Et elle m’écrase avec plus de force encore que celle que je ressentais précédemment. Plus forte encore que celle ressenti avec Delphillia. Dans mon corps silencieux, elle feule doucement, pourtant pas une seule de mes cellules ne manquent la haine viscérale qui se cache dans sa voix.
La situation m’apparaît très clairement. Je sais exactement où je suis et ce que j’ai envie de faire. Je suis lucide : je suis dans un couloir de l’école de Poudlard et j’ai envie de faire mal à cette fille. J’en ai envie et je vais le faire. Je le sens. Ma magie grouille au bout de mes doigts enroulés sur ma baguette magique. Il me suffirait de la lever et alors je pourrais faire ce que je veux d’elle, lui faire tellement de mal qu’elle s’en arracherait les cordes vocales à crier vainement, je pourrais la briser en deux sans la toucher, je pourrais m’infiltrer dans son corps et faire exploser ses veines, l’ouvrir de haut en bas et—
D’abord, le sang coule
et alors elle ne pourrait plus rien dire, plus rien faire. Elle se sentirait bien conne, hein ? J’aurais le pouvoir total, je l’aurais réduite au silence, ce que j’aurais dû faire depuis bien longtemps déjà.
et finalement, le corps s’effondre au sol
Je sais que j’en suis capable. Il suffirait d’un simple sortilège. Un sortilège complètement idiot qui me ferait un tel bien ! Un plaisir monstre.
Ce n’est qu’après la mort que
Puisque j’ai le droit, n’est-ce pas ?
les organes finissent
Le droit de reprendre le contrôle, de la punir pour son irrespect, pour le mal qu’elle me fait, pour la frustration qu’elle me fait ressentir. La punir de vouloir me marcher dessus, de se croire plus forte que moi, plus puissante, plus grande.
par lamentablement glisser par terre.
Résonne dans le tout petit morceau d’esprit encore lucide de mon esprit une alarme d’urgence. Ce n’est pas l’inquiétude de voir débouler un prof ou un préfet, non. Ce n’est pas non plus le regard brillant que pose sur moi mon cher petit ami bleu, si doux, si innocent, si aimable et gentil. Non, c’est autre chose. Plus profond. Plus grand.
Oui.
J’en suis capable.
Je le sais. Je pourrais l’éviscérer là, maintenant, parce que j’en crève d’envie et que je me sens tellement frustrée et tellement en colère. Je pourrais le faire. Et après, j’irais la voir dans son bureau qui culmine à des hauteurs inatteignables et je pourrais lui répéter ce qu’elle m’a dit un jour : « Vous voulez savoir ce que je fais, quand je suis en colère ? » et je lui répondrais la vérité, comme elle m’a dit la vérité : « J’éviscère des gamines ».
Je me souviens des images qui me sont venues ce jour-là avec Loewy. Des images bestiales et sanguinaires, pleine de rage et de colère, le sang qui coule, les organes qui glissent. Je me souviens l’odeur du sang, que je ne faisais bien sûr qu’imaginer. Je me souviens de tout cela et je les superpose avec cette fille, devant moi.
J’en serais capable.
Je le sais.
*Merlin*. La boule dans ma gorge se transforme, elle prend davantage de place, se liquéfie, s’acidifie. J’ai envie de vomir. Je ferme brièvement les yeux, je fais un pas en arrière.
J’éviscère des gamines.
Je ne réfléchis pas une seule fois. Je lève ma baguette, la braque sur la Serpentard. « Stupéfix, » soufflé-je d’une voix grave. Il faut mettre fin à ça. Y mettre fin maintenant. Sans qu’aucune goutte de sang ne coule. Le sortilège fait mouche. Il me faut quelques secondes pour réussir à baisser le bras. Quelques secondes durant lesquelles je m’imagine encore aller au bout de mes pensées, de mes envies. Quelques secondes durant lesquelles je dois lutter, me battre avec moi-même, pour finalement réussir à ranger mon arme — parce qu’actuellement c’en est une — dans le revers de ma cape.
Quelques pas m’éloignent encore. Je baisse les yeux sur Zikomo qui a le regard braqué sur la fille. Je ne le sens pas mais j’imagine sans mal son coeur battre à mille à l’heure. Il lève la tête vers moi. Je tourne les yeux pour ne pas croiser les siens. Est-il capable de deviner la teneur de mes pensées ? Sait-il ? Oui, je suis certaine que oui.
Je déglutie encore une fois sans parvenir à me départir de cette envie qui vient directement de mes entrailles. Je vais dégobiller, je crois.
Je me tourne enfin vers le reste du couloir. Le reste du monde s’offre à moi. Je cille. Des élèves, ci et là. Un duo de première année et deux, trois élèves esseulés et plus âgés. Toute maisons confondues. J’analyse rapidement. Les plus jeunes sont à Gryffondor. Sans doute n’ont-ils jamais entendu parler de moi. Les plus âgés viennent de Serpentard et Poufsouffle. Mon regard se braque sur la jeune fille avec laquelle je partage ma Maison. Je ne la connais pas mais elle est suffisamment âgée pour pouvoir mettre un nom sur mon visage. Silencieusement, j’enregistre. Je stocke dans un coin de ma mémoire leur regard effaré, les mains qui glissent lentement vers la poche pour attraper une baguette dans un geste désespéré, les sourcils froncés par le mécontentement, les yeux brillant de peur et de larmes. Tout est calme dans mon esprit.
J’éviscère des gamines.
Je ne ressens pas grand chose. Je suis suffisamment concentrée pour ne rien oublier de ce que je vois. Tant mieux. Si l’affaire doit remonter à quelques oreilles d’autorité, je pourrais appeler ces gamins à la barre pour qu’ils viennent témoigner. Je suis certaine qu’ils sont là depuis le début, ou du moins pendant la partie la plus intéressante de la conversation. Ils sauront. Ils sauront que je ne suis pas en tort, que je ne suis que la terrible victime d’une injustice. Mes garde-fous. J’enregistre et me détourne.
Zikomo sur les talons, je disparais à toute vitesse. J’aurais dû dire quelque chose comme : « je vous laisse vous occuper d’elle » en riant sur un ton un peu gêné. Leur dire qu’elle m’a poussé à bout. Que je regrette mais que je les laisse gérer parce qu’elle ne voudra pas me voir à son réveil. Je pourrais protéger mes arrières, mentir, feindre. Chose dont je suis de toute façon incapable. Et je n’en ai pas la force. Je préfère disparaître entièrement et totalement. Finalement, je ne vais pas aller me défouler dans la Salle sur demande. Non, je vais aller travailler. Il faut que je rédige une dissertation pour les cours de Potions. Une dissertation, oui. C’est important, essentiel. Je vais travailler, ça ira mieux.
Je suis heureuse, malgré la teneur de ce texte oui, parce que je découvre une petite part de lumière en Aelle. Elle s'effraie elle-même. Parce qu'elle est capable de réaliser des choses vraiment terribles, certes, mais au moins elle a conscience de ça. C'est rassurant. Non ? Un petit peu ?
Bref, Erza, Erza, Erza... Ne recroise jamais Aelle s'il-te-plait parce que tu vas me la faire disjoncter.
La faute à cette grande dame pour les aspirations morbides d'Aelle qui croit qu'entendre sa directrice avouer des horreurs rend ses propres horreurs plus légitimes.
Ouragan d'orgueil
TW — Pensées Noires, évocation de Mort et mention de Sang et de Violences physiques et Morales
*Je vais mourir*. Je vois la tête d'Aelle partir vers l'arrière tandis qu'elle se met à saigner du nez. Je crois qu'elle ne prend pas tout de suite conscience de ce qui lui est arrivé. Après, vu mon état actuel je ne suis pas sûre d'être réellement apte à réfléchir. Les yeux d'Aelle me font si peur que je tremble. Son Regard me transperce de part en part, elle est en train de me tuer. Ses yeux sont si sombres que j'ai l'impression qu'elle n'a plus de pupille. Sa peau d'habitude très clair est teintée de rouge au niveau du visage, oui, je crois qu'elle va me tuer. *Qu'as-tu fait bordel* ! J'ai oublié que j'étais muette, je ne suis plus que concentrée sur chacun de ses mouvements, chacune de ses respiration, chacun de ses yeux qui me fixent. Je perçois une lueur encore différente de la précédente : elle a retrouvé sa lucidité et elle va me tuer. *J'veux pas mourir* ! Mon souffle se bloque d'un seul coup ; j'étouffe. Je ne sais pas ce qu'elle va faire — quoiqu'elle peut utiliser le sortilège qu'elle a voulu me lancer tout à l'heure — mais je sais que je vais souffrir. Cette fille est folle, et je suis une femme morte.
La Mort ; qui est-elle *vraiment* ? J'ai du mal à l'imaginer. Pourtant, ce n'est pas la première fois que je la sens. Elle est là, tapie dans l'Ombre à attendre, pour venir nous chercher. Là, où est-elle ? Derrière ce mur, adossée à cette fenêtre peut-être, peu importe elle est là. *Abrège mes souffrances Aelle. C'est la seule chose que je te demande*. Peut-être que la brunette est Legillimens ? Je crois que cela ne me surprendrait même pas à vrai dire. J'ai l'impression que les quelques minutes qui se sont écoulées depuis que j'ai hélé Aelle sont en vérité des heures. *Aelle. Bristyle*. Pour moi, c'est comme si elle avait deux noms. Et j'alterne entre ces deux noms. Aelle va me tuer, Bristyle va me tuer, c'est la même chose, dans les deux cas je vais mourir. *Mourir*. Qu'est-ce que ça fait ? J'espère que je mourrais sans souffrances, mais je crains qu'Aelle ne préfère une lente agonie durant laquelle j'entendrai son rire, son rire de sorcière.
D'un seul coup, alors que je suis encore dans mes réflexions morbides, Aelle pointe sa baguette sur moi. Je cligne des yeux et j'ai juste le temps de voir le jet de magie me percuter de plein fouet que je viens m'écraser contre le mur derrière. Mes yeux se ferment, à peine après avoir vu la cape de Bristyle voler, signe qu'elle s'enfuit.
Flashback — Stupéfix
J'ouvre les yeux, et j'ai l'impression d'être sourde à cause du brouhaha qui règne autour de moi. *Est-ce ça l'enfer* ? Soudain, je vois une fillette sur le sol, elle ressemble à... *Scary*. Que fait-elle en enfer ? Et pourquoi l'enfer est... le Manoir. Alors je comprend. Je ne suis pas morte, je suis dans un de mes souvenirs. *L'été 45*. Oui c'est ça, la fête, l'accident, et puis plus rien. Le voilà l'accident. Je ne me souviens pas de tout, mais ça doit donc être la fin, *ça*. *Stupéfix*. Norman m'a stupéfixiée. Pourquoi ? Pourquoi toute cette pagaille ? Et puis Fred, il est à mes côtés, avec... Maman. Elle me sert contre elle, on pourrait croire que je dors simplement. Une larme coule sur sa joue.
Présent
— Erza ! Erza réveille toi ! Qu'est-ce qui s'est passé, dis moi ce qu'il s'est passé !
Mes paupières sont tellement alourdies que ça me demande un effort surhumain simplement pour ouvrir les yeux. Je distingue la silhouette de Galadriel qui est penchée sur moi. Elle tente de me redresser tant bien que mal. Ma tête me lancine, je vois tout flou. *Aelle, elle est parti*. Cette fois je ne dois pas oublier. Je lève ma main voulant montrer à mon amie que je ne peux pas parler, mais je me rappelle alors le coup de poing que j'ai donné à la Poufsouffle, et donc l'état de ma main... Je me force à lever l'autre bras, et je lui désigne mes lèvres. Elle comprend immédiatement et me libère de mon emprise. J'entr'ouvre la bouche mais je ne parviens pas à parler correctement. Je tente de me lever mais Galadriel me retient.
— Pas question ! Tu as vu l'état dans lequel tu es ! Je vais t'emmener à l'infirmerie, attend moi ici.
Je ne parviens même pas à acquiescer mais elle n'attend pas de réponse de ma part. Je dois partir d'ici avant qu'elle revienne. Je m'appuie contre le mur et je parviens non sans difficulté à me remettre debout. Je mords ma lèvre inférieure pour éviter d'hurler, et je tente de me diriger vers les toilettes des filles, afin de voir dans quel état je suis. Je tente d'accélérer le pas afin d'être sûre de semer Galadriel mais mon corps me fait trop souffrir pour que je puisse y parvenir. Au toilettes, je trouverais bien quelqu'un qui m'aidera sans me poser trop de questions, et puis ma blessure n'est que superficielle... *Je l'espère. En tout cas pas question d'aller à l'infirmerie*. Personne ne doit savoir pour Aelle et moi. *Personne*. Je me vengerais, je le jure, nous n'en avons pas fini, mais là, maintenant je dois m'occuper de ma main...
Moi aussi je suis heureuse Plume, j'ai aimé Danser avec toi, malgré la tournure des évènements.
— FIN —
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049