Fais moi voir ta peur !
Vendredi deux novembre deux-mille-quarante-six — DCFM
En temps *normal*, on peut dire que j'apprécie particulièrement les cours de Défense contre les Forces du mal, mais aujourd'hui, je crois que tout va mal se passer. C'est sûrement — forcément — à cause du sujet du jour qui concerne les Epouvantards. Je ne peux pas accepter de dévoiler ma plus grande peur devant tous ces Autres, alors que je ne la connais pas moi-même. Fred m'a dit qu'aloes qu'il croyait savoir ce que c'était, il a été surpris de découvrir une toute autre chose alors je ne veux pas risquer d'imaginer quelque chose qui va changer dès l'instant où le monstre va sortir de l'armoire. Malgré mon stress, je ne compte pas être en retard et j' arrive à me trouver une place plutôt pas mauvaise, à côté de Renn. Je ne la connais pas très bien, mais j'aime beaucoup son prénom, et sa peau dont la couleur rayonne — je trouve. Je ne suis pas attirée par elle, mais je la trouve jolie. *Ivy est plus belle*. Mes pensées semblent s' embrumer d'un seul coup... Je lui tend un sourire que je ponctue d'un — Salut ! amical.
Miss Valerion explique le déroulé du cours et la présence du professeur de Soin aux créatures magiques, avant de lancer la partie pratique. Mon coeur se met à battre la chamade tandis que je me glisse devant Renn dans la file. *Surtout ne pas passer en première, avec de la chance tu passeras pas* me soufflais-je en tentant en vain de ma calmer. Je remarque que peu — voir personne — de gens semblent à l'aise. *Ils cachent leurs peurs à tous les coups* poursuivis-je. Les élèves défilent, et je me rend bien vite à l'évidence : sachant que nous avons quatres — longues — heures de cours, je vais forcément passer. Tremblante, je fais volte-face vers Renn et je m'adresse à elle d'un ton suppliant :
— Dis Renn... Tu veux pas passer d'vant moi par hasard ? J' me... j' me sens pas bien là. J'ai... juste besoin de passer plus tard.
Pitoyable. Mon refus de la fatalité se révèle pitoyable. Si Renn ne remarque pas à quel point je suis paniquée, c'est qu'elle doit être aussi bête que les filles comme Britanny ou Dorothy. Je ne comprend pas réellement pourquoi je m'adresse de cette façon à Renn, sachant qu'on ne se connaît pratiquement que par les cours, mais j'arrête de gaspiller mes pensées pour si peu. J'ai besoin d'aide, et je ne vais certainement pas m'adresser à Samy ou à Miss Valerion. Même si je m'entend mieux avec Scary, je ne vais pas lui faire le plaisir de me confier *gentiment* à elle. *Faut pas exagérer non plus*.
Je refuse de tourner mon visage vers les Epouvantard des Autres, je sais que sinon je n'ai aucune chance de parvenir jusqu'à l'armoire. Je dois garder mon calme qu'il m'a dit, *peuh*, c'est facile pour lui qui est en cinquième année... Je me promet d'aller voir Fred après le cours — si je ressors vivante — pour qu'il m'explique en quoi c'est *facile*. Nan mais j'vous jure...
@Renn Saeunn à toi
J'espère que la mention de la présence de ton personnage comme voisine d'Erza ne te gêne pas, sinon préviens moi !
J'espère que la mention de la présence de ton personnage comme voisine d'Erza ne te gêne pas, sinon préviens moi !
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Fais moi voir ta peur !
Renn était tiraillée entre deux sentiments. Deux sentiments paradoxaux, qui plus sont. Et elle ne savait pas quoi en penser de tout cela.
D'une part, elle était heureuse d'être là, à ce cours de DCFM qu'elle avait attendu depuis le début de sa première année. Les Épouvantards... Elle trouvait ces créatures fascinantes, leur faculté à pouvoir se transformer en la plus grande peur de la personne face à elles... Et depuis qu'elle avait découvert leur existence, apprenant par la même occasion qu'elle allait les affronter cette année là, elle avait hâte d'être à ce cours. C'était sa curiosité qui parlait là-dedans, sa curiosité qui la poussait à vouloir découvrir sa plus grande peur, même si elle avait une petite idée de ce qu'elle pouvait être, ou du moins ce qu'elle pouvait représenter.
D'autre part, il y avait ce besoin de tout contrôler qui remontait. Ce besoin qui... se transformait en peur ? Oui. Cette peur de perdre le contrôle, alors. Cette peur qui avait commencé à apparaître réellement lorsqu'elle avait six ans, que la Magie venait de débarquer dans sa vie, de couler dans ses veines de façon bien réelle, et non plus cachée comme avant. Elle Renn savait très bien que lorsqu'elle se trouverait devant l'Épouvantard, elle risquait de paniquer.
Mais malgré tout cela, elle avait hâte d'y être, ou plutôt, hâte de découvrir cette créature qui l'intriguait tant. Parce que oui, elle était déjà installée, attendant plus ou moins patiemment que Miss Valerion, accompagnée de Samy, commence son cours.
- Salut ! répondit-elle à Erza lorsque cette dernière s'assit à côté d'elle.
En tournant la tête pendant les explications, Renn remarqua que quasiment personne ne semblait à l'aise. Il n'y avait qu'elle -dans son champs de vision- qui semblait sereine, presque désintéressée. Enfin, ça c'était habituel, elle ne renvoyait jamais l'impression d'être intéressée par quelque chose.
- Euh, oui si tu veux ça me dérange pas
La petite retourna son attention sur les Épouvantards des autres, avant de se tourner une nouvelle fois vers la Serpentard, les sourcils légèrement froncés. Elle n'allait pas laisser Erza comme ça, parce que même si elle passait après Renn, son état ne se sera pas amélioré.
- Mais va voir Samy si t'es vraiment pas bien, tu vas pas passer dans cet état, si tu veux je viens avec toi !
D'une part, elle était heureuse d'être là, à ce cours de DCFM qu'elle avait attendu depuis le début de sa première année. Les Épouvantards... Elle trouvait ces créatures fascinantes, leur faculté à pouvoir se transformer en la plus grande peur de la personne face à elles... Et depuis qu'elle avait découvert leur existence, apprenant par la même occasion qu'elle allait les affronter cette année là, elle avait hâte d'être à ce cours. C'était sa curiosité qui parlait là-dedans, sa curiosité qui la poussait à vouloir découvrir sa plus grande peur, même si elle avait une petite idée de ce qu'elle pouvait être, ou du moins ce qu'elle pouvait représenter.
D'autre part, il y avait ce besoin de tout contrôler qui remontait. Ce besoin qui... se transformait en peur ? Oui. Cette peur de perdre le contrôle, alors. Cette peur qui avait commencé à apparaître réellement lorsqu'elle avait six ans, que la Magie venait de débarquer dans sa vie, de couler dans ses veines de façon bien réelle, et non plus cachée comme avant. Elle Renn savait très bien que lorsqu'elle se trouverait devant l'Épouvantard, elle risquait de paniquer.
Mais malgré tout cela, elle avait hâte d'y être, ou plutôt, hâte de découvrir cette créature qui l'intriguait tant. Parce que oui, elle était déjà installée, attendant plus ou moins patiemment que Miss Valerion, accompagnée de Samy, commence son cours.
- Salut ! répondit-elle à Erza lorsque cette dernière s'assit à côté d'elle.
En tournant la tête pendant les explications, Renn remarqua que quasiment personne ne semblait à l'aise. Il n'y avait qu'elle -dans son champs de vision- qui semblait sereine, presque désintéressée. Enfin, ça c'était habituel, elle ne renvoyait jamais l'impression d'être intéressée par quelque chose.
- Euh, oui si tu veux ça me dérange pas
La petite retourna son attention sur les Épouvantards des autres, avant de se tourner une nouvelle fois vers la Serpentard, les sourcils légèrement froncés. Elle n'allait pas laisser Erza comme ça, parce que même si elle passait après Renn, son état ne se sera pas amélioré.
- Mais va voir Samy si t'es vraiment pas bien, tu vas pas passer dans cet état, si tu veux je viens avec toi !
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
Fais moi voir ta peur !
Je me demande si je fais bien de rester là alors que tout le monde peut voir que je suis paniquée. Enfin, peut-être seulement les élèves proches de moi dans la salle — quoique — mais quand même... Renn me laisse gentiment passer derrière elle mais pour mon plus grand malheur cette dernière remarque que je ne me sens pas spécialement bien... D'un côté j'ai terriblement envie d'affronter ma peur, mais d'un autre côté... Je me passerais bien des regards moqueurs des Autres. Je ne veux pas qu'ils sachent que j'ai peur de bien des choses, même si j'essaye de le cacher la plupart du temps. J'ai peur que l'Epouvantard se transforme en Aelle. En Papa. Si c'est le cas, je suis sûre de rater l'exercice.
La voix de Renn me tire de ma torpeur et je sursaute. *Aller voir un adulte*. Même si j'apprécie Samy, je n'ai pas vraiment envie de me confier à lui. Je veux garder ma peur pour moi, moins il y a de personnes au courant mieux je me porterai. Tentant d'arborer une figure à peu près présentable — ce qui se révèle être un échec total — je répond à Renn.
— Nan nan ça va. Vraiment.
*Pas*. L'important dans ces cas là, c'est les apparences. Sauver les apparences me paraît être un bon objectif à l'heure actuelle. Malheureusement, la queue se réduit de plus en plus, et il n'y a plus que deux personnes — en comptant Renn — entre l'épouvantard et moi. Je prend un grande inspiration et je ferme les yeux quelques secondes. *Affronte ta peur. Ça ne peut pas être pire que les Autres*. Je prend mon courage à deux mains et je décide de passer lorsque ce sera mon tour. Je suis douée. J'ai toute mes chances. Peut importe la forme qu'il prendra, je réussirais. *Tu es puissante. Ne l'oublie pas*. C'est ce que m'a dit ma mère avant de reprendre le train avant de rentrer à Poudlard après les vacances. *Puissante et forte* sont les deux dernières paroles qu'elle a prononcé à mon égard. Ce souvenir me redonne du courage tandis que l'élève devant Renn effectue son test.
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
La voix de Renn me tire de ma torpeur et je sursaute. *Aller voir un adulte*. Même si j'apprécie Samy, je n'ai pas vraiment envie de me confier à lui. Je veux garder ma peur pour moi, moins il y a de personnes au courant mieux je me porterai. Tentant d'arborer une figure à peu près présentable — ce qui se révèle être un échec total — je répond à Renn.
— Nan nan ça va. Vraiment.
*Pas*. L'important dans ces cas là, c'est les apparences. Sauver les apparences me paraît être un bon objectif à l'heure actuelle. Malheureusement, la queue se réduit de plus en plus, et il n'y a plus que deux personnes — en comptant Renn — entre l'épouvantard et moi. Je prend un grande inspiration et je ferme les yeux quelques secondes. *Affronte ta peur. Ça ne peut pas être pire que les Autres*. Je prend mon courage à deux mains et je décide de passer lorsque ce sera mon tour. Je suis douée. J'ai toute mes chances. Peut importe la forme qu'il prendra, je réussirais. *Tu es puissante. Ne l'oublie pas*. C'est ce que m'a dit ma mère avant de reprendre le train avant de rentrer à Poudlard après les vacances. *Puissante et forte* sont les deux dernières paroles qu'elle a prononcé à mon égard. Ce souvenir me redonne du courage tandis que l'élève devant Renn effectue son test.
Je suis désolée pour le retard...
Si ça ne te pose pas de problème, c'est à Renn d'effectuer sa première tentative
Si ça ne te pose pas de problème, c'est à Renn d'effectuer sa première tentative
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Fais moi voir ta peur !
Le "non ça va" d'Erza avait beau être tout sauf convainquant, Renn le sentait quand même un minimum que ça n'allait pas, elle ne dit rien, préférant se concentrer puisque la file diminuait de plus en plus. Alors elle haussa les épaules, se détournant de la Serpentard pour fixer les cheveux de la fille devant elle. Plus qu'une personne, la fille, et c'était à elle ! Enfin ! Elle allait découvrir sa plus grande peur ! Renn en trépignait presque d'impatience. Mais elle se forçait à respirer, à créer la petite bulle qu'elle s'imaginait lorsqu'elle devait lancer les sorts qu'elle ne maîtrisait pas encore complètement. Et puis, même lorsqu'elle les maîtrisait, elle se la créait, cette petite bulle dans sa tête, bloquant l'accès à toutes les autres pensées, tous les autres bruits parasites autours d'elle. Ainsi, elle finissait concentrée comme jamais, et les trois quarts du temps, son sort réussissait ! Enfin, seulement si elle n'avait pas omis un détail dans la gestuelle, la visualisation ou la formule, ou même les sentiments, cela valait de soi.
En attendant son tours, toujours dans sa bulle, Renn se remémorait les étapes pour lancer Riddikulus. Elle visualisait la gestuelle, entendait la formulation, ressentait les sentiments, s'imaginait la visualisation... Tout ça, alors qu'elle ne passait pas encore, qu'elle était enfermée dans sa petite bulle incassable, que personne ne pourrait perforer, que personne ne pourrait infecter, que personne ne pourrait envahir. C'était sa bulle, à elle seule. Personne ne rentrait. Personne n'avait le droit de rentrer. C'était son jardin secret, en quelque sortes, qui ne servait que lorsqu'elle devait lancer des sorts. C'était l'endroit dans son esprit où l'entièreté de sa Magie résidait, patiente à l'idée de servir à un moment où un autre à lancer un sort, à se matérialiser grâce à la baguette en saule que Renn tenait dans sa main.
La fille devant elle avait finit. C'était son tour. A elle. Là, maintenant. Tout de suite. Et stressait-elle ? Énormément. Alors qu'elle était parfaitement sereine quelques instants auparavant ! *Calme toi Renn, ça va aller tu peux le faire, c'est rien il va pas te manger, tu peux le faire parce que tu es géniale, tu es forte, tu peux réussir, Renn !*
C'était sa mère qui lui avait dit de se dire ça, lorsqu'elle ne se sentait pas de faire quelque chose. Lorsqu'elle avait peur. Lorsque le stress prenait l'entier contrôle de son corps. Alors elle se le disait, chaque fois. Toujours de façons différentes, histoire que cela ne soit pas trop répétitif, mais elle se le disait, toujours.
*Compte 1, 2, 3, et t'y vas !*
C'est ce qu'elle fit.
Un pas en avant.
Deux.
Trois.
Un trou béant sur matérialisa au sol. Noir. Ou blanc. Elle ne savait pas. tout ce qu'elle savait c'était que c'était le vide. Presque sous ses pieds. le trou commençait là où se chaussure se relevait légèrement. Un pas de plus et...
Un pas en arrière. Le trou suivit au quart de tour.
Enfin, il ne suivit pas, il s’agrandit. Le trou s’agrandit au quart de tour. Pour se replacer sous sa chaussure.
Renn sentait qu'elle ne respirait plus, que ses poumons criaient presque pour avoir de l'air. Elle sentait que ses yeux devenaient un peu humides. Pas beaucoup, juste assez pour la faire réagir. *Réagis, Renn* disait la voix de son père. Comme quand il l'obligeait à perdre le contrôle pour la faire se rendre compte qu'elle ne le perdait jamais complètement, qu'elle pouvait toujours le ravoir, même si cela prenait du temps, même si cela lui parraissait parfois long.
Inspire.
Expire.
Vois.
Fait.
Dit.
- Ri... Riddikulus !
Ressent...
Une pluie de fleurs et de confettis sortirent du trou. Des fleurs de toutes les couleurs. Des bouts de papiers tous colorés. Rêve ta vie en couleurs ? Elle éclata de rire, après qu'une fleur rose lui soit tombée dans les cheveux. Sa main était si serrée autours de sa baguette ses ongles s'enfonçaient dans sa peau. Elle reprenait doucement mais sûrement sa respiration qui s'était saccadée sans qu'elle ne s'en rende compte. *Tout va bien, Renn, respire, c'est fini, t'as réussi*.
Alors elle se décala, murmurant un "bon courage" à Erza au passage.
Oui, c'était fini. Et elle n'avait pas paniqué. Elle n'avait pas perdu le contrôle. Mais ce trou noir ? Que représentait-il ? Ça ? Sa peur de perdre ses moyens ? Ou encore autre chose ? Et puis, pourquoi dès qu'elle reculait, il grossissait ? Il la suivait ? Sa peur la suivait ? Depuis quand ? Toujours ? Sûrement, si c'est sa plus grande peur. Mais pourquoi ? Et puis comment avait-elle réussi à ne pas paniquer, d'ailleurs ? C'était rare, qu'elle y arrive, d'habitude. Et là...
Elle ne comprenait pas. Avait-elle envie de comprendre ? Même ça, elle ne le savait pas. Elle s'était éloignée de l'armoire, fixant le sol, prête à revoir le trou du néant. Mais il n'était pas là, il était parti. Vaincu ? Elle pouvait dire ça. Alors elle avait réussi. Vraiment. Donc elle pouvait en être fière, n'est-ce pas ? Parce que c'était sa propre peur, là, qu'elle avait vaincu. Pas un petit lutin bleu, par exemple. Mais alors pourquoi avait-elle envie de pleurer, maintenant ? Alors qu'elle était passée ?
Renn lève les yeux, remplis de larmes qui ne coulaient pas, soudainement. Son pouce avait trouvé refuge dans sa bouche, son ongle entre ses dents. Une mèche de sa tresse s'était détachée, cachant maintenant à moitié son œil gauche. Elle ne fit même pas l'effort de la remettre en place, de sortir son doigt d'entre ses dents. Elle ne réfléchissait plus, faisait, c'était tout.
Et elle croisa le regard rassurant de Samuel, qui s'approchait. Il lui parla un peu, Renn écoutait à moitié, un peu chamboulée quand même. Mais ça faisait du bien, ça la rassurait, parce qu'elle en avait besoin, même si jamais elle ne se l'avouerait.
Puis elle retourne à sa place, après avoir décroché un sourire au professeur de Soins au Créatures Magiques, et l'avoir remercié d'un petit "merci" qu'il n'avait peut-être pas entendu.
@Samuel Falkner pour la mention
Et désolée pour le pavé 😅
En attendant son tours, toujours dans sa bulle, Renn se remémorait les étapes pour lancer Riddikulus. Elle visualisait la gestuelle, entendait la formulation, ressentait les sentiments, s'imaginait la visualisation... Tout ça, alors qu'elle ne passait pas encore, qu'elle était enfermée dans sa petite bulle incassable, que personne ne pourrait perforer, que personne ne pourrait infecter, que personne ne pourrait envahir. C'était sa bulle, à elle seule. Personne ne rentrait. Personne n'avait le droit de rentrer. C'était son jardin secret, en quelque sortes, qui ne servait que lorsqu'elle devait lancer des sorts. C'était l'endroit dans son esprit où l'entièreté de sa Magie résidait, patiente à l'idée de servir à un moment où un autre à lancer un sort, à se matérialiser grâce à la baguette en saule que Renn tenait dans sa main.
La fille devant elle avait finit. C'était son tour. A elle. Là, maintenant. Tout de suite. Et stressait-elle ? Énormément. Alors qu'elle était parfaitement sereine quelques instants auparavant ! *Calme toi Renn, ça va aller tu peux le faire, c'est rien il va pas te manger, tu peux le faire parce que tu es géniale, tu es forte, tu peux réussir, Renn !*
C'était sa mère qui lui avait dit de se dire ça, lorsqu'elle ne se sentait pas de faire quelque chose. Lorsqu'elle avait peur. Lorsque le stress prenait l'entier contrôle de son corps. Alors elle se le disait, chaque fois. Toujours de façons différentes, histoire que cela ne soit pas trop répétitif, mais elle se le disait, toujours.
*Compte 1, 2, 3, et t'y vas !*
C'est ce qu'elle fit.
Un pas en avant.
Deux.
Trois.
Un trou béant sur matérialisa au sol. Noir. Ou blanc. Elle ne savait pas. tout ce qu'elle savait c'était que c'était le vide. Presque sous ses pieds. le trou commençait là où se chaussure se relevait légèrement. Un pas de plus et...
Un pas en arrière. Le trou suivit au quart de tour.
Enfin, il ne suivit pas, il s’agrandit. Le trou s’agrandit au quart de tour. Pour se replacer sous sa chaussure.
Renn sentait qu'elle ne respirait plus, que ses poumons criaient presque pour avoir de l'air. Elle sentait que ses yeux devenaient un peu humides. Pas beaucoup, juste assez pour la faire réagir. *Réagis, Renn* disait la voix de son père. Comme quand il l'obligeait à perdre le contrôle pour la faire se rendre compte qu'elle ne le perdait jamais complètement, qu'elle pouvait toujours le ravoir, même si cela prenait du temps, même si cela lui parraissait parfois long.
Inspire.
Expire.
Vois.
Fait.
Dit.
- Ri... Riddikulus !
Ressent...
Une pluie de fleurs et de confettis sortirent du trou. Des fleurs de toutes les couleurs. Des bouts de papiers tous colorés. Rêve ta vie en couleurs ? Elle éclata de rire, après qu'une fleur rose lui soit tombée dans les cheveux. Sa main était si serrée autours de sa baguette ses ongles s'enfonçaient dans sa peau. Elle reprenait doucement mais sûrement sa respiration qui s'était saccadée sans qu'elle ne s'en rende compte. *Tout va bien, Renn, respire, c'est fini, t'as réussi*.
Alors elle se décala, murmurant un "bon courage" à Erza au passage.
Oui, c'était fini. Et elle n'avait pas paniqué. Elle n'avait pas perdu le contrôle. Mais ce trou noir ? Que représentait-il ? Ça ? Sa peur de perdre ses moyens ? Ou encore autre chose ? Et puis, pourquoi dès qu'elle reculait, il grossissait ? Il la suivait ? Sa peur la suivait ? Depuis quand ? Toujours ? Sûrement, si c'est sa plus grande peur. Mais pourquoi ? Et puis comment avait-elle réussi à ne pas paniquer, d'ailleurs ? C'était rare, qu'elle y arrive, d'habitude. Et là...
Elle ne comprenait pas. Avait-elle envie de comprendre ? Même ça, elle ne le savait pas. Elle s'était éloignée de l'armoire, fixant le sol, prête à revoir le trou du néant. Mais il n'était pas là, il était parti. Vaincu ? Elle pouvait dire ça. Alors elle avait réussi. Vraiment. Donc elle pouvait en être fière, n'est-ce pas ? Parce que c'était sa propre peur, là, qu'elle avait vaincu. Pas un petit lutin bleu, par exemple. Mais alors pourquoi avait-elle envie de pleurer, maintenant ? Alors qu'elle était passée ?
Renn lève les yeux, remplis de larmes qui ne coulaient pas, soudainement. Son pouce avait trouvé refuge dans sa bouche, son ongle entre ses dents. Une mèche de sa tresse s'était détachée, cachant maintenant à moitié son œil gauche. Elle ne fit même pas l'effort de la remettre en place, de sortir son doigt d'entre ses dents. Elle ne réfléchissait plus, faisait, c'était tout.
Et elle croisa le regard rassurant de Samuel, qui s'approchait. Il lui parla un peu, Renn écoutait à moitié, un peu chamboulée quand même. Mais ça faisait du bien, ça la rassurait, parce qu'elle en avait besoin, même si jamais elle ne se l'avouerait.
Puis elle retourne à sa place, après avoir décroché un sourire au professeur de Soins au Créatures Magiques, et l'avoir remercié d'un petit "merci" qu'il n'avait peut-être pas entendu.
@Samuel Falkner pour la mention
Et désolée pour le pavé 😅
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
Fais moi voir ta peur !
Renn m'a l'air vraiment gentille. Elle me laisse tranquille, ce qui est exactement ce dont j'ai besoin en ce moment même. Je veux m'enfuir d'ici, mais pourtant, il va falloir que j'affronte ce monstre, ce qui va sortir de l'armoire. J'ai peur. Évidement que j'ai peur, ne tremble même, mais ne dois affronter ce qui sortira de l'armoire. Renn s' avance vers l'armoire, et je n'ai même pas le temps de lui souhaiter bon courage. J'ai peur. C'est tout. Je serre si fort ma baguette que celle-ci pourrait même se briser. Je ne veux pas échouer. Mais je vais échouer. J'ai trop peu, je n'arrive plus à rien, plus à penser à rien d'autre qu'à ma peur.
La seule chose que j'arrive à faire, c'est me demander ce que sera ma peur sans pouvoir répondre à cette question. Malgré ce que je peux dire, j'ai pleins de peurs. Renn s' en sort comme une cheffe, et s' avance vers moi, me souhaitant bonne chance. Je n'ai pas le temps de répondre que je dois passer.
Je dois être pâle comme un nuage, et tremblante comme si j'avais vu Celui dont on ne doit pas prononcer le nom. *Vas-y* ! J'avance lentement, ma baguette brandit devant moi, comme si c'était une épée. Mon cœur bat à se rompre, et mon souffle est si rapide qu'on dirait un animal. L'armoire s' ouvre et je me mord la lèvre pour m'empêcher de crier. *J'veux pas qu'ils sachent que j'suis faible* ! Que j'ai peur... J'ai à peine le temps de voir la créature que Lydia apparaît devant moi. Son regard me transperce, il a perdu toute joie, toute bonne humeur, et même pire, son regard est méchant.
— Ly-Lydia ?
Je reste béate devant la vision de ma meilleure amie, ma meilleure amie qui est partie. Je baisse ma baguette et alors que je veux m'avancer vers elle, elle m'arrête.
— Qu'est-ce que tu fais, Erza. Tu ne crois quand même pas qu'on est encore amies, si ? Tu vas comprendre ce que tu m'as fait. Tu m'as abandonnée !
Mon cœur s' arrête. Ma respiration se bloque. *Abandonnée*. C'est bien ce qu'elle a dit ? Je ne comprend pas. Je l'aime de tout mon cœur, et je lui écris une lettre par jour, est-ce que c'est ça l'abandonner ? Tandis que les larmes me montent aux yeux — je fais de mon mieux pour les empêcher de couler — je tente de répliquer pour m'expliquer.
"Mais, j't'ai pas abandonnée... J't'écris une lettre par...
— Qu'est-ce que tu me chantes là ! Tu m'as abandonnée ! A-ban-do-nnée !
Cette fois, je ne peux plus retenir mes larmes. Trop tard, les Autres verront que je suis faible. Que j'ai peur. Lydia continue de me hurler dessus, en répétant le mot abandonnée mais je ne l'écoute plus. *Abandonnée*. Et si c'était vraiment ce que j'avais fait ? Et si j'avais du la retenir au lieu de la laisser partir ? *J'veux qu'tu r'vienne bordel* ! Je pleure de plus belle. Lydia me manque, elle me manque plus que tout. Je ne souhaite plus que son retour, j'ai oublié que j'étais à Poudlard, dans une salle de Défense contre les Forces du Mal, face à un épouvantard... Mon cerveau tilte. *Épouvantard*. Ce n'est qu'un épouvantard par Merlin ! Un simple épouvantard qui ment. Mon courage revient peu à peu : Je peux le battre. Même si les larmes sont toujours présentes, je parviens à relever ma baguette. *Tu peux le battre. Ce n'est pas Lydia*. Ce n'est pas Lydia. D'un côté, cela me fait plaisir, mais de l'autre cela m'attriste. Je vais encore la perdre, en un sens. Je me r'avance d'un pas essayant de masquer ma peur un maximum. *Je dois le vaincre, je dois le vaincre* me répétais-je en boucle. Je brandis plus fermement ma baguette et je commence.
— Ri-Riddikulus !
Un filet de magie s' échappe de ma baguette et percute de plein fouet l'épouvantard qui se change immédiatement en Miss Loewy déguisée en clown. Je ne suis pas la seule à rire, puis je quitte le devant pour retourner dans le fond. *Jamais j'repasse, c'est certain*. Je fonce m'assoir à côté de Renn, après que celle-ci ai parlé à Samy, et, encore sous le choc, je ne sais pas si rompre notre silence est une bonne idée. J'ai besoin de réfléchir. Réfléchir à ce que cet épouvantard signifiait vraiment pour moi. *L'abandon. T'as peur d'étre abandonnée* me souffle une voix dans ma tête. Je comprend alors. Lydia m'est apparue parce que son départ m'a anéanti. Parce que ce sont j'ai le plus peur, c'est d'être abandonnée par ceux que j'aime. C'est sûrement ce qui s' est passé l'année dernière, avec Fred. Avec Tsushy. Et c'est peut-être ce que j'ai fait subir à Ivy. Je secoue discrètement la tête, comme si cela pouvait m'aider à chasser cette pensée de ma tête, et je tourne mon visage vers Renn.
— Tu... tu t'en est vachement bien sortie, face à... l'épouvantard.
C'est une constatation, et un compliment par la même occasion. *Renn est plus douée que moi, c'est certain*. Cette fois-ci, j'ai vraiment été nulle, c'est certain. J'ai été dupée par un épouvantard, au point de perdre complètement mes moyens. *J'suis vraiment pitoyable*... Je ne suis pas la seule à avoir tout raté, c'est certain, mais à présent, c'est sur et certain que les Autres vont me voir différemment. Je ne serais plus la dure provocatrice qui s' est un peu bonifiée. Je vais devenir la fillette. Malgré mon statut, j'ai eu une éducation sorcière dès mon plus jeune âge, mais il me semble que, aujourd'hui, j'ai été aussi nulle qu'un né-moldu qui débarque pour la première fois en cours de Défense contre les Forces du mal. *Tu f'ras mieux la prochaine fois*. J'y compte bien, parce qu'il n'est pas question de devenir la risée de Poudlard à cause d'un cours. Je triture mes doigts rien qu'en y pensant, mais cette fois, ce n'est pas de la part, et heureusement...
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
La seule chose que j'arrive à faire, c'est me demander ce que sera ma peur sans pouvoir répondre à cette question. Malgré ce que je peux dire, j'ai pleins de peurs. Renn s' en sort comme une cheffe, et s' avance vers moi, me souhaitant bonne chance. Je n'ai pas le temps de répondre que je dois passer.
Je dois être pâle comme un nuage, et tremblante comme si j'avais vu Celui dont on ne doit pas prononcer le nom. *Vas-y* ! J'avance lentement, ma baguette brandit devant moi, comme si c'était une épée. Mon cœur bat à se rompre, et mon souffle est si rapide qu'on dirait un animal. L'armoire s' ouvre et je me mord la lèvre pour m'empêcher de crier. *J'veux pas qu'ils sachent que j'suis faible* ! Que j'ai peur... J'ai à peine le temps de voir la créature que Lydia apparaît devant moi. Son regard me transperce, il a perdu toute joie, toute bonne humeur, et même pire, son regard est méchant.
— Ly-Lydia ?
Je reste béate devant la vision de ma meilleure amie, ma meilleure amie qui est partie. Je baisse ma baguette et alors que je veux m'avancer vers elle, elle m'arrête.
— Qu'est-ce que tu fais, Erza. Tu ne crois quand même pas qu'on est encore amies, si ? Tu vas comprendre ce que tu m'as fait. Tu m'as abandonnée !
Mon cœur s' arrête. Ma respiration se bloque. *Abandonnée*. C'est bien ce qu'elle a dit ? Je ne comprend pas. Je l'aime de tout mon cœur, et je lui écris une lettre par jour, est-ce que c'est ça l'abandonner ? Tandis que les larmes me montent aux yeux — je fais de mon mieux pour les empêcher de couler — je tente de répliquer pour m'expliquer.
"Mais, j't'ai pas abandonnée... J't'écris une lettre par...
— Qu'est-ce que tu me chantes là ! Tu m'as abandonnée ! A-ban-do-nnée !
Cette fois, je ne peux plus retenir mes larmes. Trop tard, les Autres verront que je suis faible. Que j'ai peur. Lydia continue de me hurler dessus, en répétant le mot abandonnée mais je ne l'écoute plus. *Abandonnée*. Et si c'était vraiment ce que j'avais fait ? Et si j'avais du la retenir au lieu de la laisser partir ? *J'veux qu'tu r'vienne bordel* ! Je pleure de plus belle. Lydia me manque, elle me manque plus que tout. Je ne souhaite plus que son retour, j'ai oublié que j'étais à Poudlard, dans une salle de Défense contre les Forces du Mal, face à un épouvantard... Mon cerveau tilte. *Épouvantard*. Ce n'est qu'un épouvantard par Merlin ! Un simple épouvantard qui ment. Mon courage revient peu à peu : Je peux le battre. Même si les larmes sont toujours présentes, je parviens à relever ma baguette. *Tu peux le battre. Ce n'est pas Lydia*. Ce n'est pas Lydia. D'un côté, cela me fait plaisir, mais de l'autre cela m'attriste. Je vais encore la perdre, en un sens. Je me r'avance d'un pas essayant de masquer ma peur un maximum. *Je dois le vaincre, je dois le vaincre* me répétais-je en boucle. Je brandis plus fermement ma baguette et je commence.
*Inspire*
Je dessine dans l'air la gestuelle, d'un geste vif et précis. J'ai la rage de vaincre, alors je prononce la formule :*Expire*
*Inspire*
*Expire*
*Maintenant !*
— Ri-Riddikulus !
Un filet de magie s' échappe de ma baguette et percute de plein fouet l'épouvantard qui se change immédiatement en Miss Loewy déguisée en clown. Je ne suis pas la seule à rire, puis je quitte le devant pour retourner dans le fond. *Jamais j'repasse, c'est certain*. Je fonce m'assoir à côté de Renn, après que celle-ci ai parlé à Samy, et, encore sous le choc, je ne sais pas si rompre notre silence est une bonne idée. J'ai besoin de réfléchir. Réfléchir à ce que cet épouvantard signifiait vraiment pour moi. *L'abandon. T'as peur d'étre abandonnée* me souffle une voix dans ma tête. Je comprend alors. Lydia m'est apparue parce que son départ m'a anéanti. Parce que ce sont j'ai le plus peur, c'est d'être abandonnée par ceux que j'aime. C'est sûrement ce qui s' est passé l'année dernière, avec Fred. Avec Tsushy. Et c'est peut-être ce que j'ai fait subir à Ivy. Je secoue discrètement la tête, comme si cela pouvait m'aider à chasser cette pensée de ma tête, et je tourne mon visage vers Renn.
— Tu... tu t'en est vachement bien sortie, face à... l'épouvantard.
C'est une constatation, et un compliment par la même occasion. *Renn est plus douée que moi, c'est certain*. Cette fois-ci, j'ai vraiment été nulle, c'est certain. J'ai été dupée par un épouvantard, au point de perdre complètement mes moyens. *J'suis vraiment pitoyable*... Je ne suis pas la seule à avoir tout raté, c'est certain, mais à présent, c'est sur et certain que les Autres vont me voir différemment. Je ne serais plus la dure provocatrice qui s' est un peu bonifiée. Je vais devenir la fillette. Malgré mon statut, j'ai eu une éducation sorcière dès mon plus jeune âge, mais il me semble que, aujourd'hui, j'ai été aussi nulle qu'un né-moldu qui débarque pour la première fois en cours de Défense contre les Forces du mal. *Tu f'ras mieux la prochaine fois*. J'y compte bien, parce qu'il n'est pas question de devenir la risée de Poudlard à cause d'un cours. Je triture mes doigts rien qu'en y pensant, mais cette fois, ce n'est pas de la part, et heureusement...
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Fais moi voir ta peur !
Bizarrement, c'était comme si Renn ne parvenait pas à réaliser qu'elle ne s'était pas effondrée. Elle avait tenu le coup, enfermée dans sa petite bulle qui paraissait incassable, mais il lui était absolument impossible de le comprendre. Comme si la bulle fermait aussi sa conscience.
Et la bulle éclata lorsqu'Erza arriva. Lorsque sa camarade s'assit de nouveau à côté, toute déboussolée. Lorsque Renn réalisa qu'elle n'était pas vraiment toute seule, qu'il y avait tous les autres élèves de sa promo qui étaient là, plus ou moins bien, plus ou moins fiers d'eux, mais qui étaient là. Tout le monde était passé devant la créature à présent, il ne restait plus personne. Le cours allait bientôt se finir, n'est-ce pas ?
- Tu... tu t'en est vachement bien sortie, face à... l'épouvantard.
Renn avait sursauté. Non seulement elle s'était habituée au silence, mais en plus elle s'attendait à tout sauf entendre Erza parler. Lui parler. Et surtout pour lui dire qu'elle s'en était bien sortie face à l'Epouventard. Renn hausse les épaules. Peut-être. Ou peut-être pas. A vrai dire elle-même ne savait pas. Certes, elle avait toujours eu des facilités en Défense Contres les Forces du Mal, et elle adorait cette matière, mais à savoir si elle s'en était si bien sortie que cela... C'était, à vrai dire, toute une autre question. Elle s'en était sortie, c'était sûr. Mais le reste...
- Ouais peut-être, je sais pas trop, mais toi aussi tu t'en es bien sortie
La brune se concentra sur les paroles de ses professeurs. Le cours s'achevait bel et bien. Renn se tourna néanmoins une nouvelle fois vers Erza, une question lui brûlant les lèvres depuis une remarque de miss Valerion.
- Dis, tu pensais que l'épouventard allait prendre la forme qu'il a prit là pour toi ?
En toute honnêteté, Renn n'en avait aucune idée de la forme qu'aurait pu prendre la créature, jusqu'au moment où elle lui a fait face et que sa plus grande peur s'est révélée.
Et la bulle éclata lorsqu'Erza arriva. Lorsque sa camarade s'assit de nouveau à côté, toute déboussolée. Lorsque Renn réalisa qu'elle n'était pas vraiment toute seule, qu'il y avait tous les autres élèves de sa promo qui étaient là, plus ou moins bien, plus ou moins fiers d'eux, mais qui étaient là. Tout le monde était passé devant la créature à présent, il ne restait plus personne. Le cours allait bientôt se finir, n'est-ce pas ?
- Tu... tu t'en est vachement bien sortie, face à... l'épouvantard.
Renn avait sursauté. Non seulement elle s'était habituée au silence, mais en plus elle s'attendait à tout sauf entendre Erza parler. Lui parler. Et surtout pour lui dire qu'elle s'en était bien sortie face à l'Epouventard. Renn hausse les épaules. Peut-être. Ou peut-être pas. A vrai dire elle-même ne savait pas. Certes, elle avait toujours eu des facilités en Défense Contres les Forces du Mal, et elle adorait cette matière, mais à savoir si elle s'en était si bien sortie que cela... C'était, à vrai dire, toute une autre question. Elle s'en était sortie, c'était sûr. Mais le reste...
- Ouais peut-être, je sais pas trop, mais toi aussi tu t'en es bien sortie
La brune se concentra sur les paroles de ses professeurs. Le cours s'achevait bel et bien. Renn se tourna néanmoins une nouvelle fois vers Erza, une question lui brûlant les lèvres depuis une remarque de miss Valerion.
- Dis, tu pensais que l'épouventard allait prendre la forme qu'il a prit là pour toi ?
En toute honnêteté, Renn n'en avait aucune idée de la forme qu'aurait pu prendre la créature, jusqu'au moment où elle lui a fait face et que sa plus grande peur s'est révélée.
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
Fais moi voir ta peur !
Ce cours était vraiment le pire de tous, je crois. Comment ais-je pu croire que j'y arriverais ? Je m'en veux un peu d'avoir brisé le calme dans lequel semblait être plongée Renn, mais j'ai besoin, vraiment de parler à quelqu'un là tout de suite. Son sursaut me fait presque peur, tant je suis dans un état pour le moins étrange. *Jamais j'verrais la magie comme avant j'crois.* Comment une créature qui puisse été vaincue si facilement à pu me faire autant d'effet ? Moi qui ai toujours vécu dans le monde magique. Moi qui suis plutôt douée en DCFM, voilà ce que j'ai fait aujourdhui. *J'ai perdu le contrôle de ma magie c'est tout.* C'est tout ? Non ce n'est pas si simple, ça montre que mes certitudes ont volé en éclat. Je me croyais invincible face aux obstacles de mon niveau, mais ce maudit épouvantard en est la preuve.
Renn me répond finalement et je lui décoche un timide sourire en signe de remerciement. Miss Valerion signa la fin du cours, et un soupir de soulagement m'échappa. *Pas trop tôt.* Ce cours m'a paru à la fois durer une éternité et deux minutes. Je commence à ranger mes affaires, voyant bien que Renn hésite à ajouter quelque chose. Je fais comme si de rien n'était, attendant qu'elle crache le morceau, ce qu'elle ne tarde finalement pas à faire. Sa question me frappe de plein fouet. Je bugue quelques secondes avant de me décide à répondre.
— Je-ee non. Enfin, j'sais pas. J'pensais pas que j'-verrais Lydia. Pour moi, c'est plutôt un souvenir triste. Mais j'sais pas. En tout cas c't'abruti d'Epouvantard a bien choisi sa transformation... achevais-je ironiquement.
J'ai envie de lui retourner la question, mais, et si elle n'en a pas envie ? *Au pire elle répondra pas.*
— Et, et toi, tu t'y attendais ?
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Renn me répond finalement et je lui décoche un timide sourire en signe de remerciement. Miss Valerion signa la fin du cours, et un soupir de soulagement m'échappa. *Pas trop tôt.* Ce cours m'a paru à la fois durer une éternité et deux minutes. Je commence à ranger mes affaires, voyant bien que Renn hésite à ajouter quelque chose. Je fais comme si de rien n'était, attendant qu'elle crache le morceau, ce qu'elle ne tarde finalement pas à faire. Sa question me frappe de plein fouet. Je bugue quelques secondes avant de me décide à répondre.
— Je-ee non. Enfin, j'sais pas. J'pensais pas que j'-verrais Lydia. Pour moi, c'est plutôt un souvenir triste. Mais j'sais pas. En tout cas c't'abruti d'Epouvantard a bien choisi sa transformation... achevais-je ironiquement.
J'ai envie de lui retourner la question, mais, et si elle n'en a pas envie ? *Au pire elle répondra pas.*
— Et, et toi, tu t'y attendais ?
Je suis sincèrement désolée pour ce retard abominable... 😅
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Fais moi voir ta peur !
Erza n'avait vraiment pas l'air bien, encore moins bien qu'au début des cours. Et bizarrement, Renn le percevait, même si elle ne savait pas comment réagir. De toutes façons, elle allait agir comme elle en avait l'habitude et elle verra bien où cela la mènera, si ça brusque Erza ou pas.
Elle posa sa question tout en rangeant ses affaires. Le silence qui suivit mit un peu Renn mal à l'aise, à croire qu'elle n'aurait jamais dû poser cette question. Puis la Serpentard finit par répondre. Alors elle aussi ne s'attendait pas à son Epouvantard, elle ne le comprenait d'ailleurs pas. En même temps, Lydia n'était pas l'élève la plus effrayante de l'école, même si aucun élève n'était effrayant en réalité, alors pourquoi la créature avait-elle pris cette forme ? Certes, Renn ne connaissait pas les histoires qu'il y avait eu entre les deux filles, mais bon, elle n'arrivait pas trop à saisir.
— Ouais je vois
Elle esquissa un sourire désolé à la dernière remarque d'Erza. Comme elle disait, il avait bien choisi sa transformation, oui.
Renn se leva au moment où sa camarade lui retourna la question. Elle bugua quelques secondes aussi, puis secoua la tête.
— Pas du tout, en fait j'avais aucune idée de ce que je pouvais avoir, mais je suis pas si surprise que ça. Mais bon du coup j'étais prise au dépourvu et j'aime pas ça donc j'ai galéré. Après je me dis vu que maintenant je sais ce que c'est, ce sera peut-être plus simple les prochaines fois tu vois ?
A vrai dire, la brune n'en savait rien. Une peur, ça ne peut pas se contrôler, alors peut-être qu'en fait, les prochains essais qu'elle pourrait faire s'avèreraient aussi difficiles.
— Bref, tu descends manger direct ?
Et voilà, finalement j'ai pas mis trop de temps à répondre
mais désolée quand même de l'attente
Ceci dit, c'est le dernier post pour moi, mercii pour ce rp, j'ai bien aimé écrire avec toi !
Elle posa sa question tout en rangeant ses affaires. Le silence qui suivit mit un peu Renn mal à l'aise, à croire qu'elle n'aurait jamais dû poser cette question. Puis la Serpentard finit par répondre. Alors elle aussi ne s'attendait pas à son Epouvantard, elle ne le comprenait d'ailleurs pas. En même temps, Lydia n'était pas l'élève la plus effrayante de l'école, même si aucun élève n'était effrayant en réalité, alors pourquoi la créature avait-elle pris cette forme ? Certes, Renn ne connaissait pas les histoires qu'il y avait eu entre les deux filles, mais bon, elle n'arrivait pas trop à saisir.
— Ouais je vois
Elle esquissa un sourire désolé à la dernière remarque d'Erza. Comme elle disait, il avait bien choisi sa transformation, oui.
Renn se leva au moment où sa camarade lui retourna la question. Elle bugua quelques secondes aussi, puis secoua la tête.
— Pas du tout, en fait j'avais aucune idée de ce que je pouvais avoir, mais je suis pas si surprise que ça. Mais bon du coup j'étais prise au dépourvu et j'aime pas ça donc j'ai galéré. Après je me dis vu que maintenant je sais ce que c'est, ce sera peut-être plus simple les prochaines fois tu vois ?
A vrai dire, la brune n'en savait rien. Une peur, ça ne peut pas se contrôler, alors peut-être qu'en fait, les prochains essais qu'elle pourrait faire s'avèreraient aussi difficiles.
— Bref, tu descends manger direct ?
Et voilà, finalement j'ai pas mis trop de temps à répondre
Ceci dit, c'est le dernier post pour moi, mercii pour ce rp, j'ai bien aimé écrire avec toi !
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
Fais moi voir ta peur !
Il n'était pas question que je reste dans cet état. Lydia c'était du passé, et elle ne devait pas m'atteindre autant que ça. Elle m'avait abandonnée, à cause de mes agissements ou que savais-je d'autre encore, et c'était tant pis. Elle me manquait oui, et la voir presque tous les jours en salle commune même si je faisais tout pour l'éviter était quelque chose de douloureux, mais je devais faire avec. Me laisser abattre de cette façon n'était pas dans mon genre. Avec un léger effort, je repris figure humaine, et me concentra à nouveau sur ce que disais ma camarade. Elle semblait toute gentille, et déterminée à m'apporter un peu de soutien. *T'as pas besoin d'elle. T'as besoin de personne.* La Voix avait raison, pour une fois. C'était une sorte de mantra que je me répétais dans les moments les plus durs. Le peu de vie que j'avais vécu m'avait prouvé à mainte et mainte reprise que bien que les autres avaient des avantages, avancer seul était la meilleure solution. Renn, mais sûrement comme la plupart de nos camarades, ne savait pas vraiment en quoi l'épouvantard allait se métamorphoser. Bien sur, dans mon cas par exemple, repousser ses peurs aux tréfonds de soi même n'est pas quelque chose à faire pour se préparer à une épreuve comme celle ci.
— J'crois que je me voilais trop la face, à trop vouloir être forte en toute circonstance, et surtout à ne pas assumer que j'avais comme tous le monde des peurs.
Pourquoi je me confie à elle comme ça ? Je ne sais pas vraiment, alors on va dire que c'est sorti tout seul.
— Oui, ça te dis qu'on mange ensemble ?
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
— J'crois que je me voilais trop la face, à trop vouloir être forte en toute circonstance, et surtout à ne pas assumer que j'avais comme tous le monde des peurs.
Pourquoi je me confie à elle comme ça ? Je ne sais pas vraiment, alors on va dire que c'est sorti tout seul.
— Oui, ça te dis qu'on mange ensemble ?
Après tout ce temps, voici enfin la conclusion à ce RP !
Merci pour ce moment bien sympathique !
Merci pour ce moment bien sympathique !
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049