17 août 2021, 10:19
Ce n'est qu'un Au Revoir  LIBRE Rp ++ 
24 Juin 2046
Dans un compartiment


Je rentre dans le compartiment avec un moue froide, mon teint vide, sans vie qui montre le dernier mois passé à Poudlard. Mes yeux reconnaissent immédiatement l'endroit que j'ai dû emprunter 4 fois et voici la cinquième. A chaque fois que je rentre ici, mon état a empiré, et je suis de plus en plus perdu. Je croyais à chaque fois connaître ma vie et mes proches, mais ces deux là s'amusent à me jouer des tours pour me rendre fou.

Je m'approche de la vitre au fond, celle dans laquelle je me pose à chaque fois que je rentre ici, je pose mon sac au-dessus de moi avant de regarder à travers la fenêtre la gare de Pré-au-Lard. Je la regarde, comme si j'essayais de rentrer dans ce décor, me trouver une vie normale, confortable et pas vivre tel un figurant qui subit les changements de sa famille. Je pose mes fesses sur le siège, sentant les doux coussins me soutenir avant de poser mon dos et d'adosser ma tête contre le vitre. Je me mets en position foetale, pour ne pas sentir le froid qui m'envahit malgré les températures estivales. Je ne sais pas d'où vient cette sensation de froid qui me glace jusqu'au plus profond de moi alors que je ne suis pas frileux. Je ressens comme une congélation de l'intérieur comme si mon coeur se glaçait, mes veines transportaient du sang gelé. Je sens mes muscles qui se rafraichissent, et qui arrêtent tout effort, mes yeux brouillent la vision de ma vue et je commence à me sentir partir. Je ferme les yeux, et mords ma lèvre, pour essayer de faire passer cet état. Mes lèvres saignent et du sang chaud emplit alors ma bouche, d'un coup, la chaleur revient. M'emplit. Me dégèle et me redonne vit. Je ressens mon coeur battre, le sang parcourir mes vaisseaux à toute vitesse pour alimenter mes muscles qui s'étaient momentanément arrêtés. Tout mes sens reprennent vie un par un et je me détends, malgré un froid persistant.

Mon corps se lève alors et tire une couverture et un livre de ma petite besace, avant de se rassoir en posant la couverture sur lui. Je ne gère plus aucun de mes mouvements et mon cerveau et comme en veille tandis que ma moelle épinière donne des directives à mes membres pour me réchauffer. Je me frotte les mains, retrouve ma position en boule, et grelotte un peu tout en faisant un bruit régulier avec mes dents.

Je regarde le livre que je prends et constate que c'est l'Histoire de Poudlard, ironie du sort. Ce livre que j'ai acheté en premier et qui constitue le début de ma première année, va m'accompagner jusqu'à la fin de ma première année. Je l'ouvre sur une page au hasard et tombe sur un chapitre sur les géants et leur guerre entre peuple. Il parle de leurs conditions actuelle, vivant dans des montagnes froides. Mourant de guerre entre les clans, de terribles batailles et famines. Je referme le livre et le pose à côté de moi tout en mettant mes membres sous ma couverture.

Je sortis une chocogrenouille de ma poche et l'ouvre tout en prenant la petite grenouille et l'enfournant dans ma bouche. Je sentais le chocolat me redonner un peu d'énergie, et je regarda le nom de la carte que j'avais pioché. Je déchiffra : Miranda Fauconnette. C'était ce livre que j'avais étudié pendant toute l'année en sortilège et voilà qu'elle me revenait à la charge. Les sortilèges avaient étés catastrophique et j'avais eu P aux examens ce qui était, du moins je crois la note la plus désastreuse des premières années. Le pire dans tout cela, c'est que j'avais réussi un sort et de belle manière, mais après, je ne m'étais pas concentrée et s'endormir pendant l'épreuve ne m'avais pas aidée à obtenir une bonne note. En effet, j'avais des cernes de trois kilomètres sous les yeux et je m'étais fait charrié pour ces deux traits noirs sous mes yeux. Il me donnait une allure de raton laveur pas réveillé ou d'une double série d'ecchymoses qui arrangeait en rien le choses.
RP Libre mais sous conditions

- Avoir au minimum 500 messages
- Etre une plume sérieuse qui compte pas quitter le site
- M'envoyer un hibou avant

2eme année RP / 2ème année Devoir
Code couleur : #163cc5

24 août 2021, 16:43
Ce n'est qu'un Au Revoir  LIBRE Rp ++ 
Argentella cherchait Victoire du regard, mais impossible de trouver la jeune fille. Abandonnant sa quête de la Gryffone, elle balaya le quai en quête d’une de ses amies, mais encore une fois, elle ne trouva personne. Elle monta alors dans le train, regardant à l’intérieur de chaque compartiment, lesquels étaient pratiquement tous vides, cherchant quelqu’un qu’elle pouvait connaître, mais là encore, se fut un échec. Elle finit bien par tomber sur sa cousine, mais celle-ci était entourée de ses amis plus âgés et Argentella se voyait mal passer le trajet avec eux. Elle ouvrit toutefois la porte du compartiment, glissa sa tête à l’intérieur et demanda d’une voix hésitante sous les regards interrogateurs des amis de sa cousine :

« Hum, Amarande ? On se retrouve bien sur le quai tout à l’heure ? »
« Bien sûr » répondit la cinquième année avec ce sourire charmeur dont elle avait le secret.
« Melisandre sera là ? »
« Non. Juste toi et moi. Je nous ramène. »
« Ah. D’accord. »
« Tu veux venir avec nous ? »
« Euh... non, c’est bon, t’inquiètes pas. »

Argentella referma doucement la porte, mais cela ne l’empêcha pas d’entendre la réaction des autres élèves du compartiment.

« Alors comme ça, tu fais dans les premières années, maintenant ? », dit une voix masculine.
« Très drôle, vraiment... » répondit sa cousine.
« Alors, c’est qui ? » répliqua une voix de fille.

Argentella sourit et continua son chemin sans attendre la réponse d’Amarande. Quelques portes plus loin, elle fut prise d’un brusque coup de découragement, de tristesse, de nostalgie et d’une brassée d’autres émotions peu positives. Victoire lui manquait déjà. Elle mourrait d’envie de voir sa mère bien que ce ne soit pas possible. Elle était perdue face à l’idée de passer l’été au manoir d’Ashglow avec sa cousine et sa tante pour seule compagnie. Elle poussa un long soupir et enfouit son visage dans ses mains. La douleur emplissait son corps aussi bien que si elle avait été physique, et elle était complètement désespérée. Elle voulait que sa mère guérisse, qu’elles retourne toutes les deux à Oxford, dans leur maison. Melisandre lui avait promis de l’emmener chercher davantage d’affaires pendant les vacances, mais cela ne lui suffisait pas. Le manoir d’Ashglow était si impersonnel à ses yeux. Hanté par la présence de son père, aussi. Elle se rappelait très bien de quand elle était tombé sur sa chambre.

Décidée à mettre fin à ces pensées peu joyeuses, Argentella se leva d’un coup, faisant tomber sa valise du même coup. La malle s’ouvrit à cause du choc et répandit son contenu sur le sol. La jeune fille poussa un grognement agacé et commença à rassembler ses affaires. Sa main se referma sur le cadre contenant la photo qu’elle et sa mère avaient prise il y a presqu’un an. Elle avait l’air si heureuse sur cette photo... elle n’avait pas d’ombres violettes sous les yeux, ses cheveux étaient plus courts mais resplendissants de vie et ses yeux pétillaient d’une lueur qui en avait aujourd’hui disparu. L’ancienne Argentella lui souriait d’un air confiant en agitant la main et sa mère la tenait par les épaules, le regard affectueux. Elle aussi était pleine de vie. Pas le moindre signe de maladie... en tout cas rien de visible. La jeune fille sourit doucement pendant qu’une larme solitaire coulait sur sa joue, puis finit de ranger sa valise. Elle resta un long moment adossée au mur, même lorsque les élèves commencèrent à entrer en masse. Ce n’est qu’une fois que le train eut démarré et que la plupart des élèves eurent intégré un compartiment qu’Argentella se décida à se mettre en mouvement. Elle s’arrêta dès qu’elle vit un compartiment presque vide et ouvrit doucement la porte, sa valise à la main. Le compartiment était occupé par un unique garçon emmitouflé sous une couverture, un livre posé à côté de lui et une carte de chocogrenouille entre les mains. Il avait des cernes appuyés sous les yeux et l’air encore plus fatigué qu’elle, ce qui n’empêcha pas Argentella de reconnaître un de ses camarade de Poufsouffle.

« Hum... Excuse-moi, John c’est ça ? Est-ce que je peux m’asseoir ici ? »

@John Taylor, j’espère que ça te convient ^^

Dialogue #778899 | fourth year


30 août 2021, 10:54
Ce n'est qu'un Au Revoir  LIBRE Rp ++ 
TW : Mention de la mort


J'avais froid, je sentais mes muscles se geler et cela me déplaisait au plus haut point. Je n'aimais pas voir ma santé fragiliser et encore plus sans pouvoir rien y faire. Ma santé représentait énormément pour moi, c'était autour d'elle que j'avais axé ma vie avec les créatures magique et la nature. Je ne voulais pas la voir s'en aller comme vient le vent et repart, je voulait qu'elle soit solidement enracinée au fond de moi, sentir comme un arbre, ses racines me contrôler et là, cet arbre était malade, et ses racines se dresserait. Elle n'avait plus une si forte emprise sur moi et mon corps et je savais qu'un jour où l'autre, ses racines partirait et ce sera la fin. Je ne voulais pas les voir partir, et c'est pour cela que je me battais, jour après jour et nuit après nuit pour que mon arbre au fond de moi, survive à ces douleurs passagères, et qu'il tiennent malgré mon état pitoyable. Tout en finissant de contempler cet arbre que je voyais au loin et de penser à cela tel un poète, je me redressa légèrement pour me frotter les deux mains avant de reprendre ma chocogrenouille.

J'entendis alors la porte s'ouvrir et une fine silhouette rentra dans le compartiment qui était jusqu'à présent vide. C'était une fille de Poufsouffle, mais mon cerveau qui semblait être à la puissance minimale, ne se rappelait pas de son prénom, mais il savait du moins il espérait savoir qu'elle était à Poufsouffle. Elle me demanda alors si je m'appelais John et si elle pouvait s'asseoir. Je me redressa, la regardant dans les yeux, avec un mine fatiguée et quelques volutes de tristesse paraissait sur mon visage blanc. Je lui répondis alors d'une voix calme, rocheuse et froide comme une pierre :

- John, c'est ça. Et oui, tu peux t'asseoir, ça me déranges pas.

Je commençai alors à chercher son prénom, en regardant autour de moi, cherchant un indice qui pouvait me rappeler ce petit mot qui définit un être. Je regarda la couverture de mon livre d'Histoire de Poudlard, mais je ne vis rien qui me rappelait son prénom. J'eus soudain un déclic en voyant le blanc de ma main, qui touchait à la couleur de la brume et des nuages, de la royauté et de la froideur. C'était de l'argent que j'avais vu et je me rappela alors instantanément de son prénom. Argentella. Puis, son nom me vint comme une barque, Wighters. C'était si simple, maintenant que je le savais, ils était tout les deux liés au blanc. Argent et Wight. C'était comme si ces parents avait voulus lui tisser un lien entre son prénom et son nom. Je lui dis alors pour lui faire comprendre que je savais qui elle était :

- Et tu t'appelle Argentella ...

Cette phrase n'était pas interrogative, mais j'attendais une réponse à ce blanc, je voulais savoir ce qu'elle me dirait. Je repensa alors aux arbres, et je me disais que chacun était un arbre, tous différent, mais chacun avait un arbre qui le représentait, et je commença alors à chercher le mien, pour avoir un lien avec mon arbre. Je voulais savoir ce qui me représentait. Je cherchais toutes les qualités qui me fondait, et je voulait trouver cet arbre qui me correspondait tellement. J'étais quelqu'un de solitaire, qui n'aimait pas la chaleur, mais la beauté du soleil. J'étais quelqu'un d'explorateur, qui suivait mon intuition et je ne manquais pas de franchise. Je savais comment faire pour me débrouiller, mais j'avais un caractère très complexe à déchiffrer, presque impossible. Je n'aimais pas faire comme les autres et faisait ce qui me plaisait. Je trouva alors un arbre qui me représentait, c'était un arbre dont j'avais lu la description à la bibliothèque. C'était le Pinus Cembra, ou l'arolle. Je dis alors à haute voix comme si je voulais amener ma refléxion à Argentella, comme si je voulais lui transmettre mes pensées et lui faire découvrir mon arbre, ou mon coeur :

- Je suis le Pinus Cembra, je suis l'arolle.

J'étais maintenant, déterminée comme si j'avais trouvée le moi qui me caractérisait. J'avais trouvé mon coeur.

@Argentella Wighters, l'inspiration sur l'arbre était présente, dis-moi si ça te vas ? :)

2eme année RP / 2ème année Devoir
Code couleur : #163cc5

6 févr. 2022, 21:45
Ce n'est qu'un Au Revoir  LIBRE Rp ++ 
C'était assez étrange, songeait Argentella alors que John l'invitait à s'assoir. Elle posa sa malle sur le siège à ses côtés et s'assit, regardant le garçon presque avec insistance. Elle l'avait déjà vu plusieurs fois dans la salle commune, mais jamais avec un teint aussi blafard et des cernes si prononcées. La jeune fille avait l'impression de voir un double masculin d'elle même à ses heures les plus sombres, durant les semaines qui avaient suivi l'annonce de la maladie de sa mère. La tristesse toujours plus prononcée, plus profonde, d'où seules certaines personnes pouvaient réussir à la faire émerger. Elle avait passé ce cap, ce gouffre, mais peut-être que le garçon avait lui aussi des raisons d'y être plongé ?

« Argentella, oui. Parfaitement. » répondit-elle en relâchant son regard du visage blanc.

Le regard du garçon sembla se perdre momentanément dans une réflexion profonde, et la jeune fille regarda par la fenêtre, ses yeux se posant sur le paysage et glissant sur les arbres qui défilaient derrière la vitre. Les gens oubliaient souvent la variété de paysages que le train traversait durant les longues heures du voyage reliant Poudlard à Londres. Même Argentella n'y avait pas forcément prêté une grande attention. Mais lors de son dernier voyage, en mai, elle avait fait le trajet seul dans un compartiment vide, refusant la compagnie que sa cousine lui avait encore une fois gracieusement proposée. Et durant ces longues heures qui s'étaient étirées sous le coup de sa tristesse, elle avait vu, uns par uns, les différents et nombreux paysages qui s'étalaient, là, dehors. Les collines verdoyantes, les forêts de feuillus et celle de pins, les lacs miroitant...

Argentella avait appris, au cours de ces longues heures, à apprécier ces paysages que certains ne voyaient que comme des compagnons d'ennuis. Pour elle, ils étaient bien plus que cela, ils étaient l'un des premier refuge que son désespoir avait trouvé ces jours là, une échappatoire de ses sombres pensées...

Soudain, la voix de John brisa le silence et la bulle qui s'était formé autour d'elle, l'extirpant de ses pensées. Le Pinus Cembra ? L'arolle ? C'était une sorte de pin, non ? Un pin de haute altitude, lui semblait-il... La jeune fille était presque certaine d'en avoir lu la description dans un des nombreux livres de botanique que lui avait donné Amarande. Elle n'était pas sûre de la perception qu'avait John de cet arbre, et de la signification qu'il y voyait, mais cela portait à réflexion. Argentella réfléchit un instant, cherchant elle aussi un arbre auquel s'identifier. Mais elle ne voyais pas les traits qu'elle pouvait partager avec un arbre... Une fleur, en revanche... Elles étaient à ses yeux les plus belles choses que la nature ait faites, riches d'émotions et de symboliques.

Leurs symboliques... Argentella les connaissaient bien. Les titres des carnets soigneusement rangés dans sa malle l'attestaient. Que ce soit Cosmos, Camomille ou Anthémis, chacune de ces fleurs avait une signification bien précise, et qui faisait toute la justesse du titre. D'ailleurs, peut-être la jeune fille allait-elle devoir changer de carnet, avec les vacances qui commençaient. Le dernier n'était pas totalement rempli, mais elle n'était plus certaine de se sentir encore très Anthémis. Peut-être pourrait-elle renommer le suivant Fougère ? Elle avait brièvement pensé à Pavot, mais il s'agissait d'une émotion bien trop puissante, le rêve étant trop inatteignable. Elle pensait en revanche qu'être Fougère pendant ses vacances était un bon objectif. Revenant à ce qu'avait dit le garçon, elle répondit d'une voix claire, sans savoir d'où venait la certitude qui transparaissant dans ses mots qui pourtant sonnaient juste.

« Alors je suis Perce-neige. »

Perce-neige était en effet très approprié. Il s'agissait de l'une des uniques fleurs à pouvoir percer la couche d'adversité qu'était la neige, et Argentella avait à cet instant l'impression qu'elle avait laissé beaucoup d'adversité derrière elle. Le Perce-neige était aussi symbole d'un espoir pour le futur, et de l'espoir, la petite en avait. L'espoir que sa mère guérisse, que sa prochaine année à Poudlard se passe mieux que celle qui venait de s'achever. Et l'espoir si innocent d'être tout simplement heureuse.

Oui, décidément, le Perce-neige était parfait.

@John Taylor, je suis navrée pour cet immense retard... J'espère que cela te convient, et ma prochaine réponse sera plus rapide, promis.

Dialogue #778899 | fourth year