Le serpent attaque, l’aigle aussi

Mardi 9 février 2047,
13h



Ce mardi n’avait pas bien commencé, mais alors pas du tout. Si j’avais bien fait une erreur aujourd’hui c’était d‘avoir ouvert mon courrier aussi tôt. Mais qu’est ce qui n’était passée par la tête ? C’était gagné, ma mauvaise humeur pourtant rare, m’avait envahie. Et elle restera sur mes deux épaules toute la journée, j‘en suis certaine. Ceux qui auraient l’idée de me parler, de me bousculer ou autre, me verront cracher du feu alors gare à eux.

Comment osait-il me faire garder ? Ne suis-je jamais assez grande pour lui ? Depuis toute petite je me suis toujours tenue sage et il faut tout de même qu’il me fasse garder, je ne comprends pas. D’accord je suis sa petite fille chérie mais je ne suis plus si petite ! J’espère qu’il verra un jour que je ne suis pas puérile et que je suis capable de me garder toute seule.

Mais encore me faire garder n’était pas la plus grande cause de ma colère, c’est aussi parce que ma.. baby-sitter est une femme plus que méprisable. Je n’ai pas le droit de faire ci, je n’ai pas le droit de faire ça et je dois être coiffée ainsi. Je dois être à son image et j’ai beau avoir essayer de faire comprendre à mes parents mes différents avec cette dame mais en vain. En bref mes parents ont mis deux cartes du diable sur la table qui sont la cause de ma mauvaise humeur.

Il fallait que je me renseigne pour un devoir d’histoire de la magie qui était à rendre. Je me rend donc jusqu’à la bibliothèque, l’un des endroits que j’apprécie le moins. Décidément aujourd’hui je suis brossée dans le sens inverse du poil. Rien que l’odeur vieillotte des livres me fait horreur. Mais bon je n’ai pas d’autres choix si je veux au moins avoir un bon dossier scolaire. Alors en bougonnant je me dirige jusqu’aux rayons à la recherche du fameux bouquin qui me renseignera. Je laisse échapper un soupire, je voulais faire vite mais les ouvrages sont beaucoup trop nombreux, c‘est incroyable de garder autant de livres. Je suis sûre que même les rats de bibliothèque ne sont pas arrivées à en lire au moins un quart. Je tire un livre, un deuxième,un cinquième , puis un dixième. Sans succès. Je pourrais demander au bibliothécaire mais ma façon de lui parler pourrait vite devenir agressive. Et je préfère ne pas m’attirer par mon propre volontariat les foudres d’un professeur parce que j’aboie.

Non pas lui, non plus, toujours pas. Qu’est-ce que ça m’énerve ! Mais par inadvertance, je tirai un livre trop brusquement, alors il m’échappa et tomba en chute libre. J’entendu un petit cris de douleur avant d’entendre un bruit normal d’objet qui tombe par terre. Non mais c’est pas vrai, pourquoi quelqu’un passe là ? Pile à ce moment là. Je ramasse le livre qui plus tôt était soumis aux lois de Newton, et fusille du regard l’élève de la maison bleue en me redressant.

« - T’étais évidemment obligé de passer par là ? C’est malin. »


Fulminais-je en me retournant pour remettre le livre à sa place.


@Marcus Moore

Un serpent ailé est donc un Occamy ? ~ Votre très chère mamba vert. ~3eme année Rp ~