Le vent souffle, l'eau coule
La lumière. Cette chose si instable, si éphémère. A un moment, les Etoiles nous illuminaient le visage, à un autre, on était rejeté, dans l'Ombre de soi-même. Une Ombre qui grandissait plus on passait de temps avec elle. Un temps infime, et pourtant si immense. *Le Monde est instable* Voilà ce qu'était le Monde. La Vie. Les Etoiles. La Lune. La Toile. Le Monde était quelque chose qui bougeait sans cesse ; qui ne cessait de se modifier. Mais qui n'avait aucune réponse. Que des questions.
Les questions tournoyaient et virevoltaient, dans les airs. Elles étaient insaisissables, et pourtant toujours aussi traitresses. Des oiseaux. Volant dans les cieux, survolant les nuages. Voilà ce qu'elles étaient. Libres et poignantes. Blessantes et martyrisantes. Des questions qui ne cessaient d'ouvrir des plaies et de les infecter. Ellana en avait marre, de toutes ces questions. Elle avait l'impression que sa vie ne se résumait qu'à ça. Des questions. Encore et toujours. Des lames qui, à mesure qu'elles s'enfonçaient, détruisaient encore un peu plus le cœur fragmenté de la petite.
La jeune fille s'assit par terre. La froideur de la pierre lui fit du bien. Son regard se perdit dans l'eau trouble de la fontaine. Elle ne voyait pas son reflet, et d'un côté, ça la rassurait. La fillette ne voulait pas le voir. Elle ne voulait pas voir son visage meurtri par les larmes. Ou plutôt, par les lames. Elle ne voulait pas voir ses yeux rouges. Elle ne voulait pas se voir. Elle voulait s'oublier. Oublier le Monde, qui la tracassait. Une voix la sortit de sa transe. Une voix, calme et douce. Lyam.
- Le Silence est incontrôlable. Comme l'Espoir. Comme la Lumière. Comme les Étoiles. Et c'est bien comme ça. On n'a pas toujours besoin de tout savoir. Il faut laisser passer le temps. Passer les questions qui nous hantent.
Une réponse. Encore. Ellana pensait la comprendre. *Ce qui existe est incontrôlable.* Une nouvelle pensée. Que Lyam avait fait naitre en elle. Une pensée qui n'était ni vraie, ni fausse. Entre les deux. Un entrelac de Vérités et de Mensonges. Enfin. Le milieu. La brune venait de le percevoir. Ce milieu qu'elle n'arrivait pas à trouver.
- Je... j'y arrive pas. Les questions reviennent.
Une phrase. Sans la moindre détresse. Calme et posée. Mais exprimant avec des Mots ce que la fillette ressentait.
Le Silence qui, quelques instants plus tôt avait empli l'air lui manquait. L'Aiglonne se sentait aspirée sous le bruit. Et les cris. Les Mots qui résonnaient sans cesse dans sa tête. Des Maux. Qui étaient en train de l'affaiblir. Encore. Des Maux qui étaient en train de la briser. Ou plutôt, qui se contentaient d'achever les douleurs du passé. Mais des Maux quand même. Un chuchotement se fit entendre, ou alors, un murmure. Mais Ellana l'avait entendu. Elle avait perçu le son qui s'était échappé des lèvres de Lyam.
- Ellana...
Son prénom. Il vola quelques instants dans l'air, respirant d'une liberté qu'il n'avait jamais connu. Les yeux de la Bleue s'emplirent de joie, à l'entente de son prénom. Elle était perdue dans ses songes, et pourtant, elle l'avait entendu. Elle avait reconnu les trois syllabes qui formaient son prénom.
- Oui ?
Un autre murmure. Tout aussi inaudible, tout aussi libre. Un murmure qui s'était envolé parmi les Etoiles. Un murmure qui avait le pouvoir de repeindre la Toile, le firmament. Un murmure qui respirait la joie et le bonheur. Enfin. Elle l'avait trouvé. La jeune brune venait de trouver comment repeindre de couleurs vives son Monde. Et elle en était heureuse.
Les questions tournoyaient et virevoltaient, dans les airs. Elles étaient insaisissables, et pourtant toujours aussi traitresses. Des oiseaux. Volant dans les cieux, survolant les nuages. Voilà ce qu'elles étaient. Libres et poignantes. Blessantes et martyrisantes. Des questions qui ne cessaient d'ouvrir des plaies et de les infecter. Ellana en avait marre, de toutes ces questions. Elle avait l'impression que sa vie ne se résumait qu'à ça. Des questions. Encore et toujours. Des lames qui, à mesure qu'elles s'enfonçaient, détruisaient encore un peu plus le cœur fragmenté de la petite.
La jeune fille s'assit par terre. La froideur de la pierre lui fit du bien. Son regard se perdit dans l'eau trouble de la fontaine. Elle ne voyait pas son reflet, et d'un côté, ça la rassurait. La fillette ne voulait pas le voir. Elle ne voulait pas voir son visage meurtri par les larmes. Ou plutôt, par les lames. Elle ne voulait pas voir ses yeux rouges. Elle ne voulait pas se voir. Elle voulait s'oublier. Oublier le Monde, qui la tracassait. Une voix la sortit de sa transe. Une voix, calme et douce. Lyam.
- Le Silence est incontrôlable. Comme l'Espoir. Comme la Lumière. Comme les Étoiles. Et c'est bien comme ça. On n'a pas toujours besoin de tout savoir. Il faut laisser passer le temps. Passer les questions qui nous hantent.
Une réponse. Encore. Ellana pensait la comprendre. *Ce qui existe est incontrôlable.* Une nouvelle pensée. Que Lyam avait fait naitre en elle. Une pensée qui n'était ni vraie, ni fausse. Entre les deux. Un entrelac de Vérités et de Mensonges. Enfin. Le milieu. La brune venait de le percevoir. Ce milieu qu'elle n'arrivait pas à trouver.
- Je... j'y arrive pas. Les questions reviennent.
Une phrase. Sans la moindre détresse. Calme et posée. Mais exprimant avec des Mots ce que la fillette ressentait.
Le Silence qui, quelques instants plus tôt avait empli l'air lui manquait. L'Aiglonne se sentait aspirée sous le bruit. Et les cris. Les Mots qui résonnaient sans cesse dans sa tête. Des Maux. Qui étaient en train de l'affaiblir. Encore. Des Maux qui étaient en train de la briser. Ou plutôt, qui se contentaient d'achever les douleurs du passé. Mais des Maux quand même. Un chuchotement se fit entendre, ou alors, un murmure. Mais Ellana l'avait entendu. Elle avait perçu le son qui s'était échappé des lèvres de Lyam.
- Ellana...
Son prénom. Il vola quelques instants dans l'air, respirant d'une liberté qu'il n'avait jamais connu. Les yeux de la Bleue s'emplirent de joie, à l'entente de son prénom. Elle était perdue dans ses songes, et pourtant, elle l'avait entendu. Elle avait reconnu les trois syllabes qui formaient son prénom.
- Oui ?
Un autre murmure. Tout aussi inaudible, tout aussi libre. Un murmure qui s'était envolé parmi les Etoiles. Un murmure qui avait le pouvoir de repeindre la Toile, le firmament. Un murmure qui respirait la joie et le bonheur. Enfin. Elle l'avait trouvé. La jeune brune venait de trouver comment repeindre de couleurs vives son Monde. Et elle en était heureuse.
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Le vent souffle, l'eau coule
« Oui ? »
Ellana avait entendu. Elle avait entendu son murmure. Elle avait entendu ce qu'il ne voulait pas qu'elle entende. Pourquoi ne voulait-il pas qu'elle l'entende ? Il n'en avait aucune idée. Elle avait entendu son prénom. Lyam observa la jeune fille. Elle était assise par terre, sur les dalles gelées de cette cour de la tour de l'horloge. Fallait-il qu'il en fasse de même ? Encore une question, et toujours pas de réponse. Il comprit alors ce qu'Ellana voulait dire. Toutes ces questions l'empêchaient d'avancer. Le visage de la Serdaigle arborait désormais un air joyeux et un peu plus épanoui que précédemment. Lyam mit du mal à comprendre pourquoi et supposa donc que cela avait un rapport avec son prénom.
Le jeune Gryffon ne savait pas quoi répondre. Il craignait qu'un simple "rien" balancé comme cela la replonge dans un désarroi total, et il savait combien il serait dur de la sortir à nouveau de ce bourbier. Une toute autre réponse aurait été l'idéale, mais rien ne lui venait à l'esprit, momentanément. Une toute autre question l'aurait également emportée une nouvelle fois dans sa transe, ce qu'il redoutait au plus haut point. Dire un autre merci ferait encore bizarre et Lyam ne voulait pas aborder un sujet trop complexe. Il ne lui restait que très peu de solutions, encore fallait-il qu'elles viennent à la rencontre de Lyam. Il répondit donc, un peu inquiet de la réaction de la fillette.
« Du coup, c'est bon pour ton devoir de vol ? »
Il s'était passé tellement de choses depuis le début de leur rencontre que Lyam l'avait presque oublié, ce devoir de vol... Pourtant, c'était lui qui était à la base de tous les malheurs d'Ellana. Enfin... il était juste un mince pillier des fondations de ce désarroi. Il guetta avec anxiété la réaction d'Ellana, espérant ne pas l'avoir dérangé avec cette question, qui était sortie toute seule, directement venue des pensées entremêlées de son esprit.
« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends. »
5ème année RP - Capitaine des Griffes Ardentes - #db0b0b
5ème année RP - Capitaine des Griffes Ardentes - #db0b0b
Le vent souffle, l'eau coule
Armée de son pinceau, la fillette commençait à le tremper dans le bonheur, pour ensuite l'étaler sur la Toile. Ellana ne voulait plus voir la haine, ni la douleur, ni le manque. Elle ne voulait plus voir rien d'autre que le Bonheur. Une Joie sans limites et infinie. Elle avait trouvé la peinture, maintenant, il fallait qu'elle peigne. Et la brune commençait déjà à assembler les couleurs, pour repeindre le ciel. *Enfin* Ce mot resta en suspension, dans sa tête. Un mot de Liberté et de Joie. Un mot qui n'était pas un mal. Un mot qui représentait facilement toutes les émotions qu'Ellana ressentait. Des émotions qui s'entrelaçaient, formant un tresse de légèreté. Et de Joie. Indénouable.
Lyam ne semblait pas lui répondre. Peut-être qu'il ne voulait pas, peut-être qu'il avait besoin de temps. L'Aiglonne en avait, du temps. Elle pouvait lui en accordait autant qu'il le souhaiterait. Elle pouvait écouter chanter le Silence, et repeindre son Monde sans bruits. Ou alors, le jeune sorcier n'avait pas dit son prénom pour qu'elle l'entende. Il était peut-être parti, tout seul. *La barrière des lèvres n'est rien*
Le Silence plana, pendant quelques instants. La jeune fille l'écouta, sans trouver ce qu'elle avait trouvé un peu plus tôt. Le Silence lui semblait vide ; incomplet. Il lui manquait quelque chose. Il était comme un puzzle. On perd souvent une pièce qu'on ne retrouvera jamais, et résultat, le puzzle demeure incomplet. On venait de perdre un fragment du puzzle, et les bruits se faufilaient dans l'entaille, espérant sûrement l'agrandir, pour passer dedans plus facilement. Perdue dans le dédale de ses pensées et de ses sentiments, la jeune brune ne se rendit pas tout de suite compte que Lyam lui avait parlé.
- Du coup, c'est bon pour ton devoir de vol ?
Une question. Pour changer de sujet. Ellana ne lui en voulait pas, peut-être une pensée s'était échappée par la bouche du jeune homme, une pensée auquel il ne pensait pas pouvoir donner une réponse. Ou alors, une réponse qu'il n'arrivait pas à sortir. La brune n'était pas en colère contre lui, elle n'aurait pas pu l'être. Pas après qu'il ait répondu à ses questions, ou du moins, essayé ; pas après qu'il l'ait aidée à trouver les couleurs pour peindre sa Toile. Il avait sûrement juste dit quelque chose qu'il n'aurait pas du dire, et qu'il regrettait. La Serdaigle n'avait nullement besoin de savoir les pensées de Lyam. Si cela l'aidait de changer de sujet si rapidement, pourquoi pas, malgré le fait que la petite fille n'avait pas tellement envie de retourner sur son devoir.
- Oh, euh...oui, oui, t'inquiètes, je l'ai terminé.
La petite lui adressa un petit sourire, pour accompagner ses mots. Elle voulait qu'il voit qu'elle n'avait pas mal pris sa question. Alors, elle plongea son regard dans l'eau de la fontaine. Ellana voulait repeindre cette eau malsaine par les couleurs du bonheur. Elle voulait oublier les apparences, oublier la haine. Lentement, la fillette se leva, et s'avança vers le petit bassin de pierres. Là, elle hésita. Doucement, elle déplia ses doigts fin et les plongea dans l'eau mystérieuse, qu'elle détestait tant. Celle-ci, froide et trouble entra en contact avec sa main. La brune ferma les yeux, ne souhaitant pas la voir. Elle sentait son froid mordant contre ses phalanges mais également de l'apaisement. L'eau la détendait. Et pourtant, l'eau l'avait blessée. *J'l'aime pas* Une pensée qui s'évapora doucement dans l'eau, diluée par la douleur et le bonheur, achevée par la haine et la tendresse. Ellana refusait de voir le bon côté du liquide. Elle refusait de voir que l'eau n'était pas qu'un élément déchaîné, fait pour détruire le monde. Mais cette eau, malgré la haine que le vouait la brune, restait tendre avec elle. Cette eau continuait de l'apaiser, comme elle aurait apaisé un Autre. Brusquement, l'Aiglonne replia ses doigts dans sa paume, pour les retirer du bassin. Elle rouvrit les yeux, le noir qui l'enveloppait dans un cocon un peu plus tôt avait disparu, cédant place à la lumière. La petite se hâta d'essuyer ses doigts trempés sur sa robe, et plongea son regard dans celui du garçon, qui se tenait à côté d'elle. Elle le regarda, espérant qu'un son sortirait de sa bouche. La Joie avait envahi le corps frêle de la fillette. Et cette dernière respirait la joie de vivre.
Lyam ne semblait pas lui répondre. Peut-être qu'il ne voulait pas, peut-être qu'il avait besoin de temps. L'Aiglonne en avait, du temps. Elle pouvait lui en accordait autant qu'il le souhaiterait. Elle pouvait écouter chanter le Silence, et repeindre son Monde sans bruits. Ou alors, le jeune sorcier n'avait pas dit son prénom pour qu'elle l'entende. Il était peut-être parti, tout seul. *La barrière des lèvres n'est rien*
Le Silence plana, pendant quelques instants. La jeune fille l'écouta, sans trouver ce qu'elle avait trouvé un peu plus tôt. Le Silence lui semblait vide ; incomplet. Il lui manquait quelque chose. Il était comme un puzzle. On perd souvent une pièce qu'on ne retrouvera jamais, et résultat, le puzzle demeure incomplet. On venait de perdre un fragment du puzzle, et les bruits se faufilaient dans l'entaille, espérant sûrement l'agrandir, pour passer dedans plus facilement. Perdue dans le dédale de ses pensées et de ses sentiments, la jeune brune ne se rendit pas tout de suite compte que Lyam lui avait parlé.
- Du coup, c'est bon pour ton devoir de vol ?
Une question. Pour changer de sujet. Ellana ne lui en voulait pas, peut-être une pensée s'était échappée par la bouche du jeune homme, une pensée auquel il ne pensait pas pouvoir donner une réponse. Ou alors, une réponse qu'il n'arrivait pas à sortir. La brune n'était pas en colère contre lui, elle n'aurait pas pu l'être. Pas après qu'il ait répondu à ses questions, ou du moins, essayé ; pas après qu'il l'ait aidée à trouver les couleurs pour peindre sa Toile. Il avait sûrement juste dit quelque chose qu'il n'aurait pas du dire, et qu'il regrettait. La Serdaigle n'avait nullement besoin de savoir les pensées de Lyam. Si cela l'aidait de changer de sujet si rapidement, pourquoi pas, malgré le fait que la petite fille n'avait pas tellement envie de retourner sur son devoir.
- Oh, euh...oui, oui, t'inquiètes, je l'ai terminé.
La petite lui adressa un petit sourire, pour accompagner ses mots. Elle voulait qu'il voit qu'elle n'avait pas mal pris sa question. Alors, elle plongea son regard dans l'eau de la fontaine. Ellana voulait repeindre cette eau malsaine par les couleurs du bonheur. Elle voulait oublier les apparences, oublier la haine. Lentement, la fillette se leva, et s'avança vers le petit bassin de pierres. Là, elle hésita. Doucement, elle déplia ses doigts fin et les plongea dans l'eau mystérieuse, qu'elle détestait tant. Celle-ci, froide et trouble entra en contact avec sa main. La brune ferma les yeux, ne souhaitant pas la voir. Elle sentait son froid mordant contre ses phalanges mais également de l'apaisement. L'eau la détendait. Et pourtant, l'eau l'avait blessée. *J'l'aime pas* Une pensée qui s'évapora doucement dans l'eau, diluée par la douleur et le bonheur, achevée par la haine et la tendresse. Ellana refusait de voir le bon côté du liquide. Elle refusait de voir que l'eau n'était pas qu'un élément déchaîné, fait pour détruire le monde. Mais cette eau, malgré la haine que le vouait la brune, restait tendre avec elle. Cette eau continuait de l'apaiser, comme elle aurait apaisé un Autre. Brusquement, l'Aiglonne replia ses doigts dans sa paume, pour les retirer du bassin. Elle rouvrit les yeux, le noir qui l'enveloppait dans un cocon un peu plus tôt avait disparu, cédant place à la lumière. La petite se hâta d'essuyer ses doigts trempés sur sa robe, et plongea son regard dans celui du garçon, qui se tenait à côté d'elle. Elle le regarda, espérant qu'un son sortirait de sa bouche. La Joie avait envahi le corps frêle de la fillette. Et cette dernière respirait la joie de vivre.
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Le vent souffle, l'eau coule
Sa question trahissait Lyam. Elle montrait à Ellana, que même s'il se sentait bien dans cet environnement spécial, il y avait une part de gêne dans ces derniers moments. Un gêne, qui le ramenait brusquement à la réalité. On aurait dit que tout cela n'avait été qu'un rêve. Lyam n'y comprenait rien. Un rêve bizarre mais agréable. Un rêve agréable mais difficile. Un mix entre un rêve et un cauchemar. Mais un entre-deux qui penchait plus vers le rêve. Bref, le jeune garçon ne savait pas comment décrire ce qui s'était passé. Tout avait été rapide, mais au ralenti à la fois. Que de contrastes ! Même s'il n'arrivait pas à définir sa rencontre avec Ellana, dans cette cour lugubre, il ne regrettait pas d'être passé par ici. Au fait, il ne se rappelait même plus ce qu'il était venu faire ici, tant les événements passés l'avaient bouleversé, chamboulé.
La réponse à sa question. Et dans cette réponse bienveillante, il percevait bien le gêne d'Ellana, celui du retour à la réalité. Mais le rêve était terminé, les Etoiles allaient s'effacer, le Vent se calmer. Lyam était soulagé que l'Aiglonne n'ait pas mal pris sa question maladroite, et son changement brutal de sujet. Sur ce point là, il n'avait pas été très délicat, mais la délicatesse n'était pas la chose la plus facile à obtenir. Et encore plus à identifier.
Alors, à la plus grande surprise de Lyam, la brune se leva et s'approcha doucement de la fontaine, ses pas ne faisant aucun bruit contre les pavés froids de la cour. La rivalité d'Ellana et de l'Eau allait elle prendre fin ? Ou alors au contraire, allait elle repartir de plus belle ? Il cru apercevoir un mouvement presque imperceptible sur le visage de la bleue lorsqu'elle plongea sa main, ses doigts fins repliés, dans l'eau de la fontaine des phénix. Lyam guetta le moindre geste ou la moindre parole d'Ellana, mais aucune ne s'échappa de ses lèvres, au grand contentement du garçon. Au contraire, elle semblait s'apaiser, retrouver son calme déroutant et rassurant. L'eau devait être glacée vu la température ambiante mais Ellana tenait bon. Elle savourait et haïssait à la fois cette eau, en tout cas de ce qui en paraissait du côté de Lyam. A ce moment précis, elle retira sa main de l'Eau et plongea son regard dans le sien.
Les pupilles d'Ellana avait le don d'apaiser Lyam. Ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait et le Gryffon appréciait cela. Il trouvait qu'il fallait regarder les autres dans les yeux, comme pour la réalité. En face. Les yeux était l'endroit le plus émotif et expressif du corps humain. Lyam se perdit alors pendant un long moment dans les profondeurs infinies des yeux marrons d'Ellana. Il ne savait plus où il était ni ce qu'il devait faire. Il avait tout oublié. Tout. Il s'était perdu dans l'immensité de son regard et ne pouvait le détacher de celui de la fillette. Il se sentait bien mais il sentait qu'il fallait qu'il parle. Alors, il lâcha quelques Mots...
Il n'y avait rien à dire de plus. Lyam avait rempli sa mission, tel un agent secret à l'affut du moindre piège. Ces pièges, que pouvaient lui tendre les malheurs d'Ellana, il les avait plus ou moins bien évités et était arrivé au bout de leur petite aventure. Le rouge détacha son regard de celui d'Ellana et se retourna. Il fallait qu'il parte, à ce rythme là, il serait frigorifié. Il marcha en direction du bâtiment dans lequel il s'engouffra en silence. Lyam sentait encore le souffle d'Ellana. Il sentait encore la chaleur agréable de sa main. Mais plus que tout, il visualisait ses yeux brillants, de larmes ou de joie.
Fin du RP pour Lyam. Merci, merci beaucoup Ellana pour cette première rencontre !
« Oh, euh...oui, oui, t'inquiètes, je l'ai terminé. »
La réponse à sa question. Et dans cette réponse bienveillante, il percevait bien le gêne d'Ellana, celui du retour à la réalité. Mais le rêve était terminé, les Etoiles allaient s'effacer, le Vent se calmer. Lyam était soulagé que l'Aiglonne n'ait pas mal pris sa question maladroite, et son changement brutal de sujet. Sur ce point là, il n'avait pas été très délicat, mais la délicatesse n'était pas la chose la plus facile à obtenir. Et encore plus à identifier.
Alors, à la plus grande surprise de Lyam, la brune se leva et s'approcha doucement de la fontaine, ses pas ne faisant aucun bruit contre les pavés froids de la cour. La rivalité d'Ellana et de l'Eau allait elle prendre fin ? Ou alors au contraire, allait elle repartir de plus belle ? Il cru apercevoir un mouvement presque imperceptible sur le visage de la bleue lorsqu'elle plongea sa main, ses doigts fins repliés, dans l'eau de la fontaine des phénix. Lyam guetta le moindre geste ou la moindre parole d'Ellana, mais aucune ne s'échappa de ses lèvres, au grand contentement du garçon. Au contraire, elle semblait s'apaiser, retrouver son calme déroutant et rassurant. L'eau devait être glacée vu la température ambiante mais Ellana tenait bon. Elle savourait et haïssait à la fois cette eau, en tout cas de ce qui en paraissait du côté de Lyam. A ce moment précis, elle retira sa main de l'Eau et plongea son regard dans le sien.
Les pupilles d'Ellana avait le don d'apaiser Lyam. Ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait et le Gryffon appréciait cela. Il trouvait qu'il fallait regarder les autres dans les yeux, comme pour la réalité. En face. Les yeux était l'endroit le plus émotif et expressif du corps humain. Lyam se perdit alors pendant un long moment dans les profondeurs infinies des yeux marrons d'Ellana. Il ne savait plus où il était ni ce qu'il devait faire. Il avait tout oublié. Tout. Il s'était perdu dans l'immensité de son regard et ne pouvait le détacher de celui de la fillette. Il se sentait bien mais il sentait qu'il fallait qu'il parle. Alors, il lâcha quelques Mots...
« Bon bah... je crois que je vais y aller... »
Il n'y avait rien à dire de plus. Lyam avait rempli sa mission, tel un agent secret à l'affut du moindre piège. Ces pièges, que pouvaient lui tendre les malheurs d'Ellana, il les avait plus ou moins bien évités et était arrivé au bout de leur petite aventure. Le rouge détacha son regard de celui d'Ellana et se retourna. Il fallait qu'il parte, à ce rythme là, il serait frigorifié. Il marcha en direction du bâtiment dans lequel il s'engouffra en silence. Lyam sentait encore le souffle d'Ellana. Il sentait encore la chaleur agréable de sa main. Mais plus que tout, il visualisait ses yeux brillants, de larmes ou de joie.
Fin du RP pour Lyam. Merci, merci beaucoup Ellana pour cette première rencontre !
« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends. »
5ème année RP - Capitaine des Griffes Ardentes - #db0b0b
5ème année RP - Capitaine des Griffes Ardentes - #db0b0b
Le vent souffle, l'eau coule
Les yeux de la fillette pétillaient. Celle-ci était heureuse, elle avait retrouvé le chemin lumineux. Les étoiles s'étaient allumées, et, dans leur valse paisible, avaient entrainé Ellana. Cette dernière volait à présent, au milieu du ciel, et parmi les astres. Elle ne voulait pas les voir disparaitre, elle ne voulait pas passer à autre chose. Elle souhaitait rester là éternellement, ne plus compter les jours, ni les secondes, ne plus être retenue au sol par la douleur. Mais elle savait qu'elle ne pourrait pas. Elle savait qu'elle devrait, à un moment ou à un autre, revenir à la réalité et lui faire face. La jeune fille redoutait de moment. Elle n'avait aucune envie de quitter ses rêves pour revenir dans la tourmente, aucune envie de s'écrouler de nouveau. Mais la petite avait envie de croire à une réalité meilleure. Elle avait envie de croire que le chemin serait lumineux.
L'Aiglonne se trouvait toujours devant le petit bassin, mais ne le regardait plus. Elle avait le regard planté dans celui de Lyam, sans pour autant lui prêter une grande importance. La fillette restait dans ses pensées, et son visage, bien que souriant et lumineux, n'était qu'un pâle reflet de ses sentiments. Elle-même ne savait pas ce qu'elle ressentait. Ça avait toujours été confus, et là, c'était un doux mélange de joie, de lumière, de légèreté et d'insouciance. Ellana n'avait pas envie de tout savoir. Elle voulait pouvoir se fondre, sans avoir la moindre pensée. Être un rayon de lumière, insaisissable.
- Bon bah... je crois que je vais y aller...
Il s'en allait. La jeune brune ne pouvait lui en vouloir. Elle allait partir, elle aussi. Mais elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas quitter ce bassin, reflet de la lumière, pas quitter cette petite cour, d'ordinaire agitée mais si calme en cette journée d'automne. Lyam rentra dans le château, laissant Ellana seule avec elle-même. La jeune fille s'assit alors, sur le bord de la fontaine. Elle perdit son regard, dans les profondeurs troubles de l'eau. Elle pensait la détester. Finalement, elle lui avait trouvé un visage familier. L'eau est une chose bien étrange. Elle aspire la lumière, ou la reflète. *Comme moi.* Soit l'un, soit l'autre. Ou alors, les deux ? Une autre interrogation.
Après quelques minutes, Ellana se releva. Elle ramassa son sac, qu'elle avait délaissé au pied du petit bac de pierres, et commença à marcher. Elle traversa la cour, ses pensées, confuses, se mélangeaient et partaient dans tous les sens. Alors qu'elle s'apprêtait à rentrer au chaud dans le château, la jeune brune arrêta brusquement de marcher, pour se retourner vers la fontaine, qui trônait seule, au milieu de la cour. Un son sortit alors la barrière de ses lèvres.
- Merci.
*A lui. A toi. Au monde. Au bonheur.* La fillette ne voulait pas sortir les derniers mots. Elle voulait les garder pour elle, les entendre résonner dans sa tête. Elle ne souhaitait pas les partager. Alors, elle les avaient retenus. Mais elle ne s'en voulait pas. De toute façon, il n'aurait servi à rien de les murmurer à voix haute. Elle se détourna. D'un pas rapide, elle rejoignit le château, contemplant en pensées cet instant qu'elle venait de vivre. Elle ne savait s'il était bien, elle ne savait s'il était mal. En y pensant, elle se comparait à la lune. Si fidèle au soleil, et pourtant, si instable dans l'ombre. La jeune fille se sentait comme elle. Comme cet astre, lunatique. Ce dernier mot pris un autre sens, dans l'esprit d'Ellana. Lunatique. Elle savait l'être. Et pourtant, elle ne l'avait pas toujours bien vu. Mais, peut-être que ce mot n'était pas si mal ? Peut-être que passer de la douleur à la joie n'était pas mal ? Peut-être que c'était bien ? Encore des questions. Le Monde est vaste, et pourtant, il se résume à une chose. Les questions.
L'Aiglonne marchait dans les couloirs. Elle ne voulait plus penser. Elle voulait ressentir. Seulement. Elle voulait déployer ses Ailes, s'envoler parmi les Etoiles. Alors, elle le fit. Elle se libéra de toutes pensées, de tous sentiments. Et elle vola. Quelques instants. Pas comme sur un balai. Non. Un Vol par la pensée. Un Vol où le vide n'est plus.
Fin du RP également. Heureuse d'avoir pu rencontrer ton protégé, heureuse d'avoir redonner la clé du bonheur à la mienne, heureuse d'avoir pu faire évoluer Ellana. Merci pour cette Valse, qui, par intermittence m'a semblée sans fin, à mon plus grand bonheur. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et la voici. La fin est un nouveau départ. Au plaisir de Danser une nouvelle fois avec toi. Ce fut, je me répète, un réel plaisir.
Et désolée pour le temps de réponse
L'Aiglonne se trouvait toujours devant le petit bassin, mais ne le regardait plus. Elle avait le regard planté dans celui de Lyam, sans pour autant lui prêter une grande importance. La fillette restait dans ses pensées, et son visage, bien que souriant et lumineux, n'était qu'un pâle reflet de ses sentiments. Elle-même ne savait pas ce qu'elle ressentait. Ça avait toujours été confus, et là, c'était un doux mélange de joie, de lumière, de légèreté et d'insouciance. Ellana n'avait pas envie de tout savoir. Elle voulait pouvoir se fondre, sans avoir la moindre pensée. Être un rayon de lumière, insaisissable.
- Bon bah... je crois que je vais y aller...
Il s'en allait. La jeune brune ne pouvait lui en vouloir. Elle allait partir, elle aussi. Mais elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas quitter ce bassin, reflet de la lumière, pas quitter cette petite cour, d'ordinaire agitée mais si calme en cette journée d'automne. Lyam rentra dans le château, laissant Ellana seule avec elle-même. La jeune fille s'assit alors, sur le bord de la fontaine. Elle perdit son regard, dans les profondeurs troubles de l'eau. Elle pensait la détester. Finalement, elle lui avait trouvé un visage familier. L'eau est une chose bien étrange. Elle aspire la lumière, ou la reflète. *Comme moi.* Soit l'un, soit l'autre. Ou alors, les deux ? Une autre interrogation.
Après quelques minutes, Ellana se releva. Elle ramassa son sac, qu'elle avait délaissé au pied du petit bac de pierres, et commença à marcher. Elle traversa la cour, ses pensées, confuses, se mélangeaient et partaient dans tous les sens. Alors qu'elle s'apprêtait à rentrer au chaud dans le château, la jeune brune arrêta brusquement de marcher, pour se retourner vers la fontaine, qui trônait seule, au milieu de la cour. Un son sortit alors la barrière de ses lèvres.
- Merci.
*A lui. A toi. Au monde. Au bonheur.* La fillette ne voulait pas sortir les derniers mots. Elle voulait les garder pour elle, les entendre résonner dans sa tête. Elle ne souhaitait pas les partager. Alors, elle les avaient retenus. Mais elle ne s'en voulait pas. De toute façon, il n'aurait servi à rien de les murmurer à voix haute. Elle se détourna. D'un pas rapide, elle rejoignit le château, contemplant en pensées cet instant qu'elle venait de vivre. Elle ne savait s'il était bien, elle ne savait s'il était mal. En y pensant, elle se comparait à la lune. Si fidèle au soleil, et pourtant, si instable dans l'ombre. La jeune fille se sentait comme elle. Comme cet astre, lunatique. Ce dernier mot pris un autre sens, dans l'esprit d'Ellana. Lunatique. Elle savait l'être. Et pourtant, elle ne l'avait pas toujours bien vu. Mais, peut-être que ce mot n'était pas si mal ? Peut-être que passer de la douleur à la joie n'était pas mal ? Peut-être que c'était bien ? Encore des questions. Le Monde est vaste, et pourtant, il se résume à une chose. Les questions.
L'Aiglonne marchait dans les couloirs. Elle ne voulait plus penser. Elle voulait ressentir. Seulement. Elle voulait déployer ses Ailes, s'envoler parmi les Etoiles. Alors, elle le fit. Elle se libéra de toutes pensées, de tous sentiments. Et elle vola. Quelques instants. Pas comme sur un balai. Non. Un Vol par la pensée. Un Vol où le vide n'est plus.
Fin du RP également. Heureuse d'avoir pu rencontrer ton protégé, heureuse d'avoir redonner la clé du bonheur à la mienne, heureuse d'avoir pu faire évoluer Ellana. Merci pour cette Valse, qui, par intermittence m'a semblée sans fin, à mon plus grand bonheur. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et la voici. La fin est un nouveau départ. Au plaisir de Danser une nouvelle fois avec toi. Ce fut, je me répète, un réel plaisir.
Et désolée pour le temps de réponse
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen