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14 juin 2020, 10:57
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Mon collègue lance un sortilège pour nous protéger des oreilles indiscrètes. Voilà qui m'étonne, je ne le voyais pas si prudent. Mais si cela peut le rassurer, je ne m'en plaindrais pas ! Je le laisse me répondre en sirotant tranquillement un jus de citrouille. J'évite l'alcool à midi, ça ne me réussis pas.

Le point qu'il soulève est intéressant. Il est vrai que les sorciers ont de grandes difficultés à cacher leurs pouvoirs dans le monde moldu. Je sais que mon père ne fera pas exception. Mais il ne supporterait pas de se séparer de ma mère, et il est plus dur pour elle de se faire passer pour une sorcière que pour lui de se faire passer pour un moldu.

Je suis assez touchée qu'il me parle de son histoire. Je n'ai jamais osé l'interroger sur ses blessures, mais ce seul passage me porte à croire que c'est un passage de sa vie qui fut loin d'être agréable. Les cicatrices sur son visage l'empêchent de le cacher, ce ne doit pas être simple. Je sais qu'il est dur de regarder son propre corps lorsque celui-ci nous rappelle nos pires souvenirs.

Je lui explique : "Mon père a certainement peur... A vrai dire je ne sais pas comment ça se passe, je n'ai pas de nouvelles depuis un moment. Pour le kinési-truc je vois ce que c'est, l'un de leurs nombreux types de médecins... Leurs méthodes sont lentes et peu pratiques, je suis désolée que tu ai dû en faire les frais. Ma mère voulait que j'aille voir des médecins moldus aussi lorsque je me suis blessé à la jambe, mais j'ai refusé net. "

Je fais une pause. Je sais que je ne suis pas très expressive mais je suis à peu près convaincue que la grimace que je fais peut s'apparenter à de la compassion. "Pour revenir sur mes parents, j'aimerais pouvoir les aider, mais je me sens complètement impuissante dans tout ça... Je suppose que tu dois ressentir un peu la même chose."

"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges

19 juin 2020, 23:00
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Sa collègue ne répondit pas pour l'entrée, aussi Rhys reposa le plat. Il acquiesça à la première partie de la réponse de la femme. Lui non plus, comme il le lui avait dit un peu plus tôt, n'avait pas de nouvelles de son père. Depuis bientôt un an. Un an sans même savoir s'il était toujours en vie, si oui dans quel état, ce qu'il subissait à Azkaban. Dans un sens, Rhys était fier de lui. Fier que son père reste droit, fidèle à ses convictions. Mais est-ce que toute cette torture qu'il s'infligeait à lui même, en valait-elle réellement la peine? L'enseignant ne pouvait s'empêcher de penser que c'était la fin. Mais il ne devait pas perdre espoir. Il ne devait pas abandonner, l'abandonner. Son père comptait sur lui, il en était persuadé. Même si leurs relations étaient chaotiques ces dernières années, ils avaient confiance l'un en l'autre.

- Tu as eu le choix, c'est bien... On ne discute pas avec ma mère! Elle est peut-être moldue mais elle est très persuasive. Enfin j'étais surtout plus jeune et au fond du trou.

Il observa sa collègue lorsqu'elle eut une expression étrange, dessinée sur son visage. Il ne savait pas trop comment l'interpréter ni ce que cela signifiait. Aussi, il préféra ne pas y réagir pour ne pas commettre d'erreur.
Rhys ne pouvait qu'approuver les dires de la brune. Dans son cocon Poudlardien, il ne pouvait pas se rendre compte de la réalité du quotidien à l'extérieur. Il était frustré de ne rien faire.

- Je ne te le ferais pas dire. Rester là les bras croisés, je bouillonne. Mais qu'est ce que tu voudrais que l'on fasse de plus? Je ne me vois pas aller voir les Manteaux noirs pour leur dire, "amenez moi à votre chef, j'ai deux mots à lui dire" ou pareil pour le Premier Ministre Moldu.

Il voulait faire plus, plus que surveiller l'avenir de la communauté sorcière qui préférait, eux-aussi, se déchirer au lieu d'être soudés. Le professeur espérait juste que leurs comportements ne ternissent pas la réputation de l'école et sa superbe. Tout ça à cause de l'endoctrinement de certains parents, qui suivaient sans sourciller une néo-politicienne et qui transmettaient leurs idées nauséabondes par pour une histoire de réputation et de sang.

En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.

"Si le mal brille dans toute sa splendeur, c'est devant le pire que le bien prend toute sa valeur." Oxmo Puccino

12 juil. 2020, 17:34
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Il m'expliqua que sa mère ne lui avait pas laissé le choix, ou plutôt qu'il n'avait pas eu la force de renoncer. La mienne, étrangement, était bien plus douce que moi et je n'avais donc eu aucun mal à le lui refuser. Après quelques tentatives vaines elle avait préféré abandonner, consciente que j'étais résignée à ne pas écouter ses conseils. Elle savait aussi que je n'aimais pas qu'elle me prenne sous son aile. Depuis toute petite je combattais son attitude protectrice, déterminée à me débrouiller seule. Pourtant aujourd'hui, j'aurais souhaité avoir quelqu'un sur qui compter. J'aurais aimé entendre ses paroles de mères et ses mots réconfortants. "Les mères sont... compliquées." je répondis bas, pour moi plus que pour lui.

Je l'écoutais à présent me révéler qu'il partageait cette envie d'agir. Mais qu'allions-nous faire ? Ce qu'il soulevait était pertinent. Même si nous vivions loin d'ici, dans des lieux d'action, que pourrions-nous ? Je ne saurais dire si j'aurais le courage de tenir tête à l'envahisseur. Ou si je saurais trouver les pistes menant aux influenceurs de ce jeu. Ici au moins, nous protégions le futur. En assurant la protection des enfants, et leur bonne éducation, nous veillions à assurer un avenir plus clair. " Tu as raison, nous ne pouvons rien, sinon nous plaindre. Mais si nous décidions un jour de faire un coup d'éclat, je vois un grand atout entre nos mains ; une belle quantité d’otages." je ris quelques instants, pour souligner l'absurde de mon idée. Puis réalisant qu'elle n'était pas si mauvaise, je cessai. Y aurait-il parmi nous des enfants dont les parents ont de l'influence ? Il serait intéressant que je me renseigne...

"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges

16 juil. 2020, 11:25
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Rhys sourit à la blague de sa collègue tout en laissant son regard divaguer sur les élèves présents au déjeuner.

- Dans un sens, tu n'as pas tort tu sais. Mais je ne suis pas certain que ce soit la meilleure solution. Ou du moins la plus morale.


Mais qu'est ce qu'était la morale en temps de guerre? Est-ce que les autres se posaient eux-aussi, ce genre de questions? Rien n'était moins sûr. Une chose l'était pourtant: Rhys ne s'abaisserait jamais à un tel niveau de vice. En tout cas, il le croyait très fort à ce moment-là.

L'homme reporta son attention sur la professeur de Botanique, un air sérieux sur le visage.

- Tu crois que ça va se terminer comment? Pour nous, je veux dire. Les Sang-Mélé. Je sais que tout le monde ne fera pas comme nous et choisira un camp (si on peut dire ça comme ça). Mais pour les tiraillés comme nous, tu penses qu'on va s'en sortir?

L'espace d'un moment, le trentenaire fut en proie à ses angoisses. Il ne se montrait que très peu comme cela auprès d'inconnus ou de connaissances. Il arrivait à se maîtriser et faire bonne figure. Mais il sentait que la femme à coté de lui, ne lui en tiendrait aucunement rigueur. Elle était assez directe pour le lui dire de toute manière. Le peu qu'il avait pu lui parler, il avait aimé son franc-parler. Elle ne pratiquait pas la langue de bois et dans leurs cas, cela signifiait qu'elle lui répondrait sans détour.

En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.

"Si le mal brille dans toute sa splendeur, c'est devant le pire que le bien prend toute sa valeur." Oxmo Puccino

1 avr. 2022, 13:45
Table des Professeurs
Lundi 1er avril, 2047 - 7h15

Ce jour de printemps commençait joliment, les oiseaux du parc chantait, la brise fraîche du début de printemps agitait la nature et le soleil semblait prêt à se lever. Áine, elle, était parcourue d'un léger frisson d'excitations : le premier avril avait toujours été source d'amusement et de blagues. Elle s'amusait à piéger ses professeurs quand elle était élèves et à faire rire ses camarades. La jeune femme avait dû résister à la tentation, tous les 15 derniers jours, de confectionner des farces à l'encontre de ses classes de la journée et des personne qu'elle croiserait. Une grande première pour elle, mais n'était-elle pas censée montrer l'exemple ? La journée ne serait néanmoins pas gâchée, les bêtises de ses élèves allaient sans doute la régaler tout du long.

C'est en retenant un sautillement dans son pas énergique que la jeune professeure franchit les portes de la Grande Salle, puis rejoignit la table des professeurs. Tous n'étaient pas encore levés, tout comme la plupart des tables des élèves étaient proche du vide, elle salua ceux présent dans un grand sourire. Son regard s'arrêta alors sur Aydan. Son collègue de métamorphose, qu'elle connaissait assez peu, était seul et sans voisin. Une idée commença alors à poindre, une idée un peu machiavélique, certes, mais qui serait sans aucun doute du plus grand des amusements. La jeune femme ne se posa plus de questions et s'installa à côté du barbu.
- Bonjour ! clama-t-elle, avant de commencer à remplir son assiette, bien dormi ?

Elle enchaîna en se penchant légèrement vers Aydan, chuchotant presque, l'air entendu :
- Tu sais quel jour nous sommes... Il paraît que tu as un grand sens de l'humour, que dirais-tu de faire une petite farce en métamorphosant... quelqu'un... en joli poisson ? Je le ferais bien moi-même, mais mon niveau de métamorphose... bref, ce ne serait pas très sûr, alors que toi... tu es un maître en la matière, n'est-ce pas ?
Elle ponctua son discours d'un clin d'oeil assorti à son grand sourire, ses sens grands ouverts, comme pour essayer de ressentir ce que l'homme pensait de l'idée.

@Aydan Lynch

Professeure RP d'HdlM depuis septembre 2046 - #6c02c4 / RGB(108;2;196)
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