Déhumanisés

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: Aventure
Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3

Hadès Bailey
Pour les dialogue : #a00000
Déhumanisés


Celui-ci grandit donc dans l’ombre et, devenu un adulte fort, il ordonna à son père de relâcher ses frères et sœurs, toujours dans son ventre.
Zeus fut proclamé roi des dieux et il offrit plusieurs royaumes à ses frères. Le Royaume des Enfer pour son frère Hadès, et leur Royaume de la mer pour Poséidon. Étant le dieu du ciel, Il se garda le royaume de la terre et épousa sa sœur Héra, déesse des mariages et des femmes enceintes.
C’est après cette création du monde que les hommes apparurent sur la terre.
Des êtres nus dotés d’une intelligence limitée. Au fur et à mesure que le temps passait, ces êtres ont évolué. Ils ont construit des villages puis des villes. Les chevaux se sont transformés en calèche puis en voiture. Pour ressembler maintenant à des trains ou des avions. Les croyances en leurs dieux ont fini par doucement diminuer et, quand ils se sont aperçus qu’ils pouvaient se suffire qu’à leurs activités, les humains ont arrêté de croire en eux, ce qui a provoqué une fureur chez leur divinité...

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Hadès Bailey
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Déhumanisés


- Hermione !! hurle ma grand-mère depuis l’autre bout de sa maison.
Un sourire naît sur mon visage. Sa sœur doit être arrivée. J’extrais un livre nommé “contes et légendes de la Grèce Moderne” de la tablette et la pose avec les autres feuilles bleutées qui regroupent tous mes livres. Je prends en vitesse les livres posés sur le canapé et pars en vitesse direction une petite boîte.
Elle s’allume quand j’arrive et une voix de femme retentis dans ma tête.
C’est la nouvelle Techno-9, surnommée Maya. Elle n’est pas très différente de la 8, car elle a la même fonctionnalité, celle de transporter quelqu’un d’une pièce à une autre à la vitesse de la lumière. Seulement celle-ci peut voyager plus loin et surtout Maya, la petite voix, communique avec les humains via la pensée.
“Bonjour Miss Granger, où voulez-vous aller en ce jour du 24 juin 2478 ?”
Plusieurs images de ma maison affluent dans ma tête. C’est toujours comme ça quand je l’utilise. La salle de bain au couleur pèche me traverse l’esprit mais je la chasse d’un coup. Papa est sous la douche en train de se raser, je n'ai pas envie de le déranger, de toute façon ce n’est pas ma destination principale. Les pièces de ma maison défilent comme un film dans ma tête. Je vois la chambre de mes parents, celle de ma grand-mère, le bureau de mon défunt grand-père. Cela me fait bizarre de le voir. Je n'ai pas l’habitude de le voir mais j’ai comme l’impression que c’est l’endroit où je vais devoir aller bientôt. Quand une photo de mon salon apparaît, je souris.
“Je sens une légère augmentation du sentiment “joie” j’en déduis donc que c’est ici que je vous emmène.” dis la voix robotique de Maya
Je cligne des yeux et me retrouve directement dans mon salon. Ma grand-mère, Cassiopé, y est avec sa sœur Galatée.
Je souris à leur vue. Les cheveux bruns, que j’ai hérité de mon père, sont le symbole de notre famille. Et des leurs yeux bleu ciel me font chaud au cœur. Elles me disent souvent que je leur ressemble, seulement avec les yeux marrons et qu'à leurs âges j’avais le même tempérament qu’elles. Extrêmement sensible, mais aussi très heureuse. Leur présence réchauffe la pièce grise et c’est cette sensation que j’aime par-dessus tout, être entouré de ma famille.
Ce n’est pas commun de venir chez les autres de nos jours. Comme les hologrammes existent, plus personne ne sort de chez eux. Ma grand-mère et sa sœur ont toujours été l'exception de notre génération. j’ai toujours trouvé ça bizarre. Mais je ne m’en fais pas, ce sont les traditions familiales appartement. Les deux vieilles femme se regardent le sourire aux lèvres et Galatée viens m’embrasser.
- Ça fait longtemps Hermini ! Tu as grandi depuis la dernière fois non ? dit-elle en se dégageant de mon étreinte. Tes cheveux ont poussé ! Ça te fait quel âge maintenant ? 15 ans ? Ou peut-être plus non ?
Je souris en reculant un peu. Galatée a toujours été comme ça, a posé 10 questions à la fois. Et comme elle n’a pas d’enfant, elle me considère comme sa petite-fille et me gâte comme tel.
- J’ai sûrement grandi depuis Noël, c'est vrai, mais j’ai toujours 17 ans.
Je sais que je suis petite, mais il ne faut pas abuser non plus ! dis-je en rigolant
Pendant que Galatée s’excuse de son manque d’attention, ma grand-mère secoue la tête doucement. Sa sœur l'exaspère sur un point. Elle ne retire jamais rien.
- Mione ? dit Cassiopée, va chercher ta mère, on va prendre le goûter.
Je hoche la tête et sors Maya de ma poche et la pose par terre.
“Bonjour Miss Granger, où voulez-vous aller aujourd’hui ?” retentis la petite voix dans ma tête.
“Non, pas de voyage, juste fais-moi voir maman s’il te plait” je lui demande.
L’hologramme de ma mère apparaît dans la pièce. Comme d'habitude, elle est avachies sur sa tablette avec ses feutres. La peinture a toujours été une source de détente pour elle. Mais il est vrai que c’est presque devenu une obsession. Elle a même acheté des tablettes rien que pour ces peintures. Quand j’étais petite, je trouvais ça drôle de poser pour qu’elle me dessine. Elle a un certain don pour les portraits d’enfant. Mais au fil du temps, rester immobile pendant plusieurs heures devenait ennuyant donc je me suis lassé. Elle ne peins que des monuments qu’elle “a déjà vu dans ses rêves” comme elle dit. C’est plutôt bizarre je l’avoue même si ces monuments n’existe pas, ils ont un certains charme et une certaines forme artistique.
Je fais mine de toquer sur le mur en face d’elle. Malgré le fait que je ne sois pas dans la même pièce qu’elle, ma main rencontre le papier peint.
Le bruit fait sursauter ma génitrice qui me regarde sans trop comprendre.
“C’est l’heure de goûter maman ! Tina a préparé un gâteau au fruit, viens” lui dis-je
Comme moi il y a à peine 1 minute, elle hoche la tête et apparaît à mes côtés.
Après les longues embrassades, nous nous mettons à table. Un gâteau surmonté d’une multitude de fruits confis fait son apparition sur la table. Tina, le robot cuisinier de mamie, fait toujours de très bons plats.
Le goûter se termine vite, car maman reprend son activité de peintre. Pour ma part, je reste un peu en bas pour profiter de la présence de ma grand-mère et de sa sœur.
Elle me raconte souvent des histoires de leur jeunesse ainsi que de celle de mon père. Je me rappelle des livres que j’ai trouvés dans la bibliothèque de ma grand-mère.
Grâce à Maya, les livres sont dans mes mains en un clin d'œil.
Je les questionne sur ces livres et Galatée commence à s'illuminer, comme si une idée lui était revenue.
Je vise dans le mille car deux secondes après elle me dit
- J’ai oublié de te raconter une histoire que notre grand-mère nous racontait quand on avait ton âge ! dit-elle tout excitée
Je me tourne vers ma grand-mère d’un air interrogatif. À la vue de sa tête, elle aussi ne s’en souvient pas.
- Mais si tu sais Calliopée, ce que mamie nous racontais quand on allait chez elle à Noël !” dis alors Galatée à sa sœur
Sans qu’elle ai aucune réponse de l’intéressée, elle continue donc sur sa lancée.
- Tu ne te souviens jamais de toi, soupire-t-elle, je vais le raconter
C’est une histoire que ma grand-mère nous racontait quand on avait à peu près ton âge, surtout le soir pour nous endormir.
Mon attention se reporte sur elle. Je m'installe plus confortablement dans le fauteuil et écoute attentivement. J’adore les contes que mes grand-mère me racontent. il y a toujours des choses inimaginables qui font rêver la petite fille en moi.
- Je te raconte seulement ce que j’ai retenu petite, n’en veut pas à ma pauvre mémoire de m’avoir fait oublier quelques détails.
Je hoche la tête
-Très bien. Alors, je ne sais pas comment cela est arrivé, mais à l’époque de mon arrière-grand-mère, tout ce que nous avons là n'existait pas.C'est-à-dire Maya, Tina, mais aussi toutes les Techno et tout. Il y avait des baguettes magiques qui les remplaçaient
Tout le monde faisait tout lui-même et à l’aide de leur baguette. On pouvait voyager en 3 secondes bien sûr, mais on ne pouvait pas voir matériellement des personnes à l’autre bout du monde.
La tête penchée, je réfléchis à leur vie d’avant. Je n’y crois pas trop, car la vie serait tellement compliquée. Ce serait un cauchemar. Ils devaient donc aller dehors et attraper toutes les bactéries possibles qu’il y a là-bas.
C’est pour cela que le gouvernement a interdit de sortir de chez soi à part certains jours de l’année. Pour éviter de mourir à cause du froid ou même des virus.
Soudainement, j’ai envie d’en savoir plus sur le sujet, sur leur mode de vie.
Je dis au revoir à la sœur de ma grand-mère en lui promettant de l'appeler plus souvent. Je sors Maya de ma poche et la petite voix résonne dans ma tête.
“Bonjour Miss Granger, où voulez-vous aller aujourd’hui ?” dis Maya
Mon esprit se concentre sur la couleur taupe et les draps crème que mon robot à placer il y a quelques jours.
“Bien, je vous emmène dans votre chambre miss”
Je fais un pas de plus et me retrouve dans mon seul espace de vie privée.
Ma chambre.
Je vais vers le tableau en face de mon lit.
Comme d’habitude, il s’allume et je vois les dernières pages que j’ai ouverts hier soir. Netflix s’allume et remet en marche le film d’hier. Trop absorbé par l’idée d'en savoir plus sur le mode de vie d’avant, je dis à Siri
- Hey Siri, montre-moi des photos d’avant vers 1800.
La voix robotique de Siri me répond négativement. Apparemment, il n’y a pas de photo. Les téléphones portables n’existaient pas à leur époque ? Pourtant, ils datent d’avant l'époque de ma grand-mère.
Surprise, je tente encore
- Hey Siri, montre-moi des photos de 2000.
J'espère que cette fois-ci il y aura des résultats.
“J’ai trouvé 1 429 résultats”
Mon cœur se met à battre de plus en plus vite. Je vais enfin trouver des réponses.
Siri me fait défiler des photos de jeunes femmes avec des styles totalement différents. De longues capes noir avce des blason de couleurs différentes. Des sortes de bout de bois sont à leur main. Surement les fameuses baguettes.
Tout d’un coups, les photos disparaissent et Siri m'envoie un message d’alerte.
"ATTENTION”
“Toutes les photos ont été supprimées. Vous ne devez pas voir cela. Ceci est une négligence de notre part, veuillez nous excuser et ne rien dévoiler sur ce sujet”
De lourdes conséquences seront mises en place si ce n’est pas respecté.
Merci de prendre ce message au sérieux. Z”

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Hadès Bailey
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Ce n’est pas normal.
Tout à coups, l’écran se relance pour me montrer l’écran principal.
Je l'éteins, des milliers de questions en tête. mais 2 d’entre elles se démarquent. Pourquoi je ne peux pas voir ces images ? Et surtout qui est ce Z ?
Malgré ce qui était dans le message, je prends Maya et lui demande de m’emmener dans le salon. Je remarque que Galatée est partie, mais ma grand-mère est toujours là.
- Mamie ! J’ai trouvé quelque chose de bizarre ! Il faut que te raconter. je lui lance
Toujours heureuse de savoir les potins, elle accourt et se place à côté de moi. Je pose Maya sur la table et lui demande :
- Maya, montre-moi des photos de 2000 s’il te plait
“J’ai trouvé 1 429 résultats Miss Granger” dit-elle dans ma tête
Et comme il y a quelques minutes, le même message apparaît. Je regarde ma grand-mère. Elle ne comprend rien non plus. Je sens que les hypothèses vont apparaître par dizaine.
Plus d’une heure après, nous sommes toujours sur le même sujet.
J’ai plusieurs hypothèses, mais rien de très concret.
La seule solution que nous avons trouvée, c’est d’aller voir à la bibliothèque. Mais pas seulement la bibliothèque d’Elpída, celle de la ville est beaucoup trop petite pour contenir des informations comme cela…
Je fais un bisous à ma grand-mère pour la remercier de m’avoir éclairée sur le sujet et fonce dans ma chambre, emportant Maya avec moi.
En arrivant à destination, je fourre la petite boîte noire dans ma poche et fouille dans le tiroir de mon bureau. Je n’utilise pas souvent mon hologramme mais cette fois Maya ne peut pas m’emmener dans cette bibliothèque, bien trop loin de son champ d’action.
Placé en dessous de mes cahiers de cours, je reconnais la petite tablette qui s’allume à mon contact d’une couleur bleuté.
“Bonjour Miss Granger, où voulez-vous que je projette votre hologramme ?”
Je lui annonce mon endroit et en un clin d'œil, je ne vois plus ma chambre.
La bibliothèque d’Alexandrie, enfin de ce qu’il en reste.
Je sors Maya et lui fait scanner la zone dans laquelle je suis.
“D’après vos coordonnées géographiques, vous êtes dans les ruines de la bibliothèque d’Alexandrie. Elle contient de nombreux documents sur le passé, mais a été malheureusement bombardée en 2139. Il ne reste plus rien du tout mis à part des tas de graviers qui sont inaccessibles."
Je n'écoute plus ce qu’elle raconte et regarde autour de moi. Ce n’est pas du tout ce que je vois. Maya ne se trompe jamais, pourtant je suis bien dans les ruines. De grandes étagères me font face. Je ne comprends pas trop ce qu’ils contiennent, mais je m’en fiche. Sans trop savoir pourquoi, je commence à m'approcher des étagères. Certaines sont complètement à terre et d’autres tiennent par je ne sais quelle moyen.
Des choses inconnues sont posées dessus. Je n’ai jamais vu cela de ma vie. Doucement, je prends l’objet de mes mains. Ce sont comme les histoires que je peux lire sur ma tablette. Mais cette fois-ci les histoires sont écrites sur une matière que je ne connais pas. Je demande à Maya de les prendre en photo pour ma grand-mère. Elle saura peut-être ce que c’est.
Je fais le tour de la salle dans laquelle j’ai atterri. D’après mes observations sur les histoires faites d’une matière inconnue, j’en déduis que je suis dans la partie sur l’astrologie.
- Les pauvres, je pense, à l’époque où était écrites ces histoires, il n’avait même pas découvert comment vivre sur Mars et je ne parle même pas de la construction des villes sur Jupiter ou Neptune.
À cette pensée, je me remémore mon dernier voyage sur Neptune. Les dunes bleues de la planète étaient incroyables. Les étoiles pleins les yeux, je fais le tour de la salle et découvre plusieurs portes.
J'erre dans la bibliothèque pendant plus de deux heures en allant de salle en salle, en découvrant des plans, des ruines et des tableaux. Bien sûr, rien ne ressemble à ce que j’ai l’habitude de côtoyer. Tout ce que je peux faire sur ma tablette est ici, mais je peux le toucher de mes mains.
C’est plutôt bizarre comme sensation. Au bout de plusieurs salles, je retourne dans celle où je suis arrivée. J’essaye de me souvenir du chemin que j’ai emprunté en vain. Cet endroit est beaucoup trop grand pour moi.
La panique commence à monter. Je ne suis jamais sorti plus loin que ma ville toute seule, tout simplement, car le gouvernement nous l'interdisait.
Heureusement pour moi, aujourd'hui est un jour où les personnes ont le droit de sortir de chez elles. Logiquement, je ne suis pas dans l’illégalité.
Mais la panique continue de monter. Je tourne à droite, traverse une salle, franchie une porte et enfin me retrouve dans une salle à peu près similaire à celle du début.
Tout en essayant de me calmer, j’essaye de porter mon attention sur les étagères.
Comme je pouvais m’y attendre, ce n’est pas la bonne salle. Je suis dans la salle des contes et des histoires fictives ou quelque chose comme ça. J'essaye de me repérer avec le plan affiché au mur. Comme si ce n’était pas assez, je suis à l’autre bout du bâtiment. Je mémorise le plan pour trouver la sortie la plus courte.
Plus que des dizaines de minutes à parcourir et normalement, c'est bon.
Cette fois, je tourne directement à gauche. Sauf que deux portes me font face.
- C’est une blague ?! dis-je en désespérant
Je ne sais pas laquelle est la bonne donc j’ouvre la première et entre. C’est une salle très sombre sans aucune fenêtre. Dès que je mets un pied à l'intérieur, je sais
pertinemment que ce n’est pas la bonne porte. Mais l’envie de savoir ce que cette pièce contient est bien plus forte. Elle est toute petite et les étagères ne sont pas aussi grandes que les autres salles.
En passant devant une étagère, une lumière violette apparaît. On dirait Maya, mais étant donné qu’elle est dans ma poche, ce n’est pas elle.
Je prends l’objet dans mes mains et cligne des yeux.
Malheureusement, en ouvrant les yeux, je prends conscience que je ne suis plus à la bibliothèque.
Des colonnes de pierre me font face et une immense statue d’un homme est devant moi. Je sors vite Maya de ma poche pour lui demander où je suis exactement.
“Bonjour Miss Granger, où voulez-vous aller ?” entre la petite voix dans mon crâne
“Maya ! dis-moi tout de suite quel est ma position actuelle” je lui ordonne un peu en panique
“Je ne reçois pas exactement le signal miss. Mais vous êtes revenu en Grèce. Vous vous situez quelque part à 150 km d’Athènes."
“D’accord merci beaucoup” je lui réponds avec gratitude.
La mauvaise nouvelle est que je ne suis pas du tout dans mon pays natal ! Je n'ai jamais mis les pieds à Athènes malgré que ce soit la capitale. Je regarde attentivement l’endroit où je suis. Je prends une photo pour mamie et examine la statue. C’est un homme imposant assis sur un trône. Je n'ai jamais vu quelque chose d’aussi imposant de ma vie.
Une lumière blanche apparaît derrière lui. Elle devient de plus en plus forte et avant que je fasse quelque chose, elle m’englobe avec elle. Tout d’un coup, des images que je ne comprends pas trop défilent dans ma tête.
Soudain, c’est le trou noir. Et une bride de souvenirs fait son apparition.

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2020, Mont Olympe
Tout est calme dans la salle de réunion du mont Olympe. Zeus, le roi des dieux, regarde par la fenêtre tandis que sa femme discute tranquillement avec sa sœur Déméter qui vient tous juste d’arriver.
Soudain, une voix retentit suivie de rires étouffés.
- Bonjour la famille ! cria Hadès en arrivant dans la pièce au bras de sa femme Perséphone.
Le chœur la salua en retour et il prit place dans le siège de son frère.
Perséphone quant à elle se jeta dans les bras de sa mère.
- Il n’y a que toi ? Où sont les autres ? questionna la déesse
- Ils vont bientôt arriver, ne t’inquiète pas pour cela, ma fille, la rassura Déméter.
La chose fut à peine prononcée que plusieurs dieux et déesses firent leur apparition dans un tourbillon de bonne humeur.
Comme si les places étaient déjà attribuées, tout le monde s'assit sur un siège précis. Déméter à côté de sa fille et Artémis déesse de la chasse en face de son frère jumeau, Apollon, dieu des Arts et de la Beauté. Arès, le dieu de la guerre, se plaça juste à côté d’Héra, sa mère.
- Bon, puisque tout le monde est arrivé, on va commencer, annonça Zeus
- Excuse-moi, mais Hermès est en retard. dit doucement, Perséphone en levant la main.
Zeus lui fit rappeler d'une voix autoritaire qu’Hermès était toujours en retard, mais que cela n'avait pas d’importance.
La réunion se passa comme d’habitude, beaucoup de sujets intéressants pour la plupart, seul Athéna prit plaisir à animer la table avec ses anecdotes sur les animaux de la forêt. Puis vint le moment de la fin.
- Il nous reste un dernier sujet, le plus important et qui concerne tout le monde cette fois-ci, dit alors Zeus en fixant ses deux frères qui somnolent, les HUMAINS.
À l’annonce du sujet, tous les dieux se mirent à parler en même temps pour débattre.
- Ils nous détestent, dit Apollon
- Leur machines leur servent à trouver l'amour, c'est n’importe quoi, s'énerva Aphrodite
- Je ne peux plus m’amuser avec les humains, ils utilisent des bateaux pour naviguer, souffla Poséidon.
Au bout de quelques minutes, Hadès calma tout le monde avec son chien qui faisait peur au trois quart des dieux et seulement après de longues discussions, Arès trouva la solution.
- Comme ils sont obnubilés par leur machine, pourquoi ne les laissons pas s'amuser. Mais faisons en sorte que les humains soient contrôlés par leur machines qu’ils aiment tant. Jusqu'à devenir tellement impuissant que leur espèce s’éteindra. Ainsi, nous aurons la paix et un peu de vacances pour couronner le tout.
Face à cette proposition, les dieux étaient d’accord et tout le monde y trouvait son compte….
- D’après mes calculs, fit alors Hestia, les hommes s'éteindront vers 2500.
Les dieux éclatèrent de rire, fiers de leur vengeance contre les êtres qu’ils avaient créés de toute pièce….
∙∽∙∽∙∽∙∽∙
Tout à coup, l’intensité de la lumière baisse et je regarde autour de moi. Ma chambre. Tout est là, mon lit, mon bureau. Je fouille dans ma poche et sourit en voyant que Maya est toujours là. Mais ce sourire ne dure pas longtemps, car ce que je viens de découvrir est affreux. Je dois absolument avertir ma grand-mère ou même le monde entier. 2500. C’est exactement dans 28 ans. J’ai 28 ans, pour essayer de changer le monde ou du moins de faire pardonner les hommes aux dieux……..

FIN
Hadès Bailey
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