1 juil. 2022, 09:20
La partition a deux âmes

Sa main était chaude, douce et la petite fille y trouvait du réconfort et une certaine protection. Puis soudain, après un long morceau de musique et doux silence, il se met à chanter, en harmonie avec la musique. Il avait l’air d’improviser, mais Alice n’en était pas sûre, peut-être ne connaissait-elle juste pas la musique ?
Les paroles étaient jolies, très significatives même. Quand elle était petite, notre protégée chantait quelques mélodies à Aaron le soir, mais maintenant, elle hésitait, pourquoi ? De la peur ? De l’hésitation ? De la honte ? Du doute ? Ou un peu de tout ?
Aaron s’arrête ensuite, faisant place à la lionne pour qu’elle continue. Mais…que dire ? Après réflexion, elle décide de se lancer à son tour et d’improviser. Le silence tarde encore quelques secondes, et, connaissant le jeune Smith, il devait mourir d’impatience qu’elle prononce un mot pendant ce temps-là ! Songeuse, l’Anglaise commence alors à mettre des paroles sur des pensées.
"La mélancolie de nos cœurs,
Celle de nos amis,
Avec un peu de compagnie,
Brise nos douleurs."
Peut-être était-ce trop triste par rapport au quatrain du Serdaigle ? En-tout-cas, elle avait gardé le format, quatre vers et rimes embrassées. Espérant ne pas avoir fait trop de bêtises, l’enfant mordille doucement sa lèvre, s’inquiétant un peu du silence, puis de plus en plus fort jusqu’à voir la première goutte de sang paraître.
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"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080
Aaron Smith
2 juil. 2022, 02:20
La partition a deux âmes
Elle avait encore réussi à me charmer, me fasciner, me sublimer. Quatre phrases en apparence toutes simples résonnaient en moi comme une corne de brume. Alice était à la fois mon plus gros fantasme, mon modèle, ma plus grande admiratrice, et ma source d'énergie.
Sa présence suffisait toujours à elle seule à me redonner le sourire et éclaircir mon esprit afin de me faire me sentir mieux, en paix avec moi-même. Nous avions la faculté de nous comprendre sans avoir à bouger les lèvres, nous voir sans ouvrir les yeux, nous sentir sans nous approcher, nous toucher sans établir de contact... Tout ce qui nous entoure devient plus beau, le silence, le calme et l'ennui deviennent des éléments positifs de notre journée si nous avons ce qui nous est le plus cher : la compagnie de l'un et de l'autre.
Cette symbiose nous permettait également de toujours savoir quoi faire pour faire plaisir à l'autre, ayant des goûts plutôt similaires qui rendent les choses plus merveilleuses si on les savoure ensemble. Le simple fait d'observer l'autre vivre, lire un livre, manger, se brosser les dents, même la plus commune des tâches restait intéressante à contempler tant nous apprécions notre compagnie respective.
L'entendre chanter avait quelque chose de poétique, magique, nostalgique, me rappelant les moindres souvenirs de notre tendre enfance, je peux d'ailleurs souligner que les plus lointains souvenirs de mon existence concernent tous sans exception cette fille que j'aime tant. Le plus vieux d'entre eux me ramène à mes 4 ans et a d'ailleurs un rapport avec le chant, comme régulièrement, elle était venu à la maison passer le week-end pour que nous puissions nous amuser. Après multiples batailles d'oreiller, défilés innocents en petites tenues, goûters, crème glacée, et les différents soins que ma mère nous apportait après notre blessure, il était temps de nous mettre au lit.
Comme souvent, une fois la lumière éteinte, le silence ne durait généralement pas beaucoup, nous ne pouvions pas nous empêcher de faire des petits bruits pour faire rigoler l'autre, ou alors il m'arrivait de sortir de mon lit pour rejoindre le sien, parfois pour la surprendre et lui faire peur de mon esprit taquin, parfois pour simplement me blottir à ses côtés, m'enfermer dans son étreinte afin de me sentir le plus à l'abris possible. Je dois admettre que ça m'aidais beaucoup à trouver le sommeil... Mais d'autres fois c'était différent, c'était elle qui me rejoignait quand elle sentait que l'humeur n'était pas forcément au rendez-vous, et c'était le cas de ce soir là.
Une fois la lumière éteinte, je ne faisais plus aucun bruit, elle essayait de me parler mais sentait bien que mes réponses étaient courtes et sèches et clôturaient la discussion aussi tôt quelle était démarrée. Evidemment, il ne tarda pas avant qu'elle s'en rende compte et qu'elle prenne les choses en main pour améliorer la situation. Alors le plus silencieusement possible elle sorti de sous sa couette pour venir jusqu'à mon lit, avant de s'installer à mes côtés. Toujours sans parler, elle glissait sa main dans mes cheveux - elle savait bien à quel point j'adorais ce genre de contacts physiques. Et tout doucement elle se mis à chantonner pour me calmer, parfois elle me lisait des histoires, ou en inventait, parfois elle improvisait des paroles ou me chanter une chanson qu'elle apprécie. Mais ce jour là, elle avait bien imaginé une chanson, j'avais du mal à savoir si elle avait pensé les paroles au fur et à mesure qu'elle les chantaient ou si elle y avait réfléchis un peu à l'avance, mais toujours est-il que ça sonnait très juste en moi, et que j'adorais ces petits instant de bonheur très précieux à mes yeux.
Et assez rapidement, comme d'habitude, je fermais les yeux avant de tomber dans les bras de morphées sans même pouvoir entendre la fin de la musique ou savoir ce qu'elle faisait après. Me déposait elle un bisous sur la joue ? Restait elle à mes côtés pendant de longues heures à m'observer dormir ? Je n'avais pas la réponse, je savais juste que parfois je me réveillais toujours à ses côtés dans mon lit, parfois elle était retournée dans le sien, et parfois elle était déjà levée, m'ayant préparé le petit déjeune ou d'autres petites actions affective du style.
Assez rapidement je revins à la réalité, ne sachant pas trop quoi faire, mes doigts continuait de jouais des notes d'une même gamme pour éviter que ça sonne faux, sans pour autant que ça n'aie de logique, Alice était silencieuse et semblait m'avoir observée pendant toute la durée où j'étais perdu dans mes pensées. Peut-être attendait elle que je prenne le relais en continuant de compléter les paroles ? Je n'en étais pas sûr mais quoi qu'il en soit, je n'étais plus vraiment inspiré, j'avais simplement le cœur qui battait très fort en sa compagnie. Et j'hésitais à bouger, ayant peur de briser ses pensées ou bien ce moment magique qui compte certainement beaucoup à ses yeux.
Finalement, après quelques secondes, voir minutes, d'hésitation, toujours dans le plus grand des silence, je pris la décision de retirer mes mains du piano et de me lever. Je voyais Alice de son visage un peu perplexe qui semblait ne pas trop comprendre où je voulais en venir, je me dirigeais en direction d'une grande armoire dans laquelle de nombreux vinyles étaient disposés. Les titres étaient triés par ordre alphabétique, peut-être rangé par Alice, elle avait le réflexe de faire de même avec ses livres par exemple étant plus jeune. Quelques secondes de recherche à travers les pochettes m'ont alors suffit afin de trouver la musique que je souhaitais mettre, alors je pris le grand disque noir de l'intérieur de la pochette puis je le disposais sur le gramophone situé juste à côté.
La musique se mit à commencer, Alice semblait peu à peu comprendre où je voulais en venir mais elle n'avait pourtant toujours pas bougé du tabouret disposé devant le piano à queue. Je pense qu'à cet instant elle avait exactement compris que mon intention était de l'inviter à danser, mais elle semblait avoir peur, peur de faire un pas de travers et de perdre mon amour fraternel qu'elle détenait précieusement depuis de nombreuses années, semblant ne pas comprendre que je l'aimerais toujours peu importe ses actes et ses paroles.
Finalement, je décidais de lui forcer un peu la main, alors je m'approchais d'elle, lui tendis la main afin qu'elle la saisisse et qu'elle vienne m'offrir une danse sur la musique précieusement sélectionnée.
Sa présence suffisait toujours à elle seule à me redonner le sourire et éclaircir mon esprit afin de me faire me sentir mieux, en paix avec moi-même. Nous avions la faculté de nous comprendre sans avoir à bouger les lèvres, nous voir sans ouvrir les yeux, nous sentir sans nous approcher, nous toucher sans établir de contact... Tout ce qui nous entoure devient plus beau, le silence, le calme et l'ennui deviennent des éléments positifs de notre journée si nous avons ce qui nous est le plus cher : la compagnie de l'un et de l'autre.
Cette symbiose nous permettait également de toujours savoir quoi faire pour faire plaisir à l'autre, ayant des goûts plutôt similaires qui rendent les choses plus merveilleuses si on les savoure ensemble. Le simple fait d'observer l'autre vivre, lire un livre, manger, se brosser les dents, même la plus commune des tâches restait intéressante à contempler tant nous apprécions notre compagnie respective.
L'entendre chanter avait quelque chose de poétique, magique, nostalgique, me rappelant les moindres souvenirs de notre tendre enfance, je peux d'ailleurs souligner que les plus lointains souvenirs de mon existence concernent tous sans exception cette fille que j'aime tant. Le plus vieux d'entre eux me ramène à mes 4 ans et a d'ailleurs un rapport avec le chant, comme régulièrement, elle était venu à la maison passer le week-end pour que nous puissions nous amuser. Après multiples batailles d'oreiller, défilés innocents en petites tenues, goûters, crème glacée, et les différents soins que ma mère nous apportait après notre blessure, il était temps de nous mettre au lit.
Comme souvent, une fois la lumière éteinte, le silence ne durait généralement pas beaucoup, nous ne pouvions pas nous empêcher de faire des petits bruits pour faire rigoler l'autre, ou alors il m'arrivait de sortir de mon lit pour rejoindre le sien, parfois pour la surprendre et lui faire peur de mon esprit taquin, parfois pour simplement me blottir à ses côtés, m'enfermer dans son étreinte afin de me sentir le plus à l'abris possible. Je dois admettre que ça m'aidais beaucoup à trouver le sommeil... Mais d'autres fois c'était différent, c'était elle qui me rejoignait quand elle sentait que l'humeur n'était pas forcément au rendez-vous, et c'était le cas de ce soir là.
Une fois la lumière éteinte, je ne faisais plus aucun bruit, elle essayait de me parler mais sentait bien que mes réponses étaient courtes et sèches et clôturaient la discussion aussi tôt quelle était démarrée. Evidemment, il ne tarda pas avant qu'elle s'en rende compte et qu'elle prenne les choses en main pour améliorer la situation. Alors le plus silencieusement possible elle sorti de sous sa couette pour venir jusqu'à mon lit, avant de s'installer à mes côtés. Toujours sans parler, elle glissait sa main dans mes cheveux - elle savait bien à quel point j'adorais ce genre de contacts physiques. Et tout doucement elle se mis à chantonner pour me calmer, parfois elle me lisait des histoires, ou en inventait, parfois elle improvisait des paroles ou me chanter une chanson qu'elle apprécie. Mais ce jour là, elle avait bien imaginé une chanson, j'avais du mal à savoir si elle avait pensé les paroles au fur et à mesure qu'elle les chantaient ou si elle y avait réfléchis un peu à l'avance, mais toujours est-il que ça sonnait très juste en moi, et que j'adorais ces petits instant de bonheur très précieux à mes yeux.
Et assez rapidement, comme d'habitude, je fermais les yeux avant de tomber dans les bras de morphées sans même pouvoir entendre la fin de la musique ou savoir ce qu'elle faisait après. Me déposait elle un bisous sur la joue ? Restait elle à mes côtés pendant de longues heures à m'observer dormir ? Je n'avais pas la réponse, je savais juste que parfois je me réveillais toujours à ses côtés dans mon lit, parfois elle était retournée dans le sien, et parfois elle était déjà levée, m'ayant préparé le petit déjeune ou d'autres petites actions affective du style.
Assez rapidement je revins à la réalité, ne sachant pas trop quoi faire, mes doigts continuait de jouais des notes d'une même gamme pour éviter que ça sonne faux, sans pour autant que ça n'aie de logique, Alice était silencieuse et semblait m'avoir observée pendant toute la durée où j'étais perdu dans mes pensées. Peut-être attendait elle que je prenne le relais en continuant de compléter les paroles ? Je n'en étais pas sûr mais quoi qu'il en soit, je n'étais plus vraiment inspiré, j'avais simplement le cœur qui battait très fort en sa compagnie. Et j'hésitais à bouger, ayant peur de briser ses pensées ou bien ce moment magique qui compte certainement beaucoup à ses yeux.
Finalement, après quelques secondes, voir minutes, d'hésitation, toujours dans le plus grand des silence, je pris la décision de retirer mes mains du piano et de me lever. Je voyais Alice de son visage un peu perplexe qui semblait ne pas trop comprendre où je voulais en venir, je me dirigeais en direction d'une grande armoire dans laquelle de nombreux vinyles étaient disposés. Les titres étaient triés par ordre alphabétique, peut-être rangé par Alice, elle avait le réflexe de faire de même avec ses livres par exemple étant plus jeune. Quelques secondes de recherche à travers les pochettes m'ont alors suffit afin de trouver la musique que je souhaitais mettre, alors je pris le grand disque noir de l'intérieur de la pochette puis je le disposais sur le gramophone situé juste à côté.
La musique se mit à commencer, Alice semblait peu à peu comprendre où je voulais en venir mais elle n'avait pourtant toujours pas bougé du tabouret disposé devant le piano à queue. Je pense qu'à cet instant elle avait exactement compris que mon intention était de l'inviter à danser, mais elle semblait avoir peur, peur de faire un pas de travers et de perdre mon amour fraternel qu'elle détenait précieusement depuis de nombreuses années, semblant ne pas comprendre que je l'aimerais toujours peu importe ses actes et ses paroles.
Finalement, je décidais de lui forcer un peu la main, alors je m'approchais d'elle, lui tendis la main afin qu'elle la saisisse et qu'elle vienne m'offrir une danse sur la musique précieusement sélectionnée.
2 juil. 2022, 13:53
La partition a deux âmes

Le Serdaigle était une personne qu’Alice adorait et comprenais par-dessus tout. À ses côtés, elle se sentait invincible, imbattable et merveilleusement bien. Il la motivait bien souvent, et avait d’ailleurs aidé la jeune fille à progresser. Après leur première rencontre dans Poudlard, elle avait décidé de prendre quelques résolutions pour s’améliorer encore plus. "Pas de déversement de colère, de déprime, de tristesse", "tenir un carnet de bord" et enfin "déposer sur demain ce qui est trop lourd pour aujourd’hui".
Le doux silence continuait et la présence d’Aaron savait se faire apprécier. Finalement, il bouge un peu et retire ses mains du piano, faisant cesser la douce mélodie et sortant notre protégée de ses pensées. Le visage un peu perplexe la lionne le fixe. Mais qu’allait-il faire ? S’approchant d’une armoire, il l’ouvre. Celle que j’avais triée récemment ! Le Serdaigle, referme alors l’armoire, un disque noir à la main.
La musique commence. Aaron fixant la Gryffonne, celle-ci comprend rapidement. Oh non ! Elle commençait à stresser. Et si elle faisait une erreur ? Et si tout finissait mal ? S’approchant, il lui tend la main. Mince, elle ne pouvait plus refuser. Alice savait très bien que dès qu’elle aurait commencé à danser, se mettre en harmonie avec son corps, retrouver une passion oubliée, elle ne se posera plus de questions, mais pour le moment, des questions stressantes et sans réponses tournaient en boucle dans son esprit. La lionne saisit sa main et se relève, pourtant son esprit panique. "Euh… tu sais j’ai très mal à …euh la jambe !".
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Aaron Smith
7 juil. 2022, 01:52
La partition a deux âmes
Sa réponse était tellement prévisible, bien évidemment j'avais prévu le fait qu'elle allait chercher à éviter cette situation par l'excuse la plus idiote qui lui passerait par la tête, mais je savais aussi que ce moment allait encore renforcer le souvenir associé à cette rencontre, pourtant déjà inoubliable. La meilleure solution à mes yeux était de ne tout simplement pas répondre à ceci et continuer d'exécuter ce que j'avais imaginé.
Alors, toujours sans bouger les lèvres, une fois qu'elle était debout, je fis un pas vers elle pour me rapprocher. Nos corps étaient à quelques centimètres, je lâchais ses mains pour passer les miennes sur ses hanches, j'attendais qu'elle pose naturellement ses mains sur mes épaules ou autour de mon cou afin que nous nous commencions à danser calmement sur cette musique que j'appréciais tant. Le moment commençait à être tellement merveilleux à mes yeux que je ne pus m'empêcher de laisser tomber une larme qui perla lentement le long de ma joue. J'aurais habituellement eu le réflexe de l'essuyer avec le revers de ma main d'un doux geste, mais je ne voulais absolument pas enlever les mains d'Alice, la position de mes mains me permettaient de la tenir près de moi, créer un lien unique entre nous, sentir sa chaleur, les différents mouvements de son ventre, de son corps ou encore les éventuels tremblements liés au stress. Des larmes pleins les yeux, je la fixais, essayant de lire dans son regard ce qu'elle pensait de ce moment.
Alors, toujours sans bouger les lèvres, une fois qu'elle était debout, je fis un pas vers elle pour me rapprocher. Nos corps étaient à quelques centimètres, je lâchais ses mains pour passer les miennes sur ses hanches, j'attendais qu'elle pose naturellement ses mains sur mes épaules ou autour de mon cou afin que nous nous commencions à danser calmement sur cette musique que j'appréciais tant. Le moment commençait à être tellement merveilleux à mes yeux que je ne pus m'empêcher de laisser tomber une larme qui perla lentement le long de ma joue. J'aurais habituellement eu le réflexe de l'essuyer avec le revers de ma main d'un doux geste, mais je ne voulais absolument pas enlever les mains d'Alice, la position de mes mains me permettaient de la tenir près de moi, créer un lien unique entre nous, sentir sa chaleur, les différents mouvements de son ventre, de son corps ou encore les éventuels tremblements liés au stress. Des larmes pleins les yeux, je la fixais, essayant de lire dans son regard ce qu'elle pensait de ce moment.
7 juil. 2022, 07:47
La partition a deux âmes

Le jeune garçon pose ensuite les mains sur ses hanches. Le silence qui suivit dit réfléchir un peu notre petite protégée qui décide alors de se lancer. Après tout, elle n’avait rien à perdre et la lionne aura un nouveau souvenir magique avec son cousin. Son idée n'était pas si mal au final.
Une larme coule alors sur le visage d’Aaron. Levant doucement sa main, la fillette essuie l’humidité sur le visage deux jeune Smith avant de déposer sa main dans son cou. Toujours en le regardant d’un regard empli de bêtises, de joie et d’un amour fraternel à la fois, elle approche légèrement la deuxième main.
Comme pour le taquiner, elle s’arrête en chemin, le dévisageant du regard. Ses doigts effleurant à présent l’épaule gauche d’Aaron. S’approchant vivement, l’Anglaise dépose un rapide bisou sur sa joue glissant au passage sa main jusqu’à sa nuque. Rougissant et gênée d’être aussi près de lui sans avoir demandé avant, l’enfant se recule un petit peu sans pour autant s’éloigner de trop.
Caressant doucement la nuque du Serdaigle, elle le fixe. Alice attendait un mouvement de sa part, un mot, ou un geste qui signerait le début de cette danse. Comme un accord. Le connaissant bien, elle savait qu’il appréciait fortement le contact physique, c’est donc pour ça que la jeune fille continue de caresser d’un mouvement presque imperceptible ses épaules.
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Aaron Smith
12 juil. 2022, 20:03
La partition a deux âmes
Je ne me lasserais jamais du doux contact d'Alice contre ma peau, ses mains étaient vraiment lisses et ruisseler simplement comme de l'eau sur ma nuque et mes épaules. Nous étions assez proches et je voyais bien qu'Alice attendait que je commence pour ne pas faire de bêtise. Alors, lentement je me mis à bouger au rythme de la musique, déplaçant un pied puis l'autre, engageant Alice dans la tendre valse fraichement initiée.
La musique était calme, tout comme nos gestes, nous étions parfaitement synchronisés grâce à cette sorte d'alchimie qui nous envahissait comme d'habitude. Aucun faux pas ne se laissait transparaitre et rendait, comme toujours, le moment inoubliable et fantastique à mes yeux, et je savais que c'était tout autant le cas pour Alice. Heureusement, il n'y avait personne car ce moment aurait pu devenir une vraie source de stress pour elle, de toute façons, je ne lui aurait certainement pas proposé s'il y avait eu du monde pour éviter de la mettre mal à l'aise et de me stresser également.
Sentant la fin de la musique approcher, je fixais Alice dans les yeux sans arrêter de danser calmement sur la musique avant de lui dire :
- Tu sais... je t'aime... comme une sœur... En fait non, pas comme une sœur.. c'est bien différent.. mais c'est mieux.
J'avais réussi en une simple phrase à m'emmêler les pinceaux et à dire n'importe quoi, le fond de ma pensée avait perdu toute sa forme sous la panique.
La musique était calme, tout comme nos gestes, nous étions parfaitement synchronisés grâce à cette sorte d'alchimie qui nous envahissait comme d'habitude. Aucun faux pas ne se laissait transparaitre et rendait, comme toujours, le moment inoubliable et fantastique à mes yeux, et je savais que c'était tout autant le cas pour Alice. Heureusement, il n'y avait personne car ce moment aurait pu devenir une vraie source de stress pour elle, de toute façons, je ne lui aurait certainement pas proposé s'il y avait eu du monde pour éviter de la mettre mal à l'aise et de me stresser également.
Sentant la fin de la musique approcher, je fixais Alice dans les yeux sans arrêter de danser calmement sur la musique avant de lui dire :
- Tu sais... je t'aime... comme une sœur... En fait non, pas comme une sœur.. c'est bien différent.. mais c'est mieux.
J'avais réussi en une simple phrase à m'emmêler les pinceaux et à dire n'importe quoi, le fond de ma pensée avait perdu toute sa forme sous la panique.
12 juil. 2022, 21:51
La partition a deux âmes

Comme si le Serdaigle comprenait ce qu’attendait l’enfant, il lance la danse. Doucement, en rythme, un pied après l’autre, le doux mouvement commençait à peine qu’elle se sentait déjà mieux. Comme débarrassée de toute peur futile. Les jeunes étudiants étaient tous deux synchronisés. La musique en portant l’esprit de l’Anglaise, elle se voit à présent apaisée. La présence d’Aaron en était d’ailleurs la principale raison. À ses côtés, elle avait toujours ou presque le sourire. La troisième année se sentait également allégée, comme libérée d’un fardeau.
La fin de la musique approchait, brisant doucement le silence, le Serdaigle osa poser quelques mots. Regardant Alice, droit dans les yeux, disant quelques mots assez mélangés. Que répondre à ça sans finir par dire n’importe quoi ? Sans vraiment réfléchir, notre petite protégée se lance à l’aveugle "moi aussi, je t’aime…beaucoup…enfin je sais pas comment…comme je n’ai jamais aimé personne ça, c’est sûr !".
Baissant les yeux pour fixer les pieds de son camarade, rougissant vivement. Pour conclure sur une fin encore plus bête, elle dit doucement "enfin… bref……..tu vois quoi….je t’aime..". Et voilà, trop tard, la pression montait dans ce silence et ce jeu de regard, les mots débiles que la lionne venait de prononcer ne l’aidait pas. Ses ongles se plantant doucement dans la nuque du jeune Smith, continuant de le regarder un peu perdue et toute rouge.
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Aaron Smith
14 juil. 2022, 11:27
La partition a deux âmes
Il faut croire que nous étions tous les deux pas très à l'aise lorsqu'il s'agissait d'exprimer nos sentiments respectifs. Tout comme moi Alice semblait aussi avoir du mal à exprimer ce qu'elle voulait dire. Serait-ce la peur que l'autre ne nous aime plus ? Certainement pas, nous savions très bien que notre relation ne cesserait pas d'exister simplement après ce type de déclaration, au contraire, entendre que nous sommes aimés réchauffait le cœur, surtout venant de l'un et de l'autre. Mais je n'y répondis pas, me contentant de sourire en appréciant les gentilles paroles d'Alice, paroles que je ne serais pas prêt d'oublier tout de même.
Une fois que la musique se terminait, je sortis de l'étreinte d'Alice en lui déposant un bisous sur la joue, puis je m'approchais du tourne-disque afin d'en retirer le disque vinyle et le ranger à nouveau à sa place. Je savais qu'Alice surveillerait que je le remette bien à sa place elle qui a toujours le goût des choses bien rangées et ordonnées. Une fois ceci fait, je retournais vers le piano afin de récupérer ma baguette et ainsi rallumer les bougies de la pièce. La pièce était soudainement lumineuse comme au début, signant peu à peu la fin de notre rencontre avec Alice. En effet, je ne pouvais pas rester trop longtemps aujourd'hui car j'étais attendu dans ma salle commune, je m'approchais d'Alice, et lui dit :
- Merci.
Une fois que la musique se terminait, je sortis de l'étreinte d'Alice en lui déposant un bisous sur la joue, puis je m'approchais du tourne-disque afin d'en retirer le disque vinyle et le ranger à nouveau à sa place. Je savais qu'Alice surveillerait que je le remette bien à sa place elle qui a toujours le goût des choses bien rangées et ordonnées. Une fois ceci fait, je retournais vers le piano afin de récupérer ma baguette et ainsi rallumer les bougies de la pièce. La pièce était soudainement lumineuse comme au début, signant peu à peu la fin de notre rencontre avec Alice. En effet, je ne pouvais pas rester trop longtemps aujourd'hui car j'étais attendu dans ma salle commune, je m'approchais d'Alice, et lui dit :
- Merci.
14 juil. 2022, 12:18
La partition a deux âmes

Il n'avait visiblement pas l'air gêné que la petite fille ai prononcée des paroles aussi maladroites. Alice fit un petit sourire quand le Serdaigle remit bien le disque en place. Récupérant sa baguette et allumant à nouveau les bougies, il s'approche pour la remercier. "Non, merci à toi ! C'était ma-gi-que !" dit elle en déposant un bisou sur la joue du garçon.
Le dévisageant comme pour lire dans son esprit, elle ne décroche pas un souffle. Il était beau, parfait sous tous les angles, d'un regard empli de malice, d'une étincelle d'intelligence, des cheveux bruns, donnant envie d'être caressés. Dans ses pensées la Smith lâche "vraiment magnifique", sans même réaliser la lionne le fixe encore quelque seconde avant de comprendre qu'il devait partir, "sur ce, je ne vais pas te retenir plus longtemps !". Ne pouvant d'empêcher de caresser doucement ses cheveux, la fillette dépose a nouveau un bisou sur sa joue.
Elle l'aimait. Plus qu'un frère. Plus qu'un ami. Plus que n'importe qui. Un pincement dans son cœur se fit. Une douleur horrible. Celle de réaliser que le monde s'effondre. Une larme coule, aucun son ne sort. Tu n'es pas a la hauteur. Une pensée, un regard brisé, un coeur un morceaux. "Je... vais rester avec le piano ! Je sais que tu as a faire, on se revoit...bientôt ?".
L'espérance d'une réponse positive pour ne pas se sentir nulle. L'espérance d'une réponse négative pour éviter d'être détruite de son propre amour. De la distance. Un cœur qui accélère, dans le silence, dans l'attente d'une réponse... Longue à venir. Sans attendre plus longtemps notre petite protégée fuit la vie, fuit tout, laissant derrière elle sa partition et dévalant les escaliers en courant, le plus loin possible, vers le lointain.
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"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080
Aaron Smith
15 juil. 2022, 00:01
La partition a deux âmes
Plein d'hésitation, très anxieux, je ne savais plus quoi dire, comment réagir... Je me contentais de l'observer en silence en buvant ses paroles d'évangiles qui m'allaient droit au cœur. Avec elle, tout se passait dans le regard, le contact, le rythme de notre respiration, la fréquence à laquelle nous clignons des paupières, l'humidité qui s'installait sous nos yeux, la rougeur de nos joues... pleins d'éléments physiques et discrets qui pouvait passer inaperçu pour un inconnu, ou bien même un ami, un parent. Car le lien qui nous unissait était bien plus puissant. Nous savions d'un simple coup d'œil remarquer les différents signes qui ne pourraient tromper et nous permettre de comprendre comment se sentait l'autre. Je voyais bien qu'elle était d'humeur pluvieuse en comprenant que c'était déjà la fin de notre rencontre.
Après de multiples hésitations et mots sortis par un stressant amour puissant, Alice parti contredisant ce qu'elle avait dit auparavant comme quoi elle resterait assise au piano pour continuer à jouer. Et le temps que mes pensées s'efface de mon esprit brumeux, elle était parti. Je n'avais pas vraiment eu le temps de lui dire aurevoir, mais au final, je n'avais pas vraiment besoin de le dire. Lorsque nous nous séparions, c'était jamais pour très longtemps. Cette union bien particulière nous emmenait toujours à nous revoir dès que nous en avions l'occasion car il n'y qu'avec l'un et l'autre que nous nous sentions bien.
Alors je pris la décision de retourner dans mon dortoir et lui écrire une lettre.
Après de multiples hésitations et mots sortis par un stressant amour puissant, Alice parti contredisant ce qu'elle avait dit auparavant comme quoi elle resterait assise au piano pour continuer à jouer. Et le temps que mes pensées s'efface de mon esprit brumeux, elle était parti. Je n'avais pas vraiment eu le temps de lui dire aurevoir, mais au final, je n'avais pas vraiment besoin de le dire. Lorsque nous nous séparions, c'était jamais pour très longtemps. Cette union bien particulière nous emmenait toujours à nous revoir dès que nous en avions l'occasion car il n'y qu'avec l'un et l'autre que nous nous sentions bien.
Alors je pris la décision de retourner dans mon dortoir et lui écrire une lettre.