17 juil. 2022, 14:03
 RP+  Prince sanglant de mes nuits
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Ce RP évoque la mort, la dépression, le suicide et le jugement du regard des autres. Il parle des cauchemars qu’Alice fait la nuit. Merci aux âmes sensibles d’éviter ce sujet.
Dernière modification par Alice Smith le 17 juil. 2022, 19:57, modifié 1 fois.

"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080

17 juil. 2022, 14:07
 RP+  Prince sanglant de mes nuits
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Marchant dans la rue, seule dans le noir. Continuant toujours seule, comme d’habitude. Il faisait nuit, la pluie tombait avec charme sur le sol, faisant du bruit sur chaque toiture, s’écrasant doucement sur le sol, le regard un peu flou, dans l’obscurité de la vie. C’était un jour, je ne saurais dire lequel, sûrement d’hivers, vu le froid envahissant. Sûrement de printemps, vu les jolies fleurs dans les jardins. Sûrement d’automne, vu les feuilles jaunies sur le sol. Sûrement d’été vu les serviettes et maillots de bain étendu au balcon.

Un peu perdue dans cette ruelle, avancer seule dans le noir. Continuer son chemin, avec seul bruit celui de la pluie. Soudain, un bruit de pas sur le sol, quelqu’un courait sur les pavés humides. Il risquerait de tomber ce dit Alice, à coup sûr, il va glisser. Mais pourquoi il court ? Rien n’est pressé, si ? Se retournant un peu, pour voir qui courait en faisant autant de bruit sur le sol. C’était Aaron. Choquée de le voir ainsi, les cheveux en pagailles, les larmes aux yeux, le visage déformé par la tristesse, il courait, s’essoufflant à pleins poumons.

S'il continuait, il allait lui foncer dedans ! Il ne la voyait donc pas ? Fermant les yeux, prête au choc, elle attendit deux bonnes minutes debout, au milieu de cette ruelle. Rien. Il était si proche d’elle, il n’aurait pas pu l’éviter, pourquoi elle n’avait rien senti ? Ouvrant un œil, puis deux, elle regarde, plus rien. Se retournant, elle le vit, il courait toujours. L’appelant désespérément, il ne l’entendît pas et continua de courir. Mais…pas possible…il était passé à travers elle ? Elle était devenue invisible ? Inexistante ? Plus personne ne s’intéressait à elle ?

Elle devait le suivre, savoir où il allait, à cause de qui il était triste. Elle détestait le voir ainsi, autant chagrinée. Celui qui l’avait rendue ainsi deviendrait sûrement son pire ennemi. Courant alors à sa poursuite, elle se demandait pourquoi dans sa main, il tenait des fleurs de lys, les fleurs préférées d’Alice. Il courut jusqu’à une maison qui me semblait assez familière, la mienne. Montant quatre à quatre essoufflé les escaliers, il dit "elle est là ?" sans même attendre la réponse et prêter garde à toutes ses mines tristes, il monte à l’étage dans ma chambre.

Le suivant doucement, Alice se demandait ce qu’il allait bien se passer. Entrant dans la chambre, elle se vit là, étendue sur le lit. Une vision d’horreur sous ses yeux, le corps ensanglantés, elle était là. À son chevet, sa mère, en sanglot murmura "il est déjà trop tard…". Comment ça ? Moi, morte ? Aaron, les yeux emplis de larmes la secoue dans tous les sens, ses corps sans vie, en hurlant "tu n’avais pas le droit ! Tu me l’avais promis…tu…toi et moi pour toujours…..tu devais tenir……Alice…….". C’est ce jour qu’elle devint sa propre ennemie, celle qui avait osé rendre le beau Serdaigle si triste.
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"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080

17 juil. 2022, 14:14
 RP+  Prince sanglant de mes nuits
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C’était un cours assez normal. Étude des moldus, assez intéressant. Prenant note sur son joli parchemin, d’une encre noire et d’une plume assez fine, gardant une écriture soyeuse, soignée et précise. La petite aimait bien s’appliquer, se concentrer sur ce qu’elle avait à faire. Se donner une raison pour essayer de progresser et de faire de son mieux. Un peu comme s’inciter à faire de son mieux, pour avoir le mieux et sortir de cette mauvaise passe.

On parlait de comment s’habiller dans le monde moldu, comment parler et répondre pour se fondre dans la masse. Alice aimerait bien savoir faire ça aussi, avoir plus d’amis, ne plus être gênée par le regard des autres, savoir se fondre discrètement dans la masse d’élèves présente dans les couloirs. Affronter un miroir, c’était comme passer dans le couloir sous le regard de tous les élèves proches des murs et elle au centre. Un supplice. Voir leurs regards braqués sur toi, peur de ce qu’ils en pensent, peur de leur jugement, peur de ce qu’ils vont dire. Mais pour le moment elle devait se rassurer, elle était dans la classe, bien enfermée, cachée au milieu de tous ses élèves, assez discrète, une élève comme un autre à écrire son travail et prendre quelques notes.

Le cours était presque fini, et elle n’avait pas écouté grand-chose au final…un peu perdue dans ses pensées. Soudain mal au ventre, une sorte de boule, peur d’être celle qui devra passer devant toute la classe pour lire son résumé et sa propre version du cours. Peur d’affronter à nouveau ses regards, de ses élèves en très grand nombre face à elle, seule devant toute la classe. En fait, elle avait aussi peur de ce que les gens pensaient d’elle, car elle ne savait pas elle-même qui elle était. Ils pensent pouvoir me connaître, me mettre dans des cases en un clin d’œil alors que je fais encore connaissance avec moi-même.

Heureusement, ce ne fut pas elle…mais ce fut la fin du cours. Trainant le plus possible pour ranger ses affaires, pour ne pas avoir à aller dans le couloir. La petite savait très bien que personne ne la jugeait, mais elle en avait parfois peur. Faisant un pas après l’autre dans le couloir, des élèves sur les bords, regardant à droite à gauches, ils avaient tous les yeux rivés sur elle. Mais que se passe t’il aujourd’hui ?! La pression monte, une vision d’horreur. Leurs visages étaient ensanglantés, leurs yeux la fixaient... mais un peu vides puisqu’ils leur manquaient les pupilles, même sans elles on distinguait de la rage et de la moquerie. Puis un réveil en sursaut, réaliser que tout ça, c’était un cauchemar, transpirante dans son lit, elle essaie de se calmer.
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"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080

4 déc. 2022, 15:08
 RP+  Prince sanglant de mes nuits
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C’était aujourd’hui le jour de rentrer chez ses parents, Alice fit alors une mine boudeuse, c’est même pas mes parents !. Grimaçant un peu, l’enfant se croque la lèvre. Tiffanie était une élève qui avait une certaine tendance à vouloir embêter les gens faibles, dont notre petite protégée. En la voyant, la petite fit demi-tour, pas question de pleurer à nouveau, elle devait partir. Mais entendant son nom derrière elle, la Smith comprit bien vite que son plan était tombé à l’eau : c’était foutu. Se retournant doucement, Alice avait le cœur qui accélérait.

Dans le couloir, il y avait quelques personnes, mais aucune n’était vraiment là pour l’aider. Tiffanie prit la parole, saluant la brune. La jeune fille n’osait pas répondre, de peur que parler ne lui attire que plus d’ennuis. Ses lèvres étaient comme collées entre elles, refusant de ne prononcer rien qu’un seul mot. Ses mains tremblaient un peu, alors la Gryffonne préférait les cacher dans ses poches en mordillant sa lèvre inférieure. Le stress la gagnait, et elle se sentait ridicule d’avoir peur d’une fille bien plus jeune qu’elle. Pourquoi fallait-il qu’elle soit partout au même endroit que notre petite protégée ? À part créer des ennuis, ça n’apportait rien…

La Serpentard commence alors à lui dire "t’as même pas de parents et tu crois me faire peur ?". Soudain, la petite sens son cœur s’arrêter. Le cœur de la brune se sert ensuite, ça faisait mal…tellement mal… Comment elle le sait ? Ce qui est sûr, c’est que Tiffanie avait de très bonnes sources. Les mains de la jeune fille tremblent, et les larmes commencent à couler, encore plus que les fois précédentes. D’abord, elle a des parents, elle ne sait juste pas qui… ils sont morts ? En vie ? Ils étaient comment ? Et voilà…Alice était confuse…prise au piège dans le jeu de Tiffanie, certainement comme elle l’aurait voulu. Mais elle ne devait pas, il n’y avait pas de raison, elle avait une famille…non ? Une famille qui ne me porte aucune attention. Bon…ne généralisons pas…ma mère elle-même, elle.

La discussion continua, enfonçant de plus en plus la jeune fille dans ses pensées obscures. L’enfant avait l’impression qu’un grand couteau venait de s’enfoncer dans son cœur. Pourquoi…pourquoi moi… Jusqu’à ce qu’Alice fit la plus grosse erreur de sa vie, elle gifle Tiffanie. Sur ce, la Gryffonne se réveille haletante, pleine de transpiration, mais aussi de regret. La boule au ventre, quelques minutes plus tard, l’enfant réalise que ce n’était qu’un rêve. La Smith s’avérait un peu plus rassurée, si elle avait frappé sa camarade, elle ne s’en remettrait certainement pas. Jamais, car ce n’était pas dans les principes que la rouge et or avait.
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