Ombres nocturnes et Clartés stellaires
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RP avec @Jane Taylor,
Novembre
Le cours d'Astronomie venait de toucher à sa fin, et Cilblanc connaissait par cœur le règlement : ne pas dépasser les trente minutes avant et après le cours C'était étonnant. En général, la jeune Serdaigle détestait le règlement. Mais comment le violer si on ne le connaissait pas ? Pourtant, cette fois-là, Cilblanc n'était pas venue pour ça, elle avait mieux à faire que de semer la pagaille. Elle savait aussi que les préfets restaient dans les parages pour surveiller les élèves. La jeune sorcière se disait qu'après tout, tant qu'elle ne faisait pas de bêtises et qu'elle ne s'éloignait pas trop, elle pourrait faire ce qu'elle voudrait pendant trente minutes.
La rouquine posa donc son lourd sac par terre, et s'assit, la tête en l'air, face aux étoiles. Elle prit quelques secondes pour se rafraîchir les idées, avant de sortir de son sac une toile, de petits tubes de peinture et un pinceau. Le paysage était bien trop beau pour qu'elle ne tente pas de le peindre, même si elle risquait fortement de le rater...La jeune fille prit son temps pour mémoriser globalement le paysage avant de déboucher un pot. Elle n'aurait pas beaucoup de temps. Mais de toutes façons, elle prenait toujours plus d'une journée pour réaliser ses peintures, elle continuerait la semaine prochaine.
Cilblanc prit son pinceau le plus large pour faire un fond d'un noir d'encre, qui mangeait la toile comme une ombre s'étendait, planant dans un silence menaçant. On voyait très légèrement sur les bord un bleu plus léger; le jour cherchait désespérément à envahir les cieux. Mais l'artiste en herbe n'était pas satisfaite : la lumière finissait toujours par gagner face aux ténèbres. Pourtant, au cœur de la nuit, l'obscurité est reine et la lumière vaincue. Cilblanc décida d'épurer un peu le tableau, et commença déjà à faire les étoiles. Leurs clartés inondaient la nuit comme un phare, et attendant le jour, elle tenaient bon pour éclairer le monde d'une lumière rassurante.
Pour Cilblanc, certaines étaient blanches, d'autres plus jaunes. Mais toutes venaient en renfort pour aider le jour. La jeune Serdaigle était en train de faire une étoile, lorsqu'elle entendit un petit bruit. Tout d'abord, elle n'y prêta pas attention, et continua à peindre les points minuscules sur sa toile, le paysage de la nuit absorbant toutes ses autres pensées. Mais elle se rappela soudain qu'elle avait un horaire à respecter, et consulta sa montre. Il lui restait un bon nombre de minutes pour continuer sa peinture. Mais se souvenant du bruit, elle tourna la tête.
Une jeune fille à la belle chevelure blonde se détachant du fond nocturne se tenait debout pas très loin d'elle. Cilblanc ne la connaissait pas et ne se souvenait pas de l'avoir croisée quelque part. Mais elle décida d'engager la conversation.
- Salut ! Que fais-tu ici ? Je m'appelle Cilblanc Elk.
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Dernière modification par Cilblanc Elk le 26 nov. 2022, 12:32, modifié 2 fois.
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Ombres nocturnes et Clartés stellaires
Jane était restée évéillée tout au long du cours d'Astronomie. Pour une fois, elle avait paru intéressée par ce dernier. Tellement que quand la fin du cours fut annoncée, la fillette n'avait absolument aucune envie de retourner dans son dortoir pour une seule bonne raison : elle n'avait absolument pas sommeil. Heureusement, la petite fille savait qu'elle avait accès au toit de la tour où elle pourrait être tranquille afin de trouver le sommeil.
Elle grimpa donc les marches avant d'arriver sur le toit. Elle n'aurait qu'une trentaine de minutes tranquille mais ça lui serait sans doute suffisant. Quand elle débarqua dans l'espace ouvert, elle observa le ciel san porter d'attention à l'autre fille assise au sol. Le ciel était si sombre mais c'était absolument magnifique. Il contrastait merveilleusement bien avec les étoiles réparties partout dans le ciel.
Ses yeux descendirent pour détailler l'espace dans lequel elle venait d'arriver. Ce n'est que là qu'elle remarqua la roussette posé devant une toile, un pinceau en main. Elle aussi l'avait remarqué car elle l'interpella.
- Heu... Salut ? Je... A vrai dire je sais pas vraiment. J'avais pas sommeil, c'est tout. Moi, c'est Jane Taylor. Mais et toi ? Tu es là pour peindre ?
Jane se rapprocha lentement pour mieux observer la toile tendue et le tableau que la fille dépeignait. Elle s'appelait donc Cilblanc ? Quel joli prénom ! Très original ! Jane se dit qu'elle n'alla pas rester tout son temps à observer l'autre fille alors elle posa elle aussi son sac au sol, s'installa sur la pierre et ouvrit son sac pour chercher une quelconque occupation. Elle en sortit son magnifique carnet rouge qu'elle ouvra avec sa clé accrochée autour de son cou.
Elle prit ensuite une plume et un peau d'encre noir avant de griffonner quelques notes sur le papier. Elle écrivit notamment un petit résumé de sa journée. Après quelques instants, elle trifouilla de nouveau dans son sac à la recherche d'un crayon à papier pour essayer de dessiner. Malheureusement pour elle, elle n'en trouva aucun.
Elle tourna alors sa tête vers sa camarade. Elle, elle devait bien en avoir elle vu qu'elle avait ramené de quoi faire de la peinture. La Gryffone était embarrassée d'avoir à déranger la rousse qui avait l'air tellement concentré.
- Excuse moi de te déranger dans ton tableau mais est-ce que tu aurais un crayon à papier ou un crayon de couleur ? Te voir peindre m'a donné envie de dessiner mais je n'ai trouvé aucun crayon dans mon sac. Au fait, ton tableau a l'air très joli même s'il n'est pas encore terminé ! Tu penses que tu pourras me le montrer une fois qu'il sera finalisé ?
La blondinette espérait que son dessin serait aussi beau. Elle ne voudrait pas avoir la honte à cause de son manque de talent...
Elle grimpa donc les marches avant d'arriver sur le toit. Elle n'aurait qu'une trentaine de minutes tranquille mais ça lui serait sans doute suffisant. Quand elle débarqua dans l'espace ouvert, elle observa le ciel san porter d'attention à l'autre fille assise au sol. Le ciel était si sombre mais c'était absolument magnifique. Il contrastait merveilleusement bien avec les étoiles réparties partout dans le ciel.
Ses yeux descendirent pour détailler l'espace dans lequel elle venait d'arriver. Ce n'est que là qu'elle remarqua la roussette posé devant une toile, un pinceau en main. Elle aussi l'avait remarqué car elle l'interpella.
- Heu... Salut ? Je... A vrai dire je sais pas vraiment. J'avais pas sommeil, c'est tout. Moi, c'est Jane Taylor. Mais et toi ? Tu es là pour peindre ?
Jane se rapprocha lentement pour mieux observer la toile tendue et le tableau que la fille dépeignait. Elle s'appelait donc Cilblanc ? Quel joli prénom ! Très original ! Jane se dit qu'elle n'alla pas rester tout son temps à observer l'autre fille alors elle posa elle aussi son sac au sol, s'installa sur la pierre et ouvrit son sac pour chercher une quelconque occupation. Elle en sortit son magnifique carnet rouge qu'elle ouvra avec sa clé accrochée autour de son cou.
Elle prit ensuite une plume et un peau d'encre noir avant de griffonner quelques notes sur le papier. Elle écrivit notamment un petit résumé de sa journée. Après quelques instants, elle trifouilla de nouveau dans son sac à la recherche d'un crayon à papier pour essayer de dessiner. Malheureusement pour elle, elle n'en trouva aucun.
Elle tourna alors sa tête vers sa camarade. Elle, elle devait bien en avoir elle vu qu'elle avait ramené de quoi faire de la peinture. La Gryffone était embarrassée d'avoir à déranger la rousse qui avait l'air tellement concentré.
- Excuse moi de te déranger dans ton tableau mais est-ce que tu aurais un crayon à papier ou un crayon de couleur ? Te voir peindre m'a donné envie de dessiner mais je n'ai trouvé aucun crayon dans mon sac. Au fait, ton tableau a l'air très joli même s'il n'est pas encore terminé ! Tu penses que tu pourras me le montrer une fois qu'il sera finalisé ?
La blondinette espérait que son dessin serait aussi beau. Elle ne voudrait pas avoir la honte à cause de son manque de talent...
@Cilblanc Elk je suis vraiment désolée pour ce terrible retard
!
J'aurais bientôt fini de rattraper tous mes RPs donc je te promets que ça n'arrivera plus
!
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La silhouette aux cheveux blonds s'approcha. C'était une jeune fille qui semblait avoir à peu près son âge. De près, on pouvait voir dans ses yeux bleus se refléter le ciel étoilé.
- Heu... Salut ? Je... A vrai dire je sais pas vraiment. J'avais pas sommeil, c'est tout. Moi, c'est Jane Taylor. Mais et toi ? Tu es là pour peindre ?
Sa réponse se perdit dans le ciel mais Cilblanc l'avait entendue. Un peu maladroite, elle montrait la jeune fille dénuée de préjugés, lorsque la nuit soulevait le voile des faux semblants et des apparences trompeuses.
Sur l'uniforme de Jane, une petite étoile rouge étincela. Le blason de Gryffondor. La Gryffone s'assit soudainement sur le sol de pierres froides sur lequel elle posa ses affaires. Elle sortit de son sac un splendide carnet d'un rouge non sans rappeler la couleur de sa maison. Un petit cadenas dont elle sortit la clef accrochée à son cou refermait l'ouvrage, montrant la limite entre la vie privée de Jane et celle qu'elle ne disait pas. Peut-être s'agissait-il d'un journal auquel elle se confiait ou bien sur lequel elle écrivait tout simplement sa journée. Le cadenas s'ouvrit dans un léger cliquetis.
Jane prit sa plume qui voleta quelques minutes sur le parchemin, laissant la trace noire comme la nuit d'une encre qui formait des mots. L'encre sécha sur le papier et Jane posa sa plume. Elle chercha dans son sac un objet, probablement de quoi s'occuper, inspirée par le ciel nocturne parsemé d'étoiles. Elle semblait ne pas avoir trouvé ce qu'elle cherchait. Sa figure dépeignait un peu de gêne mais elle demanda finalement à Cilblanc :
- Excuse moi de te déranger dans ton tableau mais est-ce que tu aurais un crayon à papier ou un crayon de couleur ? Te voir peindre m'a donné envie de dessiner mais je n'ai trouvé aucun crayon dans mon sac. Au fait, ton tableau a l'air très joli même s'il n'est pas encore terminé ! Tu penses que tu pourras me le montrer une fois qu'il sera finalisé ?
Cilblanc avait presque oublié la présence de la jeune fille. Elle se retourna et sourit. Elle saisit de son sac un crayon de papier bleu et le tendit sans un mot à Jane.
- Voilà pour toi. Si tu veux, je peux te prêter une toile et un pinceau. Bien sûr, je te montrerai mon tableau avec plaisir ! Je ne pense pas le finir ce soir, mais la semaine prochaine, à la fin du cours d'astronomie, peut-être.
Le silence reprit, interminable. La nuit, elle n'était pas très bavarde. La bleu et argent récupéra son pinceau tâché de peinture blanche et continua de peindre le ciel immense, telle une grande ombre noire avalant le paysage et le jour sur son passage. Les étoiles, qui combattaient l'obscurité, éclairaient d'une clarté blanche et pure la voûte céleste, cherchant vainement à faire revenir le jour, tenant bon pour rappeler à tous ceux qui les regardaient que lorsqu'il y avait du noir, il y avait aussi du blanc. « Mais vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir, d'allumer la lumière. » avait dit autrefois un grand homme. Et, aujourd'hui, on voyait la lumière allumée depuis les cieux rayonner dans un éclat formidable, rappelant ses paroles.
Toutes les lumières ne sont pas du même type. Le sourire de Cilblanc alluma une nouvelle étoile, et sa figure s'éclaira d'une lueur sincère. Dans le cœur de chacun sommeille une lueur, une lumière qui diffère selon la personne qui la porte. Et, souvent, la nuit révèle la lumière qui sommeille en chaque être. Une aura un peu particulière dégageait de Jane. Une aura qui attira l'attention de Cilblanc.
- Tu aimes dessiner ? Je voulais dire...est-ce que tu aimes les arts ?
Elle n'avait pas pu s'empêcher de poser cette question. Mais elle le ne regrettait pas. Elle cessa de peindre, et le frottement de son pinceau contre la toile s'arrêta soudainement. Elle déposa son instrument sur sa palette, pour éviter de tâcher le sol de blanc. Son regard bleu vert scintilla d'un air curieux, espérant que Jane accepterait de répondre à sa question.
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@Jane Taylor
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La fillette de Serdaigle, Cilblanc, lui tendit un crayon à papier bleu, comme la couleur de sa maison. Elle lui proposa une toile et un pinceau. Jane aurait bien accepté mais elle ne savait pas vraiment peindre. Peut-être qu'elle pourrait déjà essayer de faire les contours de son dessin au crayon à papier et pourquoi pas après continuer à la peinture... Au pire, elle demanderait à la Serdaigle un peu d'aide, si elle acceptait bien sûr.
- Je veux bien une toile, si ça ne te dérange pas. Je ne sais pas vraiment peindre mais je peux essayer. J'ai hâte de voir le résultat et ça nous donnera une occasion de nous revoir !
La blondinette fit un grand sourire. Elle appréciait déjà cette fille. Elle prit le pinceau entre ses doigts et chercha une idée de choses à peindre. Elle regarda le ciel. La nuit était vraiment dégagée et tellement belle. Pas un nuage, pas un son, pas une lumière, si ce n'est celle des étoiles qui brillaient éclairant la tour et les deux filles qui s'y trouvaient. De petites ombres apparaissaient derrière elles, reproduisant chaque geste de leur original. Un joli contraste s'effectuait : les fillettes éclairées et leurs ombres sombres, les étoiles blanches et délicate et la nuit noire et dure. Mais ses traits étaient comme adoucis par ces étoiles. La nuit paraissait plus belle, plus pure, plus agréable et familière.
Assise là, à regarder le ciel, la petite fille se remémora une citation tirée d'un livre qu'elle connaissait par coeur, à force de le lire : « Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire ! » Elle avait trouvé son idée. Elle allait représenter une planète imaginaire, sa planète imaginaire, comme celle dans le livre.
Au crayon à papier, elle forma un joli rond à main levée, aussi rond que possible. Elle mit à l'intérieur quelques tâches, des océans, et un ou deux pics, des montagnes. Elle forma ensuite plusieurs formes autour un château, qui représentait Poudlard, trois bonhommes pour son père, son grand frère et sa petite soeur, un cheval pour sa Becca bien-aimée et tout plein d'autres objets qui représentaient des bouts de sa vie qu'elle adorait. C'est quand elle eut fini ses coups de traits que Cilblanc lui posa une question sur les arts.
- J'aime bien dessiner même si je ne suis pas forcément très douée. J'adore les arts parce qu'ils peuvent représenter à la fois tout et rien. C'est vraiment libérateur de peindre et j'adore essayer de décrypter l'intention des artistes, le pourquoi de leurs oeuvres. C'est une énigme qu'il faut résoudre à travers de petits détails, des touches de peinture par-ci et par-là. Désolée je parle beaucoup parfois... Et toi ? Je suppose que oui si tu est aussi douée en peinture...
Elle se concentra sur ce qu'allait dire la Serdaigle. Elle voulait entendre sa réponse, sa façon de voir les choses. Elle aimait beaucoup entendre l'avis des autres et essayer de se mettre à leur place pour mieux les comprendre et changer son point de vue, ne pas voir qu'une seule facette du monde. Son père lui avait souvent dit qu'il ne fallait pas être obtus et croire qu'on avait toujours raison mais plutôt s'ouvrir au monde. Il y a tellement de différences dans le monde qu'il ne faut pas se fermer aux autres en se focalisant uniquement sur sa propre personne car les autres ont toujours quelque chose à nous apprendre même si ça peut nous frapper de plein fouet et bouleverser notre petit monde.
Une vision c'est bien mais plusieurs c'est mieux. C'est pour ça qu'elle aimait les arts car ils nous offrent une meilleure visibilité sur tellement de sujets. Jane voulait profiter de ça et en faire profiter aussi les autres aussi bien ses amis que ses ennemis même si ce n'était pas toujours facile.
- Je veux bien une toile, si ça ne te dérange pas. Je ne sais pas vraiment peindre mais je peux essayer. J'ai hâte de voir le résultat et ça nous donnera une occasion de nous revoir !
La blondinette fit un grand sourire. Elle appréciait déjà cette fille. Elle prit le pinceau entre ses doigts et chercha une idée de choses à peindre. Elle regarda le ciel. La nuit était vraiment dégagée et tellement belle. Pas un nuage, pas un son, pas une lumière, si ce n'est celle des étoiles qui brillaient éclairant la tour et les deux filles qui s'y trouvaient. De petites ombres apparaissaient derrière elles, reproduisant chaque geste de leur original. Un joli contraste s'effectuait : les fillettes éclairées et leurs ombres sombres, les étoiles blanches et délicate et la nuit noire et dure. Mais ses traits étaient comme adoucis par ces étoiles. La nuit paraissait plus belle, plus pure, plus agréable et familière.
Assise là, à regarder le ciel, la petite fille se remémora une citation tirée d'un livre qu'elle connaissait par coeur, à force de le lire : « Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire ! » Elle avait trouvé son idée. Elle allait représenter une planète imaginaire, sa planète imaginaire, comme celle dans le livre.
Au crayon à papier, elle forma un joli rond à main levée, aussi rond que possible. Elle mit à l'intérieur quelques tâches, des océans, et un ou deux pics, des montagnes. Elle forma ensuite plusieurs formes autour un château, qui représentait Poudlard, trois bonhommes pour son père, son grand frère et sa petite soeur, un cheval pour sa Becca bien-aimée et tout plein d'autres objets qui représentaient des bouts de sa vie qu'elle adorait. C'est quand elle eut fini ses coups de traits que Cilblanc lui posa une question sur les arts.
- J'aime bien dessiner même si je ne suis pas forcément très douée. J'adore les arts parce qu'ils peuvent représenter à la fois tout et rien. C'est vraiment libérateur de peindre et j'adore essayer de décrypter l'intention des artistes, le pourquoi de leurs oeuvres. C'est une énigme qu'il faut résoudre à travers de petits détails, des touches de peinture par-ci et par-là. Désolée je parle beaucoup parfois... Et toi ? Je suppose que oui si tu est aussi douée en peinture...
Elle se concentra sur ce qu'allait dire la Serdaigle. Elle voulait entendre sa réponse, sa façon de voir les choses. Elle aimait beaucoup entendre l'avis des autres et essayer de se mettre à leur place pour mieux les comprendre et changer son point de vue, ne pas voir qu'une seule facette du monde. Son père lui avait souvent dit qu'il ne fallait pas être obtus et croire qu'on avait toujours raison mais plutôt s'ouvrir au monde. Il y a tellement de différences dans le monde qu'il ne faut pas se fermer aux autres en se focalisant uniquement sur sa propre personne car les autres ont toujours quelque chose à nous apprendre même si ça peut nous frapper de plein fouet et bouleverser notre petit monde.
Une vision c'est bien mais plusieurs c'est mieux. C'est pour ça qu'elle aimait les arts car ils nous offrent une meilleure visibilité sur tellement de sujets. Jane voulait profiter de ça et en faire profiter aussi les autres aussi bien ses amis que ses ennemis même si ce n'était pas toujours facile.
@Cilblanc Elk
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Jane sembla hésiter un peu, mais finalement, l'influence des idées la nuit sur les arts l'emporta, et elle accepta la proposition de Cilblanc :
- Je veux bien une toile, si ça ne te dérange pas. Je ne sais pas vraiment peindre mais je peux essayer. J'ai hâte de voir le résultat et ça nous donnera une occasion de nous revoir !
Du même avis, Cilblanc dirigea son regard à nouveau sur les petits points de lumière blanche scintillant dans l'obscurité qu'étaient les étoiles dans la nuit obscure. Elle n'arrivait pas à se défaire de cette vision, si belle et poétique. Elle aurait voulu savoir ce qu'il se cachait dessus, ce qu'il y avait derrière, alors qu'elle ne voyait que de simples points blancs. Mais ces points blancs, pourtant à l'apparence si simple, dégageaient au contraire une aura mystérieuse révélant l’existence de mystères incompris et inconnus. Elle n'arrivait pas à saisir la touche du moment, car la vue de suffisait pas à dépeindre le tableau. Il aurait fallu pouvoir peindre les odeurs, la température, le vent frais que l'on sentait depuis le haut de la tour.
Il aurait fallu pouvoir dépeindre chaque espérance, chaque joie, chaque vie et chaque histoire des étoiles, si différentes et mystérieuses, que l'on sentait percer à chaque regard. Non loin de la jeune bleu et argent, Jane avaient commencé à tracer formes et couleurs sur sa toile. C'était joli et imaginatif, Jane semblait prendre plaisir et laisser les arts tracer pour elle par le pinceau de l'imagination. Mais Cilblanc tourna à nouveau la tête vers sa propre peinture. La rouge et or n'aurait pas forcément apprécié être observée ainsi. Le temps s'écoula, comme au ralenti, chaque mouvement, chaque bruit, amplifié par le silence, semblait remplir tout l'espace et monter jusqu'à la voute céleste. Jane prit la parole pour répondre à la question de Cilblanc.
- J'aime bien dessiner même si je ne suis pas forcément très douée. J'adore les arts parce qu'ils peuvent représenter à la fois tout et rien. C'est vraiment libérateur de peindre et j'adore essayer de décrypter l'intention des artistes, le pourquoi de leurs œuvres. C'est une énigme qu'il faut résoudre à travers de petits détails, des touches de peinture par-ci et par-là. Désolée je parle beaucoup parfois... Et toi ? Je suppose que oui si tu est aussi douée en peinture...
Ainsi, Jane n'aimait pas que dessiner, elle aimait observer les arts. Cilblanc aussi l'appréciait, mais ce n'était pas ce qu'elle préférait dans la palette de diversité de choses possibles à propos des arts. Elle aimait faire, elle aimait appliquer. Mais sa définition de l'art allait plus loin : chaque chose naturelle, chaque chose poétique, mystérieuse, qui imprimait en elle un sentiment de paix et un mélange subtil de sensation indémêlables était une forme d'art à sa manière. Elle choisit soigneusement ses mots, ne sachant pas comment formuler son idée.
- Je suis d'accord, l'art est une libération, interprétée différemment pour chacun, avec comme simple base la poésie d'une œuvre. Mais chaque instant a pour moi son art bien particulier, difficile à dépeindre. C'est ce que j'essaye de faire lorsque je peins quelque chose que je vois.
Ce défi difficile se répétait à chaque fois qu'elle prenait son pinceau pour mettre sur toile l'existence des plus belles scènes qu'elle voyait. Ce soir en faisait partie. Mais le défaut de son pinceau était de ne pouvoir mettre sur toile la magie et les sensations.
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@Jane Taylor, désolée pour cet énorme retard ! J'avais du mal à trouver l'inspi
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Les petits traits fins que la petite Taylor traçaient au fur et à mesure prenaient peu à peu forme, doucement mais sûrement. Sa planète devenait de plus en plus rempli de petits traits gris. Elle avait déjà tout tracé au crayon à papier. Sa toile était blanche au premier regard mais si on regardait plus précisément, on pouvait voir des formes. Des pics et des tâches, des baguettes et des chaudrons, des friandises et même des pinceaux ! Il fallait maintenant passer à la couleur. Quand elle ne connaissait pas encore l'existence de la magie, elle regardait souvent sur sa petite tablette des vidéos où des artistes filmer la création de leurs dessins. Ainsi, elle avait appris qu'il fallait toujours commencer par le fond de la peinture.
Elle prit une teinte de bleu foncé qui lui attirait l'oeil puis elle l'applique tout autour en faisant attention à ne pas dépasser sur les différents traits qu'elle avait tracé. Une fois que c'était fini, elle le trouvait un peu trop fade. Elle nettoya son pinceau avant de le tremper dans du blanc. Elle déchira une feuille de son carnet avant de la découper avec des ciseaux qu'elle avait trouvé dans son sac pour représenter trait pour trait ce qu'elle avait dessiné. Elle plaça ensuite la feuille sur la toile avant d'agiter les poils du pinceau pour former de petites étoiles. Elle avait vu cette technique sur une des vidéos et elle aimait beaucoup le rendu que ça pouvait donner.
Cilblanc lui avait répondu et la petite rouge et or aimait beaucoup ses mots. C'était comme si elle pouvait voir des petites étoiles s'allumer dans ses yeux pétillants. Pas celle du ciel, non ! Juste celle d'une joie, d'une sorte de passion qui l'animait de l'intérieur. C'était beau à voir. Elle veut essayer de tout représenter sur une toile et c'est une ambition très honorable. Elle aime vraiment ça, ça se voit. Mais Jane savait que ce n'était pas possible. Trop de choses restaient subtiles, même quand on y fait face. Alors c'était encore plus dur de les représenter sur une toile, ça faisait partie du jeu. Ca faisait aussi partie de la magie de l'art. Certaines choses restaient présentes, invisibles. A chacun d'en déduire ce qu'il voulait.
Jane ne voulait pas rompre une fois de plus le silence apaisant qui les entourait au sommet de cette tour. Elle avait l'impression que le temps filait comme une fusée et en même temps, qu'il s'écoulait aussi lentement qu'un long cours d'Histoire de la Magie. Quel heure était-il à peu près ? Il faisait bien noir dans le ciel. On ne distinguait même pas l'eau du Lac noir de l'herbe du parc. Quelques lumières donnaient une faible lueur sur certaines fenêtres du château. On pouvait même voir la tour de Gryffondor. Jane savait qu'elle devait être là-bas et non ici. Mais elle ne voulait pas. Elle était bien ici et même si elle savait que c'était interdit, elle n'avait pas vraiment peur des conséquences. Ce n'était pas comme si c'était la fille la plus turbulente de toute l'école !
Elle prit une teinte de bleu foncé qui lui attirait l'oeil puis elle l'applique tout autour en faisant attention à ne pas dépasser sur les différents traits qu'elle avait tracé. Une fois que c'était fini, elle le trouvait un peu trop fade. Elle nettoya son pinceau avant de le tremper dans du blanc. Elle déchira une feuille de son carnet avant de la découper avec des ciseaux qu'elle avait trouvé dans son sac pour représenter trait pour trait ce qu'elle avait dessiné. Elle plaça ensuite la feuille sur la toile avant d'agiter les poils du pinceau pour former de petites étoiles. Elle avait vu cette technique sur une des vidéos et elle aimait beaucoup le rendu que ça pouvait donner.
Cilblanc lui avait répondu et la petite rouge et or aimait beaucoup ses mots. C'était comme si elle pouvait voir des petites étoiles s'allumer dans ses yeux pétillants. Pas celle du ciel, non ! Juste celle d'une joie, d'une sorte de passion qui l'animait de l'intérieur. C'était beau à voir. Elle veut essayer de tout représenter sur une toile et c'est une ambition très honorable. Elle aime vraiment ça, ça se voit. Mais Jane savait que ce n'était pas possible. Trop de choses restaient subtiles, même quand on y fait face. Alors c'était encore plus dur de les représenter sur une toile, ça faisait partie du jeu. Ca faisait aussi partie de la magie de l'art. Certaines choses restaient présentes, invisibles. A chacun d'en déduire ce qu'il voulait.
Jane ne voulait pas rompre une fois de plus le silence apaisant qui les entourait au sommet de cette tour. Elle avait l'impression que le temps filait comme une fusée et en même temps, qu'il s'écoulait aussi lentement qu'un long cours d'Histoire de la Magie. Quel heure était-il à peu près ? Il faisait bien noir dans le ciel. On ne distinguait même pas l'eau du Lac noir de l'herbe du parc. Quelques lumières donnaient une faible lueur sur certaines fenêtres du château. On pouvait même voir la tour de Gryffondor. Jane savait qu'elle devait être là-bas et non ici. Mais elle ne voulait pas. Elle était bien ici et même si elle savait que c'était interdit, elle n'avait pas vraiment peur des conséquences. Ce n'était pas comme si c'était la fille la plus turbulente de toute l'école !
@Cilblanc Elk Aucun soucis, ça peut être difficile parfois !
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Le temps semblait arrêté. Rien ne bougeait. Ni les étoiles, ni le vent, ni l'eau du lac, ni les herbes qui se perlaient déjà de rosée. Ni les pierres de la tour, ni les lumières des fenêtres du château, ni même le saule cogneur, pourtant d'habitude si agité. Seule la montre de Cilblanc tournait, seconde après seconde, minute après minute. Son léger tic tac régulier, résonnant dans l'espace silencieux tel un clairon. C'était l'alerte du temps, qui lui signalait qu'il continuait, toujours et encore, à avancer. A ne pas perdre de vue ce qu'il faisait. A trotter ver le futur. A laisser filer les moments que l'on préférait. Mais ce moment-là ne filait pas.
Immobile. Infini. Toujours le même, malgré l'avertissement de la petite montre de Cilblanc. Était venue l'heure éternelle où même le temps s'arrêtait, tout en continuant à couler comme le ruisseau. Mais le paysage, lui, ne changeait pas. Chaque ombre était statique, chaque lumière se figeait, à l'abri du temps qui file. Préservé de tout. Et le son de l'aiguille continuait, comme les aiguilles de toutes les horloges réunies. Tic tac tic tac. Seul un autre mouvement persistait : celui du ballet des pinceaux, qui, dans les mains des jeunes élèves, coloraient, détaillaient, mettaient forme, représentaient les éléments sur les toiles.
Les peinturent prenaient peu à peu forme, couleur et contenance. Ici, un petit pâté bleu. Là, un léger point blanc. Le tout se mélangeait pour former abstrait et réalité, dans un ensemble unique que seul l'art pouvait traduire. Les peintres transmettaient dans leur peintures la couleur du monde, la forme de l'art, le dégradé de leurs âmes, les lumières de leurs esprits, chose que seules elle-même pouvaient interpréter, posséder. Nul autres qu'elles ne leur montrait la voie, ne leur ouvrait le chemin. Il fallait errer à tâtons, et suivre la lumière des étoiles.
Une ombre de la nuit. La clarté d'une étoile.
Le frottement des pinceaux résonnait dans la nuit. On n'entendait pas les grillons chanter. A moins que les jeunes filles ne soient trop haut ? Non. Ce n'était sûrement pas ça. C'était l'heure où la nuit engloutissait tout. Le monde, le son, la lumière, les sensations, tout se faisait engloutir par le voile du néant. Unes à unes, les petites clartés du jours s'étaient éteintes. Et maintenant que tout avait disparu, le temps s'était arrêté. Mais s'était-il réellement arrêté ? Car la trotteuse de la montre de Cilblanc continuait son refrain incessant. Tic tac. A l'heure où les ombres s'étaient emparées du monde, sans les étoiles, il n'y aurait que néant. Alors, doucement, revenait le jour, comme à chaque fois. On le voyait poindre à l'horizon. D'abord une petite lumière. Puis un petit rayon. Et peu à peu, les couleurs prenaient vie.
Mais pour le moment, il n'y avait rien de tout cela. Et il fallait être bien imaginatif pour représenter la nuit d'une autre manière que noire et blanche. Un fond noir, des points blancs. Un voile d'ombre, des éclats de lumière. Conflit et harmonie. Mal et bien. Mort et vie. Les contrastes éternels qui s'opposaient et se complétaient. Voilà ce que, à l'heure où peignaient les jeunes filles, le monde représentait.
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@Jane Taylor, vraiment désolée pour tout ce temps, c'est impardonnable
j'ai eu des soucis familiaux et j'ai fait une bien trop longue pause.
Nous faisons partie du grand tout. Tout est conscient, il suffit d'écouter la nature... || Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit || Quatrième année RP || Couleur : #c64711
Spero Patronomiste, autrement dit membre du dortoir Spero Patronum
Ombres nocturnes et Clartés stellaires
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