RPG+ Le Chemin de quoi ? PV Azur Starr

Le Chemin de quoi ?


23 Juillet 2047
Londres, à proximité du Chemin de Traverse
Avec @Azur Starr



Un soleil de plomb s’abattait ce jour-là sur Londres. C’était une chaleur inhabituelle, difficilement supportable pour la petite Misaki qui tentait tant bien que mal de gagner un peu de fraîcheur en agitant un éventail le plus près possible de son visage.

- En plus, il a fallu qu’on choisisse un jour de canicule… grommela Shiori, sa mère. Et où on va exactement, au juste ?

Les deux jeunes femmes étaient arrivées quelques heures plus tôt à la gare de King’s Cross, et avaient déposé leurs valises à l’hôtel avant de sortir à la recherche des fournitures scolaires. C’était Misaki qui avait insisté pour faire ce voyage. Sa mère, elle, y était clairement réticente, et était persuadée que la lettre qui était parvenue à sa fille n’était rien qu’une farce. Du vent. Alors certes, sa fille passait parfois des heures dans le jardin à discuter avec le chat des voisins, mais elle avait surtout une imagination débordante. Shiori ne comptait plus le nombre d’histoires magiques diverses et variées qui avaient pris vie entre les lèvres de sa fille. Mais aucune ne faisait d’elle un être différent. « Et puis de toutes façons la magie, ça n’existe pas » répétait-elle sans cesse à sa fille dès que le sujet était abordé. Cependant, la grève de la faim qu’avait entamé Misaki mi-juillet lui était insupportable et puis après tout, elle avait aussi bien besoin de vacances, Shiori.

Les sentiments de la fillette de onze ans, quant à eux, étaient partagés. Elle ne parvenait pas tout à fait à définir clairement l’origine de la boule qui pesait dans son estomac : était-ce la peur ou l’excitation ? La peur de la désillusion ou l’excitation d’un nouveau départ ? Les deux, sans doute. Elle avait l’intime conviction que cette lettre étrangement cachetée qui était arrivée quelques semaines plus tôt n’était pas un hasard et pourtant, tout cela paraissait trop beau pour être vrai, trop fictif, trop invraisemblable. Il fallait que la jeune fille en ait le cœur net, tout en conservant du temps pour trouver une nouvelle école pour la rentrée si jamais cette piste ne donnait rien. Ainsi, juillet paraissait être le meilleur moment pour une petite escapade à Londres.
Tout en poursuivant sa progression, Misaki sortit de la poche de son jean la fameuse enveloppe pour en extraire l’annexe des fournitures. Elle parcourut la feuille des yeux, à la recherche d’une adresse exacte, mais la fillette fronça les sourcils. Il n’y en avait pas.

L’ensemble de ces achats peuvent être effectués dans les boutiques du Chemin de traverse, à Londres.


De toute la lettre, il s’agissait de l’unique phrase mentionnant un lieu. La jeune fille s’arrêta nette et leva doucement les yeux vers sa mère.

- Euh… Ça te dit quelque chose « les boutiques du Chemin de traverse », maman ? C’est quoi ? Une galerie commerçante ?
- Le Chemin de quoi ?

Shiori s’empara nonchalamment de la feuille et après quelques secondes d’observation, afficha la même expression d’incompréhension que sa fille, qui se déforma peu à peu en un visage épris de colère.

- Je t’avais dit que c’était une blague, ce truc. Presque sûre que ça n’existe pas.

La mère plaqua la lettre contre les mains tendues de sa fille et commença à rebrousser chemin.

- Où est-ce que tu vas ? Lança Misaki au dos de sa mère, qui avançait à un rythme plus soutenu qu’auparavant.
- On rentre à l’hôtel.
- Quoi ? Mais non on ne peut pas, on n’a même pas cherché encore !

Shiori fit volte-face et planta un regard sombre sur sa fille.

- Ecoute, on a dû prendre trois trains différents, subir un voyage d’une dizaine d’heures et arpenter tout Londres sous une chaleur démente pour rejoindre ce quartier tout ça pour quoi ? Pour une stupide histoire de galeries marchande qui n’existe pas ! Tu as bien de la chance que je voulais aussi visiter Londres en plus de te revoir manger !
- Maman, s’il te plaît…
- On retourne à l’hôtel, j’ai dit, conclut la mère d’un ton ferme et autoritaire.

La mère, qui n’avait habituellement pas de mal à se faire entendre, se contenta de tourner une nouvelle fois les talons, s’attendant bientôt à entendre les petits pas de sa fille se rapprocher progressivement d’elle. Mais Misaki demeura immobile en plein soleil, l’étrange missive entre les doigts. Elle posa son regard dessus, et ses yeux s’embuèrent doucement. Depuis qu’elle avait reçu cette lettre, elle avait eu le sentiment d’un nouveau souffle. Elle aimait sa mère de tout son cœur mais vivre avec elle et sa souffrance, c’était parfois étouffant. Elle s’était déjà imaginée ce nouvel univers qu’elle s’apprêterait à découvrir, les activités qu’elle pratiquerait, les gens qu’elle pourrait y rencontrer, les vêtements de sorcier qu’elle porterait… Évidemment que la fillette avait conscience du caractère utopique de l’existence de ce monde. Mais elle avait envie d’y croire. Elle voulait y croire. Très fort.

Misaki prit alors son courage à deux mains. La décision ne fut pas facile, mais pour une fois, elle s’autorisa à braver l’autorité maternelle. Au lieu de s’avancer vers Shiori, elle arrêta un homme d’un certain âge.

- Bonjour monsieur, excusez-moi pouvez-vous m’indiquer où se trouve le Chemin de traverse, s’il vous plaît ?

L’inconnu haussa un sourcil et se contenta de poursuivre sa route sans un mot. Shiori eut à peine le temps de se retourner que déjà, sa fille s’était avancée vers un couple d’une trentaine d’années.

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger savez-vous où je pourrais trouver le Chemin de traverse, s’il vous plaît ?

L’homme, comme la femme, répondit par la négative.

- Bonjour, où se trouve le Chemin de traverse, s’il vous plaît ?

La demoiselle interrogée haussa les épaules avant de remettre son casque sur ses oreilles. Shiori observait sa fille aller d’échec en échec en vociférant :

- Puisque je te dis qu’il n’existe pas, ce Chemin de traverse !

Pour Shiori (la mère) j'ai utilisé la couleur #7a7a7a et pour Misaki c'est #a90b0b :)
Dernière modification par Misaki Dawkins le 26 juil. 2022, 03:12, modifié 1 fois.

Couleur pour les dialogues : #a90b0b

RPG+ Le Chemin de quoi ? PV Azur Starr
Début Juillet, Azur avait reçu un hibou d'Adonis, un de ses amis qu'il avait retrouvé à Poudlard cette année. Ce dernier lui proposait de passer une semaine chez lui, en plein centre-ville de Londres, pour les vacances et bien évidemment, Azur avait accepté. En contrepartie, il avait du négocier avec June pour qu'elle accepte qu'il quitte la maison. Le brun avait finalement réussit au bout de quelques minutes, en échange de petits services qu'il aurait à faire à son retour dans sa ville natale.

Arrivé le dimanche en début d'après-midi avec le réseau de cheminée jusqu'à la capitale anglaise, l'aîné Starr avait retrouvé son camarade près de la gare, lieu qu'il connaissait déjà bien à présent. Les deux mamans échangèrent alors quelques mots puis June laissa son fiston entre leurs mains, sans oublier de lui donner un gros bisou sur la joue.

❃❃❃


Cela faisait déjà 2 jours que le brun était arrivé dans la ville, passant ses journées à jouer au jeux-vidéos et au football dans le jardin derrière l'appartement. Adonis n'avait pas perdu son niveau avec le ballon rond, et Azur encore moins malgré le peu de temps qu'il pouvait y consacrer à l'école. Il essayait de s'entrainer au moins deux fois par semaine et il arrivait à suivre ce rythme jusque là, mais est-ce que cela continuerait à la rentrée prochaine, en troisième année ?

« Mec, j'vais aller faire un p'tit tour dehors, je reviens dans pas longtemps, lâcha l'anglais en direction de l'autre Serpentard. »

Il reçu en réponse un simple "Vas-y" d'Adonis, tellement concentré sur son match. Il sortit alors de l'appartement, déposa son casque sur ses oreilles et commença à marcher dans les rues de Londres sans suivre d'itinéraire précis, se laissant porter par la musique. Ces dernières semaines, Azur avait décidé de changer radicalement de style dans plusieurs domaines, vestimentaire et musical plus particulièrement. S'intéressant un petit peu plus à la mode, il avait trouvé son bonheur passant d'un look plutôt simple à des vêtements type oversize. Cela faisait quelques temps qu'il voulait s'habiller comme ça et quoi de mieux que les vacances d'été où il n'allait pas trop devoir affronter le regard des autres pour s'y habituer, le temps que la rentrée arrive et que ce nouveau style lui convienne. La plupart de ses pauvres économies pour un enfant de 12 ans - 13 dans moins d'un mois - partaient dans des chaussures ou des habits.

Perdu dans ses pensées, Azur se rendit compte qu'il était tout proche du chaudron baveur, et du Chemin de traverse par conséquent, alors il décida d'aller y jeter un coup d'œil par curiosité. Arrivé devant le célèbre pub, un bout de phrase prononcée par une fillette à quelques mètres de lui l'interpela. Retirant son couvre-chef et le glissant autour de son cou pour mieux entendre ce qu'elle disait aux inconnus dans la rue, ses dires lui parvinrent plus facilement aux oreilles.

« Bonjour, où se trouve le Chemin de traverse, s’il vous plaît ? »

À part si elle avait la chance de tomber sur un sorcier par hasard dans la rue, ce qui était le cas au final puisqu'il était là lui, personne n'allait pouvoir l'aider à trouver son chemin. Azur s'approcha alors de la jeune fille perdue et lui proposa son aide, il n'avait rien d'autre à faire de toute façon.

« Salut, commença-t-il en lui adressant un léger sourire. Si j'ai bien entendu c'que t'as dit, c'est le Chemin de traverse que tu cherches c'est ça ? »
@Misaki Dawkins

Troisième année RP - 13 ans - Filière PO
#1A6509

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Misaki commençait à perdre patience. Elle avec conscience que les objets présents sur sa liste de fournitures n’étaient pas habituels et que par conséquent, ils ne seraient pas en vente dans les boutiques les plus populaires. Néanmoins, elle avait espéré qu’un certain nombre de personnes soit au courant de l’endroit exact de ce mystérieux « Chemin de traverse ». Celui-ci était introuvable sur une carte de Londres et aucune indication n’était fournie par la lettre.
Soudain, une voix masculine l’interpela.

- Salut.

La voix était bien trop proche de Misaki pour que cette dernière ne soit pas le destinataire de ces salutations. La jeune fille se tourna donc vers son interlocuteur. C’était un garçon de sa taille, peut-être légèrement plus grand. Il devait en effet avoisiner son âge, tout en restant son aîné. L’inconnu possédait de beaux cheveux bruns, dont les petites boucles dansaient au gré des brises. Misaki trouva cela mignon, et cela attisa sa sympathie.

- Si j’ai bien entendu c’que t’as dit, dit-il un petit sourire aux lèvres, c’est le Chemin de traverse que tu cherches, c’est ça ?

Les yeux de la jeune fille s’agrandirent et ce fut comme si une lumière s’était allumée au niveau de sa rétine. Miracle. Enfin quelqu’un qui allait pouvoir l’aiguiller.

- Oui ! C’est ça ! s’exclama-t-elle avec sans doute un peu trop d’engouement.

Misaki, ne voulant pas passer pour une hystérique, fit un pas en arrière et décrocha son regard des yeux émeraudes du garçon.

- Pardon… C’est que ça fait un moment maintenant que je cherche cette boutique… ou cette galerie marchande… ou cette rue… ou je sais pas quoi… En fait je sais même pas trop ce que je cherche, balbutia-t-elle en laissant échapper un petit ricanement.

La petite posa son regard sur la lettre qu’elle tenait toujours entre ses mains, puis la tendit au brun en redirigeant ses yeux sombres en direction de celui-ci.

- Tiens, regarde. J’ai reçu ça devant chez moi l’autre jour, et ma mère et moi, on sait pas trop quoi en penser… Ma mère dit que c’est une farce. D’autant plus qu’on n’arrive pas à trouver l’endroit où on est censé acheter tous ces trucs… T’as l’air de savoir quelque chose toi, est-ce que tu peux me dire ce que c’est, tout ça ? Qu’est-ce que je suis censée faire ?

Misaki était un peu anxieuse. Elle priait de toutes ses forces pour que le garçon ne lui apprenne pas qu’on lui avait fait la même blague ou quelque chose dans le genre. Et si ce n’était pas le cas, elle espérait ne pas passer pour une idiote ignorante auprès de l’inconnu. Non pas qu’elle n’était pas habituée aux moqueries de ses pairs - dont elle faisait abstraction du mieux qu’elle pouvait, mais compte tenu de la situation déjà houleuse dans laquelle elle se trouvait avec sa mère, elle se mettrait sûrement à pleurer.

La jeune fille se tourna vers sa mère en repoussant une longue mèche noire de son visage. Elle lui fit un grand geste de la main pour l’inviter à la rejoindre afin d’écouter ensemble les paroles du garçon. Shiori fronça les sourcils, puis comprit. Elle poussa un soupir d’exaspération, inaudible pour les enfants, et pressa le pas en leur direction.

@Azur Starr

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La fillette face à lui devait vraiment être heureuse de l'avoir trouvé pour avoir autant d'enthousiasme en lui répondant. *Oula, sur qui j'suis tombé moi..* Mais avant qu'il ne puisse dire le moindre mot, elle recula de quelques centimètres et arrêta de le fixer droit dans les yeux, ce qui le rassura un peu.

Alors qu'elle essayait d'expliquer du mieux qu'elle pouvait son problème, le brun ne put s'empêcher de remarquer la femme qui se tenait quelques mètres plus loin. Elle regardait dans leur direction mais Azur n'arrivait pas à bien la voir, et même en plaçant sa main au dessus de ses yeux, le soleil lui compliquait la tâche à cause de ses rayons qui lui obstruaient la vue. Il redirigea alors son regard vers la fille aux longs cheveux de jais et essaya de décrypter tout ses dires, car il y en avait beaucoup d'un seul coup pour lui.

« Tiens, regarde. J’ai reçu ça devant chez moi l’autre jour, et ma mère et moi, on sait pas trop quoi en penser… »

*Ça doit être sa mère là-bas alors* Il était vrai qu'elles se ressemblaient quand même beaucoup d'où il était maintenant qu'il pouvait y voir plus clair, un nuage s'étant placé juste devant l'étoile.

« Bon, t'inquiète pas je vais t'aider ! répondit-il en tentant de la rassurer avec des gestes dont il n'avait pas l'habitude. Mais avant ça, essaye de souffler un peu pour te calmer je sais pas parce que c'est un peu.. compliqué à tout comprendre là j'te cache pas. »

L'anglais rigola pour essayer de détendre l'atmosphère mais il ne ressentait que de la gène au fond de lui. Il se saisit ensuite du bout de papier qu'elle tendait vers lui et il reconnu directement le blason de son école inscrit tout au dessus du parchemin.

« Oh mais c'est ta lettre d'admission, tu vas à Poudlard l'année prochaine alors c'est cool ! continua-t-il avec entrain avant de prendre un air interrogatif. Mais comment ça s'fait que tu saches pas où se trouve le Chemin de traverse alors ? Comm.., à peine dix millisecondes de réflexion plus tard, aaah oui d'accord, c'est donc pour ça ! »

Tout se relia dans sa tête à cet instant, pourquoi elle interpelait les gens dans la rue ou encore le fait qu'elle soit toute enjouée en le voyant répondre positivement à sa première question.

« Tu viens d'une famille.. moldue c'est ça ? ajouta l'adolescent toujours avec cet air. »

Azur se demandait comment les enfants de famille entièrement moldue faisait lorsque leur enfant devait faire son entrée à Poudlard. Ils devaient être complètement perdu et puis dans cette situation, comment faisaient-ils pour compléter leur liste de fournitures à acheter pour la rentrée scolaire s'il n'y avait pas plus d'indication sur le Chemin de traverse - et sur comment y accéder surtout.

Voyant que l'adolescente se retourna pour appeler la femme à la rejoindre, le jeune Starr se redressa et s'apprêta à faire sa rencontre. N'y connaissant sûrement rien aux sorciers et à la magie, il se devait d'être le plus explicite dans ses futures explications, ayant à présent un adulte face à lui. Il sentait le stress grimper en lui petit à petit et il se demandait à présent pourquoi il s'était lancé là-dedans.

Troisième année RP - 13 ans - Filière PO
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- Bon t’inquiètes pas, je vais t’aider !

À ces mots, la fillette ressentit une vague de soulagement l’envelopper. Cette réponse était clairement bon signe.

- Mais avant ça, essaye de souffler un peu pour te calmer je sais pas parce que c’est un peu… compliqué à tout comprendre là j’te cache pas, ajouta l’inconnu en riant.

Misaki se mit à rire à son tour. Les paroles du garçon avaient clairement calmé l’anxiété de son interlocutrice. D’autant plus que les gestes bienveillants de l’adolescent paraissaient un peu hésitants, peu naturels. La jeune fille en déduit qu’il était sans doute un peu timide ou qu’en tous cas, cela ne devait pas être dans son habitude de voler au secours des inconnues dans la rue. Quoiqu’il en soit, l’attitude du jeune homme lui fit se sentir un peu plus proche de lui, plus en confiance. Elle aussi était quelque peu timide avec les gens qu’elle ne connaissait pas, et facilement gênée ou anxieuse. La fillette se fit même la réflexion que sans doute, elle ne se serait pas arrêtée pour apporter son aide, elle. Ce n’était pas compatible avec sa personnalité et encore moins avec son éducation. Néanmoins, maintenant qu’elle tenait le rôle de la personne en détresse, elle se rendit compte de la noblesse de l’acte. Misaki ne put s’empêcher de ressentir de l’admiration pour son interlocuteur.

Alors que le garçon s’emparait de la mystérieuse missive et que les rires s’estompèrent, la jeune fille suivit les conseils du brun en prenant une grande inspiration un peu caricaturale, et répondit :

- C’est bon j’suis hyper zen là !

Elle adressa un sourire joueur à l’inconnu sans vraiment soutenir son regard. Puis, elle ajouta :

- Encore désolée, je sais que je parle beaucoup quand je suis stressée…

Misaki eut à peine le temps d’achever sa phrase que déjà le garçon s’exclama :

- Oh mais c’est ta lettre d’admission, tu vas à Poudlard l’année prochaine alors, c’est cool ! Mais comment ça s’fait que tu saches pas où se trouve le Chemin de traverse, alors ? Comm… Aaaah oui d’accord, c’est donc ça ! Tu viens d’une famille… moldue, c’est ça ?

La fillette afficha une expression dubitative. « Moldu » ? Elle n’avait absolument jamais entendu ce mot là. Etait-ce une expression anglaise dont elle n’avait pas connaissance, ayant vécu en Ecosse toute sa vie ? Ou bien… était-ce une expression de sorcier..? En tous cas, l’éventualité d’une farce s’estompait à mesure que le brun s’exprimait. À moins qu’il était complice et se moquait d’elle, mais Misaki préférait éloigner cette pensée et continuer à converser normalement avec le garçon. De toute façon, elle était accompagnée par sa mère donc elle ne craignait rien. Dans le pire des cas, tout cela était faux et la vérité finirait par éclater à un moment ou un autre tandis que dans la meilleur des cas, elle aurait quelqu’un à qui poser toutes ses questions, un référant. Elle n’avait décidément rien à perdre.

Entre temps, Shiori les avait rejoints. La japonaise passa une main sur son front pour en dégager la sueur qui y perlait. Elle fut soulagée par la présence de ce nuage qui leur offrait un peu de répit au milieu de cette chaude journée. Les bras croisés, elle esquissa un léger sourire au garçon en guise de salutations.
Misaki tourna la tête vers sa mère lorsqu’elle sentit sa présence à sa gauche. Puis, elle reposa son regard sur le garçon et lui dit :

- Je te présente ma mère. On vient d’Ecosse alors forcément, elle m’a accompagnée jusqu’ici… Elle en a peut-être pas l’air, mais elle est aussi perdue que moi.

Shiori était un peu mal à l’aise. Elle ne savait pas vraiment quoi dire car elle n’avait aucune idée de la personne à qui elle avait affaire. C’était un gosse, il n’avait pas l’air bien méchant avec ses petites bouclettes… Mais si c’était lui l’auteur de cette stupide lettre…

- Enfin bref, poursuivit la petite, je suis pas sûre d’avoir compris le mot que t’as dit là… « moldu »… Mais ma mère est japonaise, elle est écrivaine et en ce moment aussi serveuse… Mon père est écossais et il est comédien… J’ai pas de frère ni de soeur ni d’animal de compagnie… Est-ce que tout ça fait de ma famille une famille « moldue » ?

La jeune fille baissa les yeux et rougit légèrement. Elle se sentait un peu bête, comme si elle avait vécu dans une grotte toute sa vie. Elle ne savait pas si ce qu’elle avait raconté était pertinent pour le garçon mais d’un autre côté, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle aurait pu ajouter à propos de sa famille.

- Et puis cette école là… Poudlard si je dis pas n’importe quoi.. C’est où ? T’y vas aussi ?

@Azur Starr

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