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11 juil. 2022, 16:57
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
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Septembre, année indéterminée
RP avec @Constance Nelson




C'était un bel après-midi de septembre. Le château et ses alentours semblaient ne pas vouloir se défaire des couleurs de l'été : les feuillages des arbres étaient aussi verts qu'au premier jour ; les fleurs du Parterre de l'Amitié étaient toutes plus radieuses les unes que les autres. Une douce brise faisait bruisser les feuilles, lesquelles semblaient entonner une mélodie, portée par le chant de quelques oiseaux.

Il était dix-sept heures lorsque Orla quitta le château par la Grande Porte. Nous étions samedi, et elle venait de finir ses devoirs pour la semaine suivante. Elle méritait bien une petite pause ! D'autant qu'elle avait quelque chose derrière la tête… Un paquet sous le bras, elle descendit les escaliers quatre à quatre. Elle voulut courir pour parvenir plus vite à sa destination, mais elle se retint en voyant que de nombreux élèves étaient venus profiter du beau temps dans le parc – elle était encore un peu intimidée par les élèves plus âgés. Elle se contenta donc de faire de la marche rapide jusqu'à l'arbre-géant, situé près du Stade de Quidditch.

Une fois arrivée au pied de cet arbre qui méritait bien son nom, elle s'adossa au tronc et se laissa glisser jusqu'à être en position assise. Elle soupira de contentement et baissa son regard sur le paquet qui était à présent sur ses genoux. C'était un colis de son père, le premier qu'elle avait reçu depuis qu'elle était entrée à Poudlard, quelques semaines auparavant. Le matin même, en prenant son petit-déjeuner à la table des Poufsouffle, Orla avait reconnu la chouette de sa mère avant même qu'elle ne fonde sur elle, le paquet accroché aux pattes. Vivian avait effectivement prêté sa chouette à Lam, faute de mieux, peu avant la rentrée d'Orla. Cette dernière avait décidé de ne pas ouvrir le paquet immédiatement, certes pour faire durer le plaisir mais surtout pour que le paquet soit sa récompense une fois ses devoirs terminés. C'était maintenant chose faite, et la jeune fille n'avait qu'une hâte : découvrir ce que son père avait bien pu lui envoyer. En secouant légèrement le paquet un bruit de métal se faisait entendre, Orla soupçonnait donc qu'il s'agissait d'un objet en pièces détachées.

Elle s'attaqua à l'emballage en papier kraft avec des doigts fébriles : elle voulut d'abord être précautionneuse, mais elle était tellement impatiente qu'elle finit par arracher l'emballage en partie. Une lettre était attachée à une boîte en carton. Elle ouvrit l'enveloppe. Voici ce qu'elle y lut :

Chère Orla,

J'espère que tout se passe bien dans ta nouvelle école. Si tu rencontres le moindre problème, n'hésite pas à m'en parler. Ta mère regrette de ne pas avoir pu t'envoyer un colis, le système de livraison magique est différent en Autriche. Je te tiens au courant dès que j'en sais plus.
Rien n'a bougé à Derry, comme tu peux te l'imaginer. Tu nous manques beaucoup, à Lydia et à moi. Elle te fait des bisous, et t'enverra plus de matériel de couture si tu le souhaites.
Je t'envoie un kit pour construire une radio. Je me suis dit que les objets d'ici te manqueraient peut-être, à Poudlard, et comme je sais que tu aimes tout faire toi-même, je pense que ça peut te plaire.

Je t'embrasse,
Lam-Lam


Orla ne put retenir un cri de joie lorsqu'elle ouvrit la boîte : à l'intérieur se trouvaient une structure en carton, des composants électriques, un ruban adhésif double face et une pile, sans oublier les instructions de montage. À peine eut-elle le temps d'admirer son nouveau kit qu'elle entendit quelqu'un s'approcher.


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@Constance Nelson
Dernière modification par Orla LeFer le 5 sept. 2022, 13:27, modifié 2 fois.

Deuxième année RP 2047-2048 - Couleur RP : #254a0f - Disponible pour de nouveaux RPs.

11 juil. 2022, 20:53
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
Il était à peu près 17h quand Constance referma la couverture de L’Histoire de Poudlard. Son auteur, Garius Tomkink, y relatait les épisodes marquants de la chronologie de l'école. Elle avait beau aimé cette matière, que ce soit la version moldue ou sorcière, elle commençait à avoir la ''tête pleine''. Elle regarda l'horloge ancienne accrochée près de la porte de la salle d'étude. Cela faisait plus d'une heure qu'elle était penchée sur le manuel, tellement absorbée qu'elle en avait oublié de finir son mug de thé posé à côté d'elle. Avec un petit soupir, la Poufsouffle regarda de nouveau son agenda moldu, qu'elle avait tenu à acheter quand même avant d'arriver à Poudlard : elle avait surligné tous les devoirs à rendre qu'elle avait terminé, jusqu'au jeudi. Là, il y avait un parchemin pour le cours de métamorphose qu'elle n'avait pas fini de rédiger. Constance hésita et son regard fut happé par un rayon de soleil qui profita du moment pour s'engouffrer dans la pièce à travers l'une des fenêtres rondes. Un arbre à l'extérieur près de la fenêtre, faisait danser ses feuilles allègrement. Après tout, elle avait passé tout l'après-midi à étudier et rédiger les devoirs, elle pourrait bien s'accorder une pause dehors. Il faisait tellement beau, valait mieux en profiter, le mois de septembre était bien entamé et elle était loin d'avoir entendu que l'automne écossais fut très ensoleillé. Décidée, elle rassembla ses affaires et se leva discrètement pour ne pas gêner les quelques élèves encore présents dans la salle.
Après avoir déposé ses manuels, parchemins, plumes et encrier dans son dortoir, elle récupéra un pull au cas où la brise soit trop fraîche. Après tout, on n'était plus en été.

Quelques minutes plus tard, elle dévalait les marches près la Grande Porte donnant sur le parc. Celui-ci était immense à ses yeux... Elle s'arrêta un instant et regarda autour d'elle. Des élèves profitaient des rayons du soleil automnal, assis sur des bancs ou carrément sur l'herbe. Constance se dirigea vers le Saule Cogneur, un arbre réputé à Poudlard pour être dangereux, il était d'ailleurs interdit de s'en approcher de trop près. Mais elle n'avait pas l'intention d'approcher autant. Lorsque l'arbre fut dans son champs de vision, elle bifurqua à droite en direction de la Maison du Garde-Chasse. Ses pieds qui foulaient l'herbe disparaissaient entre les brins qui avait plutôt bien poussés. L'herbe tendre invitait à s'y coucher mais Constance ne se sentait pas fatiguée. A quelques pas de la maisonnette du Gardien des Clés et des Lieux de Poudlard, la jeune fille bifurqua à nouveau à droite. Devant elle s'étendait un vaste parterre de fleurs de toutes les couleurs. Éclatantes, elles paraissaient comme fraîchement peintes. Elle s'avança au bord et laissa ses pensées dériver...

Sa grand-mère maternelle, qu'elle appelait très simplement Granny, était très proche de la nature. D'ailleurs, elle avait été apicultrice de longues années durant. C'est elle qui l'avait sensibilisé au respect que l'on doit à tous les êtres qui peuplent la planète : cela allant de la toute petite abeille au grand éléphant. C'est comme si elle n'avait peur d'aucun animal, quel qu’il soit. Elle disait que chacun avait sa place sur Terre et, à moins de n'avoir pas d'autres solutions et ce, uniquement en cas de défense, il n'y avait pas de raison de s'en prendre à eux. La petite fille à l'époque lui avait alors demandé si c'était alors mal de manger d'autres animaux. La grand-mère avait rit et expliqué que parfois, il fallait accepter que les circonstances pouvaient être des exceptions : le fait de se nourrir en était une.

La jeune Poufsouffle remarqua alors une petite abeille à quelques centimètres de son pied. Posée sur une fleur rouge aux larges pétales, elle faisait sa petite affaire en son centre. Constance s'écarta légèrement. Pas par peur, non. Granny avait fait de son mieux pour rassurer sa petite-fille quand à la potentielle dangerosité de la petite bête : « Tant que tu ne lui fait rien, elle ne te fera pas de mal. Tu sais Constance, les abeilles sont nos amies. Vraiment, je t'assure ! Encore plus que les chats ou les chiens ! Oui oui ! Elles sont un élément essentiel pour que la nature prospère, pour que les fleurs s'étendent à travers les prairies, ainsi que les plantes !! Il faut en prendre soin » avait elle fini d'un regard doux. Elle avait caressé son visage, déposé un baiser sur son front et l'avait pris par la main. « Allez viens, rentrons. Il y a autre chose incroyable que les abeilles font : du miel. C'est l'heure du goûter, je vais te griller des tartines. Avec du miel, c'est l'une des meilleurs choses qu'il m'ait arrivé de manger. »

Ses souvenirs de sa grand-mère apportèrent un sourire sur ses lèvres. Aaaah, sa Granny...
Une brise légère la ramena à la réalité et Constance reprit sa marche. Alors qu'elle s'approchait d'un immense arbre, elle se figura qu'il devait être aussi haut que les tours du château, elle aperçut une silhouette à son pied. Un ou une élève ? La fillette hésita, elle ne voulait pas interrompre la sieste ou les pensées dudit élève. En même temps, elle savait que si elle continuait tout droit, elle finirait au terrain de Quidditch. Elle ne voyait pas le visage de l'élève, occupé à observer attentivement des objets dans une boîte.
Curieuse, décidément Constance allait l'apprendre à ses dépends, elle ne fit pas attention où elle mettait les pieds. Une petite pierre, telle une encoche, la fit trébucher. Elle ne tomba pas, se redressant à temps - « Woooh... Ah non, hein ! »- et son regard croisa celui de la fillette au pied de l'arbre, qu'elle avait apparemment surprise.

Repoussant une mèche derrière son oreille, avec un petit sourire gêné, Constance franchit les derniers mètres entre elles.
- Désolée, je ne voulais pas te surprendre. Ah ces petites pierres, hein ! Elles sont partout !
« Quelle entrée en matière, Constance, bravo ! » pensa-t-elle ironiquement.

c'est parti @Orla Lefer ! :)

Constance Nelson
Pouffy'colors
2ème année - color=#81186a

12 juil. 2022, 20:33
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
- « Woooh... Ah non, hein ! »

Prise par surprise, Orla leva la tête. Tout occupée qu'elle était à admirer les pièces détachées, elle n'avait pas prêté attention à son environnement immédiat. À quelques mètres d'elle, une jeune fille se redressait après avoir trébuché. Elle portait l'uniforme aux couleurs de Poufsouffle, mais Orla ne se souvenait pas l'avoir déjà vue dans la salle commune. La bouche légèrement entrouverte et les sourcils froncés (c'était son expression fétiche quand elle réfléchissait), Orla essayait tant bien que mal de se remémorer le nom de la jeune fille. Alice ? Cunégonde ? Elle avait l'air d'une Charlotte, avec ses longs cheveux châtains et ses yeux noisette.

La mémoire d'Orla ne s'arrangeait pas avec l'âge, en effet, et elle n'avait pourtant que onze ans. Cela dit, Orla avait été tellement prise par les devoirs qu'elle privilégiait souvent la bibliothèque à la salle commune. Son besoin de recevoir l'approbation des professeurs en était à un point tel qu'elle retardait le moment de rendre un devoir jusqu'à la dernière minute pour le compléter le plus possible. Certains professeurs lui avaient même fait remarquer qu'elle avait tendance à faire des hors-sujet. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle cherchait à compenser en fournissant de tels efforts. Cherchait-elle à rendre fière sa mère ? À prouver à son père que Poudlard était bien un endroit pour elle ? Quoi qu'il en soit, Orla n'avait pas encore formé de véritable lien à Poudlard du fait de cet investissement académique qu'elle ne se connaissait pas dans le monde moldu. Il lui arrivait de papoter et de s'amuser avec ses camarades, sans jamais les revoir cependant. Ce dernier élément était peut-être la seule chose qui lui était restée de son ancienne vie.

Pendant que les rouages du cerveau d'Orla crissaient, la nouvelle venue s'approcha d'elle, l'air un peu gêné, et dit :

- Désolée, je ne voulais pas te surprendre. Ah ces petites pierres, hein ! Elles sont partout !

Orla ne put s'empêcher de sourire à cette remarque et répondit :

- T'en fais pas, je faisais rien de particulier. Tu peux t'asseoir si tu veux ! Je suis en train de construire une radio.

Sans attendre la réponse de la jeune fille, Orla continua sur sa lancée, la tête déjà baissée sur son matériel :

- Tiens, tu peux me tenir la boîte pendant que je lis les instructions ? C'est écrit tout petit et j'ai les mains encombrées.

Orla n'avait pas eu l'intention d'être impolie : son cerveau avait tendance à fonctionner à toute allure et elle avait parlé sans réfléchir. Elle avait tellement envie que la jeune fille reste qu'elle avait voulu partager sa passion du bricolage avec elle, sans se rendre compte qu'elle ne lui avait même pas demandé son nom…

@Constance Nelson, en espérant que ce développement te plaise :)

Deuxième année RP 2047-2048 - Couleur RP : #254a0f - Disponible pour de nouveaux RPs.

14 juil. 2022, 00:31
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
Apparemment son entrée en matière n'était pas si ridicule que ça... Constance retourne son sourire à la jeune fille assise dans l'herbe. Elle leva la tête et son regard se perdit dans les branchages touffus. Qu'est ce que cet arbre était haut !
Acceptant avec timidité la proposition, la jeune Poufsouffle s'assit aux côtés de la jeune élève qui tenait entre ses mains une boîte remplie d'objets moldus. Où est-ce qu'elle était aller dénicher tout ça ?

- Tiens, tu peux me tenir la boîte pendant que je lis les instructions ? C'est écrit tout petit et j'ai les mains encombrées.

- Bien sûr, accepte Constance en récupérant la boîte.

Regardant à l'intérieur, elle repéra des composants électriques, un ruban adhésif double face et une pile, ainsi qu'un morceau de carton ressemblant à l'extérieur d'une radio comme on en utilisait dans le temps.
Constance se mord la lèvre, en pleine réflexion : l'élève, vu les couleurs de son uniforme, faisait partie de sa maison et pourtant aucun prénom ne lui venait à l'esprit. Bon, ce n'est peut être pas si grave, après tout, beaucoup d'élèves avaient fait leur rentrée il y a quelques semaines... et il n'a pas de concours de celui ou celle qui retiendra le plus de noms.
Alors que la brunette lisait les instructions en fronçant les sourcils de concentration, Constance se demande comment elle compte s'y prendre pour construire une radio, et vu le matériel dont elle dispose, qui marche ?! N'étant pas, elle-même, très bricoleuse, elle se demande si la confection de radio est si facile que ça ?

Décidant de rompre là ses interrogations, elle interrompit sa camarade dans sa lecture :
- Alors, tu t'en sors ? Peut être que je peux t'aider ? C'est quand même une radio dont tu parles ! Tu crois vraiment que ça pourrait marcher ? Je veux dire... tu as l'habitude de fabriquer des choses comme ça ? Elle croise alors son regard. Après... c'est comme tu veux hein, sourit-elle gênée.
'' Au fait, je m'appelle Constance et apparemment on est dans la même maison ! Dit-elle en faisant mine de tendre sa main. C'est drôle, je n'ai pas l'impression que l'on se soit déjà vues ?! A moins que tu sois en deuxième année, ce qui expliquerait pourquoi...

Un nouveau sourire de la part de Constance, elle reporte alors son attention sur l'intérieur de la boîte. Prenant un composant entre ses doigts, qu'elle approche ensuite de son visage pour mieux le regarder, elle pose ainsi sa dernière question :
- et puis... où est-ce que tu es allée dénicher tout ça ? On dirait le genre de choses qu'il y avait dans le garage de mon papy...

Souriante, elle tourne à nouveau la tête vers sa compagne.



@Orla LeFer :)

Constance Nelson
Pouffy'colors
2ème année - color=#81186a

18 juil. 2022, 16:00
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
Orla regarda Constance et cligna des yeux, interloquée. Elle était touchée par l'intérêt que semblait lui porter la jeune fille, mais elle ne pouvait s'empêcher d'être surprise par sa réaction. Les autres enfants qu'elle connaissait à Derry, bien que sympathiques, n'étaient pas intéressés outre mesure par ce qu'elle fabriquait, au sens propre comme au sens figuré. Les enfants de son âge n'aimaient pas discuter vis, outillage, et encore moins composants électriques. Orla non plus ne connaissait pas toute la nomenclature et n'était d'ailleurs pas une experte, mais comme souvent lorsqu'elle était passionnée par quelque chose, elle avait tendance à en parler avec des détails à profusion et ne se rendait compte que trop tard que son interlocuteur avait décroché. Elle avait donc appris avec le temps à se réfréner lorsqu'elle sentait qu'elle s'embarquait dans un de ses longs monologues dont elle avait le secret.

Mais voilà qu'une jeune fille dont elle ne connaissait le nom que depuis un quart de seconde semblait intéressée par ce qu'elle avait à dire. Cela lui faisait tout drôle. D'ailleurs, une fois la surprise passée, elle renversa la tête en arrière et rit de bon cœur suite à la rafale de questions de Constance. Elle était soulagée de voir qu'elle n'était pas la seule à enchaîner les propositions et les questions.

- Enchantée Constance, moi c'est Orla !, dit-elle en serrant la main de sa camarade. Et on est bien dans la même maison ! Je suis en première année mais je suis souvent fourrée à la bibliothèque, ce qui explique qu'on se soit jamais vues.

Elle sourit et poursuivit, en regardant cette fois les pages du manuel d'instructions :

- C'est mon père qui m'a envoyé ce kit. Il est Moldu, et gérant d'une droguerie. Y'a plein de gadgets de ce genre dans son magasin. (Elle marqua une pause en regardant les composants.) Pour dire la vérité, je sais pas vraiment pourquoi il m'a envoyé ça. J'aime bien bidouiller mais j'ai jamais fait aussi complexe qu'une radio ! (Elle rit nerveusement, hésita et reprit, en perdant son regard sur l'horizon.) Je crois... je crois qu'il sait que j'aime tripoter les composants, même si ce n'est pas garanti que je réussisse à construire ce que je veux du premier coup.

Elle désigna d'un geste de la main le château et ses alentours.

- Tout ça est tellement nouveau pour moi... Ça me fait plaisir de tenir entre les mains quelque chose sur lequel j'ai un minimum de contrôle, tu vois ? Quelque chose que je suis sûre de réussir, si j'y travaille, si j'y... si j'y réfléchis. Alors qu'ici, je...

La voix d'Orla s'étrangla. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux à mesure qu'elle parlait, et elle fut soudain très gênée. Une fille lui montre de l'intérêt, et elle ne trouve rien de mieux à faire que de déballer sa vie sur-le-champ, comme si elle n'avait attendu que ça ? « Non mais qu'est-ce qui me prend ? » Elle détourna le regard de Constance, le temps de cligner les yeux pour chasser ses larmes, puis se retourna vers sa camarade, en espérant qu'elle n'ait rien vu.

- Enfin bref ! Je pense que t'as pas tort sur l'ancienneté de cette radio, elle m'a l'air d'être tout droit sortie de la Seconde Guerre mondiale...

Orla eut soudain une idée.

- Dis, ça te dirait de m'aider à la construire ? Je sais pas si on peut la faire fonctionner, mais si jamais on réussit, ça pourrait être une touche sympa à ajouter dans le dortoir, non ?


@Constance Nelson, encore désolée pour le retard !

Deuxième année RP 2047-2048 - Couleur RP : #254a0f - Disponible pour de nouveaux RPs.

20 juil. 2022, 21:52
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
- Tout ça est tellement nouveau pour moi... Ça me fait plaisir de tenir entre les mains quelque chose sur lequel j'ai un minimum de contrôle, tu vois ? Quelque chose que je suis sûre de réussir, si j'y travaille, si j'y... si j'y réfléchis. Alors qu'ici, je...

Constance comprenait la confession de la jeune fille assise près d'elle. Baissant, les yeux, elle passa les doigts distraitement dans les bruns d'herbe, frôlant sa cuisse gauche. Elle-même avait un grand nombre de fois ressenti ce sentiment : la découverte d'un tel monde était chouette mais effrayant à la fois, aucun contrôle et puis l'idée d'être complètement à la ramasse, situation qui l'isolerait davantage... Lorsqu'elle entendit la voix d'Orla se serrer, elle releva les yeux vers elle. La brunette, leurs regards se croisant, détourna le sien. Gênée. Là aussi, elle comprenait, ne pas vouloir se montrer vulnérable, surtout en face de quelqu'un qu'on connaît à peine...
Lorsque Orla se retourna à nouveau vers elle, Constance lui sourit gentiment comme si de rien n'était.

- Enfin bref ! Je pense que t'as pas tort sur l'ancienneté de cette radio, elle m'a l'air d'être tout droit sortie de la Seconde Guerre mondiale...

''La Seconde Guerre Mondiale, je n'sais pas... mais elle n'est pas toute récente... ou en tout cas pas du genre à être vendue dans les grandes surfaces...'' pensa Constance. En même temps, ça, elle s'en fichait. Elle trouvait plutôt cool l'idée de fabriquer quelque chose qui fonctionne. Surtout que dans sa vie quotidienne, naturellement, elle n'était pas du genre à fabriquer des choses, plutôt à les utiliser. Ou à sortir dehors. En fait, elle n'avait pas encore été dans ce genre de situation, et ça, ici, revêtait un peu l'allure d'une aventure... et ça ! Constance aimait ça !

- Dis, ça te dirait de m'aider à la construire ? Je sais pas si on peut la faire fonctionner, mais si jamais on réussit, ça pourrait être une touche sympa à ajouter dans le dortoir, non ?

Les yeux de la jeune Poufsouffle s'éclairèrent.
- Ah bah oui, avec plaisir ! Bon, je m'y connais pas trop hein, mais j'adore l'idée et puis si tu t'y connais un peu plus que moi en bricolage, je te suis, ça doit pas être sorcier ! Se rendant compte de ce qu'elle vient de dire, elle rit. Enfin... tu vois ce que je veux dire !

Elle prit la structure en carton entre ses doigts et l'éloignant le plus loin d'elle possible pour en apprécier l'effet...
- Et puis avec de la couleur, ça pourrait être parfait, tu ne crois pas ? Tu as raison, en tout cas, une radio vintage dans le dortoir, ça serait drôlement sympa !

Farfouillant dans la boîte parmi les quelques objets présents, elle regarda sa complice d'un air alerte et malicieux :
- On commence ? Quelle est la première étape ?




@Orla LeFer

Constance Nelson
Pouffy'colors
2ème année - color=#81186a

2 août 2022, 17:59
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
Orla sourit à sa voisine avant de reporter son attention sur le mode d'emploi qu'elle tenait encore dans les mains. Son cœur battait fort tant elle était excitée à l'idée de construire quelque chose avec quelqu'un d'autre, surtout dans cet endroit où elle ne connaissait encore que peu de personnes.

Lorsqu'elle était en vacances chez ses grands-parents, à Manchester, Orla passait le plus clair de son temps dans leur boutique de matériaux électroniques. Elle aimait voir son grand-père manipuler toutes sortes d'objets. Le voir les réparer avec autant de facilité était on ne peut plus fascinant pour la jeune fille qu'elle était.

En lisant les instructions, elle se rendit compte que son père avait peut-être mis la barre un peu trop haut pour elle. Bien qu'elle adorât regarder son grand-père faire des merveilles et assister son père pour trier les composants, elle n'avait que rarement construit quelque chose de A à Z en toute autonomie. Mais la présence de Constance à ses côtés et la confiance qu'elle semblait lui accorder la poussèrent à faire de son mieux, quoiqu'il advienne.

« Commence toujours par le commencement, Orla. » C'est ce que lui répétait son grand-père, à elle qui voulait toujours aller trop vite, faire tout, tout de suite. Elle inspira un grand coup et relut la première étape lentement et à haute voix :

- « Après avoir préassemblé vos composants, fabriquez votre antenne. Pour ce faire, découpez et dénudez les fils de connexion. Recouvrez ensuite l'objet cylindrique (qui vous servira de bobine) des fils électriques, puis coupez le fil en comptant 13 cm de longueur. »

Elle croisa le regard de Constance et dit :

- Je vais faire cette étape, comme ça m'a l'air assez simple.

Orla s'exécuta : elle découpa et dénuda précautionneusement les fils, fit bien attention à ce que la bobine soit recouverte en quasi-totalité avec le plus de tours possible et finit en coupant le fil.

Elle regarda à nouveau les instructions et vit que la deuxième partie consistait en un montage électronique sur une plaque d'essai. Elle lut les mots « AOP », « résistance », « condensateur électrolytique » et en eut un léger vertige. Orla regarda sa partenaire et dit avec un sourire :

- Constance, je crois que je vais avoir besoin de ton aide. Il y a tellement de composants, je m'y perds un peu. Je vais commencer par positionner la résistance et les deux condensateurs, si tu veux bien brancher les deux ponts et le dernier condensateur, ce serait parfait.

Elle tendit les composants à sa partenaire et dit, pour la rassurer autant que pour se rassurer elle-même :

- T'inquiète pas, je lirai les instructions autant de fois que tu le voudras. Ça me permettra de mieux m'en souvenir.



@Constance Nelson, navrée pour cet affreux retard ! J'espère que ce post te convient.

Deuxième année RP 2047-2048 - Couleur RP : #254a0f - Disponible pour de nouveaux RPs.

4 août 2022, 13:50
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
Constance prends les instructions qui étaient transcrites sur un papier simple, comme on en trouve partout dans le monde moldu. Jetant un regard peu assuré envers Orla, qui elle la regardait avec un air rassurant, elle commença à lire à voix haute les instructions de l'étape suivante.

- « Placez correctement la plaque d'essai » – elle s'interrompit et pointa une plaque fine en métal dans la boîte à sa compagne, ressemblant au schéma – celle-ci ! - Puis repris sa lecture, concentrée. « Posez-la à plat devant vous dans le sens de la longueur... » sa voix faiblissant sur la fin, les sourcils froncés, elle continue sa lecture en silence.
Se rendant compte du regard de sa compagne sur elle, elle se reprit en se râclant la gorge.
-Pardon, il y a quand même pas mal de noms correspondant aux composants mais on va sûrement y arriver. Malheureusement, on a pas de dictionnaire spécialisé dans les composants, dit-elle sur un ton qui se voulait léger. Okay, alors ensuite, les consignes parlent d'un AOP, qui ressemble sur le schéma à … ça ! Continua-t-elle en piochant un composant dans la boîte et en le rapprochant de ses yeux pour vérifier. C'est ça ! C'est ça, l'AOP ! S'exclama-t-elle, fière de sa déduction.

Croisant le regard amusé d'Orla, elle lui donne le-dit composant et se repenche sur la feuille de papier.
-« Placez l'AOP sur la plaque d'essai à cheval sur le rail, quatre pattes d'un côté, quatre de l'autre. Ne forcez pas l’introduction et faites attention au sens. » Les sourcils froncés, elle se penche sur le schéma puis le montre à Orla en pointant du doigt ce qu'elle doit reproduire.
Les minutes s'égrenèrent, Constance et Orla, à tour de rôle, assemblant les composants sur la fine plaque métallique, déduisant tel ou tel composant en le comparant au schéma. Heureusement, les instructions étaient bien détaillées et, même si cela leur pris bien plus de temps qu'elles ne pensaient, elles finirent par arriver à l'étape du branchement des composants externes du poste radio.

Constance souffla et étira ses bras devant elle en essayant de dérouiller les muscles de sa nuque. Elle regarda brièvement sa montre et vit que le temps avait passé très vite, comme en un battement d'ailes. Voilà quasiment une demi-heure qu'elles étaient penchées sur le prototype. Le soleil brillait toujours, les branches au-dessus d'elles se balançaient toujours dans le même léger va-et-vient.

-Avec le temps qu'on passe dessus, j'ai hâte de voir ce que cela va donner ! Dit-elle avec enthousiasme à sa compagne.
Elle se sentait bien, là, assise dans l'herbe contre le tronc du gros et grand arbre. Mais bon, elle avait aussi hâte d'arriver aux dernières étapes, son cerveau moulinait dur. Ah, c'était à nouveau à son tour de lire les instructions.

-« Branchez l’antenne. Il est temps de fixer l’antenne sur la plaque d’essai afin de capter les émissions radio. Insérez une extrémité de l’antenne dans un trou juste à droite de la patte du condensateur installée en dernier. Pour vous y retrouver, regardez l’illustration ci-dessus. »
Après avoir regardé quelques secondes le plan, elle pris l'antenne créée par Orla au tout début, et la lui tendit en lui montrant le sens dans laquelle celle-ci devait être fixée.
-Voilà, et maintenant, il faudrait que tu branches de la même façon, le condensateur de tout à l'heure, la bobine que tu as créé et … le haut-parleur. Ajoute-t-elle en vérifiant bien sur la feuille d'instruction. Oui, c'est mieux si on entend la musique, commente-t-elle avec une pointe d'ironie.

et voilà @Orla LeFer, une partie un peu "sérieuse" mais on ne pouvait pas y couper ^^

Constance Nelson
Pouffy'colors
2ème année - color=#81186a

8 août 2022, 12:20
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
Orla resta attentive aux instructions que lisait sa partenaire et s'exécuta : elle plaça le condensateur sur la plaque d'essai, ainsi que la bobine qu'elle avait réalisée au début, et enfin le haut-parleur. Plus elles approchaient de la fin, plus elle retenait sa respiration : faites que ça fonctionne, pensait-elle en son fort intérieur.

À mesure qu'elle s'affairait, sa concentration grandissait. Elle s'appliquait tant et si bien qu'elle en oubliait tout ce qui existait en dehors du projet qu'elle avait entrepris. C'était comme ça, quand elle était dans sa bulle : fixée sur son objectif et sur rien d'autre. Les sourcils froncés et la langue tirée (signes chez elles d'une intense concentration), elle manipulait avec une aisance grandissante la plaque d'essai.

Une fois tous les composants placés sur la plaque, Orla jeta un coup d'œil sur la feuille d'instructions. Il ne restait plus qu'à brancher les fils du haut-parleur et ceux de la bobine. Le seul problème, c'est que les schémas avaient été imprimés en noir et blanc. Les hachures étaient certes censées permettre la différenciation des fils rouges par rapport aux fils bleus, mais l'encre étant de mauvaise qualité, distinguer les deux codes n'était pas une mince affaire. Orla tourna et retourna la bobine, et constata qu'elle était dotée d'un fil rouge et d'un fil bleu. C'était la même chose pour le haut-parleur. Orla essaya de se remémorer les branchements que faisait son grand-père, et crut se souvenir qu'il fallait toujours allier le bleu au rouge avant de les brancher.

Orla montra à Constance comment tresser ensemble les fils et dit, un fil coincé entre les lèvres :

- Tu 'fois ? Comme cha, cha tranchporte 'a charche négatiff' et 'a charche pochitiff'.1

Une fois les fils tressés, Orla les brancha aux autres composants. Elle se redressa et étira les bras au-dessus de sa tête pour détendre son dos, qui était resté courbé depuis le début de l'opération. Elle soupira un grand coup, sourit à sa camarade, et dit à cette dernière :

- Je crois qu'il ne reste qu'une étape.

Elle montra du doigt la dernière instruction : « Appuyez sur l'interrupteur. »

- À toi l'honneur !

1Traduction : « Tu vois ? Comme ça, ça transporte la charge négative et la charge positive. »


@Constance Nelson, dis-moi si quelque chose ne te convient pas ! :)

Deuxième année RP 2047-2048 - Couleur RP : #254a0f - Disponible pour de nouveaux RPs.

8 août 2022, 13:24
Radio Ga Ga  Privé   C. Nelson et C. Dwight 
La jeune fille entendit son explication, le fil bleu avec le fil rouge... d'accord ! C'était sûrement cela !
Constance regarda ensuite avec attention Orla lui montrer comment tresser les fils ensemble : elle avait une certaine dextérité, cela était certain !
Les fils joints habilement, on n'y voyait que du feu... en tout cas du point de vue d'une novice en la matière. Elle sentait qu'elles arrivaient au bout de leur travail et tous ses sens étaient focus sur le prototype.
Orla lui annonce alors d'une voix presque solennelle qu'il est temps !

- Je crois qu'il ne reste qu'une étape.

Elle lui montra du doigt la dernière instruction : « Appuyez sur l'interrupteur. »

- À toi l'honneur !

Constance prend alors avec précaution la radio assemblée. De taille moyenne, elle avait bien plus d'allure que démontée. Il ne manquait plus qu'une touche de couleur et ce serait parfaite.
Pensant avec joie à l'idée que si cela fonctionnait – et il n'y avait pas de raison que ça ne le soit pas, n'est ce pas ? Elles avaient suivi les indications à la lettre, prenant un sacré moment... - elle cliqua sur l'interrupteur situé sur le côté droit de l'appareil. Rien. Strictement rien.
Fronçant les sourcils, tenant bien la radio de sa main gauche, soutenue par sa main droite, elle appuya à nouveau du pouce droit sur l'interrupteur. Puis une troisième fois. Rien !

Les sourcils toujours froncés, à la fois concentrée, à la fois interloquée, la jeune Poufsouffle prit la radio et la retourna dans tous les sens...

-Je comprends rien, ça devrait marcher pourtant ! On a tout suivi à la lettre...

Constance était déçue. Elle y croyait. Vraiment. Elle qui avait passé un si bon moment avec Orla à la confectionner. C'était vraiment pas de chance ! Son cerveau moulinant, elle ajoute alors une supposition, sur un ton hasardeux, tournant un regard vers sa camarade :

-A moins que ce soit les fils ? rouge-rouge et bleu-bleu à la place de rouge-bleu ?

Orla hausse les épaules en signe d'incompréhension, un peu déçue aussi... Et soudain, brutalement, la radio explosa !

Un bruit comme une détonation perça l'air jusqu'ici troublé seulement par la brise et quelques oiseaux. Un mince filet de fumée s'échappait de l'appareil en surchauffe. Elle posa précipitamment l'appareil dans l'herbe devant elles. Mince alors !

@ Orla LeFer et @ Charlotte Dwight :biggrin:

Constance Nelson
Pouffy'colors
2ème année - color=#81186a