All my words

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8 juin 2046
Dernier jours des examens au soir
Cour de la Tour de l'horloge
@Felicia Luke


Think before you blurt
Out the words you say to hurt
Coz next week you'll be ...

-Marina Lambrini Diamandis-



Lundi, Histoire de la Magie, Vol et Astronomie (pratique). Tu penses t'être débrouillé en Histoire de la Magie et tu es sur d'avoir une bonne note un Astronomie, par contre pour le Vol, c'est beaucoup moins évident. Ce serais déjà formidable si tu pouvais avoir la moyenne dans cette matière.
Mardi, Etudes des Runes, Divination et Etudes des Moldus. Tu maîtrise bien les Runes d'habitude mais le sujet t'avais prise au piège, pour la Divination pas de soucis et pour l'EdM tu n'as jamais eu de problèmes non plus.
Mercredi il n'y avait eu que la métamorphose et ça avait été plutôt un échec, tu n'as jamais vraiment réussi en métamorphose et si la partie écrite s'était bien passée, la partie pratique avait été une catastrophe.
Jeudi, Potions, Astronomie (écrite) et Sortilèges. Les Potions s'étaient plutôt bien passé mais tu n'as aucune idée de la note que tu pourrais avoir. L'Astronomie tu n'as eu aucun soucis et tu penses même avoir Optimal dans cette matière. Pour les Sortilèges, d'habitude tu n'es pas très douée mais cette fois-ci tu n'as pas tout râté même si tout n'était certainement pas parfait.
Vendredi, Défense contre les Forces du Mal, Botanique et Soins aux Créatures. Les DclFM, tu ne sais absolument pas comment qualifier l'examen, il était compliqué et tu as réussi certaines choses et complètement râté d'autres. Pour la Botanique tu penses avoir plutôt réussi et pour les SACM pareil. Ça c'était donc aujourd'hui.

Le résumé de cette semaine d'examen que tu viens de faire dans ta tête ne t'avance pas vraiment quand à savoir tes notes finales. Bien sur tu espères qu'elles seront bonne mais au fond tu n'en sais rien et tu sais que les jours de corrections seront stressants pour toi, à ressasser tous les examens de toutes les matières. Pourtant quel que soit le résultat final tu n'y peux rien, tu ne peux qu'attendre et croiser les doigts. Il y a pas longtemps ta mère à dit : "Si l'amour que tu as pour quelqu'un se faisait évalué, cesserait-tu d'aimer en attendant les résultats ? Non, bien sur que non, et une fois que tu auras eu les résultats tu passera outre parce que ce que tu ressens est beaucoup plus important." Tu sais que l'amour et les matières scolaires n'ont rien à voir, et pourtant en effet, ce que tu penses d'une matière, si tu t'intéresses ou pas, si tu l'aimes ou pas, aucun examen ni aucun résultat ne pourras changer ça. Tu ne l'oublies pas.

Perdus dans tes pensées, tu glisses sur de la mousse qui s'était infiltrée entre deux dalles de pierre. Ton bassin part sur le côté et tu te retrouves les fesses par terre avec ton sac sous ton dos. Dans ta chute, ton bras à agrippé le sac d'une élève de ta promotion qui se vide d'un de ses livres par terre. Tu insultes la pierre à voix basse et tu te relèves, tu ramasses le livre tombé et le tend à son propriétaire.

-Désolé... J'ai glissé...Tiens voilà ton livre. Enfin c'est les vacances, peut-être n'en aura-tu plus besoin.

Tu ris un peu nerveusement et entreprends de nettoyez ta cape qui a ramassé toutes les poussières, les graviers et les petites herbes de par terre. Tes cheveux tombent sur ton front et tu passes ta main dedans pour les remettre à leur place.
Dernière modification par Eden Newjin le 24 janv. 2022, 16:43, modifié 1 fois.

Plume d'Eden (iel-ael-il + accords neutres ou masculins)
5éme année RP 2047-2048 Parrain de petit.e.s ourson.ne.s
Les étoiles veillent sur toi

All my words
Felicia
Dix-neuf heures ont sonné
Juste après l'examen de SACM


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Les éclats du soleil s'entrechoquent, se répercutent contre les lourds murs de pierre, jusqu'à m'aveugler. Dans la coursive que je traverse d'un pas branlant, exténuée par ces jours d'intenses révisions les silhouettes et les formes ne se découpent plus qu'en de vagues contours à contre-jour. Un vent de liberté s'engouffre dans l'instant, et la douceur de l'été inextricablement mêlée au soulagement de la fin des examens m'éblouit de l'intérieur. Un sourire accroché au visage, l'air rêveuse, je suis dans le même temps perdue dans des lumineuses songeries et plus ancrée à la réalité que durant toutes ces heures passées le nez dans la poussière des livres, à tenter en vain de tout en retenir. Il me semble que je flotte. Un souffle pur de renouveau gonfle mes poumons, un rire s'enfuit sur mes lèvres et je me laisse porter, enivrée par la légèreté du monde.
Je peine à imiter les autres, dont le cœur est encore pris par l'étau de l'angoisse ; ils comparent leurs résultats, jaugent leurs réussites et s'embrouillent l'esprit sans raison. Il faut croire qu'il n'ont pas déjà assez souffert, et qu'ils en redemandent ; je suis incapable de les comprendre. Je suis incapable de m'inquiéter des réponses que j'aurais peut-être dû donner et des définitions que j'ai oubliées ; j'éprouve les plus grandes difficultés à me sentir concernée par tous ces soucis, que j'ai envoyés valser dés la fin de l'épreuve de Soins.
Je n'ai plus de poids sur mes épaules, à présent — mon sac s'y balance certes toujours, mais les manuels ne sont pas plus lourds que des plumes. Je me désintéresse éperdument des certitudes qui germent en moi, car je sais que leurs fleurs seront noires et amères ; si je leur prête attention, je ne pourrais plus les arrêter et elles détruiront toutes les bribes de confiance que j'ai pu rassembler en moi. Ma conscience n'est pas un Éden ; elle est une chimère qui m'enserre et me blesse sans cesse ; elle est moi mais parfois, des idées qui ne m'appartiennent pas y surgissent. Il suffit d'apprendre à les éviter.

Si l'on me le demandait, je saurais parfaitement dire que j'ai lamentablement échoué l'épreuve pratique de Potions — les nerfs à vif, j'aurais aussi bien pu éclater en sanglots —, et passé de justesse les Sortilèges avec un Extinguo adroitement lancé, et je ne me leurre pas quant à ma note d'Astronomie, qui ne sera sans doute pas exceptionnelle.
Ces pensées futiles virevoltent sous mon crâne, sans ordre et sans but, et je les tiens à distance pour me garder dans la clarté. Je déambule sans fin ; mon regard s'attarde partout autour de moi, mes sens m'emplissent de perceptions. Le parfum des chardons qui s'épanchent dans le parc me parvient avec la brise, et l'atmosphère se refroidit imperceptiblement tandis que le Jour décline. Je ne réfléchis pas, je n'en ai pas la moindre envie ; je me contente d'être là, d'être en vie, et c'est déjà bien.

Je parviens ainsi à la Cour de l'Horloge ; et lorsque mes prunelles viennent à se poser sur les immenses aiguilles qui dansent sur le cadran, je pétille d'allégresse : le Temps, ce Temps affreux qui régit les lunes passées ici et disperse notre existence entre les tristes cases d'un tableau, celui-là même qui n'exauce jamais les prières, le voici qui atteint son terme ; il n'est plus roi, à présent qu'il est inutile. Que vais-je en faire, maintenant ? Maintenant que les heures défilent sans entrave, je vais pouvoir en jouir librement. Je songe à Élina, qui se tourmentait à propos de l'Histoire, puis à la Grande Bleue, Alyona, qui passait ses BUSE, et à Charlotte, que j'ai croisée avant-hier. Je me demande comment elles vont, où est-ce que je pourras les trouver... Et soudain, mon pas est bousculé. Une main agrippe mon épaule, un corps s'écroule sur moi, et je menace de chuter. Par Circé, j'ai horreur des gens qui tombent. Je n'attend pas grand-chose des Autres mais, en théorie, tenir en équilibre sur deux jambes ne demande pas un effort trop épuisant ! Diantre, je pourrais presque m'énerver ; l'agacement fait éclater ma petite bulle de lumière.
Enfin, la poigne de l'intrus — ou l'intruse, qui sait ? — me lâche et je me redresse, foudroyant du regard l'inconnu.e doué.e de maladresse. Non content de me déranger alors qu'il avait tout l'espace nécessaire pour aller s'échouer ailleurs, il est parvenu à vider mon sac de ses manuels, Merlin sait comment. Je lève les yeux au ciel face à la profonde incapacité de cet élève au manteau vert, avant de me baisser à mon tour pour remettre les bouquins dérangés à leur place. Alors seulement, j'observe avec attention celui qui me fait face. Ou celle. Fille ou garçon, je n'arrive pas à me décider ; et puis au fond, quelle importance ? Même au ton de sa voix, son androgynie me perturbe. Il — oui, ce sera il, dans ma tête du moins — s'excuse de m'avoir percutée.

Pas de soucis, rétorqué-je, plutôt sèchement.

Je m'apprête à lui lancer une pique à propos de son manque visible d'équilibre, lorsqu'il tente maladroitement de plaisanter et, ce faisant, il me rappelle pourquoi ma déception à son égard est si importante ; c'est parce que ma joie était trop magnifique pour être ternie. Je tente de relativiser, toutefois ; après tout,

C'est pas grave, répété-je, peu convaincue. Prise de culpabilité à ces mots — ce ton mordant n'est pas dans mes habitudes —, j'ajoute : Oh non, je ne risque pas de les rouvrir avant longtemps. Le ciel est trop beau pour s'enfermer entre les pages...

Machinalement, je relève la tête pour me plonger dans le vaste empyrée, d'un bleu rayonnant, ce soir. Je passerais mon existence à l'admirer.

évanaissance

All my words
La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens.
La reprendre à zéro est impossible. On peut choisir sa
destination, réfléchir quand on arrive à une intersection,
ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes
erreurs, on ne revient jamais en arrière.

- Pierre Bottero -


Tu sais pertinemment que tu es d'un tempérament maladroit, ta mère te l'as toujours dit et par ailleurs tu l'as toujours remarqué de toi même. Mais à celleux qui diraient que ce "genre de choses" s'arrangent avec l'âge, tu leur glisserais sous le nez la scène qui vient de passer.

Tu te sens terriblement gêné, tu hais te faire remarquer et, pour être honnête, glisser en plein milieu d'une cour pleine de monde et de surcroit se rattraper au sac de la première venue n'est pas réellement la meilleure manière de ne pas se faire remarquer. Pourtant c'est bien ce qu'il vient de se passer et ton seul souhait serait de disparaître entièrement, réfugié sous une de ses capes d'invisibilité douteuses qui s'arrachent dans les marchés noirs en vantant de la qualité.

Tu prends le temps de détailler la jeune fille qui te fais face. Tu lui a adressé la parole pour t'excuser avant même d'avoir observé la jeune sorcière. Ce n'est pas dans tes habitudes mais la situation te forçait à baragouiner quelques mots pour présenter tes excuses.
Elle est plutôt belle, pas très grande au teint pâle et aux longs cheveux épais d'un noir corbeau qui se déversent sur sa nuque. Elle est à Gryffondor mais tu ne te rappelles plus de son prénom et encore moins de son nom de famille.
C'est d'un ton sec qu'elle rétorque que ce n'est pas grave. Tu ne la crois pas une seule seconde, tout dans son attitude prouve qu'elle est agacée par ton comportement et tu te dit que tu aurais mieux fait de fuir à toute jambes, faute de cape d'invisibilité. Tu t'apprêtes à lui tourner le dos pour courir te mettre à l'abri lorsqu'elle reprends d'un ton plus léger pour rebondir sur ta phrase à propos des vacances et de la nécessité d'ouvrir ses livres.
Ses mots sont plus doux mais tu ne te sens qu'à moitié rassuré. Tu te dois pourtant de lui répondre, si elle à fait un effort, tu peux bien en faire un de ton côté surtout après que tu aie manqué de la renverser à cause de ta maladresse.

-Tout dépend de quelles pages tu parles, je jetterais bien volontiers mes manuels dans un placard jusqu'à l'année prochaine mais ce n'est pourtant pas de refus que je me plongerais dans une romance à l'eau de rose, posée sur le bord du lac.


Tu t'en veux immédiatement après avoir prononcé ces mots. Mais qu'est ce qui t'a pris ? Cette personne doit bien se ficher de tes romans à l'eau de rose et de tes rêves poétiques. Tu te moques de toi même intérieurement, tu te sens bien stupide à présent. Il faut absolument que tu arrêtes de partager tes pensées sans réfléchir deux secondes avant que les mots ne sortent de ta bouche. Et puis qui avait besoin de savoir pour ton envie de romance au bord du lac à ce moment précis ? Personne et certainement pas cette jeune fille. Tu devrais peut-être lui demander son nom, c'est plus poli quand on rencontre quelqu'un, même si on a faillit l'écraser quelques minutes plus tôt.

-Excuses moi, je crois que j'ai oublié comment tu t'appelles ?


Tu soupires de manière imperceptible et ton estomac se rappelle à toi en se manifestant d'un gargouillement que heureusement tu es le seul à entendre.



@Felicia Luke Que dire, que dire, je ne sais même plus comment m'excuser pour ce retard tellement immense que je me demande même si on peut encore appeler cela un retard. En tout cas sache que c'est toujours un plaisir de danser avec toi malgré mes délais de réponses très exagérés...

Plume d'Eden (iel-ael-il + accords neutres ou masculins)
5éme année RP 2047-2048 Parrain de petit.e.s ourson.ne.s
Les étoiles veillent sur toi