Préquelles - Les Origines de Miles
Reducio
[Les éléments explicités ci-dessous au sein des différents posts font office de cadre pour l’enfance de Miles Ainsworth. Certains rp auront un caractère plus général permettant d’apporter davantage d’informations transversales et contextuelles sur le personnage de Miles et d’autres narreront des moments bien précis, incontourmables instants de sa vie. Les infos sur le contexte finlandais sont susceptible d'évoluer, merci de ne pas les réutiliser dans vos rp's.]
PARTIE I | La naïveté de l’enfance :
Déjà les cheveux bruns, les yeux bleus avec quelques reflets gris clair et le teint pâle, on pouvait facilement reconnaître notre héros sur les photos. Ce dernier avait certes grandi, vieilli, pris de la carrure, il conservait toujours ce petit quelque chose qui le rendait unique et identifiable. Miles était aussi doté d’une silhouette assez élancé pour un petit garçon. Bien que physiquement il y avait plus qu’un air de ressemblance, le Miles d’aujourd’hui – celui que tout le monde connaît, finalement – n’avait plus rien à voir avec celui du passé.
Du haut de ses trois ans, Miles avait l’air d’un garçon ordinaire. Pourtant, sans même pouvoir s’en rendre compte, Miles berçait déjà dans une famille particulière. En apparence, tout avait l’air en ordre : il avait deux parents, mariés, et une petite sœur qui venait d’agrandir la famille. Il vivait dans une grande maison, avec un très – très – grand jardin et avait même une gouvernante dévouée corps et âme à son épanouissement. Tout paraissait lisse et il ne semblait pas y avoir un meilleur environnement pour élever des enfants. Pourtant, il arrivait régulièrement que Miles pointe du doigt quelques questions, sans mesurer la profondeur de celles-ci, comme tous les enfants le font à partir du moment où ils s’interrogent sur le monde. « Maman, papa, ils sont où Papi et Mamie ? » Ou encore, « Maman, papa, où est-ce que vous partez la nuit ? » Des questions posées sur un ton des plus naïfs et innocents, et qui pourtant, parvenaient à embarrasser ses parents. Miles écoutait les réponses toutes faites de ses géniteurs et s’en satisfaisaient. Il était loin d’appréhender l’ampleur des répercussions que ces questions auraient sur sa vie.
Pour couronner le tout, Miles était né à la fin de l’Ère sombre finlandaise où un gouvernement corrompu se trouvait au pouvoir et menaçait quiconque se mettait en travers de ses idéaux. Leur but était de constituer une grande armée de sorciers prête à obéir aux doigts et à l’œil sans douter un seul instant. Tout était fait pour créer des pantins prêts à défendre ce fameux gouvernement aux objectifs douteux. Ceux qui suivaient les ordres étaient gracieusement récompensés pour leur loyauté. Beaucoup de personnes questionnant les ordres s’étaient retrouvés en prison ou considérés comme des dissidents politiques et avaient dû se cacher. Une rébellion se forma dans les années 2012 quelques mois après le coup d’état pour mettre un terme à ce complot. C’est seulement en juillet 2015 que le gouvernement fut renversé et que de nouvelles élections eurent lieu. L’ancien premier ministre finlandais et un célèbre mage noir dans le pays furent condamnés à la prison à perpétuité et furent présentés comme les deux instigateurs de cette période à jamais gravée dans le marbre de l’Histoire.
Notre héros avait fait son apparition dans un bien terrible contexte. Pourtant, ce dernier était trop jeune pour se rendre réellement compte de cela. Ses parents lui avaient raconté de nombreuses histoires sur ces événements mais il ne mesurait pas le danger auquel ces derniers s’étaient confrontés pour participer au rétablissement de la paix en Finlande. Comment un enfant de trois ans pouvait-il comprendre cela ? N’importe qui aurait du mal, même des adultes : il fallait l’avoir enduré pour réellement le concevoir.
Revenons-en à notre héros. Miles jouait régulièrement dans la pelouse se trouvant juste devant le Manoir – comme à son habitude. Il pourchassait un papillon et essayait de le capturer avec ses mains. Leoni, la gouvernante, observait au loin le jeune garçon crapahuter sur tout le terrain, avec un livre à la main. Il faisait bon vivre dans ce grand manoir doté d’un incroyable domaine où une forêt s’étendait à perte de vue. Il y avait de quoi se défouler et de ne pas se marcher sur les pieds. Si Miles le souhaitait, il pouvait aussi se faire accompagner par Leoni ou l’un des parents – le week-end seulement, puisque ces derniers étaient généralement très occupés – jusqu’au lac le plus proche pour y faire des balades ou se baigner.
Même s’il n’avait besoin de personne pour se distraire et se perdre dans son imagination, il aimait le contact avec les autres et demandait même parfois à ses parents de rencontrer d’autres enfants de son âge. Rares étaient les occasions où ses parents recevaient des invités. La réciproque était vraie aussi, ils n’étaient pas non plus invités souvent. Ils n’avaient gardé que de rares amis de leur scolarité à Durmstrang car les événements de l’Ère sombre avaient entraîné la disparition de beaucoup d’individus et avaient changé les autres en monstres sans principe. Les gens à qui ils accordaient leur confiance se comptaient sur les doigts d’une main. De plus, à cause d’un lourd secret familial, ils préféraient rester isolés et concentrer leur vie autour de leur travail – la traque de mages noirs – et leur famille.
Après avoir déjeuné avec sa sœur et la gouvernante, Miles se voyait convié à un temps plus calme pour faire de la lecture ou quelques jeux pédagogiques pour l’éveiller à la magie, la logique et le langage. Parfois, il préférait tout simplement jouer avec sa petite sœur et partager quelques moments de complicité avant de se reposer tous les deux – et oui, à cet âge on a encore le droit au bonheur de la sieste. Miles n’aimait pas faire la sieste seul alors dès qu’il le pouvait, il allait rejoindre Mary. Il lui était déjà arrivé plusieurs fois de la réveiller en rentrant dans sa chambre et se posant sur le petit fauteuil face au berceau. Il s’était fait réprimander un paquet de fois à cause de cela. Cependant, il s’en fichait et continuait le plus possible de partager ce moment avec elle - un des rares moments où elle ne chouinait pas et demeurait paisible.
Après la sieste, Miles avait toujours un regain d’énergie. Dès qu’il se réveillait, il se mettait à courir partout et surtout en direction de la cuisine où Leoni l’attendait la plupart du temps avec quelques confiseries en guise de goûter. Si Miles n’était pas d’humeur à jouer à l’apprenti sorcier ou à l’aventurier de la forêt, il se laissait distraire par les histoires de sa gouvernante, qu’il trouvait toujours divertissantes. Elle lui parlait de ses amis d’enfance, de sa scolarité à Beauxbâtons et de ses aventures de jeune sorcière. Notre héros pouvait l’écouter parler jusqu’à l’heure du dîner, lui posant toujours plein de questions et lui demandant toujours la suite de ses péripéties.
Lorsque Michael et Jane rentraient pour l’heure du dîner, les enfants étaient habituellement lavés, vêtus de leurs pyjamas, et assis dans le salon, les attendant pour manger. Le repas se passait sans trop de difficultés. Parfois, Miles rouspétait en fonction du menu qu’on lui proposait mais il arrêtait toujours de se plaindre au moment même où son père levait la voix d’un air menaçant.
Miles était un garçon énergique, qui savait malgré tout rester à sa place et écouter les consignes de ses parents sans n’en faire qu’à sa tête. Sans pour autant être le fils modèle, il était loin d’être un enfant compliqué. Il aimait ses parents et dès qu’ils passaient du temps ensemble, son père faisait preuve d’une affection très profonde, le faisant monter sur son dos, virevolter dans les airs avec sa baguette magique – en prenant le risque de se faire gronder par Jane qui se montrait très protectrice envers son petit de trois ans. À chaque fois, elle s’imaginait le pire et se mettait à crier sur Michael en le qualifiant d’irresponsable. Rien de bien méchant si vous voulez mon avis.
Une fois que Jane et Michael avaient couché Mary dans son berceau, l’un d’eux rejoignait Miles dans le salon pour lui annoncer qu’il était l’heure de dormir. Ce salon était l’une des plus grandes pièces de la maison. Un des quatre murs délimitant le salon était recouvert de grandes fenêtres, habillées de longs rideaux en velours blancs assez épais permettant de bloquer le moindre rayon du soleil. Au centre, deux grands canapés se faisaient face, et un tapis – d’un bleu très sombre dont le motif paraissait être deux blasons de couleur argentée entremêlés – était interposé entre les deux. Une table basse en bois assez clair quasiment de la même taille le recouvrait et le dissimulait pratiquement.
Lorsque Miles ne savait plus quoi faire, il lui prenait de sauter entre les canapés en passant par la table basse. Son père, pourtant un peu casse-cou, lui avait interdit de le faire sous peine d’une punition. Malgré tout, cela ne l’empêchait pas de continuer d’essayer par moments, au risque d’être sermonné – et de casser le vase préféré de sa mère, contenant un bouquet bien fourni de roses, placé au centre de la table basse.
Surplombant ce mobilier qui prenait quasiment tout le centre de la pièce – et face aux fenêtres –, se trouvait une grande cheminée sculptée dans du marbre d’un blanc parfaitement lustré. Une étagère se trouvait au-dessus la partie contenant le foyer de la cheminée. Deux cadres dotés d’une photo y étaient placées de part et d’autre de la tablette et une petite sculpture en argent représentant un sorcier était disposée à équidistance des deux autres objets.
Miles pouvait ronchonner lorsqu’on lui demandait d’aller au lit. Seulement, il avait d’incroyables parents qui s’alternaient pour lui lire régulièrement quelques contes magiques afin de le bercer – et l’emmener sans même qu’il ne s’en rende compte – jusqu’au royaume des rêves. Le mur sur lequel se trouvait la porte de la chambre de notre héros était recouvert d’une peinture où on voyait très clairement la voie lactée. Face à ce mur, était disposé un lit assez grand – en comparaison de la taille de notre héros – la tête de lit située contre le mur, et juste en dessous une grande fenêtre dotée d’un unique rideau de velours bleu. En plus, la chambre contenait un grand placard rempli de vêtements et de jouets en tout genre, que Miles s’amusait souvent à vider sur tout le sol de sa chambre.
Parfois son père racontait des aventures qui lui étaient arrivées par le biais de personnages, cependant Miles n’écoutait que d’une oreille les péripéties, au début les yeux emplis d’une lueur pétillante, s'atténuant à mesure qu’il s’endormait. Sous sa couette aux motifs inspirés de la galaxie, il fermait les yeux en s’imaginant les plus chouettes aventures.
Finalement, tout ce dont il faut se rappeler, c’est que Miles vivait dans un foyer chaleureux où l’amour et la bienveillance avaient toute leur place. Notre héros avait la chance de vivre une enfance épanouie – du moins, pour un temps. Du haut de ses trois ans, il était loin de se douter les drames et péripéties qu’il allait vivre dans un futur qui, seconde après seconde, n’était plus si lointain.
Manoir des Ainsworth, vers Tikkala, Finlande, un jour d’été quelconque en 2018 …
Déjà les cheveux bruns, les yeux bleus avec quelques reflets gris clair et le teint pâle, on pouvait facilement reconnaître notre héros sur les photos. Ce dernier avait certes grandi, vieilli, pris de la carrure, il conservait toujours ce petit quelque chose qui le rendait unique et identifiable. Miles était aussi doté d’une silhouette assez élancé pour un petit garçon. Bien que physiquement il y avait plus qu’un air de ressemblance, le Miles d’aujourd’hui – celui que tout le monde connaît, finalement – n’avait plus rien à voir avec celui du passé.
Du haut de ses trois ans, Miles avait l’air d’un garçon ordinaire. Pourtant, sans même pouvoir s’en rendre compte, Miles berçait déjà dans une famille particulière. En apparence, tout avait l’air en ordre : il avait deux parents, mariés, et une petite sœur qui venait d’agrandir la famille. Il vivait dans une grande maison, avec un très – très – grand jardin et avait même une gouvernante dévouée corps et âme à son épanouissement. Tout paraissait lisse et il ne semblait pas y avoir un meilleur environnement pour élever des enfants. Pourtant, il arrivait régulièrement que Miles pointe du doigt quelques questions, sans mesurer la profondeur de celles-ci, comme tous les enfants le font à partir du moment où ils s’interrogent sur le monde. « Maman, papa, ils sont où Papi et Mamie ? » Ou encore, « Maman, papa, où est-ce que vous partez la nuit ? » Des questions posées sur un ton des plus naïfs et innocents, et qui pourtant, parvenaient à embarrasser ses parents. Miles écoutait les réponses toutes faites de ses géniteurs et s’en satisfaisaient. Il était loin d’appréhender l’ampleur des répercussions que ces questions auraient sur sa vie.
Pour couronner le tout, Miles était né à la fin de l’Ère sombre finlandaise où un gouvernement corrompu se trouvait au pouvoir et menaçait quiconque se mettait en travers de ses idéaux. Leur but était de constituer une grande armée de sorciers prête à obéir aux doigts et à l’œil sans douter un seul instant. Tout était fait pour créer des pantins prêts à défendre ce fameux gouvernement aux objectifs douteux. Ceux qui suivaient les ordres étaient gracieusement récompensés pour leur loyauté. Beaucoup de personnes questionnant les ordres s’étaient retrouvés en prison ou considérés comme des dissidents politiques et avaient dû se cacher. Une rébellion se forma dans les années 2012 quelques mois après le coup d’état pour mettre un terme à ce complot. C’est seulement en juillet 2015 que le gouvernement fut renversé et que de nouvelles élections eurent lieu. L’ancien premier ministre finlandais et un célèbre mage noir dans le pays furent condamnés à la prison à perpétuité et furent présentés comme les deux instigateurs de cette période à jamais gravée dans le marbre de l’Histoire.
Notre héros avait fait son apparition dans un bien terrible contexte. Pourtant, ce dernier était trop jeune pour se rendre réellement compte de cela. Ses parents lui avaient raconté de nombreuses histoires sur ces événements mais il ne mesurait pas le danger auquel ces derniers s’étaient confrontés pour participer au rétablissement de la paix en Finlande. Comment un enfant de trois ans pouvait-il comprendre cela ? N’importe qui aurait du mal, même des adultes : il fallait l’avoir enduré pour réellement le concevoir.
Revenons-en à notre héros. Miles jouait régulièrement dans la pelouse se trouvant juste devant le Manoir – comme à son habitude. Il pourchassait un papillon et essayait de le capturer avec ses mains. Leoni, la gouvernante, observait au loin le jeune garçon crapahuter sur tout le terrain, avec un livre à la main. Il faisait bon vivre dans ce grand manoir doté d’un incroyable domaine où une forêt s’étendait à perte de vue. Il y avait de quoi se défouler et de ne pas se marcher sur les pieds. Si Miles le souhaitait, il pouvait aussi se faire accompagner par Leoni ou l’un des parents – le week-end seulement, puisque ces derniers étaient généralement très occupés – jusqu’au lac le plus proche pour y faire des balades ou se baigner.
Même s’il n’avait besoin de personne pour se distraire et se perdre dans son imagination, il aimait le contact avec les autres et demandait même parfois à ses parents de rencontrer d’autres enfants de son âge. Rares étaient les occasions où ses parents recevaient des invités. La réciproque était vraie aussi, ils n’étaient pas non plus invités souvent. Ils n’avaient gardé que de rares amis de leur scolarité à Durmstrang car les événements de l’Ère sombre avaient entraîné la disparition de beaucoup d’individus et avaient changé les autres en monstres sans principe. Les gens à qui ils accordaient leur confiance se comptaient sur les doigts d’une main. De plus, à cause d’un lourd secret familial, ils préféraient rester isolés et concentrer leur vie autour de leur travail – la traque de mages noirs – et leur famille.
Après avoir déjeuné avec sa sœur et la gouvernante, Miles se voyait convié à un temps plus calme pour faire de la lecture ou quelques jeux pédagogiques pour l’éveiller à la magie, la logique et le langage. Parfois, il préférait tout simplement jouer avec sa petite sœur et partager quelques moments de complicité avant de se reposer tous les deux – et oui, à cet âge on a encore le droit au bonheur de la sieste. Miles n’aimait pas faire la sieste seul alors dès qu’il le pouvait, il allait rejoindre Mary. Il lui était déjà arrivé plusieurs fois de la réveiller en rentrant dans sa chambre et se posant sur le petit fauteuil face au berceau. Il s’était fait réprimander un paquet de fois à cause de cela. Cependant, il s’en fichait et continuait le plus possible de partager ce moment avec elle - un des rares moments où elle ne chouinait pas et demeurait paisible.
Après la sieste, Miles avait toujours un regain d’énergie. Dès qu’il se réveillait, il se mettait à courir partout et surtout en direction de la cuisine où Leoni l’attendait la plupart du temps avec quelques confiseries en guise de goûter. Si Miles n’était pas d’humeur à jouer à l’apprenti sorcier ou à l’aventurier de la forêt, il se laissait distraire par les histoires de sa gouvernante, qu’il trouvait toujours divertissantes. Elle lui parlait de ses amis d’enfance, de sa scolarité à Beauxbâtons et de ses aventures de jeune sorcière. Notre héros pouvait l’écouter parler jusqu’à l’heure du dîner, lui posant toujours plein de questions et lui demandant toujours la suite de ses péripéties.
Lorsque Michael et Jane rentraient pour l’heure du dîner, les enfants étaient habituellement lavés, vêtus de leurs pyjamas, et assis dans le salon, les attendant pour manger. Le repas se passait sans trop de difficultés. Parfois, Miles rouspétait en fonction du menu qu’on lui proposait mais il arrêtait toujours de se plaindre au moment même où son père levait la voix d’un air menaçant.
Miles était un garçon énergique, qui savait malgré tout rester à sa place et écouter les consignes de ses parents sans n’en faire qu’à sa tête. Sans pour autant être le fils modèle, il était loin d’être un enfant compliqué. Il aimait ses parents et dès qu’ils passaient du temps ensemble, son père faisait preuve d’une affection très profonde, le faisant monter sur son dos, virevolter dans les airs avec sa baguette magique – en prenant le risque de se faire gronder par Jane qui se montrait très protectrice envers son petit de trois ans. À chaque fois, elle s’imaginait le pire et se mettait à crier sur Michael en le qualifiant d’irresponsable. Rien de bien méchant si vous voulez mon avis.
Une fois que Jane et Michael avaient couché Mary dans son berceau, l’un d’eux rejoignait Miles dans le salon pour lui annoncer qu’il était l’heure de dormir. Ce salon était l’une des plus grandes pièces de la maison. Un des quatre murs délimitant le salon était recouvert de grandes fenêtres, habillées de longs rideaux en velours blancs assez épais permettant de bloquer le moindre rayon du soleil. Au centre, deux grands canapés se faisaient face, et un tapis – d’un bleu très sombre dont le motif paraissait être deux blasons de couleur argentée entremêlés – était interposé entre les deux. Une table basse en bois assez clair quasiment de la même taille le recouvrait et le dissimulait pratiquement.
Lorsque Miles ne savait plus quoi faire, il lui prenait de sauter entre les canapés en passant par la table basse. Son père, pourtant un peu casse-cou, lui avait interdit de le faire sous peine d’une punition. Malgré tout, cela ne l’empêchait pas de continuer d’essayer par moments, au risque d’être sermonné – et de casser le vase préféré de sa mère, contenant un bouquet bien fourni de roses, placé au centre de la table basse.
Surplombant ce mobilier qui prenait quasiment tout le centre de la pièce – et face aux fenêtres –, se trouvait une grande cheminée sculptée dans du marbre d’un blanc parfaitement lustré. Une étagère se trouvait au-dessus la partie contenant le foyer de la cheminée. Deux cadres dotés d’une photo y étaient placées de part et d’autre de la tablette et une petite sculpture en argent représentant un sorcier était disposée à équidistance des deux autres objets.
Miles pouvait ronchonner lorsqu’on lui demandait d’aller au lit. Seulement, il avait d’incroyables parents qui s’alternaient pour lui lire régulièrement quelques contes magiques afin de le bercer – et l’emmener sans même qu’il ne s’en rende compte – jusqu’au royaume des rêves. Le mur sur lequel se trouvait la porte de la chambre de notre héros était recouvert d’une peinture où on voyait très clairement la voie lactée. Face à ce mur, était disposé un lit assez grand – en comparaison de la taille de notre héros – la tête de lit située contre le mur, et juste en dessous une grande fenêtre dotée d’un unique rideau de velours bleu. En plus, la chambre contenait un grand placard rempli de vêtements et de jouets en tout genre, que Miles s’amusait souvent à vider sur tout le sol de sa chambre.
Parfois son père racontait des aventures qui lui étaient arrivées par le biais de personnages, cependant Miles n’écoutait que d’une oreille les péripéties, au début les yeux emplis d’une lueur pétillante, s'atténuant à mesure qu’il s’endormait. Sous sa couette aux motifs inspirés de la galaxie, il fermait les yeux en s’imaginant les plus chouettes aventures.
Finalement, tout ce dont il faut se rappeler, c’est que Miles vivait dans un foyer chaleureux où l’amour et la bienveillance avaient toute leur place. Notre héros avait la chance de vivre une enfance épanouie – du moins, pour un temps. Du haut de ses trois ans, il était loin de se douter les drames et péripéties qu’il allait vivre dans un futur qui, seconde après seconde, n’était plus si lointain.
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32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »
Préquelles - Les Origines de Miles
PARTIE II | On dirait de la magie !
Manoir des Ainsworth, vers Tikkala, Finlande, un jour de décembre 2019 …
Miles avait maintenant quatre ans, et continuait de grandir dans le Manoir familial, quelque peu isolé des événements qui pouvaient bien prendre place à la capitale. Il baignait dans l’amour, la joie et l’insouciance. Leoni vivait toujours chez les Ainsworth et renforçait jour après jour son lien avec les deux enfants tout gagnant la confiance des parents – et ce, depuis longtemps. C’était comme si elle faisait partie de la famille.
En ce jour enneigé – qui débutait de façon bien ordinaire – annonçant le début de l’hiver, Jane et Michael avaient emmené leurs deux enfants se balader autour du lac qui se trouvait non loin du domaine. Quoi de mieux qu’une petite marche en famille sous les premiers flocons de neige ? C’est donc dans un décor plutôt agréable que les Ainsworth partaient se promener. Miles tenait la main de sa mère tandis que Mary, qui avait quelque peu grandi, pouvait désormais tenir sur les épaules de son père.
L’ensemble de la famille se baladait dans le calme et la bonne humeur, malgré les questions et réflexions incessantes de Miles s’interrogeant sans cesse sur tout ce qu’il pouvait observer – ou imaginer. Cela faisait rire ses parents de voir leur petit réfléchir sur son environnement. « Papa, maman, ils sont où les papillons ? » Ou encore « Maman, la neige, c'est magique ! » Notre héros ne connaissait encore rien du monde et semblait si intrigué par celui-ci. Il avait besoin de réponses à tout ce qui lui apparaissait comme un mystère.
Miles demanda à lâcher la main de sa mère et se mit à courir dans la neige. Il adorait faire des petits trous dans de grandes étendues sur lesquelles personne n’avait encore posé le pied. Il tomba à deux reprises, ce qui l’amusa énormément. Ressentir le froid, sentir la chute amortie par la neige, toutes ces sensations l’émerveillaient. Notre héros n’était pas bien différent des autres garçons de son âge. Dès qu’il mit les mains dans la neige, il ne put s’empêcher de s’essayer à modeler une boule de neige pour finalement se rapprocher de ses parents et la lancer sur eux. C’est ainsi qu’une petite bataille débuta entre Miles et son père, qui ne perdit pas une seconde pour donner Mary à sa femme. Quand ces deux-là étaient lancés, ils étaient inarrêtables. Michael était un grand gamin, et adorait partager ce genre de moments avec son fils. C’était presque comme si c’était tout ce qu’il avait toujours imaginé de lorsqu’il aurait un enfant.
Son père se laissait toucher par les petits amas de neige d’apparence – approximative, certes – sphérique de Miles pour continuer de le divertir encore un peu plus. Jane encourageait son petit, amusée par la situation, ce qui lui donnait une bonne raison pour embêter son père davantage. Miles était énergique et ne semblait ni s’essouffler ni se lasser de son jeu. Ses parents se remirent petit à petit à avancer plus loin, lui indiquant qu’il fallait reprendre la balade. Miles saisit de nouveau la main de sa mère et continua à harceler ses parents de questions loufoques.
Après deux bonnes heures à se promener autour du lac, la famille retourna au manoir. Il était déjà l’heure de déjeuner et Leoni leur avait promis de préparer un bon repas à leur retour pour que les Ainsworth puissent vaquer à leurs activités sans avoir à s’en préoccuper.
En arrivant dans l’entrée, chacun se débarrassa de tout son attirail – manteau, bonnet, écharpe, gants ; et oui, il en faut des couches pour affronter l’hiver et l’arrivée du froid. Leoni leur fit savoir que le repas serait prêt d’ici quelques minutes, et qu’ils pouvaient tous patienter dans le salon pour profiter du feu qu’elle venait d’allumer dans la cheminée. Sans plus attendre, Miles courut pour observer les flammes tandis que ses parents le suivaient de près. Notre héros, du haut de son petit mètre – et cinq centimètres, précisément – essaya tant bien que mal de récupérer un des coussins du canapé afin de se poser dessus devant la cheminée. Jane et Michael, quant à eux, choisirent de s’asseoir l’un en face de l’autre, occupant chacun un des deux sofas. Ils regardaient tendrement leur fils rêvasser devant les flammes. Soudainement, il leva la tête et remarqua que sa peluche en forme de loup était posée sur l’étagère au-dessus de la cheminée. Il la fixa du regard, avec une folle envie de la récupérer. Il n’avait pas le désir de se lever mais continuait de regarder intensément sa peluche, comme s’il lui commandait de venir à lui. Tout à coup, la peluche se renversa et chuta sur la tête de Miles, pris au dépourvu. Il se mit à chouiner, comme un bébé. Se prendre son doudou en pleine face n’avait pas l’air de lui avoir fait plaisir. Même si c’était surtout parce qu’il avait eu peur, plus que parce qu’il avait eu mal, le jeune Miles ne put s’empêcher de verser une larme.
« Tu n’aurais pas fait ça, quand même, s’exclama Jane auprès de Michael, d’un air exaspéré, ayant remarqué que ce n’était pas le fruit du hasard si la peluche était tombée, mais celui de la magie.
- J’ai plus quinze ans, Jane, lui répondit-il sur une note humoristique. »
Minute. Si ce n’était ni Jane, ni Michael, cela ne laissait plus que… Miles ! Au moment où chacun en arriva à cette déduction, tous deux en bondirent du canapé. Sous le choc après la première démonstration des pouvoirs magiques de leur fils aîné, les deux parents sautèrent de joie. Émus par la performance magique que Miles venait de réaliser, ils le prirent dans leurs bras et le félicitèrent sans plus tarder. L’éveil des pouvoirs d’un sorcier faisait partie de ces étapes dans la vie d’un enfant qu’aucun parent – normalement – ne souhaitait manquer. Alors que Miles terminait à peine de chouiner en essuyant ses fausses larmes, il ne saisit pas bien la réaction disproportionnée de ses parents. Content d’être pris dans leurs bras, il les imita. Ce n’est que plus tard qu’il comprit que ce jour-ci avait eu une bien grande incidence sur sa vie.
En ce jour enneigé – qui débutait de façon bien ordinaire – annonçant le début de l’hiver, Jane et Michael avaient emmené leurs deux enfants se balader autour du lac qui se trouvait non loin du domaine. Quoi de mieux qu’une petite marche en famille sous les premiers flocons de neige ? C’est donc dans un décor plutôt agréable que les Ainsworth partaient se promener. Miles tenait la main de sa mère tandis que Mary, qui avait quelque peu grandi, pouvait désormais tenir sur les épaules de son père.
L’ensemble de la famille se baladait dans le calme et la bonne humeur, malgré les questions et réflexions incessantes de Miles s’interrogeant sans cesse sur tout ce qu’il pouvait observer – ou imaginer. Cela faisait rire ses parents de voir leur petit réfléchir sur son environnement. « Papa, maman, ils sont où les papillons ? » Ou encore « Maman, la neige, c'est magique ! » Notre héros ne connaissait encore rien du monde et semblait si intrigué par celui-ci. Il avait besoin de réponses à tout ce qui lui apparaissait comme un mystère.
Miles demanda à lâcher la main de sa mère et se mit à courir dans la neige. Il adorait faire des petits trous dans de grandes étendues sur lesquelles personne n’avait encore posé le pied. Il tomba à deux reprises, ce qui l’amusa énormément. Ressentir le froid, sentir la chute amortie par la neige, toutes ces sensations l’émerveillaient. Notre héros n’était pas bien différent des autres garçons de son âge. Dès qu’il mit les mains dans la neige, il ne put s’empêcher de s’essayer à modeler une boule de neige pour finalement se rapprocher de ses parents et la lancer sur eux. C’est ainsi qu’une petite bataille débuta entre Miles et son père, qui ne perdit pas une seconde pour donner Mary à sa femme. Quand ces deux-là étaient lancés, ils étaient inarrêtables. Michael était un grand gamin, et adorait partager ce genre de moments avec son fils. C’était presque comme si c’était tout ce qu’il avait toujours imaginé de lorsqu’il aurait un enfant.
Son père se laissait toucher par les petits amas de neige d’apparence – approximative, certes – sphérique de Miles pour continuer de le divertir encore un peu plus. Jane encourageait son petit, amusée par la situation, ce qui lui donnait une bonne raison pour embêter son père davantage. Miles était énergique et ne semblait ni s’essouffler ni se lasser de son jeu. Ses parents se remirent petit à petit à avancer plus loin, lui indiquant qu’il fallait reprendre la balade. Miles saisit de nouveau la main de sa mère et continua à harceler ses parents de questions loufoques.
Après deux bonnes heures à se promener autour du lac, la famille retourna au manoir. Il était déjà l’heure de déjeuner et Leoni leur avait promis de préparer un bon repas à leur retour pour que les Ainsworth puissent vaquer à leurs activités sans avoir à s’en préoccuper.
En arrivant dans l’entrée, chacun se débarrassa de tout son attirail – manteau, bonnet, écharpe, gants ; et oui, il en faut des couches pour affronter l’hiver et l’arrivée du froid. Leoni leur fit savoir que le repas serait prêt d’ici quelques minutes, et qu’ils pouvaient tous patienter dans le salon pour profiter du feu qu’elle venait d’allumer dans la cheminée. Sans plus attendre, Miles courut pour observer les flammes tandis que ses parents le suivaient de près. Notre héros, du haut de son petit mètre – et cinq centimètres, précisément – essaya tant bien que mal de récupérer un des coussins du canapé afin de se poser dessus devant la cheminée. Jane et Michael, quant à eux, choisirent de s’asseoir l’un en face de l’autre, occupant chacun un des deux sofas. Ils regardaient tendrement leur fils rêvasser devant les flammes. Soudainement, il leva la tête et remarqua que sa peluche en forme de loup était posée sur l’étagère au-dessus de la cheminée. Il la fixa du regard, avec une folle envie de la récupérer. Il n’avait pas le désir de se lever mais continuait de regarder intensément sa peluche, comme s’il lui commandait de venir à lui. Tout à coup, la peluche se renversa et chuta sur la tête de Miles, pris au dépourvu. Il se mit à chouiner, comme un bébé. Se prendre son doudou en pleine face n’avait pas l’air de lui avoir fait plaisir. Même si c’était surtout parce qu’il avait eu peur, plus que parce qu’il avait eu mal, le jeune Miles ne put s’empêcher de verser une larme.
« Tu n’aurais pas fait ça, quand même, s’exclama Jane auprès de Michael, d’un air exaspéré, ayant remarqué que ce n’était pas le fruit du hasard si la peluche était tombée, mais celui de la magie.
- J’ai plus quinze ans, Jane, lui répondit-il sur une note humoristique. »
Minute. Si ce n’était ni Jane, ni Michael, cela ne laissait plus que… Miles ! Au moment où chacun en arriva à cette déduction, tous deux en bondirent du canapé. Sous le choc après la première démonstration des pouvoirs magiques de leur fils aîné, les deux parents sautèrent de joie. Émus par la performance magique que Miles venait de réaliser, ils le prirent dans leurs bras et le félicitèrent sans plus tarder. L’éveil des pouvoirs d’un sorcier faisait partie de ces étapes dans la vie d’un enfant qu’aucun parent – normalement – ne souhaitait manquer. Alors que Miles terminait à peine de chouiner en essuyant ses fausses larmes, il ne saisit pas bien la réaction disproportionnée de ses parents. Content d’être pris dans leurs bras, il les imita. Ce n’est que plus tard qu’il comprit que ce jour-ci avait eu une bien grande incidence sur sa vie.
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32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »