Domaine des O'Brien, Irlande Premier Été au Domaine SOLO

Du 26 Juin 2045 au 31 Août 2045 - Vacances d'Été,

Jewelly était venue à sa rencontre sur le Quai 9 3/4, comme elle l'avait déjà fait pour les vacances de Noël 2044. Après un transplanage auquel Emelyne n'était pas forcément prête, la voici de retour au Domaine des O'Brien, un château irlandais caché et protégé des moldus et des autres sorciers. Seuls les descendants des O'Brien sont totalement à l'abris en ces lieux.

Emelyne avait bien réfléchit depuis les vacances de Noël et ses plus récentes rencontres dans le parc du château de Poudlard. Ce qui était arrivé avec Ambre était un grave accident, mais un accident tout de même. Pas de quoi en faire un drame. Ceci étant, elle devait absolument apprendre à contrôler sa magie quand elle était en colère ou quand elle avait peur... Et elle pensait avoir trouver la personne parfaite pour lui apprendre ceci : Aghna Keelin Ruby O'Brien, sa grand-mère paternelle.

En effet, Emelyne avait fait un petit tour de côté des Rayonnages d'Histoire de la Magie pour en apprendre plus sur sa famille nouvellement découverte. Et elle avait été assez surprise concernant sa grand-mère... Née en Irlande le 03 février 1982 sous le nom des McLogan, Aghna avait étudiée à Poudlard sous les couleurs de Gryffondor entre 1993 et 1999. Elle était donc une élève de cinquième année à Poudlard quand il y eu la célèbre Bataille qui opposa Harry Potter et Voldemort. Bataille à laquelle elle prit part en tant qu'élève plus que douée en Sortilège et Métamorphose. Elle poursuit des études dans la vente d'objets magiques où elle obtient son diplôme sans difficulté, puis dans la fabrication de potions qui lui vaudra une mention "Exceptionnelle" à son Examen avant de se tourner vers la Botanique, où elle réussi tout autant. Elle choisit cependant de travailler pour le Bureau de désinformation du Département des accidents et catastrophes magiques du Ministère de la Magie dès la fin de ses études de Botanique. Elle intervenait souvent lorsque des dragons Noir des Hébrides sortaient de leur territoire et étaient aperçu par des moldus ou encore quand des objets magiques se retrouvaient entre les mains de moldus et faisaient beaucoup de ravages. Ce fut le cas lors des intempéries de 2001, causées par un parapluie enchanté qui faisait pleuvoir dès qu'il était refermé. Elle prend sa retraite en 2042, alors qu'elle n'est âgée que de 60 ans et se consacre alors à la culture de plantes magiques au Domaine des O'Brien, qu'elle vend ensuite à différents apothicaires ou qu'elle utilise dans la fabrication de potions diverses et variées. Avec l'arrivée au Pouvoir d'Ursula Parkinson, elle cesse toutes activités de commerce.

Ayant apprit son parcours scolaire et professionnel à la Bibliothèque mais aussi des dires de son cousin Briam pour le reste, Emelyne pensait qu'elle serait certainement capable de l'aider avec son problème de magie. Le seul inconvénient... C'est qu'Aghna n'avait pas vraiment l'air d'appréciée sa petite-fille. Lors de leur première rencontre, elle la juge inapte à devenir une grande sorcière et une "dame" digne de ce nom. Ce qui blesse énormément la jeune Gryffonne. Elle porte toute son attention sur les trois plus jeunes afin de "parfaire leur éducation". Emelyne la trouve stricte, méchante et peu aimante : elle craint donc d'obtenir un refus de sa part de lui venir en aide...

La jeune fille de 13 ans se trouve pourtant actuellement devant la porte de la pièce qui sert de bureau à sa grand-mère. Elle inspire un grand coup pour se donner du courage. "Tu peux le faire, Emy... Si tu veux qu'elle t'aide, il faut déjà commencer par lui demander..." pense-t-elle, nerveuse à l'idée qu'Aghna la gronde à nouveau. Elle expire, et se faisant, frappe un coup à la porte.

- Oui ! Entrez, Mademoiselle Emelyne. Lui répond sa grand-mère, de l'autre côté.

Emelyne reste un instant surprise devant la porte, ne sachant pas comment l'adulte pouvait savoir qu'il s'agissait d'elle. Mais elle se reprend vite, car elle se souvient que celle-ci n'aimait pas qu'on la fasse attendre quand on lui demandait de son temps. Elle ouvre donc la porte et entre dans le bureau. Aghna est assise derrière le meuble qui donnait la fonctionnalité de la salle. Elle semble étudier et trier des documents. Mais quand Emelyne entre, un simple coup de baguette lui permet de tout ranger dans des tiroirs situés dans l'étagère derrière elle.

- Excusez-moi de vous déranger... J'aurais voulu savoir si... Si...

Mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge.

- Eh bien ? Parlez.

Emelyne inspire à nouveau un grand coup, puis se lance :

- J'ai perdue le contrôle de ma magie lors du Noël dernier et ça aurait pu très mal finir. Heureusement, je n'ai pas eu de problème depuis. Mais j'ai peur que cela ne recommence dans le futur si je ne fais rien. J'ai apprit que vous étiez douée en Sortilège, entre autres choses, aussi j'ai pensé que peut-être... Peut-être vous pouviez m'aider ?

Aghna se lève de son fauteuil, fait le tour de son bureau et viens se placer en face de sa petite-fille. Avec sa baguette, elle fait signe à celle-ci de se tenir plus droite. Emelyne se redresse donc en silence. Sa grand-mère lui relève aussi le menton, l'obligeant à la regarder droit dans les yeux.

- Je me suis magiquement dévoyé aux vacances précédentes mais fort heureusement, rien n'est advenu depuis lors. Je crains cependant que cela puisse se reproduire si je ne sublime pas ma capacité magique. J'ai ouïe dire vos aptitudes en matière de Sortilège, aussi ai-je présumé le fait que vous puissiez me venir en aide. Puis-je solliciter celle-ci, je vous prie, Lady Aghna ?

Elle fit une courte pause avant de reprendre :

- C'est ainsi que se doit de s'exprimer une jeune fille, Mademoiselle. Notamment si elle porte le nom des O'Brien. Ceci étant... Je vous avoue être dans l'expectative de votre visite depuis un moment. Je ne pensais guère que cela vous demanderait autant de temps et de bravoure qu'il n'en nécessite pour vaincre un dragon.

Emelyne ne savait pas quoi répondre à sa grand-mère. Elle avait même peur que celle-ci ne la congédie après ce sermon.

- Voyons, ce n'était qu'une plaisanterie. Je ne suis tout de même pas aussi féroce qu'un Dragon à vos yeux, rassurez moi ?

Emelyne lui fait un signe de négation de la tête comme toute réponse. Sans doute un peu trop rapide au vu du regard amusé de l'adulte.

- Je vois. Remédions à ceci. Mais avant cela... Est-ce une façon de répondre ?

Elle désigne la tête de la jeune Gryffondor avec sa baguette. Emelyne lui répond donc de vive voix :

- Non, Lady Aghna. Veuillez pardonner mon incivilité.

- Bien. Avez-vous votre baguette, jeune fille ?

- Oui.

-Oui, Madame.

- Oui, Madame.

- Veuillez la sortir de votre poche et la déposez sur mon bureau. Nous allons débuter par quelques tests très simple...

Voici comment Emelyne commença à suivre des cours particulier de contrôle magique avec sa grand-mère.

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Domaine des O'Brien, Irlande Premier Été au Domaine SOLO
L'ainée de la fratrie des O'Brien se rendait à son "cours particulier", dans le bureau de sa grand-mère. Elle toque délicatement contre la porte. L'adulte qui l'attend de l'autre côté l'entend tout de même et l'invite à entrer. Emelyne s'exécute rapidement.

- Bonjour, Miss O'Brien. Déposez votre baguette sur mon bureau puis placez-vous comme d'habitude, debout face à celui-ci. Reculez qu'un pas. Bien... Première réelle leçon pour vous. Vous suivez des cours à Poudlard, n'est-t-il pas ?

- Oui, Madame.

- Que vous a-t-on inculqué concernant les lancés de sorts ?

- Pour chaque sort, il y a cinq étapes à ne pas manquer : la concentration, la visualisation, les émotions, la formulation et la gestuelle.

Aghna donne un petit coup de baguette sur l'épaule droite de sa petite-fille, la faisant sursautée.

- Tenez-vous droite... En effet, ce que vous venez de me récitez est le B. A. - BA que tout bon Sorcier doit savoir.

Elle tournait autour de sa petite-fille tout en parlant. Puis elle donna un nouveau coup de baguette sur l'épaule de la Gryffonne en poursuivant sa ronde et son discours :

- Concentration. C'est la base. Vous devez occulter tout ce qui vous entoure et vous concentrez sur vous et votre baguette. Et uniquement sur cela. Il faut ressentir le lien magique qui vous unit, cette liaison chaleureuse, ce frisson qui vous envahit... Vous devenez votre baguette et votre baguette devient vous. Vous ne faites plus qu'un et ainsi vous maitriserez la volonté propre à votre baguette pour lui faire faire exactement ce que vous voulez qu'elle fasse : rien de plus, rien de moins.

Un nouveau coup de baguette sur l'épaule se fait sentir du côté de la jeune fille alors qu'Aghna poursuit avec la seconde étape :

- Visualisation. Une étape souvent majeure qui personnifie un peu les lancers, tout particulièrement dans le domaine des métamorphoses. Vous devez imaginer mentalement l'effet de votre sortilège. Voir, dans votre tête, ce qui va se passer au moment où vous aller faire votre lancer. Avez-vous de l'imagination, jeune fille ?

- Oui, Madame.

- Alors servez-vous en. C'est ce moment là que vous devez choisir pour imaginez les détails les plus minimes de votre sort : sa couleur, sa force, son effet sur la cible...

Nouveau coup de baguette et étape suivante :

- Les émotions... Certains disent qu'il ne faut pas ressentir d'émotions ou de sentiments pour lancer un sortilège. Ceci est totalement faux. Il faut maîtriser ses émotions et non se laisser envahir par celles-ci. Et bien évidement, occultés toutes celles qui sont inutiles au sortilège choisi. De mauvaises émotions peuvent bloquer ou modifier un sortilège. C'est ce qu'il semble vous être arrivé avec cette moldue la dernière fois. Vous avez laisser votre colère vous envahir et prendre le dessus sur votre sort. Bien que vous ayez aussi commis une autre erreur, les émotions semble être l'élément déclencheur de votre magie. Son moteur. Il est donc d'autant plus important pour vous que pour un sorcier lambda que vous sachiez occultés les émotions négatives. La colère, la peur, la vengeance, l'injustice et l'impatience... Oublier les totalement dans un coin de votre cœur et de votre cerveau. Un coin le plus profond, celui auquel vous n'aurez que difficilement accès. Ne vous souvenez que des émotions positives. Les moments de joies, les moments de tendresse et d'amour, la gentillesse et l'amusement... gardez-les au plus près, faites-en vos amis les plus proches. Non seulement votre sort sera d'autant plus réussi, mais vous en serez plus heureuse dans votre vie.

Sa grand-mère continuait de tourner autour d'elle, lui donnant presque le tournis. Un nouveau coup de baguette sur l'épaule lui fit reprendre ses esprits :

- La formulation. Chaque sortilège est associé à une formule spécifique qu'il vous faut connaître pour lancer votre sortilège. Il faut la prononcer distinctement en accentuant certaines syllabes particulières. Une erreur et cela peut déclencher un incident. Aussi l'erreur de prononciation ne vous est pas permis. Faites des exercice d'articulations régulièrement afin de maximiser vos chances d'éviter ce genre d'erreurs ridicules.

Un autre coup de baguette et Aghna entamait la cinquième et ultime étape d'un lancer de sort :

- La gestuelle. Le mouvement de la baguette doit coïncider avec la formule et être fluide et précis. Il est conseillé de s'entraîner sans baguette puis sans formule avant de lancer un nouveau sortilège. C'est bien pour cette raison que je vous ai fait déposez votre baguette à votre arrivée. Commençons donc maintenant. Lancer moi le sort Reparo, je vous prie.

Aghna désigna un vase brisé sur l'étagère située derrière son bureau. Emelyne s'avança vers sa baguette pour s'exécuter mais avant qu'elle ne s'en saisisse, celle-ci s'envola vers sa grand-mère qui la récupéra. Elle fit claquer sa propre baguette sur les doigts encore tendu de sa petite-fille, qui les rabattis immédiatement contre son corps, surprise.

- Que faites-vous donc ? Je viens de vous dire que nous allions nous entraîner sans baguette puis sans formule. Ne m'écoutiez donc vous pas ?

- Si, bien sûr !

- Si, bien entendu, Madame. Et ne vous exclamez pas de la sorte, je vous prie. Je ne suis point sourde.

Elle lui fit signe de reprendre l'exercice. Emelyne trouvait sa grand-mère un peu stricte mais si ça pouvait l'aider à résoudre son problème magique... Elle était prête a faire tout ce que l'adulte lui demanderait de faire... ou de refaire. Ce qu'elle fut obligé de faire au moins vingt fois avant de passer à l'entrainement à la baguette sans formule qu'elle répéta également une trentaine de fois avant de passer à la véritable pratique. Aussitôt qu'elle réussissait à réparer le vase, sa Grand-mère faisait exploser le vase d'un mouvement rapide et fluide. Après une bonne série de soixante lancés, complètement épuisée, Emelyne tombe à genoux sur le sol froid de la pièce. Aussi froid qu'Aghna lors de l'exercice. Cette dernière renvoya sa petite-fille se reposer.

Le lendemain, le surlendemain, le sur-surlendemain ainsi que les deux semaines qui suivirent se déroulèrent à l'identique. Tant qu'Emelyne n'était pas épuisée, Aghna lui faisait recommencer son lancé de sort.

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C'est sans grande motivation qu'elle se trouvait à nouveau dans le bureau de sa grand-mère... Elle ne comprenait pas ce que cette dernière cherchait. Ses entraînements étaient ils si utiles que ça ? Emelyne n'en avait pas vraiment l'impression et cela l'agaçait profondément.

- Mademoiselle Emelyne Diane O'Brien, un peu de concentration voyons.

Emelyne se reconcentra sur sa grand-mère, dont le ton avait été sévère.

- Veuillez m'excuser, Lady Aghna.

- Bien... Comme je le disais à l'instant, nous allons changer de méthode à partir d'aujourd'hui. Répéta Aghna, radoucit.

Sa grand-mère lui expliqua qu'elle allait refaire tous les exercices qu'elles avaient vu ensemble jusqu'ici depuis le début. Emelyne n'en cru pas ses oreilles. Elle avait eu un regain d'énergie en entendant ce que Aghna venait de lui dire concernant le changement de méthode et puis soudain, elle lui annonçait qu'elle allait tout devoir refaire depuis le début ?! Emelyne sentie la colère monter en elle : sa grand-mère lui faisait perdre son temps au lieu de l'aider ! Un coup de baguette sur son épaule se fit sentir tendit que Aghna la reprenait :

- Tenez vous droite, jeune fille ! Comment voulez-vous progresser si vous ne faites aucun effort ?

- Je vous demande pardon ?

- Vous avez très bien entendu. Ne me faites pas répéter inutilement les choses.

C'était un comble !! Ne venait elle pas exactement de demander la même chose à Emelyne ? De refaire des exercices stupides qui ne servaient visiblement à rien ! Emelyne bouillonnait intérieurement mais se garda de tout commentaires. Sa grand-mère lui fit faire plusieurs fois la même chose, lui assurant qu'elle s'y prenait mal et qu'elle n'était douée en rien. Ce qui énervait encore plus la jeune Gryffonne.
Au bout d'un temps qui lui sembla une éternité, alors qu'elle contenait mal sa colère, sa grand-mère lui fit la réflexion de trop :

- Voyons, faites un effort ! Ce n'est pas si difficile de lancer un sort de base ? Il suffit de reproduire ce que je vous ai appris à faire jusqu'à maintenant ! Etes-vous complètement incompétente ou simplement idiote ? Et tenez vous droite, bon sang de bon soir !

- Allez-vous arrêter de toujours me rabaisser à la fin ?! Je fais exactement ce que vous me dites depuis le début, sans dire un mot ! Mais ce que vous me faites faire est absurde et complètement inutile !

- Quel outrage ! Comment osez vous me parler de la sortes, jeune fille ?! Votre éducation laisse à désirer. Pas étonnant, quand on sait qui est votre mère... J'ai toujours su qu'elle ne serait pas assez bonne pour mon fils et qu'elle serait incapable d'éduquer des O'Brien convenablement. Ce n'est guère de votre faute à vous, bien entendu ma pauvre enfant. Le blâme se tourne uniquement vers votre incompétente de mère.

- Ma mère est bien assez bonne telle qu'elle est ! Et elle est loin d'être une incompétente ! C'est une grande sorcière et elle fait toujours de son mieux pour ses enfants ! Je vous interdit de parler d'elle comme ça !

- Votre langage, jeune fille ! Veuillez ne pas oubliez la manière dont ce doit de parler une O'Brien telle que vous. Vous n'êtes pas une vulgaire roturière, voyons. Vous êtes la descendante d'un Roi.

- Peu m'importe si je suis une roturière ou la descendante de qui que ce soit d'inutile... Et peu m'importe d'être une O'Brien si c'est pour devenir comme vous ! Je laisse tombée !

- Vous êtes indigne de la maison Gryffondor, dans ce cas. Et de votre propre famille ! Inutile de vous dire qu'il est absolument hors de question que je vous enseigne quoi que ce soit de plus tant que vous ne vous serez pas excuser auprès de moi de manière convenable.

Cette fois s'en était de trop... Qu'elle s'excuse ? Envers elle ? Mais c'était plutôt à elle de s'excuser envers Emelyne ! Comment pouvait elle parler ainsi de la mère d'Emelyne et demander ensuite des excuses à cette dernière ? Emelyne se mit à penser que cette vieille mégère à la langue de vipère ne méritait que de mourir au plus vite, afin de laisser les autres tranquilles. Pleine de colère, elle se dirigeait vers la porte quand soudain, elle sentit un vent glaciale dans la pièce. Il n'y avait pourtant aucune fenêtre dans celle-ci et la porte du bureau était fermée. D'où pouvait bien venir ce courant d'air ? D'ailleurs, celui-ci devenait de plus en plus violent... Emelyne se retourna et fut horrifiée de découvrir le spectacle qui se jouait devant elle.
Aghna avait utiliser sa baguette pour créer une sorte de bouclier protecteur, qui empêchait une sorte de mini tornade de vent glacé de s'approcher d'elle. Les meubles et les feuilles de papiers autour du tourbillon se changeaient peu à peu en glace, tant le vent était glacial, ou étaient déchiquetées en petits morceaux de papiers glacés. Aghna ne semblait pas du tout surprise et même, une certaine lueur de fierté illuminait son regard. De son côté, Emelyne paniquait car elle ne savait pas quoi faire pour arrêter ce qu'elle avait créer. Car aucun doute n'était permit : elle sentait très bien sa magie qui affluait en elle et alimentait de plus en plus le monstre de vent. Sa grand-mère, avec un calme olympien, lui expliqua simplement :

- Très bien, mon enfant. Maintenant, nous allons pouvoir réellement travailler... Je ne pensais pas qu'il vous faudrait autant de temps pour craquer, ce qui en soit est une excellente nouvelle. Concentrez vous sur le flux de magie que vous accumulez. Vous le ressentez, n'est-ce pas ?

Emelyne était trop choquée pour réagir à ce que sa grand-mère lui disait.

- Emelyne Diane O'Brien ! Ressaisissez vous, bon sang !

Emelyne sortit de sa stupeur et se concentra sur les paroles de sa grand-mère. Aghna, satisfaite d'avoir enfin son attention, lui répéta ce qu'elle venait de lui dire, toujours sur un ton calme et serein. Emelyne ferma les yeux et tenta de concentrer son attention sur sa magie. Ce qui n'était pas évident, vu qu'il faisait de plus en plus froid dans la pièce et que la tornade prenait de plus en plus de puissance... Mais elle finit par "le voir". Son flux de magie était tumultueux, féroce et, à priori, inépuisable ! Bien entendu, Emelyne savait très bien, grâce à ses cours à Poudlard, que ce n'était pas le cas : sa magie cesserait dès qu'elle n'aurait plus assez d'énergie vitale pour l'alimenter. Mais d'ici là, elle aurait eu le temps de détruire l'entièreté du domaine des O'Brien et ses habitants avec !

- Concentrez vous sur votre flux et remontez jusqu'à sa source : votre colère. Une fois la source trouvez, prenez en le contrôle. Utilisez votre grande imagination pour y parvenir : plus votre vision du flux sera précise, plus vous réussirez à remonter vers sa source.

Emelyne se laissa guider par la voix de sa grand-mère et imaginait qu'elle suivait un chemin le long de son flux de magie. Son flux était d'un rouge couleur de sang, qui n'inspirait aucune confiance. Et si elle ratait ? Non, non, elle ne devait pas pensez ainsi... Elle remonta le long du chemin qui semblait se tortiller comme un serpent qui souhaitait se libérer de liens. Plus elle remontait le flux, plus celui-ci était tortueux et sombre. Elle sentait la rage qu'elle avait contenu depuis bien trop de temps... Et pas uniquement contre sa grand-mère pour ses exercices inutiles et ses jugements injustes envers elle-même et sa mère. Elle avait autant de colère et de rancœur au fond d'elle ? Elle ne s'en était jamais réellement rendu compte... Elle en voulait à beaucoup de gens, mais aussi à elle-même. Elle découvrit alors un enchevêtrement de "nœuds" autour de la source de son flux. Elle s'imagina les défaire un par un, avec soin et précaution. Avec une grande douceur aussi. Au fur et à mesure, son flux s'éclaircissait, revenant à ce qui semblait être sa couleur de base : bleu comme un ciel d'été sans nuage, bleu... comme ses yeux. Elle finit son démêlage puis le "chemin" se transforma en une allée calme et facilement praticable. Elle fit donc demi-tour et revint dans la réalité. Elle ouvrit les yeux. La tornade avait disparut et la glace aussi. Comme si rien n'avait perturbé la pièce quelques instants plus tôt. Sa grand-mère, toujours aussi calme, mit un terme à son charme du bouclier et d'un mouvement souple du poignet, remit de l'ordre dans la pièce et répara les dégâts causés à ses documents.

- Bien. Excellent, même. Je suis fière de vous, mon enfant. Et vous pouvez l'être aussi. Vous venez de domptez votre flux.

Emelyne l'ignora et se précipita dans ses bras, les yeux pleins de larmes, en s'excusant sincèrement :

- Pardon ! Je ne voulais pas... vous blesser ! Je suis... désolée ! Pardon !

Aghna, loin de la repousser ou de la réprimander à nouveau, lui tapota la tête avec douceur et la réconforta :

- Allons, allons... Ce n'est rien. Vous avez fait exactement ce que je voulais que vous fassiez. A aucun moment je n'ai été en réel danger. Je savais très bien à quoi m'attendre, voyons.

Ce n'était pas exactement le cas en vérité... Aghna avait été un peu surprise par la puissance que sa petite-fille avait démontrer avec sa magie. Elle ne s'y était pas attendue et avait craint un instant pour sa vie. Elle avait même doutée d'être capable d'arrêter la magie de sa petite-fille si celle-ci avait perdue totalement le contrôle d'elle-même. Mais Emelyne n'avait aucunement besoin de savoir ce genre de chose, d'autant que rien de grave n'était arrivé. Et puis, si cela avait été le cas, la protection du château aurait suffit... enfin, Aghna l'espérait.

- ... Je suis désolée. Dit tout de même sa petite-fille en s'écartant de sa grand-mère et en essuyant ses larmes.

- Vous sentez vous mieux maintenant ? Plus... légère, peut-être ?

- ... Oui, un peu, c'est vrai. Merci, Lady Aghna.

- Mais je vous en prie, ma chère enfant. Le plaisir est pour moi. Vous savoir avec un cœur plus serein me comble de joie, croyez moi.

Emelyne lui accorda un sourire radieux. Sa grand-mère n'était pas si méchante finalement... Elle l'avait juste poussez à bout exprès, afin de l'aider au mieux.

- Débriefons un peu la situation... Le vrai problème ne réside pas forcement dans le manque de contrôle de vos émotions, ma chère enfant. Le problème, c'est que vous gardez trop vos émotions, vous les intériorisez au lieu de les exprimer. Résultat, vous les accumulez puis quand vous finissez par lâcher prise, elles sortent toutes en même temps. Ce qui alimente votre magie et vous empêche d'en avoir le contrôle. Votre magie s'active comme un système d'auto-défense, si l'on peut dire. Ce qui est très intéressant, soit. Mais aussi très dangereux. Car elle ne fait aucune différence entre la cible véritable et le reste.

- Que dois-je faire dans ce cas pour éviter que cela ne se reproduise, Lady Aghna ?

Aghna lui donna une petite tape sur l'épaule en signe de réconfort et d'affection.

- Vous confiez plus, ma chère enfant. Cessez de croire que ce que vous pourriez penser ou dire causera forcement du mal autour de vous. Croyez plutôt que cela vous fera le plus grand des biens et vous permettra de limiter vos démonstrations intempestives de magie. Le calme et la sérénité sont la clé essentielle pour devenir une grande sorcière. C'est d'autant plus vrai en ce moment, d'ailleurs. A partir de maintenant, vous me raconterez absolument tout ce que vous ferez durant vos journées au domaine. C'est la suite de votre programme d'entrainement à la magie. Absolument tout, est-ce clair ?

Emelyne grimaça. Ce qui lui value un petit coup sec de baguette sur l'épaule droite et un "Surveillez vos expressions, je vous prie, vous êtes une Lady, voyons". Elle répondit finalement :

- Oui, Lady Aghna.

- Vous pouvez disposez. Veillez à vous reposez. Vous avez dépensez pas mal d'énergie, il ne faudrait pas que vous tombiez malade.

Emelyne sourie. Sa grand-mère était peu être stricte et très à cheval sur l'étiquette, mais contrairement à ce qu'elle pensait, elle aimait ses petits enfants de tout son cœur et savait être gentille et attentionnée. Elle se permit donc de lui faire un bisous sur la joue et s'enfuit hors du bureau avant que Aghna n'ai eu le temps de la réprimander. Sur le pas de la porte, juste avant de la refermer, elle ajouta simplement :

- Merci beaucoup, Grand-mère.

Et elle s'enfuit. Elle pu entendre sa grand-mère fulminée derrière elle, ce qui la fit très rire.

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Domaine des O'Brien, Irlande Premier Été au Domaine SOLO
Emelyne était tellement plus rayonnante depuis quelques temps, que tous les habitants du château des O'Brien pouvait s'en rendre compte. Et l'un d'entre eux en particulier en était enchanté : son cousin Briam. Celui-ci s'approcha d'elle alors qu'elle se trouvait dans la bibliothèque du Domaine.

- Tu as l'air en pleine forme, dis-moi, cousine ! Qu'est-ce qui te rend si heureuse ?

- Rien en particulier, Briam ! Je suis juste contente d'être avec vous.

Son visage s'assombrit un léger instant quand elle ajouta :

- Mon père me manques beaucoup, mais j'ai un peu peur aussi... Je veux dire... De le revoir après tout ce qui s'est passés... J'ai tellement de questions, tellement de colère contre lui, tellement de peine... Je ne sais pas trop comment je vais réagir quand il reviendra. S'il revient un jour...

- Je comprends... Mais ne t'inquiète pas, je suis certain qu'il reviendra et que vous pourrez discuter. Je suis aussi certain que ce n'est qu'un simple malentendu entre vous. Ton père est quelqu'un de bien et tu le sais. Tu es pareille que lui.

Il lui fit une petite accolade amicale en s'exclamant :

- Moi aussi je suis tellement content d'être venu ici et d'être avec toi, Emelyne ! Tiens, ça te dis une petite partie de bavboules ?

- Grand-mère Aghna va nous détester, tu sais ? L'odeur est tellement difficile à enlever...

- Ne t'inquiète pas. Un coup de baguette magique est c'est régler.

Il lui fit un clin d'œil complice. Comme son cousin lui avait manqué ! Ils quittèrent la bibliothèque, le lieu n'étant guère approprier pour faire un jeu. Il passèrent le temps à jouer, faire des farces aux autres habitants et se détendre. Emelyne était réellement radieuse, ce qui faisait un moment que ce n'était pas le cas.

- Je suis content.

- De quoi ?

- De te voir à nouveau sourire sincèrement.

Emelyne rougit de honte. Puis elle se fit la réflexion que c'était tout de même agréable que quelqu'un remarque ce qu'elle ressentait. Et surtout, que la personne s'y intéresse réellement.

- ... Merci. Et désolée de t'avoir inquiété autant. Je ne savais pas que tu avais remarquer.

- Comment n'aurais je pas pu ? Tu es ma cousine, quand même ! Evidement que je remarque ce genre de choses.

- Ma propre mère n'y a pas fait attention... Ironise-t-elle.

- C'est faux. Tante Anya le voit très bien, que tu ne vas pas bien. Elle ne sait juste pas comment t'aider et n'est pas certaine que tu veuilles de son aide. Elle ne veut pas t'ennuyer avec ses considérations de mère, mais elle s'inquiète dans son coin et toi dans le tiens... Alors qu'au final, il vous suffirait de discuter ensemble pour que tout rentre dans l'ordre.

- Elle n'a pas du temps à me consacrée. Elle est toujours accaparée par les jumeaux et Ruby est sa plus grande priorité, ce qui en soit est normal.

-Bien sûr que non. Et c'est encore moins le cas depuis que vous êtes au Domaine. Ta mère aimerait se rendre utile mais on lui dit de rester dans un coin et d'observer comment se déroule les choses. Tante Anya est une femme d'actions et de caractère, pas une fille sage qui se contente d'obéir. Tu penses vraiment que ça lui convient ? D'autant plus que d'autres s'occupe désormais de l'éducation de ses enfants... Comment penses tu qu'elle se sente en ce moment ?

Emelyne réfléchit un instant. Ce que son cousin disait était vrai... Sa mère était une ex-auror du Ministère de la Magie. Elle avait toujours été sur le terrain, à la poursuite des criminels du monde magique. Une fois devenue maman, elle avait mit sa carrière de côté afin de privilégier l'éducation de ses enfants. Bien des fois, Emelyne l'avait surprise à lancer un regard envieux à son père qui partait en mission, ou à soupirer de regrets le soir une fois les plus jeunes endormis. Elle n'avait plus de travail depuis qu'elle s'occupait exclusivement des plus jeunes de la famille O'Brien mais depuis qu'ils étaient arrivés au Domaine familial, c'était Aghna qui s'occupait de l'éducation de ses enfants... Donc elle se retrouvait sans rien. Et on lui avait formellement interdit de partir aider qui que ce soit à l'extérieur, pour la bonne raison que son mari Connor y était déjà et qu'on ne savait même pas s'il s'en sortait ou s'il n'était pas déjà dans de beaux draps. Bien entendu, Emelyne ne savait pas trop ce que signifiait cette dernière partie. Mais du peu qu'elle en savait, son père avait décider de venir en aide à des gens, qui qu'ils soient, au détriment de sa propre famille. Cela ferait presque un an maintenant, qu'il était parti, et ils n'avaient eu aucune nouvelle depuis...

- ... Seule. Elle doit se sentir très seule.

- Exactement comme toi, donc.

Emelyne observa son cousin. Qu'aurait-elle fait sans lui ? Il voyait toujours ce qu'elle était incapable de voir et il trouvait toujours les mots juste pour l'aider et l'encourager.

- Je dois parler avec ma mère...

- Cours, vole ! Non, plus sérieusement, je suis avec toi.

Emelyne lui sourie et l'embrasse sur la joue, reconnaissante. Puis elle couru dans le couloir pour retrouver sa mère. Elle devait certainement être dans le parc du Domaine, à cette heure-ci. Après tout, c'était la seule chose qu'on acceptait qu'elle fasse ici : du jardinage. Emelyne se rendit donc en direction de la roseraie. Mais une fois sur place, elle n'y trouva pas Anya. Elle fit donc demi-tour et se rendit en direction du potager. Mais toujours personne. Alors qu'elle se fit la réflexion qu'elle était peut-être simplement retourner dans sa chambre, elle entendit un son plutôt étrange du côté du labyrinthe décoratif. Sa curiosité l'emportant, elle s'y rendit donc.
C'est là qu'elle la trouva. Anya était visiblement en train de s'entrainer à lancer des sorts défensifs et offensifs sur des cibles disposées ça et là. Emelyne l'observa un peu, ne pouvant s'empêcher de trouver sa mère très cool. Sa mère cessa de lancer ses sorts et se tournant dans sa direction, elle dit :

- Tu peux venir plus près, tu sais ? Pas obliger de rester dans un coin d'ombre comme ça pour m'observer.

Emelyne s'avance vers sa mère, quittant l'ombre d'un buisson. "Elle est forte... Elle m'a repéré immédiatement." pensa la jeune Gryffonne, admirative.

- Je ne voulais pas t'ennuyer.

- Tu ne m'ennuie pas du tout. Jamais d'ailleurs...

Emelyne haussa les épaule en répondant :

- Tu es toujours occupée habituellement donc j'essaie de ne pas t'embêter.

Anya attrapa sa fille par les épaules et la serrant fortement, lui dit avec un ton de reproche :

- Emelyne Diane O'Brien ! Cesse de croire que tu ne compte pas à mes yeux et que tu es moins importante que tes petits frères et ta petite sœur ! Je me rends bien compte que j'ai été un peu débordée par l'éducation de tes cadets et que je n'ais pas forcément toujours été présente quand tu en avais besoin... Mais à aucun moment je ne t'ai donné moins d'importance dans ma vie que la leurs. Tu es ma fille et je suis très fière d'être ta mère ! Bien entendu, j'ai mon sale caractère et peut-être que je ne me suis pas toujours comporter envers toi comme je l'aurais dû... Tu es si mature pour ton âge et tu m'aides tellement que j'en oublie parfois que tu as besoin de moi comme la mère que je suis à tes yeux. J'en suis vraiment désolée. Tu as dû tellement souffrir, seule dans ton coin... Tu es comme ça par ma faute mais saches que je t'aime. N'en doutes jamais, Emy !

Emelyne fut prise de court un instant. Elle essayait de ne pas le montrer mais tout ce que sa mère disait était vrai. Et comme ça lui faisait du bien de l'entendre dire de la bouche de sa mère ! La jeune Gryffonne fondit en larme dans les bras de celle-ci, qui la serra contre elle dans une étreinte qu'Emelyne attendait depuis bien longtemps et qui lui avait manquer bien plus qu'elle n'avait pu le croire. Anya lui chuchotait des mots réconfortants et des excuses, tout en lui caressant le dos en de larges cercles.

- Mam... Mam...

- Caoin mo leanbh, caoin go dtí go mbeidh do chroí ag scairt le gach brón.1

- Mam ... Tá brón orm ... Tá an oiread sin trioblóide á dhéanamh agam duit, mise freisin ... Tá brón orm, Mam!2

- Hush mo stór, ná bíodh imní ort ... ní chuirim an milleán ort. Is é an locht atá orm.3

Elles restèrent un long moment enlacées ainsi. Puis Emelyne se calma enfin, s'essuya le visage et avec un grand sourire, invita sa mère à la suivre vers l'intérieur du Domaine. Cet instant permit à la mère et à la fille de faire table rase du passé et de se retrouver réellement pour faire face à l'avenir ensemble.

Reducio

1- Pleure mon bébé, pleure jusqu'à ce que ton cœur ne soit plus triste.

2- Mamam... Je suis désolée... Je t'ai fais tellement de mal, moi aussi... Pardon, Maman !

3- Chut mon trésor, ne t'inquiète pas... Je ne t'en veux pas. C'est ma faute.

6ème Année RP - Vive Gryffondor ! - JFF
Ma volière est ouverte ;)
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !