Je n'ai pas de haine, que de la peine
Presque un mois avait passé depuis. Depuis qu'une averse de haine s'était abattue sur lui, usant de coups, de mots, de colère pour le laisser à terre. Presque un mois, depuis qu'il occupait cette chambre d'hôpital, presque un mois que Aalana effectuait exactement les mêmes déplacements, jour après jour.
Jacob Marks, 49 ans & Aalana Marks,47 ans
BBCode Jacob= #51551d// BBCode Aalana=#84774d One ShotLe lundi 15 janvier 2046_________________________________________________________Jacob- blouse d'hôpital
Aalana- chemisier blanc, et jean bleu sur bottines
Un mois, cela pouvait semblait être une éternité ou un clignement de paupière selon les circonstances, que ce soit la période avant les vacances, ou bien la période de vacances. Mais en un mois, bien des choses pouvaient changer, et pourtant, le corps meurtri de Jacob n'avait changé en ce mois écoulé, il souffrait toujours par le simple fait de respirer, de cligner des yeux ou même de bouger.
Jacob était un optimiste, un rêveur, un amoureux de la paix, de l'amitié, et voyait des évolutions si minimes, qu'Aalana doutait de leur réalité, mais sa foie et son optimiste qui semblaient inébranlable, même après avoir été confronté de si près à la laideur de l'Homme, ne faisait que contrastait bien plus que d'habitude avec sa femme.
Aalana était une réaliste, méfiante, et qui cherchait en premier le mauvais en chacun. Et des évolutions de son mari décrites avec tant d'engouement elle ne voyait rien. Elle ne voyait que les plaies, les contusions, les larges taches violette aux teintes jaunâtre ou verdâtre. Elle ne voyait que restes de haine injustifiée, et qui pourtant officiait comme parfait motif à la sienne.
Aujourd'hui aussi, comme à chaque fois, elle s'était présentait pendant sa pause déjeuner, assise à côté du lit de Jacob, les mains fermement crispée sur ses cuisses en voyant l'état dans le quel il était réduit, fournissant des efforts monumentaux pour simplement se nourrir. Elle se sentait si impuissante. Alors qu'elle pourrait chercher un sortilège pour l'aider à se remettre, pour le délester de sa souffrance... C'est ce qu'elle aurait fait aussitôt si elle avait été la première à le trouver, mais elle ne pu le voir qu'une fois qu'il fut à l'hôpital, puisqu'elle ne fut pas celle qui le découvrit gisant dans son propre sang, un sac de course déchiré fermement tenu contre le torse. A nouveau, ses doigts serrèrent plus fort son jeans.
A chaque fois qu'il prononçait tant bien que mal la moindre syllabe, elle ne pouvait se retenir de penser à ses agresseurs. Ces démons sous formes humaines, ces moins que rien, ces futurs morts si elle leur mettait la main dessus. Oh oui, ça elle y pensait chaque jour, à ce qu'elle ferait le jour où elle se retrouverait face à eux. Les maudire? Simplement? Faire de leur vie ainsi que de celle de leur proche une chose telle, que l'enfer pourrait leur paraitre enviable? C'était bien le minimum. Rendre chaque coups, chaque intention de tuer? Le minimum également. Elle ne voyait pas ce qui serait suffisant pour les faire payer, pour les détruire, qu'il ne reste rien d'eux, sans pour autant les tuer. Ce serait bien trop simple...
- Mh, je n'comp'end pas, ce my- sur la mau'aise nou'iture de 'hôpita-. 'Est tes bon!
Il parlait peut-être un peu mieux, et il semblait moins souffrir en tentant d'articuler ses mots, oui peut-être. Mais cette vision de cet homme si éloquent, cherchant si dur à se faire comprendre pour discuter... Cette vision lui serrait le coeur, elle l'assassinait de l'intérieur.
Sans répondre un mot, elle le couvait du même regard rageur et frustré, ce que Jacob remarqua, malgré son oeil encore gonflé. Il posa son couvert et releva son regard sur sa femme. Il avait bon espoir de vite s'en remettre après les quatre mois d'hospitalisation, et peut-être avec bien peu de séquelle, malgré qu'il n'est pas un corps de sportif, il avait tout de même confiance en son corps pour se rapprocher au plus de son état initial. Mais Aalana semblait figé sur cette vision de lui, sans même penser à l'avenir.
- A'ana.
- Mhh? Oui ? Tu veux quelque chose?
- 'A ba a'er.
- ... Oui... ça va aller...
Elle le disait sans même se demander si elle y croyait, il le voyait, après tout, après tant d'années passées à ses côtés, il était sûr de savoir des choses qu'elle-même ignorait. Avec un certain effort, il tendit la main en sa direction, et fut heureux de voir avec quelle rapidité elle répondit à son geste pour enlacer ses doigts.
-'E t'aime A'ana.
- Moi aussi, je t'aime tellement Jacob...
Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
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Jacob- blouse d'hôpital