dégeulâches!
Nélya Marks, deuxième année 12 ans BBCode= #800000 One ShotVacances du 31 mars au 8 avril 2046_________________________________________________________vêtements habituels, salopette sur tee-shirt large et vieille converses
...... 1er Avril.....
Seule dans sa chambre, le regard perdu sur les moutons dessinés sur ses draps, la gamine semblait figée, figée sur ses réflexion, comme si leur importance dans son esprit était telle, que son corps ne pouvait rien faire d'autre. Là, le dos appuyé sur le mur, Tommee encore endormie près de son oreiller et Philiphia le phasme se fondant dans le décor de son vivarium, elle réfléchissait. elle réfléchissait aux traits tirés du visage de sa mère. Qu'est-ce que c'était? Qu'est-ce que sa mère pouvait bien ressentir? Lorsqu'elle l'avait récupéré sur le quai, l'enfant ne doutait pas qu'elle avait été heureuse. Mais après ça, plusieurs choses lui mirent la puce à l'oreille, que ce soit le nombre de fois où elle dut l'appeler pour obtenir une réponse à ses paroles, ou encore quand elle avait essayé d'ouvrir la mauvaise porte, apparemment persuadée qu'il s'agissait de leur appartement, ou encore quand elles avaient mangé et qu'elles s'étaient rendu compte que Aalana n'avait pas mis à réchauffer la nourriture, mais seulement les assiettes. Et pendant tout ce temps, elle fixait un point invisible, comme ce que faisait Nélya en ce moment.
Arf... Mais qu'est-ce que c'était?
Cherchant à retrouver le nom de l'attitude de sa mère tout au long du temps qu'elles avaient passé ensemble, la brunette ne vit pas le temps passer, et bientôt, ce fut son chat qui s'éveilla en miaulant. Au final, Nélya qui avait tant réfléchi n'avait pu mettre le doigt sur le mot qui aurait pu correspondre. C'était si compliqué de reconnaitre les émotions ou les sentiments quand on n'avait que le visage et les gestes de l'autre pour les comprendre!
Tirée du lit, elle attrapa la cage de l'insecte en même temps qu'elle quitta sa chambre, suivit de près par Tommee, laquelle miaulait sans pause pour rappeler à la petite humaine de bien verser de la nourriture dans sa gamelle.
En pénétrant dans le salon, elle déposa la cage sur la table à manger de la pièce, où sa mère se trouvait déjà, remuant inlassablement une cuillère dans une tasse, cette fois encore, le regard perdu dans le vide. Tout en observant sa mère du coin de l'oeil; elle servit Tommee puis alla à son tour dénicher quelques biscuit et un verre qu'elle remplit de lait dans la cuisine. A son retour, les gestes de sa maman étaient toujours les mêmes. Finalement, elle alla s'asseoir à côté d'elle.
- Maman? Maman ça va? Maman?
En silence, elle lâcha sa cuillère et releva son regard bleu sur sa fille, laquelle elle couva d'amour par un regard. Sa fille... Elle avait tant grandi, elle ne pouvait plus faire comme si elle ne le voyait pas, car même si dans son coeur et à travers son regard, Nélya était un trésor en danger qu'il lui fallait à tout prix protéger, elle savait que son bébé grandissait.
Elle leva une main vers ses mèches emmêlées et afficha un petit sourire.
- Nélya... Mon bébé...
Il était là... Ce regard contre lequel elle s'était battue et endurcie, pour espérer n'avoir plus jamais besoin d'y faire face, ce regard qui disait qu'elle était une chose fragile incapable de se défendre. Il était là, ce regard qui l'avait changé au point... De la faire s'énerver.
- ...Maman?
-Oui?
- Tu sais... J'suis forte. J'suis vraiment forte.
Aalana observa sa fille, son trésor, son amour, son tout. Et oui, elle pouvait le dire, sa fille était forte, mais est-ce qu'elle l'était suffisamment? Etait-elle assez forte pour ce qu'elle hésitait à lui dire? Le fait était qu'elle ne pouvait pas la laisser dans l'ignorance...
-... Nélya... La police les a retrouvé. Ils correspondent à la description et j'accompagnerai papa pour qu'il puisse confirmer.
Après cela, elle avait beau écouter et la regarder, Nélya ne saurait dire clairement ce que pouvait bien raconter sa maman alors qu'elle lui tenait les mains. Après tout ce temps, tout ce temps à vouloir les retrouver, c'était enfin le moment. Elle n'en revenait pas.
...... 2 Avril.....
Grandes nouvelles sur grandes nouvelles, l'excitation engloutissait tout sur son passage, même le temps et en clin d'oeil, Nélya, douchée, habillée et même coiffée, se tenait droite devant la porte d'entrée, Tommee dans les bras. Elle allait s'ouvrir d'un instant à l'autre, et son père entrerait, pour reprendre sa vie, quittant définitivement l'hôpital.
Le coeur battant à tout rompre, ses bras se resserrèrent autour du corps du chat gris, qui émit un miaulement qu'entendu à peine la gamine, bien trop happée par l'ouverture de la porte d'entrée. Là, dans la légère ouverture de la porte elle devina en premier sa maman, qui gardait la tête tournée, sûrement vers son papa. Droite sur ses jambes, sans pouvoir détourner ou cligner des yeux, elle croisa d'abord le regard bleuté de sa mère, qui lui sourit, d'un air diamétralement opposé à celui qu'elle arborait la veille et le jour de son retour au domicile familiale. Elle portait un sourire, plein d'amour, un sourire que Nélya lui reconnut enfin. Et alors que la silhouette de sa maman se décalait, elle put enfin le voir, debout, appuyé sur une canne. Son papa.
...... 5 Avril.....
Ces quelques jours écoulés depuis le retour de son papa semblaient bouleverser toute la maisonnée. Pendant que Jacob, qui avait tenu à ranger ses quelques affaires lui-même, était dans la chambre parentale, Aalana s'entretenue avec sa fille pour lui énoncer quelques règles très importantes que l'enfant imprima dans sa mémoire.
Tout d'abord, il ne devait pas porter de charge lourde, ensuite il ne pouvait pas soudainement reprendre sa vie comme avant et les longues sorties au parc de plusieurs heures où il devait marcher et parfois courir. De plus, il pouvait garder des "séquelles pyschologiques" si elle avait bien comprit. Cette partie avait été la plus compliquée à comprendre, mais au final elle avait bien saisit ce que ça voulait dire, et donc qu'il était probable, qu'un jour il fasse ce qu'on appelait une "crise d'angoisse", une trop grande peur à un moment qui l'empêche de bien respirer. Effrayant, surtout pour une enfant apparemment.
Mais Nélya était sûre de pouvoir tout faire comme il fallait pour son papa, surtout que depuis son retour, elle ne le lâchait plus, même pour dormir, la petite se joignait au lit de ses parents, qui appréciait retrouver leur fille et se remémorer l'époque où celle-ci n'était encore qu'un nourrisson.
Mais elle ne pouvait pas rester avec eux comme elle le voulait, car tous deux devaient se rendre au poste de police.
Mais ce jour-là, Nélya avait de nouveau le coeur qui battait fort, car ce jour-là, elle pouvait venir avec eux. Etait-ce à cause de ce qu'il s'était passé dans la librairie* ? En tout cas, assise à l'arrière de la voiture, jouant avec ses doigts, sa plus grande préoccupation était de savoir ce qu'elle pourrait bien dire à ces trois hommes.
Elle leur dirait, qu'ils étaient des monstres. Qu'ils étaient monstrueux, affreux, parce que ce qu'ils avaient fait était vraiment très très très très mal!
Elle leur exposerait toute sa colère contre eux, pour ce qu'ils avaient fait, et dirait à quel point elle leur en voulait.
Et, et... Et quoi d'autre?
Sur cette question, résonnant en écho, le trajet avait pris fin, et ils s'étaient retrouvés tous trois face à deux policiers, un homme et une femme. Nélya tenait fermement la main de sa mère, depuis... Elle ne saurait dire depuis quand. Mais ce qu'elle savait c'est que la femme avait remplacé sa mère. Assise sur un fauteuil elle dessinait, avec ce que lui avait rapporté la femme policière. Apparemment, Nélya n'avait pas le droit de voir les monstres. Finalement, elle ne pourrait même pas leur dire ce qu'elle voulait.
- Alors, qu'est-ce que tu dessines? Elle avait une voix douce, une voix gentille.
- Mon chat. Et mon phasme.
- oh moi aussi j'ai un chat! mais il est très vieux maintenant. Et tu as même un phasme? Comment ils s'appellent tes deux amis?
- Mon chat s'appelle Tommee. C'est une fille. Et mon phasme s'appelle Philaphia, on l'a trouvé quand on faisait une ballade.
Bam. Un grand bruit, suivit de cris coélriques, qui firent trembler tout le bâtiment. La fillette sursauta tout comme la policière. Les deux se levèrent, alors que les cris semblaient avoir attirés tous les policiers présent à cet instant, et qui semblaient d'ailleurs en avoir oublié la présence de la petite Marks.
Mais quel choc. Ce grand rugissement terrifiant... C'était sa maman? Sa maman si douce et gentille? Comment quelqu'un pouvait-il crier si fort pendant si longtemps? Nélya ne comprenait pas bien de quoi il était question, mais il semblait que seul sa maman était énervée, son papa lui, appuyé sur sa canne restait calme en cherchant à se faire écouter de sa femme qui hurlait sur les policiers.
Des cris... Sur leur sort.
Des cris, de grosse colère. Mais pourquoi? A cause des monstres?
La porte battante par laquelle ses parents étaient sortis... Alors, est-ce qu'ils étaient derrière? Etait-ce à cause des monstres que sa maman hurlait à en perdre la voix?
A petits pas, sans se faire remarquer, elle se glissa le long du mur, et poussa lentement la porte. Elle lui semblait si grande, si lourde, si dure à ouvrir. Et pourtant, il ne lui fallut qu'une seconde pour ouvrir la porte suffisamment pour les voir. Plus loin dans la pièce, debout derrière des barreaux et le regard déjà tourné vers elle. Les monstres. Et cette vision la figea, leur expression... Amusé, comment? Pourquoi? Alors qu'ils étaient affreux, pourquoi avaient-ils l'air d'aller bien? Et comme si parler lui était impossible alors qu'elle sentait sa colère et tout ce qu'elle aurait voulu leur dire monter dans sa gorge, elle réalisa alors, qu'elle tremblait, de tout son corps, secouée par ses larmes, qui trempaient ses joues et son tee-shirt depuis qu'elle avait ouvert cette porte.
Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|ColorCODE: 800000
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