1 sept. 2022, 16:15
Visite au Victoria and Albert Museum

14 août 2047 - 11h15 -
Victoria and Albert Museum, Londres
Un rp en compagnie de @Cheryl Jones

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Les musées seraient bien si il n'y avait pas besoin de rester debout. Réveillé depuis 6h00 en ce mercredi 14 août 2047, il faut dire que j'avais encore la tête dans les choux alors que papa acheté trois tickets pour la petite famille que nous étions. Maman m'avait assuré que l'établissement de Moldu était un lieu incontournable à Londres et que je ne manquerais pas d'être surpris. Papa avait renchérit, alors que nous pénétrions dans le grand hall d'entrée, que le musée possédait la plus grande collection de sculptures au monde. Rien que ça. Bref, un paradis pour les amateurs d'art et les tailleurs de pierre en devenir. Tout ce que je n'étais pas quoi.

Toutefois, lorsque je fus accueilli par un lustre contemporain qui trônant au milieu de l'entrée semblait bien mesurer 10 fois ma taille, je ne pus m’empêcher d'esquisser un haussement de sourcils. Ce ne fut toutefois pas sa grandeur qui m'étonna mais cet amas de tentacules vertes et bleues qui semblait la composer. C'était vraiment.... dégueulasse.

Détournant mollement le regard vers mes parents je constatais avec soupire qu'ils avaient continué sans moi. Sûrement bien plus intéressés par les œuvres que ma présence, c'était la deuxième fois en deux jours qu'ils agissaient ainsi. Je ne pouvais pas leur en vouloir. Les statues étaient sûrement bien plus loquace que moi et les peintures sûrement plus chaleureuses.

Alors, las, je prenais la direction d'un couloir au hasard. Art contemporain si je pouvais me fier au panneau posé à l'entrée de ce dernier. Qu'est ce que ça voulait dire contemporain ? Allais-je assister à ces fameux ballons de baudruche et aux peaux de bananes que les moldus idolâtrent ? J'espérais bien que non...

Heureusement pour moi, il n'y eut rien de tout cela. Le couloir au sol de marbre blanc, semblant aussi interminable que mon intelligence le transsibérien, était habités, en ses murs, par des milliers de peintures. Toutes plus grande que les autres, je me sentais bien ridicules à côtés d'elle.

Les pieds se traînant au sol, ce n'était pas tout les jours que l'on avait la chance de marcher sur du marbre, je regardais avec une certaine fascination les enchaînements de couleur qui se superposaient sur chacune de ces toiles. Une particulièrement, eut don d'attirer mon attention.
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J'aurais voulu aimer cette peinture. Cette peinture qui au couleur terne semblait dégager une atmosphère à la fois orageuse et reposante. Cette peinture dont la dégradation irrégulière de rouge m'appelait à plonger en elle. Pourtant quelque chose me retenait : refréner mon envie de traiter cette peinture de chef d’œuvre. Une chose toute simple. Je ne savais pas ce qu'elle représentait.

Une fille se tenant non loin de moi, les yeux posés sur la même toile que les miens, paraissait tout aussi obnubilé. S'était-elle, tout comme j'avais failli le faire, noyée dans l'amas de pigmentation ?
De son mètre et demi, mince comme une spaghetti pas cuite mais gracieuse comme la sauce tomate qui l'accompagne, elle, de ses cheveux de tigres, m'apparaissait comme une statue.

Venant briser son silence de pierre, je demandais mollement, les noisettes retournant sur la toile :

« Qu'est ce... Qu'est ce que tu vois ? »


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6 sept. 2022, 18:49
Visite au Victoria and Albert Museum
Pendant les grandes vacances, moi et ma famille, aimions voyager. J’avais l’habitude de lieux moldus, mais ce musée était vraiment fascinant. Je ne savais pas où donner des yeux, tellement de toiles, d’artistes et de couleurs, les statues étaient elles aussi tout aussi impressionnantes. Je me sentais comme un poisson dans l’eau. La plupart de mes camarades auraient trouvé ça ennuyeux à mourir ! Mais moi… non, cela m’intéressais vraiment !

Ma mère, elle aussi passionné d’art, avait eu la bonne idée de venir le matin. Nous avions donc évité d’être dans le musée pile au moment où ça allait grouiller de monde. L’endroit était des plus agréable.

Alors que je déambulais seule dans l’une des salles, une toile attira mon attention, aux premiers abords, j’avais crue voir ce qu’elle représentait mais lorsque j’y repensa, je me rendis compte que non, je ne savais pas ce qu’elle représentait vraiment.

Je m’approcha pour pouvoir la contempler plus précisément. Je n’aimais pas, en général, ne pas comprendre qu’elle chose. Ce que j’aime en partie dans l’art, c’est que tout n’est pas à comprendre, certains tableaux peuvent être figuratifs et montre distinctement les sujets, d’autres peuvent être des énigmes et puis enfin, il y a des tableaux qui sont uniquement là pour exprimer des pensées, des sentiments…
Selon moi, ce tableau demandait une remise en question, il faisait réfléchir et si on réfléchissait assez on pouvait voir que chaque personnes regardant le tableau voyaient quelques chose de différent, de familier. L’interprétation est personnelle. Des personnes pourraient même ne pas chercher à savoir le sens d’un tableau ou ce qu’il représente, ils accepteraient juste le tableau.
Selon moi, ce genre de tableaux est intrigant car pour vraiment comprendre l’œuvre, ou au moins trouver un sens qui nous convient, il faut s’approprier l’œuvre.
La beauté est subjective, et la recherche derrière ces tableaux est personnelle.

Soudain, alors que j’étais à moitié hypnotisée par la toile, par la réflexion, une voix résonna.

- Qu'est ce... Qu'est ce que tu vois ?

Je retourna vers cette voix, surprise et légèrement gênée de ne pas avoir remarqué la présence d’un garçon sûrement pas plus âgé que moi.
Ce garçon aux cheveux roux décoiffés m’avait adressé la parole mais je mis du temps à comprendre qu’il fallait que je réponde. J’avais l’impression que ses yeux marron était encore obnubilés par la toile mais peut-être que c’étaient les miens…

Je lui répondis alors le plus vite possible.

- Je dirais que chacune des interprétations de ce tableau sont personnelles. Moi je vois le paysage d’un port. Plus précisément l’un des ports que j’avais vu en voyage, en France il me semble !

Je tourna la tête, de façon à pouvoir voir le tableau à l’envers. Ce qui me mis, bien évidemment, dans une position très bizarre…
«il va penser que je suis folle» pensais-je.
Je me redressa.

- j’ai essayé de voir le tableau sous un autre angle, mais non, je…je vois, moi, toujours le même paysage.
Et toi ? Que vois-tu ?


Je ne n’avais pas posé cette question par simple politesse, sa réponse m’intéresserait vraiment !

C’est à toi @nowan james
Je suis vraiment désolée du retard… c’est la rentré, j’ai été débordée ! :sweatingbullets:

ᑕᕼᗴᖇYᒪ ᒍOᑎᗴS ♡︎ -1 ère année Serdaigle- #864ffe
« Les pensées sont les ombres de nos sentiments.»-

8 sept. 2022, 14:19
Visite au Victoria and Albert Museum

« Je dirais que chacune des interprétations de ce tableau sont personnelles. Moi je vois le paysage d’un port. Plus précisément l’un des ports que j’avais vu en voyage, en France il me semble ! »


Personnelle disait-elle ? Insinuait-elle donc que la peinture n'avait pas une mais plusieurs signification ? Si c'était le cas, je trouvais cela dommage... De ne pas connaître les intentions de l'artiste. Moi, je voulais savoir ce que ce peintre voulait exprimer lorsqu'il la peint. Je voulais connaître la raison de ce choix de couleur !

Pensif, je demandais, le ton innocent :

« L'eau est rouge en France ? »

Peut-être faisait-elle allusion à la mer rouge, mais à ma connaissance, ça ne bordait pas vraiment le pays de la baguette... Ainsi, toujours dans ce but de comprendre l’œuvre, je fis comme elle : je tournais ma tête à 90 degré. Peut-être y verrais-je plus clair ? Alors, dans le grand couloir de marbres qu'elle ne fut pas la surprise des visiteurs de voir deux petits rouquins, la tête à demi à l'envers. Un moment qui aurait pu être comique mais que nous prenions elle et moi très au sérieux !

Finalement, après quelques dizaines de secondes, à passer le cou en angle droit, je redressais la tête pour répondre à la question de ma compagne d'art.

« Euh... Qu'est ce que je vois ? »

Je reportais une nouvelle fois mon regard sur le paysage. Et avec un enthousiasme que l'on ne me connaissait pas je lui décrivais ma pensée.

« J'ai l'impression d'être dans un volcan. Avec les coulés de lave et la montagne derrière qui... euh... laisse échapper une fumée de rouge... Même si je n'y suis jamais allé cela me fait penser à l'Iceland... »

Je haussais les épaules ne sachant pas trop quoi ajouter de plus. Une idée germa alors dans mon esprit, et me retournant vers la rouquine j'ajoutais mollement.

« Allons voir d'autre peintures ensemble. »


@Cheryl Jones

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