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BRIAC O'BELT
20/07/2000
20/07/2000
Il s'attendait à une réaction de sa benjamine aussi, l'homme accueillit la double défense - celle du bibliothécaire comme la justification de sa connaissance des limites - avec philosophie mais aussi curiosité. Ainsi, sa fille avait reçu un prêt d'un de ses professeurs. Voilà qui était un intéressant placement de bavboules de sa part. De l'enfant capricieuse et désinvolte décrite par sa femme à l'adolescente ingénieuse - des propres dires de Domhall et d' Owen - comme de ce carnet de relations qu'elle débutait peut-être sans s'en rendre compte... Où s'était-il fourvoyé? Certainement dans sa fuite en avant. "Je suppose que la protection de ma bibliothèque personnelle ne sert plus à rien à ce que je vois. Pour que vous aillez eu connaissance d'un livre runiques potentiellement présent dans la réserve de Poudlard sans y avoir mis les pieds, c'est que vous avez dû réussir à consulter les ouvrages présents dans mon bureau." Absence de reproche dans la voix, il laissa sa phrase quelques secondes en flottement avant d'ajouter. "Nous verrons aux prochaines vacances, je devrais pouvoir vous donnez quelques livres." Promit-il ensuite en la regardant avant de passer à un aîné étrangement silencieux puis aux deux jeunes gens qui fréquentaient ses garçons.
L'ami de Diarmuid fut le plus prolixe, glissant des touches d'humour. Des notes différentes de celles que lui même se plaisait à faire parfois, plus rafraichissantes peut-être, moins caustiques. Mais dans toutes ses paroles il y voyait son attachement clair à Ennis. Certes il était d'origine moldue. En soit il n'était pas extrémiste comme sa femme, seulement sur la réserve et attaché à des traditions que ceux qu'on nommait sans-statut avaient invisibilisé de part leurs propres traditions. C'était aussi ça qu'il recherchait avec sa nouvelle position, remettre l'histoire et les coutumes sorcières au cœur de la vie de l'ensemble des sorciers. Pour que le monde moldu reste où il était, avec les moldus. Toujours était-il que l'ascendance du compagnon de Domhall risquait de poser problème aux ambitions qu'il s'était fixées.
- "Je pense comprendre, la transmission. Je l'ai certainement trop mise de côté sur certains aspects." Il déposa son regard sur ses trois enfants avant de le reporter sur le corcagien. "Et vous auriez eu tort de ne pas le faire. Il faut savoir saisir les bonnes opportunités quand elles se présentent. Et si vous vous épanouissez, nul doute que les élèves doivent le ressentir." Quand aux faveurs, si elles ne portaient préjudices à personne, le briseur de sort n'allaient pas revenir dessus. Il ne voulait pas paraître insultant ni envers Ennis, ni envers l'irlandais. Et puis l'amie de Diarmuid prit la parole, la couper n'était plus envisageable. Elle était plus mesurée mais non moins révélatrice de son caractère par ses quelques paroles, même si elle n'avait rien dit de l'école qu'elle avait suivi. Il avait hoché la tête à plusieurs reprise, ne rebondissant finalement que sur le dernier point. "Votre dossier devait être suffisamment solide, je sais d'expérience que les gobelins ne permettent pas de prêts si facilement." Lui même avait aidé le propriétaire de cet endroit à l'obtenir, sans avancer une noise bien entendu, tout n'avait été que jeu d'argumentaire. "Si jamais ils devaient vous poser problème dans vos échéances, n'hésitez pas. Ils sont têtus, mais j'ai appris à leur faire entendre raison." Le monde sorcier avait besoin de cette librairie et la jeune femme l'avait reprise d'une main de maître, si une conversation avec les banquiers de Gringotts pouvait aider, il n'hésiterait pas.
Le repas se poursuivit Briac osant poser quelques questions sans entrer trop dans le personnel. Les écoles faites par Annaëlle et Owen mais aussi leurs autres centres d'intérêts, l'adaptation de Diarmuid à son nouveau poste, l'arrivée des examens et du stage de Domhall, le sentiment d'Ennis quand à ses BUSE. Puis, lorsque vint le moment pour chacun de prendre thé, café ou toute autre boisson qu'il estimait, il fit comprendre d'un regard à ses enfants qu'il allait parler à chacun de manière un peu plus privée et se tourna donc vers Diarmuid et Annaëlle. "J'ai bien compris que votre couple était jeune mais Diarmuid, vous avez là quelqu'un qui semble vous correspondre et qui saura vous faire tirer le meilleur de vous." Ne la laisser pas filer était un conseil sous-entendu. A Ennis, il dit assez simplement: "Continuez donc à vous faire votre place et les relations qui vous serviront à Poudlard, c'est là que tout commence." Et enfin, le bout de discussion qu'il savait être le plus délicat.
- "Domhall, je vous ai assuré que je n'interférerai pas et promis que je tiendrai votre mère à l'écart." Ses yeux passèrent de son fils à Owen. "D'autant plus que vous semblez compléter mon puîné sur bien des plans. Mais je ne vous apprends rien de notre statut et de ma position au Conseil, ni des pensées de beaucoup. Les origines d'Owen joueraient en défaveur de nos buts." Ca paraissait d'autant plus difficile d'évoquer l'absence de statut de ce dernier en face de lui. "Au sein du monde britannique - au moins - il vous faudra jouer d'une grande discrétion." Il attendit les réactions en buvant une gorgée de café, s'attendant à plusieurs cas de figures, et aucun ne lui semblait meilleur que l'autre. Mais il les accueillerait, il n'avait plus le choix.
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Ennis soutint le regard paternel lorsque celui-ci fit le constat qu'elle avait réussi à consulter des livres présents dans son bureau. Plus que de réussir à contourner les barrières magiques, elle avait chercher à entrer à des moments choisis où la garde était baissée. Ce n'était pas si difficile en soit, elle connaissait les habitudes de ses parents. Un sourire discret naquit sur ses lèvres et ses yeux prirent un éclat différent. La perspective que l'immense mur de livres puisse devenir accessible encore plus facilement la ravissait.
Alors que Briac poursuivait les échanges avec Owen et Annaëlle, Ennis le trouva particulièrement ouvert à leur encontre, ne mentionnant pas l'ascendance de son voisin. Plutôt bien vu de la part patriarche qui se montrait curieux et même évoquait de vraiment s'investir auprès d'eux trois. Par transmission elle savait qu'il pensait à l'engagement politique, au statut de Sang-Pur, de toute évidence aux runes qu'il leur avait déjà partiellement enseigné. Elle se demandait ce qu'il pouvait y avoir d'autre dans cette affirmation. Avec son père, même sur un chemin de repentir, il fallait se méfier.
Le temps de cette digression personnelle et silencieuse, elle n'avait pas entendu la discussion dériver vers les gobelins. Il était vrai qu'en tant que briseur de sort, l'homme les côtoyait quotidiennement. Parlait-il le Gobelbabil? Une question qu'elle ne s'était jamais posé jusque là. Mais là, de savoir certains apprendre des langues magiques, cela faisait comme une tilt dans son esprit. Son père avait dû l'apprendre à leur contact, forcément. Voilà de quoi creuser avec lui lorsqu'elle en aurait l'occasion - si elle se présentait. Ce qui ne fut clairement pas le cas de ce repas où elle put intervenir, mais en suivant les sujets abordés par celui qui présidait la table. Les gobelins n'était pas à l'ordre du jour.
Le repas se poursuivit donc tranquillement et tirait sur la fin. Une tasse de thé entre les mains, elle écouta Briac s'adresser à Diarmuid puis elle. Hochant la tête, la benjamine de la fratrie le suivit ensuite du regard. Elle avait été surprise qu'il s'adresse à elle en deuxième. Elle comprenant mieux en entendant ses propos qui, elle le pressentait, risquaient de faire des émules.
Alors que Briac poursuivait les échanges avec Owen et Annaëlle, Ennis le trouva particulièrement ouvert à leur encontre, ne mentionnant pas l'ascendance de son voisin. Plutôt bien vu de la part patriarche qui se montrait curieux et même évoquait de vraiment s'investir auprès d'eux trois. Par transmission elle savait qu'il pensait à l'engagement politique, au statut de Sang-Pur, de toute évidence aux runes qu'il leur avait déjà partiellement enseigné. Elle se demandait ce qu'il pouvait y avoir d'autre dans cette affirmation. Avec son père, même sur un chemin de repentir, il fallait se méfier.
Le temps de cette digression personnelle et silencieuse, elle n'avait pas entendu la discussion dériver vers les gobelins. Il était vrai qu'en tant que briseur de sort, l'homme les côtoyait quotidiennement. Parlait-il le Gobelbabil? Une question qu'elle ne s'était jamais posé jusque là. Mais là, de savoir certains apprendre des langues magiques, cela faisait comme une tilt dans son esprit. Son père avait dû l'apprendre à leur contact, forcément. Voilà de quoi creuser avec lui lorsqu'elle en aurait l'occasion - si elle se présentait. Ce qui ne fut clairement pas le cas de ce repas où elle put intervenir, mais en suivant les sujets abordés par celui qui présidait la table. Les gobelins n'était pas à l'ordre du jour.
Le repas se poursuivit donc tranquillement et tirait sur la fin. Une tasse de thé entre les mains, elle écouta Briac s'adresser à Diarmuid puis elle. Hochant la tête, la benjamine de la fratrie le suivit ensuite du regard. Elle avait été surprise qu'il s'adresse à elle en deuxième. Elle comprenant mieux en entendant ses propos qui, elle le pressentait, risquaient de faire des émules.
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Il était particulièrement silencieux pendant ce repas, pas forcément très à l'aise, et pourtant, il ne manqua pas de sourire au constat paternel sur les protections de sa bibliothèque personnelle. S'il savait qu'Ennis n'était pas la première a trouver comment y consulter des livres. Peut-être qu'elle était celle qui le faisait le plus souvent ou depuis plus longtemps. Et peut-être qu'il lui avait soufflé des indices pour le faire. La magie n'était pas infaillible, il suffisait de trouver les brèches présentes dans les barrières pour trouver comment résoudre un problème ou le contourner. Mais plus étonnant dans tout ça, c'était la sorte de satisfaction qu'il voyait dans les prunelles de Briac. Domhall et lui n'avait jamais osé demandé, pas plus que leur benjamine. Peut-être auraient-il dû? Jamais il ne le saurait.
De plus en plus serein face aux échanges, ce qu'il entendit par la suite le conforta dans le fait d'aborder ce moment dans la détente. Son père restait très mesuré dans ses propos, affichant un recul sur la situation dont ils - ses frère et sœur et lui - ne pouvaient que se féliciter. Il était vrai que son père restait plus modéré que leur mère. Il était attaché aux valeurs et à l'effort en premier lieu. L'ascendance... L'ascendance venait bien après dans ses considérations. Du moins la théorie se confirmait. D'autant plus quand il proposa son aide à Annaëlle. Le médicomage tourna la tête vers elle, c'était une offre intéressante qui lui était faite et s'il ne doutait pas que sa petite-amie puisse se faire entendre auprès des gobelins, il espérait qu'elle y voit la valeur derrière. Il esquissa un sourire, quelque part, il était heureux pour Owen et elle, que ça se passe aussi bien. Faisant taire l'inquiétude, il prit donc enfin part à la discussion de manière bien plus détendue.
La fin approchait, comme Ennis, il avait choisit un thé. Domhall et son père un café. Et, quand Briac capta son regard pour s'adresser à lui, approuvant son choix. Même s'il n'avait pas besoin de son accord pour poursuivre son histoire avec la jolie rousse. "Merci père." Il regarda Anna, serrant sa main sous la table. "Je sais ce qu'elle m'apporte." Beaucoup. Au moins.
Puis contre toute attente, le chef de famille s'adressa d'abord à Ennis qui se contenta de hocher la tête avant que le plus âgé ne s'adresse à l'autre couple en présence. Diarmuid commença par se redresser imperceptiblement, captant le regard de Dom, puis se tendit. Un impardonnable au milieu de la pièce aurait certainement fait moins de bruit. "Père..." Commença-t-il dans l'optique de s'interposer, de prendre la défense de son frère et de son meilleur ami. Mais les prunelles de son cadet le dissuadèrent d'en dire plus. Il acquiesça imperceptiblement. D'accord. Ce n'était pas à lui de mener le front.
De plus en plus serein face aux échanges, ce qu'il entendit par la suite le conforta dans le fait d'aborder ce moment dans la détente. Son père restait très mesuré dans ses propos, affichant un recul sur la situation dont ils - ses frère et sœur et lui - ne pouvaient que se féliciter. Il était vrai que son père restait plus modéré que leur mère. Il était attaché aux valeurs et à l'effort en premier lieu. L'ascendance... L'ascendance venait bien après dans ses considérations. Du moins la théorie se confirmait. D'autant plus quand il proposa son aide à Annaëlle. Le médicomage tourna la tête vers elle, c'était une offre intéressante qui lui était faite et s'il ne doutait pas que sa petite-amie puisse se faire entendre auprès des gobelins, il espérait qu'elle y voit la valeur derrière. Il esquissa un sourire, quelque part, il était heureux pour Owen et elle, que ça se passe aussi bien. Faisant taire l'inquiétude, il prit donc enfin part à la discussion de manière bien plus détendue.
La fin approchait, comme Ennis, il avait choisit un thé. Domhall et son père un café. Et, quand Briac capta son regard pour s'adresser à lui, approuvant son choix. Même s'il n'avait pas besoin de son accord pour poursuivre son histoire avec la jolie rousse. "Merci père." Il regarda Anna, serrant sa main sous la table. "Je sais ce qu'elle m'apporte." Beaucoup. Au moins.
Puis contre toute attente, le chef de famille s'adressa d'abord à Ennis qui se contenta de hocher la tête avant que le plus âgé ne s'adresse à l'autre couple en présence. Diarmuid commença par se redresser imperceptiblement, captant le regard de Dom, puis se tendit. Un impardonnable au milieu de la pièce aurait certainement fait moins de bruit. "Père..." Commença-t-il dans l'optique de s'interposer, de prendre la défense de son frère et de son meilleur ami. Mais les prunelles de son cadet le dissuadèrent d'en dire plus. Il acquiesça imperceptiblement. D'accord. Ce n'était pas à lui de mener le front.
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DOMHALL O'BELT
14/09/2026
Si Domhall avait eu l'impression d'un moment quelque peu tendu, il semblait que son père ne l'avait pas du tout vécu de la même façon. Il était beaucoup plus détendu tant dans ses manières de faire que dans ses paroles, allant jusqu'à assurer à sa benjamine ce qu'aucun d'eux trois n'avaient jamais osé demandé. Quand à la suite de la discussion, si on omettait les origines de chacun et le désordre potentiel que pourrait semer son couple avec Owen, elle était d'une normalité déroutante. Briac s'intéressa vraiment à chacun des jeunes adultes et à sa fille encore adolescente, comme jamais il ne l'avait fat jusque là. Et si Domhall avait toujours répondu sans mentir, peut-être avait-il été sur la réserve parfois, omettant quelques détails pour garder aussi des choses pour lui, pour eux. Tout n'avait pas nécessité d'être su en dehors d'un certain cadre. Et le seul qui le rassurait totalement n'était composé que de trois personnes à ce jour. Toujours était-il que ce repas ressemblait à ce que des amis avaient pu lui décrire de moment détendu dans leurs familles, bien plus que ce qu'il avait connu jusque là, et c'était loin d'être désagréable de pouvoir échanger le plus naturellement possible avec sa fratrie, Annaëlle, Owen et leur père, sans trop de codification sociale.
Mais... Mais forcément rien ne durait. La réalité ne pouvait que les rattraper. Lui qui se tenait déjà naturellement droit se redressa encore, carrant les épaules. Et surtout, intimant son frère aîné d'un regard ferme et déterminé à ne pas poursuivre, pour plusieurs raisons. Son regard dévia sur le patriarche O'Belt et sa main se posa ouvertement - pour la première fois depuis qu'ils étaient tous ensemble - sur celle de son compagnon pour serrer ses doigts entre les siens. "Ne vous en faites pas Père." Sa voix était blanche, dure - comme rarement elle pouvait l'être - marquant bien à quel point la remarque le touchait bien plus qu'il ne pouvait le laisser penser. Parce que oui, le jeune homme de vingt ans en avait le cœur serré, au moins aussi fort que ses phalanges s'accrochaient à la main du corcagien. "Les rares personnes au courant sont de confiance et pour majorité autour de cette table. Mais n'attendez pas de moi que j'aille vous remercier de ne pas mettre en avant à quel point ces mêmes personnes seraient au moins aussi outré d'une relation contre nature que de notre différence de statut." Il déglutit, bien conscient d'aller probablement trop loin en attaquant ainsi son père en usant du dédain dans ses propos. Surtout que la suite n'allait pas plaire beaucoup plus au briseur de sorts. "Dans tous les cas je préfère quitter ce pays plutôt que de ne pas pouvoir y vivre comme je l'entends, entouré des personnes de mon choix. C'est vous qui avez les cartes en main et le poids pour y parvenir. Ma part est déjà faite et acquise." Il ne quitta pas Briac des yeux ni ne lâcha la main d'Owen, quoiqu'il desserra sa prise, prenant conscience à la fin de sa sortie qu'il la tenait probablement trop fermement. Et puis, après une bonne minute de silence, son visage se tourna vers Owen passa de leurs mains à ses yeux. S'il avait hésité pendant le discours de Malefoy, maintenant, sa décision était prise.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
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Owen s’était contenté d’un sourire et d’un hochement de tête approbatif à la mention de la transmission par Briac. Il était d’ailleurs heureux et soulagé de voir qu’il approuvait ses choix de carrière… ne manquait plus qu’il en fasse autant pour ses choix de vie, mais ça, il savait que ce serait plus délicat. Ils ne l’avaient pas encore concrètement abordé depuis le début de cet entretien, et cela rendait la conversation bien agréable et l’atmosphère moins oppressante. Le corgacien appréciait. Car même s’il se doutait que cela viendrait sur le tapis à un moment donné ou à un autre, en attendant il en profitait pour se détendre.
Le père de la fratrie O'Belt s’intéressait au factuel, concernant leurs vies individuelles à lui et Annaëlle, et Owen y répondait à chaque fois avec grand plaisir. Briac voulait apprendre à le connaître, cela le touchait. Il restait sur ses gardes mais sentait qu’il était relativement apprécié. Et si c’était l’inverse, le plus âgé de la tablée n’en laissait du moins rien paraître. Puis vint la fin du repas, Owen commanda un café lorsque le serveur pointa le bout de son nez, et là… ce qu’il redoutait le plus au monde arriva. Le couple Diarmuid et Annaëlle ne posait bien évidemment aucun problème, ce qui eu dont de lui faire monter les épices au nez même s’il s’en doutait et était des plus heureux pour eux deux. Ennis eu droit à quelques belles paroles et conseils également. En revanche sur lui particulièrement et sur Domhall, c’était une avalanche de mots, avec des formes peut-être mais sans filtre, qui lui faisait bien comprendre, du moins l’interprêtaitait-il ainsi sur le moment, qu’il n’avait rien à faire dans cette famille, qu’il pouvait s’estimer heureux de ne pas s’en voir expulsé sur le champ, et que par conséquent sa présence aux côté du cadet devait être tue. Il souillait la pureté de leur sang, par une relation bien souvent méprisée par la société qui plus est. Il en était conscient. Mais jamais il ne s’était senti autant heurté de plein fouet comme c’était le cas par ces paroles. Et pourtant, Merlin sait combien il s’y était attendu et préparé.
Owen n’avait pas manqué le mouvement brusque de son meilleur ami qui s’apprêtait à les défendre. Tout comme il n’avait pas non plus manqué le regard de Domhall à son frère l’intimant de ne rien faire. Owen, remonté comme il ne l’avait encor jamais été, s’apprêtait à prendre la parole pour défendre avec ferveur son compagnon et lui même. Assurer à Briac ce qu’il voulait entendre tout en lui faisant bien comprendre que ce n’était pas parce qu’il était sang-pur et siégeait au Conseil des sorciers qu’il était maître de leur vie. Mais le bibliothécaire n’eut pas même le temps d’ouvrir sa bouche que l’homme à ses côtés, l’homme qu’il aimait plus que tout, Domhall, celui qui d’habitude garder son calme, sa douceur, se lança dans une tirade digne des plus grands comédiens de tous les temps. Main fermement aggripée à la sienne et bien visibles de tous, Owen ferma à son tour ses doigts sur ceux de son amant, tandis que celui-ci s’insurgeait contre son père. Jamais il ne l’avait vu ainsi. Il le découvrait sous un tout autre jour. Si quelqu’un lui avait dit qu’un jour le cadet si sage se révolterai de la sorte contre l’une de ses figures d’autorités parentales, il l’aurait prit pour un fou et en aurait bien rit.
Stupéfait, Owen n’en laissait cependant rien paraître, il apposait un regard insistant et déterminé dans les yeux de Briac. Il ne flancherait pas. Sa main commençait à devenir douloureuse tant la pression exercée par les doigts de Domhall était intense mais le corgacien ne disait rien. Bien au contraire, il inspirait profondément et puisait dans cette force l’énergie nécessaire à canaliser ses émotions. Et lorsque Domhall eu finit de parler, qu’il vit son regard passer sur leurs mains liées avant de venir se planter dans ses yeux à lui, il se permit même de caresser délicatement, d’un mouvement très bref, le dos de la main de son amant avec son pouce avant de se lever, main toujours fermement liée à celle de son bien-aimé. Domhall avait fait sa part du travail, c’était à présent à lui de faire la sienne. Insipirant profondémment pour tenter de garder un maximum le contrôle de lui-même, il planta ses prunelles bleues dans les yeux du plus âgé et parla d’une voix sèche mais calmement.
- Je ne peux vous promettre Briac, que l’intégrité de votre famille et votre position au conseil n’en sera pas impactée. Ce que je peux vous assurer en revanche, c’est de continuer à faire preuve de la plus grande discrétion. Et si mon statut de sang, tout comme le fait d’aimer votre fils, ne peut-être accepté dans la société sorcière britannique, alors c’est qu’elle doit changer. Et vous le savez tout aussi bien que nous. Soyez en tout cas rassuré, si nous devions partir pour protéger votre honneur nous le feront. A lui de réfléchir aux conséquences que cela aura au sein de son cerle familial, pensa Owen tout en se rasseyant. Il avait joué la carte de l’égocentrisme, parler de lui, Briac, et sa famille, et non d’eux-deux. Il voulait lui montrer jusqu’où cela pouvait les mener. Owen avait soutenu, dit et reredit ce que Domhall avait énoncé avant lui. Le message ne pouvait qu’être passé. Son regard dériva à son tour vers leurs mains toujours liées. C’était leur vie, ils en feront ce qu’ils voudront.
Le père de la fratrie O'Belt s’intéressait au factuel, concernant leurs vies individuelles à lui et Annaëlle, et Owen y répondait à chaque fois avec grand plaisir. Briac voulait apprendre à le connaître, cela le touchait. Il restait sur ses gardes mais sentait qu’il était relativement apprécié. Et si c’était l’inverse, le plus âgé de la tablée n’en laissait du moins rien paraître. Puis vint la fin du repas, Owen commanda un café lorsque le serveur pointa le bout de son nez, et là… ce qu’il redoutait le plus au monde arriva. Le couple Diarmuid et Annaëlle ne posait bien évidemment aucun problème, ce qui eu dont de lui faire monter les épices au nez même s’il s’en doutait et était des plus heureux pour eux deux. Ennis eu droit à quelques belles paroles et conseils également. En revanche sur lui particulièrement et sur Domhall, c’était une avalanche de mots, avec des formes peut-être mais sans filtre, qui lui faisait bien comprendre, du moins l’interprêtaitait-il ainsi sur le moment, qu’il n’avait rien à faire dans cette famille, qu’il pouvait s’estimer heureux de ne pas s’en voir expulsé sur le champ, et que par conséquent sa présence aux côté du cadet devait être tue. Il souillait la pureté de leur sang, par une relation bien souvent méprisée par la société qui plus est. Il en était conscient. Mais jamais il ne s’était senti autant heurté de plein fouet comme c’était le cas par ces paroles. Et pourtant, Merlin sait combien il s’y était attendu et préparé.
Owen n’avait pas manqué le mouvement brusque de son meilleur ami qui s’apprêtait à les défendre. Tout comme il n’avait pas non plus manqué le regard de Domhall à son frère l’intimant de ne rien faire. Owen, remonté comme il ne l’avait encor jamais été, s’apprêtait à prendre la parole pour défendre avec ferveur son compagnon et lui même. Assurer à Briac ce qu’il voulait entendre tout en lui faisant bien comprendre que ce n’était pas parce qu’il était sang-pur et siégeait au Conseil des sorciers qu’il était maître de leur vie. Mais le bibliothécaire n’eut pas même le temps d’ouvrir sa bouche que l’homme à ses côtés, l’homme qu’il aimait plus que tout, Domhall, celui qui d’habitude garder son calme, sa douceur, se lança dans une tirade digne des plus grands comédiens de tous les temps. Main fermement aggripée à la sienne et bien visibles de tous, Owen ferma à son tour ses doigts sur ceux de son amant, tandis que celui-ci s’insurgeait contre son père. Jamais il ne l’avait vu ainsi. Il le découvrait sous un tout autre jour. Si quelqu’un lui avait dit qu’un jour le cadet si sage se révolterai de la sorte contre l’une de ses figures d’autorités parentales, il l’aurait prit pour un fou et en aurait bien rit.
Stupéfait, Owen n’en laissait cependant rien paraître, il apposait un regard insistant et déterminé dans les yeux de Briac. Il ne flancherait pas. Sa main commençait à devenir douloureuse tant la pression exercée par les doigts de Domhall était intense mais le corgacien ne disait rien. Bien au contraire, il inspirait profondément et puisait dans cette force l’énergie nécessaire à canaliser ses émotions. Et lorsque Domhall eu finit de parler, qu’il vit son regard passer sur leurs mains liées avant de venir se planter dans ses yeux à lui, il se permit même de caresser délicatement, d’un mouvement très bref, le dos de la main de son amant avec son pouce avant de se lever, main toujours fermement liée à celle de son bien-aimé. Domhall avait fait sa part du travail, c’était à présent à lui de faire la sienne. Insipirant profondémment pour tenter de garder un maximum le contrôle de lui-même, il planta ses prunelles bleues dans les yeux du plus âgé et parla d’une voix sèche mais calmement.
- Je ne peux vous promettre Briac, que l’intégrité de votre famille et votre position au conseil n’en sera pas impactée. Ce que je peux vous assurer en revanche, c’est de continuer à faire preuve de la plus grande discrétion. Et si mon statut de sang, tout comme le fait d’aimer votre fils, ne peut-être accepté dans la société sorcière britannique, alors c’est qu’elle doit changer. Et vous le savez tout aussi bien que nous. Soyez en tout cas rassuré, si nous devions partir pour protéger votre honneur nous le feront. A lui de réfléchir aux conséquences que cela aura au sein de son cerle familial, pensa Owen tout en se rasseyant. Il avait joué la carte de l’égocentrisme, parler de lui, Briac, et sa famille, et non d’eux-deux. Il voulait lui montrer jusqu’où cela pouvait les mener. Owen avait soutenu, dit et reredit ce que Domhall avait énoncé avant lui. Le message ne pouvait qu’être passé. Son regard dériva à son tour vers leurs mains toujours liées. C’était leur vie, ils en feront ce qu’ils voudront.
#EkipFamily for ever
“You know what’s cooler than magic ? Maths !” - Peter Parker
Montage avatar par Elam T.|#008080|Boys Band de Gryffondor
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Le restant du repas s'était bien déroulé, enfin jusqu'à présent. La jeune femme n'était peut-être pas aussi bavarde qu'à son habitude, mais elle ne se gênait pas pour glisser quelques remarques et répondre aux questions qui lui étaient directement posés. Lorsque le plus âgé lui proposa son aide si jamais elle devait avoir un problème avec les gobelins, la rousse le remercia dans un sourire suivi d'un mouvement de tête. Si elle ne pensait pas en avoir besoin, du moins pas pour le moment, elle voyait l'importance de celle-ci et la signification qu'elle avait.
Le soirée continua donc son cours, les questions fusant d'un peu tout le monde pour briser la tension. Chacun se détendait peu à peu pour finalement arriver à une ambiance plus ou moins normal aux yeux de la libraire. La fin du repas sonna et avec celle-ci la rousse commanda une tisane pour agrémenter les dernières discussions. Et si l'accord de Briac n'avait aucune importance à ses yeux, elle serra la main de Dia en retour, sans lâcher son regard. Ennis fut la suivante à avoir droit à un commentaire de son père, puis vint le second couple présent à la table. Si elle ne pouvait se dire surprise par les dires de celui siégeant au Conseil, elle ne s'attendait pas à ce qu'il aborde le sujet aussi directement. Consciente que ce n'était pas à elle de réagir et à défendre Owen et Domhall, l'anglaise resta silencieuse le temps de l'échange verbal.
Le soirée continua donc son cours, les questions fusant d'un peu tout le monde pour briser la tension. Chacun se détendait peu à peu pour finalement arriver à une ambiance plus ou moins normal aux yeux de la libraire. La fin du repas sonna et avec celle-ci la rousse commanda une tisane pour agrémenter les dernières discussions. Et si l'accord de Briac n'avait aucune importance à ses yeux, elle serra la main de Dia en retour, sans lâcher son regard. Ennis fut la suivante à avoir droit à un commentaire de son père, puis vint le second couple présent à la table. Si elle ne pouvait se dire surprise par les dires de celui siégeant au Conseil, elle ne s'attendait pas à ce qu'il aborde le sujet aussi directement. Consciente que ce n'était pas à elle de réagir et à défendre Owen et Domhall, l'anglaise resta silencieuse le temps de l'échange verbal.
Different isn’t bad, it’s just not the same
Je vais où le vent me mène | #57322c | 25 ans
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BRIAC O'BELT
20/07/2000
20/07/2000
Dire qu'il ne s'attendait pas à une opposition serait mentir. La seule chose qu'il ignorait c'est la forme que prendrait la dite opposition. Son cadet avait toujours été le plus effacé des trois, le plus... attentif aux conseils et enseignements de sa femme, le plus intéressé par les jeux qui se faisaient entre familles... Jamais il ne l'avait entendu s'emporter. Ennis oui, elle avait le tempérament de sa mère, encore qu'elle n'explosait plus comme elle avait pu le faire enfant. Diarmuid était également plus prompt, le plus protecteur envers les deux autres aussi. Le briseur de sorts pensait qu'il serait celui qui parlerait le premier. Et quelque part ce fut exactement ce qui se passa, avant d'être coupé par Domhall.
Briac encaissa chaque mot prononcé par son fils, son regard, ceux des autres membres de la tablée. Ses yeux capturés par ceux de l'étudiant ne manquait pas une étincelle des prunelles identiques aux siennes, tout comme ils captèrent en périphérie sa main qui s'était fermement accrochée à celle d'Owen. Exactement le genre de comportement qu'il voulait voir évité en public. S'ils ne s'étaient pas trouvés dans l'alcôve d'un restaurant, il aurait certainement réagit. Mais il le laissa continuer. Le père de famille aurait bien pris la parole après lui mais son compagnon prit de suite le relais, allant jusqu'à se lever. Le patriarche lui, resta assis et attentif, puis, quand son gendre fut rassit, il prit le temps de finir sa tasse. Les esprits avaient besoin de se retrouver et puis, il ne lui restait qu'une gorgée.
Ce temps suspendu lui permit de choisir son angle de réponse. Il y en avait plusieurs et celui qu'il choisit allait certainement les surprendre, mais il leur devait bien ça à tous les trois, tous les cinq certainement. Ses yeux passèrent de Domhall à Diarmuid en passant par les trois autres avant de se fermer l'espace d'une seconde. Il inspira avant de se lancer. "J'ai déjà perdu une fille sans en savoir la raison exacte, ce n'est pas pour laisser un de mes fils fuir sans rien faire et par la suite perdre mes deux autres enfants." Commença l'homme avant de reprendre. "Vous savez tous les trois, Annaëlle et Owen l'apprendront peut-être ce soir, que mon soucis est l'avenir de la communauté sorcière. Je n'ai foncièrement qu'un regret dans notre fonctionnement, c'est l'incapacité que nous avons tous eu à nous comprendre." Ils parlaient des traditions bien entendue, il se fichait bien que certains préfèrent celles qui venaient du monde moldu, mais n'avait jamais supporté que des sorciers refusent d'apprendre à connaître celles de leur nouveau monde. Il aurait pu s'intéresser à Noël ou Pâques, mais jusqu'à peu il n'avait pas eu le recul sur la question. "Je ferais ce qui est en mon pouvoir, mais avec des carrures comme Malefoy ou Harisson, seul pour le moment, la tâche sera longue et ardue. Je vais avoir besoin de vos conseils à tous; votre analyse Diarmuid, votre âme stratège Domhall, et votre ruse Ennis. Si j'ai bien appris quelque chose de votre fonctionnement, c'est qu'il est votre force."
Leur triade était rodée de seize ans à naviguer au gré des houles que Cathleen et lui avait créées elle par son exigence et lui ses absences. Mue par il ne savait quel instinct, il posa sa main un instant sur l'épaule de Dom d'abord, avant de faire de même avec Diarmuid, puis d'attarder son regard sur la benjamine. Il n'était pas capable de dire plus que ce qu'il avait déjà dit. C'était déjà beaucoup. Et il doutait que cela soit le moment. "Je ne vais pas vous accaparer plus longtemps. Ennis, je vous redépose à Pré-au-Lard. Annaëlle, Owen, Diarmuid, Domhall." Les salua-t-il sobrement, sans pouvoir mettre plus de formes, avant de se lever et d'attendre la plus jeune pour sortir, régler, et transplaner vers le village sorcier voisin de Poudlard.
Il semblerait que ce soit la fin du RP pour Briac
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En entendant son père puis en voyant l'échange silencieux entre ses frères, le plus jeune coupant le plus vieux d'un seul regard, Ennis avait tendu le dos au sens figuré comme on sens propre. Tout ceci avait eu pour effet un redressement de son dos pourtant déjà bien droit par la force de l'habitude. Bien lui en prit compte tenu de ce que Domhall puis Owen avaient pu dire. Partir? S'exiler? Ils envisageaient sérieusement cette option si tout tournait court dans le monde sorcier britannique? Elle venait de recevoir un sacré coup de massue assez violent, au point de lui en couper le souffle pendant une fraction de seconde et de lui faire décrocher le fil de ce qui pouvait bien se dire autour de la table.
Tous ses efforts étaient concentrés sur le fait de ne pas craquer. Elle aurait voulu pouvoir vivre ça avec l'aura rassurante de Diarmuid à ses côtés combien même elle lui en voulait de la manière dont il était arrivé à Poudlard - sans prévenir. Mais il y avait Annaëlle entre eux. Impossible de prendre appui sur l'aîné. Elle ne réagit qu'à la mention de son prénom par le patriarche, hochant la tête. Ce serait suffisant pour faire croire qu'elle savait de quoi il retournait. Les derniers gestes de son père finirent de lui faire rejoindre la scène en tant que spectatrice active. Des marques pareilles de ce qui pouvait s'apparenter à une vraie affection pour ses frères puis le regard qu'il lui coula. Après la douche plus glacée que le Lac au mois de novembre, une déstabilisation profonde.
Birac s'éloigna après avoir salué les deux couples, l'attendant dans l'encadrement de la porte. Elle se leva donc, se dirigeant en premier vers Diarmuid qui se leva pour la serrer contre lui. Elle lui rendit la courte étreinte avant de se dégager. "Au revoir Annaëlle, j'espère qu'on pourra se voir bientôt." Dit-elle à la libraire avec un petit sourire avant de passer près de de Dom qui était resté assis. Continuant sur la lancée voulu par le briseur de sort, elle entoura ses épaules de ses bras glissant en irlandais à son oreille: "Je te promets que vous n'aurez pas à partir." Promesse d'une adolescente de seize ans qui dans le même temps avait posé sa main sur l'avant-bras d'Owen. Elle était on ne pouvait plus sincère. La raison aurait voulu qu'elle ne promette rien qu'elle ne puisse être sûre de rendre réel pourtant, sauf qu'à son âge on oubliait parfois ce genre de choses.
Sans changer de position, elle tourna légèrement la tête vers Owen et planta ses prunelles dans celles bien plus claires du corcagien. "Prends soin de lui." Lui dit-elle doucement en imprimant une pression dans sa main posée sur son avant bras mais aussi dans celle restée autour des épaules de l'étudiant avant de se dégager doucement pour quitter les lieux avec celui qui devait la redéposer à Pré-au-Lard où les professeurs Mason et Priddy se chargeaient de vérifier le retour à bon port des élèves.
Voici pour Ennis
Mots soulignés pour Au fil des mots
Tous ses efforts étaient concentrés sur le fait de ne pas craquer. Elle aurait voulu pouvoir vivre ça avec l'aura rassurante de Diarmuid à ses côtés combien même elle lui en voulait de la manière dont il était arrivé à Poudlard - sans prévenir. Mais il y avait Annaëlle entre eux. Impossible de prendre appui sur l'aîné. Elle ne réagit qu'à la mention de son prénom par le patriarche, hochant la tête. Ce serait suffisant pour faire croire qu'elle savait de quoi il retournait. Les derniers gestes de son père finirent de lui faire rejoindre la scène en tant que spectatrice active. Des marques pareilles de ce qui pouvait s'apparenter à une vraie affection pour ses frères puis le regard qu'il lui coula. Après la douche plus glacée que le Lac au mois de novembre, une déstabilisation profonde.
Birac s'éloigna après avoir salué les deux couples, l'attendant dans l'encadrement de la porte. Elle se leva donc, se dirigeant en premier vers Diarmuid qui se leva pour la serrer contre lui. Elle lui rendit la courte étreinte avant de se dégager. "Au revoir Annaëlle, j'espère qu'on pourra se voir bientôt." Dit-elle à la libraire avec un petit sourire avant de passer près de de Dom qui était resté assis. Continuant sur la lancée voulu par le briseur de sort, elle entoura ses épaules de ses bras glissant en irlandais à son oreille: "Je te promets que vous n'aurez pas à partir." Promesse d'une adolescente de seize ans qui dans le même temps avait posé sa main sur l'avant-bras d'Owen. Elle était on ne pouvait plus sincère. La raison aurait voulu qu'elle ne promette rien qu'elle ne puisse être sûre de rendre réel pourtant, sauf qu'à son âge on oubliait parfois ce genre de choses.
Sans changer de position, elle tourna légèrement la tête vers Owen et planta ses prunelles dans celles bien plus claires du corcagien. "Prends soin de lui." Lui dit-elle doucement en imprimant une pression dans sa main posée sur son avant bras mais aussi dans celle restée autour des épaules de l'étudiant avant de se dégager doucement pour quitter les lieux avec celui qui devait la redéposer à Pré-au-Lard où les professeurs Mason et Priddy se chargeaient de vérifier le retour à bon port des élèves.
Voici pour Ennis
Mots soulignés pour Au fil des mots
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
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La colère de Domhall avait été on ne pouvait plus claire. Sans parler de celle d'Owen. C'était légitime. Il les savait déjà discret sur leur relation parce que son frère était quelqu'un de discret par nature, pas du genre à étaler sa vie privée en place publique. Alors recevoir cette injonction paternelle... Dire qu'il aurait pu avoir la même. Après tout, Annaëlle n'était pas de Sang-Pur, ni ne pouvait y prétendre. Et si d'aventure leur couple perdurait longtemps - ce qu'il espérait déjà après deux mois de relation - au point d'avoir des enfants, leurs enfants ne pourraient pas l'être non plus. Il n'était pas réputé pour être chanceux et pourtant il mesurait à quel point il l'était ce soir en comparaison à son cadet qui assénait être prêt à quitter l'Irlande à laquelle il le savait attaché.
Par réflexe, il tourna son visage - jusque là posé sur les deux autres hommes de sa famille - sur la benjamine O'Belt. Elle affichait un visage de convenance mais il n'était pas dupe. Il ne la connaissait que trop bien et voyait à son regard qu'elle encaissait l'annonce difficilement. Et il ne pouvait pas l'aider, elle ne le voyait pas de toute manière. Et puis lui même avait le cœur serré à cette hypothèse. Il cherche un instant un appui dans les yeux d'Annaëlle, juste avant qu'Owen n'enfonce sa baguette. Ses prunelles allèrent dans leurs jumelles paternelles... Visage neutre comme il l'affichait depuis toujours, Diarmuid décelait tout de même ce qu'il pensait être des contradictions. Là, Briac pouvait soit s'emporter tel Domhall, soit trouver une autre approche. La ligne qu'il allait choisir serait déterminante.
Et de toute évidence, le briseur de sort choisit de suivre celle sur laquelle il marchait depuis janvier. Sa poitrine se décomprima légèrement avant que Briac ne répète son intention de les inclure tous les trois dans sa manière d'aborder les séances de la Chambre du Conseil. Pourtant, il ne pouvait pas leur dire beaucoup de ce qui s'y passait, il était tenu à un secret politique de leurs échanges comme lui au secret médical. "C'était notre accord." Dit-il néanmoins avant que son père ne les salue et qu'il fasse sobrement de même.
L'homme dans l'encadrement de la porte attendait sa cadette qui, contre toute attente, vint vers lui. Diarmuid se leva pour la serrer dans ses bras. Oui, il était là, c'était une évidence, à elle de venir quand elle serait prête. C'était à ça qu'il pensait et le message qu'il voulait lui faire passer par cette courte étreinte qu'elle rompit pour dire au revoir à sa petite-amie avant d'être encore plus tactile avec Dom. C'était la preuve qu'elle avait été secouée par l'éventualité pourtant loin d'être d'actualité d'un départ.
Une fois les deux couples seuls en présence, Diarmuid se permit de relâcher la tension dans ses muscles dorsaux et de se laisser aller à s'appuyer sur le dossier de la chaise où il s'était rassit. Il ne savait pas quoi dire à son frère et son meilleur ami. Il regarda la libraire, percevant du coin de l'œil que l'étudiant s'était levé. Il sonnait ainsi son départ et celui du corcagien par extension. Et le leur. Déposant un baiser sur la tempe de la rousse, il se leva pour aller assurer son soutien à deux hommes beaucoup trop important pour lui pour qu'ils les laissent partir comme ça. "Dès que vous avez besoin ou envie, je suis là." Parler en irlandais excluait Anna, il le savait, mais c'était aussi un code avec les deux autres, impossible de se mentir dans cette langue. Il pressa leurs épaules en soutien complémentaire avant de rejoindre Annaëlle, en se souvenant très bien qu'il lui avait promis une discussion. "On va chez toi? Je pense qu'ils ont besoin d'être tous les deux."
Merci à vous pour le RP. A bientôt en écriture!
Par réflexe, il tourna son visage - jusque là posé sur les deux autres hommes de sa famille - sur la benjamine O'Belt. Elle affichait un visage de convenance mais il n'était pas dupe. Il ne la connaissait que trop bien et voyait à son regard qu'elle encaissait l'annonce difficilement. Et il ne pouvait pas l'aider, elle ne le voyait pas de toute manière. Et puis lui même avait le cœur serré à cette hypothèse. Il cherche un instant un appui dans les yeux d'Annaëlle, juste avant qu'Owen n'enfonce sa baguette. Ses prunelles allèrent dans leurs jumelles paternelles... Visage neutre comme il l'affichait depuis toujours, Diarmuid décelait tout de même ce qu'il pensait être des contradictions. Là, Briac pouvait soit s'emporter tel Domhall, soit trouver une autre approche. La ligne qu'il allait choisir serait déterminante.
Et de toute évidence, le briseur de sort choisit de suivre celle sur laquelle il marchait depuis janvier. Sa poitrine se décomprima légèrement avant que Briac ne répète son intention de les inclure tous les trois dans sa manière d'aborder les séances de la Chambre du Conseil. Pourtant, il ne pouvait pas leur dire beaucoup de ce qui s'y passait, il était tenu à un secret politique de leurs échanges comme lui au secret médical. "C'était notre accord." Dit-il néanmoins avant que son père ne les salue et qu'il fasse sobrement de même.
L'homme dans l'encadrement de la porte attendait sa cadette qui, contre toute attente, vint vers lui. Diarmuid se leva pour la serrer dans ses bras. Oui, il était là, c'était une évidence, à elle de venir quand elle serait prête. C'était à ça qu'il pensait et le message qu'il voulait lui faire passer par cette courte étreinte qu'elle rompit pour dire au revoir à sa petite-amie avant d'être encore plus tactile avec Dom. C'était la preuve qu'elle avait été secouée par l'éventualité pourtant loin d'être d'actualité d'un départ.
Une fois les deux couples seuls en présence, Diarmuid se permit de relâcher la tension dans ses muscles dorsaux et de se laisser aller à s'appuyer sur le dossier de la chaise où il s'était rassit. Il ne savait pas quoi dire à son frère et son meilleur ami. Il regarda la libraire, percevant du coin de l'œil que l'étudiant s'était levé. Il sonnait ainsi son départ et celui du corcagien par extension. Et le leur. Déposant un baiser sur la tempe de la rousse, il se leva pour aller assurer son soutien à deux hommes beaucoup trop important pour lui pour qu'ils les laissent partir comme ça. "Dès que vous avez besoin ou envie, je suis là." Parler en irlandais excluait Anna, il le savait, mais c'était aussi un code avec les deux autres, impossible de se mentir dans cette langue. Il pressa leurs épaules en soutien complémentaire avant de rejoindre Annaëlle, en se souvenant très bien qu'il lui avait promis une discussion. "On va chez toi? Je pense qu'ils ont besoin d'être tous les deux."
Merci à vous pour le RP. A bientôt en écriture!
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DOMHALL O'BELT
14/09/2026
Le contact visuel et la caresse qu'Owen avait l’habitude de faire sur le dos de sa main pour l'apaiser lui firent un bien fou même s'il desserrait difficilement les dents. Il avait du mal à avaler la potion que son père voulait lui faire prendre. Pourtant, s'il devait être honnête il savait que ça se passerait ainsi. Il avait même imaginé pire. Son compagnon se réinstalla à ses côtés et il chercha son regard, tombant ainsi sur celui perdu dans le vague de sa sœur. Merde. Pris dans la violence de ce qui le touchait lui il n'avait pas penser à elle l'espace d'une fraction de seconde. Il savait ce qui pouvait l'avoir mise dans cet état, ce n'était ni son homosexualité, ni le fait qu'ils doivent se montrer prudent. Non, c'était l'annonce d'un potentiel départ. Et il s'en voulait.
Sauf qu'il ne pouvait pas appesantir, son père reprenait la parole. Incapable de lui répondre, il se contenta de le regarder, laissant son frère aîné parler pour trois. De toute façon, il le lui avait déjà dit, non? que sa loyauté et son soutien lui étaient déjà acquis. Et puis il annonça son départ, leur départ à Ennis et lui. Et Dom se laissa aller contre le dossier de sa chaise, fermant les yeux et laissant sa main glissée dans celle d'Owen, mâchoire toujours aussi crispée. L'étudiant tentait de faire le tri entre sa colère autant contre son père que lui et sa culpabilité envers Ennis. Une Ennis qui vint l'entourer de ses bras, collant sa joue contre son crâne et lui chuchotant à l'oreille. Il savait qu'elle ne pouvait pas promettre pareille chose et pourtant, ça lui apportait un tel réconfort que sa benjamine qui devait se sentir mal de sa révélation puisse le rassurer. Sans parler de ce qu'elle dit ensuite à Owen avant de se dégager. Lui avait été incapable de lui parler...
Il rouvrit les yeux pour regarder le corcagien et de se lever, entraînant Owen avec lui pour le rapprocher et pouvoir lui souffler à l'oreille: "On part." Requête ou supplication c'était difficile à dire, même pour lui. Il allait enchaîner quand Diarmuid arriva. Dom lui répondit d'un hochement de tête avant de saluer Annaëlle d'une voix un peu perdue. Il replaça sa cape et sortit du restaurant qui s'était bien vidé depuis leur arrivée. A l'extérieur, il attendit Owen et partit dès qu'il eut posé le pied en dehors du bâtiment. Il se faufila jusqu'à une ruelle, certains qu'il le suivait et se retourna vers son petit-ami. "Tu te souviens? Phoenix Park?" Il transplana aussitôt, comptant sur un double effet. Que le corcagien comprenne qu'il parlait de ce coin de forêt du plus grand parc dublinois où ils avaient fini par se perdre lors de leur premier rendez-vous mais aussi la surprise pour avoir de précieuses secondes d'avance.
C'est ici que je termine... rendez-vous à Dublin!
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49