14 sept. 2022, 09:46
Silence dans la salle
RENESMÉE NERRAH
•••
•••
Religieusement, Renesmée observait le déroulé du procès. Rien ne l’étonnait, et certainement pas l’appartenance de Kenneth à la Résistance. Néanmoins, Dorian répondait sans encombre. Il ne mentait pas, Renesmée le savait. Ce n’était pas le cas des autres jurés, dont sa collègue Sierra Bell.
A ses côtés, l’Allemande ne put échapper à la conversation de Dayla et sa fille. Elle ne comptait pas intervenir, et cela même si Carry jubilait de voir dans quelle panade se trouvait son mari. Puisqu’il était le père d’Alice, la jeune sorcière devait certainement prendre un malin plaisir à imaginer les tourments de sa pire ennemie. C’était d’une grossièreté à l’image d’une enfant pleine de haine.
Et soudain, quelques mots résonnèrent en Renesmée.
« Sachez simplement que des preuves cela se creent et des témoignages peuvent soudainement changer… »
Accompagné d’un sourire, ces mots n’avaient rien d’hypothétiques : ils étaient vérités.
Dayla savait quelque chose.
•••
Soudain, tout prenait sens. Si Père ignorait quel fait lui était reproché, c’était parce qu’il n’avait rien fait pour porter atteinte au Secret Magique. Non, ce qu’on lui reprochait été bien sûr que cela : on sous-entendait son implication dans les méfaits d’oncle Kenneth, et son incompétence en tant que chef des Aurors.
« Qu’ils aillent tous en enfer » gronda Alice entre ses dents. « — Père n’a rien à voir avec les actions d’oncle Kenneth.
— Ils cherchent un coupable à punir, répondit Thomas d’un ton calme.
— Mais Père n’est pas coupable des méfaits d’oncle Kenneth.
— Il n’a pas vu le danger qu’il représentait. »
Alice se tourna vivement vers Thomas qu’elle poignarda d’un regard aiguisé. Il ne daigna même pas se tourner vers elle pour affronter sa colère.
« — Si ce qu’ils disent est vrai, oncle Kenneth a rejoint la Résistance pour aider Père. C’est de la loyauté. Oncle Kenneth n’a jamais été dangereux, il a toujours été bienveillant. Si Père n’a rien vu, c’est parce qu’il n’y avait rien à voir, comme il l’a très justement dit à cette harpie. Qui est-ce, d’ailleurs ?
— Sierra Bell, secrétaire d’état à l’Artisanat Moldu. A présent, fais silence. J’essaye d’écouter. »
Et des choses à écouter, il y en avait pléthore. Malgré une défense parfaite aux oreilles d’Alice, Père subissait les assauts ininterrompus des jurés. L’une d’entre elle lui fit grincer les dents. Elle senti tout son corps se tendre à mesure qu’elle parlait. Heureusement, Père su lui répondre sans la moindre difficulté. Il ne riait pas avec les hyènes : il les affrontait, tel un lion blanc.
Alice et Thomas se retournèrent de chœur lorsqu’un murmure les apostropha. Il s’agissait d’un vieil homme, transmettant son courage à la fratrie. A la suite, le plus jeune qui l’accompagnait révéla ses vœux de voir Père gagner le procès.
Thomas les accepta dans un sourire, avant de répondre dans un anglais sans accent. Alice lui jalousait cette capacité à passer d’une langue à une autre sans encombre.
« Nous vous remercions pour votre sollicitude. Ce ne sera pas chose aisée, mais notre père n’est pas homme à perdre un combat sans se donner corps et âme. »
Alice ne dit mot. Elle n’avait pas le coeur à recevoir la compassion de qui que ce soit. Ce n’était pas cela qui aiderait Père face à ces démons. Cependant, Alice mémorisa le visage de chacun.
« Je me présente, Thomas Sangblanc. Voici ma jeune soeur, Alice. »
Le coude de Thomas vint légèrement frapper contre ses côtes. Même dans ses heures les plus sombres, on la voulait polie.
Alors, Alice étira un pâle sourire pour les deux hommes. Elle inclina élégamment la tête pour les saluer.
« Vous avez toute notre sympathie, messieurs, dit-elle d’un anglais teinté d’un accent français. Soyez assuré que nous saurons nous souvenir de ceux qui ont apporté leur soutien à notre Père. »
Alice ne pouvait plus se détourner d’eux sans paraître impolie, et cela même lorsque Père avait besoin de leur attention. Elle entendait les questions cruelles avec lesquels on le poignardait. Alice fut surprise d’entendre l’un des jurés prendre la défense de Père. Aussitôt, elle pivota vers le procès, ses yeux arrondis. En voilà un allié inespéré !
@Kasey Pryor avec plaisir !
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
16 sept. 2022, 07:15
Silence dans la salle
Robert effectue un léger signe de tête quand le dénommé Thomas prit la parole. Il est clair que Dorian Sangblanc avait la trempe d'un sorcier qui resterait debout jusqu'au bout. Thomas fit les présentations et Robert en fit de même. Il se présente en premier, puis Kasey s'avance légèrement et articule doucement, murmurant pour ne gêner ni le public alentour, ni le procès qui se tenait actuellement :
— Kasey Pryor, je suis enchanté de vous rencontrer.
La jeune sœur, Alice, s'efforça de sourire par politesse en plus d'incliner légèrement sa tête. Père et fils avaient toute sa sympathie, avant d'indiquer qu'ils sauraient se souvenir de ceux qui soutenaient leur père. "C'est la moindre des choses" pense Kasey "De soutenir ceux qui en ont besoin". Surtout quand l'histoire est elle-même tordu : pourquoi lui rapprocher des faits qui n'étaient guère les siens ? Et cette Sierra Bell avait tout pour être méprisable, autant sa manière de se comporter à l'instant et cet air hautain et suffisant qui se dessine sur son visage avec Mr Sorrow fut remit en place. Et pourtant, ce dernier avait raison : quid de la présomption d'innocence ? Ils ressemblent tous à des vautours qui attendent Sangblanc au grand tourment. Et puis, n'est-ce pas normal de montrer de la résistance quand on n'est pas d'accord avec une politique mené ? Une prise de pouvoir ? Kasey regard son père. Lui, il avait démissionné quand Ursula Perkinson avait renversé le Ministère de la Magie, car il était en désaccord avec sa vision des choses. Il ne se voyait pas la servir comme d'autres auraient put le faire.
Robert s'assoit à une place de libre, pas très loin des enfants Sangblanc. Kasey fit de même, les yeux rivés sur le procès. S'il n'avait aucune sympathie pour Chassin, c'était bien différent concernant Dorian Sangblanc. Le potier admirait le sang-froid de l'ancien chef du bureau des Aurors.
— Elle est insupportable, marmonna Robert en direction de la fratrie Sangblanc et de Kasey, quand il remarque que Sierra Bell préférait dessiner que de se comporter correctement. Elle l'a déjà condamné, ce n'est aucunement impartial.
— La justice est imparfaite.
— Quand elle est humaine, oui, elle l'est.
@Alice Sangblanc
— Kasey Pryor, je suis enchanté de vous rencontrer.
La jeune sœur, Alice, s'efforça de sourire par politesse en plus d'incliner légèrement sa tête. Père et fils avaient toute sa sympathie, avant d'indiquer qu'ils sauraient se souvenir de ceux qui soutenaient leur père. "C'est la moindre des choses" pense Kasey "De soutenir ceux qui en ont besoin". Surtout quand l'histoire est elle-même tordu : pourquoi lui rapprocher des faits qui n'étaient guère les siens ? Et cette Sierra Bell avait tout pour être méprisable, autant sa manière de se comporter à l'instant et cet air hautain et suffisant qui se dessine sur son visage avec Mr Sorrow fut remit en place. Et pourtant, ce dernier avait raison : quid de la présomption d'innocence ? Ils ressemblent tous à des vautours qui attendent Sangblanc au grand tourment. Et puis, n'est-ce pas normal de montrer de la résistance quand on n'est pas d'accord avec une politique mené ? Une prise de pouvoir ? Kasey regard son père. Lui, il avait démissionné quand Ursula Perkinson avait renversé le Ministère de la Magie, car il était en désaccord avec sa vision des choses. Il ne se voyait pas la servir comme d'autres auraient put le faire.
Robert s'assoit à une place de libre, pas très loin des enfants Sangblanc. Kasey fit de même, les yeux rivés sur le procès. S'il n'avait aucune sympathie pour Chassin, c'était bien différent concernant Dorian Sangblanc. Le potier admirait le sang-froid de l'ancien chef du bureau des Aurors.
— Elle est insupportable, marmonna Robert en direction de la fratrie Sangblanc et de Kasey, quand il remarque que Sierra Bell préférait dessiner que de se comporter correctement. Elle l'a déjà condamné, ce n'est aucunement impartial.
— La justice est imparfaite.
— Quand elle est humaine, oui, elle l'est.
@Alice Sangblanc
| Anxiété sociale : introverti || ✓ flood & mp || x jeu & animation |
"Je préfère pas, raconter ça, personne n’y croit" Pomme - _Jan carte de noël color : #A47786 |
Absence : 00.00.00 à 00.00.00 Activité : grosse baisse |
20 sept. 2022, 14:03
Silence dans la salle
Espèce d'abruti, traître !
Magnus fulminait contre son beau frère. Des mois de tractations, de négociations, d'innombrables recherches, de contacts établis, de surveillance lointaine, de compromission de sa propre position, le tout pour réussir à influer sur la création d'assises sorcières permettant au père de sa nièce de remettre un pied en Grande-Bretagne sans pour autant être envoyé derechef en détention. Lui donner une possibilité de reprendre une vie normale, de tourner la page, de se rendre compte que le Conseil des Vielles Familles n'était pas le Conseil de la Folle précédente, et bien tout cela pour rien.
Tu aurais pu répondre à la question qu'on t'avait posé par mille autre façon, tourner ça autrement, simplement arguer que tu désirais reprendre une vie simple, te tenir à l'écart des centres de décisions, se recentrer sur ta famille, dire "chers jurés, après un an à Azkaban et un an en fuite de mon propre pays permettez moi d'aspirer à un peu de repos avant de songer à la suite de ma carrière". Mais non, Monsieur Dorian Sangblanc était trop intègre pour ça, trop droit, trop juste, trop pur pour se compromettre dans la demie mesure. A quoi joues-tu ? Pourquoi t'être évadé si c'était pour te retrouver à insulter le Conseil aux yeux de tous ici même ? Pourquoi t'être présenté ? Tu ne pouvais songer un instant qu'on allait facilement te laver de toutes ces accusations pourtant, c'est un homme intelligent que l'ex mari de ma soeur qui, de là où elle était perchée, ne manque pas une seconde de ce procès. Alors Dorian ? On veut jouer les martyrs ? Devant ton fils, ta fille et ton neveu ? Tu veux qu'ils te voient être emmenés à nouveau ? Ah quelle bravoure, ah quel père magnifique tu fais. Salaud. Egoïste. Dire que je persiste à t'admirer.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Magnus fulminait contre son beau frère. Des mois de tractations, de négociations, d'innombrables recherches, de contacts établis, de surveillance lointaine, de compromission de sa propre position, le tout pour réussir à influer sur la création d'assises sorcières permettant au père de sa nièce de remettre un pied en Grande-Bretagne sans pour autant être envoyé derechef en détention. Lui donner une possibilité de reprendre une vie normale, de tourner la page, de se rendre compte que le Conseil des Vielles Familles n'était pas le Conseil de la Folle précédente, et bien tout cela pour rien.
Tu aurais pu répondre à la question qu'on t'avait posé par mille autre façon, tourner ça autrement, simplement arguer que tu désirais reprendre une vie simple, te tenir à l'écart des centres de décisions, se recentrer sur ta famille, dire "chers jurés, après un an à Azkaban et un an en fuite de mon propre pays permettez moi d'aspirer à un peu de repos avant de songer à la suite de ma carrière". Mais non, Monsieur Dorian Sangblanc était trop intègre pour ça, trop droit, trop juste, trop pur pour se compromettre dans la demie mesure. A quoi joues-tu ? Pourquoi t'être évadé si c'était pour te retrouver à insulter le Conseil aux yeux de tous ici même ? Pourquoi t'être présenté ? Tu ne pouvais songer un instant qu'on allait facilement te laver de toutes ces accusations pourtant, c'est un homme intelligent que l'ex mari de ma soeur qui, de là où elle était perchée, ne manque pas une seconde de ce procès. Alors Dorian ? On veut jouer les martyrs ? Devant ton fils, ta fille et ton neveu ? Tu veux qu'ils te voient être emmenés à nouveau ? Ah quelle bravoure, ah quel père magnifique tu fais. Salaud. Egoïste. Dire que je persiste à t'admirer.
RP garantis 0% IA et 100% humain
20 sept. 2022, 17:29
Silence dans la salle
Dayla Harrison serra avec plus de force la main de son mari. Ce nigaud était en train de tout faire rater et le couple Harrison le savait.
« - Dorian vient de creuser sa propre tombe… Il a abandonnée toute notion de liberté semble-t-il… » Souffla-t-elle avec déception dans l’oreille de son mari qui paraissait plus détendu que sa compagne. Il se tourna vers elle et passa son bras autour du coup pour l’accueillir au plus près de son cœur.
« On dirait bien en effet…Comme c’est agaçant. » Les traits de la frustration se dessinaient avec peine sur le visage du patriarche mais il n’avait pas perdu espoir pour autant, après tout, la délibération n’avait pas encore eu lieux et plus important encore, la sentence.
De l’autre côté du banc, Carry, tout comme sa sœur, avaient les poings qui tremblaient de colère. Au moins, il n’y avait plus aucun doute sur la catégorie dont appartenait monsieur Sangblanc. Traitre. Mais pour les deux jeunes Harrison, cela ne suffisait pas. L’accusée venait de proclamer ouvertement son opposition au régime actuel faisait ainsi de lui, un ennemi de la nation qui devait absolument disparaitre de ce monde avant d’empoisonner leur culture avec ses idéaux abjectes d’égalité. Si Dayla ne l’avait pas retenue par la manche avec force, Carry serait surement aller vers Alice pour certainement l’insulter sur le comportement de son père qui, maintenant, à ne point douter, était devenu un mort en sursis pour la jeune sang-pur.
« - Tenez-vous correctement. » Ordonna Dayla qui tira une fois de plus sur la manche de sa fille.
« - Mais… Monsieur Sangblanc vient de s’autoproclamer ennemi du Conseil, il nous faut quoi de plus pour ordonner son exécution ?! » Chuchota Carry pour éviter autant que possible de faire une scène.
« - La délibération. » répondit sèchement Dayla.
« Au diable la délibération. » chuchota Carry avec un peu plus de force. « On connait notre ennemi, il a un visage et un nom ! »
« Il y’a des règles dans ce monde, ma très chère fille et quand on ne les respecte pas, on finit comme vous…Bannie, renvoyée et mise à l’écart et si vous continuez, bientôt vous ne serez plus rien, a la rue dans le monde moldu à quémander pour votre propre survie. »
Carry, abasourdit par les mots tranchant de sa mère, se contenta du silence et baissa la tête. Derrière ses longs cheveux sombre, ses joues creuses quittèrent leur blanc pale pour virer frénétiquement au rouge. Que ce soit de colère ou de honte, Dayla n’y preta pas la moindre attention. Sa fille lui avait pris beaucoup plus de temps qu’elle n’aurait dû pour la gérer, mais le plus important était qu’elle venait d’éviter une scène de désastre en public. Alors qu’elle revenait s’installer auprès de son mari, Ivelios Harrison n’avait pas lâcher une seule seconde Dorian Sangblanc des yeux. Après quelque seconde à observer la bar, le regard perçant du Secrétaire de la Justice magique se posèrent discrètement sur ceux de ses complices. Tic-Tac… Le temps continuait de tourner et il fallait agir maintenant avec calme et sureté.
@Miles Libawa
« - Dorian vient de creuser sa propre tombe… Il a abandonnée toute notion de liberté semble-t-il… » Souffla-t-elle avec déception dans l’oreille de son mari qui paraissait plus détendu que sa compagne. Il se tourna vers elle et passa son bras autour du coup pour l’accueillir au plus près de son cœur.
« On dirait bien en effet…Comme c’est agaçant. » Les traits de la frustration se dessinaient avec peine sur le visage du patriarche mais il n’avait pas perdu espoir pour autant, après tout, la délibération n’avait pas encore eu lieux et plus important encore, la sentence.
De l’autre côté du banc, Carry, tout comme sa sœur, avaient les poings qui tremblaient de colère. Au moins, il n’y avait plus aucun doute sur la catégorie dont appartenait monsieur Sangblanc. Traitre. Mais pour les deux jeunes Harrison, cela ne suffisait pas. L’accusée venait de proclamer ouvertement son opposition au régime actuel faisait ainsi de lui, un ennemi de la nation qui devait absolument disparaitre de ce monde avant d’empoisonner leur culture avec ses idéaux abjectes d’égalité. Si Dayla ne l’avait pas retenue par la manche avec force, Carry serait surement aller vers Alice pour certainement l’insulter sur le comportement de son père qui, maintenant, à ne point douter, était devenu un mort en sursis pour la jeune sang-pur.
« - Tenez-vous correctement. » Ordonna Dayla qui tira une fois de plus sur la manche de sa fille.
« - Mais… Monsieur Sangblanc vient de s’autoproclamer ennemi du Conseil, il nous faut quoi de plus pour ordonner son exécution ?! » Chuchota Carry pour éviter autant que possible de faire une scène.
« - La délibération. » répondit sèchement Dayla.
« Au diable la délibération. » chuchota Carry avec un peu plus de force. « On connait notre ennemi, il a un visage et un nom ! »
« Il y’a des règles dans ce monde, ma très chère fille et quand on ne les respecte pas, on finit comme vous…Bannie, renvoyée et mise à l’écart et si vous continuez, bientôt vous ne serez plus rien, a la rue dans le monde moldu à quémander pour votre propre survie. »
Carry, abasourdit par les mots tranchant de sa mère, se contenta du silence et baissa la tête. Derrière ses longs cheveux sombre, ses joues creuses quittèrent leur blanc pale pour virer frénétiquement au rouge. Que ce soit de colère ou de honte, Dayla n’y preta pas la moindre attention. Sa fille lui avait pris beaucoup plus de temps qu’elle n’aurait dû pour la gérer, mais le plus important était qu’elle venait d’éviter une scène de désastre en public. Alors qu’elle revenait s’installer auprès de son mari, Ivelios Harrison n’avait pas lâcher une seule seconde Dorian Sangblanc des yeux. Après quelque seconde à observer la bar, le regard perçant du Secrétaire de la Justice magique se posèrent discrètement sur ceux de ses complices. Tic-Tac… Le temps continuait de tourner et il fallait agir maintenant avec calme et sureté.
@Miles Libawa
21 sept. 2022, 11:54
Silence dans la salle
« Nous de même » répondit Thomas à la présentation du dénommé Kasey Pryor . Chose faite, le Père et le fils s’installèrent non loin d’eux. Thomas pu enfin faire tomber le masque, et se remettre au procès.
Alice ne l’avait pas quitté. Elle fusillait du regard l’immonde Bell. Non loin se tenait Huggins. Des malédictions silencieuses roulaient sur les lèvres de la jeune sorcière. Ces deux démons avaient décidé de s’en prendre à Père. Alice ne les oublierait pas. Père non plus, cela allait sans dire.
« Un jugement trop prompt est souvent sans justice » dit Thomas a l’attention des deux hommes. Alice reconnu les mots de Voltaire. Il ne dit rien de plus, car cette citation suffisait à elle même. Ils avaient déjà décidés que Père était coupable. Quelle que soit sa défense, il n’obtiendrait pas leur soutien.
Enfin, l’avocate de Père prit la parole. Alice l’avait désespérément attendu. Comme avec le père d’Elfie, elle allait enfin prendre la défense de Père. N’était-ce pas pour cela qu’elle était payée ?
Mais nulle défense ne vint. Il s’agissait de tout autre chose.
A côté d’elle, Thomas s’était dressé. Alice s’arracha au procès pour regarder son frère, dont les yeux s’étaient grand ouvert. A le voir ainsi, Alice lui prêtait quelques ressemblances avec un enfant inquiet. Même lorsque le feu dansait devant lui, il n’était pas ainsi. Quelque chose n’allait pas. Thomas avait perçu quelque chose qui échappait à Alice.
N’était-ce pas une bonne chose, cette proposition ? Père pourrait être libre, et même récupéré un métier. Plus jamais il n’aurait à craindre que, du jour au lendemain, on l’arrache au domaine familial pour le renvoyer à Azkaban. Bien sûr, il avait quelques concessions à faire, c’était tout naturel. Père devrait accepter de travailler pour ceux qui l’ont jeté en prison. Mais il serait au côté d’oncle Nerrah. Avec lui à ses côtés, ce serait moins difficile pour Père, c’est évident. A cet instant, Alice se moquait bien de l’idée de voir Père travailler pour des oppresseurs. Tout ce qui comptait à ses yeux, c’était sa liberté et la fin de ses tourments.
Son cœur se drapa de joie. C’était une belle proposition ! Si le Conseil acceptait, la vie pourrait reprendre son cours, et Père…
Par Circée, pourquoi diable Thomas affichait-il cet air affecté ? Alice se pencha un peu pour capter son regard. Elle le suivit des yeux, jusqu’à croiser ceux de son père.
Non. Père ne rirait pas avec les hyènes.
Livide, Alice écouta les mots acerbes de Père. Il crachait sur le Conseil. Il n’avait jamais voulu se prononcer sur ce nouveau gouvernement, ni sur la ségrégation que subissait les Nés-Moldus. Il avait choisi de le faire aujourd’hui, au pire endroit possible.
Alice se sentait légère, comme si son âme venait de quitter son corps. Elle était comme absente, délivrée de son enveloppe charnelle. Son regard droit sur Père, Alice réalisait à quel point cette dignité qu’elle avait toujours adorée était un poison. Père était égoïste. Père venait de se condamner par orgueil.
« Voilà un jeu dangereux auquel tu te livres, tendre époux » pensa Renesmée dans un sourire amusé. « Penses-tu réellement que le soutien des Souillés te protégera de la condamnation ? » C’était osé, et en cela Renesmée reconnaissait son mari. Bien caché sous sa cape d’austérité, on oubliait parfois qu’il s’agissait d’un homme joueur. Mais en ce jour, c’était sa vie qu’il pariait. Dorian ne regagnerait pas la France. Au mieux, il retrouverait Azkaban. Au pire… la potence.
C’était ce qu’attendait Carry. Pourquoi diable s’emporter ainsi ? Les mots de Dorian étaient parvenu à toucher la jeune fille.
« Vous entrez dans son jeu » glissa t-elle a l’enfant. « Votre mine effarouchée est sa victoire. Taisez votre rancoeur. Entre les mains des mauvaises personnes, elle pourrait être utilisée à votre désavantage. Les griefs que vous avez avec Alice ne vous ont donc pas servi de leçon ? »
Renesmée planta ses yeux sur Carry.
« Dorian a scrupuleusement choisi chacun de ses mots. Rien ne sort jamais de sa bouche sans bonne raison. Il cherche à s’attirer la sympathie des sorciers au sang impur. Que croyez-vous qu’ils penseront si Dorian est condamné ? Que feront-ils, si un Sang-Pur se liguent contre d’autres, dans le seul but de les préserver ? »
L’Allemande se détourna de la jeune Harrison, son regard revenant à son époux.
« Dorian est tourmenté par les morts qu’il n’a pas pu évité. Ses nuits sont épouvantables. Je suis certaine qu’il s’approprie le présumée décès de ce moldu, et craint de nouveaux cauchemars. Pourquoi croyez-vous qu’il est devenu Auror ? Pour aider le petit peuple ? Non. C’est pour lutter contre ses remords. Je pensais naïvement qu’il l’avait oublié, qu’il était devenu sincère dans son combat. Aujourd’hui, je réalise qu’il utilise à nouveau les autres pour se préserver. »
Un fin sourire étira les lèvres de Renesmée, alors que son regard dévorait Dorian. « Pauvre petit garçon » dit-elle dans un murmure.
@Kasey Pryor
@Carry Harrison
Alice ne l’avait pas quitté. Elle fusillait du regard l’immonde Bell. Non loin se tenait Huggins. Des malédictions silencieuses roulaient sur les lèvres de la jeune sorcière. Ces deux démons avaient décidé de s’en prendre à Père. Alice ne les oublierait pas. Père non plus, cela allait sans dire.
« Un jugement trop prompt est souvent sans justice » dit Thomas a l’attention des deux hommes. Alice reconnu les mots de Voltaire. Il ne dit rien de plus, car cette citation suffisait à elle même. Ils avaient déjà décidés que Père était coupable. Quelle que soit sa défense, il n’obtiendrait pas leur soutien.
Enfin, l’avocate de Père prit la parole. Alice l’avait désespérément attendu. Comme avec le père d’Elfie, elle allait enfin prendre la défense de Père. N’était-ce pas pour cela qu’elle était payée ?
Mais nulle défense ne vint. Il s’agissait de tout autre chose.
A côté d’elle, Thomas s’était dressé. Alice s’arracha au procès pour regarder son frère, dont les yeux s’étaient grand ouvert. A le voir ainsi, Alice lui prêtait quelques ressemblances avec un enfant inquiet. Même lorsque le feu dansait devant lui, il n’était pas ainsi. Quelque chose n’allait pas. Thomas avait perçu quelque chose qui échappait à Alice.
N’était-ce pas une bonne chose, cette proposition ? Père pourrait être libre, et même récupéré un métier. Plus jamais il n’aurait à craindre que, du jour au lendemain, on l’arrache au domaine familial pour le renvoyer à Azkaban. Bien sûr, il avait quelques concessions à faire, c’était tout naturel. Père devrait accepter de travailler pour ceux qui l’ont jeté en prison. Mais il serait au côté d’oncle Nerrah. Avec lui à ses côtés, ce serait moins difficile pour Père, c’est évident. A cet instant, Alice se moquait bien de l’idée de voir Père travailler pour des oppresseurs. Tout ce qui comptait à ses yeux, c’était sa liberté et la fin de ses tourments.
Son cœur se drapa de joie. C’était une belle proposition ! Si le Conseil acceptait, la vie pourrait reprendre son cours, et Père…
Par Circée, pourquoi diable Thomas affichait-il cet air affecté ? Alice se pencha un peu pour capter son regard. Elle le suivit des yeux, jusqu’à croiser ceux de son père.
Non. Père ne rirait pas avec les hyènes.
Livide, Alice écouta les mots acerbes de Père. Il crachait sur le Conseil. Il n’avait jamais voulu se prononcer sur ce nouveau gouvernement, ni sur la ségrégation que subissait les Nés-Moldus. Il avait choisi de le faire aujourd’hui, au pire endroit possible.
Alice se sentait légère, comme si son âme venait de quitter son corps. Elle était comme absente, délivrée de son enveloppe charnelle. Son regard droit sur Père, Alice réalisait à quel point cette dignité qu’elle avait toujours adorée était un poison. Père était égoïste. Père venait de se condamner par orgueil.
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RENESMÉE NERRAH
« Voilà un jeu dangereux auquel tu te livres, tendre époux » pensa Renesmée dans un sourire amusé. « Penses-tu réellement que le soutien des Souillés te protégera de la condamnation ? » C’était osé, et en cela Renesmée reconnaissait son mari. Bien caché sous sa cape d’austérité, on oubliait parfois qu’il s’agissait d’un homme joueur. Mais en ce jour, c’était sa vie qu’il pariait. Dorian ne regagnerait pas la France. Au mieux, il retrouverait Azkaban. Au pire… la potence.
C’était ce qu’attendait Carry. Pourquoi diable s’emporter ainsi ? Les mots de Dorian étaient parvenu à toucher la jeune fille.
« Vous entrez dans son jeu » glissa t-elle a l’enfant. « Votre mine effarouchée est sa victoire. Taisez votre rancoeur. Entre les mains des mauvaises personnes, elle pourrait être utilisée à votre désavantage. Les griefs que vous avez avec Alice ne vous ont donc pas servi de leçon ? »
Renesmée planta ses yeux sur Carry.
« Dorian a scrupuleusement choisi chacun de ses mots. Rien ne sort jamais de sa bouche sans bonne raison. Il cherche à s’attirer la sympathie des sorciers au sang impur. Que croyez-vous qu’ils penseront si Dorian est condamné ? Que feront-ils, si un Sang-Pur se liguent contre d’autres, dans le seul but de les préserver ? »
L’Allemande se détourna de la jeune Harrison, son regard revenant à son époux.
« Dorian est tourmenté par les morts qu’il n’a pas pu évité. Ses nuits sont épouvantables. Je suis certaine qu’il s’approprie le présumée décès de ce moldu, et craint de nouveaux cauchemars. Pourquoi croyez-vous qu’il est devenu Auror ? Pour aider le petit peuple ? Non. C’est pour lutter contre ses remords. Je pensais naïvement qu’il l’avait oublié, qu’il était devenu sincère dans son combat. Aujourd’hui, je réalise qu’il utilise à nouveau les autres pour se préserver. »
Un fin sourire étira les lèvres de Renesmée, alors que son regard dévorait Dorian. « Pauvre petit garçon » dit-elle dans un murmure.
@Kasey Pryor
@Carry Harrison
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
27 sept. 2022, 07:35
Silence dans la salle
Kasey était bouche bée par ce qu'il venait d'entendre, tandis que son père se redressait, le regarde remplit d'admiration. Bien sûr, il ne pouvait qu'être d'accord avec ce que Mr. Sangblanc venait de balancer à la gueule du jury.
— Je n'aurais jamais osé, je dois bien l'avouer, dit-il quand Sangblanc eut fini sa tirade. Votre père a toujours su forcer le respect.
— En espérant qu'il s'en sorte pour le mieux, il vient de se faire des ennemies
— On ne peut condamner un homme sur son opposition à un gouvernement. Cela reviendrait à de la dictature.
— Tu penses qu'ils sont à ce détail près ?
— Honnêtement, je ne m'attends à rien, surtout avec elle.
Robert désigne Sierra Bell qui, de nouveau, se montre désagréable au plus au point. Elle ne fait que de se montrer, aucune retenue, c'était assez pitoyable à regarder. Même Malfoy semblait lasse de cette dernière. Kane prit ensuite la parole, l'avocate fit une dernière intervention et Kasey soupire :
— Le mieux serait qu'il s'en sorte avec une interdiction de revenir sur les îles britanniques ?
— cela serait le mieux, en effet, bien mieux que de perdre toute liberté et être enfermé à Azkaban. En espérant qu'ils seront cléments après ce qu'il vient de dire.
Kasey en doute fortement, mais ne fit rien savoir.
@Alice Sangblanc (j'adore totalement Dorian)
— Je n'aurais jamais osé, je dois bien l'avouer, dit-il quand Sangblanc eut fini sa tirade. Votre père a toujours su forcer le respect.
— En espérant qu'il s'en sorte pour le mieux, il vient de se faire des ennemies
— On ne peut condamner un homme sur son opposition à un gouvernement. Cela reviendrait à de la dictature.
— Tu penses qu'ils sont à ce détail près ?
— Honnêtement, je ne m'attends à rien, surtout avec elle.
Robert désigne Sierra Bell qui, de nouveau, se montre désagréable au plus au point. Elle ne fait que de se montrer, aucune retenue, c'était assez pitoyable à regarder. Même Malfoy semblait lasse de cette dernière. Kane prit ensuite la parole, l'avocate fit une dernière intervention et Kasey soupire :
— Le mieux serait qu'il s'en sorte avec une interdiction de revenir sur les îles britanniques ?
— cela serait le mieux, en effet, bien mieux que de perdre toute liberté et être enfermé à Azkaban. En espérant qu'ils seront cléments après ce qu'il vient de dire.
Kasey en doute fortement, mais ne fit rien savoir.
@Alice Sangblanc (j'adore totalement Dorian)
| Anxiété sociale : introverti || ✓ flood & mp || x jeu & animation |
"Je préfère pas, raconter ça, personne n’y croit" Pomme - _Jan carte de noël color : #A47786 |
Absence : 00.00.00 à 00.00.00 Activité : grosse baisse |
27 sept. 2022, 21:57
Silence dans la salle
Alors le procès continuait de se dérouler sous ses yeux, Orphéa elle, continuait de fixer Sierra. Elle essayait en vain, de trouver une quelconque ressemblance avec Bad. Il n’avait vraiment rien à voir avec sa tante. Rien. Ce n’est qu’après quelques minutes qu’elle se re concentra réellement sur le procès. Et c’est à ce moment-là que se produisit l’impensable. Alors qu’on interrogeait à nouveau Monsieur Sangblanc, celui-ci répondit avec une honnêteté incroyable. Il affirmait haut et fort ne pas reconnaître la légitimée du conseil. Il leur faisait front publiquement, devant l’entièreté de la communauté sorcière. La jeune fille ne put s’empêcher de jeter un regard en biais à sa grand-mère qui grinçait des dents. Cela donnait presque envie à la petite brune de rigoler, mais elle se retint. Elle pouvait facilement imaginer la fumée sortir de ses oreilles. Il dénonçait ouvertement le manque de tolérance du gouvernement actuel, s’imposant ainsi comme une figure de la lutte contre les discriminations liées au sang. Quand elles étaient plus jeunes, Alice avait souvent vanté les mérites de son père, et si Orphéa pensait jusqu’alors qu’il ne s’agissait que d’un simple sentiment d’admiration équivalent à celui qu’elle ressentait envers son père, elle comprenait à présent qu’il n’en était rien. Cet homme était réellement un héros, prêt à défendre ses valeurs au péril de sa liberté. Ou alors il était incroyablement stupide. La Serpentard ne savait pas réellement si ce genre de franchise allait jouer en sa faveur, mais elle se doutait que non. Les fervents adorateurs du conseil qui composaient le jury risquaient de voir d’un mauvais œil ces déclarations. Elle ne put s’empêcher de jeter un petit regard vers son amie, mais ne vit malheureusement pas grand-chose. La foule semblait parcourue d’un mouvement qui accompagnait les murmures, et lui empêchait de voir la fille aux cheveux blancs. Orphéa avait envie de savoir, Dorian venait il de se condamner lui-même ou non ? Elle n’y connaissait rien à la politique, mais après de telles déclarations qui étaient retransmises publiquement, le condamner ne serait-il pas perçu comme de la censure ? Est-ce que le conseil ne risquait pas de se mettre une partie de la population sorcière à dos ? Et si le conseil en avait conscience, est-ce que cela ne pouvait pas plutôt jouer en sa faveur ? C’était une manœuvre risquée, mais finalement, pas si stupide que cela. Si l’opinion publique se rangeait derrière lui, les choses risquaient de devenir drôlement inconfortables pour le conseil. Et elle savait que sa grand-mère souhaitait par dessus tout, éviter de nouvelles vagues. Finalement, la jeune fille se ravisa. Il n’était peut-être pas incroyablement stupide, mais bien incroyablement malin.
444 mots
Sorcière adulte, étudiante à l’ISDM •
L’influenceuse qui lance des modes cheloues / Elue Star des cachots et Romantique 2047
444 mots
Sorcière adulte, étudiante à l’ISDM •
L’influenceuse qui lance des modes cheloues / Elue Star des cachots et Romantique 2047
28 sept. 2022, 22:50
Silence dans la salle
Contexte actuel (résolution n°17) :
❝ La salle d'audience est évacuée durant le temps des délibérés. Guidé par les policiers magiques, le public doit attendre à l'extérieur, dans la Cour centrale du Consilium, alors que les accusés restent dans leur box. ❞
Ena Varma, 21 ans, Gazette du sorcier
#b45f06
Maîtresse du Jeu
3 oct. 2022, 10:57
Silence dans la salle
6 oct. 2022, 23:24
Silence dans la salle
Le temps passait trop vite. Si vite que les spectateurs qui venaient à peine de quitter la salle d’audience étaient déjà invités à revenir. Contrairement à l’attente du jugement de l’accusée précèdent, celui-ci semblait n’avoir pris que quelques minutes avant que le juré ne décide de rendre leur verdict. Pour Carry, le fait que tout le monde soit déjà de retour n’était qu’un signe emplit de bonne nouvelle. Avec les dires de Dorian Sangblanc, il n’était pas difficile de décider du sort de de l’accusée.
Une fois la salle remplit de nouveaux, Carry, le sourire aux lèvres, repris sa place aux cotée de ses proches en retenant tout signe d’excitation. Alors que tout le monde reprenait leur place, l’impatience que ressentait la jeune sang-pur était en ébullition. Pourquoi diable fallait-il attendre que tout le monde s’installe pour annoncer le résultat d’un procès dont la fin était évidente ? Dorian Sangblanc allait de nouveau porter ses habits de prisonniers et cette fois, Carry aurait le privilège de voir enfin Alice brisée. Est-ce que sa fierté couvrirait ses larmes ? Une question dont la jeune Harrison avait hâte d’avoir la réponse quand ses yeux se posèrent enfin sur le chef du Conseil.
Le temps se figea en un instant. L’air se fit plus lourds tandis que les murmures se propagèrent comme poussière fasse au vent. Le verdict avait été donné et pourtant Carry avait l’impression qu’il n’était jamais venu. La jeune adulte resta figer sur son siège, pale comme le marbre, elle ne disait rien. Les yeux grands ouverts, trop secouée pour bouger, ses oreilles refusaient d’accepter ce qu’ils venaient d’entendre. Acquitter… Comment un mot si simple pouvait posséder autant de pouvoir ? Carry avait envie de crier d’indignation, de secouer la salle entière et de dénoncer ce procès comme une vaste blague. Mais elle ne fit rien. Elle tourna lentement sa tête pour observer la réaction de ses parents espérant y trouver du réconfort, mais ce fut absolument tout le contraire. Dayla et Ivelios étaient tous sauf révoltée par la situation. Tous deux regardaient la scène avec satisfaction. Bras dessus-dessous, Dayla s’approcha du cou de son mari et y déposa un baiser avant de se laisser reposer dans ses bras.
« - J’admets avoir doutée, mon cher. » Confia la femme en remettant en place le col de son mari.
« - Vous n’étiez guère la seule… la plaidoirie de Dorian nous met dans une situation délicate, mais le résultat est là. Il est libre. »
« - Je regrette amèrement de ne pas avoir été choisie comme juge pour ce procès. Tout cela aurait beaucoup plus simple pour nous. » Dayla soupira et repris « Malefoy ne laissera jamais passer cela, regardez-le. Quand bien même il essaye de rester respectueux aux yeux du public, vous pouvez voir qu’il est furieux. »
« Honnêtement, qui ne le serait pas ? Dorian s’est lui-même déclarée ennemi du Conseil d’une certaine manière. » Ivelios marqua une pause avant de lancer un regard en direction de Dorian Sangblanc. « Si Malefoy remonte jusqu’à nous, et il y arrivera tôt ou tard, nous devrons lui expliquer le pourquoi de nos agissement…Mais tant qu’on ne nous demande rien, il est inutile que l’on apporte plus ample information. En attendant que père nous tombe dessus, procédons à l’étape suivante voulez-vous ? J'ai une autre affaire dont je dois m'occuper. On se retrouve au manoir. »
Sur ses mots, Ivelios se leva du banc et lança un regard bienveillant vers Carry qui ne lui rendit qu’un regard emplit d’incompréhension. Conscient de l’ignorance de sa fille, l’homme se contenta d’une simple tape sur la tête et d’un clin d’œil vers sa fille avant d’aller en direction des deux concernées du public.
« - Miss Sangblanc, Monsieur Sangblanc. » Interpella-t-il respectueusement a mi-voix, en s’approchant d’eux les mains dans le dos. « Je vous adresse mes plus sinceres félicitations pour la libération de votre père. Sa libération est une surprise pour tous. » Il s’esclaffa discretement puis repris « Une surprise, certes, mais elle n’en reste pas moins la bienvenue. » Ses yeux clairs quittèrent le duo et se concentrèrent vers Thomas Sangblanc. « Mon cher Thomas… J'ai rempli ma part du contrat comme convenu, j’espère que vous remplirez la vôtre dans les plus bref delais… Dans tous les cas, j’attends votre venu au manoir très bientôt avec impatience. »
Dans une derniere poignee de main comme pour signer un pacte, Ivelios présenta ses salutations a la derniere Sangblanc d’un signe de tete et tourna les talons en direction de la sortie. Sans jeter un regard derrière lui, Il réajusta son long manteau noir sur ses épaules et se dirigea vers les portes de la cour dans une démarche lente et assurée. Enfin, c’est entre les murmures du publique qu’Ivelios Harrison se fraya un chemin jusqu’à l’extérieur ou il transplanna vers une destination que lui seule connaissait. Désormais, il ne pouvait plus faire marche arrière.
@Alice Sangblanc
Une fois la salle remplit de nouveaux, Carry, le sourire aux lèvres, repris sa place aux cotée de ses proches en retenant tout signe d’excitation. Alors que tout le monde reprenait leur place, l’impatience que ressentait la jeune sang-pur était en ébullition. Pourquoi diable fallait-il attendre que tout le monde s’installe pour annoncer le résultat d’un procès dont la fin était évidente ? Dorian Sangblanc allait de nouveau porter ses habits de prisonniers et cette fois, Carry aurait le privilège de voir enfin Alice brisée. Est-ce que sa fierté couvrirait ses larmes ? Une question dont la jeune Harrison avait hâte d’avoir la réponse quand ses yeux se posèrent enfin sur le chef du Conseil.
Le temps se figea en un instant. L’air se fit plus lourds tandis que les murmures se propagèrent comme poussière fasse au vent. Le verdict avait été donné et pourtant Carry avait l’impression qu’il n’était jamais venu. La jeune adulte resta figer sur son siège, pale comme le marbre, elle ne disait rien. Les yeux grands ouverts, trop secouée pour bouger, ses oreilles refusaient d’accepter ce qu’ils venaient d’entendre. Acquitter… Comment un mot si simple pouvait posséder autant de pouvoir ? Carry avait envie de crier d’indignation, de secouer la salle entière et de dénoncer ce procès comme une vaste blague. Mais elle ne fit rien. Elle tourna lentement sa tête pour observer la réaction de ses parents espérant y trouver du réconfort, mais ce fut absolument tout le contraire. Dayla et Ivelios étaient tous sauf révoltée par la situation. Tous deux regardaient la scène avec satisfaction. Bras dessus-dessous, Dayla s’approcha du cou de son mari et y déposa un baiser avant de se laisser reposer dans ses bras.
« - J’admets avoir doutée, mon cher. » Confia la femme en remettant en place le col de son mari.
« - Vous n’étiez guère la seule… la plaidoirie de Dorian nous met dans une situation délicate, mais le résultat est là. Il est libre. »
« - Je regrette amèrement de ne pas avoir été choisie comme juge pour ce procès. Tout cela aurait beaucoup plus simple pour nous. » Dayla soupira et repris « Malefoy ne laissera jamais passer cela, regardez-le. Quand bien même il essaye de rester respectueux aux yeux du public, vous pouvez voir qu’il est furieux. »
« Honnêtement, qui ne le serait pas ? Dorian s’est lui-même déclarée ennemi du Conseil d’une certaine manière. » Ivelios marqua une pause avant de lancer un regard en direction de Dorian Sangblanc. « Si Malefoy remonte jusqu’à nous, et il y arrivera tôt ou tard, nous devrons lui expliquer le pourquoi de nos agissement…Mais tant qu’on ne nous demande rien, il est inutile que l’on apporte plus ample information. En attendant que père nous tombe dessus, procédons à l’étape suivante voulez-vous ? J'ai une autre affaire dont je dois m'occuper. On se retrouve au manoir. »
Sur ses mots, Ivelios se leva du banc et lança un regard bienveillant vers Carry qui ne lui rendit qu’un regard emplit d’incompréhension. Conscient de l’ignorance de sa fille, l’homme se contenta d’une simple tape sur la tête et d’un clin d’œil vers sa fille avant d’aller en direction des deux concernées du public.
« - Miss Sangblanc, Monsieur Sangblanc. » Interpella-t-il respectueusement a mi-voix, en s’approchant d’eux les mains dans le dos. « Je vous adresse mes plus sinceres félicitations pour la libération de votre père. Sa libération est une surprise pour tous. » Il s’esclaffa discretement puis repris « Une surprise, certes, mais elle n’en reste pas moins la bienvenue. » Ses yeux clairs quittèrent le duo et se concentrèrent vers Thomas Sangblanc. « Mon cher Thomas… J'ai rempli ma part du contrat comme convenu, j’espère que vous remplirez la vôtre dans les plus bref delais… Dans tous les cas, j’attends votre venu au manoir très bientôt avec impatience. »
Dans une derniere poignee de main comme pour signer un pacte, Ivelios présenta ses salutations a la derniere Sangblanc d’un signe de tete et tourna les talons en direction de la sortie. Sans jeter un regard derrière lui, Il réajusta son long manteau noir sur ses épaules et se dirigea vers les portes de la cour dans une démarche lente et assurée. Enfin, c’est entre les murmures du publique qu’Ivelios Harrison se fraya un chemin jusqu’à l’extérieur ou il transplanna vers une destination que lui seule connaissait. Désormais, il ne pouvait plus faire marche arrière.
@Alice Sangblanc