13 oct. 2022, 18:07
Ombre.
Ton Ombre est couleur de la pluie,
De mes regrets, du temps qui passe.
Elle disparaît et s'efface
Mais envahit tout à la nuit.
-Jacques Douai

Mercredi 9 octobre 2047.
Repas du Soir.
Je l'ai encore vue, l'Ombre. J'étais en train de faire mes devoirs lorsqu'elle est apparue. Mais cette fois-ci n'était pas comme les autres, non. Cette fois, j'ai pu la voir nettement, aussi bien que je vois le verre de jus de citrouille devant moi. En général, je l'entend clairement, mais dès que je la cherche du regard je ne parviens qu'à l'apercevoir du coin de l'oeil. Mais aujourd'hui ce ne fut pas le cas. Lorsque je me suis tourné vers elle, je m'attendais à ce qu'elle disparaisse, comme à son habitude. Mais ce n'est absolument pas ce qu'il s'est passé, elle a cruellement soutenu mon regard, et pendant au moins dix longues secondes je suis resté paralysé à ne savoir que faire. Elle ne s'est évaporée qu'au moment où j'ai cligné des yeux. Cette apparition me laisse un arrière goût étrange, j'ignore quoi en penser.
Une partie de moi veut absolument oublier ce qu'elle a vu mais l'autre ne laisserait pour rien au monde ce sentiment d'enfin savoir. Chaque jour qui passe l'Ombre devient un peu plus claire pour moi. Je me suis d'ailleurs fait à l'idée qu'elle est maintenant en moi, et que je ne peux rien y faire. Mais néanmoins, elle m'effraie toujours autant, alors chaque indice que j'ai sur sa vraie nature, je garde. Et son apparence, s'en est un, d'indice. Alors, j'ai su ce que je devais faire, je devais la dessiner. Ainsi, j'aurais une trace, et si j'ai le malheur de ne plus m'en souvenir, je n'aurais qu'à regarder mon croquis pour m'en rappeler. L'idée m'a parue brillante, alors je suis monté de la salle commune avec un petit carnet vierge dans lequel j'ai décidé de consigner toutes mes informations sur Elle et quelques crayons. Cependant, maintenant que je suis devant la feuille, je ne suis plus trop sûr de moi. J'ai l'impression que la dessiner ne la rendra que plus réelle. J'hésite.
Je finis par poser mon crayon sur la feuille, et à ce moment, je cesse de réfléchir. Ma main trace d'elle même l'affreuse silhouette de cette Ombre qui me tourmente. Elle ne tremble pas, mes gestes sont précis et affirmés. J'ai alors la conviction que je fais ce qu'il faut. Moi qui n'ait pas l'habitude de dessiner, je le fais actuellement avec une facilité déconcertante, comme si quelque chose ou quelqu'un guidait mon tracé. De temps à autre je marque une pause en buvant et grignotant un petit quelque chose. Je n'ai pas besoin de plus, je n'ai pas vraiment faim et je suis trop concentré sur mon oeuvre pour risquer de perdre du temps en mangeant. Je compenserais plus tard, si j'y pense.
Lorsque j'ai fini, je recule un peu mon dessin, pour le voir sous un autre angle. Il est vraiment abominable. Enfin, je m'exprime mal, le dessin est très réussi, c'est l'Ombre qui est abominable. Je grimace en constatant que je la subis depuis si longtemps, elle m'horrifie. Je suis cependant un peu fier et satisfait de mon dessin, il est vraiment conforme à ce que j'ai vu. Je vais pouvoir le montrer à Lexa, ce sera plus clair pour elle avec des images. Je n'ose pas trop lui parler de l'Ombre en temps normal pour ne pas l'inquiéter mais cette fois elle devra faire avec, j'ai enfin un semblant de preuve. C'est assez étrange mais pour une fois je suis satisfait qu'elle me soit apparue. Peut-être ne devrais-je pas l'être autant?
Je m'applique en écrivant "Ombre" sur le bas de la page.
/!\ Dans le reducio se trouve le dessin de l'Ombre d'Antonn qui peut être jugé effrayante.
Cet écrit est libre, vous pouvez donc répondre si vous voulez réagir au dessin d'Antonn que vous auriez aperçu, ou même si vous voulez simplement interagir, échanger avec lui. Je vous demanderais seulement de m'envoyer un hibou au préalable! Merci d'avoir lu jusqu'ici.
De mes regrets, du temps qui passe.
Elle disparaît et s'efface
Mais envahit tout à la nuit.
-Jacques Douai

Mercredi 9 octobre 2047.
Repas du Soir.
Je l'ai encore vue, l'Ombre. J'étais en train de faire mes devoirs lorsqu'elle est apparue. Mais cette fois-ci n'était pas comme les autres, non. Cette fois, j'ai pu la voir nettement, aussi bien que je vois le verre de jus de citrouille devant moi. En général, je l'entend clairement, mais dès que je la cherche du regard je ne parviens qu'à l'apercevoir du coin de l'oeil. Mais aujourd'hui ce ne fut pas le cas. Lorsque je me suis tourné vers elle, je m'attendais à ce qu'elle disparaisse, comme à son habitude. Mais ce n'est absolument pas ce qu'il s'est passé, elle a cruellement soutenu mon regard, et pendant au moins dix longues secondes je suis resté paralysé à ne savoir que faire. Elle ne s'est évaporée qu'au moment où j'ai cligné des yeux. Cette apparition me laisse un arrière goût étrange, j'ignore quoi en penser.
Une partie de moi veut absolument oublier ce qu'elle a vu mais l'autre ne laisserait pour rien au monde ce sentiment d'enfin savoir. Chaque jour qui passe l'Ombre devient un peu plus claire pour moi. Je me suis d'ailleurs fait à l'idée qu'elle est maintenant en moi, et que je ne peux rien y faire. Mais néanmoins, elle m'effraie toujours autant, alors chaque indice que j'ai sur sa vraie nature, je garde. Et son apparence, s'en est un, d'indice. Alors, j'ai su ce que je devais faire, je devais la dessiner. Ainsi, j'aurais une trace, et si j'ai le malheur de ne plus m'en souvenir, je n'aurais qu'à regarder mon croquis pour m'en rappeler. L'idée m'a parue brillante, alors je suis monté de la salle commune avec un petit carnet vierge dans lequel j'ai décidé de consigner toutes mes informations sur Elle et quelques crayons. Cependant, maintenant que je suis devant la feuille, je ne suis plus trop sûr de moi. J'ai l'impression que la dessiner ne la rendra que plus réelle. J'hésite.
Je finis par poser mon crayon sur la feuille, et à ce moment, je cesse de réfléchir. Ma main trace d'elle même l'affreuse silhouette de cette Ombre qui me tourmente. Elle ne tremble pas, mes gestes sont précis et affirmés. J'ai alors la conviction que je fais ce qu'il faut. Moi qui n'ait pas l'habitude de dessiner, je le fais actuellement avec une facilité déconcertante, comme si quelque chose ou quelqu'un guidait mon tracé. De temps à autre je marque une pause en buvant et grignotant un petit quelque chose. Je n'ai pas besoin de plus, je n'ai pas vraiment faim et je suis trop concentré sur mon oeuvre pour risquer de perdre du temps en mangeant. Je compenserais plus tard, si j'y pense.
Lorsque j'ai fini, je recule un peu mon dessin, pour le voir sous un autre angle. Il est vraiment abominable. Enfin, je m'exprime mal, le dessin est très réussi, c'est l'Ombre qui est abominable. Je grimace en constatant que je la subis depuis si longtemps, elle m'horrifie. Je suis cependant un peu fier et satisfait de mon dessin, il est vraiment conforme à ce que j'ai vu. Je vais pouvoir le montrer à Lexa, ce sera plus clair pour elle avec des images. Je n'ose pas trop lui parler de l'Ombre en temps normal pour ne pas l'inquiéter mais cette fois elle devra faire avec, j'ai enfin un semblant de preuve. C'est assez étrange mais pour une fois je suis satisfait qu'elle me soit apparue. Peut-être ne devrais-je pas l'être autant?
Je m'applique en écrivant "Ombre" sur le bas de la page.
/!\ Dans le reducio se trouve le dessin de l'Ombre d'Antonn qui peut être jugé effrayante.
Reducio

Cet écrit est libre, vous pouvez donc répondre si vous voulez réagir au dessin d'Antonn que vous auriez aperçu, ou même si vous voulez simplement interagir, échanger avec lui. Je vous demanderais seulement de m'envoyer un hibou au préalable! Merci d'avoir lu jusqu'ici.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
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