Recueil d'OS PNJ Moments de vie

Ce recueil d'OS a pour but de relater quelques évènements de la vie de Maddison, de son déménagement à Leeds en 2039 jusqu'à aujourd'hui. Ces moments peuvent être importants pour elle comme des souvenirs oubliés : ces écrits sont surtout là pour comprendre encore plus mon personnage et m'amuser à rédiger sa vie depuis ce jour-là.

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Sommaire
Dernière modification par Maddison Nash le 16 juil. 2026, 21:19, modifié 2 fois.

Recueil d'OS PNJ Moments de vie
Fin février 2046, fin de matinée
Laboratoire de Leeds
28 ans

Maddison savait qu’elle n’aurait pas dû s’emballer et attendre une réponse officielle avant de s’imaginer quitter le laboratoire dans un futur proche. Mais c’était plus fort qu’elle, elle tenait à honorer l’héritage de sa cousine et reconstruire la boutique dans laquelle elle a adoré conseiller des clients venant sur place pour remplir leurs stocks d’ingrédients.

Oui, cela veut dire que démissionner de son poste de potionniste aurait été inévitable mais ce n’était pas tant un problème pour elle : elle a déjà vécu de nombreuses et belles années dans ce laboratoire. Elle a tellement appris qu’elle sait qu’elle pourrait très bien continuer à faire des expériences de son côté, à bien plus petite échelle, bien sûr.

Seulement voilà, la blonde a appris la veille qu’elle ne pourrait pas prendre la gérance de la boutique. Tout d’un coup, bien qu’elle adore son métier actuel, elle se sent piégée à Leeds alors qu'elle rêvait de reconstruction à Londres. Son optimisme a joué en son défaveur, cette fois-ci, et cela se répercute fortement sur son moral : l’Ecossaise ne sait pas cacher ses émotions et, même si elle ne dit rien sur leur cause et qu’elle travaille efficacement depuis quelques heures, son visage fermé ne passe pas aperçu.

Henry, son ami et binôme de toujours, ne peut rester silencieux face à la moue déçue de la jeune femme. Si les autres employés du laboratoire le font sans problème, l’Anglais n’arrive pas travailler dans ces conditions. Il sait que Maddison aime son travail et que peu de choses lui feraient prendre un jour de congé mais il ne peut plus la voir s’infliger tout ça sans en parler à qui que ce soit. Il lui propose donc de faire une pause et l’entraine à l’extérieur avant qu'elle ait le temps de refuser.


- Eh, qu’est-ce qui se passe ? On bosse sur un projet qui te branche bien, pourquoi tu tires une tronche pareille ?

L’homme n’est pas du genre à manquer de tact mais il sait qu’avec Maddison, il n’a pas besoin de passer par quatre chemins. Si ça peut déplaire à certains, c’est pourtant une des qualités qu’il apprécie le plus chez elle.

Evidemment, Maddison ne compte pas tourner autour du chaudron une fois qu’on lui pose la question, encore moins avec la personne dont elle se sent le plus proche ici. Ils ont tout partagé depuis qu’ils ont fait connaissance lors de leur deuxième année à Poudlard et ça ne va pas changer maintenant.

La jeune femme s’empresse d’avaler la fin de son café avant de tout balancer sans aucun filtre :


- Hum, tu te souviens quand je t’ai dit que j’avais hérité de la boutique de ma cousine au Chemin de Traverse ? Henry hoche la tête, donc elle ne perd pas de temps et poursuit ses explications. Alors voilà, j’ai eu une réponse hier pour savoir si je pouvais potentiellement reprendre la gérance de la boutique lorsqu’elle sera reconstruite et, suite au décret de reconstruction, ils ont annoncé vouloir faire attention aux personnes qui postuleraient pour ne pas avoir un nouveau gérant contre le Conseil, en gros.

- Et comme tu étais sa cousine, aucune chance qu’ils te laissent prendre les rênes, c’est ça ?

- J’ai pas tenté de me renseigner personnellement mais je suppose que ce serait ça, oui. A moins que je prête allégeance au Conseil ou autres mais ça, ça n’arrivera jamais.

- Haha, tu m’étonnes. Je vois, c’est bien normal que ça te mette dans cet état, depuis le temps que tu essayais de faire renaitre la boutique...

- Mais OUI ! Ça m’énerve mais à un point…

Un silence s’installe. Si Maddison ne sait pas comment rebondir, Henry, quant à lui, se triture les méninges pour trouver une solution. Hors de question que la boutique soit aux mains d’une autre personne que la potionniste.

- Dis-moi, tu crois qu’ils trouveraient quelque chose à redire si c’est un ami à toi qui postule ?

- Comment ça ? Non, je pense pas…

- Parfait alors, on fait comme ça alors !

La jeune femme met un petit temps à comprendre où son collègue veut en venir. Si elle avait encore du café en bouche, nul doute qu'elle l'aurait complètement recraché.

- Attends, attends, quoi ? Mais tu vas pas devenir gérant de la boutique alors que ton poste ici te plait plus que tout ?!

- Oh tu sais, tant que je reste dans le domaine des potions, ça me va. Et puis, je dirai jamais non à une nouvelle expérience, tu le sais bien.

- Prends au moins le temps d’y réfléchir, non ?

Henry sourit. L’Ecossaise sait qu’il est du genre à prendre des décisions sur un coup de tête mais elle n’aurait jamais imaginé qu'il serait également capable de le faire sa situation professionnelle stable et qui lui plait.

- C'est vraiment sympa de ta part mais t’es vraiment pas obligé de faire ça pour moi, tu sais ?

- Je sais, mais tu mérites pas de voir tout ton projet tomber à l’eau. Si je peux t’aider et bien, tu peux compter sur moi.

Les cinq derniers mots de l’homme frappent la potionniste. Tout d’un coup, la voilà de retour dans la salle de potions de Poudlard, lors de sa deuxième année. C’était la première fois qu’elle était assise à côté d’un Serpentard aux cheveux bruns. Elle ne le connaissait pas tant que ça, c’était un garçon plutôt renfermé lors de ses premières années à Poudlard.

Pourtant, il n’a fallu que d’un cours en binôme pour que Maddison l’aide à aimer les potions, une des matières que le brun détestait pourtant le plus lors de sa première année. Il l’avait d’ailleurs remercié à la fin du cours car, grâce à elle, son avenir professionnel a, tout doucement, commencé à se dessiner. A ça, la blonde avait tout simplement répondu…


- Tu peux compter sur moi… murmure la blonde en regardant Henry.

Celui-ci la regarde, perplexe, mais Maddison ne répond que par un sourire sincère. Il ne pose donc pas plus de questions et il lui rend son sourire avant de la laisser retourner juste avant lui dans le laboratoire, bien heureux d’avoir pu effacer les pensées noires de sa collègue.
Dernière modification par Maddison Nash le 16 juil. 2026, 21:22, modifié 2 fois.

Recueil d'OS PNJ Moments de vie
Dimanche 6 octobre 2047
Leeds, appartement de Maddison
30 ans

Maddison sort tout juste du four le plat à tarte qui contient uniquement une pâte feuilletée : une cuisson à blanc, c’est comme ça qu’on appelle cette méthode de cuisson. Elle pose le plat non loin d’elle avant de mélanger la purée de potiron et tous les autres ingrédients qui se trouvent sur son plan de travail puis elle verse le tout dans le plat à tarte. Si elle fait en sorte d’y mettre un maximum de la préparation sur la pâte feuilletée, elle se garde tout de même quelques cuillérées à manger crues pour ne pas changer ses habitudes.

Il est temps de renfourner le plat pour une heure de cuisson avant de pouvoir déguster le fruit de son travail. La blonde soupire, contente d’en avoir enfin fini avec cette recette. Il faut dire que la trentenaire ne cuisine pas souvent et, même si elle peut apprécier cette activité, elle doit avouer qu’elle aime encore plus lorsqu’elle se termine.

L'Ecossaise laisse la vaisselle se faire magiquement puis elle s’assied devant la lettre qu’elle a scrupuleusement suivie durant une vingtaine de minutes. Elle survole quelques passages et laisse échapper un rire plus d’une fois. La blonde est bien consciente qu’elle a dû fatiguer, une nouvelle fois, cette pauvre Anna qui avait bien d’autres choses à faire que rédiger cette fichue lettre.


Mais enfin, où as-tu encore mis ma lettre de l’an passé ? Tu fais exprès de les perdre chaque année, ma parole !

Maddison secoue lentement la tête tout en grimaçant légèrement : non, elle n’est pas du genre à faire ce genre de choses exprès. Mais une chose est sûre, elle compte bien garder celle-ci précieusement pour ne pas avoir à lui redemander sa fameuse recette de tarte à la citrouille. En espérant qu'elle ne disparaisse pas on ne sait où comme toutes les autres avant elle...


Pourtant, une recette, c’est ton quotidien en potions, tu devrais la connaitre sur le bout des doigts depuis le temps ! J’ai parfois un peu de mal à comprendre comment ta mémoire fonctionne…

Cette fois-ci, la jeune femme ne peut s’empêcher d’éclater de rire : c’est vrai que, vu comme ça, elle devrait se poser des questions… Heureusement, elle sait que son ancienne gouvernante dit tout ça sur le ton de la rigolade et qu’elle ne le prend pas mal une seule seconde.

Elle pose un instant la lettre devant elle pour tenter de se souvenir de la dernière fois qu’elle a réalisé une tarte à la citrouille avec Anna : c’était un premier dimanche d’octobre, comme chaque année, et Owen était également avec elles, contrairement à Alicia qui était déjà à Poudlard. L’année suivante, elle était à Poudlard et seul Owen a pu faire perdurer cette tradition avec Anna, ce qui désolait beaucoup la Poufsouffle.

Dès qu’elle a pu s’aventurer à Pré-au-Lard, la jeune fille a fait évoluer cette tradition en mangeant une patacitrouille chaque premier dimanche d’octobre. C’était sa façon à elle de ne pas laisser tomber cette coutume à laquelle elle donnait tant d’importance : jamais ses parents ne faisaient une chose du genre avec elle ou sa fratrie, il était donc important pour elle de souligner et de conserver autant que possible tous ces petits moments qui peuvent sembler insignifiants pour certains.

Avec une tradition pareille, Maddison aurait dû se douter qu’elle finirait à Poufsouffle, comment a-t-elle pu ne pas y penser ? Surtout que, depuis qu’elle a quitté la maison familiale, elle n’y a pas dérogé une seule fois, même si elle cuisinait seule, ces fois-ci. On peut donc comprendre que la pauvre Anna soit dépitée lorsqu’elle reçoit chaque année, durant la dernière semaine de septembre, une lettre qualifiée d’urgente par l’employée d’Apothic’herbes dans laquelle elle lui demande, pour la énième fois, cette fichue recette qu’elle n’a toujours retenue.

La nostalgie fait passer l’heure de cuisson à une vitesse. La trentenaire se hâte donc de sortir la tarte du four et elle se retient de la goûter tant qu’elle n’a pas au moins un peu refroidi. Heureusement, une fois qu’elle a la recette en face d’elle, l’ancienne Poufsouffle se débrouille parfaitement et cuisine une tuerie chaque année. Si ça n'était pas le cas, elle l'aurait sans doute refait on ne sait combien de fois jusqu'à obtenir un résultat parfait : elle est déterminée à faire perdurer cette tradition.

Contrairement aux autres années, elle se promet de ne pas la terminer en une soirée et de garder au moins deux parts pour un petit-déjeuner avec Henry le lendemain matin, avant d’accueillir les premiers clients de la semaine à la boutique.