Reflet du souvenir d’une étoile perdue
Juillet 2047, France
RP solo
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TW : ce RP parle sur tous les posts de la mort, et donc le deuil, - même si de manière plutôt abstraite sur certains points !
L’étendue bleu-gris mouvante chantait sa berceuse de sa voix à l’écume blanche, entonnant son air doux et apaisant. Mais le moment, teinté d’une mélancolie sourde et déchirante, griffait fatalement le ciel d’un bleu d’azur.
Le bleu. Pourquoi du bleu, ce bleu si paisible et sans soucis, cette couleur gaie à l’aspect charmeur et chaleureux, à la touche emprunte de lumière ?
Le ciel aurait dû être noir de jais, teinté d’une encre de tristesse et de regret, si sombre qu’il avalerait les étoiles et n’épargnerait personne. Noir, sombre, étouffant et terriblement triste, au-delà de la tristesse, au-delà de la colère, dépassant l’horizon définissable de la douleur, plus profond que tout, cette émotion si intense et indescriptible déchirant les entrailles étouffait et avalait toute pensée, toute lueur ou autre émotion que celle qui tuait tout.
Au-dessus de cette étendue d’eau qu'était la mer, au dessus de son roulis bruissant, la montagne s’étendait d’un vert émeraude et serein, tranquille, recouverte de ses prairies à l’herbage abondant. Toute cette nature ignorait la catastrophe. Toute cette nature ne savait rien. Rien. Ce mot trouva son raisonnement, chemina à travers les émotions d’un corps perdu, emporté par cette émotion si noire et dense qu’elle empêchait de voir quoi que ce soit d’autre. Rien. Il n’y avait rien.
Rien qui puisse la comprendre. Rien qui puisse la consoler. Rien qui ne puisse lui ramener ce qu’elle avait perdu. Rien...de rien.
Dernière modification par Cilblanc Elk le 25 oct. 2022, 21:22, modifié 2 fois.
Nous faisons partie du grand tout. Tout est conscient, il suffit d'écouter la nature... || Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit || Quatrième année RP || Couleur : #c64711
Spero Patronomiste, autrement dit membre du dortoir Spero Patronum
Reflet du souvenir d’une étoile perdue
Elle aspira un grand coup, sa bouche s'ouvrant comme un grand trou noir qui avalait toutes les émotions positives, et toutes les étoiles du monde. Une grande bouffée d'air frais, agréable et chatouillant ses narines, douce au parfum des embruns de la mer. Elle rouvrit les yeux, aveuglés par un flot intarissable et incompréhensible. D'où venait ce liquide limpide qui traversait son visage, jaillissant de ses yeux embués, le parcourant en de petits ruisseaux clairs et au goût légèrement salé, comme la mer. Mais ce liquide n'avait rien de magique comme l'océan qui s'étendait à ses pieds, et rappelant la douleur de Cilblanc, lui fit refermer ses fragiles paupières. Le noir surgit à nouveau, représentant si bien la vie de Cilblanc, sa vie qui avait basculé au moment le plus inattendu, au moment le plus beau et le plus triste, au moment le plus fragile.
Ce moment si fragile qu'un évènement terrible, lourd et maudit avait fendillé la glace si parfaitement constituée de la vie de Cilblanc. Ce poids lourd, invisible et insupportable, engloutissant la terre entière, avait éteint dans le regard de la jeune sorcière la petite étoile qui y était allumée. Son regard, voilé d'une douleur indescriptible, comme caché par un drap de deuil aussi noir que l'orage, aussi sombre et fatal qu'un écueil, avait perdu son éclat de joie et d'aventure. Pourquoi ? Pourquoi ?
Le ciel bleu, la montagne verte, tout lui indiquait d'ouvrir les yeux. Mais elle ne changerait pas d'avis, elle ne changerait pas de cap, car jamais elle ne retrouverait les étincelles de sa forêt. Et là non plus, rien n'y changerait, elle le savait.
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Ce moment si fragile qu'un évènement terrible, lourd et maudit avait fendillé la glace si parfaitement constituée de la vie de Cilblanc. Ce poids lourd, invisible et insupportable, engloutissant la terre entière, avait éteint dans le regard de la jeune sorcière la petite étoile qui y était allumée. Son regard, voilé d'une douleur indescriptible, comme caché par un drap de deuil aussi noir que l'orage, aussi sombre et fatal qu'un écueil, avait perdu son éclat de joie et d'aventure. Pourquoi ? Pourquoi ?
Le ciel bleu, la montagne verte, tout lui indiquait d'ouvrir les yeux. Mais elle ne changerait pas d'avis, elle ne changerait pas de cap, car jamais elle ne retrouverait les étincelles de sa forêt. Et là non plus, rien n'y changerait, elle le savait.
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Reflet du souvenir d’une étoile perdue
Ses bras appuyés contre la pierre, la dureté du sol sous ses pieds sembla la réveiller de ce cauchemar sans fin. Elle avait envie de hurler, mais seules des larmes salées coulaient à flots sur ses joues, inondant son visage de ruisseaux inarrêtables, dépourvus de joie et emprunts de solitude.
Quitté. Parti. Enfui. Déserté. Perdu. Perdu. Perdu parmi les étoiles scintillantes du ciel, perdu parmi les âmes envolées, perdu dans la voûte céleste aux reflets étoilés. Jamais elle ne le retrouverait. Plus jamais elle ne le toucherait, ne lui parlerait, ne s'amuserait avec lui, ne se blottirait avec lui comme pour se réconforter mutuellement. Elle voulait crier, mais aucun son assez fort, aucun hurlement assez puissant, aucun cri assez douloureux n'arrivait à trouver son chemin et à franchir la barrière de ses lèvres.
Elle se prit à rêver, à sentir un chatouillis sur ses jambes, à inspirer un air frais et pur qui embaumait jadis sa forêt, son parfum un peu boisé mais si irréel et magique ! Dans une lumière dorée, elle le revît, elle le retrouva. Son pelage si doux, si joli et son regard indescriptible ! Jamais tout à fait elle ne saurait se défaire de ce rêve. Il s'était imprimé pour toujours au plus profond de son être. Elle se souviendrait de ce souvenir perdu parmi les étoiles. Même s'il n'était plus là, Cilblanc conserverait cette image dans un coin abrité de son cœur.
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Quitté. Parti. Enfui. Déserté. Perdu. Perdu. Perdu parmi les étoiles scintillantes du ciel, perdu parmi les âmes envolées, perdu dans la voûte céleste aux reflets étoilés. Jamais elle ne le retrouverait. Plus jamais elle ne le toucherait, ne lui parlerait, ne s'amuserait avec lui, ne se blottirait avec lui comme pour se réconforter mutuellement. Elle voulait crier, mais aucun son assez fort, aucun hurlement assez puissant, aucun cri assez douloureux n'arrivait à trouver son chemin et à franchir la barrière de ses lèvres.
Elle se prit à rêver, à sentir un chatouillis sur ses jambes, à inspirer un air frais et pur qui embaumait jadis sa forêt, son parfum un peu boisé mais si irréel et magique ! Dans une lumière dorée, elle le revît, elle le retrouva. Son pelage si doux, si joli et son regard indescriptible ! Jamais tout à fait elle ne saurait se défaire de ce rêve. Il s'était imprimé pour toujours au plus profond de son être. Elle se souviendrait de ce souvenir perdu parmi les étoiles. Même s'il n'était plus là, Cilblanc conserverait cette image dans un coin abrité de son cœur.
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Reflet du souvenir d’une étoile perdue
A chaque parole, chaque geste effectué, elle la sentait à ses côtés. Sa forêt à la magie si intense et si belle, mais tant douloureuse ! Mais personne ne la comprenait vraiment. Les mots des autres la blessaient plus que ne la réconfortaient. Son seul baume pour soigner ses plaies ouvertes était de rêver, s'évader de son monde pour retrouver en rêve sa forêt dorée au parfum chargé de souvenirs.
Les gens persistaient à la faire sortir de son cauchemar par des paroles déplacées, comme si la mort de sa forêt n'était qu'une simple étape dans la vie. Une fois, et c'est passé. Mais c'était la deuxième, déjà. La première fois, elle n'avait pas éprouvé toute cette douleur, car elle n'avait pas en réalité compris. Son espoir s'était éteint. Sa première, sa préférée, sa jument. Mais Espoir était partie, comme Forêt l'était à présent.
Finalement, les gens avaient compris. Ils l'avaient laissé tranquille, laissé seule avec ses souvenir et sa douleur. C'est ce qu'elle souhaitait. Elle en avait assez de ces formules de politesse, trop creuses à son goût. Elle n'avait que faire des "je suis désolé", des "c'était ton chat ?" et toutes les autres paroles qui ne faisaient éveiller en Cilblanc que de l'exaspération. Elle n'arrivait pas, et n'arriverait pas, à se défaire du souvenir de son chat.
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Les gens persistaient à la faire sortir de son cauchemar par des paroles déplacées, comme si la mort de sa forêt n'était qu'une simple étape dans la vie. Une fois, et c'est passé. Mais c'était la deuxième, déjà. La première fois, elle n'avait pas éprouvé toute cette douleur, car elle n'avait pas en réalité compris. Son espoir s'était éteint. Sa première, sa préférée, sa jument. Mais Espoir était partie, comme Forêt l'était à présent.
Finalement, les gens avaient compris. Ils l'avaient laissé tranquille, laissé seule avec ses souvenir et sa douleur. C'est ce qu'elle souhaitait. Elle en avait assez de ces formules de politesse, trop creuses à son goût. Elle n'avait que faire des "je suis désolé", des "c'était ton chat ?" et toutes les autres paroles qui ne faisaient éveiller en Cilblanc que de l'exaspération. Elle n'arrivait pas, et n'arriverait pas, à se défaire du souvenir de son chat.
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Reflet du souvenir d’une étoile perdue
Elle inspira une nouvelle bouffée d'air. L'air pur, l'air vivifiant du matin au bord de la mer. Une bouffée de fraîcheur, de clarté, de nouvelles semences. Mais elle n'était pas prête à les laisser entrer, à les laisser germer, elle voulait se souvenir, elle voulait se rappeler du parfum de sa Forêt. Mais le vent léger lui apportait aussi son parfum, son odeur, son arôme, le reflet de Forêt. Alors elle le laissa lui pénétrer dans le cerveau, le remplir de reflets multicolore, de rouge, d'orange, de jaune, de vert, de bleu, de violet, de toutes les couleurs, afin de lui faire oublier son mal-être. Mais il ne passait pas.
Pourtant elle devrait vivre avec. Elle devrait continuer sa route, son chemin. Je porte le poids ma vie, mais aussi celui de l'Esprit d'Espoir et de Forêt. Elle rirait, elle sourirait pour eux. Mais seulement lorsqu'elle se sentirait prête. Pour le moment, elle avait revêtu une robe noire, et s'était accroché au poignet un petit bracelet, sur lequel était écrit « Forêt », juste à côté de celui où était gravé « Espoir ».
Sa mère s'approcha. Il fallait rentrer. Il fallait repartir. Continuer sa route. Son chemin. Ne pleure pas ce qui ne meurt pas. Quelque part, Forêt la regardait, lui envoyait des signes, la suivait. Laisse passer ta tristesse avec le vent... Elle n'y arrivait pas. Pas cette fois. Elle attendait ce vent, cette brise, ce mistral, cette tornade, ce cyclone, cet ouragan dont elle serait le cœur et qui serait suffisamment puissant vienne la libérer de sa douleur.
Mais elle se leva tout de même, pour poursuivre le sentier de sa vie.
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Pourtant elle devrait vivre avec. Elle devrait continuer sa route, son chemin. Je porte le poids ma vie, mais aussi celui de l'Esprit d'Espoir et de Forêt. Elle rirait, elle sourirait pour eux. Mais seulement lorsqu'elle se sentirait prête. Pour le moment, elle avait revêtu une robe noire, et s'était accroché au poignet un petit bracelet, sur lequel était écrit « Forêt », juste à côté de celui où était gravé « Espoir ».
Sa mère s'approcha. Il fallait rentrer. Il fallait repartir. Continuer sa route. Son chemin. Ne pleure pas ce qui ne meurt pas. Quelque part, Forêt la regardait, lui envoyait des signes, la suivait. Laisse passer ta tristesse avec le vent... Elle n'y arrivait pas. Pas cette fois. Elle attendait ce vent, cette brise, ce mistral, cette tornade, ce cyclone, cet ouragan dont elle serait le cœur et qui serait suffisamment puissant vienne la libérer de sa douleur.
Mais elle se leva tout de même, pour poursuivre le sentier de sa vie.
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