CdC Bourrasque malvenue

DIMANCHE 6 OCTOBRE 2047
Avec @Melody Brown et @Jane Taylor


Avec le mois d'octobre venaient les premières brumes en Écosse, qui commençaient à estomper les contours des montagnes entourant Poudlard. Le soleil se levait de plus en plus tard, mais pas Orla, qui n'était même pas passée par la case petit-déjeuner ce matin-là. Elle avait en effet beaucoup mieux à faire qu'avaler des croissants au fromage et des saucisses. Ça, et aussi le fait qu'il lui semblait avoir attrapé froid. Le match découverte n'avait pas aidé : elle était elle-même peu couverte pendant cette séance d'apprentissage du Quidditch, n'ayant pas jugé utile de porter une écharpe en pleine bourrasque automnale. Quelle erreur ç'avait été ! Mais là encore, être malade était bien le cadet de ses soucis.

En ce dimanche d'octobre donc, Orla monta les escaliers de la volière quatre à quatre, sa réponse à la dernière lettre de son grand-père dans la main droite. Elle n'arrivait pas à croire qu'il ait accepté, certes à demi-mot, qu'elle vienne le voir ! Bon, elle avait dû demander à un aîné ce que voulait dire le mot « villégiature », mais à part ça, son excitation était à son comble ! Elle mourait de curiosité de pouvoir enfin voir à quoi ressemblait l'endroit où il habitait. Des rochers, des montagnes sans arbres ? Tout ça ne lui parlait guère, mais ce qui lui parlait, c'était d'enfin rencontrer le père de sa mère.

Une fois arrivée dans la volière, elle fit un tour d'horizon pour repérer quel hibou elle allait bien pouvoir choisir. Le grand-duc, là-bas ? Non, mieux valait éviter, il l'avait déjà mordue par deux fois (la première fois parce qu'elle ne faisait pas attention, la deuxième fois parce qu'elle avait voulu voir s'il recommencerait). La chouette hulotte, alors... ? Non plus, elle avait un regard un peu vitreux (mauvaise nuit peut-être ?), elle ne serait pas capable de livrer la lettre à temps.

Tiens, le moyen-duc là-bas avait une bonne tête. Ni trop strict, ni trop fêtard, parfait en somme pour la tâche qu'il aurait à accomplir ! Elle fit un pas vers lui, mais s'arrêta pour vérifier si elle n'avait rien oublié dans son enveloppe. En effet, elle avait décidé de joindre une photocopie de son certificat de scolarité qu'elle avait faite avant de partir pour Poudlard cette année. Ce certificat était moins important pour les mentions administratives qu'il portait que pour la photo d'identité qu'il portait. Dans sa lettre, elle avait demandé à son grand-père qu'il lui joigne une photo de lui, et avait voulu faire le premier pas pour qu'il sache à quoi elle ressemblait.

Mais à peine eut-elle fini de vérifier si tous les papiers étaient bien dans l'ordre qu'ils s'envolèrent brusquement, sous l'effet d'une bourrasque ! Même le bas de sa robe de sorcier se souleva légèrement, tant le vent était violent.

– La vache ! Revenez ici !

Elle essaya de rattraper ainsi les papiers, dont certains s'envolaient déjà vers la meurtrière. Elle qui s'était tant appliquée pour cette lettre, tout son travail risquait d'être anéanti !

Vraiment désolée pour cet affreux retard ! N'hésitez pas à me dire si quelque chose ne vous convient pas.

| #8c2f39 | 4e année RP (49-50) |
"Un mental d'acier dans une robe de sorcière." (Sigmund Charleston)

CdC Bourrasque malvenue
Troisième année
Dimanche 06 Octobre
15h53


Anéantie, tu viens de recevoir une lettre de ton père, enfin tu viens.. Ta perception du temps en est même modifiée j'en ai l'impression, cela fait maintenant plus de dix jours que tu l'as reçue mais décidément tu ne sembles pas prête a accepter ce qu'elle contient.
Tu n'arrives pas à croire qu'il puisse te faire ça et cela t'as plongée dans un cercle vicieux ces derniers jours.
Tu ne travailles pas, tu dors en cours, tu veilles tard quitte à ne pas dormir, tu te lèves tard et rates même parfois certains cours, tout ton cycle de sommeil et de vie en est perturbé, de tel manière que tu ne te rend même pas compte que l'hiver commence à pointer le bout de son nez.
Tu ne te rends pas compte que la nuit tombe beaucoup plus tôt, que le chant des oiseaux commence à se faire rare, que... Que le froid que tu détestes tant a d'ors et déjà fait son nid dans le château.

Cela fait donc dix jours, bien que cela te paraisse à la fois beaucoup plus long et bien plus court, bien plus long car quand on souffre une seconde nous paraît une éternité, et bien plus court car ton train de vie ne te permet pas de réellement te rendre compte du temps qui passe. Cela fait donc dix jours que tu tentes de trouver les mots que tu pourrais adresser à ton père, et à ta mère bien sur.

Car si jamais tu ne peux plus rejoindre ton père c'est qu'il te faudra inévitablement retourner à Londres, dans le manoir de ta mère, du moins de ta génitrice, je préfère que tu l'appelles ainsi si ça ne te dérange pas car elle n'a rien d'une mère. Cela fait dix jours donc que tu griffonnes de partout des morceaux de phrases, des mots dans le désordre que tu voudrais leur partager.

Tu te rends bien compte qu'il faudra un jour que tu lui répondes, qu'il faudra que tu en parles à ta génitrice, que tu devras affronter le regard inquiet de Suzy et de Cloud... Alors tu as prit ton courage à deux mains et pendant deux longues heures tu as tenté encore et encore de mettre des mots sur tes sentiments, de mettre tout ça dans l'ordre pour qu'il y ai un minimum de sens à ce que tu racontais, t le faisais autant pour eux que pour toi même, pour réussir à savoir ou tu te situais, comment tu te sentais réellement.

A vrai dire ce n'était pas ça mais tu avais vécu bien pire non? Oui bien sur, alors au bout de deux heures tu te résignais, tu déposais ta plume, tu n'avais pas le courage de passer plus de temps sur tout cela alors tu n'avais "plus qu'à" aller dans la volière pour les envoyer aux personnes concernées. Dans la volière se trouvait déjà une autre fille de poufsouffle que tu connaissais de vue et qui était un petit peu plus jeune que toi, Orla il me semble.

Tu ne prêtais pas particulièrement attention à sa présence cherchant uniquement du regard un hibou qui pourrait leur livrer tes lettre sans s'évanouir en chemin quand il y eut une énorme bourrasque. Surprise tu restais immobile tandis que tes quatre lettres s'envolaient sans que tu ne fasses rien pour tenter de les rattraper. Après quelques secondes d'immobilité surement due à la surprise tu te rendis compte de la situation

Merde non mes lettres

Tu commençais à courir après ces dernières dans l'espoir de réussir à les rattraper le plus rapidement possible.


600 mots
J'espère que mon post vous convient ^^

5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles