"Est-ce-que tu m'entends ?"
Deux semaines après la rentré
Lundi 2047
@Angie Miller
La nuit était longue, froide. Eugène se retournait dans son lit, sans pour autant trouver le sommeil, contrairement à ses camarades de chambrée qui ronflait paisiblement. Il tremblait, non de froid, mais de nervosité. Il était au bord d'une crise, il en avait parfaitement conscience. Le stress, les réminiscences et la fatigue s'accumulent depuis plusieurs mois maintenant. Il n'avait plus de repère, perdu un ami très cher, sa famille avait implosait par sa faute, sans parler d'un traumatisme remontait des flots de sa mémoire en réponse à l'attaque du Poudlard Express. Il avait en tête les coups de klaxon, les cris, les secousses, l'odeur de l'essence. Comment était-il censé gérer tout ceci ? D'un mouvement vif, Eugène tire les rideaux de son lit et attrape sa robe de chambre qu'il enfile avec empressement. À pas de loup, il quitte la chambre, puis la salle commune, conscient d'enfreindre le couvre-feu. Mais il avait besoin de se vider l'esprit, de marcher avant l'implosion.
Il longe les couloirs en silence, l'air hagard et la respiration affolée. La nuit portait conseil, on dit. Mais, cette nuit-là, Eugène ne trouva aucune réponse à ses questions. Aucun réconfort dans les ténèbres. Il n'y avait que le vide, le néant. Le terrifiant silence d'une école endormit. Eugène emprunte différents escaliers, se perd dans les couloirs. Il marche sans le moindre but, avant de se stopper net. Il regarde autour de lui, puis les quelques tableaux accrochés ici et là. Est-ce que certains de ses personnages étaient éveillé ? Est-ce qu'ils avaient déjà prévenu un adulte qu'un élève errait dans l'école ? Certainement. Ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un n'arrive. L'adolescent renifle, le dos voûté et les épaules tendues. Il sentit une larme rouler sur sa joue, puis une autre. Bientôt, il n'arriva plus à retenir son flot de larmes. Il sanglotait, sans bruit, les poings serrés sur son ventre. Il avait l'impression que son cœur allait exploser. La douleur était insupportable, dévorante. Eugène songe à revenir sur ses pas et dans son dortoir, mais il ne put se résoudre à bouger.
Il était comme coincé dans sa tête. Il n'était que spectateur de ce qu'il l'entourait, incapable de faire plus, comme s'il était relégué au second plan de sa conscience. Tout était brouillé. Confus. Inhibée. Il s'éloignait de la réalité pour oublier ce mal grondant. Il avait peur. Il ne savait pas ce qui lui arrivait, mais il avait l'impression que sa vie était en train de lui échapper. Il ne se sentait plus maître de lui-même et cela l'effrayait. Il se sentait de plus en plus isolé dans sa propre tête. Il avait l'impression d'errer dans un labyrinthe sans fin, cherchant désespérément une issue. Soudainement, son corps se mit en état d'alerte. L'adrénaline influe dans ses veines quand Eugène entendit des bruits de pas. Il revient à lui et sans même réfléchir, Eugène s'enfuit. Il n'a qu'une idée en tête : mettre le plus de distance possible entre lui et l'hypothétique adulte à ses trousses.
Sans savoir où il allait, il court. Les escaliers défilent, les couloirs aussi. Avait-il semé l'adulte ? Eugène en avait aucune idée. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il finit par atteindre le troisième étage, toujours secoué par ses pleurs. Sa tête lui faisait atrocement mal, il était écrasé par le poids des émotions et d'une existence semée de chaos. Eugène s'arrête devant une porte. C'était celle de madame Miller, la psychologue de l'école. Il hésite, tiraillé entre la fierté mal placé et l'urgence de demander un peu d'aide. Après une longue hésitation, Eugène finit par toquer à la porte de la psychologue. Trois petits coups discrets qui, Eugène en était sûr, ne pouvait être entendu lors d'un profond sommeil. Il renifle et frappe de nouveau avec bien plus de force, même si Eugène espérait que madame Miller ne se réveille pas.
Voilà le gamin à une heure pas du tout raisonnable xD
Lundi 2047
@Angie Miller
Tout autour devient bleu
Quand je plonge
Le goût du chlore me brûle un peu
Je succombe
bleu · Pomme
Quand je plonge
Le goût du chlore me brûle un peu
Je succombe
bleu · Pomme
La nuit était longue, froide. Eugène se retournait dans son lit, sans pour autant trouver le sommeil, contrairement à ses camarades de chambrée qui ronflait paisiblement. Il tremblait, non de froid, mais de nervosité. Il était au bord d'une crise, il en avait parfaitement conscience. Le stress, les réminiscences et la fatigue s'accumulent depuis plusieurs mois maintenant. Il n'avait plus de repère, perdu un ami très cher, sa famille avait implosait par sa faute, sans parler d'un traumatisme remontait des flots de sa mémoire en réponse à l'attaque du Poudlard Express. Il avait en tête les coups de klaxon, les cris, les secousses, l'odeur de l'essence. Comment était-il censé gérer tout ceci ? D'un mouvement vif, Eugène tire les rideaux de son lit et attrape sa robe de chambre qu'il enfile avec empressement. À pas de loup, il quitte la chambre, puis la salle commune, conscient d'enfreindre le couvre-feu. Mais il avait besoin de se vider l'esprit, de marcher avant l'implosion.
Il longe les couloirs en silence, l'air hagard et la respiration affolée. La nuit portait conseil, on dit. Mais, cette nuit-là, Eugène ne trouva aucune réponse à ses questions. Aucun réconfort dans les ténèbres. Il n'y avait que le vide, le néant. Le terrifiant silence d'une école endormit. Eugène emprunte différents escaliers, se perd dans les couloirs. Il marche sans le moindre but, avant de se stopper net. Il regarde autour de lui, puis les quelques tableaux accrochés ici et là. Est-ce que certains de ses personnages étaient éveillé ? Est-ce qu'ils avaient déjà prévenu un adulte qu'un élève errait dans l'école ? Certainement. Ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un n'arrive. L'adolescent renifle, le dos voûté et les épaules tendues. Il sentit une larme rouler sur sa joue, puis une autre. Bientôt, il n'arriva plus à retenir son flot de larmes. Il sanglotait, sans bruit, les poings serrés sur son ventre. Il avait l'impression que son cœur allait exploser. La douleur était insupportable, dévorante. Eugène songe à revenir sur ses pas et dans son dortoir, mais il ne put se résoudre à bouger.
Il était comme coincé dans sa tête. Il n'était que spectateur de ce qu'il l'entourait, incapable de faire plus, comme s'il était relégué au second plan de sa conscience. Tout était brouillé. Confus. Inhibée. Il s'éloignait de la réalité pour oublier ce mal grondant. Il avait peur. Il ne savait pas ce qui lui arrivait, mais il avait l'impression que sa vie était en train de lui échapper. Il ne se sentait plus maître de lui-même et cela l'effrayait. Il se sentait de plus en plus isolé dans sa propre tête. Il avait l'impression d'errer dans un labyrinthe sans fin, cherchant désespérément une issue. Soudainement, son corps se mit en état d'alerte. L'adrénaline influe dans ses veines quand Eugène entendit des bruits de pas. Il revient à lui et sans même réfléchir, Eugène s'enfuit. Il n'a qu'une idée en tête : mettre le plus de distance possible entre lui et l'hypothétique adulte à ses trousses.
Sans savoir où il allait, il court. Les escaliers défilent, les couloirs aussi. Avait-il semé l'adulte ? Eugène en avait aucune idée. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il finit par atteindre le troisième étage, toujours secoué par ses pleurs. Sa tête lui faisait atrocement mal, il était écrasé par le poids des émotions et d'une existence semée de chaos. Eugène s'arrête devant une porte. C'était celle de madame Miller, la psychologue de l'école. Il hésite, tiraillé entre la fierté mal placé et l'urgence de demander un peu d'aide. Après une longue hésitation, Eugène finit par toquer à la porte de la psychologue. Trois petits coups discrets qui, Eugène en était sûr, ne pouvait être entendu lors d'un profond sommeil. Il renifle et frappe de nouveau avec bien plus de force, même si Eugène espérait que madame Miller ne se réveille pas.
Voilà le gamin à une heure pas du tout raisonnable xD
"Dramaqueen à ses heures perdues avec Ella Davis"
4e année RP | Je parle en gras
4e année RP | Je parle en gras
"Est-ce-que tu m'entends ?"
Je me réveillais brusquement. Il me semblait avoir entendu du bruit mais peut-être était-ce un rêve ? Après avoir allumé la lampe posé sur la table de chevet je me mis à observer la pièce tentant de détecter l'origine du bruit. Rien. Soudain le bruit se fit entendre à nouveau. Ah ! Je ne l'avais donc pas rêvé. On dirait que quelqu'un toque à la porte, pourtant il est relativement tard. Qui cela peut-il bien être ? Ma première réaction fut de cacher mon doudou chauve-souris sous mon oreiller affin que personne ne tombe dessus. Après avoir enfilé une longue robe de chambre couleur émeraude, je me suis dirigée devant la porte. Je ne l'ai pas ouverte en grand, juste entrebâiller pour savoir qui toque à une heure pareille. En ouvrant je fus surprise de voir qui se tenait devant moi. Eugène n'est pas le genre de garçon à déranger quelqu'un à une heure pareille, il doit s'agir d'une urgence. J'ouvris la porte en grand cette fois-ci et je me décalais vers la gauche pour le laisser entrer. J'étais très inquiète.
"Entre vite avant que quelqu'un ne t’aperçois dans le couloir à une heure pareille."-lui chuchotais-je. Une fois rentrée, j'ai fermé la porte en douceur pour ne pas faire de bruit. Ensuite j'ai augmenter l'intensité d'éclairage de lampe affin d'y voir plus clair et j'invitais Eugène à s'assoir sur le fauteuil en face de lit.
"Entre vite avant que quelqu'un ne t’aperçois dans le couloir à une heure pareille."-lui chuchotais-je. Une fois rentrée, j'ai fermé la porte en douceur pour ne pas faire de bruit. Ensuite j'ai augmenter l'intensité d'éclairage de lampe affin d'y voir plus clair et j'invitais Eugène à s'assoir sur le fauteuil en face de lit.
Sincèrement navrée pour ce retard !
"L'amour et le scandale sont les meilleurs sucres pour le thé."
Crédit vava : Alice Sangblanc
Crédit vava : Alice Sangblanc
"Est-ce-que tu m'entends ?"
Rp abandonné après discussion avec Angie
"Dramaqueen à ses heures perdues avec Ella Davis"
4e année RP | Je parle en gras
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