Au détour d'un couloir
Et pourtant, alors que j'ai voulu me montrer sympathique, que je lui ai assuré que je n'avais aucunement l'intention de la coller, juste lui faire savoir que si elle avait besoin d'une oreille pour s'épancher, que je pouvais être celle-ci... son regard se fait plus froid, ses mâchoires se crispent et elle préfère garder le silence.
Sur ce constat, je baisse les yeux vers mes mains posées contre le rebord de la fenêtre. Bien, je comprends même si cela me peine un peu de ne pas pouvoir l'aider davantage. Après tout, on se connaît à peine. Son renard, Zikomo, s'il aurait été présent, la situation aurait peut être été tout autre.
J'espère qu'elle trouvera quelqu'un auprès de qui s'épancher, elle doit forcément avoir un ou une amie quelque part dans le château, quelqu'un auprès de qui se confier. Son renard, lui, pourrait l'aider, j'en suis sûre. Mais je m'abstient de davantage de commentaires à ce propos.
Si elle ne m'a rien répondu, même pas une remarque cinglante pour m'envoyer balader, c'est peut être que c'est grave ? Je ne sais pas. Je ne sais pas quoi penser.
- Bon, ok je te laisse alors. J'espère que tu trouveras quelqu'un. Garder quelque chose qui nous fait autant de mal à l'intérieur de soi, ça ne fait jamais de bien. Salut.
Sur ces mots, je m'éloigne, la laissant dans sa tristesse, le coeur lourd moi aussi. Raaah, cette empathie m'agace un peu. Elle ne veut pas de mon aide. Il faut que je l'accepte. Je touche l'enveloppe que j'ai prévu d'envoyer et reprends mon chemin vers la volière. Cela va me changer les idées, m'éloigner de cette négativité, le goût du regret de n'avoir rien pu faire sur la langue.
Fin du RP pour moi @Aelle Bristyle - elle aura tenté ! - à moins que Aelle ne change d'avis ou ne l'interpelle ou autre... Merci
288 mots
Sur ce constat, je baisse les yeux vers mes mains posées contre le rebord de la fenêtre. Bien, je comprends même si cela me peine un peu de ne pas pouvoir l'aider davantage. Après tout, on se connaît à peine. Son renard, Zikomo, s'il aurait été présent, la situation aurait peut être été tout autre.
J'espère qu'elle trouvera quelqu'un auprès de qui s'épancher, elle doit forcément avoir un ou une amie quelque part dans le château, quelqu'un auprès de qui se confier. Son renard, lui, pourrait l'aider, j'en suis sûre. Mais je m'abstient de davantage de commentaires à ce propos.
Si elle ne m'a rien répondu, même pas une remarque cinglante pour m'envoyer balader, c'est peut être que c'est grave ? Je ne sais pas. Je ne sais pas quoi penser.
- Bon, ok je te laisse alors. J'espère que tu trouveras quelqu'un. Garder quelque chose qui nous fait autant de mal à l'intérieur de soi, ça ne fait jamais de bien. Salut.
Sur ces mots, je m'éloigne, la laissant dans sa tristesse, le coeur lourd moi aussi. Raaah, cette empathie m'agace un peu. Elle ne veut pas de mon aide. Il faut que je l'accepte. Je touche l'enveloppe que j'ai prévu d'envoyer et reprends mon chemin vers la volière. Cela va me changer les idées, m'éloigner de cette négativité, le goût du regret de n'avoir rien pu faire sur la langue.
Fin du RP pour moi @Aelle Bristyle - elle aura tenté ! - à moins que Aelle ne change d'avis ou ne l'interpelle ou autre... Merci
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6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Au détour d'un couloir
Qui a dit que le silence était une réponse ? Il avait raison. Je suis rassurée que la fille ait compris également qu'en me taisant je lui disais plus clairement que si j'avais utilisé des mots que je n'ai aucune envie de lui dire quoi que ce soit ou de passer du temps en sa compagnie. Toute enrobée de douleurs et de préoccupations bien plus profondes que les siennes, je ne fais pas attention à ses petites mimiques et c'est à peine si je réagis quand elle s'en va en me laissant toute seule avec ses mots comme des présents.
Le silence, le vrai silence apaisant, m'entoure totalement. Mes épaules se détendent alors et mon visage se lisse de toute émotion. Je me permets de m'appuyer un peu plus fort contre la vitre et de fermer les yeux. Je me laisse bercer par les lointaines rumeurs des couloirs en essayant de détourner mon attention de la douleur qui sourde sous ma peau et des souvenirs qui ne veulent cesser de me hanter. C'est comme s'ils étaient physiquement présents autour de moi : ils appuient sur mes pensées et me donnent l'impression que je porte quelque chose de très lourd et d'encombrant alors qu'il ne s'agit que d'images vieilles déjà d'une semaine.
Je soupire, le front appuyé contre la vitre fraîche qui se réchauffe peu à peu. J'essaie de comprendre pourquoi la jeune Poufsouffle m'a dit ces choses avant de partir. Pourquoi une inconnue prend-elle le temps de dire ça à une autre inconnue ? Je ne comprends pas. Quel est l'intérêt de ressentir de l'empathie pour une personne qui n'est rien pour nous ? Qu'est-ce que ça lui apportera de s'intéresser à des gens qui n'en n'ont rien à faire d'elle ? Au pire, ils s'épancheront sur elle, elle portera leurs peines, leurs douleurs, puis ils partiront sans ne rien donner en retour. Est-ce qu'elle aime la sensation d'être utile pour quelqu'un, même si cela ne dure que quelques minutes ? Est-ce cela qui la motive, qui la fait se lever tous les matins ?
Oui, je me persuade que c'est cela et cela ne fait que renforcer les sentiments d'ennui qu'elle m'inspirait déjà, tout en y rajoutant une petite couche de pitié qui s'estompera dans une heure ou deux quand j'aurais cessé de songer à elle.
Dix minutes après son départ, à moins que ça ne soit une heure, je me détache de la fenêtre et je reprends ma marche lourde et lente, en ressassant pour la millième fois depuis que j'ai quitté le Plateau mes propres erreurs et échecs lamentables.
Merci pour ce RP !
On aura essayé oui, mais on ne peut pas forcer, surtout face à une personne aussi butée qu'Aelle. Au plaisir de te retrouver très bientôt dans les mots.
Le silence, le vrai silence apaisant, m'entoure totalement. Mes épaules se détendent alors et mon visage se lisse de toute émotion. Je me permets de m'appuyer un peu plus fort contre la vitre et de fermer les yeux. Je me laisse bercer par les lointaines rumeurs des couloirs en essayant de détourner mon attention de la douleur qui sourde sous ma peau et des souvenirs qui ne veulent cesser de me hanter. C'est comme s'ils étaient physiquement présents autour de moi : ils appuient sur mes pensées et me donnent l'impression que je porte quelque chose de très lourd et d'encombrant alors qu'il ne s'agit que d'images vieilles déjà d'une semaine.
Je soupire, le front appuyé contre la vitre fraîche qui se réchauffe peu à peu. J'essaie de comprendre pourquoi la jeune Poufsouffle m'a dit ces choses avant de partir. Pourquoi une inconnue prend-elle le temps de dire ça à une autre inconnue ? Je ne comprends pas. Quel est l'intérêt de ressentir de l'empathie pour une personne qui n'est rien pour nous ? Qu'est-ce que ça lui apportera de s'intéresser à des gens qui n'en n'ont rien à faire d'elle ? Au pire, ils s'épancheront sur elle, elle portera leurs peines, leurs douleurs, puis ils partiront sans ne rien donner en retour. Est-ce qu'elle aime la sensation d'être utile pour quelqu'un, même si cela ne dure que quelques minutes ? Est-ce cela qui la motive, qui la fait se lever tous les matins ?
Oui, je me persuade que c'est cela et cela ne fait que renforcer les sentiments d'ennui qu'elle m'inspirait déjà, tout en y rajoutant une petite couche de pitié qui s'estompera dans une heure ou deux quand j'aurais cessé de songer à elle.
Dix minutes après son départ, à moins que ça ne soit une heure, je me détache de la fenêtre et je reprends ma marche lourde et lente, en ressassant pour la millième fois depuis que j'ai quitté le Plateau mes propres erreurs et échecs lamentables.
— Fin —
Merci pour ce RP !
On aura essayé oui, mais on ne peut pas forcer, surtout face à une personne aussi butée qu'Aelle. Au plaisir de te retrouver très bientôt dans les mots.