La peau marquée
Réserve de dragons de Roumanie
14 Octobre 2035, 15h20
Avec @Suileabhan Kohler
14 Octobre 2035, 15h20
Avec @Suileabhan Kohler
Reducio

Cela faisait maintenant un peu plus d'un mois que Miss Davis avait quitté la Grande-Bretagne pour la Roumanie, et particulièrement la grande Réserve de dragons. Même si elle avait quitté ses terres le cœur lourd, la jeune femme de presque vingt-cinq ans se sentait soulagée, soulagée de mettre certaines choses derrière elle... Ici au moins elle pouvait avancer et profiter de tout ce que les magnifiques créatures que sont les dragons avaient à lui offrir.
Malgré tout, la noiraude ne pouvait vraiment oublier. Tous les matins lorsqu'elle se regardait dans le miroir elle devait faire face à ce visage, ce visage qui ne serait plus jamais le même. Marquée à jamais, c'était toujours avec difficulté qu'elle faisait face à ses cicatrices encore roses. Même si la britannique avait conscience qu'elle était chanceuse d'être encore en vie, elle aurait préféré garder son visage d'autrefois... ce visage qui lui au moins, passait inaperçu. Maintenant les regards se tournaient quasiment systématiquement sur la sorcière discrète.
En ce jour d'Automne Aki se rendit à l'infirmerie pour soigner une brûlure à la main causée par une pierre trop chaude. Lorsqu'elle pénétra dans la pièce, la métisse fut surprise de voir un de ses collègue dragonologiste se faire soigner par un inconnu. Ce dernier était un homme visiblement un peu plus âgé qu'elle, un très bel homme même si elle n'y prêta pas vraiment attention. La jeune femme était surtout intéressée par les sortilège de soins qu'il semblait maîtriser, elle aimerait bien en connaître autant à ce sujet mais son tempérament froid et réservé l'empêchait d'interpeler cet inconnu...
Malgré tout, la noiraude ne pouvait vraiment oublier. Tous les matins lorsqu'elle se regardait dans le miroir elle devait faire face à ce visage, ce visage qui ne serait plus jamais le même. Marquée à jamais, c'était toujours avec difficulté qu'elle faisait face à ses cicatrices encore roses. Même si la britannique avait conscience qu'elle était chanceuse d'être encore en vie, elle aurait préféré garder son visage d'autrefois... ce visage qui lui au moins, passait inaperçu. Maintenant les regards se tournaient quasiment systématiquement sur la sorcière discrète.
En ce jour d'Automne Aki se rendit à l'infirmerie pour soigner une brûlure à la main causée par une pierre trop chaude. Lorsqu'elle pénétra dans la pièce, la métisse fut surprise de voir un de ses collègue dragonologiste se faire soigner par un inconnu. Ce dernier était un homme visiblement un peu plus âgé qu'elle, un très bel homme même si elle n'y prêta pas vraiment attention. La jeune femme était surtout intéressée par les sortilège de soins qu'il semblait maîtriser, elle aimerait bien en connaître autant à ce sujet mais son tempérament froid et réservé l'empêchait d'interpeler cet inconnu...
J'espère que ça te convient, dis moi si tu veux que je fasse des modifications !
La peau marquée
Après plus de cinq ans passés en Roumanie, Suileabhan commençait depuis plusieurs semaines à ressentir ce qui l'avait poussé à quitter la Bulgarie quelques années auparavant. Cela faisait maintenant deux ans qu'il officiait dans la réserve, auprès des dragons, mais surtout des humains. Pendant un temps, il s'était satisfait de cette occasion unique de côtoyer ces impressionnantes créatures tout en continuant d'améliorer ses compétences magiques.
Mais côtoyer des dragons n'était pas ce qu'il attendait de sa vie. Pire, à présent, cela ne faisait qu'attiser son besoin de devenir plus fort. Il était peut-être l'heure pour Suileabhan de continuer sa route en Turquie, afin d'étudier ce qu'il n'avait fait qu'effleurer des doigts en Grèce, puis en Bulgarie.
C'était ce type de pensées qui traversaient l'esprit du trentenaire alors qu'il était de retour à l'infirmerie après quelques semaines d'isolement. Le médicomage de garde étant indisponible, plusieurs membres du personnel étaient allés trouver Suileabhan lorsque l'un d'entre eux s'était fait violemment griffé au bras. Il s'était dépêché de se rendre au centre de soin pour trouver son nouveau patient dans un état fâcheux.
Aussi, avec la force de l'habitude de celui qui avait exécuté le Sortilège de Guérison des plaies tellement de fois ces quinze dernières années qu'il ne pouvait le compter, l'irlandais commença ses soins. Cela n'empêchait pas sa concentration d'être à son paroxysme. C'est pour cela qu'il ne remarqua pas immédiatement la nouvelle venue dans son lieu de travail.
Il s'aperçut de la présence de la jeune femme alors qu'il avait presque terminé. L'homme étant désormais, tiré d'affaire, il s'autorisa un rapide coup d'œil, lui révélant une sorcière absorbée par les soins qu'il prodiguait. Cependant, il ne le savait que trop bien, personne ne venait ici sans avoir besoin d'aide. Sans lever la tête de son patient, il s'adressa à l'inconnue :
- Anglais ? Română ?
Cinq années passées dans ce pays étaient plus que suffisantes pour apprendre les bases du roumain mais Suileabhan préférait échanger dans une langue qu'il maîtrisait mieux, surtout dans le cadre de soins à effectuer :
- Vous êtes blessée* ?
*En roumain dans le texte - J'espère que ça te convient
Mais côtoyer des dragons n'était pas ce qu'il attendait de sa vie. Pire, à présent, cela ne faisait qu'attiser son besoin de devenir plus fort. Il était peut-être l'heure pour Suileabhan de continuer sa route en Turquie, afin d'étudier ce qu'il n'avait fait qu'effleurer des doigts en Grèce, puis en Bulgarie.
C'était ce type de pensées qui traversaient l'esprit du trentenaire alors qu'il était de retour à l'infirmerie après quelques semaines d'isolement. Le médicomage de garde étant indisponible, plusieurs membres du personnel étaient allés trouver Suileabhan lorsque l'un d'entre eux s'était fait violemment griffé au bras. Il s'était dépêché de se rendre au centre de soin pour trouver son nouveau patient dans un état fâcheux.
Aussi, avec la force de l'habitude de celui qui avait exécuté le Sortilège de Guérison des plaies tellement de fois ces quinze dernières années qu'il ne pouvait le compter, l'irlandais commença ses soins. Cela n'empêchait pas sa concentration d'être à son paroxysme. C'est pour cela qu'il ne remarqua pas immédiatement la nouvelle venue dans son lieu de travail.
Il s'aperçut de la présence de la jeune femme alors qu'il avait presque terminé. L'homme étant désormais, tiré d'affaire, il s'autorisa un rapide coup d'œil, lui révélant une sorcière absorbée par les soins qu'il prodiguait. Cependant, il ne le savait que trop bien, personne ne venait ici sans avoir besoin d'aide. Sans lever la tête de son patient, il s'adressa à l'inconnue :
- Anglais ? Română ?
Cinq années passées dans ce pays étaient plus que suffisantes pour apprendre les bases du roumain mais Suileabhan préférait échanger dans une langue qu'il maîtrisait mieux, surtout dans le cadre de soins à effectuer :
- Vous êtes blessée* ?
*En roumain dans le texte - J'espère que ça te convient
Reducio

Suileabhan, 37 ans
La peau marquée
Au bout de quelques instants l'inconnu remarqua la présence de l'apprentie dragonologiste dans l'infirmerie. Cette dernière fut vite mal à l'aise, elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle était entrain de l'espionner, simplement elle était très impressionnée par ses connaissances en matière de soins.
Le sorcier ne quitta qu'un court instant son patient des yeux mais il s'adressa malgré tout à Aki, lui demandant si elle parlait anglais ou roumain puis si elle était blessée en roumain. Malheureusement la jeune femme était là depuis peu et même si elle pouvait comprendre beaucoup de choses, s'exprimer était une autre paire de manches. L'anglaise s'approcha de quelques pas, craignant de paraître impolie en restant éloignée, et laissa un silence planer quelques secondes avant d'oser prendre la parole.
"L'anglais sera parfait... je me suis juste légèrement brûlée à la main...", répondit assez froidement Miss Davis. Sa manière de s'exprimer était particulière, sa sensibilité et sa douceur étaient palpables dans ses yeux mais son intonation et ses expressions de visages demeuraient souvent très neutre. Il était parfois difficile de comprendre si cela venait d'une grande timidité, d'une certaine méfiance ou bien d'une éducation rigide.
Malgré tout elle ne laissa pas tout à fait le temps de répondre à son interlocuteur et s'adressa de nouveau à lui, "Mais je vois que vous êtes occupés... je reviendrai plus tard", puis elle se tourna en direction de la sortie.
Le sorcier ne quitta qu'un court instant son patient des yeux mais il s'adressa malgré tout à Aki, lui demandant si elle parlait anglais ou roumain puis si elle était blessée en roumain. Malheureusement la jeune femme était là depuis peu et même si elle pouvait comprendre beaucoup de choses, s'exprimer était une autre paire de manches. L'anglaise s'approcha de quelques pas, craignant de paraître impolie en restant éloignée, et laissa un silence planer quelques secondes avant d'oser prendre la parole.
"L'anglais sera parfait... je me suis juste légèrement brûlée à la main...", répondit assez froidement Miss Davis. Sa manière de s'exprimer était particulière, sa sensibilité et sa douceur étaient palpables dans ses yeux mais son intonation et ses expressions de visages demeuraient souvent très neutre. Il était parfois difficile de comprendre si cela venait d'une grande timidité, d'une certaine méfiance ou bien d'une éducation rigide.
Malgré tout elle ne laissa pas tout à fait le temps de répondre à son interlocuteur et s'adressa de nouveau à lui, "Mais je vois que vous êtes occupés... je reviendrai plus tard", puis elle se tourna en direction de la sortie.
232 mots
@Suileabhan Kohler
La peau marquée
L'accent de la nouvelle venue ne laissait aucun doute possible à Suileabhan : elle était anglaise. C'était une bonne chose. Pouvoir communiquer dans la même langue allait faciliter les soins. S'il ne s'informalisa pas du ton de l'inconnue, son regard se durcit rapidement lorsqu'elle voulut sortir sans être soignée.
Grommelant dans sa barbe, Suileabhan prit soin de vérifier que son patient était bien installé avant de filer retenir la jeune femme. Il posa une main ferme sur son épaule gauche, avant de la ramener doucement afin de la faire asseoir sur un tabouret. L'air fâché, il prit cependant la main blessée de l'inconnue avec beaucoup de délicatesse, afin de l'ausculter :
- Cela vaut pour le reste du monde, mais particulièrement ici : n'attendez jamais avant de vous faire soigner. Voyez cela comme une leçon.
Il avait conscience que presque 20 ans en Europe de l'Est avait transformé son accent irlandais prononcé en un accent encore plus étrange, aussi il espérait se faire comprendre malgré tout :
- Comment vous êtes-vous brûlée ?
N'ayant rien de plus à remarquer, Suileabhan lança simplement un rapide Episkey. Jamais trop prudent, il farfouilla quelques instants en pestant contre le médicomage qui ne rangeait jamais rien, et sorti enfin un petit pot de crème. Doucement, il étala une toute petite quantité du baume sur la blessure qui ne serait bientôt qu'un lointain souvenir. Radouci, il prit à nouveau la parole :
- Vous êtes nouvelle ici ? Je n'avais pas souvenir d'une anglaise dans les environs.
Désolé pour le petit délai @Aki Davis, j'espère que ça te va !
Grommelant dans sa barbe, Suileabhan prit soin de vérifier que son patient était bien installé avant de filer retenir la jeune femme. Il posa une main ferme sur son épaule gauche, avant de la ramener doucement afin de la faire asseoir sur un tabouret. L'air fâché, il prit cependant la main blessée de l'inconnue avec beaucoup de délicatesse, afin de l'ausculter :
- Cela vaut pour le reste du monde, mais particulièrement ici : n'attendez jamais avant de vous faire soigner. Voyez cela comme une leçon.
Il avait conscience que presque 20 ans en Europe de l'Est avait transformé son accent irlandais prononcé en un accent encore plus étrange, aussi il espérait se faire comprendre malgré tout :
- Comment vous êtes-vous brûlée ?
N'ayant rien de plus à remarquer, Suileabhan lança simplement un rapide Episkey. Jamais trop prudent, il farfouilla quelques instants en pestant contre le médicomage qui ne rangeait jamais rien, et sorti enfin un petit pot de crème. Doucement, il étala une toute petite quantité du baume sur la blessure qui ne serait bientôt qu'un lointain souvenir. Radouci, il prit à nouveau la parole :
- Vous êtes nouvelle ici ? Je n'avais pas souvenir d'une anglaise dans les environs.
Désolé pour le petit délai @Aki Davis, j'espère que ça te va !
La peau marquée
Alors qu'elle s'apprêtait à quitter l'infirmerie, la jeune femme sentit une main venant de derrière elle lui agripper l'épaule gauche. Immédiatement elle sentit ses épaules se raidir mais elle ne manifesta aucune résistance, cet individu avait bien trop de force pour qu'elle tente quoique ce soit. Lorsque Aki vit le regard fâché de l'inconnu elle fut immédiatement mal à l'aise, elle détestait l'idée de ne pas être bien vue mais elle n'en dit rien.
Alors installée sur le tabouret, la britannique avait le regard fuyant, elle n'osait croiser le regard de cet homme. En revanche elle l'écoutait attentivement, et quand il lui adressa la parole en l’auscultant, elle ne put reconnaître son accent, il semblait drôlement irlandais mais elle ne pouvait en être sûre. Au bout de quelques instants le sorcier lui demanda l'origine de sa blessure et cette fois Miss Davis ne pouvait éviter la conversation. "Oh euh... j'ai posée ma main sur une pierre brûlante par accident.", répondit-elle alors un peu froidement et en fixant le sol...
Visiblement c'était un homme expérimenté, il savait ce qu'il faisait. D'ailleurs la métisse ne grimaça que très légèrement quand il étala le baume sur sa blessure douloureuse, il s'était montré très délicat.
"Effectivement je suis arrivée il y a peu, il y a environ un mois...", répondit-elle en essayant de cacher discrètement ses marques sur le visage. "Nous ne nous sommes pas présentés... je m'appelle Aki, Aki Davis pour être exacte...".
Alors installée sur le tabouret, la britannique avait le regard fuyant, elle n'osait croiser le regard de cet homme. En revanche elle l'écoutait attentivement, et quand il lui adressa la parole en l’auscultant, elle ne put reconnaître son accent, il semblait drôlement irlandais mais elle ne pouvait en être sûre. Au bout de quelques instants le sorcier lui demanda l'origine de sa blessure et cette fois Miss Davis ne pouvait éviter la conversation. "Oh euh... j'ai posée ma main sur une pierre brûlante par accident.", répondit-elle alors un peu froidement et en fixant le sol...
Visiblement c'était un homme expérimenté, il savait ce qu'il faisait. D'ailleurs la métisse ne grimaça que très légèrement quand il étala le baume sur sa blessure douloureuse, il s'était montré très délicat.
"Effectivement je suis arrivée il y a peu, il y a environ un mois...", répondit-elle en essayant de cacher discrètement ses marques sur le visage. "Nous ne nous sommes pas présentés... je m'appelle Aki, Aki Davis pour être exacte...".
241 mots
@Suileabhan Kohler aucun souci pour le délai, j'ai adoré ton écrit en plus!
La peau marquée
Avec ce qui lui semblait être beaucoup de timidité, la jeune femme commençait à répondre à ses questions. Il fronça les sourcils en écoutant son court récit. Il lui faudrait trouver la zone, plus tard, pour éviter d'autres blessures et une surcharge de travail. Évidemment, elle était nouvelle, d'un mois à peine, ce qui expliquait que Suileabhan ne l'ai jamais vue.
Les mouvements incohérents de la femme encore inconnue firent se poser à nouveau les yeux de l'irlandais sur le visage marqué de la sorcière. Nul besoin d'être une lumière pour comprendre qu'elle était terriblement gênée par l'état de son visage. Il ne connaissait pas les raisons de ces cicatrices, et il ne voulait pas les savoir, mais Suileabhan ne pouvait s'empêcher d'enrager à l'idée de l'incompétence de celui ou celle qui avait soigné la jeune femme. Elle était franchement jolie, même ainsi marquée, aussi il comprenait sans peine la frustration qu'elle pouvait ressentir. Lui-même n'était pas ressorti indemne de l'Ukraine, et savait qu'il avait de la chance de ne pas en porter les stigmates sur le visage.
Autrefois impeccables, les bonnes manières de l'irlandais avait étés considérablement altérées par les 15 dernières années de sa vie. Aussi, il ne répondit que d'un signe respectueux de la tête à la présentation de la sorcière, avant de répliquer :
- Enchanté, Miss Davis. Je suis Suileabhan Kohler. Entre mon nom et mon accent, cela risquerait d'être complexe et gênant pour nous deux, aussi, n'hésitez pas à m'appeler "Sullivan".
Ses soins étaient désormais terminés, et il avait hâte de retourner à son entraînement. Cependant, une occasion d'avoir un peu plus que les informations transmises par Sixtine était intéressante :
- Dites-moi, Miss Davis, qu'est-ce qui vous amène si loin du Royaume-Uni ? Je ne dirais pas non à quelques nouvelles du pays et de Poudlard par la même occasion.
Pour la première fois depuis des années, Suileabhan se demandait ce qu'il était advenu de certaines personnes, élèves et professeurs, qu'il avait pu apprécier à l'époque.
Les mouvements incohérents de la femme encore inconnue firent se poser à nouveau les yeux de l'irlandais sur le visage marqué de la sorcière. Nul besoin d'être une lumière pour comprendre qu'elle était terriblement gênée par l'état de son visage. Il ne connaissait pas les raisons de ces cicatrices, et il ne voulait pas les savoir, mais Suileabhan ne pouvait s'empêcher d'enrager à l'idée de l'incompétence de celui ou celle qui avait soigné la jeune femme. Elle était franchement jolie, même ainsi marquée, aussi il comprenait sans peine la frustration qu'elle pouvait ressentir. Lui-même n'était pas ressorti indemne de l'Ukraine, et savait qu'il avait de la chance de ne pas en porter les stigmates sur le visage.
Autrefois impeccables, les bonnes manières de l'irlandais avait étés considérablement altérées par les 15 dernières années de sa vie. Aussi, il ne répondit que d'un signe respectueux de la tête à la présentation de la sorcière, avant de répliquer :
- Enchanté, Miss Davis. Je suis Suileabhan Kohler. Entre mon nom et mon accent, cela risquerait d'être complexe et gênant pour nous deux, aussi, n'hésitez pas à m'appeler "Sullivan".
Ses soins étaient désormais terminés, et il avait hâte de retourner à son entraînement. Cependant, une occasion d'avoir un peu plus que les informations transmises par Sixtine était intéressante :
- Dites-moi, Miss Davis, qu'est-ce qui vous amène si loin du Royaume-Uni ? Je ne dirais pas non à quelques nouvelles du pays et de Poudlard par la même occasion.
Pour la première fois depuis des années, Suileabhan se demandait ce qu'il était advenu de certaines personnes, élèves et professeurs, qu'il avait pu apprécier à l'époque.
La peau marquée
Suileabhan Kohler... il était certain que la métisse n'oublierait pas ce nom de si tôt, il n'était pas des plus communs. Néanmoins elle qui s'intéressait beaucoup à l'étymologie des mots, savait que c'était un prénom irlandais, il lui semblait que cela signifiait "au regard noir", ou quelque chose y ressemblant. Quoiqu'il en soit la sorcière n'en dit rien et préféra garder cela pour elle. En revanche elle ne se cacha pas de montrer qu'elle en maîtrisait la prononciation, cela devait être plutôt rare, "Enchantée Suileabhan... et merci pour les soins".
Lorsque le sorcier évoqua le Royaume-Uni et Poudlard, Aki ne put s'empêcher de regarder ses pieds un instants. Les souvenirs de cette période étaient parfois douloureux, malgré la nostalgie qu'elle pouvait aussi ressentir. Ne souhaitant pas instaurer une nouvelle gêne la noiraude se redressa, releva ses épaules et dégagea son visage, comme pour marquer une fausse confiance en elle, une confiance qu'elle aimerait retrouver... "J'avais besoin de changer d'air pour tout vous dire... et surtout, je suis magizoologiste de formation, mais j'aimerais me spécialiser en dragonologie. Alors quoi de mieux que la plus grande Réserve de dragons au monde pour apprendre le métier ?", répondit-elle dans un premier temps.
En ce qui concernait Poudlard il lui fallut réfléchir quelques secondes avant de répondre, mais elle finit par reprendre la parole, "Aux dernières nouvelles un certain Zachary Winslow est maintenant directeur, enfin depuis quelques années déjà, autrement je ne sais pas grand chose pour tout vous dire... oh et le nouveau Ministre de la magie de nomme Perceval Taaora, j'ignore si vous étiez au courant... Vous avez quitté le Royaume-Uni il y a longtemps ?".
Lorsque le sorcier évoqua le Royaume-Uni et Poudlard, Aki ne put s'empêcher de regarder ses pieds un instants. Les souvenirs de cette période étaient parfois douloureux, malgré la nostalgie qu'elle pouvait aussi ressentir. Ne souhaitant pas instaurer une nouvelle gêne la noiraude se redressa, releva ses épaules et dégagea son visage, comme pour marquer une fausse confiance en elle, une confiance qu'elle aimerait retrouver... "J'avais besoin de changer d'air pour tout vous dire... et surtout, je suis magizoologiste de formation, mais j'aimerais me spécialiser en dragonologie. Alors quoi de mieux que la plus grande Réserve de dragons au monde pour apprendre le métier ?", répondit-elle dans un premier temps.
En ce qui concernait Poudlard il lui fallut réfléchir quelques secondes avant de répondre, mais elle finit par reprendre la parole, "Aux dernières nouvelles un certain Zachary Winslow est maintenant directeur, enfin depuis quelques années déjà, autrement je ne sais pas grand chose pour tout vous dire... oh et le nouveau Ministre de la magie de nomme Perceval Taaora, j'ignore si vous étiez au courant... Vous avez quitté le Royaume-Uni il y a longtemps ?".
274 mots
@Suileabhan Kohler
La peau marquée
La prononciation parfaite de la jeune femme lui fit lever un sourcil. Il fallait dire que, dans sa vie, il avait rencontré bien peu de personnes qui avaient réussi à prononcer son nom. Bien souvent, ceux-ci essayaient de suivre son accent et se trompaient inévitablement, ou pire, s'embrouillaient, alors que la prononciation était en réalité plutôt simple.
- Nul besoin de me remercier, c'est mon... métier.
Il avait légèrement hésité, et pour cause : à ses yeux, ses plus de dix ans d'expérience d'aide médicale ou d'infirmier ne feraient jamais de lui un médicomage. Il n'avait pas fait d'études supérieures et s'il appréciait sincèrement de soigner les êtres blessés, Suileabhan savait au fond de lui que ce n'était pas, que ce n'était plus ce qu'il voulait faire de sa vie. À nouveau, il avait envie d'avancer. La jeune femme interrompit sa courte réflexion en se redressant soudainement. Elle semblait soudain pleine de détermination.
- Ah, un changement d'air. Je ne peux pas vous dire que je ne comprends pas, je dois dire que c'est cela qui m'anime depuis le début de mes voyages. Vous avez fait le bon choix en venant ici.
L'irlandais hésita à nouveau. Il la connaissait à peine. Pouvait-il se permettre de lui donner un petit conseil ? Il estima finalement que oui :
- Je vous dirais cependant de ne pas hésiter à changer d'air à nouveau, un nouveau pays, de nouveaux dragons, de nouvelles opportunités, si vous en avez un jour l'occasion.
Les nouvelles suivantes lui firent cependant froncer les sourcils.
- Winslow et Taaora ? Non, effectivement, je n'en ai jamais entendu parler. Et bien, il est vrai que Derwent ne pouvait rester indéfiniment à la tête de l'école.
Les derniers mois avant le départ de Suileabhan avaient été rudes, mais il avait depuis longtemps chassé cela dans un coin de son esprit.
- À vrai dire, cela fait presque 20 ans. Je ne pense pas y retourner un jour, mais merci pour les informations, c'est toujours intéressant. Toutes ces années en Europe de l'Est m'ont fait bien plus connaître la politique de la communauté magique d'ici que mon enfance au pays. Mais assez de vieilles histoires.
Suileabhan réfléchit quelques instants avant de prendre une nouvelle décision :
- Voyez-vous, Miss Davis, je pense bientôt quitter la Roumanie. J'ai cependant encore quelques affaires à terminer par ici, et, pour tout vous dire, une dragonologiste anglophone me serait très utile par rapport à ce sortilège. En contrepartie, si cela vous intéresse, je pourrais vous donner quelques conseils sur la magie curative.
L'irlandais conclut sa dernière phrase d'un coup d'œil à la récente blessure de la jeune femme, comme pour signifier qu'apprendre à se soigner, ici, pourrait lui être visiblement utile.
Encore un retard, désolé, mais ça devrait aller maintenant. Tu me dis évidemment si tout te convient
- Nul besoin de me remercier, c'est mon... métier.
Il avait légèrement hésité, et pour cause : à ses yeux, ses plus de dix ans d'expérience d'aide médicale ou d'infirmier ne feraient jamais de lui un médicomage. Il n'avait pas fait d'études supérieures et s'il appréciait sincèrement de soigner les êtres blessés, Suileabhan savait au fond de lui que ce n'était pas, que ce n'était plus ce qu'il voulait faire de sa vie. À nouveau, il avait envie d'avancer. La jeune femme interrompit sa courte réflexion en se redressant soudainement. Elle semblait soudain pleine de détermination.
- Ah, un changement d'air. Je ne peux pas vous dire que je ne comprends pas, je dois dire que c'est cela qui m'anime depuis le début de mes voyages. Vous avez fait le bon choix en venant ici.
L'irlandais hésita à nouveau. Il la connaissait à peine. Pouvait-il se permettre de lui donner un petit conseil ? Il estima finalement que oui :
- Je vous dirais cependant de ne pas hésiter à changer d'air à nouveau, un nouveau pays, de nouveaux dragons, de nouvelles opportunités, si vous en avez un jour l'occasion.
Les nouvelles suivantes lui firent cependant froncer les sourcils.
- Winslow et Taaora ? Non, effectivement, je n'en ai jamais entendu parler. Et bien, il est vrai que Derwent ne pouvait rester indéfiniment à la tête de l'école.
Les derniers mois avant le départ de Suileabhan avaient été rudes, mais il avait depuis longtemps chassé cela dans un coin de son esprit.
- À vrai dire, cela fait presque 20 ans. Je ne pense pas y retourner un jour, mais merci pour les informations, c'est toujours intéressant. Toutes ces années en Europe de l'Est m'ont fait bien plus connaître la politique de la communauté magique d'ici que mon enfance au pays. Mais assez de vieilles histoires.
Suileabhan réfléchit quelques instants avant de prendre une nouvelle décision :
- Voyez-vous, Miss Davis, je pense bientôt quitter la Roumanie. J'ai cependant encore quelques affaires à terminer par ici, et, pour tout vous dire, une dragonologiste anglophone me serait très utile par rapport à ce sortilège. En contrepartie, si cela vous intéresse, je pourrais vous donner quelques conseils sur la magie curative.
L'irlandais conclut sa dernière phrase d'un coup d'œil à la récente blessure de la jeune femme, comme pour signifier qu'apprendre à se soigner, ici, pourrait lui être visiblement utile.
Encore un retard, désolé, mais ça devrait aller maintenant. Tu me dis évidemment si tout te convient
La peau marquée
Aki avait le sentiment que le sorcier pouvait comprendre les motivations de son départ, elle qui s'était souvent sentie jugée parce qu'elle avait abandonné ses proches. La fuite avait été inévitable pour elle, c'était une question de survie, rester c'était mourir doucement, partir c'était revivre délicatement. C'est pourquoi quand Suileabhan partagea son sentiment concernant le fait de changer d'air elle poussa un grand soupir, un soupir de soulagement. Elle ne pouvait qu’acquiescer quand il lui conseilla de continuer à voyager, pour apprendre de chaque endroit, de chaque rencontre...
Presque 20 ans..., les années de cet homme en Europe de l'Est impressionnaient la noiraude qui ne comptait pas rentrer avant un moment, voire jamais. "Vous avez du voir tant de choses en vingt ans... de quoi vouloir continuer à voyager j'imagine bien...", répondit simplement la britannique, ne s'étalant pas vraiment une nouvelle fois.
Puis de manière inattendue le sorcier fit une proposition alléchante à Aki qui ne se voyait pas refuser, elle, dont la soif d'apprendre était débordante, ne pouvait dire non lorsque l'occasion de découvrir de nouvelles choses se présentait. "Je serais ravie de vous aider Suileabhan, si j'en suis capable évidemment", répondit d'abord l'eurasienne avec une certaine assurance. Elle avait en revanche un peu plus de difficultés à maintenir toute sa consistance quand elle voulu accepter les conseils en magie curative. Évidemment elle voulait les recevoir, mais à chaque fois qu'elle pensait à son accident, encore récent, elle ne pouvait rester totalement neutre... sans parler du fait que ses blessures étaient encore douloureuses. "Je pense que quelques conseils ne seraient pas de refus en effet...", dit-elle alors d'une voix un peu effacée.
Presque 20 ans..., les années de cet homme en Europe de l'Est impressionnaient la noiraude qui ne comptait pas rentrer avant un moment, voire jamais. "Vous avez du voir tant de choses en vingt ans... de quoi vouloir continuer à voyager j'imagine bien...", répondit simplement la britannique, ne s'étalant pas vraiment une nouvelle fois.
Puis de manière inattendue le sorcier fit une proposition alléchante à Aki qui ne se voyait pas refuser, elle, dont la soif d'apprendre était débordante, ne pouvait dire non lorsque l'occasion de découvrir de nouvelles choses se présentait. "Je serais ravie de vous aider Suileabhan, si j'en suis capable évidemment", répondit d'abord l'eurasienne avec une certaine assurance. Elle avait en revanche un peu plus de difficultés à maintenir toute sa consistance quand elle voulu accepter les conseils en magie curative. Évidemment elle voulait les recevoir, mais à chaque fois qu'elle pensait à son accident, encore récent, elle ne pouvait rester totalement neutre... sans parler du fait que ses blessures étaient encore douloureuses. "Je pense que quelques conseils ne seraient pas de refus en effet...", dit-elle alors d'une voix un peu effacée.
273 mots
@Suileabhan Kohler
La peau marquée
Suileabhan ne manqua pas de remarquer que la jeune femme était plus que réceptive à ses propos.
- Effectivement. J'aurais aimé vous dire qu'en vingt ans, j'ai pu voir le pire comme le meilleur du monde qui nous entoure, mais ce serait mentir. J'ai bien plus souvent été témoin de cette noirceur qui ne connait malheureusement pas de frontière que d'actes de générosité pure. Mais comme en tout il y'a une leçon à retirer : se renforcer soi-même est un bien meilleur moyen de soutenir les autres que d'apaiser leurs maux. C'est pour cela que je voyage, oui.
L'Irlandais en exil s'interrompit afin d'écouter la réponse de la brune quant à sa proposition.
- Nous verrons bien. Mais, si vous vous intéressez aux dragons, je pense que ce sera le cas.
À nouveau, Suileabhan remarqua les étranges réactions de la jeune femme, mais il ne s'en formalisa pas. Il la connaissait à peine et, même s'il allait visiblement passer encore quelques moments en sa compagnie, son histoire et sa vie ne le regardait pas.
- Dans ce cas, c'est entendu. Mais pas pour aujourd'hui. Pour ce qu'il reste de la journée, reposez-vous. Je comptais initialement retourner à mon campement dès le retour du médicomage de garde, mais j'imagine que vous devez être bien occupée, par ici. Je vais revenir quelques temps aider à l'infirmerie, passez me voir lorsque vous aurez du temps. À bientôt, Miss Davis.
C'est la fin pour moi, merci ! J'espère que ça t'a plu
- Effectivement. J'aurais aimé vous dire qu'en vingt ans, j'ai pu voir le pire comme le meilleur du monde qui nous entoure, mais ce serait mentir. J'ai bien plus souvent été témoin de cette noirceur qui ne connait malheureusement pas de frontière que d'actes de générosité pure. Mais comme en tout il y'a une leçon à retirer : se renforcer soi-même est un bien meilleur moyen de soutenir les autres que d'apaiser leurs maux. C'est pour cela que je voyage, oui.
L'Irlandais en exil s'interrompit afin d'écouter la réponse de la brune quant à sa proposition.
- Nous verrons bien. Mais, si vous vous intéressez aux dragons, je pense que ce sera le cas.
À nouveau, Suileabhan remarqua les étranges réactions de la jeune femme, mais il ne s'en formalisa pas. Il la connaissait à peine et, même s'il allait visiblement passer encore quelques moments en sa compagnie, son histoire et sa vie ne le regardait pas.
- Dans ce cas, c'est entendu. Mais pas pour aujourd'hui. Pour ce qu'il reste de la journée, reposez-vous. Je comptais initialement retourner à mon campement dès le retour du médicomage de garde, mais j'imagine que vous devez être bien occupée, par ici. Je vais revenir quelques temps aider à l'infirmerie, passez me voir lorsque vous aurez du temps. À bientôt, Miss Davis.
C'est la fin pour moi, merci ! J'espère que ça t'a plu