Le jour où tout a basculé
Suileabhan n'avait pas vraiment beaucoup dormi, et pourtant, il ne s'était jamais senti aussi bien de toute sa vie. Pour la première fois depuis que Sixtine lui avait annoncé être enceinte, il savait ce qu'il voulait que soit leur avenir. Pour la première fois depuis qu'il avait reçu cette lettre, il savait quel choix il devait prendre. Cet avenir, ce choix, c'était d'être avec elle.
Résolu à annoncer cette décision toute fraîche, il sortit du lit et se prépara rapidement et en silence pour ne pas réveiller son aimée. Glissant nonchalamment la main dans sa poche, il déposa le collier qu'il avait gardé, sur sa table de nuit. Quand il remonterait voir Sixtine, il le porterait avec elle. Le jeune homme prit son courage à demain, il allait parler à sa mère. Lui dire qu'ils en reparleraient plus tard, mais que pour le moment, il resterait, avec Sixtine, ici et en Grande-Bretagne.
Il descendit dans un rez-de-chaussée à moitié vide. Visiblement, son père n'avait pas fait dans la dentelle pour déménager ses meubles. Suileabhan ne trouvait nulle trace de sa mère dans la maison. Intrigué, il fut interrompu dans ses recherches par son père entrant dans le salon en pestant, à cheval entre les larmes et la rage. Rapidement, il l'informa qu'elle n'était pas ici, qu'elle était sûrement partie retrouver son amant et qu'il avait bien fait de ne pas perdre une seconde de plus en Irlande en avançant à maintenant la date du départ.
Ébranlé par le discours de son père qui le faisait douter à nouveau de sa mère, Suileabhan ne renonça pas, et expliqua sa volonté de rester. Il craignait de voir son père éclater à tout moment, mais il n'en fit rien. Calmement, Jacob s'assit, avant d'annoncer à son fils que le divorce, le déménagement et le voyage étaient très loin de laisser, à sa mère ou à lui, de quoi financer ses études. Que lui, son fils, était encore très loin de pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de son amie et que, s'il l'aimait vraiment, il devait venir avec lui. Ils mettraient de l'argent de côté, et il pourrait ensuite revenir auprès de celle qui l'aimait.
Le cœur en miettes à nouveau, Suileabhan finit par se laisser convaincre, la faute à son amour pour son père et un dernier instant de naïveté. Le temps qui filait n'arrangeait rien. Moralement atteint, le jeune homme acquiesça finalement, et se laissa emporter par son père jusqu'au portoloin qui les emmènerait jusqu'à la terre natale des Kohler.
À cet instant, la seule chose que désirait Suileabhan, c'était de serrer Sixtine dans ses bras. Et pourtant, l'instant d'après, il se retrouvait en Allemagne, à des milliers de kilomètres de là.
À ce moment, dans ce qui n'était plus là demeure familiale. Findchoem, mère de Suileabhan, rentrait de son passage à Gringotts. Loin d'être idiote, elle portait avec elle de quoi aider les deux jeunes adultes si chers à son cœur qui, elle le pensait, dormaient encore, ensemble, à l'étage au dessus.
Merci encore pour cet incroyable RP
Résolu à annoncer cette décision toute fraîche, il sortit du lit et se prépara rapidement et en silence pour ne pas réveiller son aimée. Glissant nonchalamment la main dans sa poche, il déposa le collier qu'il avait gardé, sur sa table de nuit. Quand il remonterait voir Sixtine, il le porterait avec elle. Le jeune homme prit son courage à demain, il allait parler à sa mère. Lui dire qu'ils en reparleraient plus tard, mais que pour le moment, il resterait, avec Sixtine, ici et en Grande-Bretagne.
Il descendit dans un rez-de-chaussée à moitié vide. Visiblement, son père n'avait pas fait dans la dentelle pour déménager ses meubles. Suileabhan ne trouvait nulle trace de sa mère dans la maison. Intrigué, il fut interrompu dans ses recherches par son père entrant dans le salon en pestant, à cheval entre les larmes et la rage. Rapidement, il l'informa qu'elle n'était pas ici, qu'elle était sûrement partie retrouver son amant et qu'il avait bien fait de ne pas perdre une seconde de plus en Irlande en avançant à maintenant la date du départ.
Ébranlé par le discours de son père qui le faisait douter à nouveau de sa mère, Suileabhan ne renonça pas, et expliqua sa volonté de rester. Il craignait de voir son père éclater à tout moment, mais il n'en fit rien. Calmement, Jacob s'assit, avant d'annoncer à son fils que le divorce, le déménagement et le voyage étaient très loin de laisser, à sa mère ou à lui, de quoi financer ses études. Que lui, son fils, était encore très loin de pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de son amie et que, s'il l'aimait vraiment, il devait venir avec lui. Ils mettraient de l'argent de côté, et il pourrait ensuite revenir auprès de celle qui l'aimait.
Le cœur en miettes à nouveau, Suileabhan finit par se laisser convaincre, la faute à son amour pour son père et un dernier instant de naïveté. Le temps qui filait n'arrangeait rien. Moralement atteint, le jeune homme acquiesça finalement, et se laissa emporter par son père jusqu'au portoloin qui les emmènerait jusqu'à la terre natale des Kohler.
À cet instant, la seule chose que désirait Suileabhan, c'était de serrer Sixtine dans ses bras. Et pourtant, l'instant d'après, il se retrouvait en Allemagne, à des milliers de kilomètres de là.
À ce moment, dans ce qui n'était plus là demeure familiale. Findchoem, mère de Suileabhan, rentrait de son passage à Gringotts. Loin d'être idiote, elle portait avec elle de quoi aider les deux jeunes adultes si chers à son cœur qui, elle le pensait, dormaient encore, ensemble, à l'étage au dessus.
Merci encore pour cet incroyable RP