CLOS Ouvre les deux yeux Élisabeth Willis

Narcisse demeura quelques instants totalement immobile, la situation lui avait totalement échappé, mais il n'arrivait pas à comprendre totalement pourquoi. Pourquoi elle lui en voulait autant ? Mais la seule chose qui lui redonna un peu le sourire, c'est qu'elle s'était montrée un peu réceptive à sa tentative de réconciliation. Il n'allait pas s'arrêter là, évidemment, il ne s'arrêterait que quand ils seraient devenus amis, pas avant. Après tout, elle n'avait rien fait de mal non plus, elle n'agissait que sous l'impulsion de ses émotions, et Narcisse savait que ce genre de chose était incontrôlable, même s'il faisait de son mieux pour ne pas se laisser emporter. Tout du moins dans les rapports sociaux, il veillant toujours à être bienveillant et à donner de nouvelles chances.

Aussi, l'idée que quelqu'un pouvait le détester simplement parce qu'il avait le malheur de ressembler à une autre personne, ça lui brisait le cœur. Aussi bien en raison de sa propre tristesse que celle qu'il éprouvait pour la personne. Il savait à quel point cela faisait mal de détester quelqu'un. Enfin, pas vraiment, il n'en savait rien, il n'avais jamais vraiment détesté personne. Il avait déjà haï des concepts qu'il trouvait absurde et incompréhensibles, il avait déjà exécré des situations, des états de fait, mais jamais des être humains.

Il s'assit brutalement, durant plusieurs dizaines de minutes, histoire de se ressaisir suffisamment. Il était épuisé, totalement vidé. Autant par ses exercices de lancer de sortilèges intenses que par la confrontation entre Élisabeth et lui, bien qu'il ne sache pas lequel de ces éléments l'avait le plus vidé. Toutefois, il en ressortait un élément particulièrement positif : Il maîtrisait un nouveau sort ! Il n'allait pas le retenter à nouveau tout de suite, mais il allait le travailler par la suite, comme quoi, on peut toujours retirer du positif du négatif.

Il rangea laborieusement la salle de classe, ce qui lui prit un temps particulièrement long en raison de son corps douloureux, il n'avait qu'une envie : se poser dans son lit et dormir. Il laissa le mannequin d'entraînement devant la porte du placard, respectant l'injonction interdisant l'ouverture seule. Il laissa toutefois une petite note pour Miss Valerion, d'une écriture tremblante : "Comme indiqué, je n'ai pas ouvert la porte du placard seul, désolé pour le désordre."

Puis il récupéra ses chaussures décollées qu'il enfila avant de récupérer sa baguette qui n'avait pas bougé, fort heureusement, avant de prendre la direction de son dortoir, combien de temps s'était écoulé depuis le début de son entraînement ?

FIN.

Merci pour ce RP pleins de rebondissements !

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