Eteindre une étincelle PV A.Macbeth

Image postée par le membre

[PV : @Adaline Macbeth]
Disparition (Cinquième année)
Infirmerie, Poudlard
mardi 10 septembre 2047
à l'heure du dîner


Cet été entre ta quatrième et ta cinquième année à Poudlard avait probablement été le plus difficile de ta courte existence. Tout d'abord, cela faisait bien trop longtemps que tu n'avais pas passé quelques jours dans la grande maison de Pépito et Mamabé en compagnie de ton cousin Térence à faire les quatre cents coups. Mais en plus, passer deux mois en étant fragmentée entre ton grand frère Will et ton père qui était soudainement réapparu dans ta vie d'un côté, ainsi que ta mère à qui tu en voulais énormément de t'avoir menti pendant des années de l'autre, n'avait pas été simple. Tu ne savais toujours pas quoi penser de cette situation familiale terrible et était bien trop jeune pour devoir vivre des problèmes d'adultes. Bref, même si cela t'avait fait un bien fou de passer de nouveau du temps avec William, tout se mélangeait désormais dans ta tête qui bourdonnait en permanence.

Soulagée de quitter Godric's Hollow mais surtout ta mère, tu étais arrivée à Poudlard plus enjouée que lors des rentrées précédentes, tandis qu'il ne te restait plus que trois ans de scolarité. Dès le premier septembre, le quotidien avait repris comme avant et battait désormais son plein : les balades matinales dans le parc, les cours en compagnie d'une Macbeth de moins en moins commode, les plus jeunes élèves qui courraient à toute allure dans les couloirs, le bruit assourdissant de la Grande Salle, les devoirs à n'en plus finir, le rire de ton amie Lumah... Un quotidien dont tu avais désormais l'habitude. Mais cet après-midi, tu avais tout simplement pété un câble, comme souvent.

Ta respiration était comme bloquée dans ta poitrine qui te faisait terriblement mal, ton corps se voyait secoué de tremblements incontrôlables, ta tête te donnait l'impression qu'elle était sur le point d'exploser et tout tournait autour de toi, tandis que ta vision se troublait. Fichue anxiété que tu avais décrite comme un vilain petit monstre lors de ta première crise d'angoisse, il y a déjà trois ans. Cette fois-ci, même ton casque anti-bruit n'avait rien pu faire. Tu avais réussi, tant bien que mal, à avancer d'un pas incertain vers l'infirmerie qui se trouvait, par chance, au bout du couloir. C'était la première fois que tu mettais les pieds dans cette étrange pièce qui t'effrayait tant. Titubant, tu n'eus même pas à expliquer à monsieur O'Belt ce qui t'arrivait que le jeune infirmier, probablement habitué à ce genre de situation, t'avait directement conduite vers un lit sur lequel tu t'écroulas, dépourvue de force, avant de finir par t'y évanouir. Ce n'est que quelques heures plus tard que tu rouvris les yeux, ne sachant plus vraiment où est-ce que tu te trouvais.

Les actions de Diarmuid O'Belt ont été vues avec le joueur.
Dernière modification par Harriet Greenwood le 18 janv. 2024, 14:04, modifié 2 fois.

Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !

Eteindre une étincelle PV A.Macbeth
Le mardi 10 septembre 2047,
Dans la soirée,

5ème année


Dans ma tête, il se passe tout un tas de choses. Cela ne fait que quelques jours que je suis revenue au château et les choses ne se passent pas comme je l'avais espéré. Le bulletin de note que j'ai reçu a donné un grand coup à mon ego qui s'est flétri pendant tout l'été, bien que j'ai vécu des périodes de grand calme et des moments de fulgurance intellectuelle qui l'ont remis sur pied, je commence l'année avec cette boule au ventre qui ne me quitte plus.

Les choses vont de pire en pire. La journée que je viens de passer a été juste horrible, de sales pensées n'ont pas arrêté de tourner dans ma tête alors que mon ventre me faisait un mal fou, j'ai manqué de pleurer à plusieurs reprises pour des trucs débiles et j'ai même crié sur mon chat parce qu'il était dans mes pattes ce matin. J'ai cru m'effondrer en classe plusieurs fois juste parce que je n'avais pas été interrogée et un sale mélange d'ego et de souffrance a martelé ma tête et mon ventre jusqu'à ce que je remonte dans mon dortoir.

Je pense aussi à autre chose, en montant les escaliers, mon sac sur le dos, une main sur le ventre pour tenter d'endiguer le mal qui m'assaille, et cela ne va pas arranger ce qui me perturbe. Ce soir, c'est le première réunion du club des petits prodiges de Miss Valerion. Sans savoir si je vais me rendre à la réunion, mon ventre me faisant foutrement souffrir, je me souviens de cette fois où j'ai raté une réunion l'année dernière et je songe à son classement. Le classement dans lequel je dois être tombé bien bas, et c'est un nouveau coup porté à mon ego, qui me triture l'esprit depuis plusieurs jours. Je ne peux pas rater une autre réunion, quand bien même je ne sais pas si je pourrais tenir le rythme effréné de mes études, de ma formation Animagus, de mon apprentissage du Gobebabil, de ma correspondance avec Ilvermorny, de ma société secrète avec deux camarades que j'estime hautement et des réunions de ce club.

Un moment de calme perce la fureur de ma journée alors que je rejoins mon lit, après avoir enlevé ma robe. Je ne réalise pas tout de suite ce qu'il se passe alors que je m'assied pour me reposer un peu, un pantalon en jean en dessous de ma robe de jour. Mais lorsque je pose mes fesses, épuisée par cette journée chargée d'émotions et ce qui s'annonce après le dîner, une douleur lancinante traverse mon ventre.

Tordue de douleur, je me recroqueville sur moi-même, mes mains sur le bas de mon ventre pour essayer d'attraper la douleur qui me frappe. Comme des coups, c'est comme des coups que je ressens et qui me transperce le ventre. J'étouffe un cri, un autre et puis je baisse les yeux vers mon ventre.

Des larmes percent mes yeux alors que je découvre une tâche rouge sur mon pantalon, entre mes jambes, sur le jean bleu. La couleur détonne et sa vue me met dans un état que je ne saurais décrire. Incapable de réfléchir et bientôt incapable de voir tant les larmes inondent mes yeux, je me lève de mon lit aussi vite que je le peux. Mes jambes tremblent alors que je prie pour qu'elles veuillent bien me soutenir encore un peu.

Je détale hors de mon dortoir, dans les escaliers, je traverse la salle commune sans prêter attention aux sorciers qui pourraient me voir moi et mon jean tâché de ce rouge qui a fait coulé les larmes qui ruissellent sur mes joues, et il en va de même pour tous les couloirs et les escaliers qui me séparent de l'infirmerie vers laquelle je me rue avec une détresse que l'on peut lire sur mon visage et que tout mon corps dégueule.

Après avoir poussé les portes de l'infirmerie de mes mains tremblantes, sur lesquelles je découvre des tâches aussi rouges que celles qui sont sur mon jean, je pénètre dans une pièce faiblement éclairée et je me fige en tombant le visage de Greenwood.

Je m'effondre.
Dernière modification par Adaline Macbeth le 12 nov. 2022, 22:36, modifié 1 fois.

Animagus renard polaire
Post ASPIC

Eteindre une étincelle PV A.Macbeth
Te remettant peu à peu de tes esprits, tu remarquas la présence de M. O'Belt non loin de là où tu étais allongée. À ton réveil, l'infirmier se dirigea instantanément vers toi pour t'expliquer ce qu'il s'était passé et te demander si tu avais des questions à lui poser. Honteuse de t'être retrouvée là à cause d'une crise d'angoisse dont tu avais pourtant l'habitude, tu fis non de la tête et remercias à demi-voix le jeune homme avant de t'éclipser de la pièce d'hospitalisation. Alors que tu traversais hâtivement la salle d'attente, le regard rivé sur le sol, un énorme fracas te fit sursauter. Relevant la tête, tu trouvas, face à toi, une élève de Gryffondor que tu connaissais bien : Adaline Macbeth. La cinquième année était dans la même filière que toi et tu étais donc habituée à sa présence, bien que c'était loin d'être une de tes amis. En fait, elle te servait surtout à obtenir des notes correctes en Potions et en Divination, étant donné que c'était une intello. Et elle, la pauvre adolescente, devait te supporter dans ces moments-là.

Tu avais remarqué vers la fin de l'année dernière qu'elle ne semblait pas être dans son assiette. Cela devait être parce qu'elle n'a pas obtenu d'Optimal dans toutes les matières à ses examens de fin d'année. Ces intellos, alors, toujours à accorder bien trop d'importance aux notes... Elle qui n'avait jamais été une camarade désagréable même si elle n'avait pas hérité du meilleur binôme qui puisse être, elle était devenue moins commode qu'auparavant. Bref, tu ne t'en étais pas plus souciée que ça, la gryffone ne restait qu'après tout une simple camarade. Et à cet instant précis, elle se trouvait là, effondrée sur le carrelage de l'infirmerie, les mains ensanglantées. Dans un rictus, tu demandas :

"Bah alors Macbeth, qu'est-ce que tu fous les mains pleines de sang ? T'as tué quelqu'un ? T'sais que c'est pas bien hein, tu risques Azkaban pour ça."

Non Harriet, je crois que ce n'était pas vraiment le moment de rigoler. Encore une maladresse de ta part, décidément, tu ne progressais pas en grandissant ! Tu attendais évidemment une réaction de la part de ta camarade, mais au bout de longues secondes, celle-ci ne faisait toujours aucun mouvement. Te rendant compte de la potentielle gravité de la situation, tu jetas un regard paniqué autour de toi en cherchant l'infirmier. Personne, la salle était absolument vide hormis vous deux. Sans attendre, tu t'efforças de déplacer la jeune fille à moitié en la portant et à moitié en la trainant par terre. Tu observais son corps faible et tremblant assis contre le mur, ses mains serrées autour de son bas du ventre, et remarquas une tache rougeâtre sur son pantalon.

"Qu'est-ce qui t'arrive ? C'est quoi cette... tache ?"

Les actions de Diarmuid ont été vues avec le joueur.

Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !

Eteindre une étincelle PV A.Macbeth
Au moment précis où mes yeux rencontrent le visage de Greenwood, après l'avoir évité toute la journée en cours (sans que ce soit conscient), mes jambes décident de me lâcher. Je me laisse tomber par terre et mes genoux claquent sur le sol avant que mon dos recouvre mes genoux et que je ne devienne plus qu'une boule. Après avoir lutté toute la journée contre un mal venant de l'intérieur de mes entrailles, c'est en voyant ce mal à l'extérieur que je m'effondre misérablement sur le sol de l'infirmerie devant une fille que je côtoie tous les jours.

Mais ce n'est pas à ça que je pense alors que mon ventre est serré, pire que ça, écrasé et que les crampes martèlent le bas de mon ventre. La douleur m'empêche de bouger et les larmes ne cessent d'affluer dans mes yeux. Je pleure parce que j'ai mal, je pleure parce que je suis faible, je pleure parce que tout le monde me voit moi et mon jean tâché. Je ne réalise même pas qu'il n'y a qu'elle et moi dans la petite pièce attenante à l'infirmerie.

Des mains m'attrapent et me traînent jusqu'à me poser contre un mur. Je sens le contact froid de la pierre contre mon dos, mes jambes s'allongent comme par réflexe, mes mains serrent toujours mon ventre alors que j'entends sa voix. Je réalise que je n'ai même pas entendu sa première phrase tant la douleur bourdonne jusque dans mes oreilles et que les sanglots que j'étouffe occupent toute ma tête. Mes mains sur mon ventre ne servent plus qu'à empêcher les tremblements qui me secouent et à endiguer le flot de larmes qui se déverse sur mes joues toujours plus humides.

J'ai craqué.

Et je ne sais même pas quoi dire à cette fille. Pour lui répondre, j'essaie d'ouvrir les yeux et de lui montrer une face qui lui dirait "tu ne vois pas ?" mais les yeux à peine ouverts, le visage de Greenwood penché sur moi, la situation qui me revient en plein visage, je ne parviens qu'à continuer de pleurer.

Comment cela a-t-il pu arriver ?

Une nouvelle crampe me prend violemment et je me recroqueville. Mes jambes étendues se soulèvent pour venir rejoindre mon ventre et je les enserre de mes deux bras en posant ma tête entre mes jambes. Les larmes qui coulent tâchent mon jean mais cette fois il devient simplement plus foncé, mais je ne peux m'empêcher de penser au rouge qui tâche mon jean un peu plus bas. Et puis Greenwood est toujours là et elle attend que je lui réponde.

« Je crois que... Je crois que j'ai mes... mes règles... »

Parvins-je à articuler avec quelques difficultés et une voix bien trop rauque.

Je voudrais ajouter que je ne sais pas comment faire maintenant, que je sais ce que c'est que les règles mais que je ne sais absolument pas comment faire pour arrêter ça, que je ne comprends pas pourquoi j'ai aussi mal et comment ça peut faire aussi mal. Mais je ne peux que garder ma tête entre mes genoux en évitant de la regarder, et de regarder quoi que ce soit, et laisser les larmes couler comme je sens cette chose qui coule entre mes jambes.
Dernière modification par Adaline Macbeth le 19 nov. 2022, 11:43, modifié 2 fois.

Animagus renard polaire
Post ASPIC

Eteindre une étincelle PV A.Macbeth
Ta camarade ne semblait décidément pas dans son assiette. Et c'était compréhensible, étant donné qu'elle avait du sang plein les mains mais aussi sur son pantalon. Vous n'étiez que toutes les deux dans la pièce, et à vrai dire tu ne savais pas du tout quoi faire, et la solution consistant simplement à appeler l'infirmier devait être trop compliquée puisqu'elle ne te passait pas par la tête pour autant. En même temps, tu n'étais pas en filière Sports et Soins, toi ! La traîner jusqu'au mur t'avait parût être l'idée du siècle mais le plan s'arrêtait malheureusement là. Adaline se tordait de douleur devant toi qui, en fait, étais paniquée par la voir pleurer.

Cela faisait bien longtemps que tu n'avais pas été confrontée à une crise de larmes venant d'une autre personne que toi. Un souvenir jusque-là perdu dans les tréfonds de ta mémoire ressurgit soudain sans prévenir. C'était il y a presque trois ans, lors de ta première année, alors que tu t'étais enfuie de la Salle Commune en plein bal costumé, interrompant la danse que tu avais entreprise avec Alienor ainsi qu'une étrange gamine déguisée en détraqueur dont tu n'avais jamais pu découvrir l'identité. Errant dans les couloirs, tu étais tombée nez à nez avec une camarade de ta maison en train d'agoniser sur le sol. Prise au dépourvu, comme à cet instant même, tu t'étais contentée de la traîner par terre jusqu'à l'infirmerie puis avais toqué à la porte avant de partir en courant, la laissant là.

Cette fois-ci, tu aurais également pu abandonner la Gryffone, mais entre temps tu avais grandi et n'étais plus quelqu'un de lâche. L'intello semblait vouloir t'expliquer quelque chose que tu ne comprenais pas. *Mais pourquoi elle me parle de règle maintenant ?* Et non, même à quatorze ans, tu ne savais pas ce que c'était. Il fallait dire que tu n'avais pas adressé la parole à ta mère de l'été, et que ton frère comme ton père étaient assez mal placés pour te parler de ce sujet, bêtement considéré comme tabou. Alors pour toi, une règle c'était un petit bâton en métal que tu utilisais dans ton école primaire moldue pour tracer des traits, souligner les titres de tes leçons, dessiner des carrés ou des rectangles... Bref, ça n'avait rien à voir avec la choucroute.

"Hein ? Mais de quoi tu me parles ? Tu crois vraiment que le truc dont t'as besoin là maintenant c'est de tracer des figures géométriques ?"

Tu savais qu'elle aimait les cours mais bon, quand même. Macbeth semblait à l'article de la mort et la seule chose à laquelle elle pensait, c'était les mathématiques ? Et puis, en y réfléchissant, tu étais même étonnée que ta camarade ne connaisse l'existence de cet objet purement moldu...

Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !

Eteindre une étincelle PV A.Macbeth
Au milieu du chaos qui emplit ma tête une petite lumière s'allume. C'est un rire qui vient du fin fond de mon esprit et qui remonte à travers mes entrailles, pour essayer de s'extraire par ma bouche au beau milieu de tout le bruit que fait mon bas ventre qui se tord et mon ego qui se rabougrit. Les larmes peignent toujours mon visage d'un voile brillant qui, une fois qu'elles ont terminé leur course sur mon t-shirt, sèchent en tirant et étirant ma peau. Je sens la peau de mes joues s'étirer une nouvelle fois et ne me doute pas que c'est un sourire qui en est la cause cette fois. C'est en entendant ce rire percer entre les sanglots que je le réalise.

Bientôt, ce ne sont plus les sanglots qui agitent mon corps mais les éclats de rire qui en sortent. Un rire incontrôlable qui me prend aux tripes, en me faisant presque oublier la douleur lancinante dans le bas de mon ventre et dans mon cœur, qui m'empêche de réfléchir à ce qui ne va pas, qui est comme la lumière du soleil qui se faufile entre les nuages.

Ce n'est pas pour me moquer d'elle, je parviens à penser après plusieurs longues secondes d'un rire qui ne s'évanouit pas, mais je ne peux pas m'empêcher de rire. Je ris parce que je suis soulagée de ne pas être la seule à ne pas connaître cet horrible concept (bien que je l'ai appris il y a un an) mais aussi parce que l'absurdité de sa réponse détonne avec la gravité que j'imaginais de la situation. Après tout, ce n'est peut-être pas si grave de se tâcher, ce n'est pas si grave d'avoir mal au ventre, ce n'est pas si grave de devenir une femme.

Mais très vite, je me calme. Ce rire incontrôlé qui me fait honte a au moins eu pour effet de faire cesser les sanglots. Je sens les larmes au bord de mes yeux mais elles ne daignent plus couler et les tremblements qui me secouaient depuis l'intérieur de mes entrailles ont cessé. Je peux respirer correctement, poser ma tête contre la pierre pour tenter de soulager mon cou et apaiser ma respiration qui reste haletante. Mais je n'ai plus à subir la douleur qui me tordait le cœur alors que je sanglotais bêtement, ne reste plus que celle qui me tord le bas du ventre mêlée à l'angoisse qui me torture depuis que je suis revenue à Poudlard, dont je me suis accommodée.

« Pardon... Je me moque pas... »

Je lui dit en tournant vers elle un visage (que j'espère) bien plus apaisé. Je ne ris plus et je ne sanglote plus, mais je reprends doucement mon souffle en évitant soigneusement de regarder vers mon pantalon et mon entre-jambe ainsi que sur mes mains.

Sans me redresser, je la fixe encore un moment sans rien dire et puis je me décide à lui parler de ce que c'est que les règles.

« Les règles c'est... Ce truc là... Ce truc qui fait que tu deviens une femme et qui te fait changer. »

Je répète les mots que j'ai entendu de la part de ma grand-mère l'hiver dernier, ces mots qu'elle m'a dit presque à regret alors que je me confrontais à une réalité toute nouvelle. Le tabou sur les femmes et sur ce qui leur permet de donner la vie m'a frappé en plein visage et ma grand-mère, regrettant que ce tabou existe aussi bien que de devoir me l'expliquer, a tenté de me donner des clés de compréhension qui m'ont échappé jusqu'à ce moment.

Alors c'est ça, les règles, c'est du sang qui coule et des douleurs dans l'estomac. Tout ça seulement pour pouvoir donner la vie un jour.

« Et qui te fait saigner... et souffrir... »

Animagus renard polaire
Post ASPIC

Eteindre une étincelle PV A.Macbeth
Et bien, super, voilà que Macbeth se fichait maintenant de toi. Et oui Harriet, tu pensais lui avoir lancé un petit pic, et en réalité tu te rendais compte que ce que tu lui avais dit n'était que stupidité. Son rire résonnait dans la pièce, tandis que tu te vexais de ton côté, les bras croisés, la tête vers le bas, bien décidée à ne plus l'aider du tout. Elle était plus intelligente que toi, certes, mais ce n'était pas une raison pour se moquer comme cela. *À quoi ça sert de l'aider si elle se fout de ma gueule ?* Il fallait dire que, pour une fois tu étais à peu près gentille, et cela ne te donnait pas envie de l'être à nouveau. Mais l'intello, ses éclats de rire terminés, t'assura le contraire.

"Mouais, c'est ça, rattrape toi..."

Désormais, elle parlait en énigme. *Ça m'aide pas tes explications à la noix.* Ce truc, qui, comme elle expliquait, te faisait devenir une femme, tu n'en avais jamais entendu parler. Et pour cause, tu n'étais pas encore réglée, et donc pas encore une femme, ce qui te rassurait. Les adultes mentent et manipulent, tu n'avais pas hâte de faire partie de ce monde. Est-ce que la plupart des autres filles de ton âge étaient déjà devenues des femmes, comme la griffonne ? Étais-tu en retard par rapport à la moyenne ? De nombreuses interrogations s'entremêlaient dans ta tête. Mais à ce moment-là, c'était de ta camarade que l'on devait se préoccuper, pas de toi.

"Tu peux éviter de parler chinois s'il te plaît ? J'vois pas le rapport, là."

Effectivement, tu ne comprenais rien à son charabia. Personne ne t'avait jamais dit que les femmes saignaient, et d'ailleurs tu n'avais jamais vu une seule femme tâchée de la sorte. Alors, qu'est-ce que pouvait bien raconter Macbeth ? Souffrir, tu connaissais et comprenais ce que c'était. Mais là encore, qu'est-ce que cela pouvait-il bien avoir à faire avec la situation dans laquelle était l'intello ? Sur un coup de tête, tu aurais pu partir et là laisser-là, mais tu te devais bien de l'aider et puis, il fallait dire que cette histoire de passage d'une jeune fille à une femme t'intriguait. Tu continuas donc de regarder ta voisine, les sourcils froncés, attendant plus d'explications.

Excuses-moi pour mon retard, très chère.

Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !

Eteindre une étincelle PV A.Macbeth
Mince, je pense en voyant, sous mes yeux encore mouillés, le visage déconfit de ma voisine. Il n'est pas exactement déconfit, ça ce serait plutôt le visage de Nerrah quand Bristyle se moque de lui, ou celui de Chems quand je lui dit que je ne veux pas aller jouer dans le parc mais que je préfère réviser. Non, elle a les sourcils froncés comme quelqu'un qui ne comprend rien, comme moi quand j'ai eu cette affreuse conversation avec Luke.

Et, je pense encore, cette fois c'est à moi de lui dire ses choses désagréables. Parce qu'elle aussi n'a aucune idée de ce que son les règles, elle aussi est une victime de cette société qui veut nous cacher la souffrance, elle aussi ignore que les femmes souffrent tous les mois à cause de ce sang qui coule d'elle. D'ailleurs, je ne savais pas que j'allais saigner au point de tâcher mes vêtements. C'est probablement parce que c'est la première fois, c'est ce que j'espère en tout cas, et c'est ce que je compte bien lui dire quand je vais tout lui expliquer d'ici quelques instants.

Je prens mon courage à deux mains, littéralement, en prenant mes jambes pour les allonger. Dans cette position, un peu redressée contre le mur, les jambes étendues, la douleur est plus supportable. En tout cas, elle ne me fait plus pleurer depuis au moins une minute (une victoire pour moi).

« Bon euh... je vais t'expliquer. »

Commencé-je en me raclant la gorge. Je sens qu'une grimace tord mon visage, et je crois que c'est autant à cause de cette douleur qui ne quitte pas mon bas ventre qu'à cause de situation pourrie dans laquelle je suis. C'est moi qui souffre pourtant ! Une contraction tord un peu plus mes traits alors que j'essaie d'apaiser mes pensées.

« Ce que j'ai compris c'est que... à partir d'un certain âge... qui dépend des filles apparemment, on se met à saigner... de là. »

Je commence mes explications en claudiquant, et je termine en montrant de la tête mon entre-jambe. C'est un peu particulier comme mouvement, et j'espère qu'elle le comprendra. J'ai pas du temps envie d'enlever les mains qui sont sous mes jambes tendues pour montrer cette zone avec mon doigt...

« Et ce truc là, ça signifie que notre machin fonctionne correctement. Qu'on peut avoir des enfants quoi. »

Oh bordel. Je crois pas m'être exprimée aussi mal depuis des années. J'ai l'impression de devoir expliquer quelque chose de trop compliqué à mon cousin, ou encore expliquer une notion de cours que j'ai pas bien comprise. Et j'ai toujours mal ! Une nouvelle grimace déforme mon visage alors que je rentre un peu ma tête dans mon cou.

Faites qu'elle comprenne, cette fois.

Animagus renard polaire
Post ASPIC

Eteindre une étincelle PV A.Macbeth
Ah ouais, elle était quand même sacrément intelligente, cette Macbeth. Elle semblait déjà tout savoir de la vie d'adulte. Ou alors, quelqu'un lui avait expliqué, contrairement à toi. Finalement, c'était peut-être une chance de te retrouver face à cette situation un peu gênante à cause de laquelle tu te retrouvais à devoir aider une camarade en détresse qui n'était pas n'importe quelle cinquième année, mais en l'occurrence ta binôme dans certains cours. Certes, tu étais maladroite et Adaline avait semblé, au début, morte de honte, mais au moins ça vous permettait de discuter un peu, chose qui n'arrivait jamais, et tu serais moins surprise le jour où ça t'arriverait à ton tour.

"Mmmh... ouais ok. En gros pour faire des mioches, on doit saigner. Déjà que je vois pas l'intérêt d'en avoir, mais alors c'est encore pire. Tu penses que j'peux refuser d'être une femme ?"

Bizarrement, tu n'étais pas le genre d'adolescente qui rêvait de trouver son prince charmant et de fonder avec lui une merveilleuse famille aimante. Peut-être cela était-il dû à ton schéma familial ? Je dis ça, je dis rien, évidemment. Plus sérieusement, quand on a été élevée par une mère célibataire qui a passé dix ans à mentir à propos des raisons du départ du père, on a tout de suite moins foi en le bonheur que peut apporter la famille. Ça se comprend, et je ne suis pas très étonné d'apprendre qu'à cet âge-là, tu ne voulais pas entendre parler d'enfants. Mais enfin bref, là n'était pas le sujet.

Devoir donner son accord pour devenir une femme, en revanche, on ne me l'avait jamais faite. C'est vrai qu'en y réfléchissant, la vie serait bien plus simple si l'on pouvait refuser de souffrir une fois par mois mais je ne crois pas me tromper en affirmant que cela ne fonctionnait pas vraiment comme ça. À priori, c'était nécessaire pour se reproduire. Ça, au moins, tu savais comment ça fonctionnait, suite à des explications traumatisantes de ton grand-frère William puis à un livre moldu que ta mère t'avait glissé dans la commode de ta chambre à Godric's Hollow cet été. Point positif : tu évitais une scène vraiment bizarre où ça aurait pu être à l'Intello de t'expliquer comment fonctionnait la reproduction.

"Genre là par exemple, tu aurais pu dire non ? Peut-être que le sang il serait pas sorti !"

Coucou, c'est encore moi qui ressors de nulle part... Désolé pour ma longue absence,
en tout cas ça m'avait manqué de jouer à l'ignorante dans ce rp !

Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !

Eteindre une étincelle PV A.Macbeth
Quand Greenwood me répond ouais ok je me sens foutrement soulagée. Ce sont tous mes muscles qui se relâchent, mes jambes qui se décontractent pour épouser parfaitement la pierre qui les soutient et mon visage qui se détend. Tous mes muscles se relâchent, alors j'ai la désagréable sensation que quelque chose coule entre mes jambes. Le sang que je retenais probablement en étant toute contractée s'écoule maintenant librement. Et dans ma tête, c'est une rivière que je libère qui se déverse comme un torrent depuis mon entre-jambe. Je suis bien incapable de baisser les yeux pour vérifier, alors que j'ai l'affreuse sensation de me pisser dessus.

Les yeux écarquillés, je fixe le visage de Greenwood. Ce dernier ne change pas, elle continue la conversation, elle pose des questions débiles, elle ne fait pas attention à moi. C'est ce que j'aime chez elle autant que ce que je déteste. Il y a des jours où j'aime lui expliquer pourquoi sa question sur la potion Amortentia est débile, des jours où j'aime qu'elle me fasse la conversation en histoire de la magie. Et puis il y en a d'autres, où je ne peux pas m'empêcher de lui asséner un regard noir alors qu'elle n'arrête pas de discuter et que sa voix couvre celle de miss Xarinez, et où elle ne remarque même pas que je la regarde comme si j'allais l'étrangler.

Aujourd'hui c'est un parfait mélange des deux. Je suis contente qu'elle ne porte pas jugement sur moi, parce qu'elle ne fait pas attention aux autres, mais je suis vraiment agacée par ses questions à la con.

« Dire non à qui, Greenwood ? Tu crois que j'avais envie de saigner ? »

Lui répondis-je un peu brusquement.

Je suis étonnée d'avoir répondu aussi sèchement. Certes, Greenwood est une emmerdeuse, mais je ne parle pas comme ça aux gens, normalement, même quand ils sont très énervants. Je cesse alors de la regarder pour me concentrer sur le mur en face de moi.

Ce mur de pierre m'énerve lui aussi, cette Greenwood m'énerve, ce sang qui coule m'énerve, ce pantalon (que j'aimais bien) tâché m'énerve et la douleur dans mon bas ventre m'énerve. Alors je me lève brusquement, sans dire un mot de plus à Greenwood, et je marche tant bien que mal pour aller toquer à la porte de l'infirmerie. Je ne toque pas seulement, je tambourine en gémissant pour que la porte s'ouvre enfin et que je sois reçue - en laissant Greenwood et ses fichues questions derrière moi.

Fin.

Animagus renard polaire
Post ASPIC