Pluie d'automne sur jours de printemps
Samedi 13 avril 2047,
Soir,
Dans la voiture,
Avec @Edwin Wellhister et @Piou
Soir,
Dans la voiture,
Avec @Edwin Wellhister et @Piou
Le retour en train depuis Poudlard avait pris une bonne partie de la journée et il fallait encore presque 2h de route pour atteindre Brighton en voiture. Le train était plus rapide mais avec les boursouflettes et les bagages très sorciers il n'en était pas question. Je rentrais à Pâques pour la première fois depuis mon entrée à Poudlard et j'avais à la demande de mes parents emmené Ed dans ma valise. Après de rapides retrouvailles à la gare de King's Cross côté moldu, nous étions donc tous embarqué dans le véhicule de Maman. Elle laissait Papa conduire pour le retour, ayant assuré l'aller. Une fois installés pour le voyage et sortis de la ville, la conversation de mes parents s'oriente sur autre chose que les traditionnelles "Comment ça va ?" et "Vous avez fait bon voyage ?".
"Vous avez appris des choses intéressantes cette année ? C'était comment Noël au château ? Lily t'aurais pu nous donner un peu plus de détails dans tes lettres, sur autre chose que la nourriture de préférence... Tu passais Noël à Poudlard aussi mon chou ? On t'avais préparé un cadeau mais on savait pas où l'envoyer..."
"Mais ! Maman ! Suffisait de me demander, je t'aurais dit où Ed passait Noël. Au pire tu pouvais me transmettre et j'aurais donné son cadeau."
"Chérie, c'était une surprise, on sait tous ici que tu es incapable de mentir... A tout les coups t'aurais fait une gaffe."
Le regard amusé lancé par ma mère à mon encontre ne m'empêche pas de croiser les bras en ronchonnant. C'est pas parce qu'elle a raison qu'elle est obligé de le souligner... Elle semble ensuite farfouiller dans le bazar à ses pieds à la recherche de quelque chose. Elle extirpe finalement un pavé rectangulaire de l'amas de sacs à ses pieds. Pourquoi tout ces sacs ? Je sais pas, j'ai jamais vu l'avant de cette voiture pas encombré de bric à brac. En tout cas, elle tend en direction d'Ed le paquet vert enrubanné de rouge.
"Voilà ! C'est pour toi mon chou, hésite pas à l'ouvrir dans la voiture et t'en fait pas pour le bazar que ça mettra ! Stefan nettoiera demain, n'est-ce pas chéri ?"
Mon père s'étouffe un instant à cette annonce, visiblement il était pas au courant. Rien d'inhabituel en soit mais voir mes parents se taquiner comme ça m'arracha un sourire involontaire alors même que j'essayais de toutes mes forces de rester fâchée pour la pique de ma mère. Je ne peux non plus, résister à la curiosité m'invitant à jeter un œil sur le paquet d'Edwin. J'étais surprise, même si il l'était probablement plus, et comme visiblement me mettre dans la confidence c'était trop me demander, je n'avait aucune fichue idée de ce qui se trouvait dedans. En attendant que le Serpentard ouvre son cadeau, mon père remit de sa quinte de toux subite prend la parole.
"Oui bien sûr que je nettoierai, totalement ce qui était prévu pour demain, nettoyer TA voiture." Le ton sarcastique fit rire ma mère, tandis qu'il reprenait d'un ton calme mais joyeux. "J'espère que le cadeau te plaira mon garçon ! On savait pas exactement quoi te prendre. D'ailleurs hésite pas à nous écrire de temps en temps, on répondra avec plaisir ! Et c'est valable aussi pour toi jeune fille. On se doute que t'es occupée Rosie, mais nous oublie pas trop non plus, hein ?"
Rougissant de gêne, j'acquiesçais vaguement. La raison pour laquelle j'écrivais si peu c'était tout simplement pour éviter de laisser transparaître mes problèmes dans mes lettres. Pas de nouvelle, bonne nouvelle, comme on dit. Non ? Puis j'ai pas le droit de les inquiéter avec des problèmes qui sont pas de leur monde. Déjà ils y comprendraient rien, puis en plus ça les avanceraient pas à grand chose. Ils sont pas à l'école, donc ils peuvent pas m'aider quand je suis là bas, c'est logique. Me détournant de mes pensées, j'observe la réaction de mon ami au mystérieux cadeau.
Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ! #PouffyFamily — Poufsouffle Vult !
Quatrième année RP, Cheerleader #D282A6
Pluie d'automne sur jours de printemps
Edwin avait un peu paniqué à la sortie du train. Le trajet s'était plutôt bien passé mais à la sortie il s'était souvenu du trajet avec Lily-Rose et ses parents. Il les adorait, ce n'était pas ça le soucis, mais soudainement il s'était senti... pas assez. Pas assez bien habillé, pas assez énergétique, pas assez tout. Il s'était regardé dans la vitre du train en refaisant un chignon un peu moins bâclé et en tirant sur le col de son sweat. Il aurait dû rester dans son uniforme, ça aurait été plus classe que son sweat trop grand et son jean qui ballotait sur ses hanches. C'était idiot parce que les parents de Lily l'avaient déjà vu en pyjama, alors habillé c'était toujours mieux mais il avait conscience de ne s'être pas beaucoup engraissé pour ce début d'année, même carrément pas. Ce n'était pas de leur faute cela dit, eux qui avaient tant essayé de le gaver à chaque repas. Edwin avait un peu peur de décevoir finalement, ces gens qui étaient si gentils. Et s'ils voyaient à quel point il n'en valait plus la peine ?
Lily ne semble pas capter son malaise, et Edwin dont les mains tremblent et serrent ses bagages se sent totalement hors de cette réalité. Ses parents les embrassent et ils ont tout aussi tôt fait de se retrouver à l'arrière de leur voiture dont Edwin pourrait être secrètement amoureux, pour son ambiance chaleureuse. Piou est, autant que Clivia, heureuse comme tout de pouvoir sortir et sautiller partout mais elle reste parfaitement calme entre les deux enfants et dort tranquillement contre la peluche de la Poufsouffle.
Le Serpentard est resté assez silencieux pour ce début de voyage, observant simplement par la fenêtre et fredonnant quelques réponses. Est-ce qu'il va bien ? Oui, oui évidemment. Si l'on oublie les cernes qui s'étalent sous ses yeux et ses mains qui tremblent si fort en ce moment qu'il ne peut parfois même pas tenir correctement sa plume, sans qu'il ne sache ce qui déclenche tout ça. Il demandera à Lily de dormir avec de la lumière pour ces vacances, il ne se sent pas capable d'être enfermé quelque part dans le noir. A Poudlard, ça a été très compliqué. Qu'a-t-il apprit cette année ? Des choses et des trucs. Il se sent un peu à l'ouest, mais ses résultats sont remontés alors tout ira bien, même s'il ne se souvient pas réellement de tout ce qu'il a pu apprendre. Comment était Noël à Poudlard ? Il ne le sait pas, il est rentré. Il n'aurait pas dû, évidemment mais il avait encore l'espoir que sa mère ai changé.
Non dit-il doucement en reprenant le fil de la conversation. J-je... suis rentré à la maison pour Noël. Mais on m'a dit que Noël c'était très beau à Poudlard. Je resterais l'année prochaine je pense. Il avale sa salive, pinçant son bras un peu tendu Je suis désolé pour le cadeau, vous n'étiez pas obligés... Cette façon qu'elle a de l'appeler mon chou fait quelque chose de bizarre dans son ventre. De la joie pure, mais un peu d'envie et de jalousie aussi. Pourquoi pas sa mère ?
Edwin tremblote un peu plus en prenant le paquet cadeau, le regard totalement lumineux. C'est vraiment pour moi ? Il pose le paquet tendrement sur ses genoux, sentant l'émotion monter. J-je vous écrirais, oui... Il ne déchire pas le papier, c'est bien trop précieux pour qu'il fasse autre chose que de le retirer tout en douceur en le repliant sur le côté. Il ne se souvient pas du dernier vrai cadeau de Noël qu'on lui a donné. Du vrai, pas d'un cadeau de Noël comme sa mère lui a fait la première année à Poudlard, pour qu'il se sente mal de ne pas lui envoyer de lettre. C'est... bizarre comme sensation. Comment ces gens qui ne le connaissaient pas il y a un an sont tellement plus gentils que ses parents.
En découvrant l'album photo, Edwin gémit de détresse et l'ouvre pour faire défiler quelques pages avant de se recroqueviller en le serrant contre sa poitrine. Sa poitrine lui fait mal et il pose son front sur ses genoux en laissant les larmes couler, de gros sanglots trainant dans sa poitrine avant de retrouver l'air libre. Il halète, hoquette et renifle mais sans succès pour se calmer et pousse tellement son front contre ses genoux qu'il s'en fait mal.
Il se mord les lèvres, toutes les bonnes idées de les laisser en meilleur état qu'avant oublier. Sa poitrine va exploser et il est certain que s'il ne pleurait pas autant, ses larmes auraient eu vite fait de le noyer de l'intérieur. Le cadeau lui plaît vraiment mais, plus que ça, il lui détruit le cœur. Il ne sait pas pourquoi, parce qu'il lui fait vraiment plaisir mais en même temps, il a l'impression de s'être prit un coup. Ou un bus, pile dans la poitrine. On ne lui a jamais offert de choses comme ça, il n'est même pas sûr d'avoir beaucoup de photos de lui où il sourit. Ou beaucoup de photos avec des gens, non plus. Les seules qu'il a vraiment à Londres sont les photos de classe et quelques photos de quand il était trop jeune pour se souvenir de les avoir prit. Il serre les dents pour ne pas hurler, pour garder un peu au moins la fasse. Il pourrait leur dire qu'il s'est fait mal en ouvrant le cadeau, ou que ce sont des larmes de joie. Peut-être qu'ils le croiraient comme ça et ne le trouveraient pas absolument idiot.
Il ne lâche pas le cadeau toujours pressé contre sa poitrine à l'en empêcher de bien respirer et s'appuie avec plus de force contre le coin de l'album, essayant de s'agripper à la sensation légèrement douloureuse dans ses cotes. Piou s'est redressée et frappe avec force sa petite tête contre sa cuisse pour attirer son attention mais il est simplement incapable de bouger. Elle couine et frappe encore et encore, Edwin a presque l'impression qu'elle pourrait se faire mal mais il ne peut pas. Il ne sait même pas comment il se sent, alors bouger et la papouiller pour lui montrer que tout va bien ? Non.
Lily ne semble pas capter son malaise, et Edwin dont les mains tremblent et serrent ses bagages se sent totalement hors de cette réalité. Ses parents les embrassent et ils ont tout aussi tôt fait de se retrouver à l'arrière de leur voiture dont Edwin pourrait être secrètement amoureux, pour son ambiance chaleureuse. Piou est, autant que Clivia, heureuse comme tout de pouvoir sortir et sautiller partout mais elle reste parfaitement calme entre les deux enfants et dort tranquillement contre la peluche de la Poufsouffle.
Le Serpentard est resté assez silencieux pour ce début de voyage, observant simplement par la fenêtre et fredonnant quelques réponses. Est-ce qu'il va bien ? Oui, oui évidemment. Si l'on oublie les cernes qui s'étalent sous ses yeux et ses mains qui tremblent si fort en ce moment qu'il ne peut parfois même pas tenir correctement sa plume, sans qu'il ne sache ce qui déclenche tout ça. Il demandera à Lily de dormir avec de la lumière pour ces vacances, il ne se sent pas capable d'être enfermé quelque part dans le noir. A Poudlard, ça a été très compliqué. Qu'a-t-il apprit cette année ? Des choses et des trucs. Il se sent un peu à l'ouest, mais ses résultats sont remontés alors tout ira bien, même s'il ne se souvient pas réellement de tout ce qu'il a pu apprendre. Comment était Noël à Poudlard ? Il ne le sait pas, il est rentré. Il n'aurait pas dû, évidemment mais il avait encore l'espoir que sa mère ai changé.
Non dit-il doucement en reprenant le fil de la conversation. J-je... suis rentré à la maison pour Noël. Mais on m'a dit que Noël c'était très beau à Poudlard. Je resterais l'année prochaine je pense. Il avale sa salive, pinçant son bras un peu tendu Je suis désolé pour le cadeau, vous n'étiez pas obligés... Cette façon qu'elle a de l'appeler mon chou fait quelque chose de bizarre dans son ventre. De la joie pure, mais un peu d'envie et de jalousie aussi. Pourquoi pas sa mère ?
Edwin tremblote un peu plus en prenant le paquet cadeau, le regard totalement lumineux. C'est vraiment pour moi ? Il pose le paquet tendrement sur ses genoux, sentant l'émotion monter. J-je vous écrirais, oui... Il ne déchire pas le papier, c'est bien trop précieux pour qu'il fasse autre chose que de le retirer tout en douceur en le repliant sur le côté. Il ne se souvient pas du dernier vrai cadeau de Noël qu'on lui a donné. Du vrai, pas d'un cadeau de Noël comme sa mère lui a fait la première année à Poudlard, pour qu'il se sente mal de ne pas lui envoyer de lettre. C'est... bizarre comme sensation. Comment ces gens qui ne le connaissaient pas il y a un an sont tellement plus gentils que ses parents.
En découvrant l'album photo, Edwin gémit de détresse et l'ouvre pour faire défiler quelques pages avant de se recroqueviller en le serrant contre sa poitrine. Sa poitrine lui fait mal et il pose son front sur ses genoux en laissant les larmes couler, de gros sanglots trainant dans sa poitrine avant de retrouver l'air libre. Il halète, hoquette et renifle mais sans succès pour se calmer et pousse tellement son front contre ses genoux qu'il s'en fait mal.
Il se mord les lèvres, toutes les bonnes idées de les laisser en meilleur état qu'avant oublier. Sa poitrine va exploser et il est certain que s'il ne pleurait pas autant, ses larmes auraient eu vite fait de le noyer de l'intérieur. Le cadeau lui plaît vraiment mais, plus que ça, il lui détruit le cœur. Il ne sait pas pourquoi, parce qu'il lui fait vraiment plaisir mais en même temps, il a l'impression de s'être prit un coup. Ou un bus, pile dans la poitrine. On ne lui a jamais offert de choses comme ça, il n'est même pas sûr d'avoir beaucoup de photos de lui où il sourit. Ou beaucoup de photos avec des gens, non plus. Les seules qu'il a vraiment à Londres sont les photos de classe et quelques photos de quand il était trop jeune pour se souvenir de les avoir prit. Il serre les dents pour ne pas hurler, pour garder un peu au moins la fasse. Il pourrait leur dire qu'il s'est fait mal en ouvrant le cadeau, ou que ce sont des larmes de joie. Peut-être qu'ils le croiraient comme ça et ne le trouveraient pas absolument idiot.
Il ne lâche pas le cadeau toujours pressé contre sa poitrine à l'en empêcher de bien respirer et s'appuie avec plus de force contre le coin de l'album, essayant de s'agripper à la sensation légèrement douloureuse dans ses cotes. Piou s'est redressée et frappe avec force sa petite tête contre sa cuisse pour attirer son attention mais il est simplement incapable de bouger. Elle couine et frappe encore et encore, Edwin a presque l'impression qu'elle pourrait se faire mal mais il ne peut pas. Il ne sait même pas comment il se sent, alors bouger et la papouiller pour lui montrer que tout va bien ? Non.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Pluie d'automne sur jours de printemps
Pendant que les humains de la voiture s'agite en tout sens les deux boursouflettes se pelotonnent ensemble sur la banquette arrière pour un semblant de sieste. De mon côté j'observe avec curiosité le déballage méticuleux de mon ami, je vois la joie dans ses yeux et le tremblement dans ses mains. Je fronce légèrement les sourcils un peu perplexe devant cette réaction étonnante. Sa réaction à la découverte du cadeau m'alarme cette fois carrément. Il est totalement en train de paniquer et la pauvre Piou toute inquiète de le voir comme ça tente d'attirer son attention en se tapant contre la cuisse du garçon. Clivia inquiète du comportement de sa compagne couine de toute ses forces à mon attention. Je récupère les deux animaux pour les câliner et essayer de les calmer car nul doute que leur comportement n'aidait en rien. M'adressant ensuite aussi calmement que possible à mes parents, je leur pose une question :
"Dans combien de temps la prochaine aire de repos ?"
"Au moins un quart d'heure, ça ira d'ici là ?"
J'acquiesce en silence à la réponse de Papa, et fait un truc pas exactement autorisé, mais on s'en fiche j'ai envie de dire... Je détache ma ceinture pour me glisser sur le siège du milieu où je me rattache sous le regard désapprobateur de ma mère. Je dépose les boursouflettes à ma place précédente, maintenant qu'elles ont cessé de hurler, et me tourne vers Ed. Ne sachant pas réellement quoi faire d'autre, je lui fait un câlin maladroit, embêtée que je suis par les ceintures de sécurité. En profitant pour lui parler directement et discrètement, je murmure à son attention.
"Ça va ? Qu'est-ce qui se passe dans ta tête ? C'est juste un cadeau promis, c'est pas pour se moquer de toi ou quoi. Ou c'est que tu voulais pas te souvenir des vacances ? Si c'est ça je suis désolée, j'ai pas envie de me souvenir de tout non plus, mais y avait quand même des bons moments, non ? Enfin j'ai trouvé, mais si toi t'es pas à l'aise faut le dire, hein... On pourra trouver un truc pour que tu te sentes mieux. On t'invite pas pour que tu sois en stress comme ça tu sais..."
Ne sachant trop quoi ajouter je lui caresse un peu les cheveux en desserrant mon étreinte. J'en profite pour essayer de lui faire relâcher sa prise sur l'album, qu'il sert bien trop fort. J'essaye de dégager l'objet de l'étreinte de fer d'Edwin, continuant de lui parler aussi doucement que possible malgré la panique qui me gagnait en le voyant dans cet état. Il me rappelait beaucoup trop les cachots des Harrison en cet instant, bien qu'il ne le fasse pas exprès évidemment.
"Je vais pas te le piquer ton album, je vais confier à Piou, d'accord ? C'est bon pour toi si Piou le garde ?"
Je reste ensuite silencieuse essayant de réguler ma propre respiration pendant plusieurs longues minutes, quand enfin on s'arrête dans une aire de repos. Il fait nuit dehors, y a personne d'autre de garé, sans les lampadaires inondant le parking, on pourrait se croire dans une bulle de ténèbres, mais non c'est juste la campagne anglaise. Je mets les boules de poils dans un panier de transport malgré leurs protestations, avant de sortir et ouvrir la portière passager d'Edwin. Rester enfermé dans la voiture risquait pas de l'aider après tout. J'aperçois l'air soucieux de mes parents, visiblement tout aussi démunis que moi face à la situation. Mon père offre une barre de chocolat à Ed en silence, ne souhaitant pas le faire stresser encore plus, bien que la raison de sa panique nous échappe à tous. Finalement je prends le parti de lui attraper la main et de le tirer hors de la voiture.
"On va discuter un peu plus loin et prendre un peu l'air. Je te promets ça te fera du bien." J'ajoute à l'attention de mes parents un vigoureux : "On revient vite, enfin de toute façon on va pas loin !"
Je ne laisse pas le choix à l'adolescent, il vient prendre l'air et puis c'est tout ! Et si au passage il pouvait m'expliquer la raison de sa panique, ça serait bien, il m'inquiète quand même.
"Dans combien de temps la prochaine aire de repos ?"
"Au moins un quart d'heure, ça ira d'ici là ?"
J'acquiesce en silence à la réponse de Papa, et fait un truc pas exactement autorisé, mais on s'en fiche j'ai envie de dire... Je détache ma ceinture pour me glisser sur le siège du milieu où je me rattache sous le regard désapprobateur de ma mère. Je dépose les boursouflettes à ma place précédente, maintenant qu'elles ont cessé de hurler, et me tourne vers Ed. Ne sachant pas réellement quoi faire d'autre, je lui fait un câlin maladroit, embêtée que je suis par les ceintures de sécurité. En profitant pour lui parler directement et discrètement, je murmure à son attention.
"Ça va ? Qu'est-ce qui se passe dans ta tête ? C'est juste un cadeau promis, c'est pas pour se moquer de toi ou quoi. Ou c'est que tu voulais pas te souvenir des vacances ? Si c'est ça je suis désolée, j'ai pas envie de me souvenir de tout non plus, mais y avait quand même des bons moments, non ? Enfin j'ai trouvé, mais si toi t'es pas à l'aise faut le dire, hein... On pourra trouver un truc pour que tu te sentes mieux. On t'invite pas pour que tu sois en stress comme ça tu sais..."
Ne sachant trop quoi ajouter je lui caresse un peu les cheveux en desserrant mon étreinte. J'en profite pour essayer de lui faire relâcher sa prise sur l'album, qu'il sert bien trop fort. J'essaye de dégager l'objet de l'étreinte de fer d'Edwin, continuant de lui parler aussi doucement que possible malgré la panique qui me gagnait en le voyant dans cet état. Il me rappelait beaucoup trop les cachots des Harrison en cet instant, bien qu'il ne le fasse pas exprès évidemment.
"Je vais pas te le piquer ton album, je vais confier à Piou, d'accord ? C'est bon pour toi si Piou le garde ?"
Je reste ensuite silencieuse essayant de réguler ma propre respiration pendant plusieurs longues minutes, quand enfin on s'arrête dans une aire de repos. Il fait nuit dehors, y a personne d'autre de garé, sans les lampadaires inondant le parking, on pourrait se croire dans une bulle de ténèbres, mais non c'est juste la campagne anglaise. Je mets les boules de poils dans un panier de transport malgré leurs protestations, avant de sortir et ouvrir la portière passager d'Edwin. Rester enfermé dans la voiture risquait pas de l'aider après tout. J'aperçois l'air soucieux de mes parents, visiblement tout aussi démunis que moi face à la situation. Mon père offre une barre de chocolat à Ed en silence, ne souhaitant pas le faire stresser encore plus, bien que la raison de sa panique nous échappe à tous. Finalement je prends le parti de lui attraper la main et de le tirer hors de la voiture.
"On va discuter un peu plus loin et prendre un peu l'air. Je te promets ça te fera du bien." J'ajoute à l'attention de mes parents un vigoureux : "On revient vite, enfin de toute façon on va pas loin !"
Je ne laisse pas le choix à l'adolescent, il vient prendre l'air et puis c'est tout ! Et si au passage il pouvait m'expliquer la raison de sa panique, ça serait bien, il m'inquiète quand même.
Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ! #PouffyFamily — Poufsouffle Vult !
Quatrième année RP, Cheerleader #D282A6
Pluie d'automne sur jours de printemps
L'esprit d'Edwin semble loin, très très loin. Il n'enregistre même pas ce dont Lily-Rose et ses parents discutent. Ils auraient pu lui parler chinois que cela aurait été la même chose. Edwin n'enregistre pas, il n'est plus là. Plus vraiment, en tout cas. Tout s'effondre et il est incapable de se raccrocher aux bribes de réalité qui semblent s'effilocher sous ses doigts. Il ne comprend pas ce qu'il se passe, ce qu'il se passe dans sa tête, dehors, pourquoi ou comment les choses arrivent.
Edwin arrive à reprendre un peu la face en sentant le contact de Lily-Rose. Elle lui fait un câlin et Edwin pleure encore plus fort en se rendant compte de ce petit détail. Il lâche son album et hoche la tête en sanglotant quand elle parle de le confier à Piou. Une fois l'album hors de portée, il entoure ses bras autour d'elle et la serre peut-être avec plus de force encore. Mais cette fois-ci, ça ne fait pas mal. Lily-Rose n'a pas de coin douloureux, elle est douce et tendre. Edwin aime quand ils se font des câlins car elle est encore plus douce que d'habitude. Pour le moment, il ne pense pas à ça et simplement à avoir quelque chose sur lequel se raccrocher. Lily est cette ancre. La sienne, son ancre à lui. Elle a été là pendant les vacances, elle a été là pour lui tout au long de l'année. Elle lui a offert des vacances avec ses parents. Quelques jours pour se sentir heureux, apprécié, voulu quelque part. Lily-Rose est là et tant qu'il la serre aussi fort qu'il le fait, il ne pourra pas s'évanouir dans le temps et l'espace. Il ne pourra pas disparaître.
Edwin n'ose même pas se défaire du câlin ne serait-ce que pour attraper la friandise que le père de Lily-Rose lui offre. Il ne la prend pas, même s'il en a envie. Il aimerait le faire, avec un sourire et un remerciement joyeux. Faire comme si de rien n'était, de n'avoir jamais pété les plombs. Il aimerait, mais il ne peut pas alors il ne prend pas la barre chocolatée et il gémit de détresse.
Le Serpentard manque de s'effondrer au sol en sortant de la voiture. Ses jambes sont tellement lourdes à bouger et, en même temps, on dirait qu'elles ne sont plus assez fortes pour le faire tenir debout. Il s'affale sur Lily en hoquetant, cependant heureux de pouvoir sortir de l'habitacle. Une fois à quelques pas de la voiture, il se laisse tomber à genoux dans l'herbe avant de se tortiller pour s'asseoir un peu mieux. Il serre ses genoux contre sa poitrine et force ses poumons à recevoir l'air qu'il essaie de leur envoyer. Il respire mal, mais il respire. Il est vivant, et ça fait tellement mal de se rendre compte de ça actuellement. Il est là, il vit et quelqu'un pense à lui. Quelqu'un, des parents ont pensé à lui. Ils lui ont offert quelque chose de doux, de gentils. Ils ont pensé à lui comme à leur enfant et ça fait tellement mal parce qu'il envie Lily-Rose, qu'il en est jaloux à en mourir. Il aimerait tellement être à sa place, c'est tout ce qu'il veut en ce moment. Ne pas pleurer parce qu'il reçoit un cadeau si doux et gentil, comme si c'était normal. Ne pas avoir besoin de pleurer pour vidanger ses émotions. Lily n'a pas l'impression de trouver ses cadeaux étranges mais pour Edwin c'est tellement rare. Il pleure à chaque fois qu'on lui en fait un. La préfère des verts en a souvent fait les frais, d'ailleurs.
Après quelques longues et douloureuses minutes, ses hoquets se calment et Edwin arrive un peu mieux à reprendre pied avec la réalité. Il arrive à retirer ses bras de ses genoux pour enfin essuyer ses larmes qui ont séché contre ses joues. La sensation n'est pas agréable mais Edwin s'y raccroche pour ne pas repartir dans son tourbillon d'émotions. Il finit par croasser quelques mots à Lily-Rose.
Je l'aime il essuie son nez et renifle sans gêne Je l'aime vraiment, je suis heureux. On ne dirait pas, mais sous toutes ces angoisses, Edwin l'est. Profondément et entièrement heureux. J'aurais bien aimé qu'ils soient mes parents aussi, pourquoi j'ai pas le droit à ça moi ? Pourquoi ma mère à moi e-elle... pourquoi elle... Il pince les lèvres et ravale un sanglot. Je suis désolé, je vais me reprendre, je sais pas ce qu'il s'est passé. Il n'ose pas se retourner vers la voiture et se frotte la nuque, les yeux baissés de gêne. Ils vont me trouver bizarre maintenant, hein ? Sa voix s'amenuise petit à petit pour ne finir par être qu'un murmure. J'ai encore tout gâché...
Edwin arrive à reprendre un peu la face en sentant le contact de Lily-Rose. Elle lui fait un câlin et Edwin pleure encore plus fort en se rendant compte de ce petit détail. Il lâche son album et hoche la tête en sanglotant quand elle parle de le confier à Piou. Une fois l'album hors de portée, il entoure ses bras autour d'elle et la serre peut-être avec plus de force encore. Mais cette fois-ci, ça ne fait pas mal. Lily-Rose n'a pas de coin douloureux, elle est douce et tendre. Edwin aime quand ils se font des câlins car elle est encore plus douce que d'habitude. Pour le moment, il ne pense pas à ça et simplement à avoir quelque chose sur lequel se raccrocher. Lily est cette ancre. La sienne, son ancre à lui. Elle a été là pendant les vacances, elle a été là pour lui tout au long de l'année. Elle lui a offert des vacances avec ses parents. Quelques jours pour se sentir heureux, apprécié, voulu quelque part. Lily-Rose est là et tant qu'il la serre aussi fort qu'il le fait, il ne pourra pas s'évanouir dans le temps et l'espace. Il ne pourra pas disparaître.
Edwin n'ose même pas se défaire du câlin ne serait-ce que pour attraper la friandise que le père de Lily-Rose lui offre. Il ne la prend pas, même s'il en a envie. Il aimerait le faire, avec un sourire et un remerciement joyeux. Faire comme si de rien n'était, de n'avoir jamais pété les plombs. Il aimerait, mais il ne peut pas alors il ne prend pas la barre chocolatée et il gémit de détresse.
Le Serpentard manque de s'effondrer au sol en sortant de la voiture. Ses jambes sont tellement lourdes à bouger et, en même temps, on dirait qu'elles ne sont plus assez fortes pour le faire tenir debout. Il s'affale sur Lily en hoquetant, cependant heureux de pouvoir sortir de l'habitacle. Une fois à quelques pas de la voiture, il se laisse tomber à genoux dans l'herbe avant de se tortiller pour s'asseoir un peu mieux. Il serre ses genoux contre sa poitrine et force ses poumons à recevoir l'air qu'il essaie de leur envoyer. Il respire mal, mais il respire. Il est vivant, et ça fait tellement mal de se rendre compte de ça actuellement. Il est là, il vit et quelqu'un pense à lui. Quelqu'un, des parents ont pensé à lui. Ils lui ont offert quelque chose de doux, de gentils. Ils ont pensé à lui comme à leur enfant et ça fait tellement mal parce qu'il envie Lily-Rose, qu'il en est jaloux à en mourir. Il aimerait tellement être à sa place, c'est tout ce qu'il veut en ce moment. Ne pas pleurer parce qu'il reçoit un cadeau si doux et gentil, comme si c'était normal. Ne pas avoir besoin de pleurer pour vidanger ses émotions. Lily n'a pas l'impression de trouver ses cadeaux étranges mais pour Edwin c'est tellement rare. Il pleure à chaque fois qu'on lui en fait un. La préfère des verts en a souvent fait les frais, d'ailleurs.
Après quelques longues et douloureuses minutes, ses hoquets se calment et Edwin arrive un peu mieux à reprendre pied avec la réalité. Il arrive à retirer ses bras de ses genoux pour enfin essuyer ses larmes qui ont séché contre ses joues. La sensation n'est pas agréable mais Edwin s'y raccroche pour ne pas repartir dans son tourbillon d'émotions. Il finit par croasser quelques mots à Lily-Rose.
Je l'aime il essuie son nez et renifle sans gêne Je l'aime vraiment, je suis heureux. On ne dirait pas, mais sous toutes ces angoisses, Edwin l'est. Profondément et entièrement heureux. J'aurais bien aimé qu'ils soient mes parents aussi, pourquoi j'ai pas le droit à ça moi ? Pourquoi ma mère à moi e-elle... pourquoi elle... Il pince les lèvres et ravale un sanglot. Je suis désolé, je vais me reprendre, je sais pas ce qu'il s'est passé. Il n'ose pas se retourner vers la voiture et se frotte la nuque, les yeux baissés de gêne. Ils vont me trouver bizarre maintenant, hein ? Sa voix s'amenuise petit à petit pour ne finir par être qu'un murmure. J'ai encore tout gâché...
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Pluie d'automne sur jours de printemps
Tout le temps que Ed pleure sans parler je me contente de rester à ses côtés, de le réconforter, de l'assurer de ma présence en silence. J'attends qu'il dise quelque chose, n'importe quoi, là sur ce bout d'herbe à côté de l'autoroute. Je sais pas vraiment quoi dire pour le moment, parce que je sais pas ce qui a déclenché ça. Enfin... Je sais que c'est le cadeau, mais en même temps ça peut pas être vraiment ça. Y a probablement un autre truc derrière... Un truc que je peux pas deviner si il me le dit pas. Donc pour le moment je reste assise à côté de lui, un bras dans son dos pour lui dire que je suis là et retenant de toute mes forces le flot de questions dont je veux l'assaillir. J'ai l'impression que si je les pose il va se briser, comme un verre secouer par un son strident. Alors je me tais, jusqu'à ce que les sanglots se calment, jusqu'à ce qu'une voix cassée par les pleurs émerge.
Et finalement j'entrevois un début de réponse. Je savais vaguement que sa famille et lui ça se passait mal, mais on en a jamais vraiment parlé ensemble. J'aurais pas deviné que le simple fait de recevoir un cadeau soit étranger à ce point. Je suis étonnée de l'entendre m'envier mes parents mais en même temps c'est pas choquant si je pense à sa réaction au cadeau. En revanche ça m'inquiète... Est-ce qu'il a déjà reçu de l'affection ? On dirait que la simple idée le bouleverse complètement, au point de... s'excuser ? Mais de quoi ? Parce qu'il va mal ? Il a peur qu'on le veuille plus pour ça ? Je... Il m'inquiète vraiment là... C'est quel genre de famille qu'il a pour réagir comme ça ?
"Pourquoi tu t'excuses ? Je te promets que t'as rien gâché, et personne te demande de reprendre si t'es pas prêt. Si t'as besoin de pleurer, pleure, c'est pas grave." J'inspire un bon coup avant de continuer. "Je sais pas comment c'est chez toi, et t'es pas obligé de me le dire, mais si tu veux venir plus souvent avec moi c'est pas gênant au contraire. Si t'as été invité à nouveau c'est parce que mes parents t'apprécient et qu'on est ami okay ? Pis t'es pas bizarre promis..." Je m'interromps hésitante à aborder le sujet qui me pèse. "Je peux te raconter un truc ? C'est pas facile, facile, donc évite de m'interrompre si tu peux..." J'attends pas vraiment de réponse avant de commencer, avec une voix faiblarde, destinée seulement à être entendue par le garçon à côté de moi. "Je t'ai pas vraiment expliqué comment je me suis retrouvée chez Carry l'été dernier n'est-ce pas ? Bah ça a commencé par une décision stupide de ma part... C'était en septembre de ma deuxième année, juste avant l'urne noire. Y a une fille de serpentard qui invite tout ceux qui veulent à fêter son anniv avec elle. Evidemment c'est Carry, mais je savais pas donc j'y suis allée. Puis finalement je suis restée par curiosité. Et par curiosité j'ai demandé pourquoi les Sang-Purs ils nous aiment pas. A Carry. J'ai demandé ça à Carry. Enfin bref, après le goûter, elle m'a trainé dans un couloir avec personne dedans. Et elle m'a... euh... posé des questions ? Pas vraiment de façon amicale... J'ai pas répondu et elle a lancé Via par la fenêtre. T'imagines bien à quel point j'avais peur... Bref c'est là qu'elle m'a invitée chez elle pour les vacances d'été, quelques jours pour rencontrer sa famille. Et j'ai pas vraiment eut le choix de dire oui, avant de fuir pour chercher Clivia..."
Je m'arrête pour respirer. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Inspire. Expire. C'est plus difficile que ce que je croyais de lui dire tout ça.
"Enfin bref c'est pour ça que j'étais là bas. Je savais juste que y aurai une réunion de famille et c'est tout. Quand je suis arrivée on m'a traitée en invitée importante, Carry comme si j'étais son amie. J'étais sensée passer pour une Sang-Mêlée... J'ai appris la vérité juste avant de descendre au sous-sol, et encore pas complète parce que je savais pas que tu serais là. Je crois que Carry non plus d'ailleurs... Enfin bref je vais pas te raconter ça parce que t'étais là. Mais du coup après ça Morrigan savait que j'étais Née-Moldue et j'ai dû manger un repas avec elle et le reste des Harrison en faisant comme si tout allait bien... Le frère de Carry a tout de suite compris et après manger il nous a parlé à Carry et moi... Et c'est là que j'ai vraiment compris la situation dans laquelle on était. Et honnêtement j'avais envie de croire qu'on s'en sortirai mais c'était difficile. Surtout quand je me suis retrouvée à devoir parler au grand-père de Carry et qu'il m'a proposé de participer à leur jeu malsain..."
Je m'arrête pour respirer, renifler, essuyer mes joues humides. Puis je conclue la voix un peu tremblante.
"Je fais toujours des cauchemars, presque toutes les nuits. Je craque et fonds en larmes à des moments aléatoires parce qu'un bruit ou n'importe quoi d'autre me rappelle tout ça... Je me noie dans les devoirs et les responsabilités pour pas y penser... Mon Epouvantard c'est Morrigan, la prof m'a demander de discuter de mon Epouvantard avec elle en privé après le cours et pendant mes explications je revoyais juste en boucle ton sang sur mes mains..." Je hoquette un sanglot avant d'ajouter quelques mots de plus. "Je sais plus trop où je voulais en venir... Mais je crois que je voulais juste te dire que c'est pas bizarre d'aller mal si t'as des souvenirs ou des choses qui font mal..."
Et finalement j'entrevois un début de réponse. Je savais vaguement que sa famille et lui ça se passait mal, mais on en a jamais vraiment parlé ensemble. J'aurais pas deviné que le simple fait de recevoir un cadeau soit étranger à ce point. Je suis étonnée de l'entendre m'envier mes parents mais en même temps c'est pas choquant si je pense à sa réaction au cadeau. En revanche ça m'inquiète... Est-ce qu'il a déjà reçu de l'affection ? On dirait que la simple idée le bouleverse complètement, au point de... s'excuser ? Mais de quoi ? Parce qu'il va mal ? Il a peur qu'on le veuille plus pour ça ? Je... Il m'inquiète vraiment là... C'est quel genre de famille qu'il a pour réagir comme ça ?
"Pourquoi tu t'excuses ? Je te promets que t'as rien gâché, et personne te demande de reprendre si t'es pas prêt. Si t'as besoin de pleurer, pleure, c'est pas grave." J'inspire un bon coup avant de continuer. "Je sais pas comment c'est chez toi, et t'es pas obligé de me le dire, mais si tu veux venir plus souvent avec moi c'est pas gênant au contraire. Si t'as été invité à nouveau c'est parce que mes parents t'apprécient et qu'on est ami okay ? Pis t'es pas bizarre promis..." Je m'interromps hésitante à aborder le sujet qui me pèse. "Je peux te raconter un truc ? C'est pas facile, facile, donc évite de m'interrompre si tu peux..." J'attends pas vraiment de réponse avant de commencer, avec une voix faiblarde, destinée seulement à être entendue par le garçon à côté de moi. "Je t'ai pas vraiment expliqué comment je me suis retrouvée chez Carry l'été dernier n'est-ce pas ? Bah ça a commencé par une décision stupide de ma part... C'était en septembre de ma deuxième année, juste avant l'urne noire. Y a une fille de serpentard qui invite tout ceux qui veulent à fêter son anniv avec elle. Evidemment c'est Carry, mais je savais pas donc j'y suis allée. Puis finalement je suis restée par curiosité. Et par curiosité j'ai demandé pourquoi les Sang-Purs ils nous aiment pas. A Carry. J'ai demandé ça à Carry. Enfin bref, après le goûter, elle m'a trainé dans un couloir avec personne dedans. Et elle m'a... euh... posé des questions ? Pas vraiment de façon amicale... J'ai pas répondu et elle a lancé Via par la fenêtre. T'imagines bien à quel point j'avais peur... Bref c'est là qu'elle m'a invitée chez elle pour les vacances d'été, quelques jours pour rencontrer sa famille. Et j'ai pas vraiment eut le choix de dire oui, avant de fuir pour chercher Clivia..."
Je m'arrête pour respirer. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Inspire. Expire. C'est plus difficile que ce que je croyais de lui dire tout ça.
"Enfin bref c'est pour ça que j'étais là bas. Je savais juste que y aurai une réunion de famille et c'est tout. Quand je suis arrivée on m'a traitée en invitée importante, Carry comme si j'étais son amie. J'étais sensée passer pour une Sang-Mêlée... J'ai appris la vérité juste avant de descendre au sous-sol, et encore pas complète parce que je savais pas que tu serais là. Je crois que Carry non plus d'ailleurs... Enfin bref je vais pas te raconter ça parce que t'étais là. Mais du coup après ça Morrigan savait que j'étais Née-Moldue et j'ai dû manger un repas avec elle et le reste des Harrison en faisant comme si tout allait bien... Le frère de Carry a tout de suite compris et après manger il nous a parlé à Carry et moi... Et c'est là que j'ai vraiment compris la situation dans laquelle on était. Et honnêtement j'avais envie de croire qu'on s'en sortirai mais c'était difficile. Surtout quand je me suis retrouvée à devoir parler au grand-père de Carry et qu'il m'a proposé de participer à leur jeu malsain..."
Je m'arrête pour respirer, renifler, essuyer mes joues humides. Puis je conclue la voix un peu tremblante.
"Je fais toujours des cauchemars, presque toutes les nuits. Je craque et fonds en larmes à des moments aléatoires parce qu'un bruit ou n'importe quoi d'autre me rappelle tout ça... Je me noie dans les devoirs et les responsabilités pour pas y penser... Mon Epouvantard c'est Morrigan, la prof m'a demander de discuter de mon Epouvantard avec elle en privé après le cours et pendant mes explications je revoyais juste en boucle ton sang sur mes mains..." Je hoquette un sanglot avant d'ajouter quelques mots de plus. "Je sais plus trop où je voulais en venir... Mais je crois que je voulais juste te dire que c'est pas bizarre d'aller mal si t'as des souvenirs ou des choses qui font mal..."
Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ! #PouffyFamily — Poufsouffle Vult !
Quatrième année RP, Cheerleader #D282A6
Pluie d'automne sur jours de printemps
C'est tellement le bordel en ce moment dans sa tête. Tout arrive en même temps et Edwin ne sait plus quoi faire pour gérer tout ça. Comment est-il même censé gérer les choses ? En l'espace de quelques mois, tout l'été lui est revenu en mémoire et puis Owen lui a avoué leur lien de parenté. Et depuis presque un mois maintenant, ils pensent à un transfert de garde. Edwin est perdu. Une partie de lui veut s'accrocher au bibliothécaire comme à une ancre et une autre se sent profondément égoïste parce qu'il est toujours persuadé que sa mère l'aime. Il n'a jamais réussi à se défaire de ce sentiment, peu importe à quel point il a essayé de se dire qu'il ne pouvait que la détester. Après avoir vécu tout ça avec elle, le Serpentard s'était dit que ce serait plus facile de ne ressentir que de la haine pour elle. Mais, bien au contraire, la haine n'était pas contre elle. Elle était plus contre lui-même de n'avoir pas été un bon fils, de n'avoir pas assez bien fait les choses. De l'avoir forcé, d'une certaine façon à être si méchante avec lui. Et maintenant il va s'en aller loin d'elle. Il a peur de ce que cela peut signifier car il n'aurait jamais osé auparavant mettre l'idée sur la table.
Et là, ça va arriver et il est perdu. La gentillesse des parents de Lily fait presque mal parce qu'elle lui rappelle avec force ce que sa propre mère ne fait pas pour lui et que lui, étant un mauvais fils, va bientôt la fuir là où elle ne pourra même plus espérer l'atteindre. Et entre tout ça, il a dû naviguer avec les souvenirs des Harrison maintenant bien présents dans sa tête. Il essaie tout ce qu'il peut pour ne pas penser et ses notes s'améliorent même puisqu'il ne fait que travailler dès qu'il peut quand aucun de ses amis n'est à proximité. Il ne veut pas se laisser penser parce que, après, Owen finira par se rendre compte que quelque chose cloche. Et à ce moment là, tout se brisera encore juste devant ses yeux comme tout a l'habitude de le faire. Maintenant que l'espoir d'une nouvelle maison a fait son chemin, Edwin ne pourrait pas revenir à sa vie d'avant. C'est pour ça qu'il se sent si coupable : il sait que cela va faire du mal à sa mère mais Edwin ne peut s'empêcher de se sentir soulagé et heureux que Owen ai envie de prendre sa garde.
Edwin commence à ouvrir la bouche pour répondre à la première partie de ce qu'a dit Lily mais elle a reprit son discours bien avant qu'il n'ai même pu réfléchir à quoi lui répondre. Respectant sa demande, il ne l'interrompt cependant pas. Les larmes se tarissent d'elle-même et Edwin se fige en se rendant compte de ce qu'elle commence à lui dire, le visage blanc. Ils n'en ont jamais vraiment parlé et elle n'est pas au courant que ses souvenirs sont remontés. De tout Poudlard, ça aurait été la dernière personne à qui Edwin en aurait parlé parce qu'il sait comment ça fait mal. Personne d'autre n'est au courant. Premièrement parce que Edwin n'aurait pas su à qui en parler ou comment mais surtout parce qu'il n'a jamais trouvé de moment pour le faire. Au lieu de ça il a préféré le garder pour lui et essayer de s'occuper pour ne pas penser à tout ça. Et ça paie, Edwin est même parfois fier de ses bons résultats. Il n'en a jamais eu d'aussi hauts et malgré ses nombreuses lacunes, il trouve qu'il s'est beaucoup amélioré depuis quelques mois. Il arrive même à comprendre les choses qu'il fait en cours et suivre rend les cours plus rapides.
Travailler fait passer les journées plus rapidement. Edwin s'en est rendu compte et il n'a pas trouvé autre chose pour remplacer ça. Ne pas penser, juste se concentrer, remplir son cerveau de tout ce qu'il peut y bourrer pour que les souvenirs ne remontent pas, qu'ils se fassent écraser sous un chapitre de vol ou de botanique.
Son cerveau essaie de s'enfuir loin des mots de Lily mais rien n'y fait et Edwin se retrouve enfermé dans son propre corps qui, figé, le force à écouter le récit de l'autre. Il ne pleure plus mais toute couleur a quitté son visage et une partie de son cou. Ses mains viennent trouver ses genoux pour s'y agripper et cacher ses tremblements. Quand la voix de la Poufsouffle s'éteint, son esprit est déjà parti loin. Les yeux collés sur le table de pique-nique à quelques mètres de là, Edwin enregistre comme il peut toutes les informations qu'elle lui a donné. Pendant un instant, une vague de colère déferle sur lui. Il a envie de la secouer, de lui envoyer des claques dans la tronche pour avoir été si stupide. Pour avoir été de son plein gré chez ces tarés, de n'avoir pas profité de la chance qu'elle a eu d'avoir le choix. Il a envie de lui hurler dessus, de le la faire souffrir. Encore plus que lui, parce qu'elle a pu choisir et elle a choisi de venir. Mais cette vague de colère repart aussi vite qu'elle est arrivée et le laisse épuisé, complètement à bout de forces.
Je me souviens maintenant. dit-il simplement sans quitter des yeux la table blanche et salie par les intempéries. Un vieux sachets de chips traine en dessous et Edwin se demande si quelqu'un viendra le ramasser pour le mettre à la poubelle. Je sais ce qu'il s'est passé. Et j'ai peur qu'ils viennent me chercher si je le dis à quelqu'un. Mais je sais. Ils sont venus à Londres, ils m'ont prit comme ça. Et... il avale sa salive. J'entend le verrou tout le temps. La salle commune de Serpentard est... froide. Il fait noir. J'ai l'impression que je vais bien, que tout ça m'est arrivé il y a des années. Il baisse les yeux sur ses mains. Je sais que je vais pas bien mais je veux pas y penser. Quand j'y pense pas alors c'est comme s'il s'était rien passé. Il replie à nouveau ses genoux sous son menton. Locke c'est mon frère. Je peux pas lui dire tout ça, je sais même pas ce qu'il ferait s'il savait. Je veux pas qu'il sache, je veux que personne sache. Il se blottit contre lui-même pour s'apporter de la chaleur humaine. Je sais pas pourquoi c'était nous là bas. Je pense que je saurais jamais. Je veux juste ne pas y penser. Il essuie ses yeux puis son nez maintenant secs et brulants.
J'ai cru que j'allais mourir. Qu'ils allaient me laisser crever de faim dans ma cellule ou qu'ils allaient me faire sortir pour me torturer pour que je balance je sais pas quoi. Je sais rien d'intéressant, mais maman est.. elle est dans un des trucs anti-sorciers alors j'ai pensé que c'était pour ça quand je me suis calmé. Mais c'était pas ça. Je pensais qu'ils allaient me tuer dans cette forêt, ils auraient kiffé le faire. Je sais même pas si les autres sont vivants. Je sais même pas si j'ai eu de la chance de revenir à Poudlard ou si ça aurait pas été mieux qu'ils... Enfin. Tu vois le genre. Edwin renifle une dernière fois et observe la voiture de ses parents. L'album photo était vraiment cool mais... Ma mère m'aurait jamais donné un truc comme ça. Elle s'est même pas inquiétée cet été. Quand je suis rentré après chez toi, elle m'a défoncé. Il se recroqueville sur lui-même. Je savais même pas pourquoi j'étais parti ou pourquoi j'avais un truc sur la tronche. Elle non plus mais elle s'en foutait. Ca m'a juste rappelé que j'ai pas des parents comme ça. Owen est différent. J'ai l'impression qu'il m'aime.
Il se crispe à nouveau et serre les dents. Mais même comme ça, j'ai peur de ce qu'il va se passer maintenant.
Et là, ça va arriver et il est perdu. La gentillesse des parents de Lily fait presque mal parce qu'elle lui rappelle avec force ce que sa propre mère ne fait pas pour lui et que lui, étant un mauvais fils, va bientôt la fuir là où elle ne pourra même plus espérer l'atteindre. Et entre tout ça, il a dû naviguer avec les souvenirs des Harrison maintenant bien présents dans sa tête. Il essaie tout ce qu'il peut pour ne pas penser et ses notes s'améliorent même puisqu'il ne fait que travailler dès qu'il peut quand aucun de ses amis n'est à proximité. Il ne veut pas se laisser penser parce que, après, Owen finira par se rendre compte que quelque chose cloche. Et à ce moment là, tout se brisera encore juste devant ses yeux comme tout a l'habitude de le faire. Maintenant que l'espoir d'une nouvelle maison a fait son chemin, Edwin ne pourrait pas revenir à sa vie d'avant. C'est pour ça qu'il se sent si coupable : il sait que cela va faire du mal à sa mère mais Edwin ne peut s'empêcher de se sentir soulagé et heureux que Owen ai envie de prendre sa garde.
Edwin commence à ouvrir la bouche pour répondre à la première partie de ce qu'a dit Lily mais elle a reprit son discours bien avant qu'il n'ai même pu réfléchir à quoi lui répondre. Respectant sa demande, il ne l'interrompt cependant pas. Les larmes se tarissent d'elle-même et Edwin se fige en se rendant compte de ce qu'elle commence à lui dire, le visage blanc. Ils n'en ont jamais vraiment parlé et elle n'est pas au courant que ses souvenirs sont remontés. De tout Poudlard, ça aurait été la dernière personne à qui Edwin en aurait parlé parce qu'il sait comment ça fait mal. Personne d'autre n'est au courant. Premièrement parce que Edwin n'aurait pas su à qui en parler ou comment mais surtout parce qu'il n'a jamais trouvé de moment pour le faire. Au lieu de ça il a préféré le garder pour lui et essayer de s'occuper pour ne pas penser à tout ça. Et ça paie, Edwin est même parfois fier de ses bons résultats. Il n'en a jamais eu d'aussi hauts et malgré ses nombreuses lacunes, il trouve qu'il s'est beaucoup amélioré depuis quelques mois. Il arrive même à comprendre les choses qu'il fait en cours et suivre rend les cours plus rapides.
Travailler fait passer les journées plus rapidement. Edwin s'en est rendu compte et il n'a pas trouvé autre chose pour remplacer ça. Ne pas penser, juste se concentrer, remplir son cerveau de tout ce qu'il peut y bourrer pour que les souvenirs ne remontent pas, qu'ils se fassent écraser sous un chapitre de vol ou de botanique.
Son cerveau essaie de s'enfuir loin des mots de Lily mais rien n'y fait et Edwin se retrouve enfermé dans son propre corps qui, figé, le force à écouter le récit de l'autre. Il ne pleure plus mais toute couleur a quitté son visage et une partie de son cou. Ses mains viennent trouver ses genoux pour s'y agripper et cacher ses tremblements. Quand la voix de la Poufsouffle s'éteint, son esprit est déjà parti loin. Les yeux collés sur le table de pique-nique à quelques mètres de là, Edwin enregistre comme il peut toutes les informations qu'elle lui a donné. Pendant un instant, une vague de colère déferle sur lui. Il a envie de la secouer, de lui envoyer des claques dans la tronche pour avoir été si stupide. Pour avoir été de son plein gré chez ces tarés, de n'avoir pas profité de la chance qu'elle a eu d'avoir le choix. Il a envie de lui hurler dessus, de le la faire souffrir. Encore plus que lui, parce qu'elle a pu choisir et elle a choisi de venir. Mais cette vague de colère repart aussi vite qu'elle est arrivée et le laisse épuisé, complètement à bout de forces.
Je me souviens maintenant. dit-il simplement sans quitter des yeux la table blanche et salie par les intempéries. Un vieux sachets de chips traine en dessous et Edwin se demande si quelqu'un viendra le ramasser pour le mettre à la poubelle. Je sais ce qu'il s'est passé. Et j'ai peur qu'ils viennent me chercher si je le dis à quelqu'un. Mais je sais. Ils sont venus à Londres, ils m'ont prit comme ça. Et... il avale sa salive. J'entend le verrou tout le temps. La salle commune de Serpentard est... froide. Il fait noir. J'ai l'impression que je vais bien, que tout ça m'est arrivé il y a des années. Il baisse les yeux sur ses mains. Je sais que je vais pas bien mais je veux pas y penser. Quand j'y pense pas alors c'est comme s'il s'était rien passé. Il replie à nouveau ses genoux sous son menton. Locke c'est mon frère. Je peux pas lui dire tout ça, je sais même pas ce qu'il ferait s'il savait. Je veux pas qu'il sache, je veux que personne sache. Il se blottit contre lui-même pour s'apporter de la chaleur humaine. Je sais pas pourquoi c'était nous là bas. Je pense que je saurais jamais. Je veux juste ne pas y penser. Il essuie ses yeux puis son nez maintenant secs et brulants.
J'ai cru que j'allais mourir. Qu'ils allaient me laisser crever de faim dans ma cellule ou qu'ils allaient me faire sortir pour me torturer pour que je balance je sais pas quoi. Je sais rien d'intéressant, mais maman est.. elle est dans un des trucs anti-sorciers alors j'ai pensé que c'était pour ça quand je me suis calmé. Mais c'était pas ça. Je pensais qu'ils allaient me tuer dans cette forêt, ils auraient kiffé le faire. Je sais même pas si les autres sont vivants. Je sais même pas si j'ai eu de la chance de revenir à Poudlard ou si ça aurait pas été mieux qu'ils... Enfin. Tu vois le genre. Edwin renifle une dernière fois et observe la voiture de ses parents. L'album photo était vraiment cool mais... Ma mère m'aurait jamais donné un truc comme ça. Elle s'est même pas inquiétée cet été. Quand je suis rentré après chez toi, elle m'a défoncé. Il se recroqueville sur lui-même. Je savais même pas pourquoi j'étais parti ou pourquoi j'avais un truc sur la tronche. Elle non plus mais elle s'en foutait. Ca m'a juste rappelé que j'ai pas des parents comme ça. Owen est différent. J'ai l'impression qu'il m'aime.
Il se crispe à nouveau et serre les dents. Mais même comme ça, j'ai peur de ce qu'il va se passer maintenant.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)