18 nov. 2022, 23:10
Tous les secrets de mon cœur  PV 
Il me paraît vivre une éternité avant que le son de la voix de Diarmuid ne s'élève à nouveau doucement dans la pièce. Sans lâcher son poignet dont le contact m'apporte un réconfort presque indispensable, je l'ai observé agiter sa baguette magique puis me tendre un second breuvage alors que le premier attend toujours que je sois en capacité de le consommer. Je ne réponds que d'un hochement de tête, les mots me manquent après avoir déjà tant dit tant verbalement que par mes gestes et regards. Docilement mais non sans difficulté, j'avale une petite gorgée du philtre calmant. Le passage du liquide dans ma gorge me fait tousser mais enfin tout doucement, le nœud serré de ma poitrine semble se défaire -pas totalement mais suffisamment pour que je puisse respirer avec plus d'aise. Mes muscles se décrispent légèrement et je sens la main de Diarmuid m'échapper alors que je la tenais encore sans m'en rendre compte.

Mais d'abord, je respire. Lentement, mes yeux se ferment pour mieux savourer la presque quiétude salvatrice. Comme ma mère me l'a appris enfant et comme Diarmuid me l'a rappelé durant ma première année, je me concentre sur ma respiration et la perception de mon corps même si celle-ci est fort diffuse, excepté le pic toujours profondément douloureux au niveau de mes côtes. Ces yeux clos ne m'empêchent aucunement d'écouter ce que me dit l'homme. Sa suggestion de consulter miss Miller me ferait presque sourire si je n'avais pas le cœur brisé et le corps meurtri -j'ai déjà discuté avec la psychomage effectivement... à propos de mes sentiments pour l'adulte. Je n'ai pas non plus le l'impression d'avoir besoin que l'on me dise qui je suis -non ça, j'ai envie de le découvrir et de l'expérimenter par moi-même. C'est mon corps et ma vie et même si je me sens souvent perdue, je suis aussi lasse d'avoir l'impression de devoir suivre ce qu'on me dit. J'aimerais simplement être directement accepté sans remise en question sur mes choix ou mon apparence, sans me faire payer parce que je sors de la norme.

J'ouvre les yeux. Diarmuid me tend le verre rempli de Poussos. J'ai l'impression qu'il a augmenté la dose, le verre me semble plus rempli qu'avant. Toujours enfermée dans un mutisme plutôt confortable, je hoche simplement la tête avant de me redresser un peu. Je suis bien renseignée sur cette potion et les étapes de sa préparation mais cela fait des années que je n'ai pas eu besoin d'en consommer. Son goût un peu trop fidèle à sa réputation manque de me faire tout recracher. Au prix d'un grand effort je parviens à tout avaler, aidé par l'expérience d'une enfance placée sous le signe de la maladie avec une mère médicomage ayant toujours privilégié l'efficacité au goût pour ses potions.

Le goût infâme me donne l'impression d'avoir ma maman à côté de moi, je peux presque sentir sa main qui parcourt mes cheveux et ses yeux bleus inquiets qui guettent le moindre signe de fièvre ou de douleur.

Un tiraillement au niveau de mes côtes me sort de mes pensées. Je pose mes yeux sur un Diarmuid toujours aussi désespérément beau puis quitte enfin mon mutisme. « C'est... normal que j'ai l'impression d'avoir encore plus mal ? » demandé-je avec inquiétude, un peu grimaçant.

♦ Étudiant.e à l'IMSM - #b45f06
Appelez-moi Ada ou Lest ! ♦

23 nov. 2022, 22:27
Tous les secrets de mon cœur  PV 
Lest était devenu totalement silencieux, il avait même fermé les yeux après avoir accepté de prendre le philtre calmant. Aussi, Diarmuid n'avait aucune idée de ce que le Serdaigle avait pu intégrer de ce qu'il avait pu lui dire... Mais le message était passé et il pourrait toujours en discuter avec son amie Angie si jamais. Il ne pouvait de toute façon forcer personne à aller la voir - tant que leur santé n'était pas significativement en jeu - et là, ce n'était pas encore le cas.

La potion fit rapidement effet, le médicomage le vit à la respiration bien plus posée du jeune homme qui mit encore plusieurs dizaine de secondes avant d'ouvrir les yeux et de prendre la dose diluée de Poussos. Une dilution qui ne devait pas être bien efficace pour rendre le goût moins fort comte tenu de la réaction du jeune blessé. Mais malheureusement, à ce jour, il n'y avait pas plus efficace. Les prunelles claires se posèrent sur lui et son visage se para d'une mimique témoignant dans sa douleur. Ce qu'il vint confirmer par sa question.

Diarmuid eut un temps avant de répondre, parce que compte tenu de ce qu'il avait capté en provenance du jeune adulte, il était perturbé. Bien entendu, il n'en paraissait rien sur son visage, mais il ne pouvait pas faire comme s'il n'avait rien senti émaner du septième année. "
Normalement on immobilise la zone qui doit consolider pour tenter de diminuer la douleur de cicatrisation. Dans le cas des côtes c'est impossible malheureusement, tu dois pouvoir respirer. Et rien que boire la potion a sollicité ta cage thoracique. Je déteste le dire mais ressentir une douleur est normal." Expliqua-t-il consciencieusement avant de proposer; "Si tu veux, je peux faire un contrôle pour être certain que tout se passe bien, juste avec une main sur ton épaule." Ce qui, compte tenu de la situation, serait déjà suffisamment gênant de son point de vue.

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5 déc. 2022, 20:59
Tous les secrets de mon cœur  PV 
La douleur est normale. Il déteste le dire -soit, moi je déteste l'entendre. Au moins c'est une douleur passagère ainsi je trouve un certain réconfort en songeant qu'au matin grâce à la potion, ma situation devrait déjà être meilleure. J'ai déjà passé la journée entière dans cet état et je suis tellement exténuée après ma nuit chaotique que j'ai plutôt confiance sur ma capacité à m'endormir relativement vite. Sous mes paupières closes au cœur de la nuit j'espère de tout cœur qu'un Diarmuid ne viendra pas habiter mes rêves. Je le préfère ici en vrai, de chair et d'os : quand il apparaît dans mes songes la frustration est bien trop grande au matin quand le terrible constat d'une relation impossible me retombe dessus.

Je secoue doucement la tête en réponse à sa proposition d'un second contrôle. « Si c'est effectivement normal, ça ne me paraît pas nécessaire, je te fais confiance. Mais merci.. Diarmuid. »

Mais si ce n'est pas le jeune homme qui vient peupler mes songes durant la nuit, peut-être sera-ce les personnes d'hier -ces mêmes qui sont responsables de ma présence à l'infirmerie aujourd'hui. Alors ce ne serait pas une simple frustration à gérer au matin mais de multiples réveils nocturnes après d'intenses cauchemars. J'en fais déjà pour d'autres raisons et j'ai peur que mon cerveau friand d'angoisses y puise quelques nouvelles idées pour me tourmenter davantage. Même avec Diarmuid tout proche de moi à cet instant, et le souvenir du contact de sa peau encore tout frais dans ma mémoire je ne me sens pas parfaitement sereine.

C'est peut-être ce qui me rend un peu confuse pendant quelques secondes. Je ne réalise pas tout de suite que je fixe le jeune homme avec intensité, mon regard planté dans une scrutation incessante de chacun de ses traits. Mes yeux bruns quittent un instant ses lèvres et suivent les contours de sa mâchoire avant de se planter dans les prunelles noisettes de l'homme. « Il.. il est tard... » Évidemment qu'il est tard -Diarmuid sait aussi bien lire l'heure que moi, je ne lui apprends rien. Mais j'ai un peu peur d'être seule ce soir, dormir dans un lit qui n'est pas le mien, être probablement en proie à des cauchemars. Malgré toute ma gêne, malgré la douleur et tout ce que je ressens envers l'infirmier sa présence m'apporte un certain réconfort. « Tu as encore beaucoup de travail ? Je me demandais si.. si tu pouvais rester un petit peu avec moi, ce soir ? » Le ton est innocent. Mon regard plein d'espoir reste accroché au sien. Si je n'avais pas immensément peur d'être rejetée alors peut-être tendrais-je la main pour saisir la sienne... mais je n'ose pas, alors je compte sur sa compagnie salvatrice, pour la douceur qu'elle m'apporte, me changer les idées quand bien même mon cœur est douloureux.

♦ Étudiant.e à l'IMSM - #b45f06
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16 déc. 2022, 21:47
Tous les secrets de mon cœur  PV 
Lest gardait les yeux fermés. Aussi, Diarmuid était bien plus en peine d'interpréter certains signes. Mais, heureusement, certains étaient évident. Come sa manière de décliner sa proposition de contrôle en faisant un mouvement de tête avant de confirmer verbalement que ce n'était pas la peine. "La douleur doit refluer progressivement quand même. Si ce n'est pas le cas, fais le moi savoir." Précisa tout de même le soignant à son patient qui avait entre-temps rouvert les yeux et... Diarmuid déglutit quand il comprit que Lest le regardait avec une intensité qui ne lui convenait pas dans le regard. Il était gêné, vraiment. Et surtout, il ne savait pas quoi faire. Il devait voir Annaëlle demain... Mais n'avait aucune idée de comment aborder le sujet avec elle. Surtout sur son lieu de travail... Comment allait-il faire au juste?

Tard? Effectivement l'heure avait un peu avancé et certains se couchaient parfois. Avec la douleur, la potion, il était fort probable que le jeune homme... la jeune fille... Tout ceci le rendait encore plus confus. "
En effet." Eut tout juste le temps de dire le châtain avant qu'une demande ne franchissent les lèvres du blond alors que ses prunelles foncées s'accrochaient aux siennes. Diarmuid prit une longue inspiration avant de répondre, le temps de formuler sa phrase. "Il y a pas mal de petites choses à faire le soir oui." Ce qui était la stricte vérité en soit, celui ou celle qui prenait la garde de nuit profitait généralement des premières heures pour faire du rangement, du nettoyage ou compléter la liste du petit matériel à commander. "Je vais te transférer dans une box en hospitalisation pour la nuit. Je reviendrais te voir d'ici une trentaine de minutes. Mais tu pourras appeler au moindre problème." Proposa plutôt le médicomage en faisant apparaître une civière magiquement sur laquelle il voulait placer le bleu et bronze pour qu'il reste bien allongé.

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20 déc. 2022, 16:22
Tous les secrets de mon cœur  PV 
Je sens qu'il m'échappe mais il n'y a rien que je puisse faire. Résignée, je hoche doucement la tête à ses indications. Il a raison, la douleur s'atténue doucement, mais ce n'est pas le cas de celle qui me broie le cœur. Associée aux souvenirs de la veille qui commencent tout juste à revenir comme si les soins et la discussion avaient débloqué quelque chose, l'envie de pleurer se fait de plus en plus forte. Plus je réalise la situation et plus j'ai envie de m'accrocher à Diarmuid -je ne veux pas qu'il me laisse là seule, sans défense. Mais l'homme refuse de rester à mes côtés. Je n'ai pas le temps d'insister ; une civière apparaît à côté de moi et docilement, j'y prends place aidé par l'infirmier.

Le box d'hospitalisation m'accueille avec ses murs froids et hauts et son lit inconfortable. Dès que le rideau opaque se referme sur le petit espace, la solitude m'étreint de ses bras glacés et comme un poignard bien aiguisé, les souvenirs de la veille viennent me transpercer de toute part. Concentrée sur mes cours toute la journée, à jongler entre douleurs et devoirs je n'y avais guère prêté attention mais la réalisation tardive n'en est que plus douloureuse. Au milieu de mes larmes, la voix de Diarmuid me revient par vague, son "Il y a pas mal de petites choses à faire le soir oui." qui me paraît un peu plus froid qu'à l'accoutumée -ou du moins peut-être que je me fais des idées mais rien ne me console. J'ai eu l'impression que la conversation était tendue entre nous ce soir et alors que je suis déjà déprimée par tous les derniers événements, la possibilité d'avoir fait une bêtise dans mes interactions avec Diarmuid me brise le coeur. J'ai envie qu'il soit là tout près de moi, qu'il me rassure et qu'il me prenne dans ses bras. Qu'il se glisse dans mon lit et me garde serrée contre lui cette nuit, sa main dans mes cheveux pour me rassurer. Rien de ceci n'est possible et encore une fois, j'ai été totalement idiote. Aussi stupide qu'hier, quand j'ai répondu à ces personnes qui m'importunaient. Si au moins j'avais eu la présence d'esprit de me taire, peut-être que je ne serai pas là ce soir. Et ça me broie de l'intérieur de constater qu'année après année, j'ai beau grandir je reproduis toujours de nouvelles erreurs que je sais d'expérience regretter sur plusieurs années ensuite. Elles me tourneront en tête comme dans les machines à laver moldues, coincées dans un cycle sans fin sans que je ne puisse m'en dépêtrer.

Je me sens désespérément nulle. Pendant près d'une demi-heure, mon corps relâche toutes ces émotions négatives et anxieuses -je vide tout ce que j'ai à donner en larmes et en chagrin -ça me semble sans fin et quand enfin Diarmuid revient -il ne m'a pas oubliée ! j'ai le visage tout bouffi et gonflé, les yeux encore gorgés d'humidité. Il s'approche et demande de mes nouvelles* mais il m'est difficile de maintenir son regard. J'ai juste envie.. non, besoin de m'accrocher à lui comme je peux. Instinctivement, ma main vient trouver la sienne et je la serre fort. Je me fais peu d'espoir mais j'espère qu'il m'accordera juste quelques minutes ainsi, le temps que je me calme. Même si au fond de moi, je sais que s'il accepte ce contact, j'en demanderai toujours plus aussi déraisonnable que ça soit entre un élève certes majeur mais toujours étudiant et un adulte.

« Ça.. ça ne va pas... S'il te plaît Diarmuid, reste avec moi. J'ai besoin de toi.. J'ai besoin que tu restes avec moi... voir ton visage, ça me.. ça me fait du bien. »

*vu avec Diarmuid

♦ Étudiant.e à l'IMSM - #b45f06
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29 déc. 2022, 21:24
Tous les secrets de mon cœur  PV 
Diarmuid avait transféré Lest jusqu'à un box libre avant de le laisser seul pour vaquer à d'autres occupations, à commencer par faire le compte rendu de cette consultation. Le jeune homme était parti s'installer à son bureau et avait noté les blessures du Serdaigle, les causes données à demis-mots, les soins apportés, la question du genre également, dans le dossier médical. Et forcément cela l'amenait à cogiter sur ce qu'il avait perçu provenant de l'étudiant. Et il ne savait tout bonnement pas quoi en faire. Il avaient être convaincu de ce qu'il avait compris, il n'avait aucune confirmation.

Le médicomage referma le dossier dument rempli et le posa sur la pile correspondant aux élèves sous observation avant de se lever pour poursuivre ses tâches, incapable d'empêcher son esprit de retourner les dernières minutes écoulées. Par la force des choses, le simple rangement de l'armoire à pharmacie lui prit bien plus de temps que les autres soirs et les trente minutes qu'il avait donné en délai au jeune blond furent bien rapidement à leur terme. C'était en tout cas ce que venait de lui dire sa montre, attachée par un lien de cuir adapté sur sa blouse puisqu'il préférait ne pas la porter au poignet lorsqu'il travaillait. Il se rendit donc au chevet du bleu et bronze et il demanda, malgré un visage rougi qui parlait de lui même, "
Comment tu te sens?". Le tout en s'approchant du lit et en agitant sa baguette pour faire venir un linge et une bassine pour que le jeune homme puisse passer de l'eau fraîche sur son visage. Mais il n'anticipa pas son geste. La main de l'infirmier se retrouva emprisonné et lui fut prit d'une sidération. Un temps d'arrêt sur image qui fut mis à profit par son patient pour s'exprimer de manière bien plus claire sur ce qu'il ressentait.

Dans le couloir, le bruit de la bassine qui heurta le sol sortit Diarmuid de sa torpeur. Il sursauta et tourna la tête vers le rideau qui masquait l'entrée du box avant de revenir vers le convalescent. S'il ne s'occupa pas du récipient ou de l'eau, il prit sa man libre pur, doucement, prendre le poignet de Lest et le presser de telle manière qu'il ne put qu'ouvrir les doigts. Ce n'était pas douloureux, mais ainsi, il put reprendre possession de sa main et arrêter sa manipulation. Il recula d'un demi-pas et, bras croisé sous son torse, il prit le temps d'inspirer, visage piqué vers le sol. La situation n'était pas du tout, mais alors pas du tout quelqu'un chose qu'il était prêt à vivre. Il se redressa pour regarder Lest. "
Je... Je ne sais pas exactement ce que tu... attends de moi. Mais je ne peux pas te l'offrir. Comme je ne peux pas rester avec toi, il y a d'autres élèves à l'infirmerie." Il inspira de nouveau. "Je peux par contre aller faire chercher un ou une amie à toi et faire en sorte qu'il ou elle puisse regagner son dortoir pour vingt-deux heures. Mais pas plus." Offrit-il.

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31 déc. 2022, 16:06
Tous les secrets de mon cœur  PV 
" je ne peux pas te l'offrir." C'est une évidence, mais l'entendre est infiniment plus douloureux que toute douleur physique. Du picotement désagréable quand il a décroché sa main de la mienne aux mots qui énoncent un refus sans appel, j'ai l'impression de chuter dans le vide de plusieurs étages, sans rien qui me rattrape au vol pour me soulager de cet enchaînement d'événements épouvantables. J'aurais juste envie de disparaître là, que ces deux derniers jours n'aient jamais existé. Lancer un sortilège d'amnésie à tout le monde, ou utiliser un Retourneur de temps : n'importe quoi qui pourrait me permettre de prétendre que tout ceci n'est qu'un affreux cauchemar. Que demain, tout ira bien et que je pourrai à nouveau parler librement avec Diarmuid sans la moindre gêne. J'ai comme le sentiment à cet instant précis que quelque chose se brise entre nous -même si le lien que je semblais percevoir n'était visiblement qu'à sens unique. Nous avons atteint -je le pense, un point de non-retour -le semblant d'affection qu'il semblait me porter, le tutoiement réservé qu'à une petite poignée d'élèves, sa gentillesse j'ai le sentiment que ce sera fini. Demain, je ne serai plus qu'une élève comme les autres, qu'il traitera de la même façon sans égard particulier. Juste une simple pensée gênante, sur une main tenue, des propos qu'il balaiera d'un geste de la main. Peut-être même se moquera-t-il ; je le vois bien en rire avec sa petite-amie plus tard. Ils se moqueront bien de moi ces deux-là. Elle me trouvera certainement pitoyable, je ne pourrai plus jamais mettre les pieds dans sa boutique. Et si le mot circulait dans l'école entière ? Comment regarder mes professeurs dans les yeux ces prochains jours ? Je crois que le bibliothécaire et Diarmuid sont proches -si c'est vraiment le cas, suis-je condamnée aussi à ne plus jamais pouvoir aller à la bibliothèque ? Monsieur Locke me regardera-t-il avec un air moqueur, songeant à l'individu pitoyable que je suis d'avoir cru qu'il pouvait se passer quelque chose entre Diarmuid et moi ?

Bon sang. Ma vie ici est finie, plus rien ne sera comme avant. Et je n'ai personne à qui parler de mes doutes, épancher ma peine. Personne pour me réconforter, me serrer dans ses bras, me dire que tout ira bien.

Presque personne.

« Sybil Donevant... je veux Sybil Donevant, s'il te plaît » Les mots sortent entre deux sanglots qui secouent violemment mon corps. Sans attendre de réponse et repoussant la bassine d'eau si elle revient, je m'enfouis simplement sous la couverture comme si ça pouvait me faire disparaître aux yeux de Diarmuid. Il est probablement secoué lui aussi, je ne pense pas qu'il insistera. Je ne veux pas qu'il insiste, qu'il soulève cette couverture et me regarde plus longtemps alors que j'ai l'air si misérable. S'il te plaît ! Pars ! Tu ne veux pas de moi, alors je ne veux plus te voir. Va-t'en !

Je veux Sybil.
Fin du RP

♦ Étudiant.e à l'IMSM - #b45f06
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9 janv. 2023, 15:22
Tous les secrets de mon cœur  PV 
Ce fut le silence qui lui répondit. Un silence qui glaçait. Sans parler de ce qui se dessinait sur le visage de Lest, Lest le gamin qui l'avait touché, le jeune homme tout aussi touchant et pour qui il avait une affection amicale qu'il ne pouvait nier. Mais rien de plus. Et il n'y aurait jamais plus. Ses révélations quand à son questionnement identitaire, sur son genre, n'entraient même pas en considération pour Diarmuid. Il avait une petite-amie dont il était fou amoureux et même s'il avait été célibataire en fait, il n'avait aucune attirance pour le Serdaigle. Le reste en était presque secondaire.

Incapable de soutenir le regard du bleu et bronze, Diarmuid avait reculé d'un pas encore, les yeux passant du sol, à la chaise, le pied du lit... ils changeaient régulièrement de cible repassant de temps en temps sur le corps de son patient à qui il venait de déverser ce qui devait s'apparenter à un sceau remplit de glace sur la tête. Il ne pouvait pas imaginer l'état dans lequel il se trouvait, lui-même se trouvant dans un malaise profond. Comment terminer les soins quand on venait de refuser les avances d'une personne? Pas qu'il ne s'y était pas préparer, il l'avait même déjà vécu pendant son année en France, une jeune fille qui avait craqué sur lui, mais une jeune fille qui avait quitté les lieux dans la demi-journée et qu'il n'avait jamais revu. Là c'était tout autre, Coelestin était élève dans l'établissement scolaire où il travaillait. Et s'il avait une collègue pour prendre en charge les étudiants, cette situation risquait de mener le blond à reculer sa prise en charge pour ne pas tomber sur lui. Un casse-tête qu'il était incapable de résoudre. Et pourtant il le devait.

Mais ce serait pour plus tard. La voix étranglée de Lest s'élevait alors qu'il se roulait dans sa couverture pour lui tourner le dos. Sybil Donevant. La gorge serrée par la gêne, Diarmuid parvint tout de même à articuler. "
Je vais la faire prévenir." Avant de quitter le box, se retournant toutefois avant de sortir tout à fait. "Je suis désolé." Les mots avaient été soufflés. Il prit la direction de son bureau, nettoyant l'eau qui s'était éparpillée alors et faisant léviter la bassine avec lui. Une fois devant un parchemin, il y inscrivit un mot à l'attention de la directrice des Serpentard.

Sixtine,

J'ai à l'infirmerie un élève - Coelestin Noestlinger - qui a besoin de soutien d'une amie. Il m'a indiqué qu'il aimerait que Sybil Donevant, qui se trouve dans la maison sous ta responsabilité, puisse venir à ses côtés. Compte tenu de sa détresse, j'ai autorisé exceptionnellement une visite jusque vingt-deux heures. Vous serait-il possible de la faire prévenir. A son départ, je lui fournirai un message pour rejoindre sa salle commune sans encombre si jamais ce n'est pas son tour de ronde.

Merci beaucoup

Diarmuid

Il lança un sort qui transforma le parchemin en avion origami et y apposa son sceau avant de l'enchanter pour qu'il rejoigne la professeur de Défense contre les Forces du Mal. Quand la jeune fille arriverait, il discuterait un instant avec elle. Si elle était de ronde, il irait la remplacer dans les couloirs sur la demi-heure où elle serait auprès de Lest. Et dans tous les cas, elle lui demanderait d'apporter la petite bassine d'eau et le linge si jamais le jeune homme voulait se rafraichir. En attendant, lui, il cogitait. Il avait besoin d'en parler à quelqu'un. Il exclua Owen, pas qu'il ne veuille pas s'ouvrir à lui mais ils ne pourraient pas se voir avant le lendemain après-midi. Il appréhendait d'en parler avec Annaëlle pour le moment et il ne se voyait pas aborder le sujet alors qu'elle était à son travail, car il ne ferait que passer la voir pendant qu'elle gérait sa librairie... La tête dans ses mains, l'irlandais réfléchissait jusqu'à ce que... Jae. Un ami doublé du directeur de maison des Serdaigle. C'était la personne idéale pour dégrossir son problème.


Merci beaucoup pour ce RP qui n'aura pas été toujours très simple à écrire. Mais ô combien intéressant tant dans les problématiques que dans la manière dont Diarmuid évolue!
@Sixtine Valerion, @Sybil Donevant, @Owen Locke et @Annaëlle Woods pour les mentions.
Pour ceux qui le souhaitent, la suite se profile par ici.

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