28 déc. 2020, 18:37
Nulle part L.R
27 Décembre 2045
Avec @Luan Ridcharson


Il n'allait pas avoir dix ans de vacances. Même s'il était terrifié, il devait aller la voir. Après-tout, il était parti sans un mot et il ne lui avait donné aucune nouvelle, il ne pouvait juste pas la laisser tomber comme ça. Il s'était toujours dit qu'elle avait besoin de lui, mais peut-être qu'au fond c'était l'inverse et c'était lui qui avait tant besoin d'elle, tellement que même si chacun de ses gestes brisait quelque chose en lui, il revenait toujours en espérant qu'un jour elle l'accepte comme il était et comme il voulait être. On ne pouvait pas s'attendre à ce qu'il tire un trait comme ça. Il lui semblait que plus elle lui faisait mal, plus il avait envie qu'elle le prenne dans ses bras et plus il se brisait lui-même pour devenir celui qu'elle voulait. Il avait incroyablement besoin d'elle parce que dans ce monde, elle avait toujours été celle qui rythmait sa vie. Aller à l'école le matin, rentrer le soir pour la retrouver et essayer de faire ce qu'il pouvait pour qu'elle aille mieux. Il n'avait jamais eu besoin de personne d'autre parce qu'elle était là tout le temps. Il n'avait pas beaucoup d'amis, pas de vrais non plus, pas de grandes sorties. Juste elle dont il pensait devoir s'occuper sans jamais se dire que ce n'était pas son rôle, et maintenant que c'était lui qui lui faisait du mal, il ne savait plus quoi faire pour remettre tout ça en ordre.

Il avait peur mais il ne pouvait pas changer. Il essayait toujours d'être quelqu'un d'autre et ça ne l'avait mené qu'à se détester et à détester les autres. Il voulait juste que sa mère l'aime à nouveau, qu'elle accepte qu'il soit ce qu'il était, ce qu'il n'avait pas choisit d'être d'ailleurs. Naïf, il avait fait le chemin de la maison des Parker à l'appartement de sa mère et durant les longues minutes à marcher seul dans le froid, il avait eu le temps d'imaginer dix milles scénarios.

Pas celui d'une claque en pleine bouche. Il la méritait bien, pensait-il. Il était parti, sans rien dire parce qu'il n'était qu'un égoïste qui pensait mériter mieux, toujours plus que ce qu'il avait. A quoi s'attendait-il ? A ce qu'elle l'embrasse, le tire dans une étreinte et s'excuse ? Est-ce qu'il pensait vraiment qu'en un trimestre elle allait changer d'avis, aller mieux ? Oui, il avait imaginé tout ça et plus encore. Il s'était dit pour soigner le mal au cœur qu'elle ne pourrait pas lui en vouloir toute sa vie et que ces mois loin de lui aurait fait du bien aussi. Peut-être qu'elle aurait repensé à ce qu'elle avait fait et qu'elle se serait dit que haïr ces gens qui n'étaient pas beaucoup différents d'elle était inutile. Il s'était imaginé qu'en trois mois elle aurait eu le loisir de penser à ce qu'elle avait fait et qu'elle se serait dit qu'elle n'avait pas fait que des bonnes choses et qu'elle pouvait encore changer, encore changer de comportement avec lui. Cette naïveté faisait mal, bien plus que la claque violente qui le fit reculer de trois pas quelques secondes après qu'elle ait ouvert la porte.

Il zone. Elle hurle sur lui dans le couloir de l'immeuble, lui attrape le poignet à lui laisser un bleu en le secouant. Elle hurle, elle n'arrête pas de hurler. Elle lui dit qu'elle n'a jamais été aussi déçue de lui, qu'elle ne l'a pas élevé comme ça. Elle lui dit que c'est de sa faute, que c'est lui qui l'a détruite, que c'est de sa faute si elle va mal et qu'en partant comme ça, il lui a brisé le cœur.

Et Edwin la croit. Il croit chaque mot qui sort de sa bouche et pourtant il n'acquiesce pas. Il est tétanisé, comme un animal effrayé qui pense qu'en ne bougeant pas, le danger passera. Sauf qu'il est dans la gueule du loup, qu'il s'y est jeté. Peut-être qu'il cherchait ça, à ce qu'elle lui hurle dessus, parce qu'il allait bien. Il se détestait d'aller bien quand elle allait si mal. Est-ce pour ça qu'il était venu ? Est-ce qu'au fond de lui, sous tous les espoirs de gamin, il savait qu'elle allait réagir comme ça ? C'est stupide de toujours revenir vers quelqu'un qui nous fait du mal, mais il la croyait du comme fer. Il lui semblait qu'elle était la seule à le voir comme il était : égoïste, stupide et méchant. Personne d'autre à part elle ne lui disait tout ça, à part peut-être les gens au collège. A Poudlard, on lui disait qu'il ne méritait pas d'être là à cause de son sang, mais c'était totalement différent. Ces gens détestait d'où il venait, mais sa mère savait parfaitement où taper pour le faire se détester lui. Elle avait toujours été la seule à dire la vérité, à l'aimer. Il l'avait toujours cru, parce qu'elle lui avait toujours dit d'être sincère avec la famille.

Si elle lui disait toutes ces choses, sans jamais lui avoir menti, c'était qu'elles devaient être vraie ? Elle était la seule à étaler tout ses défauts devant ses yeux. Elle était la seule à le voir comme lui se voyait, peut-être que c'était pour ça qu'il revenait toujours. Sans elle, il ne pourrait jamais avancer. Si elle ne le pardonnait pas, comment pourrait-il se pardonner lui même ? Il se voyait dans ses yeux à elle, comme il l'avait toujours fait. Il avait besoin d'elle. C'était trop compliqué d'aller bien tout seul, de penser qu'on méritait des choses alors il attendait sa mère. Le pardon qui ne venait pas et qui l'empêchait de respirer correctement la nuit. Il pourrait faire semblant tous les jours de l'année, mais il n'irait jamais bien.
Il n'irait jamais bien sans elle.
Il ne se laisserait jamais aller bien sans elle.
Il fallait qu'elle l'accepte, il fallait qu'elle l'aime. Elle devait le faire, qui le ferait si ce n'était pas elle ? C'était sa maman.
Ca faisait mal.

Ce qui le fait s'enfuir ce n'est pas la peur, cette fois-ci, parce que cette fois-ci il serait resté comme une poupée sous ses mains, non, c'est la douleur. Il se débat comme une bête, hurle à son tour pour qu'elle lâche son poignet qui le fait pleurer de douleur. Il doit juste s'enfuir, parce qu'il a mal.
Elle lui fait mal.

Il court dans les escaliers et manque de tomber plus d'une fois. Quelque chose lui qu'elle ne le suit pas. L'odeur d'alcool lui fait tourner la tête. Il doit partir. Il doit s'enfuir parce qu'elle lui fait mal.

Il n'arrête pas ses larmes parce que de toute façon, personne ne s'arrête pour lui. Les gens continuent juste leur vie comme si il n'existait pas. Peut-être que c'est le cas et que pour tout ces gens, il n'existe pas. Ou peut-être que c'est juste lui qui fait en sorte de ne pas exister pour les autres. Il se laisse glisser contre le mur d'une habitation, essayant de se cacher de la foule en tenant son poignet blessé contre sa poitrine. Il ne veut pas bouger, il ne veut pas être ici, juste être autre part. Juste être nulle part.

Il ne veut pas voir les Parker. Il aurait pu embrasser Infini quand il lui avait proposé de rester chez lui, et il aurait pu embrasser ses parents d'accepter de l'accueillir comme ça. Pourquoi est-ce qu'il a fallut qu'il vienne la voir alors que tout le monde lui disait que c'était pas une bonne idée ?
Pourquoi est-ce qu'il fout toujours tout en l'air, comme un raté ? Il ne veut pas y retourner. Il n'a pas envie de leur montrer qu'il n'est pas foutu de parler à sa mère. Il n'a pas envie qu'ils le voient comme elle, comme un perdant, stupide et faible.
Il ne veut pas que personne ne le voit. Il n'a pas envie d'aller voir son père non plus et de toute façon, il n'est même pas vraiment certain d'où il habite. Il a une nouvelle famille, avec une femme et d'autres enfants, tous sûrement meilleurs que lui. Il n'a jamais été là pour lui et Edwin ne peut même pas se rappeler de la dernière fois qu'ils se sont vus. Sûrement sont-ils allés au cinéma quelques heures puis allés manger un truc. Est-ce que ce sont les autres en tort de toujours le laisser tomber ou est-ce juste lui qui fout tout en l'air ?
Il ne veut pas retourner voir Infini, ni voir comment ses parents l'aiment, lui. Il est jaloux, très souvent. Trop souvent. Pourquoi il n'a pas tout ça, lui ? Il se doute que personne n'est destiné, à sa naissance, à se retrouver assit par terre sur un sol mouillé, le poignet et le visage douloureux à pleurer toutes les larmes qu'il ne pensait plus avoir. Qu'est-ce qu'il a fait exactement, pour que tout foire comme ça ? Et puis, pourquoi il ne peut pas juste tout réparer ?

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

31 déc. 2020, 18:34
Nulle part L.R
27 Décembre 2045


Cette période de l'année était ma préférée, je l'adorais tout simplement. J'étais d'excellente humeur, mon Noël avait été une réussite avec les miens et j'avais donc profité d'une accalmie dans la boutique et du contexte apaisé avec les moldus pour aller me balader dans les rues de Londres pour voir les illuminations du côté non-magique. J'étais intrigué par leurs espèces de guirlandes lumineuses marchant dans une énergie que les sorciers ne pouvaient utiliser, un truc qui s'appeler l'électricité.

Le cœur léger, je me promenais bien couvert pour affronter la rigueur hivernale, observant les décorations qu'elles soient collectives ou individuelles. Je n'avais aucun but, juste profiter de l'instant présent et m'aérer l'esprit. Puis soudain quelque chose éclata ma bulle de bonheur, un regard bref rempli de perles, un enfant les traits du visage affaissés, sans voir le monde qui l'entoure, sans voir la magie de Noël habiter chaque mètre carré de la ville. Une brève rencontre, un instant fugace, je pourrais continuer ma route, oubliant ce jeune qui semblait avoir le cœur en mille morceaux. Après tout à cet âge, on pleurait pour un rien et puis ce n'était pas mes histoires, surtout que ce n'était vraiment pas mon habitude de m'arrêter sur le premier inconnu. Encore moins sur un gosse qui faisait sûrement un caprice…
Il suffisait juste que je continues ma route, que je traces, en reformant ma bulle de bonheur, vers les miens, rejoindre et embrasser mes enfants…

Et soudain, je vis Niko dans ce gosse… Si la chair de ma chair était triste, ne voudrais-je pas que quelqu'un s'en préoccupe même un inconnu.
Sans réfléchir, je fis demi-tour et me lançai à la poursuite de ce gamin en criant :
- Eh ! Eh ! jeune homme arrête toi stp !
Soudain une lumière s'alluma dans ma tête tandis que je courrai pour tenter de le rattraper.
- Eh gamin, t'as fait tomber un truc, arrête toi !
Je devais tout faire pour le rattraper, ma décision était prise, puis ça serait peut être le moyen de faire ma BA propice à cette période.

« Du flouz, du flouz, encore et toujours du flouz ! » - Team Picsou

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8 janv. 2021, 18:40
Nulle part L.R
Il ne s'arrête pas quand l'adulte lui hurle de le faire et fonce juste dans un coin pour se laisser glisser au sol. A quoi ça sert, de toute façon ? Il s'en fout probablement. Encore quelqu'un qui veut juste faire une bonne action en se disant que ça leur portera chance plus tard, ou que quelqu'un va soudainement sortir d'un coin pour les remercier pour leur conscience citoyenne. Il ne se fait pas de faux espoirs : Il ne va pas le suivre indéfiniment, il va tourner les talons et d'ici deux minutes il l'aura oublié. Exactement comme tous les gens qui sont dans la rue. Il s'en fout, c'est pas à lui qu'on va faire genre qu'un adulte s'intéresse à la vie d'un gosse qui n'est pas le sien. Si ça avait été le cas, ça aurait fait longtemps que tout se serait arrangé. Un peu comme les parents de Finn. Ils l'acceptaient sûrement parce que Infini leur demandait. S'il n'avait pas été là, est-ce qu'ils se seraient retournés à la place des passants ? Probablement pas.

C'était pour ça qu'il pouvait pas rentrer maintenant. Ils n'avaient pas à subir tout le bordel qu'il trimbalait partout et Edwin ne voulait pas leur dire tout ce qu'il se passait, parce que ça n'arrangeait de toute façon rien du tout. La dernière fois qu'il avait fait confiance à un adulte pour parler de sa situation, sa mère avait été au courant et tout avait été pire. Il n'avait même pas pu parler de ce qui le rongeait le plus parce que les moldus ne devaient pas savoir, et à Poudlard il n'arrivait pas à prendre son courage pour aller parler à quelqu'un, comme s'il avait l'impression de ne pas le mériter. Il faisait des conneries et c'était le prix à payer. Il ne pouvait pas se pardonner tout seul et personne ne pourrait le faire à la place de sa mère, alors ça ne servait à rien d'essayer de passer par d'autres chemins. Il en avait marre de tomber toujours sur des culs-de-sac. Ca finissait toujours par faire plus mal à l'arrivée qu'au début, alors que tout le monde disait tout le temps que c'était censé être l'inverse. Les gens qui allaient mieux comme ça, en quelques semaines c'était de la connerie. Des histoires qu'on racontait pour donner du courage et de l'espoir aux gens. Certains abrutis y croyaient et y'en avait d'autres qui pouvaient pas parce qu'ils continuaient à s'en prendre plein la tronche.

Il pourrait pas aller mieux tant que la situation ne serait pas terminée et tant qu'il pourrait pas passer à autre chose. Le truc c'était qu'il savait même pas comment faire, il n'en avait pas la moindre foutue idée et personne semblait lui donner la situation sur un plateau d'argent. Il sort légèrement la tête de son coin pour observer la rue et tombe sur une paire de jambes. Il se relève rapidement, serrant toujours son poignet blessé contre sa poitrine. Il commence déjà à changer de couleur, et Edwin imagine bien que son visage aussi. Il marque vite, truc compliqué à cacher quand tout le monde semble se mettre d'accord pour vous frapper très souvent. Il ravale ses larmes et essaie de paraître fier. Après-tout, si l'autre pense qu'il s'est juste battu avec des gamins, il s'en ira. Mais même comme ça, les larmes ne s'arrêtent pas et sa poitrine reste secouée de sanglots.

Q-Q-Qu'est-c'que vous v-v-voulez vous ? J'ai rien fait tomber, arrêtez de m-m-mentir, c'est naze que tous les adultes le f-fassent tout le temps. Il essaie de le fusiller du regard à travers ses larmes mais ça n'a pas beaucoup d'effet.

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Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

30 juin 2021, 19:11
Nulle part L.R
Je vis l'enfant continuer sa course, m'obligeant à courir après lui, à mon plus grand désarroi. Il finit par s'arrêter pour se laisser glisser au sol. Je le rejoignis, il me fusilla du regard en pleurant, me fendant le cœur. Il me reprocha mon mensonge et il avait raison, c'était vraiment idiot. *Bien joué Lulu*

Je me laissai à mon tour glisser au sol pour reprendre un peu d'énergie après cette course folle et me donner une constance. Et si ça pouvait m'aider à créer un lien, ça serait mieux.

- T'as raison, c'était complétement crétin ce mensonge ! Les adultes sont parfois pitoyables, excuse-moi. Je voulais pas te leurrer mais je ne savais pas trop comment t'interpeller. Bref désolé. Je sais que c'est pas mes affaires mais je t'ai vu mal et je n'ai pu m'empêcher d'intervenir. Après tout si un de mes enfants était dans ton état, j'espère que quelqu'un lui proposerait son aide.

Je me tus car je me dis que ça m'inquiéterait aussi pas mal qu'un inconnu s'adresse à un de mes chérubins. De plus, j'espèrai bien qu'en cas de soucis, je serai un des premiers au courant... Bref je devais revenir au moment présent.

- Bref, peut-être que je peux t'aider ? Qu'est ce qui t'es arrivé pour que tu sois aussi mal ? Est-ce que tu crois que je peux t'aider d'une quelconque manière ?

Je sentais que le faire parler serait mission périlleuse mais je devais essayer pour ne rien regretter.

@Edwin Wellhister, pardon pour ce très long délai

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4 juil. 2021, 18:50
Nulle part L.R
Le mensonge était une drôle de chose. Parfois utile, parfois blessante. Edwin ne savait pas faire la différence entre les deux, ou en tout cas pas des mensonges que pouvaient dire les adultes. Ils cachaient toujours des choses qui finissaient par le blesser un jour où l'autre. Bien sûr, tout le monde mentait, surtout lui ! Mais il disait des mensonges pour cacher sa douleur et sa peine, pas pour en faire aux autres. Les adultes, eux, cachaient des choses importantes ou disaient des mensonges pour qu'il se sente mal. Ils mentaient, ils étaient manipulateurs et ils brisaient toujours la confiance qu'Edwin plaçait en eux. Rien n'allait jamais bien quand ils promettaient que si. Ils mentaient comme ils respiraient, parce que c'était ce que faisaient les adultes. Ils se fichaient de lui, ça avait toujours été le cas, malgré leurs beaux discours comme quoi c'était l'inverse. Tout le monde mentait tout le temps, même lui et ça faisait mal. Ca faisait mal de prétendre que tout allait bien et que les gens ne le blessaient pas. Ca faisait mal d'entendre qu'il était fautif de tout ça, ça faisait mal d'espérer que ceux qui s'intéressaient à lui le ferait pour longtemps et pas pour quelques minutes seulement.

Il se frotte le nez avec sa manche et lève les yeux sur l'autre. Z'avez des enfants ? Est-ce qu'il était un bon père, ou était-il comme sa mère ? Cruel et blessant, manipulateur et perfide ? Quand il pensait à elle, il ne pouvait plus imaginer quelque chose de beau comme avant. Il ne pensait plus à la chaleur de ses câlins ou à la douceur de ses baisers parce que ça faisait bien longtemps que tout ça avait été remplacé par ses ongles enfoncés dans sa peau et ses mains qui pesaient des tonnes sur ses épaules. Ca avait été remplacé par ses attentes, ses déceptions toujours plus grandes qu'elle lui faisait payer et tout une montagne de mépris silencieux. Elle était en colère contre lui, tout le temps, même quand elle donnait l'impression de ne pas l'être. Au final, il ne savait même plus pourquoi elle s'énervait parfois, elle profitait juste de toutes les occasions possibles pour cracher sa haine des sorciers sur lui. C'était en partie de sa faute et il le savait, c'était pourquoi il ne pouvait pas se résoudre à la fuir pour de bon. Il devait souffrir comme il l'avait fait souffrir et seulement quand elle déciderait qu'il l'aurait mérité, il pourrait être heureux et passer à autre chose. C'était malsain et elle ne changerait probablement d'ailleurs jamais d'avis sur lui. Les parents sont les pires chuchote-t-il en se recroquevillant sur lui-même.

J'me suis disputé avec ma mère, encore. il soupire, le froid lui glaçant les entrailles. C'est vrai qu'il fait froid, encore plus avec les fesses sur le sol gelé. Mais vous pouvez pas m'aider, c'est gentil mais vous pouvez rien faire... Faut juste que j'attende que les vacances se terminent et je pourrais retourner à... mon école. Il l'observe à travers les cheveux qui lui tombent sur le visage Vous, ça vous arrive d'hurler sur vos enfants ?

C'était bizarre d'être assit par terre avec quelqu'un de trois fois son âge qu'il ne connaissait pas. Peut-être que c'était un dangereux psychopathe. Mais même si ça en était un, là tout de suite, Edwin n'arrivait pas à trouver une personne qui regretterait qu'il lui arrive malheur. En tout cas, sa mère s'en ficherait. Ou peut-être pas, mais il voulait penser qu'elle se fichait de lui, parce que ça faisait moins mal que de se dire qu'elle l'aimait et que c'était pour ça qu'elle était comme ça.

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Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

30 juil. 2021, 16:29
Nulle part L.R
Son chagrin me touchait pour je ne sais quelle raison. Après tout, je ne le connaissais pas. Était-ce l'instinct paternel qui parlait en moi ? C'était-il développer à ce point ? Je ne savais pas trop mais si je pouvais donner un coup de main à ce jeune garçon, je le ferais.

Naturellement, je répondis à sa question :
- Oui, j'en ai deux, une fille et un garçon. Le choix du roi
dis-je pour tenter d'alléger l'atmosphère.

Je l'écoutais déverser sa haine contre les parents et plus précisément contre sa mère. Était-ce une simple dispute exagérée par le gamin comme les enfants savaient si bien le faire ou y avait-il un mal plus profond. Sa question me surpris. Hurlais-je sur ses enfants ? Quel parent n'avait pas déjà succombé à cette faiblesse.

Je décidai de lui répondre honnêtement :

- Malheureusement, oui j'ai déjà hurlé sur mes enfants. Tu sais, il y a pas d'école pour apprendre à être parent, on le devient sur le tas. Forcément, des fois on se plante, on se gourre, on perd patience et on crie bêtement sur nos enfants même si la plupart du temps c'est complétement crétin et contre-productif. Je suis loin d'être le père parfait, mais j'essaye de faire de mon mieux et de rattraper mes erreurs. Tu sais, même si je devais pas autant me confier, surtout à un si jeune homme inconnu, j'en ai fait des bêtises. Celle que je regrette le plus c'est d'être parti en quelque sorte à l'aventure quand je me suis séparé de mon ex femme. En voulant fuir mon chagrin, j'ai lamentablement laissé tomber mes enfants. Faut vraiment être crétin pour laisser tomber la chair de sa chair. Heureusement Emma, ma fille m'a ouvert les yeux et je suis revenu pour elle et Niko. Aujourd'hui, je gère une boutique de fleurs et de plantes, et essaye d'être de nouveau là pour eux. Heureusement que les gosses ont une capacité impressionnante de pardon face à la bêtise des adultes.

Je m'arrêtai quelques secondes et repris :
- Tu sais peut-être que ta mère ne sait pas s'y prendre ? Qu'elle est perdue ? Tes disputes c'est toujours sur le même sujet ? Fin t'es pas obligé de m'en parler bien sûr.
Elle est loin ton école ? Mon fils va dans une école réputée, particulière, en Ecosse. Je n'ai pas hâte qu'il y retourne même si je sais qu'il ne peut être que bien avec ses camarades de maison.

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16 févr. 2022, 22:45
Nulle part L.R
Edwin fredonne doucement quand l'autre parle de ses enfants. Ils ont de la chance. Le Serpentard a toujours beaucoup rêvé de sa vie avec un frère ou une sœur. Il s'imagine parfois comment il aurait été avec. Grand ou petit frère ? Gentil ? Protecteur ? Se seraient-ils beaucoup disputés ? Il ne souhaite évidemment à personne de partager une mère comme la sienne, mais ça lui est souvent arrivé de se demander si, avec une fratrie, elle aurait été comme elle est aujourd'hui. Peut-être que sa fratrie aurait été de son avis sur les sorciers et que ça aurait été encore plus difficile à vivre, ou peut-être qu'à contrario, malgré les différences ils se seraient appréciés. Peut-être qu'ils auraient été copains comme cochons et que sa mère, de son côté, aurait eu un autre enfant à garder près d'elle. Peut-être qu'avec deux enfants elle aurait été une meilleure mère pour lui, ou au moins trop occupée pour n'avoir le temps de lui hurler dessus et d'aller plaquer ses foutues affiches l'année dernière qui avaient tout foutu en l'air.

Ou peut-être qu'ils auraient été deux à vivre toute cette merde. Evidemment, Edwin savait que des gens vivaient pire mais, loin de le réconforter, cette idée avait plutôt le don de le mettre six pieds sous terre. Pourquoi lui, alors que d'autres vivaient pire, avait l'impression que son monde ne tournait pas rond et que rien n'irait jamais ? Il essayait souvent de se dire que ce n'était pas si grave et qu'il suffisait simplement de passer au dessus des choses, mais ça ne fonctionnait pas. Il se sentait juste encore plus mal, encore plus en colère parce que personne ne voyait et que lui n'était pas capable d'aller bien, même en essayant fort d'ignorer sa mère. Il n'arrivait pas à ignorer ses coups ou ses cris, c'était pas possible, même s'il essayait de croire que oui.

Peut-être que ce n'était pas le seul à dédramatiser sa souffrance. Peut-être que tout le monde le faisait, mais comment les autres y arrivaient sans se sentir inférieur en tout point à des gens, même, qu'ils ne connaissaient pas du tout ? Edwin se sentait inférieur à des gens qu'il imaginait vivre pire et gérer mieux que lui. Mais, finalement, peut-être que tout le monde se disait que tout le monde vivait pire. Et même que le garçon qu'imaginait Edwin vivre pire, imaginait lui aussi un garçon qui serait plus malheureux que lui mais qui saurait mieux gérer. Tout ça pour s'appuyer sur le crâne encore un peu plus de honte d'être comme ça et de pleurer comme un débile le soir dans son lit.

C'est cool, les frères et sœurs. J'aurais bien voulu en avoir, mais sûrement que ma mère elle les aurait saqué aussi.

Il soupire par la suite quand l'autre commence à parler de lui. Non pas parce que ce n'est pas intéressant ou parce que ça l'embête, bien au contraire, Edwin écoute avec attention. Non, simplement parce que tout ce qu'il dit montre bien qu'il ne peut pas comprendre. Lui, essaie de faire des efforts. Pour Edwin, tout montre que sa mère n'en fait pas, ou alors qu'elle ne voit même pas qu'il faut en faire. Et, même s'il n'y a pas de manuel pour devenir parent offert de base, Edwin est persuadé qu'il doit y avoir quelques personnes qui écrivent là dessus. C'est obligé, ça doit exister, ou au moins des groupes de soutiens pour les désespérés comme elle qui ont des enfants qu'ils détestent.

Ils ont de la chance vos enfants alors. Moi ma mère, elle se remet pas en question. C'est toujours de ma faute à moi, jamais elle qui fait une erreur. Ma faute si je suis méchant, ma faute si elle me hurle dessus, ma faute si elle me fr- Il se fige au dernier mot et se blotti plus contre se mur en serrant avec force ses jambes contre sa poitrine avant de poser son menton dessus.

Il ne faut pas dire ça, parce que maman l'apprendra. Comme quand il en a parlé à la gentille d'âme du collège et que sa mère était livide quand elle a fini par l'apprendre. Si elle l'apprend cette fois-ci, elle lui redira encore toutes les horreurs de la dernière fois. Qu'à cause de lui, sa vie va être gâchée. Qu'il est égoïste et menteur, tout ça pour pouvoir suivre son école de monstres. Qu'il peut déjà commencer à ranger et faire ses cartons car les gens bizarres vont venir l'embarquer pour l'enfermer dans un foyers où les gens seront vraiment méchants. Comparée à elle qui n'est que gentille et aimante, et qui fait de son mieux avec un gamin horrible.

Je pense pas que je pourrais lui pardonner un jour. Elle... elle est si horrible et elle ne s'excuse jamais vraiment. Quand elle le fait, elle me fait toujours passer pour le méchant, comme si c'était ma faute tout ce qui arrive, parce que je suis un monstre, un horrible garçon qui brise sa vie et qui détruit son cœur. Ca me fait me sentir si... si nul et impuissant. Et.... et aussi tellement en colère... Tout le temps, dès qu'elle est là.

Il essuie sont nez en essayant de ravaler les larmes qui menacent à nouveau de couler. Il ne capte même pas le sous-entendu à Poudlard, d'ailleurs. Edwin ne capte plus depuis très longtemps les sous-entendus sur la magie parce qu'il a bien comprit que à Londres c'était devenu très dangereux. Peut-être que personne ne lui parle de Poudlard et que c'est lui qui devient fou, mais dans tous les cas, il a fermé son esprit bien longtemps pour ces sous-entendus. Depuis, finalement, qu'il a cette peur irréfléchie et inconditionnelle dans la tête, cette peur qui lui tord les entrailles et dont il n'arrive pas à se défaire. La peur, qu'au final, un moldu apprenne l'existence de Poudlard et qu'à cause de lui, parce qu'il en parle sans faire exprès, l'école soit attaquée comme le ministère. Ou comme tout le reste, qu'une armée se déverse sur Poudlard et anéantisse le dernier bâtiment où il peut encore se sentir un peu en sécurité. C'est sûrement une peur purement paranoïaque, mais le garçon préfère garder tout ses secrets. C'est mieux, c'est moins dangereux. Alors il ne fait pas le rapprochement et n'enregistre même pas vraiment l'information que lui a donné l'autre.

Maman me hurle dessus parce que... les gens comme moi on est des monstres. Parce que je veux partir et qu'elle, elle veut me garder près d'elle. Parce que je me sens pas comme elle elle voudrait que je me sente. C'est toujours la même chose parce que je sais pas comment je peux changer, et que j'en ai plus envie parce que ça me fait encore plus de mal qu'elle soit gentille quand je me ment tout seul, que le fait qu'elle soit méchante quand j'essaie d'être moi même. Même si je sais pas trop ce que je suis vraiment. Mais moi aussi mon école elle est en Ecosse, et pourtant vous, vous en voulez pas à vos enfants s'ils y retournent hein ? J'ai le droit de... de me sentir plus en sécurité là bas qu'avec elle non ?

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

28 févr. 2022, 20:39
Nulle part L.R
Sa peine me touchait. Je sentais qu'elle n'était pas surjouée au final. Un mal profond l'habitait et la mère qu'il me décrivait, de manière objective ou subjective, était un monstre. Je me demandais comment on pouvait laisser son fils dans une telle souffrance. Quand il parla de monstre, cela réveilla en moi les dernières images de moldus employant ces mots pour nous qualifier. La différence faisait peur et pourtant elle pouvait être si enrichissante. Ce môme, que je connaissais ni d'Eve ni d'Adam, me touchais terriblement et en même temps me donnais l'impression d'être tellement impuissant. Comment l'aider... Naturellement je mis un bras sur son épaule et je lui murmurai comme si c'était une confidence :

- Tu es loin d'être un monstre... La différence fait peur... Pourtant si tout était pareil, on s'ennuierait. Si elle pense ça de toi, c'est qu'elle est bête. Désolé de dire ça de ta mère mais c'est une crétine sans nom. Je suis sur que tu as plein de choses à offrir au monde, il faut juste que tu écloses comme n'importe qu'elle fleur. Et oui tu as parfaitement le droit de te sentir plus en sécurité là-bas... Quand on aime réellement ses enfants, on veut leur bonheur même si cela veut dire les savoir loin de nous pendant un temps. Qu'est ce que tu vas faire bonhomme ? Tu peux rentrer chez toi ? Tu veux que je t'accompagne ? Ou peut être que tu as besoin d'aller ailleurs ? Comment je peux t'aider ? Tu as besoin d'un peu d'argent ? Tu as peut être faim ? On peut aller dans un de ses restaurants mold.... euh un restaurant me repris-je.

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Couleur de Luan : #008000

31 oct. 2022, 17:20
Nulle part L.R
Quand l'homme leva le bras, Edwin eu un mouvement de recul. Cependant, loin d'initier un coup, son bras termine simplement sa course autour de ses épaules. Le choc le paralyse quelques secondes avant qu'Edwin ne ressente une vague d'émotions toutes plus différentes les unes des autres. Il se blottit un peu contre l'autre sans même s'en rendre compte, son besoin de contact reprenant rapidement le dessus sur sa méfiance. C'était tellement différent de ce que les autres adultes pouvaient faire pour lui. Bien sûr, les parents de ses amis n'avaient jamais été violents et avaient toujours l'air d'être heureux de le voir mais ce contact peut-être minime pour quelqu'un d'autre représentait énormément pour lui. Combien de fois avait-il espéré avoir plus de contacts avec son père, de l'accompagner voir des matchs ou faire n'importe quoi tant qu'il aurait pu être avec lui ? Il aurait tué pour avoir ce genre de contact avec lui, l'entendre lui dire "je t'aime fiston" et sentir la chaleur de la tendresse à travers un bras autour des épaules.

L'autre homme n'était pas son père, personne ne le serait jamais d'ailleurs mais ça ne faisait rien parce que pendant un instant, c'était comme si la vérité n'avait pas d'importance. Quelqu'un était là, réconfortant et fort, se tenant entre lui et les rues froides de Londres. Entre lui et les gens dont il voulait si fort se débarrasser. Il y avait quelqu'un qui semblait s'intéresser vraiment à lui et l'ironie du monde faisait qu'il était un parfait inconnu. Il se retournerait par la suite et retournerait chez lui, voir ses enfants et Edwin resterait seul. Le karma lui donnait juste un peu de force avant de le plonger à nouveau dans le grand bain en attendant qu'il n'ai plus l'énergie de nager pour se maintenir à la surface. À ce moment-là, cela recommencerait, quelqu'un viendrait et repartirait et Edwin serait à nouveau happé dans le cercle vicieux de sa propre vie.

Le garçon essuie à nouveau son nez avec sa manche en reniflant pour garder ses larmes. Ses yeux brûlent déjà suffisamment comme ça sans en rajouter.

Comment vous savez ? Tout le monde ici pense que je suis un monstre et... même à mon école alors c'est que le souci, il vient bien de moi. Quand c'est toujours la même chose partout où on va, faut pas se poser trop de questions... Edwin rigole cependant doucement quand l'autre traite sa mère de crétine. Il n'est pas habitué à des insultes si douces, mais il suppose que c'est ce que disent les adultes. Le Serpentard n'imagine pas quelqu'un de classe et bien habillé s'étendre en insultes aussi classes qu'une limace écrasée sous une botte. Ouais... Je suppose que, parfois, elle fait de la merde, un peu. Il joue avec ses mains et s'appuie un peu plus contre l'autre en baissant les yeux. Mais... et si elle fait ça à cause de moi ? Fin'... si elle pense qu'elle... si elle doit me punir et m'engueuler parce que je fais des conneries, c'est que le coupable là-dedans c'est moi, n'est-ce pas ?

Que veut-il faire, c'est vrai ? Quelle question étrange, une qu'il n'est pas du tout habitué à entendre. Pouvoir faire ce qu'il veut et donner son avis... C'est étrange pour lui, il a toujours pensé en fonction des autres. Est-ce que maman aurait apprécié qu'il fasse ça ? Est-ce que les sang pur vont le laisser tranquille s'il fait ça ? Est-ce que les gens penseront qu'il est normal s'il agit de telle ou telle façon ? D'aussi loin qu'il se souvienne ça a toujours été comme ça. Même avant Poudlard, parce que maman avait toujours été plus importante que son avis à lui. Si elle était triste, alors il l'était, si elle voulait qu'il soit bien, alors il essayait de faire ce qu'elle voulait. C'était ça, ça avait toujours été ça.

J'sais pas... Qu'est-ce que les gens font dans des situations pareilles ? Est-ce que je dois... Edwin se fige et regarde l'autre avec de grands yeux effrayés. Il a presque dit le mot. Moldu. Il l'a dit, Edwin en est certain mais s'il dit ça c'est qu'il n'est pas... normal lui aussi. Qu'il est un monstre comme lui. Tout d'un coup, l'école en écosse prend tout son sens et Edwin a envie de se frapper de ne pas l'avoir capté plus tôt. Il ne sait pas s'il doit être effrayé ou pas. Si ça se trouve, c'est un membre du conseil et s'il est là c'est simplement pour le blesser, l'emporter quelque part et ne jamais le laisser repartir. J-je peux rentrer c-chez moi, j-j-je sais ou c'est. Edwin se mord les lèvres à se les faire saigner à nouveau. J-je devrais rentrer de toute façon elle est... j-j-j'ai que une maison hein.

Il se défait tranquillement du bras de l'autre et essaie de se redresser comme il peut. J-je pense que c'est mieux si je m'en vais maintenant c'était.. c'est gentil d'avoir été là monsieur m-mais je... la panique commence à l'envahir petit à petit J-j'espère que je pourrais croiser vos enfants à Pou.. à-à l'école alors... A plus ? Le londonien essuie son visage et s'éloigne de quelques pas. Merci m'sieur

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

30 nov. 2022, 13:31
Nulle part L.R
Cela me pinça le cœur quand je le sentis se raidir sous mon bras. Ce pauvre gamin n'avait vraiment pas l'habitude qu'on puisse se montrer bienveillant et doux. Heureusement, quelques instants plus tard, je le sentis se blottir légèrement. Néanmoins son discours n'apaisa pas mon sentiment de mal être. Tous les pores de ce gamin respiraient un mal être, pas l'habituel mal être des adolescents, non, un vrai mal être profond.

J'écoutai en silence ses questions, mes yeux se perdant dans le vague. Puis je me retournai pour le regarder et lui répondre :

- Écoute, je te connais effectivement pas mais je doute que tu sois aussi mauvais que tu le décris ou que certains peuvent le penser. Je suis un botaniste, et je sais que même les plantes que la plupart considèrent comme mauvaises ont une utilité et une raison d'être sur terre. Monstres... Non, tu es loin d'en être un, et ça j'en suis persuadé à 3000%

Je m'interrompis quelques instants, réfléchissant à ses bégaiements, tandis qu'il s'éloignait de moi. Il me semblait entendre le début de Poudlard. Etait-ce un sorcier comme moi? Hésitant sur la suite de mon intervention, je me dis que tant pis il fallait oser le tout pour le tout quitte à se parjurer si besoin :

- Pou... Poudlard tu voulais dire ? fis-je en répondant d'un clin d’œil.
Si tu connais cet endroit, tu dois connaître le Chemin de Traverse ? Si oui, je serais heureux de t'accueillir. Tu seras toujours le bienvenu si tu as besoin de souffler ? J'espère t'y croiser un jour. A bientôt bonhomme !

Il était temps de le laisser partir. J'espérais ne pas mettre trompé et que c'était bel et bien un sorcier. Si tel était le cas, j'espérais qu'il viendrait me voir et que je pourrais l'aider plus tard car ce jeune homme m'avait touché.

Fin du RP, merci beaucoup

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