Le Serpent et la Fleur
Elena s'attendait à un long silence de la part de sa camarade voire à une potentielle approbation. Mais elle fut surprise - et touchée - d'entendre la verte contredire ses propos. Elle avait néanmoins encore des difficultés à se voir tel qu'Erza semblait la voir ; comme une sorcière légitime. Comment en être certaine lorsqu'aucun signe de magie n'avait dénié se manifester avant ses onze ans ? La rouquine se souvenait encore de cette lettre entre ses mains et de son éclat de rire tant la chose lui semblait stupide. Elle avait pensé à une mauvaise farce mais plus ses yeux s'étaient promenés entre les lignes plus tout cette blague avait eu du sens. Au fond, Elena avait toujours senti une différence inexplicable chez elle. Malgré la crainte du nouveau monde qu'elle avait rejoint avec tant de hâte, elle y avait trouvé quelques réponses.
L'écossaise sécha ses larmes et émit un petit rire à cause du ridicule de la situation. Elle qui avait souhaité arborer la plus fière des postures, elle était à présent avachie sur le sol dallé, pleurant à chaude larme. Elena pleurait rarement, c'était sans nul doute la première fois qu'elle sanglotait autant.
« J'aurais juste voulu avoir quelqu'un comme moi chez les moldus, qui m'aurait expliqué et avec qui j'aurais pu partager mes peurs. » ajouta-t-elle en un haussement d'épaules.
Si seulement... Si seulement Elena avait pu avoir un mentor qui lui aurait expliqué tout ce qu'il y avait à savoir, ne serait-ce que simplement une personne qui connaissait l'existence de la magie.
« Tu mérites beaucoup de choses mais pas autant de haine. »
Cette réponse était à la fois insultante et rassurante. Elena décida de poursuivre sans laisser sa camarade avoir le temps de douter.
« On n'a pas été élevé dans le même monde, on t'a appris à détester les moldus. Tu as fait beaucoup de mal mais tu essayes de te rattraper. . » rassura-t-elle en replaçant sa mèche rebelle derrière son oreille.
Les parents d'Elena avaient toujours été très distants vis-à-vis du monde des sorciers. Dans un premier temps, Elena leur en avait beaucoup voulu parce qu'elle avait simplement demandé du soutien. Par la suite, elle avait compris que cela était bien plus complexe, qu'ils avaient simplement peur et beaucoup de choses leur donnaient raison malheureusement. Pendant un temps, elle s'était même mise à se détester et à détester les sorciers. C'était la raison pour laquelle elle s'était disputée avec son amie, Kelly. Cette altercation avait été révélatrice pour la Gryffone.
« J'ai pas envie de me faire des ennemis... J'ai réagi sous le coup de l'émotion tout à l'heure. Je t'en veux encore beaucoup mais je te crois Erza. . »
Mars 2022 ?
Désolé plume
L'écossaise sécha ses larmes et émit un petit rire à cause du ridicule de la situation. Elle qui avait souhaité arborer la plus fière des postures, elle était à présent avachie sur le sol dallé, pleurant à chaude larme. Elena pleurait rarement, c'était sans nul doute la première fois qu'elle sanglotait autant.
« J'aurais juste voulu avoir quelqu'un comme moi chez les moldus, qui m'aurait expliqué et avec qui j'aurais pu partager mes peurs. » ajouta-t-elle en un haussement d'épaules.
Si seulement... Si seulement Elena avait pu avoir un mentor qui lui aurait expliqué tout ce qu'il y avait à savoir, ne serait-ce que simplement une personne qui connaissait l'existence de la magie.
« Tu mérites beaucoup de choses mais pas autant de haine. »
Cette réponse était à la fois insultante et rassurante. Elena décida de poursuivre sans laisser sa camarade avoir le temps de douter.
« On n'a pas été élevé dans le même monde, on t'a appris à détester les moldus. Tu as fait beaucoup de mal mais tu essayes de te rattraper. . » rassura-t-elle en replaçant sa mèche rebelle derrière son oreille.
Les parents d'Elena avaient toujours été très distants vis-à-vis du monde des sorciers. Dans un premier temps, Elena leur en avait beaucoup voulu parce qu'elle avait simplement demandé du soutien. Par la suite, elle avait compris que cela était bien plus complexe, qu'ils avaient simplement peur et beaucoup de choses leur donnaient raison malheureusement. Pendant un temps, elle s'était même mise à se détester et à détester les sorciers. C'était la raison pour laquelle elle s'était disputée avec son amie, Kelly. Cette altercation avait été révélatrice pour la Gryffone.
« J'ai pas envie de me faire des ennemis... J'ai réagi sous le coup de l'émotion tout à l'heure. Je t'en veux encore beaucoup mais je te crois Erza. . »
Mars 2022 ?
Le Serpent et la Fleur
Les battements de mon coeur ont rarement été aussi rapides. Ce qu'Elena m'a avoué m'a horrifiée. Je n'arrive pas à comprendre. Comment est-ce possible qu'on en soit arrivé là ? Et surtout, comment est-ce possible que ce soit de ma faute ? Suis-je si mauvaise que ça ? *Il faut le croire*. Non ! *Tu vaux mieux que ça*. Je l'espère...
Ce qu'Elena ajoute, je le comprends. Peut-être que si à l'inverse, les parents nés-sorciers se renseignaient un peu plus sur le monde moldu, et parlait des nés-moldus à leurs enfants comme des sorciers sang-pur, il y aurait moins de problèmes. La phrase qu'elle ajoute ensuite me réchauffe le coeur plus qu'elle ne pourrait l'imaginer. Même si elle était à double tranchant, je décide de la prendre du bon côté. Je dois changer, et même si le tournant a été prit cet été, il doit se poursuivre jusqu'à ce que le but soit atteint. *Mais c'est quoi le but ?* Tout n'est pas aussi simple que de choisir ses vêtements le matin.
— On m'a même pas vraiment appris. J'avais juste tellement de haine en moi qu'il fallait que je la déverse sur quelque chose... ou quelqu'un. J'ai tellement honte...
*C'est juste de la faiblesse*. Je tente de faire taire la vilaine voix, mais celle-ci revient en force. *Personne est comme toi, t'es juste la pire*. Je sers le poing discrètement. Je ne dois pas la laisser prendre le dessus. Parce que tout le monde peut chang- *sauf toi*. Si ça continue, comment vais-je faire pour retenir mes larmes ? J'en serais incapable. Même si chacun contrôle plus ou moins ses émotions, je suis persuadée qu'il est impossible de les contrôler totalement. Même Maman doit avoir des moments durant lesquels elle ne peut tout bonnement plus se contenir.
— Je ne sais tellement pas quoi dire... Je me hais tellement tout le temps, et toi tu arrives à me faire confiance.
Que dire ? J'ai envie de pleurer. Enfin, c'est pas comme si je ne l'avais pas déjà fait il y a quelques minutes à peine. Comment je suis sensée m'en sortir si d'entre tous, c'est moi qui me déteste le plus ? Apprendre à s'aimer. Apprendre à laisser les autres m'aimer. Les deux sont liés, et l'un ne va pas sans l'autre, mais comment puis-je arriver à changer de mentalité pour m'accepter ? Je vais avoir besoin de temps, beaucoup de temps, c'est une chose certaine. Je suis incapable d'en parler, et pourtant il le faudra bien un jour. *Un jour...* Si seulement c'était simple.
— Tu- tu veux que je te laisse ? En tout cas merci pour ce moment Elena.
Merci. J'ai peiné à dire ce mot. Peiné à accepter de le dire, parce que je me devais de l'employer.
Ce qu'Elena ajoute, je le comprends. Peut-être que si à l'inverse, les parents nés-sorciers se renseignaient un peu plus sur le monde moldu, et parlait des nés-moldus à leurs enfants comme des sorciers sang-pur, il y aurait moins de problèmes. La phrase qu'elle ajoute ensuite me réchauffe le coeur plus qu'elle ne pourrait l'imaginer. Même si elle était à double tranchant, je décide de la prendre du bon côté. Je dois changer, et même si le tournant a été prit cet été, il doit se poursuivre jusqu'à ce que le but soit atteint. *Mais c'est quoi le but ?* Tout n'est pas aussi simple que de choisir ses vêtements le matin.
— On m'a même pas vraiment appris. J'avais juste tellement de haine en moi qu'il fallait que je la déverse sur quelque chose... ou quelqu'un. J'ai tellement honte...
*C'est juste de la faiblesse*. Je tente de faire taire la vilaine voix, mais celle-ci revient en force. *Personne est comme toi, t'es juste la pire*. Je sers le poing discrètement. Je ne dois pas la laisser prendre le dessus. Parce que tout le monde peut chang- *sauf toi*. Si ça continue, comment vais-je faire pour retenir mes larmes ? J'en serais incapable. Même si chacun contrôle plus ou moins ses émotions, je suis persuadée qu'il est impossible de les contrôler totalement. Même Maman doit avoir des moments durant lesquels elle ne peut tout bonnement plus se contenir.
— Je ne sais tellement pas quoi dire... Je me hais tellement tout le temps, et toi tu arrives à me faire confiance.
Que dire ? J'ai envie de pleurer. Enfin, c'est pas comme si je ne l'avais pas déjà fait il y a quelques minutes à peine. Comment je suis sensée m'en sortir si d'entre tous, c'est moi qui me déteste le plus ? Apprendre à s'aimer. Apprendre à laisser les autres m'aimer. Les deux sont liés, et l'un ne va pas sans l'autre, mais comment puis-je arriver à changer de mentalité pour m'accepter ? Je vais avoir besoin de temps, beaucoup de temps, c'est une chose certaine. Je suis incapable d'en parler, et pourtant il le faudra bien un jour. *Un jour...* Si seulement c'était simple.
— Tu- tu veux que je te laisse ? En tout cas merci pour ce moment Elena.
Merci. J'ai peiné à dire ce mot. Peiné à accepter de le dire, parce que je me devais de l'employer.
Pardon pour ce retard plus qu'abominable...
Prends ton temps pour répondre
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Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049 • Avatar par Brillantes Écailles
Le Serpent et la Fleur
« Tu as lu mon journal, ça serait un mensonge de dire que je suis bien ici. »
Elle haussa les épaules. C'est vrai que les Serpentard avaient dû se délecter des moindre détails. Chaque peur, chaque appréhension et sentiments y étaient écrit. Difficile de prétendre aller bien. La sorcière avait commencé ce journal pour confesser tout ce qu'elle n'osait pas dire à voix haute, pour y écrire ses rêves et ses secrets. Cela avait été salvateur mais Elena se rendait compte à présent que rien ne valait une vraie discussion à cœur ouvert.
« J'aurais juste voulu m'y préparer, connaitre l'existence de ce monde un peu plus tôt... J'étais si fière d'aller dans mon nouveau collège, retrouver le peu d'amis moldus que j'avais et juste vivre une vie où tout ça n'est qu'une histoire écrite dans un livre. Tant pis... » elle soupira.
Mais ce n'était pas le cas. Peut-être finalement qu'il était temps d'accepter qu'Elena était une sorcière et que, un jour, elle serait une magicienne accomplie. Elle devait se faire confiance et ignorer la déception de ses parents. Sa mère la craignait, elle le savait mais elle ne devait pas laisser les opinions de ses parents déteindre sur elle. Au contraire, elle devait les affronter voire même essayer de les comprendre si cela pouvait l'aider à argumenter. La jeune fille était très nostalgique de sa vie d'avant. À l'époque, il était si simple pour elle de discuter sincèrement avec ses parents. À présent, ils étaient d'une hypocrisie qu'Elena n'avait alors jamais remarqué. Pourtant, elle évitait de mentionner ce sujet tabou et faisait tout son possible pour retrouver le lien complice qu'ils avaient partagé auparavant.
« Erza, c'est du passé. Cette histoire est derrière moi et derrière toi. Il faut que tu arrives à te pardonner aussi... » admit-elle.
Erza semblait avoir encore plus de difficulté à prendre du recul. Elle était pourvue d'une remise en question dont certain semblait manquer. Elle était venue s'excuser et reconnaitre ses torts ; Elena n'y aurait jamais cru. Savoir que son agresseur avait des regrets l'aidait à tourner la page d'un certain côté.
La Gryffondor attrapa la main de sa camarade. Malgré tout ce qui avait pu se passer, Elena restait humaine. Elle voyait en ce geste un moyen de la rassurer, de lui dire que tout allait mieux et qu'elle n'avait pas à garder ses remords. Peut-être que l'empathie d'Elena était sa plus grande force et sa plus grande faiblesse. Elle espérait que cela ne lui porte jamais préjudice. La jeune fille prit une grande inspiration avant d'ajouter :
« Merci pour tes excuses, je ne les oublierai pas. »
Elle haussa les épaules. C'est vrai que les Serpentard avaient dû se délecter des moindre détails. Chaque peur, chaque appréhension et sentiments y étaient écrit. Difficile de prétendre aller bien. La sorcière avait commencé ce journal pour confesser tout ce qu'elle n'osait pas dire à voix haute, pour y écrire ses rêves et ses secrets. Cela avait été salvateur mais Elena se rendait compte à présent que rien ne valait une vraie discussion à cœur ouvert.
« J'aurais juste voulu m'y préparer, connaitre l'existence de ce monde un peu plus tôt... J'étais si fière d'aller dans mon nouveau collège, retrouver le peu d'amis moldus que j'avais et juste vivre une vie où tout ça n'est qu'une histoire écrite dans un livre. Tant pis... » elle soupira.
Mais ce n'était pas le cas. Peut-être finalement qu'il était temps d'accepter qu'Elena était une sorcière et que, un jour, elle serait une magicienne accomplie. Elle devait se faire confiance et ignorer la déception de ses parents. Sa mère la craignait, elle le savait mais elle ne devait pas laisser les opinions de ses parents déteindre sur elle. Au contraire, elle devait les affronter voire même essayer de les comprendre si cela pouvait l'aider à argumenter. La jeune fille était très nostalgique de sa vie d'avant. À l'époque, il était si simple pour elle de discuter sincèrement avec ses parents. À présent, ils étaient d'une hypocrisie qu'Elena n'avait alors jamais remarqué. Pourtant, elle évitait de mentionner ce sujet tabou et faisait tout son possible pour retrouver le lien complice qu'ils avaient partagé auparavant.
« Erza, c'est du passé. Cette histoire est derrière moi et derrière toi. Il faut que tu arrives à te pardonner aussi... » admit-elle.
Erza semblait avoir encore plus de difficulté à prendre du recul. Elle était pourvue d'une remise en question dont certain semblait manquer. Elle était venue s'excuser et reconnaitre ses torts ; Elena n'y aurait jamais cru. Savoir que son agresseur avait des regrets l'aidait à tourner la page d'un certain côté.
La Gryffondor attrapa la main de sa camarade. Malgré tout ce qui avait pu se passer, Elena restait humaine. Elle voyait en ce geste un moyen de la rassurer, de lui dire que tout allait mieux et qu'elle n'avait pas à garder ses remords. Peut-être que l'empathie d'Elena était sa plus grande force et sa plus grande faiblesse. Elle espérait que cela ne lui porte jamais préjudice. La jeune fille prit une grande inspiration avant d'ajouter :
« Merci pour tes excuses, je ne les oublierai pas. »