Un oiseau sous la neige
Décembre 2047
Poudlard lui avait manqué de bien des façons. La vue sur le Lac Noir lui avait manqué. Voir les immenses tentacules du calamar géant en flatter la surface lui avait manqué. Aliosus et Irisia lui avaient manqués. Et, plus étonnamment, ces longs couloirs interminables lui avaient manqués. Ces mêmes couloirs qu’Alice avait exécré tout au long de sa scolarité dans l’école écossaise. Elle s’y était trop souvent égaré.
Profitant des responsabilités de son préfet de cousin, Alice voguait dans le château. Elle redécouvrait avec émotion chaque tableau, chaque fissure, chaque fenêtre.
Alice s’arrêta devant l’une d’entre elle. L’Hiver était bien installé. La neige tombait en délicats flocons, recouvrant le parc de son manteau blanc. Les arbres frissonnait tendrement sous les caresses du vent. Le lac se prolongeait à perte de vue. Quel spectacle magnifique. Si Alice ne craignait pas tant le froid, elle s’y serait promené toute l’après midi. Mais aujourd’hui, sa tenue se prêtait plus facilement à un goûter devant la cheminée de la salle commune plutôt qu’à une promenade hivernale. Une autre fois, sans doute.
Alice s’apprêta à reprendre sa marche lorsque ses yeux accrochèrent une forme dans les branches d’un arbre. Une petite forme de roux et d’or. Les arbres étant dépouillés de leur feuillage, il devait sans doute s’agir d’un oiseau. Une chouette, sans l’ombre d’un doute. Alice se pencha un peu en avant, voulant reconnaître l’espèce à laquelle appartenait l’oiseau. Ces couleurs n’étaient pas sans lui rappeler celles des chouettes effraies. C’était sans doute cela. Alice avait suffisamment observé sa propre chouette effraie pour savoir qu’elle ne se trompait pas. La sorcière se pencha un peu plus, jusqu’à ce que son nez effleure le verre. Une curieuse inquiétude saisit Alice. Il s’agissait d’un pressentiment, d’une intuition. Ce n’était peut-être rien, mais…
Enlacée dans ses bras, ses cheveux balayés par le vent, Alice avançait tant bien que mal. Elle forçait sa mâchoire à ne pas trembler. L’Hiver est plus appréciable depuis l’intérieur, marmonnait-elle, peinant à avancer dans la neige.
A mesure qu’Alice approchait de l’arbre, ses doutes s’intensifiaient. Ses yeux plissés, rendu douloureux par la luminosité, ne quittaient pas l’oiseau. A chaque pas, son intuition se révélait être une vérité.
« Althéa ? » appela Alice une première fois.
L’oiseau tourna à peine sa tête vers Alice. Plus de toute désormais. C’était bien sa chouette. Sa pauvre et idiote petite chouette qui avait sans nul doute suivi le carrosse de Beauxbâtons pour rester auprès d’Alice. Que lui était-il donc passé par la tête pour commettre une telle imprudence ! Et là voilà, toute tremblotante dans cet arbre, une patte relevée dans son plumage.
« Allez, viens à présent. Je vais te mettre au chaud. Althéa ! »
Althéa poussa un petit cri strident qui perça le coeur d’Alice. Elle l’interpréta comme un appel à l’aide.
Alice s’approcha aussitôt de la cime de l’arbre. Elle cherchait une prise, quelques renfoncements auxquels s’accrocher. La neige brûla les doigts d’Alice qui vint aussitôt les frotter contre sa jupe. Impossible de grimper. Et, de toutes façons, que ferait-elle une fois arriver en haut ?
« Althéa ! Viens ! Descends ! Allez, je t'en conjure ! »
L’oiseau poussa un autre petit cri.
@Jeffrey Hunter
Poudlard lui avait manqué de bien des façons. La vue sur le Lac Noir lui avait manqué. Voir les immenses tentacules du calamar géant en flatter la surface lui avait manqué. Aliosus et Irisia lui avaient manqués. Et, plus étonnamment, ces longs couloirs interminables lui avaient manqués. Ces mêmes couloirs qu’Alice avait exécré tout au long de sa scolarité dans l’école écossaise. Elle s’y était trop souvent égaré.
Profitant des responsabilités de son préfet de cousin, Alice voguait dans le château. Elle redécouvrait avec émotion chaque tableau, chaque fissure, chaque fenêtre.
Alice s’arrêta devant l’une d’entre elle. L’Hiver était bien installé. La neige tombait en délicats flocons, recouvrant le parc de son manteau blanc. Les arbres frissonnait tendrement sous les caresses du vent. Le lac se prolongeait à perte de vue. Quel spectacle magnifique. Si Alice ne craignait pas tant le froid, elle s’y serait promené toute l’après midi. Mais aujourd’hui, sa tenue se prêtait plus facilement à un goûter devant la cheminée de la salle commune plutôt qu’à une promenade hivernale. Une autre fois, sans doute.
Alice s’apprêta à reprendre sa marche lorsque ses yeux accrochèrent une forme dans les branches d’un arbre. Une petite forme de roux et d’or. Les arbres étant dépouillés de leur feuillage, il devait sans doute s’agir d’un oiseau. Une chouette, sans l’ombre d’un doute. Alice se pencha un peu en avant, voulant reconnaître l’espèce à laquelle appartenait l’oiseau. Ces couleurs n’étaient pas sans lui rappeler celles des chouettes effraies. C’était sans doute cela. Alice avait suffisamment observé sa propre chouette effraie pour savoir qu’elle ne se trompait pas. La sorcière se pencha un peu plus, jusqu’à ce que son nez effleure le verre. Une curieuse inquiétude saisit Alice. Il s’agissait d’un pressentiment, d’une intuition. Ce n’était peut-être rien, mais…
Enlacée dans ses bras, ses cheveux balayés par le vent, Alice avançait tant bien que mal. Elle forçait sa mâchoire à ne pas trembler. L’Hiver est plus appréciable depuis l’intérieur, marmonnait-elle, peinant à avancer dans la neige.
A mesure qu’Alice approchait de l’arbre, ses doutes s’intensifiaient. Ses yeux plissés, rendu douloureux par la luminosité, ne quittaient pas l’oiseau. A chaque pas, son intuition se révélait être une vérité.
« Althéa ? » appela Alice une première fois.
L’oiseau tourna à peine sa tête vers Alice. Plus de toute désormais. C’était bien sa chouette. Sa pauvre et idiote petite chouette qui avait sans nul doute suivi le carrosse de Beauxbâtons pour rester auprès d’Alice. Que lui était-il donc passé par la tête pour commettre une telle imprudence ! Et là voilà, toute tremblotante dans cet arbre, une patte relevée dans son plumage.
« Allez, viens à présent. Je vais te mettre au chaud. Althéa ! »
Althéa poussa un petit cri strident qui perça le coeur d’Alice. Elle l’interpréta comme un appel à l’aide.
Alice s’approcha aussitôt de la cime de l’arbre. Elle cherchait une prise, quelques renfoncements auxquels s’accrocher. La neige brûla les doigts d’Alice qui vint aussitôt les frotter contre sa jupe. Impossible de grimper. Et, de toutes façons, que ferait-elle une fois arriver en haut ?
« Althéa ! Viens ! Descends ! Allez, je t'en conjure ! »
L’oiseau poussa un autre petit cri.
@Jeffrey Hunter
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Jeffrey Hunter
Un oiseau sous la neige
Que ne fallait-il pas faire parfois... Tandis que Jeffrey mettait du mieux possible à profit ses grandes jambes pour rentrer au château, plusieurs obstacles freinaient considérablement sa progression. Les quelques bourrasques glacées qu'il subissait de front étaient de loin la raison principale de sa pénible avancée. Et même s'il appréciait entendre ses pas crisser faiblement dans le manteau neigeux, le Poufsouffle se rendait bien compte que l'hiver ne serait décidément jamais sa saison fétiche. Le dernier obstacle qui freinait sa progression n'était nul autre que son Nimbus 2001 posé sur son épaule.
Car malgré une météo qui incitait plutôt à profiter de la chaleur de sa salle commune, l'anglais avait réussi à se motiver à braver le froid pour aller s'entraîner en vue des prochaines courses de balai. Il s'était persuadé que c'était justement grâce à des jours comme ceux-ci qu'il pourrait progresser le plus et continuer d'être compétitif lors des prochaines courses. Car avec trois succès de rang le britannique savait qu'il serait attendu au tournant lorsque les compétitions reprendraient et que ses concurrents ne lui feraient pas le moindre cadeau. C'était donc l'amour de ce sport tout autant que la discipline que lui avait inculqué son père en matière d'entraînement qui l'avaient trainé dehors.
Mais maintenant qu'il avait terminé sa séance il n'aspirait plus qu'à rentrer se mettre au chaud. Jeffrey avait même été tenté d'utiliser son balai pour traverser le parc malgré le fait que cela soit interdit par le règlement. Mais la venue des correspondants AMICO exigeait un comportement exemplaire. Et si par mésaventure le Poufsouffle se faisait surprendre à faire quelque chose d'interdit il était à peu près certain d'écoper d'une punition conséquente. Le garçon avait donc misé sur la prudence d'autant qu'en fin de compte il y avait plus de monde qu'il ne l'aurait pensé à l'extérieur.
Parmi eux Jeffrey remarqua non loin une fille dont l'allure se mariait à merveille avec son environnement. Il était difficile de ne pas reconnaître Alice Sangblanc dont les longs cheveux blancs bouclés trahissaient sans mal son identité. En revanche son comportement n'était pas vraiment celui auquel il aurait pensé, venant d'une fille d'ordinaire élégante et en contrôle. Fronçant les sourcils, Jeffrey réalisa même qu'elle semblait parler à... un arbre ! Et avec un ton presque suppliant.
Trop intrigué pour ne pas céder à la curiosité, les pas du sixième année bifurquèrent machinalement en direction de la pensionnaire de Beauxbâtons. Et puis l'occasion était belle pour discuter avec celle qui était rarement seule depuis son retour à Poudlard. Avec un peu de chance serait-elle même disposée à répondre aux questions qu'il avait envie de lui poser. Mais pas tout de suite de toute évidence car en s'approchant le garçon constata que l'ancienne Serpentard parlait en réalité à une chouette perchée sur une branche. Et le dernier cri qu'avait laissé échapper l'animal interpella l'anglais, qui hâta alors le pas autant que possible malgré la neige pour rejoindre Alice.
« Bonjour Alice. Qu'est ce qu'il se passe ? » dit l'anglais en tentant un faible sourire après s'être signalé. « Je peux t'aider ? » proposa alors l'adolescent en regardant successivement Alice puis la chouette effraie.
Car malgré une météo qui incitait plutôt à profiter de la chaleur de sa salle commune, l'anglais avait réussi à se motiver à braver le froid pour aller s'entraîner en vue des prochaines courses de balai. Il s'était persuadé que c'était justement grâce à des jours comme ceux-ci qu'il pourrait progresser le plus et continuer d'être compétitif lors des prochaines courses. Car avec trois succès de rang le britannique savait qu'il serait attendu au tournant lorsque les compétitions reprendraient et que ses concurrents ne lui feraient pas le moindre cadeau. C'était donc l'amour de ce sport tout autant que la discipline que lui avait inculqué son père en matière d'entraînement qui l'avaient trainé dehors.
Mais maintenant qu'il avait terminé sa séance il n'aspirait plus qu'à rentrer se mettre au chaud. Jeffrey avait même été tenté d'utiliser son balai pour traverser le parc malgré le fait que cela soit interdit par le règlement. Mais la venue des correspondants AMICO exigeait un comportement exemplaire. Et si par mésaventure le Poufsouffle se faisait surprendre à faire quelque chose d'interdit il était à peu près certain d'écoper d'une punition conséquente. Le garçon avait donc misé sur la prudence d'autant qu'en fin de compte il y avait plus de monde qu'il ne l'aurait pensé à l'extérieur.
Parmi eux Jeffrey remarqua non loin une fille dont l'allure se mariait à merveille avec son environnement. Il était difficile de ne pas reconnaître Alice Sangblanc dont les longs cheveux blancs bouclés trahissaient sans mal son identité. En revanche son comportement n'était pas vraiment celui auquel il aurait pensé, venant d'une fille d'ordinaire élégante et en contrôle. Fronçant les sourcils, Jeffrey réalisa même qu'elle semblait parler à... un arbre ! Et avec un ton presque suppliant.
Trop intrigué pour ne pas céder à la curiosité, les pas du sixième année bifurquèrent machinalement en direction de la pensionnaire de Beauxbâtons. Et puis l'occasion était belle pour discuter avec celle qui était rarement seule depuis son retour à Poudlard. Avec un peu de chance serait-elle même disposée à répondre aux questions qu'il avait envie de lui poser. Mais pas tout de suite de toute évidence car en s'approchant le garçon constata que l'ancienne Serpentard parlait en réalité à une chouette perchée sur une branche. Et le dernier cri qu'avait laissé échapper l'animal interpella l'anglais, qui hâta alors le pas autant que possible malgré la neige pour rejoindre Alice.
« Bonjour Alice. Qu'est ce qu'il se passe ? » dit l'anglais en tentant un faible sourire après s'être signalé. « Je peux t'aider ? » proposa alors l'adolescent en regardant successivement Alice puis la chouette effraie.
Un oiseau sous la neige
L’esprit d’Alice fourmillait d’idées pour faire descendre son oiseau. Toutes étaient dangereuses, ou bien presque impossible à réaliser. Et ce vent, par Circée, ce vent ! Il compliquait tout. Les doigts d’Alice étaient engourdis, ses pieds et son nez gelés. Tout ce qu’elle pouvait faire pour se réchauffer, c’était frictionner énergiquement ses bras.
Althéa observait sa jeune maîtresse avec de petits yeux fatigués, avant de détourner le regard. La cour dans un état si piteux était une véritable torture pour Alice. Si il fallait sauter de branche en branche pour récupérer sa chouette, elle le ferait ! Ou, du moins, elle y songerait avec force.
Un sursaut secoua Alice alors que d’une voix s’éleva dans son dos. Tout d’abord, la sorcière se figea, honteuse d’avoir été trouvée là, grelottante dans la neige avec, pour occupation, une discussion avec une chouette. Puis, prenant son courage à deux mains, elle pivota vers ce nouveau venu qu’elle n’avait pas entendu approcher. Sa progression avait dû être dissimulée par le vent, la neige, et l’inquiétude.
Jeffrey Hunter, un sourire aux lèvres et un balai à l’épaule. Par Circée, comptait-il réellement s’entraîner au Quidditch… par ce temps ?
Alice garda pour elle sa question. Pour l’heure, il y avait bien plus important.
« Bonjour, Jeffrey. C’est… ma chouette, Althéa. Elle ne veut pas descendre. » Alice leva la tête pour regarder sa chouette. Elle porta sa main en visière. « J’ai beau l’appeler, elle se contente de me répondre sans pour autant me rejoindre. Cela ne lui ressemble pas. Je pense qu’elle est blessée, peut-être même transie par le froid. »
Alice laissa retomber sa main pour à nouveau frictionner ses bras, son corps se tournant vers Jeffrey. Elle peinait à contrôler sa mâchoire tremblante, mais s’y forçait. Alice se permis même un sourire. Après tout, elle représentait Beauxbâtons. Il fallait faire bonne figure devant chacun, et même si les circonstances lui étaient pénibles.
Althéa observait sa jeune maîtresse avec de petits yeux fatigués, avant de détourner le regard. La cour dans un état si piteux était une véritable torture pour Alice. Si il fallait sauter de branche en branche pour récupérer sa chouette, elle le ferait ! Ou, du moins, elle y songerait avec force.
Un sursaut secoua Alice alors que d’une voix s’éleva dans son dos. Tout d’abord, la sorcière se figea, honteuse d’avoir été trouvée là, grelottante dans la neige avec, pour occupation, une discussion avec une chouette. Puis, prenant son courage à deux mains, elle pivota vers ce nouveau venu qu’elle n’avait pas entendu approcher. Sa progression avait dû être dissimulée par le vent, la neige, et l’inquiétude.
Jeffrey Hunter, un sourire aux lèvres et un balai à l’épaule. Par Circée, comptait-il réellement s’entraîner au Quidditch… par ce temps ?
Alice garda pour elle sa question. Pour l’heure, il y avait bien plus important.
« Bonjour, Jeffrey. C’est… ma chouette, Althéa. Elle ne veut pas descendre. » Alice leva la tête pour regarder sa chouette. Elle porta sa main en visière. « J’ai beau l’appeler, elle se contente de me répondre sans pour autant me rejoindre. Cela ne lui ressemble pas. Je pense qu’elle est blessée, peut-être même transie par le froid. »
Alice laissa retomber sa main pour à nouveau frictionner ses bras, son corps se tournant vers Jeffrey. Elle peinait à contrôler sa mâchoire tremblante, mais s’y forçait. Alice se permis même un sourire. Après tout, elle représentait Beauxbâtons. Il fallait faire bonne figure devant chacun, et même si les circonstances lui étaient pénibles.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Jeffrey Hunter
Un oiseau sous la neige
Alors qu'il pensait que le crissement de ses pas dans la neige avait signalé sa présence, Jeffrey vit Alice Sangblanc sursauter. Peut-être cela trahissait-il aussi une certaine nervosité également. Était-il possible que la pensionnaire de Beauxbâtons ait empruntée une chouette à un autre élève sans sa permission et que celle-ci ait refusé d'obéir à Alice ? L'ancienne Serpentard ne tarda pas à démonter cette fumeuse théorie naissante dans la tête du Poufsouffle. Au passage il fut agréablement surpris qu'elle se souvienne de lui et de son prénom. Après tout ils n'avaient jamais été de la même promotion ni ne s'étaient beaucoup parlé d'ailleurs. Mais en tout cas tous deux semblaient réciproquement se souvenir de l'autre malgré tout.
Jeffrey ne s'attarda cependant pas là-dessus car les explications de l'adolescente aux cheveux blancs n'étaient guère rassurantes. Une chouette d'ordinaire obéissante qui refusait d'obéir était souvent signe soit de blessure, soit que quelque chose l'avait effrayée.
« Je vois... » dit l'anglais en cherchant comment il pourrait bien s'y prendre pour faire descendre le volatile. « L'ennui c'est que si elle n'obéit pas à toi elle ne le fera surement avec personne... Elle s'est peut-être fait blesser par un hibou dans la volière et elle ose pas y retourner ? Quoi qu'il en soit faut qu'on fasse un truc rapidement vu ce froid. »
L'anglais s'approcha d'Alice et la vit se frictionner les bras et tenter de faire bonne figure. Dans sa tenue il n'était pas recommandé de passer beaucoup de temps dehors, par ce froid. Jeffrey est lui chaudement équipé pour la circonstance. Avec une moue compatissante il ôta ses gants pour les tendre à l'ancienne pensionnaire de Poudlard.
« Tiens... Y a pas qu'Althéa qui est transie de froid. » dit le Poufsouffle avec un sourire avant d’ôter son tour de cou et de le proposer également à Alice, sans oublier de remonter le col de sa robe de course pour compenser. « Tant pis pour le look hein... Promis j'dirais rien. Mais t'inquiètes, tu devrais pas trop sentir le mâle. On peut pas dire que j'ai beaucoup transpiré ! » dit l'anglais avec un sourire.
Puis l'anglais souffla sur ses mains à demi-fermées avant de reporter son attention sur le volatile. Il était temps d'agir.
« Je vois deux options. Je m'en approche en balai ou je grimpe sur l'arbre. Ou alors toi tu montes sur mes épaules pour essayer d'atteindre la branche là. » dit l'anglais en montrant la branche en question. « Je préfèrerai éviter de lui faire peur en lançant un sort pas loin d'elle ou en approchant trop vite. Si elle prend peur et essaye de voler avec une aile froissée... » grimaça l'anglais.
« Tu préfères tenter quelle option ? » dit l'anglais en saisissant son Nimbus 2001, au cas où. Il avait une autre option en tête mais espérait ne pas y avoir recours.
Jeffrey ne s'attarda cependant pas là-dessus car les explications de l'adolescente aux cheveux blancs n'étaient guère rassurantes. Une chouette d'ordinaire obéissante qui refusait d'obéir était souvent signe soit de blessure, soit que quelque chose l'avait effrayée.
« Je vois... » dit l'anglais en cherchant comment il pourrait bien s'y prendre pour faire descendre le volatile. « L'ennui c'est que si elle n'obéit pas à toi elle ne le fera surement avec personne... Elle s'est peut-être fait blesser par un hibou dans la volière et elle ose pas y retourner ? Quoi qu'il en soit faut qu'on fasse un truc rapidement vu ce froid. »
L'anglais s'approcha d'Alice et la vit se frictionner les bras et tenter de faire bonne figure. Dans sa tenue il n'était pas recommandé de passer beaucoup de temps dehors, par ce froid. Jeffrey est lui chaudement équipé pour la circonstance. Avec une moue compatissante il ôta ses gants pour les tendre à l'ancienne pensionnaire de Poudlard.
« Tiens... Y a pas qu'Althéa qui est transie de froid. » dit le Poufsouffle avec un sourire avant d’ôter son tour de cou et de le proposer également à Alice, sans oublier de remonter le col de sa robe de course pour compenser. « Tant pis pour le look hein... Promis j'dirais rien. Mais t'inquiètes, tu devrais pas trop sentir le mâle. On peut pas dire que j'ai beaucoup transpiré ! » dit l'anglais avec un sourire.
Puis l'anglais souffla sur ses mains à demi-fermées avant de reporter son attention sur le volatile. Il était temps d'agir.
« Je vois deux options. Je m'en approche en balai ou je grimpe sur l'arbre. Ou alors toi tu montes sur mes épaules pour essayer d'atteindre la branche là. » dit l'anglais en montrant la branche en question. « Je préfèrerai éviter de lui faire peur en lançant un sort pas loin d'elle ou en approchant trop vite. Si elle prend peur et essaye de voler avec une aile froissée... » grimaça l'anglais.
« Tu préfères tenter quelle option ? » dit l'anglais en saisissant son Nimbus 2001, au cas où. Il avait une autre option en tête mais espérait ne pas y avoir recours.
Un oiseau sous la neige
Jeffrey n’avait jamais fait partie de ces élèves qu’Alice aurait pu voir comme un allié, ou bien même un ami. Dans ses souvenirs, c’était un sportif, un joueur de Quidditch de surcroît Poufsouffle. Donc, un simplet. Mais à présent qu’il était face à elle, et prêt à l’aider, Alice réalisait qu’elle s’était peut-être fourvoyé à son sujet. Par ce froid, n’importe qui aurait préféré rentrer se mettre temps chaud dans le château. Pas Jeffrey.
Alice observa le garçon retirer ses gants pour lui tendre. Puis, vint le tour de son écharpe. La surprise haussa les sourcils d’Alice, qui leva ses yeux sur Jeffrey. Ce n’était certainement pas un simplet, mais bien quelqu’un de gentil. Deux choses qu’Alice avait souvent tendance à confondre.
« Je te remercie » dit-elle en enfilant un gant, un seul, puis le tour de cou. Elle l’enfila, aussi délicatement que lui permettait l’ouverture du vêtement. Du bout de ses doigts, elle releva ses boucles prises dans le tour de cou pour ne pas avoir l’air d’une sauvageonne. En d’autres circonstances, Alice aurait refusé le geste, surtout venant d’un garçon sportif dont chaque parcelle peau vomissait des odeurs de transpiration. Pas aujourd’hui, et certainement pas par ce froid. Et finalement, Jeffrey ne sentait pas mauvais. Son odeur était bien loin de celle de son tendre cousin, mais elle n’était pas désagréable. Si bien qu’Alice enfoui le bas de son visage dans le tour de cou de Jeffrey.
A présent, il fallait sauver Althéa.
Alice écouta les propositions de Jeffrey. La première était idéale. La seconde fit baisser les yeux de la jeune fille sur sa tenue. Grimper sur les épaules d’un garçon alors qu’elle était seulement vêtue d’une jupe et d’un collant ? Certainement pas. Cependant, Jeffrey avait précédemment soulevé un point intéressant : si Althéa n’obéissait pas à Alice, elle ne le ferait pas avec un inconnu aussi différent d’elle. Jeffrey pourrait grimper, en admettant qu’il y parvienne, et atteindre Althéa. Mais si elle venait à prendre peur, elle pourrait se blesser plus qu’elle ne l’était peut-être.
Demander à Jeffrey de monter sur son balai, par ce temps ? Hors de question. Si il venait à se blesser, Alice ne se le pardonnerait jamais.
À cette main nue se saisissant de son balai, Jeffrey semblait songer à voler.
« Voler serait trop dangereux » dit-elle aussitôt en se tournant vers Jeffrey. « Je ne tiens pas à te porter jusqu’à l’infirmerie si tu venais à te blesser. D’ailleurs, je ne suis pas même sûre de parvenir à te traîner sur quelques centimètres. »
Alice observa un moment la stature de Jeffrey. Elle n’y arriverait pas, cela ne ferait pas l’ombre d’un doute.
Son attention se reporta sur Althéa. La mâchoire serrée, Alice songeait à la seule solution qui s’offraient à eux. Elle déglutit silencieusement, cherchant à taire la convenance qui aurait dû la garder éloignée de ce choix.
« Je vais monter sur tes épaules… si tu me le permets. Althéa pourrait prendre peur et s’envoler si ce n’est pas moi qui vient la chercher. Et surtout, tu pourrais te blesser. »
Bien malgré elle, Alice senti son visage prendre quelques couleurs cramoisi. Elle replaça l’écharpe bien en place sur son nez et sa bouche, avant de tendre son gant à Jeffrey. Un sourire mutin se dessina sur son visage, ses yeux plantés sur Jeffrey.
« Si tu venais à perdre un doigt à cause de moi, je doute m’en remettre un jour. »
Alice observa le garçon retirer ses gants pour lui tendre. Puis, vint le tour de son écharpe. La surprise haussa les sourcils d’Alice, qui leva ses yeux sur Jeffrey. Ce n’était certainement pas un simplet, mais bien quelqu’un de gentil. Deux choses qu’Alice avait souvent tendance à confondre.
« Je te remercie » dit-elle en enfilant un gant, un seul, puis le tour de cou. Elle l’enfila, aussi délicatement que lui permettait l’ouverture du vêtement. Du bout de ses doigts, elle releva ses boucles prises dans le tour de cou pour ne pas avoir l’air d’une sauvageonne. En d’autres circonstances, Alice aurait refusé le geste, surtout venant d’un garçon sportif dont chaque parcelle peau vomissait des odeurs de transpiration. Pas aujourd’hui, et certainement pas par ce froid. Et finalement, Jeffrey ne sentait pas mauvais. Son odeur était bien loin de celle de son tendre cousin, mais elle n’était pas désagréable. Si bien qu’Alice enfoui le bas de son visage dans le tour de cou de Jeffrey.
A présent, il fallait sauver Althéa.
Alice écouta les propositions de Jeffrey. La première était idéale. La seconde fit baisser les yeux de la jeune fille sur sa tenue. Grimper sur les épaules d’un garçon alors qu’elle était seulement vêtue d’une jupe et d’un collant ? Certainement pas. Cependant, Jeffrey avait précédemment soulevé un point intéressant : si Althéa n’obéissait pas à Alice, elle ne le ferait pas avec un inconnu aussi différent d’elle. Jeffrey pourrait grimper, en admettant qu’il y parvienne, et atteindre Althéa. Mais si elle venait à prendre peur, elle pourrait se blesser plus qu’elle ne l’était peut-être.
Demander à Jeffrey de monter sur son balai, par ce temps ? Hors de question. Si il venait à se blesser, Alice ne se le pardonnerait jamais.
À cette main nue se saisissant de son balai, Jeffrey semblait songer à voler.
« Voler serait trop dangereux » dit-elle aussitôt en se tournant vers Jeffrey. « Je ne tiens pas à te porter jusqu’à l’infirmerie si tu venais à te blesser. D’ailleurs, je ne suis pas même sûre de parvenir à te traîner sur quelques centimètres. »
Alice observa un moment la stature de Jeffrey. Elle n’y arriverait pas, cela ne ferait pas l’ombre d’un doute.
Son attention se reporta sur Althéa. La mâchoire serrée, Alice songeait à la seule solution qui s’offraient à eux. Elle déglutit silencieusement, cherchant à taire la convenance qui aurait dû la garder éloignée de ce choix.
« Je vais monter sur tes épaules… si tu me le permets. Althéa pourrait prendre peur et s’envoler si ce n’est pas moi qui vient la chercher. Et surtout, tu pourrais te blesser. »
Bien malgré elle, Alice senti son visage prendre quelques couleurs cramoisi. Elle replaça l’écharpe bien en place sur son nez et sa bouche, avant de tendre son gant à Jeffrey. Un sourire mutin se dessina sur son visage, ses yeux plantés sur Jeffrey.
« Si tu venais à perdre un doigt à cause de moi, je doute m’en remettre un jour. »
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Jeffrey Hunter
Un oiseau sous la neige
Jeffrey sourit en voyant qu'Alice acceptait ses accessoires malgré son étonnement. Le Poufsouffle la regarda mettre son tour de cou qui tranchait clairement avec le reste de sa tenue impeccablement soignée. Mais le britannique ne fit pas la moindre remarque qui aurait pu la mettre mal à l'aise. Il nota néanmoins qu'elle ne rechigna pas à enfouir une partie de son visage dans le tour de cou et se dit qu'elle devait avoir sacrément froid pour faire cela. En effet s'il trouvait qu'Alice avait beaucoup de classe il la trouvait peut-être un peu précieuse également. Mais après tout il ne la connaissait pas si bien que cela alors peut-être qu'il se trompait à son sujet.
Un frisson vint le ramener à l'essentiel : sauver la chouette pour vite ensuite se mettre au chaud. Il écouta la réponse d'Alice mais ne put pas s'empêcher de hausser les épaules lorsqu'elle déclara qu'il était dangereux de voler. De toute évidence elle semblait sous-estimer ses capacités sur un balai. Mais il était aussi vrai qu'un mouvement brusque de la chouette pouvait considérablement changer la donne.
« Vas y, dis que j'suis gros tant que t'y es. » plaisanta le Poufsouffle avant de reporter lui aussi son attention vers le volatile.
Tous deux cherchaient la bonne solution et Alice sembla se décider à enfin passer à l'action. Il n'aurait pas parié une seule Noise sur le fait qu'elle choisisse celle-ci. Jeffrey rechignait à ce que ce soit elle qui prenne les risques à sa place mais cela semblait pourtant être le meilleur choix. La chouette blessée ou effrayée se laisserait plus facilement approcher par sa maîtresse alors l'anglais hocha la tête pour signifier silencieusement qu'il acceptait. Il nota d'ailleurs une réaction surprenante chez la pensionnaire de Beauxbâtons qui sembla prendre légèrement des couleurs en déclarant qu'il pourrait se blesser, comme si elle semblait apporter une importance particulière à son sort.
« Tu sais j'suis pas si fragile que tu sembles le croire. Tu serais surprise. » répondit Jeffrey avec un sourire en coin. Il accepta néanmoins le gant. « Mais merci. » ajouta le garçon en le mettant.
Puis une fois prêt il commença à se mettre en position sous la branche, évaluant le meilleur emplacement pour permettre d'atteindre sa chouette. Le garçon se mit en position de squat, les jambes fléchies tout en bas. Il allait subir une séance de renforcement musculaire qui allait être bien différente de celles auxquelles il était habitué.
« Miss Sangblanc, je vous en prie, montez à bord. » plaisanta le sixième année afin d'éviter que le moment ne soit trop gênant.« Et agrippes toi bien. Même si t'as l'air toute légère, je garantis pas qu'en me relevant je sois le moyen de transport le plus stable du monde... »
Un frisson vint le ramener à l'essentiel : sauver la chouette pour vite ensuite se mettre au chaud. Il écouta la réponse d'Alice mais ne put pas s'empêcher de hausser les épaules lorsqu'elle déclara qu'il était dangereux de voler. De toute évidence elle semblait sous-estimer ses capacités sur un balai. Mais il était aussi vrai qu'un mouvement brusque de la chouette pouvait considérablement changer la donne.
« Vas y, dis que j'suis gros tant que t'y es. » plaisanta le Poufsouffle avant de reporter lui aussi son attention vers le volatile.
Tous deux cherchaient la bonne solution et Alice sembla se décider à enfin passer à l'action. Il n'aurait pas parié une seule Noise sur le fait qu'elle choisisse celle-ci. Jeffrey rechignait à ce que ce soit elle qui prenne les risques à sa place mais cela semblait pourtant être le meilleur choix. La chouette blessée ou effrayée se laisserait plus facilement approcher par sa maîtresse alors l'anglais hocha la tête pour signifier silencieusement qu'il acceptait. Il nota d'ailleurs une réaction surprenante chez la pensionnaire de Beauxbâtons qui sembla prendre légèrement des couleurs en déclarant qu'il pourrait se blesser, comme si elle semblait apporter une importance particulière à son sort.
« Tu sais j'suis pas si fragile que tu sembles le croire. Tu serais surprise. » répondit Jeffrey avec un sourire en coin. Il accepta néanmoins le gant. « Mais merci. » ajouta le garçon en le mettant.
Puis une fois prêt il commença à se mettre en position sous la branche, évaluant le meilleur emplacement pour permettre d'atteindre sa chouette. Le garçon se mit en position de squat, les jambes fléchies tout en bas. Il allait subir une séance de renforcement musculaire qui allait être bien différente de celles auxquelles il était habitué.
« Miss Sangblanc, je vous en prie, montez à bord. » plaisanta le sixième année afin d'éviter que le moment ne soit trop gênant.« Et agrippes toi bien. Même si t'as l'air toute légère, je garantis pas qu'en me relevant je sois le moyen de transport le plus stable du monde... »
Un oiseau sous la neige
Le sourire malicieux de Jeffrey fit un peu rire Alice, qui oublia un instant dans quelle position elle se retrouverait d’ici quelques instants. Il était amusant, ce garçon. Dans un sens, il lui rappelait un peu Nath, ce moldu avec qui elle avait l’habitude de passer du temps durant les vacances scolaires. A la différence que Jeffrey n’avait pas son exécrable nonchalance.
« Je ne doute nullement de ta force, ô grand joueur de Quidditch » rétorqua t-elle avec un sourire amusé.
Voilà que la situation dans laquelle elle se trouvait lui revint bien vite à l’esprit .
Jeffrey s’était abaissé, prêt à prendre Alice comme cavalière. Même ainsi, le Poufsouffle lui paraissait toujours aussi grand. Combien mesurait-il ? Il devait être un peu plus petit que Thomas. Alice ne se souvenait pas que Jeffrey était aussi grand.
Quoi qu’il en soit, Jeffrey invitait Alice à grimper sur ses épaules. Il lui arracha le peu de confiance qu’elle avait en cette entreprise en rappelant que ce qu’ils s’apprêtaient à faire était dangereux. Alice déglutit en s’approchant. Ses doigts attrapèrent l’épaule de Jeffrey, alors que son regard se leva sur sa petite chouette. Elle poussa un nouveau petit cri, ses yeux d’ambre planté sur les deux adolescents. Que ne ferait-elle pas pour son bel oiseau ?
« Surtout… ne me lâche pas, s’il te plaît. » lui demanda Alice d’une voix mal assurée. « Je ne suis pas très à l’aise en hauteur... »
La honte. Voilà un sentiment qu’Alice n’avait que peu l’occasion d’expérimenté. Elle avait crié dans le parc, en petite tenue d’intérieur. Elle avait grelotté devant un garçon dont elle ne savait presque rien. Elle était à présent vêtue comme une va-nu-pied, prête à grimper sur le dos du même garçon qui l’avait vu faire toutes ses choses. La honte, oui, Alice ne parvenait pas à ressentir autre chose que cela. Si elle s’écoutait, et si elle en était capable, elle ensorcellerait Jeffrey pour qu’il oublie tout de cet événement ridicule.
En tenant sa jupe contre elle, Alice passa une jambe au dessus de l’épaule de Jeffrey. Puis, la suivante, avant de s’asseoir sur lui. Ses mains se posèrent sur les clavicules du garçon, avant de glisser sur les prises qui lui restaient sur ses épaules. Elle déglutit. Elle rougissait. Cette position était humiliante. Par Circée, si quelqu’un venait à les voir. Et si Aliosus voyait cela ? Si Aimée voyait cela ! Nul doute qu’elle en parlerait autour d’elle dés leur retour à Beauxbâtons. Grand-Père en entendrait parler. Pire, Thomas en entendrait parler. Et Thomas lui ressasserait éternellement cette outrageuse aventure.
« Je suis terriblement navrée de devoir te mettre dans une telle position. » dit Alice en se penchant un peu pour regarder Jeffrey. « Mais sache que j’apprécie ton aide. Sincèrement. Merci. »
Alice lui sourit, avant de revenir à sa position initiale. Inutile de passer plus de temps que nécessaire sur les pauvres épaules de Jeffrey. Plus vite Althéa sera récupérée, et plus vite Alice pourrait oublié cet incident.
« Je ne doute nullement de ta force, ô grand joueur de Quidditch » rétorqua t-elle avec un sourire amusé.
Voilà que la situation dans laquelle elle se trouvait lui revint bien vite à l’esprit .
Jeffrey s’était abaissé, prêt à prendre Alice comme cavalière. Même ainsi, le Poufsouffle lui paraissait toujours aussi grand. Combien mesurait-il ? Il devait être un peu plus petit que Thomas. Alice ne se souvenait pas que Jeffrey était aussi grand.
Quoi qu’il en soit, Jeffrey invitait Alice à grimper sur ses épaules. Il lui arracha le peu de confiance qu’elle avait en cette entreprise en rappelant que ce qu’ils s’apprêtaient à faire était dangereux. Alice déglutit en s’approchant. Ses doigts attrapèrent l’épaule de Jeffrey, alors que son regard se leva sur sa petite chouette. Elle poussa un nouveau petit cri, ses yeux d’ambre planté sur les deux adolescents. Que ne ferait-elle pas pour son bel oiseau ?
« Surtout… ne me lâche pas, s’il te plaît. » lui demanda Alice d’une voix mal assurée. « Je ne suis pas très à l’aise en hauteur... »
La honte. Voilà un sentiment qu’Alice n’avait que peu l’occasion d’expérimenté. Elle avait crié dans le parc, en petite tenue d’intérieur. Elle avait grelotté devant un garçon dont elle ne savait presque rien. Elle était à présent vêtue comme une va-nu-pied, prête à grimper sur le dos du même garçon qui l’avait vu faire toutes ses choses. La honte, oui, Alice ne parvenait pas à ressentir autre chose que cela. Si elle s’écoutait, et si elle en était capable, elle ensorcellerait Jeffrey pour qu’il oublie tout de cet événement ridicule.
En tenant sa jupe contre elle, Alice passa une jambe au dessus de l’épaule de Jeffrey. Puis, la suivante, avant de s’asseoir sur lui. Ses mains se posèrent sur les clavicules du garçon, avant de glisser sur les prises qui lui restaient sur ses épaules. Elle déglutit. Elle rougissait. Cette position était humiliante. Par Circée, si quelqu’un venait à les voir. Et si Aliosus voyait cela ? Si Aimée voyait cela ! Nul doute qu’elle en parlerait autour d’elle dés leur retour à Beauxbâtons. Grand-Père en entendrait parler. Pire, Thomas en entendrait parler. Et Thomas lui ressasserait éternellement cette outrageuse aventure.
« Je suis terriblement navrée de devoir te mettre dans une telle position. » dit Alice en se penchant un peu pour regarder Jeffrey. « Mais sache que j’apprécie ton aide. Sincèrement. Merci. »
Alice lui sourit, avant de revenir à sa position initiale. Inutile de passer plus de temps que nécessaire sur les pauvres épaules de Jeffrey. Plus vite Althéa sera récupérée, et plus vite Alice pourrait oublié cet incident.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Jeffrey Hunter
Un oiseau sous la neige
Se sentant parfaitement ridicule dans cette posture, Jeffrey laissa Alice prendre place sur ses épaules de manière hésitante. Elle ne semblait clairement pas rassurée, d'autant plus qu'elle semblait sujette au vertige. Le Poufsouffle espérait qu'il saurait la porter sans mal mais fit taire ses doutes. Inutile d'en rajouter.
« Je ferai attention, promis. » dit le Poufsouffle d'une voix calme avant qu'une pointe d'amusement ne fasse son apparition malgré lui. « Puis ça ferait de la paperasse et quelques heures de retenue, de mettre KO une visiteuse de Beauxbâtons... »
Jeffrey laissa Alice se cramponner à lui et prendre position sur ses épaules. Amusé jusque là, il trouva finalement la situation plus gênante qu'il ne l'aurait cru quand il sentit l'ancienne Serpentard raffermir sa prise sur lui. Aucune plaisanterie supplémentaire ne franchit donc les lèvres de l'adolescent. Il posa ses mains sur les mollets d'Alice afin qu'elle ait moins de risque de basculer quand il se relèverait.
« T'inquiètes pas. » lui sourit Jeffrey en relevant à peine la tête, comme il le pouvait. « Ça me fait une séance de renforcement différente de d'habitude. C'est... original on va dire ! Puis c'est pour la bonne cause. On va pas laisser ta chouette comme ça. »
La chouette effraie sembla répondre aux mots du sixième année. Sans perdre davantage de temps Jeffrey resserra alors sa prise sur les jambes fines jambes d'Alice et souffla un bon coup en prévision de l'effort qu'il allait faire.
« Prête ? J'y vais. »
Jeffrey sembla bloquer au démarrage, ayant un peu sous estimé l'effort que cela lui demanderait. Mais il se reprit assez vite et parvint à se relever malgré un appui rendu hésitant par la neige. L'anglais tituba très brièvement et serra plus fort les jambes de la pensionnaire de Beauxbâtons afin d'éviter qu'elle ne bascule. Il parvint ensuite à se stabiliser, ayant fait le plus dur. Une fois relevé, le poids d'Alice sur ses épaules semblait bien moins important. Heureusement qu'elle était élancée d'ailleurs.
« Ça va là-haut ? C'est bon je gère t'in... quiètes pas. » dit l'anglais en reprenant tout de même son souffle en milieu de phrase. Il déserra un peu sa prise sur les mollets d'Alice avant de lui demander de l'aide. « Alice, va falloir que tu me guides pour me dire où me placer par rapport à la branche. Je peux pas assez lever la tête là... »
« Je ferai attention, promis. » dit le Poufsouffle d'une voix calme avant qu'une pointe d'amusement ne fasse son apparition malgré lui. « Puis ça ferait de la paperasse et quelques heures de retenue, de mettre KO une visiteuse de Beauxbâtons... »
Jeffrey laissa Alice se cramponner à lui et prendre position sur ses épaules. Amusé jusque là, il trouva finalement la situation plus gênante qu'il ne l'aurait cru quand il sentit l'ancienne Serpentard raffermir sa prise sur lui. Aucune plaisanterie supplémentaire ne franchit donc les lèvres de l'adolescent. Il posa ses mains sur les mollets d'Alice afin qu'elle ait moins de risque de basculer quand il se relèverait.
« T'inquiètes pas. » lui sourit Jeffrey en relevant à peine la tête, comme il le pouvait. « Ça me fait une séance de renforcement différente de d'habitude. C'est... original on va dire ! Puis c'est pour la bonne cause. On va pas laisser ta chouette comme ça. »
La chouette effraie sembla répondre aux mots du sixième année. Sans perdre davantage de temps Jeffrey resserra alors sa prise sur les jambes fines jambes d'Alice et souffla un bon coup en prévision de l'effort qu'il allait faire.
« Prête ? J'y vais. »
Jeffrey sembla bloquer au démarrage, ayant un peu sous estimé l'effort que cela lui demanderait. Mais il se reprit assez vite et parvint à se relever malgré un appui rendu hésitant par la neige. L'anglais tituba très brièvement et serra plus fort les jambes de la pensionnaire de Beauxbâtons afin d'éviter qu'elle ne bascule. Il parvint ensuite à se stabiliser, ayant fait le plus dur. Une fois relevé, le poids d'Alice sur ses épaules semblait bien moins important. Heureusement qu'elle était élancée d'ailleurs.
« Ça va là-haut ? C'est bon je gère t'in... quiètes pas. » dit l'anglais en reprenant tout de même son souffle en milieu de phrase. Il déserra un peu sa prise sur les mollets d'Alice avant de lui demander de l'aide. « Alice, va falloir que tu me guides pour me dire où me placer par rapport à la branche. Je peux pas assez lever la tête là... »
Un oiseau sous la neige
Les doigts de Jeffrey sur ses mollets, Alice sentait son visage s’empourprer encore. Comme si c’était possible d’être plus rouge qu’elle ne l’était déjà. Fort heureusement, Jeffrey ne pouvait pas la voir. Déjà qu’elle se trouvait dans cette position extrêmement gênante sur lui, il ne fallait tout de même pas qu’il voit son visage rouge comme une pivoine.
« C’est pour la bonne cause, tu as raison » répéta Alice. C’était ce qu’il fallait garder en tête.
Jeffrey allait se lever. Il allait le faire. Maintenant. Alice allait se trouver à presque deux mètres dans les airs, avec pour seule accroche les épaules du garçon. Aussitôt, Alice ferma les yeux. Voilà précisément ce qu’elle ne devait pas faire. Elle le savait. Et pourtant, son corps lui avait commandé. Par Circée, n’avait-elle rien appris, pendant ce mois d’entraînement ? « Prête. » répondit Alice à mi-voix. Prête, non, elle ne l’était certainement pas. C’est pour Althéa se murmura t-elle.
Le corps de Jeffrey se mit à bouger. Il se levait. Aussitôt, Alice noua ses bras autour du cou de Jeffrey, son ventre se collant à sa tête. Il titubait ! Il allait tomber ! Alice fermait les yeux avec plus de force. C’était tout ce qu’elle pouvait faire, sans quoi ce serait la gorge de Jeffrey qu’elle serrerait.
Finalement, il sembla cesser de bouger. Ils n’allaient pas tomber. Pas pour le moment, du moins.
L’exercice avait demandé beaucoup d’effort à Jeffrey. Elle ne le voyait pas, ses yeux clos, mais entendait sa respiration. Il était incroyable. Comment parvenait-il encore a parler, avec le poids d’Alice sur son dos ? Elle qui peinait déjà à porter sa harpe sur quelques centimètres. Jeffrey était une véritable force de la nature.
Alice répondit à Jeffrey par un « oui, entendu » d’une voix pâle. Non, ça n’allait pas, mais cela, Alice ne lui dirait pas. L’humiliation avait été suffisante sans en rajouter un peu plus.
Et voilà que Jeffrey avait besoin de ses yeux, ces même yeux qu’elle gardait clos pour ne pas avoir à affronter la hauteur. Alice aurait dû le prévoir.
La sorcière glissa ses doigts le long de la gorge de Jeffrey, jusqu’à remonter jusqu’à sa nuque. Elle s’accrocha finalement au creux entre les jambes d’Alice et les clavicules de Jeffrey. Elle déglutit, avant de se risquer à ouvrir un œil, puis l’autre. L’arbre était devant elle, a quelques pas seulement. Surtout, il ne fallait pas regarder le sol, ni même les environs. Se concentrer sur l’arbre. Seulement sur l’arbre, et Althéa. Et Jeffrey. Tout reposait sur lui.
« Il… il faut que tu avances un peu. Je suis trop loin pour atteindre la branche. Par Circée, combien mesures-tu ? J’ai l’impression de chevaucher mon hippogriffe. »
Parviendrait-elle a lâcher Jeffrey, ne serait-ce que d’un doigt ? Garderait-elle ses yeux ouverts ?C’était peu probable.
« C’est pour la bonne cause, tu as raison » répéta Alice. C’était ce qu’il fallait garder en tête.
Jeffrey allait se lever. Il allait le faire. Maintenant. Alice allait se trouver à presque deux mètres dans les airs, avec pour seule accroche les épaules du garçon. Aussitôt, Alice ferma les yeux. Voilà précisément ce qu’elle ne devait pas faire. Elle le savait. Et pourtant, son corps lui avait commandé. Par Circée, n’avait-elle rien appris, pendant ce mois d’entraînement ? « Prête. » répondit Alice à mi-voix. Prête, non, elle ne l’était certainement pas. C’est pour Althéa se murmura t-elle.
Le corps de Jeffrey se mit à bouger. Il se levait. Aussitôt, Alice noua ses bras autour du cou de Jeffrey, son ventre se collant à sa tête. Il titubait ! Il allait tomber ! Alice fermait les yeux avec plus de force. C’était tout ce qu’elle pouvait faire, sans quoi ce serait la gorge de Jeffrey qu’elle serrerait.
Finalement, il sembla cesser de bouger. Ils n’allaient pas tomber. Pas pour le moment, du moins.
L’exercice avait demandé beaucoup d’effort à Jeffrey. Elle ne le voyait pas, ses yeux clos, mais entendait sa respiration. Il était incroyable. Comment parvenait-il encore a parler, avec le poids d’Alice sur son dos ? Elle qui peinait déjà à porter sa harpe sur quelques centimètres. Jeffrey était une véritable force de la nature.
Alice répondit à Jeffrey par un « oui, entendu » d’une voix pâle. Non, ça n’allait pas, mais cela, Alice ne lui dirait pas. L’humiliation avait été suffisante sans en rajouter un peu plus.
Et voilà que Jeffrey avait besoin de ses yeux, ces même yeux qu’elle gardait clos pour ne pas avoir à affronter la hauteur. Alice aurait dû le prévoir.
La sorcière glissa ses doigts le long de la gorge de Jeffrey, jusqu’à remonter jusqu’à sa nuque. Elle s’accrocha finalement au creux entre les jambes d’Alice et les clavicules de Jeffrey. Elle déglutit, avant de se risquer à ouvrir un œil, puis l’autre. L’arbre était devant elle, a quelques pas seulement. Surtout, il ne fallait pas regarder le sol, ni même les environs. Se concentrer sur l’arbre. Seulement sur l’arbre, et Althéa. Et Jeffrey. Tout reposait sur lui.
« Il… il faut que tu avances un peu. Je suis trop loin pour atteindre la branche. Par Circée, combien mesures-tu ? J’ai l’impression de chevaucher mon hippogriffe. »
Parviendrait-elle a lâcher Jeffrey, ne serait-ce que d’un doigt ? Garderait-elle ses yeux ouverts ?C’était peu probable.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Jeffrey Hunter
Un oiseau sous la neige
Si Jeffrey sentait qu'Alice prenait sur elle pour surmonter son vertige mais il la devinait tout de même crispée, à la façon dont elle s'agrippait à lui. Il sentit d'ailleurs la main glacée de l'adolescente dans sa nuque mais n'eut pas le moindre frisson, tant l'effort de porter la jeune fille suffisait à contrecarrer les effets du froid.
Ne voulant pas que la situation ne s'éternise le Poufsouffle écouta attentivement les instructions distillées par la pensionnaire de Beauxbâtons. Il essaya d'ajuster sa position du mieux possible mais chaque mouvement de l'adolescente, même un mouvement imperceptible, se ressentait de manière décuplée dans la colonne vertébrale du garçon et sur son sens de l'équilibre. Les pas rendus incertains par le manteau neigeux n'arrangeaient rien et Jeffrey progressa donc à tous petits pas et avec prudence.
« Comme ça. C'est bon ? » demanda le britannique avec le souffle court à cause de l'effort qu'il produisait.
Le sixième année commençait à sentir que la situation ne devrait pas s'éterniser, faute de quoi ils feraient bientôt tous les deux un plongeon ensemble dans la neige.
« Alice, si tu... » dit l'anglais qui reprit son souffle avant de poursuivre. « Si tu tends les bras tu peux t'agripper à la branche ? »
A nouveau Jeffrey fit une courte pause, essoufflé par le fait de parler en portant Alice sur ses épaules.
« Va falloir essayer de te hisser là-haut. Quitte à poser tes pieds sur mes épaules pour t'aider à mi-chemin. »
Jeffrey contint à grand peine son envie de ponctuer son intervention par un "et grouilles toi". A la place il préféra offrir une porte de sortie à l'ancienne Serpentard.
« Sinon descends, on trouvera un autre moyen. » dit le grand brun, le souffle court, en songeant à son Nimbus 2001 non loin de lui.
Ne voulant pas que la situation ne s'éternise le Poufsouffle écouta attentivement les instructions distillées par la pensionnaire de Beauxbâtons. Il essaya d'ajuster sa position du mieux possible mais chaque mouvement de l'adolescente, même un mouvement imperceptible, se ressentait de manière décuplée dans la colonne vertébrale du garçon et sur son sens de l'équilibre. Les pas rendus incertains par le manteau neigeux n'arrangeaient rien et Jeffrey progressa donc à tous petits pas et avec prudence.
« Comme ça. C'est bon ? » demanda le britannique avec le souffle court à cause de l'effort qu'il produisait.
Le sixième année commençait à sentir que la situation ne devrait pas s'éterniser, faute de quoi ils feraient bientôt tous les deux un plongeon ensemble dans la neige.
« Alice, si tu... » dit l'anglais qui reprit son souffle avant de poursuivre. « Si tu tends les bras tu peux t'agripper à la branche ? »
A nouveau Jeffrey fit une courte pause, essoufflé par le fait de parler en portant Alice sur ses épaules.
« Va falloir essayer de te hisser là-haut. Quitte à poser tes pieds sur mes épaules pour t'aider à mi-chemin. »
Jeffrey contint à grand peine son envie de ponctuer son intervention par un "et grouilles toi". A la place il préféra offrir une porte de sortie à l'ancienne Serpentard.
« Sinon descends, on trouvera un autre moyen. » dit le grand brun, le souffle court, en songeant à son Nimbus 2001 non loin de lui.